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FR2960019A1
A1
20111118
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-1- La présente invention concerne un dispositif pour ouvrir et fermer électriquement un store, un volet, ou toutes ouvertures, à l'aide d'une canne équipée d'un moteur électrique entraînant en son extrémité un crochet permettant la montée et la descente de celui-ci l'invention se compose d'une partie moteur, d'un arbre et de son crochet de fixation L'ouverture de ces équipements se faisait traditionnellement à l'aide d'une manivelle animée manuellement par la personne qui désirait ouvrir ou fermer son volet. Bien souvent les utilisateurs se trompaient dans le sens de la marche, et les personnes fragiles avaient bien souvent des difficultés à manoeuvrer cette manivelle, voir impossible dans certains cas, après une période hivernale; grippage de l'entraînement, usure des pièces mécaniques et manque de lubrification, le système devenant obsolète et inutilisable. Le dispositif selon l'invention permet de remédier à tous ces inconvénients et apporte un confort dans son utilisation. Il comporte en effet selon une première caractéristique un tube en aluminium équipé d'un moteur électrique sans fil et de l'autre coté un crochet permettant d'ouvrir ou fermer un volet roulant ou un store de terrasse Quand un utilisateur appuie sur la gâchette de la crosse, le moteur électrique tourne dans le sens désiré faisant tourner un crochet fixé dans l'anneau du volet à manoeuvrer en descente ou montée . Selon les modes de réalisation, - Le tube peut être en aluminium, poly- carbone ou matériau composite le diamètre du tube ou canne peut varier de 30 à 50 m/m - la tension des piles ou batteries est modulable: de 4.5 à 9 volts - une prise avec transformateur (12 V) est prévue en cas de panne batterie - le crochet est réalisé en acier inoxydable - les roulements à billes sont étanches - la partie entraînement moteur peut être hexagonale, carrée ou plate 25 - le couple moteur est très puissant grâce à son réducteur - le nombre de tours en rotation correspond à la vitesse normale d'une action manuelle - les normes de sécurité électrique sont respectées (EN) - la longueur de la canne est modulable suivant modèles, - la crosse porte moteur varie selon l'angle d'utilisation, droite 180° ou inclinée 60° 30 - l'arbre d'entraînement (4) est réalisé en tube inox Les dessins annexes illustrent l'invention : La figure (1) représente le descriptif de l'invention La figure (2) représente les parties mobiles de l'invention et son fonctionnement La figure (3) représente le détail de certaines vues en coupe A-A 35 En référence à ces dessins, le dispositif comporte un moteur électrique (13) de faible tension équipé de petites piles qui actionne un puissant réducteur. Un tube (6) appelé canne est équipé en son extrémité d'un crochet (9) articulé, remplaçant l'ancienne manivelle du type automobile. Fini les contraintes désespérées pour trouver le meilleur angle de rotation, les efforts pour débloquer l'anneau resté longtemps bloqué par un hiver sans utilisation et 40 aucune source d'erreur quant au sens de rotation de la manivelle électrique pour la montée 2960019 -2- ou la descente du volet . Enfin une aisance de fonctionnement, plus d'effort à fournir lors de la manipulation. La manivelle électrique répond à toutes vos attentes. Il comporte en effet une partie moteur électrique (13) muni d'une gachette (14) pour la montée et d'une gachette (15) pour la descente. La crosse ergonomique (16) est amovible 5 quant à son utilisation , soit droite à 180° ou inclinée à 60° suivant la position de l'utilisateur pour un meilleur confort dans la manoeuvre . La partie moteur (13) est équipé en son extrémité d'un manchon (1) recevant un pignon (10) et de sa rondelle (2) . Sur la partie avant du manchon (1) nous retrouvons un emmanchement femelle (12), il peut être hexagonal, carré ou plat . Un tube (6) en aluminium de diamètre 30 m/m est composé en 10 son extrémité moteur (13) d'une partie octogonale mâle (11) qui sert à entraînement de ----l'arbre de transmission(4) où est monté un roulement à billes (5) assurant une parfaite rotation de l'arbre (4) dans le tube (6). Une goupille (3) du type « mécanindus » assure la fixation des ensembles tournants. Le tube (6) est équipé en son extrémité coté crochet (9) d'un manchon (8) qui s'adapte parfaitement sur le tube (6). Un roulement à billes (7) est 1 monté sur l'arbre (4) coté manchon (8) afin de maintenir parfaitement l'arbre dans son logement et d'assurer un équilibre quand l'arbre (4) tourne en position tournante. La partie du manchon (8) est usiné en son extrémité à 45° de façon à permettre à la manivelle d'oeuvrer dans différents angles permettant ainsi une rotation plus aisée et d'éviter qu'elle reste droit. Selon une variante non illustrée la crosse (16) est articulée de façon à être en position 20 droite ou inclinée à 60° Le dispositif selon l'invention est destiné à remplacer la manivelle qui était utilisée auparavant pour ouvrir ou fermer un volet ou store manuellement en la remplaçant par une canne électrique. Ce système vous évite de dépenser et remplacer tous vos systèmes actuels . w LEGENDE 1 Manchon usiné épaulé 2 Rondelle butée 3 Goupille 0 4 4 Arbre de transmission en acier inox (tube) Roulement à billes étanche 6 Tube en aluminium ou composite 7 Roulement à billes étanches 8 manchon usiné et chanfreiné à 45° 9 Crochet en acier inox Pignon entraînement 11 Partie mâle entraînement sur l'arbre de transmission 12 Partie femelle entraînement sur l'arbre de transmission 13 Moteur électrique 14 Gâchette électrique pour la montée Gâchette électrique pour la descente 16 Crosse ergonomique inclinable REVENDICATIONS1) Dispositif pour ouvrir et fermer électriquement un volet, store ou rideaux, caractérisé par une crosse ergonomique (16), un tube appelé canne (6) se terminant par un crochet, en appuyant sur une gâchette (14) ou (15) un moteur électrique (13) se met en rotation entraînant l'arbre (4) qui repose sur des roulements à billes (5) (7) agissant sur le crochet (9) le faisant tourner dans un sens ou dans l'autre. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que dans la crosse (16) est logé le moteur électrique (13) avec son pignon d'entraînement (10) et sa rondelle butée (2), sur la crosse est positionnée la gâchette (14) et (15). 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la jonction entre la crosse 10 (16) et le tube (6) est assurée par un manchon épaulé. 4) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le moteur électrique (13) Entraîne l'arbre (4). 5) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'arbre (4) repose sur 2 Roulements à billes (5) et (7) assurant la rotation de l'ensemble, c'est le moteur (13) 15 qui fait tourner l'ensemble arbre et crochet (9) fixé par une goupille (3). 6) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé eb ce que l'arbre (4) entraîne une Partie mâle (Il) et un emmanchement femelle (12) bloqué par la goupille (3)
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FR2960020A1
A1
20111118
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Arrière-plan de l'invention La présente invention se rapporte au domaine général du refroidissement des disques métalliques de rotor d'une turbomachine sur lesquels sont montées des aubes en matériau composite. L'un des domaines d'application de l'invention est celui des turbines basse-pression de turbomachines aéronautiques du type à double corps et double flux. Chaque étage de la turbine basse-pression d'une turbomachine se compose d'un distributeur formé d'une pluralité d'aubes fixes disposées dans une veine d'écoulement et d'une roue mobile placée derrière le distributeur et formée d'une pluralité d'aubes mobiles également disposées dans la veine d'écoulement et montées par leur pied dans des alvéoles d'un disque de rotor. Pendant le fonctionnement, la veine d'écoulement de la turbine basse-pression est traversée par des gaz dont la température est très élevée. Pour éviter d'endommager les disques de rotor et les aubes montées sur ceux-ci, il est connu de refroidir ces pièces en faisant cheminer de l'air frais dans les alvéoles des disques de rotor. A cet effet, l'une des solutions connues consiste à prélever de l'air plus frais (par exemple dans le compresseur haute-pression de la turbomachine) pour l'acheminer via un circuit de refroidissement jusqu'aux alvéoles des disques de rotor. En pratique, ces circuits de refroidissement sont formés par un espace annulaire laissé entre une bride du disque de rotor et un flasque de maintien des aubes monté contre cette bride. Cet espace annulaire forme une cavité de diffusion de l'air de refroidissement qui débouche dans le fond de chaque alvéole du disque de rotor. L'air circule alors axialement dans les alvéoles du disque d'amont en aval, ventilant ainsi le disque de rotor par ses alvéoles, mais également les aubes par leur pied. De la sorte, la température des pieds d'aubes et du fond des alvéoles du disque est abaissée. On pourra par exemple se référer au document EP 2,009,235 qui décrit un tel circuit de refroidissement. Ce type de refroidissement est efficace lorsque les disques de rotor et les aubes mobiles montées sur ces disques sont métalliques. En revanche, le recours à des aubes mobiles en matériau composite (notamment en CMC - composite à matrice céramique) dans une turbine basse-pression impose une contrainte supplémentaire en termes de ventilation. En effet, les caractéristiques du CMC se dégradent fortement dans une plage de température intermédiaire de fonctionnement de sorte qu'il est préférable d'éviter de stabiliser thermiquement les aubes dans cette plage de température. En particulier, il est nécessaire de maintenir la température de ces aubes au-dessus de cette plage de température intermédiaire, tout en continuant de refroidir le disque métallique sur lequel elles sont montées. Objet et résumé de l'invention La présente invention vise donc principalement à répondre à ces critères en proposant un refroidissement efficace des disques de rotor qui n'influence pas la température des aubes en matériau composite montées sur ces disques. Ce but est atteint grâce à un dispositif de refroidissement de disques de rotor d'une turbomachine, comprenant un assemblage d'au moins deux disques centrés sur un axe longitudinal de la turbomachine, adjacents l'un à l'autre et sur chacun desquels sont montées des aubes disposées dans une veine d'écoulement d'un flux d'air chaud traversant la turbomachine ; un arbre de rotor centré sur l'axe longitudinal de la turbomachine et relié aux disques pour les entraîner en rotation ; une cavité interne de refroidissement délimitée à l'extérieur par les disques et à l'intérieur par l'arbre de rotor ; des moyens pour alimenter la cavité de refroidissement en air prélevé dans la veine d'écoulement ; des moyens pour envoyer l'air injecté dans la cavité de refroidissement sur la surface intérieure des disques afin de refroidir ces derniers ; et des moyens pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans la veine d'écoulement. Corrélativement, l'invention a pour objet un procédé de refroidissement de disques de rotor d'une turbomachine, la turbomachine comprenant un assemblage d'au moins deux disques centrés sur un axe longitudinal de la turbomachine, adjacents l'un à l'autre et sur chacun desquels sont montées des aubes disposées dans une veine d'écoulement d'un flux d'air chaud traversant la turbomachine ; un arbre de rotor centré sur l'axe longitudinal de la turbomachine et relié aux disques pour les entraîner en rotation ; une cavité interne de refroidissement délimitée à l'extérieur par les disques et à l'intérieur par l'arbre de rotor ; le procédé consistant à alimenter la cavité de refroidissement en air prélevé dans la veine d'écoulement ; envoyer l'air sur la surface intérieure des disques afin de refroidir ces derniers ; et évacuer l'air ayant refroidi les disques dans la veine d'écoulement. Le dispositif et le procédé selon l'invention prévoient de refroidir les disques de rotor en envoyant de l'air frais sur leur surface intérieure. Les disques sont ainsi refroidis par l'intérieur, tandis que les aubes montées sur les disques ne le sont pas. En particulier, aucun débit d'air ne vient ventiler les alvéoles du disque dans lesquelles sont montés les pieds des aubes. De la sorte, les critères de tenue en température des disques de rotor (par exemple métalliques) et des aubes (par exemple en matériau composite) sont respectés et la durée de vie de ces pièces est augmentée. De préférence, le dispositif comprend un flasque annulaire fixe fermant la cavité de refroidissement à l'amont, le flasque étant percé d'au moins un orifice d'injection d'air s'ouvrant vers la veine d'écoulement et débouchant dans la cavité de refroidissement pour alimenter celle-ci en air prélevé dans la veine d'écoulement. Selon un mode de réalisation, le dispositif comprend au moins un tube fixé sur le flasque, s'ouvrant en regard de l'orifice d'injection d'air et débouchant en regard de la surface intérieure des disques afin de refroidir ces derniers par convection forcée. Dans ce cas, le dispositif peut comprendre en outre des passages d'air s'ouvrant dans la cavité de refroidissement et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans celle-ci. Selon un autre mode de réalisation, le dispositif comprend une tôle annulaire centrée sur l'axe longitudinal de la turbomachine, disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement et fixée sous les disques de façon à délimiter avec la surface intérieure de ceux-ci un canal annulaire débouchant en amont dans la cavité de refroidissement pour être alimenté en air prélevé dans la veine d'écoulement, la circulation de l'air d'amont en aval dans le canal assurant un refroidissement des disques par convection forcée. Dans ce cas, le dispositif peut comprendre en outre des passages d'air s'ouvrant dans le canal en aval de celui-ci et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans celle-ci. Selon encore un autre mode de réalisation, le dispositif comprend, pour chaque disque, une tôle annulaire d'impact centrée sur l'axe longitudinal de la turbomachine, disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement et fixée sous le disque en ménageant un espace annulaire avec la surface intérieure de celui-ci, la tôle d'impact étant pourvue d'une pluralité de perforations débouchant en regard de la surface intérieure du disque pour refroidir celui-ci par impact. Dans ce cas, le dispositif peut comprendre en outre, pour chaque disque, une pluralité de passages d'air s'ouvrant dans l'espace annulaire entre la tôle d'impact et la surface intérieure du disque en aval des perforations de la tôle d'impact et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi le disque dans celle-ci. L'invention concerne également une turbomachine comportant un dispositif de refroidissement tel que défini précédemment. Brève description des dessins D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description faite ci-dessous, en référence aux dessins annexés qui en illustrent des exemples de réalisation dépourvus de tout caractère limitatif. Sur les figures : - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale d'une turbine basse-pression montrant l'emplacement du dispositif de refroidissement selon l'invention ; - la figure 2 représente un dispositif de refroidissement selon un premier mode de réalisation de l'invention ; - la figure 3 représente un dispositif de refroidissement selon un deuxième mode de réalisation de l'invention ; et - la figure 4 représente un dispositif de refroidissement selon un troisième mode de réalisation de l'invention. Description détaillée de modes de réalisation L'invention est applicable à différents types d'ensembles rotatifs d'une turbomachine, et notamment à une turbine basse-pression d'une turbomachine aéronautique du type à double corps et double flux, telle que celle représentée sur la figure 1. La turbine basse-pression 10 comprend notamment une pluralité d'étages successifs centrés sur un axe longitudinal X-X de la turbomachine. Chacun de ces étages se compose d'un distributeur formé d'une pluralité d'aubes fixes 12 disposées dans une veine d'écoulement 14 et d'une roue mobile placée derrière le distributeur et formée d'une pluralité d'aubes mobiles 16 également disposées dans la veine d'écoulement 14 et montées par leur pied dans des alvéoles 18 d'un disque de rotor 20. Les disques de rotor 20 sont centrés sur l'axe longitudinal X-X. Ils sont réalisés en métal, par exemple en Inconel® 718. Quant aux aubes mobiles 16 montées sur ces disques de rotor, elles peuvent être réalisées en matériau composite (par exemple en CMC) ou être métalliques. Les disques de rotor 20 sont assemblés entre eux au moyen de brides annulaires 22 qui sont fixées entre elles par soudure par exemple (ou à l'aide de liaisons boulonnées). La turbine basse-pression comprend également un cône de tourillon d'arbre de rotor 24 centré sur l'axe longitudinal X-X et logé à l'intérieur des disques de rotor 20. Cet arbre de rotor est également relié à l'assemblage des disques au moyen d'une bride annulaire 26 pour les entraîner en rotation. La turbine basse-pression comprend encore un flasque (ou carter) fixe 28 s'étendant radialement depuis la plate-forme du premier distributeur de la turbine (c'est-à-dire celui qui est le plus en amont par rapport au sens d'écoulement du flux gazeux dans la veine 14) sur laquelle il est fixé jusqu'à l'arbre de rotor 24. Une cavité interne de refroidissement 30 est par ailleurs prévue. Cette cavité est délimitée radialement, à l'extérieur par les disques de rotor 20, et à l'intérieur par l'arbre de rotor 24. Elle est également délimitée axialement, à l'amont par le flasque 28 et à l'aval par la bride 26 reliant l'assemblage de disques à l'arbre de rotor. De l'air frais est prélevé dans la veine d'écoulement du flux gazeux traversant la turbomachine en amont de la turbine basse-pression, par exemple au niveau d'un étage du compresseur haute-pression (non représenté) de celle-ci. Cet air chemine jusqu'au premier distributeur de la turbine basse-pression, traverse radialement les aubes fixes de celui-ci de leur sommet à leur pied et alimente la cavité de refroidissement 30 en transitant par le flasque 28. A cet effet, ce dernier comprend au moins un orifice d'injection d'air 32 débouchant dans la cavité de refroidissement. Conformément à l'invention, l'air frais alimentant ainsi la cavité de refroidissement 30 sert à refroidir les disques métalliques de rotor 20 sans refroidir les aubes 16 en CMC montées sur ceux-ci. En liaison avec la figure 2, on décrira maintenant un premier mode de réalisation d'un tel refroidissement des disques de rotor. Dans ce mode de réalisation, au moins un tube principal 34 est fixé sur le flasque 28 de façon à s'ouvrir à son extrémité amont en regard de l'orifice d'injection d'air 32. Ce tube principal s'étend axialement dans la cavité de refroidissement et débouche par l'intermédiaire de tubes secondaires 36 en regard de la surface intérieure 20a des différents disques de rotor 20. Les tubes secondaires 36 débouchent en regard de la surface intérieure de chaque disque de rotor. Certains peuvent également déboucher en regard des brides 22 reliant les disques de rotor les uns aux autres. Ainsi, l'air frais injecté dans la cavité de refroidissement vient refroidir les disques de rotor par convection forcée en étant guidé directement par les tubes 34, 36 jusqu'à la surface intérieure de ceux-ci. Par ailleurs, il est prévu en aval de la cavité de refroidissement des passages d'air 38 s'ouvrant dans la cavité de refroidissement et débouchant vers la veine d'écoulement 14 pour évacuer l'air ayant refroidi les disques de rotor. En liaison avec la figure 3, on décrira maintenant un deuxième mode de réalisation d'un refroidissement des disques de rotor selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, une tôle annulaire 40 centrée sur l'axe longitudinal X-X et disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement 30 est fixée sous les disques 20 de façon à délimiter avec la surface intérieure 20a des disques et de leurs brides un canal annulaire 42. La tôle est notamment fixée sur des brides 22 des disques de rotor. Ce canal 42 s'ouvre à l'amont dans la cavité de refroidissement au niveau de l'orifice d'injection d'air 32, par exemple au moyen d'une écope 44, de façon à être alimenté en air de refroidissement. En aval de la cavité de refroidissement, le canal 42 débouche vers la veine d'écoulement 14 par des passages d'air 46 pratiqués dans une bride 22 de disque de rotor pour évacuer l'air ayant refroidi les disques de rotor. La cavité de refroidissement 30 étant en surpression par rapport à la veine d'écoulement 14, l'air frais injecté dans la cavité de refroidissement va avoir tendance à venir s'écouler d'amont en aval dans le canal 42, refroidissant ainsi les disques de rotor par convection forcée. L'air est ensuite évacué dans la veine d'écoulement 14 en empruntant les passages d'air 46. On notera que, pour être efficace, la distance entre la tôle annulaire 40 et la surface intérieure 20a des disques doit être la plus petite possible. En liaison avec la figure 4, on décrira maintenant un troisième mode de réalisation d'un refroidissement des disques de rotor selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, pour chaque disque de rotor 20, il est prévu une tôle annulaire d'impact 48 centrée sur l'axe longitudinal X-X, disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement 30 et fixée sous le disque en ménageant un espace annulaire 50 avec la surface intérieure 20a de celui-ci. Les tôles d'impact sont notamment fixées sur des brides 22 des disques de rotor. Par ailleurs, chaque tôle d'impact 48 est pourvue d'une pluralité de perforations 52 débouchant en regard de la surface intérieure 20a du disque de rotor correspondant. Enfin, pour chaque disque de rotor, il est prévu une pluralité de passages d'air 54 pratiqués dans une bride 22 de disque de rotor qui s'ouvrent dans l'espace annulaire 50 entre la tôle d'impact et la surface intérieure du disque en aval des perforations 52 de la tôle d'impact et qui débouchent vers la veine d'écoulement 14. La cavité de refroidissement 30 étant en surpression par rapport à la veine d'écoulement 14, l'air frais injecté dans la cavité de refroidissement va avoir tendance à venir traverser les tôles d'impact 48 par leurs perforations 52 et impacter les surfaces intérieures 20a des disques de rotor. Ces derniers sont ainsi refroidis par impact. L'air est ensuite évacué dans la veine d'écoulement 14 en empruntant les passages d'air 54. On notera que, pour être efficace, la distance entre les tôles d'impact 48 et la surface intérieure 20a des disques doit être la plus petite possible. REVENDICATIONS1. Dispositif de refroidissement de disques de rotor d'une turbomachine, comprenant un assemblage d'au moins deux disques (20) centrés sur un axe longitudinal (X-X) de la turbomachine, adjacents l'un à l'autre et sur chacun desquels sont montées des aubes (16) disposées dans une veine d'écoulement (14) d'un flux d'air chaud traversant la turbomachine ; un arbre de rotor (24) centré sur l'axe longitudinal de la turbomachine et relié aux disques pour les entraîner en rotation ; une cavité interne de refroidissement (30) délimitée à l'extérieur par les disques et à l'intérieur par l'arbre de rotor ; des moyens (32) pour alimenter la cavité de refroidissement en air prélevé dans la veine d'écoulement ; des moyens (34, 36) pour envoyer l'air injecté dans la cavité de refroidissement sur la surface intérieure (20a) des disques (20) afin de refroidir ces derniers ; et des moyens (38) pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans la veine d'écoulement. 2. Dispositif selon la revendication 1, comprenant un flasque annulaire fixe (28) fermant la cavité de refroidissement à l'amont, le flasque étant percé d'au moins un orifice d'injection d'air (32) s'ouvrant vers la veine d'écoulement et débouchant dans la cavité de refroidissement pour alimenter celle-ci en air prélevé dans la veine d'écoulement. 3. Dispositif selon la revendication 2, comprenant au moins un tube (34, 36) fixé sur le flasque, s'ouvrant en regard de l'orifice d'injection d'air et débouchant en regard de la surface intérieure des disques afin de refroidir ces derniers par convection forcée. 4. Dispositif selon la revendication 3, comprenant en outre des passages d'air (38) s'ouvrant dans la cavité de refroidissement et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans celle-ci. 5. Dispositif selon la revendication 2, comprenant une tôle annulaire (40) centrée sur l'axe longitudinal de la turbomachine, disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement et fixée sous les disques de façon à délimiter avec la surface intérieure de ceux-ci un canal annulaire (42) débouchant en amont dans la cavité de refroidissement pour être alimenté en air prélevé dans la veine d'écoulement, la circulation de l'air d'amont en aval dans le canal assurant un refroidissement des disques par convection forcée. 6. Dispositif selon la revendication 5, comprenant en outre des passages d'air (46) s'ouvrant dans le canal en aval de celui-ci et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi les disques dans celle-ci. 7. Dispositif selon la revendication 2, comprenant, pour chaque disque, une tôle annulaire d'impact (48) centrée sur l'axe longitudinal de la turbomachine, disposée à l'intérieur de la cavité de refroidissement et fixée sous le disque en ménageant un espace annulaire (50) avec la surface intérieure de celui-ci, la tôle d'impact étant pourvue d'une pluralité de perforations (52) débouchant en regard de la surface intérieure du disque pour refroidir celui-ci par impact. 8. Dispositif selon la revendication 7, comprenant en outre, pour chaque disque, une pluralité de passages d'air (54) s'ouvrant dans l'espace annulaire entre la tôle d'impact et la surface intérieure du disque en aval des perforations de la tôle d'impact et débouchant vers la veine d'écoulement pour évacuer l'air ayant refroidi le disque dans celle-ci. 9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel les aubes montées sur les disques sont en matériau composite à matrice céramique et les disques sont métalliques. 10. Turbomachine comportant un dispositif de refroidissement selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.35 11. Procédé de refroidissement de disques de rotor d'une turbomachine, la turbomachine comprenant : un assemblage d'au moins deux disques (20) centrés sur un axe longitudinal (X-X) de la turbomachine, adjacents l'un à l'autre et sur chacun desquels sont montées des aubes (16) disposées dans une veine d'écoulement (14) d'un flux d'air chaud traversant la turbomachine ; un arbre de rotor (24) centré sur l'axe longitudinal de la turbomachine et relié aux disques pour les entraîner en rotation ; une cavité interne de refroidissement (30) délimitée à l'extérieur par les disques et à l'intérieur par l'arbre de rotor ; le procédé consistant à : alimenter la cavité de refroidissement en air prélevé dans la veine d'écoulement ; envoyer l'air sur la surface intérieure des disques afin de 15 refroidir ces derniers ; et évacuer l'air ayant refroidi les disques dans la veine d'écoulement.
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Arrière-plan de l'invention La présente invention se rapporte au domaine général des aubes en matériau composite d'une roue mobile de turbomachine. Elle concerne plus particulièrement l'amortissement des vibrations apparaissant en fonctionnement entre les talons de deux aubes adjacentes d'une roue mobile. Une roue mobile de turbomachine, comme par exemple une roue mobile d'un étage de turbine basse-pression d'un turboréacteur, comprend un disque sur lequel sont montées une pluralité d'aubes. Au niveau de leur extrémité radiale libre, les aubes présentent chacune un élément transversal, appelé talon, qui a notamment pour fonction de délimiter à l'extérieur la veine d'écoulement du flux gazeux traversant la turbine. Le talon d'une telle aube comporte un bord amont et un bord aval orientés perpendiculairement au sens d'écoulement du flux gazeux. Ces bords sont reliés entre eux par l'intermédiaire de deux bords latéraux avec lesquels le talon de l'aube vient en contact avec les talons des deux aubes de la roue mobile qui lui sont directement adjacentes. Généralement, dans le cas d'aubes métalliques, ces bords latéraux ont un profil dit en Z, c'est-à-dire qu'ils comportent chacun deux portions axiales reliées entre elles par une portion sensiblement transversale. En effet, afin d'amortir les vibrations auxquelles elles sont soumises lors du fonctionnement de la turbine, il est connu de monter les aubes sur le disque avec une contrainte de torsion autour de leur axe principal. Au niveau du talon d'une aube particulière, cette contrainte de torsion se traduit par une mise en contact des portions transversales du talon de l'aube avec les portions transversales des talons des aubes voisines. Les efforts de contact et de frottement ainsi générés au niveau des talons des aubes permettent de dissiper l'énergie vibratoire résultant du fonctionnement de la turbine. Un tel amortissement des vibrations n'est cependant pas applicable aux roues mobiles dont les aubes sont en matériau composite. En particulier, dans le cas d'une aube en CMC (composite à matrice céramique), les contraintes générées par une mise en torsion de l'aube sont trop élevées au regard des capacités du matériau composite. Par ailleurs, le recours à des aubes en matériau composite a également pour inconvénient d'engendrer de fortes marches ou d'importants débattements entre les talons d'aubes adjacentes en cas de basculement des aubes entre elles. Objet et résumé de l'invention La présente invention a donc pour but principal de pallier de tels inconvénients en proposant d'amortir efficacement les vibrations entre talons d'aubes adjacentes en matériau composite sans générer de contraintes excessives dans les aubes. Ce but est atteint grâce à une roue mobile de turbomachine, comprenant un disque muni d'alvéoles à sa périphérie, et une pluralité d'aubes en matériau composite, chaque aube ayant une pale, un pied monté dans l'une des alvéoles du disque et un talon situé au voisinage de l'extrémité libre de la pale, et dans laquelle, conformément à l'invention, chaque talon présente au niveau de sa face externe au moins un crochet ouvert en direction axiale, la roue comprenant en outre un jonc annulaire d'amortissement des vibrations monté autour du talon des aubes et maintenu sur ces derniers par l'intermédiaire des crochets. Le jonc d'amortissement des vibrations est en contact avec chaque talon d'aube par l'intermédiaire des crochets. En fonctionnement, le jonc vient donc frotter contre ces crochets des talons des aubes. Ce frottement permet ainsi de dissiper l'énergie vibratoire liée à la rotation de la roue mobile. Aucune contrainte n'est appliquée sur les aubes pour obtenir une telle dissipation d'énergie. La durée de vie des aubes s'en trouve augmentée. En cas de basculement des aubes entre elles, un tel jonc permet également de pouvoir encaisser d'importants décalages radiaux entre les talons des aubes. Par ailleurs, la présence de ce jonc ne dégrade pas les performances de la roue mobile (la veine d'écoulement du flux gazeux traversant la roue n'est pas modifiée). Le montage et le démontage de l'amortisseur sont aussi aisés et l'ajout de masse réduit. Le jonc d'amortissement des vibrations peut comprendre des portions sensiblement axiales alternant avec des portions sensiblement tangentielles. Une telle disposition en zigzag permet au jonc d'encaisser les écarts tangentiels pouvant se créer entre les talons des aubes (le jonc a alors tendance à s'agrandir ou à se resserrer). Chaque talon d'aube peut présenter au moins un crochet amont ouvert vers l'amont et au moins un crochet aval ouvert vers l'aval. Dans ce cas, le jonc d'amortissement des vibrations passe de préférence alternativement dans le crochet amont et le crochet aval de chaque talon d'aube. Les aubes peuvent être réalisées en matériau composite à matrice céramique et le jonc d'amortissement des vibrations à base de cobalt. Le jonc d'amortissement des vibrations peut présenter une section sensiblement circulaire. Il peut être maintenu dans les crochets des talons des aubes par clipsage. L'invention a également pour objet une turbomachine comprenant au moins une roue mobile telle que définie précédemment. Brève description des dessins D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description faite ci-dessous, en référence aux dessins annexés qui en illustrent un exemple de réalisation dépourvu de tout caractère limitatif. Sur les figures - la figure 1 est une vue partielle et en perspective d'une roue mobile de turbomachine selon l'invention ; - la figure 2 est une agrandie d'un détail de la figure 1 ; et - la figure 3 est une vue de dessus de la figure 2. Description détaillée d'un mode de réalisation L'invention est applicable à différents types d'aubes de turbomachine, notamment des aubes de compresseur et de turbine de différents corps de turbines à gaz, par exemple à une aube de roue mobile d'un étage de turbine basse-pression, telle que celle illustrée par la figure 1. De façon bien connue en soi, la roue mobile 10 d'un étage de turbine basse-pression comprend un rotor de turbine 12 (partiellement représenté) d'axe de rotation X-X et sur lequel sont montées plusieurs aubes 14 sensiblement identiques les unes aux autres (en terme de composition, masse, dimensions et forme géométrique). L'aube 14 de la figure 1 comprend une pale 16, un pied 18, par exemple à section en forme de bulbe, prolongé par une échasse 20, une plateforme intérieure 22 située entre l'échasse et la pale, et un talon 24 situé au voisinage de l'extrémité libre de la pale. La pale 16 s'étend en direction longitudinale entre la plateforme 22 et le talon 24 et présente en section transversale un profil incurvé entre son bord d'attaque 16a et son bord de fuite 16b. L'aube 14 est montée sur le rotor de turbine 12 par engagement de son pied 18 dans une alvéole 26 de forme correspondante aménagée à la périphérie du rotor. A son extrémité radiale externe, la pale 16 se raccorde au talon 24 sur une face intérieure 28 du talon qui délimite, à l'extérieur, la veine d'écoulement du flux gazeux traversant la turbine. Dans ses parties d'extrémité amont et aval (dans le sens f d'écoulement du flux gazeux), le talon se termine par des becquets de recouvrement 30. Du côté externe, le talon porte des léchettes 32 à profil en forme de dents dont les extrémités peuvent pénétrer dans une couche de matériau abradable d'un anneau de turbine (non représenté) pour réduire le jeu entre le sommet d'aube et l'anneau de turbine. Le talon 24 de l'aube est de forme sensiblement parallélépipédique avec un bord amont 24a et un bord aval 24b orientés perpendiculairement au sens d'écoulement du flux gazeux et reliés par des deux bords latéraux 24c avec lesquels le talon vient en contact avec les talons des deux aubes de la roue mobile qui lui sont directement adjacentes. L'aube illustrée sur la figure 1 est réalisée en matériau composite, par exemple en CMC, à partir d'un procédé de fabrication tel que celui décrit par exemple dans la demande de brevet français n° 09 58931 déposée le 14 décembre 2009 conjointement par Snecma et Snecma Propulsion Solide et dont le contenu est incorporé ici par référence. Le procédé décrit dans cette demande de brevet présente la particularité que l'ébauche fibreuse réalisée par tissage tridimensionnel est mise en forme pour obtenir une préforme fibreuse en une seule pièce ayant une première partie formant préforme de pale 16 et pied 18 d'aube, une deuxième partie formant préforme de plateforme 22 ou talon 24, et une troisième partie formant préforme de renfort de plateforme ou préforme de becquets de recouvrement 30 de talon. Ainsi, après densification de la préforme, on obtient une aube en matériau composite ayant un renfort fibreux constitué par la préforme et densifié par la matrice, et formant une seule pièce avec plateforme et/ou talon intégrés. Bien entendu, d'autres procédés de fabrication d'une aube en matériau composite peuvent être utilisés pour la réalisation des aubes. En fonctionnement, les aubes 14 de la roue mobile 10 sont soumises à des vibrations qu'il est nécessaire d'amortir. A cet effet, il est prévu de monter un jonc annulaire d'amortissement des vibrations 100 autour du talon des aubes et maintenu sur ces derniers. Le maintien du jonc d'amortissement des vibrations 100 est assuré par l'intermédiaire de crochets 34 formés à la surface externe des talons 24 des aubes, De façon plus précise, chaque talon d'aube présente, au niveau de sa surface externe et entre ses deux léchettes 32, une paire de crochets amont 34p qui sont ouverts en direction axiale vers l'amont, et une paire de crochets aval 3412 qui sont ouverts en direction axiale vers l'aval. De tels crochets 34 peuvent être formés au cours du procédé de fabrication de l'ébauche fibreuse de l'aube. En effet, la préforme fibreuse peut présenter une quatrième partie distincte des trois autres et formant préforme de crochets amont et aval. Les portions de cette quatrième partie qui ne servent pas à la formation des crochets amont et aval sont découpées préalablement à la phase de densification. Le jonc d'amortissement des vibrations 100 est un anneau 360° qui est fermé. Il présente une section droite sensiblement circulaire. Il peut être creux ou plein, torsadé ou tressé. Il est de préférence formé à base de cobalt. Le jonc est fixé sur le talon des aubes en venant se clipser dans les crochets 34. Plus précisément, comme représenté sur la figure 3, le jonc vient se clipser alternativement dans l'un des crochets amont 34a et l'un des crochets aval 3412 de chaque talon d'aube. Ainsi, le jonc présente des portions 104 qui s'étendent selon une direction sensiblement axiale alternant avec des portions 102 qui s'étendent selon une direction sensiblement tangentielle. Avec une telle disposition en zigzag, le jonc peut s'agrandir ou se resserrer et encaisser ainsi les écarts tangentiels pouvant se créer entre les talons des aubes. En fonctionnement, le jonc 100 vient frotter contre les parois internes des crochets 34 des talons des aubes dans lesquelles il est monté. Ce frottement permet ainsi de dissiper l'énergie vibratoire liée à la rotation de la roue mobile. Bien entendu, le jonc d'amortissement des vibrations pourrait être disposé de manière différente que celle représentée sur les figures 1 à 3. Par exemple, il pourrait présenter des portions axiales plus longues (en brisant l'alternance systématique crochet amont/crochet aval). REVENDICATIONS1. Roue mobile (10) de turbomachine, comprenant un disque (12) muni d'alvéoles (26) à sa périphérie, et une pluralité d'aubes (14) en matériau composite, chaque aube ayant une pale (16), un pied (18) monté dans l'une des alvéoles du disque et un talon (24) situé au voisinage de l'extrémité libre de la pale, caractérisée en ce que : chaque talon présente au niveau de sa face externe au moins un crochet (341 34b) ouvert en direction axiale, et en ce que la roue comprend en outre un jonc annulaire d'amortissement des vibrations (100) monté autour du talon des aubes et maintenu sur ces derniers par l'intermédiaire des crochets. 2. Roue selon la revendication 1, dans laquelle le jonc 15 d'amortissement des vibrations (100) comprend des portions sensiblement axiales (104) alternant avec des portions sensiblement tangentielles (102). 3. Roue selon l'une des revendications 1 et 2, dans laquelle chaque talon d'aube présente au moins un crochet amont (34a) ouvert 20 vers l'amont et au moins un crochet aval (34b) ouvert vers l'aval, le jonc d'amortissement des vibrations passant alternativement dans le crochet amont et le crochet aval de chaque talon d'aube. 4. Roue selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans 25 laquelle les aubes (14) sont réalisées en matériau composite à matrice céramique et le jonc d'amortissement des vibrations (100) est réalisé à base de cobalt. 5. Roue selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans 30 laquelle le jonc d'amortissement des vibrations (100) présente une section sensiblement circulaire. 6. Roue selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle le jonc d'amortissement des vibrations (100) est maintenu dans 35 les crochets des talons des aubes par clipsage.. Turbomachine comprenant au moins une roue mobile (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6.
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Arrière-plan de l'invention La présente invention se rapporte au domaine général des paliers à roulement d'une turbomachine. Elle vise plus précisément l'alimentation en huile des films d'huile sous pression équipant les paliers à roulement d'une turbomachine aéronautique. Une turbomachine aéronautique comprend plusieurs paliers à roulement (à billes ou à rouleaux) logés dans des enceintes dites de lubrification et qui servent à supporter en rotation les arbres rotatifs de la turbomachine (par exemple les arbres des corps haute et basse pression d'un turboréacteur à double corps). Ainsi, un turboréacteur du type à double corps et double flux comprend généralement un palier à roulement logé dans une enceinte de lubrification située à l'avant (appelé palier avant) et deux paliers à roulement logés dans des enceintes de lubrification situées à l'arrière du turboréacteur (appelés paliers arrière). Afin d'obtenir un fonctionnement satisfait de ces paliers à roulement, il est nécessaire d'assurer, d'une part la lubrification et le refroidissement des roulements qui les constituent en injectant de l'huile entre leurs bagues, et d'autre part l'amortissement des vibrations engendrées par la rotation des arbres supportés par ces paliers en alimentant en huile sous pression un couche d'huile formée entre la bague extérieure et une pièce de structure des paliers (on parle de « squeeze film »). L'huile utilisée pour assurer la lubrification et le refroidissement des roulements et celle alimentant les films d'amortissement des vibrations provient d'un même circuit d'huile. Typiquement, un tel circuit comprend un conduit d'huile reliant le réservoir d'huile aux différentes enceintes de lubrification qui renferment les paliers à roulement de la turbomachine, une pompe d'alimentation en huile pour prélever de l'huile du réservoir et l'envoyer vers les paliers à roulement, et des pompes de récupération d'huile pour récupérer l'huile ayant alimenté les paliers à roulement et la renvoyer vers le réservoir. La pompe d'alimentation en huile d'un tel circuit est généralement une pompe rotative volumétrique qui est entraînée en rotation par une sortie du boîtier d'accessoires du turboréacteur lui-même entraîné par un prélèvement sur l'arbre haute pression de la turbomachine. Son débit est donc directement proportionnel au régime moteur. Or, sur certaines plages de fonctionnement du moteur, les besoins en terme de débit d'huile ne sont pas les mêmes pour tous les paliers à roulement d'une turbomachine. En particulier, le palier avant du turboréacteur, et plus précisément sa couche d'huile formée pour amortir les vibrations, a besoin d'être alimenté en pression d'huile à un régime de fonctionnement qui est inférieur au ralenti (appelé régime de sous-ralenti). Pour y parvenir, l'une des solutions connues consiste à dimensionner le circuit d'alimentation en huile de telle sorte que les besoins de pression et de débit d'huile soient couverts dans tous les régimes de fonctionnement, et en particulier au régime de sous-ralenti. Cependant, avec une telle solution il est nécessaire de renforcer les éléments des pompes d'alimentation et de récupération du circuit d'huile ce qui alourdit la masse de celui-ci. En effet, le niveau de pression demandé pour un régime de sous-ralenti implique des pressions extrêmes au régime plein gaz. Une autre solution connue consiste à dédier une pompe spéciale pour le palier avant. Outre la nouvelle source de pannes qu'elle présente, son impact sur le bilan de masse est non négligeable. Objet et résumé de l'invention La présente invention a donc pour but principal de pallier de tels inconvénients en proposant un circuit qui permet de fournir une forte pression d'huile non à seulement à un régime de sous-ralenti, mais aussi à un seul palier à roulement. Ce but est atteint grâce à un circuit d'alimentation en huile de paliers à roulement d'une turbomachine, comprenant un réservoir d'huile, un conduit d'huile reliant le réservoir à une pluralité d'enceintes de lubrification disposées en parallèle et renfermant chacune au moins un palier à roulement, une pompe d'alimentation en huile disposée dans le conduit entre le réservoir et les enceintes de lubrification pour prélever de l'huile du réservoir et l'envoyer vers les paliers à roulement, et une pompe de récupération d'huile montée en aval de chaque enceinte de lubrification pour récupérer l'huile ayant alimenté les paliers à roulement et la renvoyer vers le réservoir, le circuit comportant en outre, conformément à l'invention, une vanne de pressurisation disposée dans le conduit entre la pompe d'alimentation en huile et les enceintes de lubrification, ladite vanne de pressurisation étant adaptée à s'ouvrir au-delà d'une pression de seuil prédéterminée à son entrée, et un conduit de dérivation reliant l'entrée de la vanne de pressurisation à l'une des enceintes de lubrification pour l'alimenter en huile. La pression de seuil est déterminée de façon à correspondre à la pression d'huile nécessaire pour alimenter le palier à roulement situé dans l'enceinte en question (par exemple le palier situé dans le palier de l'enceinte avant) pour un régime de fonctionnement donné (par exemple le régime de sous-ralenti). Au démarrage, la vanne de pressurisation reste donc fermée et la pression en sortie de la pompe d'alimentation va croître jusqu'à atteindre la pression de seuil prédéterminée. Pendant cette phase, la pression alimentant le palier à roulement situé dans l'enceinte en question va augmenter rapidement jusqu'à atteindre la pression de seuil. Une fois la pression de seuil atteinte, la vanne de pressurisation va s'ouvrir et permettre notamment le maintien de la pression de seuil dans cette enceinte. De la sorte, il est possible d'assurer une alimentation en huile à un niveau de pression élevé et régulé à partir d'un faible régime de fonctionnement du moteur pour un palier à roulement particulier. Un tel circuit présente l'avantage de minimiser le nombre de nouveaux équipements à installer (et donc la masse globale) tout en limitant les risques de panne. Le circuit peut comprendre en outre un conduit de contournement reliant l'entrée de la vanne de pressurisation à sa sortie et destiné à permettre l'alimentation des enceintes de lubrification par un faible débit d'huile. Alternativement, cette alimentation peut être réalisée au moyen d'un débit de fuite ménagé au niveau de la vanne de pressurisation. La vanne de pressurisation peut être du type à fermeture par un clapet monté sur un ressort taré. Le circuit peut comprendre en outre un boîtier d'accessoires et un boîtier de transfert reliés au réservoir par le conduit et disposés en parallèle avec les paliers à roulement. L'invention concerne également un turboréacteur comprenant un circuit d'alimentation en huile de paliers à roulement tel que défini précédemment. L'invention concerne encore un procédé d'alimentation en huile de paliers à roulement d'une turbomachine disposés en parallèle dans un circuit d'huile, consistant à prélever de l'huile dans un réservoir d'huile pour l'envoyer dans des enceintes de lubrification renfermant chacune au moins un palier à roulement et récupérer l'huile ayant alimenté les enceintes de lubrification et la renvoyer vers le réservoir. Conformément à l'invention, le procédé consiste à couper le débit d'huile alimentant certaines enceintes de lubrification tant que la pression d'alimentation en huile de l'une des enceintes de lubrification n'a pas atteint une pression de seuil prédéterminée. Brève description des dessins D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description faite ci-dessous, en référence aux dessins annexés qui en illustrent des exemples de réalisation dépourvus de tout caractère limitatif. Sur les figures : - la figure 1 est une vue schématique d'un circuit d'alimentation en huile de paliers à roulement selon l'invention ; et - la figure 2 est une vue schématique d'un circuit selon un autre mode de réalisation de l'invention. Description détaillée de modes de réalisation L'invention est applicable à différents types de turbomachines ayant plusieurs paliers à roulement, et notamment à un turboréacteur du type à double corps et double flux ayant un palier à roulement situé à l'avant (appelé « palier avant ») et deux paliers à roulement situés à l'arrière (appelés « paliers arrière »). Afin de tenir aux charges radiales et axiales, un tel turboréacteur comprend en effet plusieurs paliers à roulement destinés à supporter en rotation les arbres des corps basse et haute pression du turboréacteur. Plus précisément, les arbres des corps basse et haute pression sont supportés à leur extrémité avant par un palier avant et à leur extrémité arrière par deux paliers arrière. Pour garantir un fonctionnement satisfait de ces paliers à roulement, il est nécessaire d'assurer, d'une part la lubrification et le refroidissement des roulements qui les constituent, et d'autre part l'amortissement des vibrations engendrées par la rotation des arbres supportés par ces paliers. En pratique, les paliers à roulements sont logés dans des enceintes de lubrification (à savoir ici une enceinte 10 renfermant le palier avant, et deux enceintes 12, 14 renfermant les paliers arrière) et de l'huile sous pression est injectée dans ces enceintes par des buses d'injection entre les bagues de roulement de chacun de ces paliers. L'huile est ensuite refoulée ou centrifugée vers l'extérieur des enceintes de lubrification en évacuant par transfert calorique la chaleur produite par les roulements des paliers. En outre, de l'huile sous pression est confinée entre la bague extérieure et une pièce de structure des paliers. Cette huile sous pression qui est ainsi présente à la surface de contact entre la bague extérieure et la pièce de structure des paliers sous la forme d'un film d'huile (appelé « squeeze film ») permet de jouer un rôle d'amortisseur des vibrations engendrées par la rotation des arbres des corps basse et haute pression. On pourra se référer aux documents EP 1,406,026 et EP 1,375,941 qui montrent des exemples de réalisation de paliers à roulement munis d'un refroidissement et d'un squeeze film. L'huile utilisée pour le refroidissement, la lubrification et l'alimentation des squeeze films des paliers à roulement est acheminée via un même circuit d'alimentation en huile. La figure 1 représente de façon très schématique un circuit d'alimentation en huile des paliers à roulement selon l'invention. Le circuit comprend notamment un réservoir d'huile 16 et un conduit d'huile 18 reliant le réservoir aux enceintes de lubrification 10 à 14, ces enceintes étant disposées en parallèle les unes par rapport aux autres. Le conduit d'huile 18 relie également le réservoir à un boîtier d'accessoires 20 du turboréacteur et à un boîtier de transfert 22 également disposés en parallèle par rapport aux enceintes. Le circuit comprend également une pompe d'alimentation en huile 26 qui est disposée dans le conduit 18 entre le réservoir 16 et les enceintes de lubrification 10 à 14 et les boîtiers 20, 22 pour prélever de l'huile du réservoir et l'envoyer dans ces éléments. En particulier, le conduit d'huile débouche au niveau des paliers à roulement au niveau des buses d'injection d'huile (non représentées). Pour chaque enceinte de lubrification, il est aussi prévu une pompe de récupération d'huile 28 qui est montée dans le conduit d'huile en aval des enceintes pour récupérer l'huile ayant alimenté les paliers à roulement et la renvoyer vers le réservoir 16. De même, une même pompe de récupération d'huile 28 permet de récupérer l'huile ayant alimenté les boîtiers 20, 22. Les pompes d'alimentation en huile 26 et de récupération d'huile 28 sont montées au sein d'un même bloc 30 appelé « groupe de lubrification ». Ces pompes sont des pompes rotatives volumétriques et sont entraînées en rotation par un prélèvement sur l'arbre haute pression du turboréacteur. Selon l'invention, le circuit d'alimentation en huile comprend en outre une vanne de pressurisation 32 qui est disposée dans le conduit d'huile 18 entre la pompe d'alimentation en huile 26 et les enceintes de lubrification 10 à 14 et les boîtiers 20, 22, et un conduit de dérivation 34 reliant l'entrée de la vanne de pressurisation à l'enceinte avant 10. La vanne de pressurisation 32 est apte à restreindre fortement, voire à fermer complètement, la section de passage et donc le débit d'huile circulant dans le conduit 18 tant que la pression d'huile à son entrée est inférieure à une pression de seuil prédéterminée Ps, et à s'ouvrir au-delà cette pression de seuil P. De préférence, la vanne de pressurisation est du type à fermeture par un clapet, celui-ci étant maintenu en position fermée par un ressort taré pour se comprimer au-delà de la pression de seuil Ps à l'entrée de la vanne. Une telle vanne est de conception simple et de coût peu élevé. Grâce au conduit de dérivation 34, la pression de l'huile alimentant l'enceinte de lubrification avant 10 va augmenter fortement et rapidement pour atteindre la pression de seuil Ps, et ce, dès les très faibles régimes de fonctionnement du turboréacteur. De la sorte, la vanne de pressurisation 32 réduit fortement, voire empêche, l'alimentation en huile des enceintes de lubrification arrière 12, 14 et des boîtiers 20, 22 tant que la pression à son entrée n'a pas atteint la pression de seuil P. Pendant cette phase, la pression d'huile alimentant l'enceinte avant 10 - et donc le palier avant - par l'intermédiaire du conduit de dérivation 34 augmente jusqu'à atteindre la pression de seuil P. Une fois la pression de seuil Ps atteinte, la vanne de pressurisation s'ouvre et permet de maintenir la pression d'huile dans l'enceinte avant 10 au niveau P. A titre d'exemple, on pourra choisir une valeur de 6 bars comme pression de seuil P. Cette valeur correspond au niveau de pression que l'on cherche à obtenir pour assurer un amortissement efficace des vibrations engendrées par les arbres des corps basse et haute pression supportés par le palier avant 10 lorsque le turboréacteur tourne à un régime de sous-ralenti (par exemple de l'ordre de 6000 tours/min, à comparer à un régime de ralenti de l'ordre de 12000 tours/min pour l'arbre du corps haute pression). Comme la pompe d'alimentation en huile envoie un débit d'huile proportionnel au régime de fonctionnement du turboréacteur, le palier avant sera alimenté en huile sous pression aux très faibles régimes de fonctionnement (et en particulier au régime de sous-ralenti). En effet, la vanne de pressurisation étant fermée à ces régimes, toute la pression d'huile générée par la pompe d'alimentation en huile est destinée à alimenter le palier avant via le conduit de dérivation. On notera que l'intégration d'une telle vanne de pressurisation dans le conduit d'huile ne remet pas en cause la sécurité du turboréacteur. En effet, en cas de blocage en position ouverte de la vanne, un capteur de pression absolue située en entrée de la vanne permettra de déceler le problème par détection d'une pression anormalement basse (respectivement anormalement haute) pour un régime de fonctionnement donné. Il en est de même en cas de blocage en position entrouverte. En cas de non ouverture de la vanne, le turboréacteur étant alors dans une phase de démarrage, l'arrêt de celui-ci préservera son intégrité. Enfin, en cas de non fermeture de la vanne, le risque pour le moteur est minime tant qu'une grande succession de démarrages n'est pas demandée. En liaison avec la figure 2, on décrira maintenant un autre mode de réalisation du circuit d'alimentation en huile selon l'invention. Ce circuit d'alimentation en huile se distingue de celui décrit en référence à la figure 1 en ce qu'il comprend en outre un conduit de contournement 36 reliant l'entrée de la vanne de pressurisation 32 à sa sortie. Ce conduit de contournement permet, d'une part d'alimenter toutes les enceintes de lubrification 10 à 14 et les boîtiers 20, 22 par un faible débit d'huile, et d'autre part d'assurer que l'on obtienne un couple pression/débit d'huile dans l'enceinte avant 10 au régime voulu de fonctionnement du moteur. La section du conduit de contournement 36 est calibrée pour garantir le passage d'un débit d'huile minimal pour assurer un fonctionnement satisfait des paliers à roulement aux très faibles régimes de fonctionnement du turboréacteur (c'est-à-dire avant l'ouverture de la vanne de pressurisation). A titre d'exemple, ce conduit de contournement laissera passer à ces très faibles régimes de fonctionnement environ 5 à 10% du débit d'huile qui serait passé par le conduit d'huile 18 si celui-ci n'était pas fermé par la vanne de pressurisation. Une variante de réalisation de cet autre mode de réalisation du circuit selon l'invention consiste à pratiquer directement dans la vanne de pressurisation un débit de fuite. Par exemple, dans le cas d'une vanne à clapet, ce débit de fuite peut être réalisé en faisant en sorte que le clapet ne soit pas totalement fermé dans la position de fermeture de la vanne, ou en pratiquant une faible section de passage d'huile dans le clapet. REVENDICATIONS1. Circuit d'alimentation en huile de paliers à roulement d'une turbomachine, comprenant : un réservoir d'huile (16) ; un conduit d'huile (18) reliant le réservoir à une pluralité d'enceintes de lubrification (10 à 14) disposées en parallèle et renfermant chacune au moins un palier à roulement ; une pompe d'alimentation en huile (26) disposée dans le conduit entre le réservoir et les enceintes de lubrification pour prélever de l'huile du réservoir et l'envoyer vers les paliers à roulement ; et une pompe de récupération d'huile (28) montée en aval de chaque enceinte de lubrification pour récupérer l'huile ayant alimenté les paliers à roulement et la renvoyer vers le réservoir ; caractérisé en ce qu'il comporte en outre : une vanne de pressurisation (32) disposée dans le conduit entre la pompe d'alimentation en huile et les enceintes de lubrification, ladite vanne de pressurisation étant adaptée à s'ouvrir au-delà d'une pression de seuil prédéterminée à son entrée ; et un conduit de dérivation (34) reliant l'entrée de la vanne de pressurisation à l'une des enceintes de lubrification pour l'alimenter en huile. 2. Circuit selon la revendication 1, comprenant en outre un conduit de contournement (36) reliant l'entrée de la vanne de pressurisation (32) à sa sortie et destiné à permettre l'alimentation des enceintes de lubrification par un faible débit d'huile. 3. Circuit selon la revendication 1, dans lequel la vanne de pressurisation présente un débit de fuite destiné à permettre l'alimentation des enceintes de lubrification par un faible débit d'huile. 4. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel la vanne de pressurisation (32) est du type à fermeture par un clapet monté sur un ressort taré. 5. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, comprenant en outre un boîtier d'accessoires (20) et un boîtier de transfert (22) reliés au réservoir par le conduit et disposés en parallèle avec les paliers à roulement. 6. Circuit selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans comprenant une enceinte de lubrification (10) située à l'avant de la turbomachine et deux enceintes de lubrification (12, 14) situées à l'arrière de la turbomachine, le conduit de dérivation (34) reliant l'entrée de la vanne de pressurisation (32) à l'enceinte de lubrification située à l'avant. 7. Turbomachine comprenant un circuit d'alimentation en huile de paliers à roulement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 8. Procédé d'alimentation en huile de paliers à roulement d'une turbomachine disposés en parallèle dans un circuit d'huile, consistant à : prélever de l'huile dans un réservoir d'huile (16) pour l'envoyer dans des enceintes de lubrification (10 à 14) renfermant chacune au moins un palier à roulement ; et récupérer l'huile ayant alimenté les enceintes de lubrification et la renvoyer vers le réservoir ; caractérisé en ce qu'il consiste à couper le débit d'huile alimentant certaines enceintes de lubrification tant que la pression d'alimentation en huile de l'une des enceintes de lubrification n'a pas atteint une pression de seuil prédéterminée.
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La présente invention se rapporte à un procédé d'injection d'air frais à l'échappement d'un moteur à combustion interne, notamment pour véhicule automobile. Elle concerne plus particulièrement un tel procédé appliqué à un moteur fonctionnant selon un cycle durant lequel la phase de détente est plus longue que la phase de compression, tel que pour un cycle de Miller. Comme cela est généralement connu, les polluants émis durant le démarrage à froid de moteurs à combustion interne, notamment de moteurs à allumage commandée, représentent une problématique pour les constructeurs d'automobiles. En effet durant ce démarrage à froid, les moyens de dépollution de gaz d'échappement, comme un catalyseur, qui équipent habituellement ces moteurs n'ont pas une température de fonctionnement suffisamment élevée pour traiter efficacement ces polluants, dite température de "light off'. De ce fait, une grande partie de polluants contenus dans ces gaz d'échappement, comme des hydrocarbures (HC) imbrûlés et/ou des oxydes de carbone (CO), est rejetée dans l'atmosphère sans être traitée au préalable, ce qui apporte une nuisance non négligeable. Pour que ce catalyseur puisse atteindre rapidement sa température de fonctionnement, il est connu de réaliser un amorçage rapide de celui-ci en injectant de l'air frais dans la ligne à l'échappement et en amont de ce catalyseur. Plus particulièrement, il est notamment connu d'injecter cet air frais en aval des soupapes d'échappement dans le but d'amener de l'oxygène aux gaz d'échappement qui circulent dans la tubulure d'échappement de manière à réaliser une combustion avec les HC imbrûlés qui y sont encore contenus. Une telle postcombustion permet, d'une part, de réduire directement en partie les HC et le CO et, d'autre part, d'augmenter la température des gaz d'échappement qui vont par la suite traverser le catalyseur en y augmentant ainsi sa température. II a été constaté que, pour réaliser cette postcombustion, il est nécessaire d'introduire l'air frais le plus près possible des soupapes d'échappement, endroit où la température des gaz d'échappement est la plus élevée. Cependant, comme l'air introduit est froid par rapport aux gaz brûlés qui sont très chauds, le taux de mélange est un facteur déterminant pour réaliser cette postcombustion. En effet, si une grande quantité d'air froid est présente, les réactions chimiques sont stoppées. En contrepartie, si cette quantité d'air est insuffisante, le dégagement de chaleur par réaction du mélange n'est pas suffisant pour démarrer la combustion de ce mélange. Ceci requiert donc un réglage très précis des quantités d'air frais et de gaz d'échappement présents à l'échappement pour pouvoir obtenir le mélange adéquate sous peine de ne pas avoir la possibilité de réaliser la postcombustion du mélange air frais/gaz d'échappement. La présente invention se propose de remédier aux inconvénients ci-dessus mentionnés grâce à un procédé d'injection d'air à l'échappement qui permet de réaliser la postcombustion du mélange air frais/gaz d'échappement et cela quelque soit la qualité de ce mélange. A cet effet, l'invention concerne un procédé de contrôle de l'injection d'air à l'échappement d'un moteur à combustion interne, notamment pour véhicule automobile, fonctionnant selon un cycle durant lequel sa phase de détente est de course plus grande que sa phase de compression et comprenant au moins un cylindre avec une chambre de combustion, un piston coulissant en un mouvement alternatif entre un point mort haut et un point mort bas, au moins un moyen d'admission avec une soupape associée à une tubulure d'admission, au moins un moyen d'échappement avec une soupape associée à une tubulure d'échappement, des moyens d'injection d'air frais à l'échappement et une ligne d'échappement comprenant au moins un moyen de dépollution des gaz d'échappement, caractérisé en ce qu'il consiste, durant l'étape de démarrage à froid de ce moteur et pendant sa phase de détente, à injecter de l'air frais à l'échappement et à ouvrir la soupape d'échappement quand la pression à l'intérieur de la chambre combustion est inférieure à la pression régnant à l'échappement de manière à introduire dans les gaz d'échappement présents dans la chambre de combustion l'air frais provenant de cet échappement. Le procédé peut consister à ouvrir la soupape d'échappement à un angle de vilebrequin pour lequel la pression à l'intérieur de la chambre combustion est inférieure à la pression régnant à l'échappement. Le procédé peut consister à injecter de l'air frais à l'intérieur de la tubulure 10 d'échappement. Le procédé peut consister à injecter de l'air frais à l'intérieur du collecteur d'échappement de la ligne d'échappement. 15 Le procédé peut consister à injecter de l'air frais à l'échappement avant l'ouverture de la soupape d'échappement. Le procédé peut consister à injecter de l'air frais à l'échappement après l'ouverture de la soupape d'échappement. Le procédé peut consister à réaliser une succession d'ouvertures et de fermetures de la soupape d'échappement pour introduire dans la chambre de combustion l'air frais provenant de l'échappement. 25 Les autres caractéristiques et avantages de l'invention vont apparaître maintenant à la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre uniquement illustratif et non limitatif, et à laquelle sont annexées : - les figures 1 à 4 qui sont des schémas montrant un moteur à combustion interne dans différentes configurations de fonctionnement et utilisant le procédé 30 selon l'invention, et - la figure 5 qui montre les différentes lois de levées des soupapes du moteur selon les figures 1 à 4 entre une position d'ouverture (0) et de fermeture (F) en fonction de l'angle de vilebrequin (V). 20 Sur les figures 1 à 4, le moteur illustré est un moteur à combustion interne à injection indirecte, notamment d'essence, et préférentiellement à allumage commandé. Cet exemple n'est pas limitatif et l'invention décrite ci-après peut également s'appliquer à un moteur à combustion interne à injection directe, de manière préférée à autoallumage, en particulier de type Diesel. Le moteur décrit possède la particularité de fonctionner en suivant un cycle spécifique, tel que le cycle de Miller, selon lequel sa phase de détente est de course plus longue que sa phase de compression, comme cela sera décrit dans la suite de la description. Ce moteur comprend au moins un cylindre 10 avec un corps de cylindre 12 fermé par une culasse 14. A l'intérieur du corps de cylindre 12 coulisse un piston 16 dans un mouvement alternatif rectiligne sous l'effet d'une bielle commandée par un vilebrequin (non représenté) en formant une chambre de combustion 18. Cette chambre est ainsi délimitée par la culasse, la paroi latérale 20 du corps de cylindre et la partie supérieure 22 du piston. Ce piston se déplace entre une position de Point Mort Haut (PMH) où la partie supérieure 22 du piston 16 est la plus proche de la culasse 14 et une position de Point Mort Bas (PMB) où cette partie supérieure est la plus éloignée de cette culasse. La culasse porte au moins un moyen d'admission 24 avec une tubulure d'admission 26 dont l'accès à la chambre de combustion 18 est contrôlé par une soupape d'admission 28. La culasse porte également au moins un moyen d'échappement 30 avec une tubulure d'échappement 32 associée à une soupape d'échappement 34 pour la communication avec cette chambre. Les soupapes d'admission ainsi que d'échappement sont commandées en ouverture/fermeture par des moyens spécifiques. Ceux-ci doivent permettre de faire varier les lois de levées de ces soupapes, tant au niveau de leurs moments d'ouverture/fermeture qu'au niveau de leurs hauteurs d'ouverture, et cela indépendamment les unes des autres ou de manière associée. A titre d'exemple, ces moyens sont de type arbres à cames plus connus sous le sigle de VVT (Variable Valve Timing) ou VVL (Variable Valve Lift) ou WA (Variable Valve Actuation). Dans l'exemple décrit en relation avec les figures 1 à 4, la soupape d'admission 28 ainsi que la soupape d'échappement 34 sont pourvues de moyens de type WA respectivement 36 et 38 permettant de faire varier leurs lois de levée. 10 Le moteur décrit est un moteur à injection indirecte avec des moyens d'injection de carburant (non représentés) portés par la culasse et qui projettent du carburant dans la tubulure d'admission 26 pour y réaliser un mélange carburé avec l'air d'admission qui y circule. Ce mélange carburé est ensuite 15 introduit dans la chambre de combustion 18au travers de la soupape d'admission. Ce type d'injection de carburant peut être avantageusement associé à des moyens d'allumage du mélange carburé présent dans la chambre 18, comme 20 un allumage commandé par une bougie (non schématisée). Les moyens d'échappement 30 sont connectés à une ligne d'échappement 40 qui comporte essentiellement un collecteur d'échappement 42 raccordé à la sortie de la tubulure d'échappement 32, un tube 25 d'échappement 44 et des moyens de dépollution des gaz qui circulent dans cette ligne, comme un catalyseur 46 avantageusement à trois voies. Ce moteur comporte également des moyens d'injection d'air à l'échappement 48. Ces moyens comprennent un injecteur d'air (symbolisé sur 30 les figures par le trait d'axe 50) qui est relié par tous moyens connus à une pompe à air 52. Cet injecteur est placé sur la tubulure d'échappement 32 d'une manière telle que le jet d'air issu de cet injecteur arrive à l'intérieur de cette tubulure et avantageusement au plus près de la soupape d'échappement 34 et5 en aval de celle-ci en considérant la circulation des gaz d'échappement allant de la chambre de combustion vers le collecteur d'échappement 42. Les moyens de commande 36, 38 des soupapes 28, 34, les moyens d'injection de carburant et les moyens d'injection d'air 48 sont contrôlés par une unité de calcul (non représentée), plus communément appelée calculateur-moteur, que comporte habituellement un moteur. Ce calculateur a pour fonction notamment de commander en ouverture/fermeture les soupapes, de contrôler les paramètres d'injection de carburant, comme le moment d'injection dans le cycle du moteur et/ou la durée d'injection de carburant, ainsi que de contrôler les paramètres d'injection de l'air dans la tubulure d'échappement. La description du procédé qui va suivre se fera en relation avec un moteur 15 à injection indirecte à allumage commandé des figures 1 à 4 associé à la figure 5 qui illustre les lois de levées de ses soupapes d'admission et d'échappement. Dans l'exemple de la figure 1, le moteur est dans sa configuration de la phase d'admission A avec une course Ca du piston 16 allant du PMH vers le 20 PMB. Pour cela, au voisinage du PMH, les moyens de commande 36 commandent en ouverture la soupape d'admission 28 jusqu'à ce que le piston atteigne son PMB de manière à introduire à l'intérieur de la chambre de combustion 18 le mélange carburé présent dans la tubulure d'admission. Les 25 moyens de commande 38 contrôlent le maintien en position de fermeture de la soupape d'échappement 34 pendant toute cette phase d'admission. A partir de ce PMB, le piston a une course inverse en réalisant une phase dénommée phase de compression C où le piston va de sa position de PMB 30 vers sa position de PMH. Ce déplacement du piston se décompose en deux parties, une course de refoulement Cr et une course de compression Cp, comme cela sera mieux décrit ci-après. Ainsi comme montré aux figures 2 et 5, durant la course de refoulement Cr, la soupape d'admission 28 est ouverte et le piston 16 réalise la course Cr entre le PMB et un angle de vilebrequin Va, angle auquel la soupape d'admission 28 est commandée en position de fermeture. Durant cette course, une partie du mélange carburé présent dans la chambre 18 ressort de cette chambre par la tubulure 26. Bien entendu, il est à la portée de l'homme du métier de déterminer l'angle de vilebrequin Va qui permettra de répondre à la demande de puissance du moteur. De plus, cet homme du métier fera en sorte de fermer la soupape d'admission de manière à ce que le mélange carburé présent dans la tubulure d'admission ne soit pas évacué vers l'extérieur du moteur mais reste confiné dans cette tubulure d'admission (ou au pire dans le collecteur d'admission que comporte habituellement ce moteur). A partir de l'angle de vilebrequin Va, les soupapes d'admission et d'échappement sont fermées et le piston 16 continue son déplacement jusqu'au PMH pour réaliser la course de compression Cp du mélange carburé entre l'angle Va et ce PMH, dit PMH compression. A partir de ce PMH compression, le mélange carburé présent dans la chambre de combustion est enflammé en générant des gaz brulés (ou gaz d'échappement). Suite à cette combustion, le moteur réalise une phase de détente D, entre ce PMH et le PMB, avec une course de détente Cd et une course d'injection d'air Ci, comme illustré à la figure 3. Lors de cette phase de détente et dans le cas où le moteur est dans un état de démarrage à froid, notamment lorsque le catalyseur 46 n'a pas atteint sa température de démarrage (ou température de "light off') et que les gaz d'échappement n'ont pas une température suffisamment élevée pour procéder au chauffage rapide de catalyseur, il est prévu d'injecter de l'air frais à l'échappement de manière à augmenter la température de ces gaz d'échappement. Plus précisément, de l'air frais est injecté majoritairement à l'intérieur de la chambre de combustion car les régions les plus chaudes, localement riches (carburant désorbé des crevasses, etc.) et à pression élevée se trouvent à l'intérieur de cette chambre. Pour cela et comme illustré aux figures 3 et 5, pendant la phase de détente D, le piston suit une course de détente Cd selon laquelle ce piston va du PMH jusqu'à un angle de vilebrequin Ve avant le PMB. Les moyens de commande 38 commandent alors en ouverture la soupape d'échappement 34 à cet angle. Cet angle Ve est determiné préferentiellement lorsque la pression à l'intérieur de la chambre de combustion est inférieure à la pression régnant à l'échappement du moteur, généralement considérée au niveau du collecteur d'échappement 42 ou de la tubulure d'échappement. Ces différentes pressions peuvent être évaluées à partir de tables contenues dans le calculateur et réalisées en relation avec les différents points de fonctionnement du moteur. Ces pressions peuvent également être mesurées, par exemple par des capteurs de pression placés dans la chambre de combustion et dans le collecteur d'échappement/tubulure d'échappement. Simulténement ou quasi simultanément à cette ouverture de la soupape d'échappement, la pompe à air 52 est actionnée et de l'air frais est introduit par l'injecteur 50 à l'intérieur de la tubulure d'échappement 32 et à proximité de cette soupape. Bien entendu, des gaz d'échappement sont déjà présents dans cette tubulure et cela procure un mélange d'air frais et de gaz d'échappement. Comme déjà mentionné, c'est dans la chambre de combustion que les connditions sont les plus favorables pour une combustion et cela suite aux températures élévées qui y règnent et à la préscence d'hydrocarbures imbrûlés dans les crevasses de cette chambre. Ainsi, lors de l'ouverture de la soupape d'échappement 34 et durant la course Ci de l'angle de vilebrequin Ve jusqu'aux environs du PMB, une aspiration de l'air frais dans la chambre est réalisée au travers de la soupape d'échappement ouverte. Ceci permet de réaliser plus facilement un mélange réactif dans la chambre de combustion entre les gaz brûlés résiduels et l'air frais introduit à l'intérieur de cette chambre. Par cela, une postcombustion des gaz brûlés résiduels est initialisée dans la chambre avec un dégagement de chaleur jusqu'à ce que le moteur ait achevé sa phase de détente au PMB, dénommé PMB détente, avec la fermeture de la soupape d'admission. Alternativement, il peut être envisagé d'injecter de l'air frais à l'intérieur du collecteur d'échappement, ce qui ne peut que simplifier les moyens d'injection d'air. Dans ce cadre, il a été précédemment fait mention d'injection d'air à l'échappement, ce qui comprend l'introduction de cet air dans la tubulure d'échappement ou dans le collecteur d'échappement. Comme cela est connu, le mode opératoire du moteur se poursuit par une phase d'échappement E avec une course Ce du piston entre le PMB détente et 15 son PMH, comme illustré aux figures 4 et 5. Durant cette phase, les gaz à température élevée contenus dans la chambre de combustion 18 sont expulsés de cette chambre vers la tubulure d'échappement 32 au travers de la soupape d'échappement 34 qui est en position d'ouverture et cela sous l'impulsion du déplacement du piston 16 vers 20 le PMH. Ces gaz sont ensuite dirigés vers la ligne d'échappement 40 dans laquelle ils traversent le catalyseur 46 en y accélérant sa montée en température par échange thermique. Aux environs du PMH du piston, la soupape d'échappement est fermée et 25 le cycle de fonctionnement du moteur reprend à partir de la figure 1 et se poursuit jusqu'à ce que le catalyseur 46 ait atteint sa température de fonctionnement. Grâce à cela, le délai pour obtenir une dépollution des gaz d'échappement 30 circulant dans la ligne 40 est fortement raccourci. La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits ci-dessus mais englobe toutes variantes et tous équivalents. Notamment, il peut être envisagé que la pompe à air 52 soit en action avant l'ouverture de la soupape d'échappement de la figure 3. Ceci a pour avantage de pouvoir aspirer de l'air frais qui a déjà été placé au voisinage de la soupape d'échappement, lorsque cette dernière est couverte. Il peut être également prévu de réaliser, à partir de l'angle Ve, une succession de cycles d'ouverture/fermeture de la soupape d'échappement associés à une injection d'air jusqu'à la position au PMB du piston. Ceci a pour effet de favoriser le mélange d'air et de gaz brûlés à l'intérieur de la chambre de combustion. REVENDICATIONS1) Procédé de contrôle de l'injection d'air à l'échappement d'un moteur à combustion interne, notamment pour véhicule automobile, fonctionnant selon un cycle durant lequel sa phase de détente (D) est de course plus grande que sa phase de compression (C) et comprenant au moins un cylindre (10) avec une chambre de combustion (18), un piston (16) coulissant en un mouvement alternatif entre un point mort haut et un point mort bas, au moins un moyen d'admission (24) avec une soupape (28) associée à une tubulure d'admission (26), au moins un moyen d'échappement (30) avec une soupape (34) associée à une tubulure d'échappement (32), des moyens d'injection d'air frais (48) à l'échappement et une ligne d'échappement (40) comprenant au moins un moyen de dépollution (46) des gaz d'échappement, caractérisé en ce qu'il consiste, durant l'étape de démarrage à froid de ce moteur et pendant sa phase de détente (D), à injecter de l'air frais à l'échappement et à ouvrir la soupape d'échappement (34) quand la pression à l'intérieur de la chambre combustion est inférieure à la pression régnant à l'échappement de manière à introduire dans les gaz d'échappement présents dans la chambre de combustion l'air frais provenant de cet échappement. 2) Procédé de contrôle selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste à ouvrir la soupape d'échappement à un angle de vilebrequin (Ve) pour lequel la pression à l'intérieur de la chambre combustion est inférieure à la pression régnant à l'échappement. 3) Procédé de contrôle selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à injecter de l'air frais à l'intérieur de la tubulure d'échappement (32). 30 4) Procédé de contrôle selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à injecter de l'air frais à l'intérieur du collecteur d'échappement (42) de la ligne d'échappement (40).25 5) Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il consiste à injecter de l'air frais à l'échappement avant l'ouverture de la soupape d'échappement (34). 6) Procédé de contrôle selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il consiste à injecter de l'air frais à l'échappement après l'ouverture de la soupape d'échappement (34). 7) Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser une succession d'ouvertures et de fermetures de la soupape d'échappement (34) pour introduire dans la chambre de combustion (18) l'air frais provenant de l'échappement.
20,534
FR2960024A1
A1
20111118
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Domaine de l'invention L'invention se rapporte à un procédé de gestion d'une installation de gaz d'échappement d'un moteur à combustion interne selon lequel on réduit les oxydes d'azote NOx avec un catalyseur SCR et on surveille l'état de vieillissement du catalyseur SCR, et pour surveiller on modifie la quantité d'agent réducteur stocké dans le catalyseur SCR. L'invention se rapporte également à un programme d'ordinateur et à une installation de commande et/ ou de régulation pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. Etat de la technique Selon l'état de la technique on connaît des installations de gaz d'échappement de véhicules automobiles équipés de différentes installations pour le poste traitement des gaz d'échappement destinées à répondre à la réglementation concernant l'émission de gaz d'échappement. Il faut vérifier le bon fonctionnement de telles installations pendant le fonctionnement du véhicule avec des moyens embarqués. Dans le cadre d'un tel diagnostic embarqué (encore appelé diagnostic OBD) il peut par exemple être nécessaire de surveiller un catalyseur SCR (catalyseur à réduction catalytique sélective) et de détecter un catalyseur le cas échéant défaillant. Le principe de base d'un catalyseur SCR consiste à réduire en azote élémentaire les molécules d'oxydes d'azote (oxydes d'azote NOx) à la surface d'un catalyseur en présence d'ammoniac (NH3) comme agent réducteur. L'agent réducteur est fourni par une installation de dosage en amont du catalyseur SCR. Une installation électronique de commande et/ou de régulation contenant des stratégies pour la gestion du fonctionnement et de la surveillance du catalyseur SCR détermine le taux de dosage souhaité. On peut surveiller le catalyseur SCR en utilisant au moins un capteur d'oxydes d'azote NOx. Les capteurs d'oxydes d'azote NOx existant actuellement sur le marché ont une sensibilité transversale vis-à-vis de l'ammoniac (NH3) c'est-à-dire que le signal fourni par le capteur d'oxydes d'azote NOx donne non seulement la concentration respective en oxydes d'azote NOx mais également un signal somme de la concentration des oxydes d'azote NOx et des 2 ammoniac NH3. Dans le cas d'un capteur d'oxydes d'azote NOx installé en aval du catalyseur SCR, une augmentation du signal fourni par le capteur peut correspondre à la fois à une diminution du taux de conversion des oxydes d'azote NOx (augmentation de la concentration en oxydes d'azote NOx) et à une irruption d'ammoniac pur (augmentation de la concentration de l'ammoniac NH3). On ne peut ainsi distinguer entre les oxydes d'azote NOx et l'ammoniac NH3. L'arrivée d'ammoniac en aval du catalyseur SCR (ce qui est appelé le glissement d'ammoniac NH3) doit être évité car à forte concentration l'ammoniac a des effets nocifs pour la santé. Les fonctions de surveillance commercialisées actuellement déterminent le rendement de la réduction des oxydes d'azote NOx (taux de conversion des oxydes d'azote NOx) à l'aide chaque fois d'un capteur d'oxydes d'azote NOx en amont et en aval du catalyseur SCR. Le catalyseur SCR installé en amont peut également être remplacé par une grandeur modélisée. Du fait du vieillissement du catalyseur SCR, le taux de conversion possible diminue en fonction du temps d'utilisation de sorte que les émissions d'oxydes d'azote NOx en aval du catalyseur SCR augmentent. En utilisant une valeur limite prédéfinie pour l'émission autorisée d'oxydes d'azote NOx on détermine un seuil pour le rendement du catalyseur SCR ; en cas de dépassement vers le bas de ce seuil on conclut que l'installation de traitement des gaz d'échappement a un défaut systématique. La procédure habituelle actuellement consiste à intégrer les émissions d'oxydes d'azote NOx en amont et en aval du catalyseur SCR sur une période donnée et former le rendement du catalyseur SCR comme valeur de comparaison à partir des masses d'oxydes d'azote NOx ainsi obtenues. La comparaison entre le rendement du catalyseur SCR et un seuil défini permet de classer le catalyseur SCR quant à son aptitude au fonctionnement. Souvent il est prévu de n'effectuer l'intégration que pendant des conditions de fonctionnement stationnaire pendant lesquelles on ne risque pas d'avoir un signal d'oxydes d'azote NOx qui varie, en amont du catalyseur SCR (pic d'oxydes d'azote NOx) pour ensuite obtenir une valeur de comparaison. 3 Cela permet de juger suffisamment l'aptitude au fonctionnement du catalyseur SCR vis-à-vis d'une conversion moyenne des oxydes d'azote NOx mais il est possible que les pics d'oxydes d'azote éventuellement non traités par le catalyseur SCR ne soient pas décelés pendant le fonctionnement dynamique du moteur à combustion interne. Le document DE 10 2007 040 439 Al décrit une stratégie de surveillance d'un catalyseur SCR selon laquelle on détermine l'aptitude au stockage de l'ammoniac NH3 dans le catalyseur SCR. On a en effet constaté que l'aptitude du catalyseur à adsorber l'ammoniac NH3 (capacité de stockage d'ammoniac NH3) pouvait servir de caractéristique du vieillissement ou de l'endommagement du catalyseur. Selon cette stratégie on remplit tout d'abord le catalyseur SCR d'agent réducteur avec un dosage d'agent réducteur supérieur au dosage stoechiométrique (surdosage) jusqu'à atteindre la capacité maximale en ammoniac NH3, pour arriver à un point de départ défini pour un diagnostic. On atteint la capacité de stockage maximale lorsqu'on détecte une irruption d'ammoniac à travers le catalyseur SCR (glissement d'ammoniac NH3) ce qui peut se mesurer indirectement à partir de la sensibilité transversale vis-à-vis de l'ammoniac NH3 du capteur d'oxydes d'azote NOx. Ensuite on réduit le dosage d'agent réducteur par rapport à un dosage normal (sous-dosage) ou on coupe totalement le dosage de façon que la masse d'oxydes d'azote NH3 accumulée dans le catalyseur SCR puisse être consommée progressivement par la réduction des oxydes d'azote NOx (test de vidage). En déterminant les grandeurs dépendant du rendement du catalyseur SCR ou autres grandeurs dépendant du taux de conversion d'oxydes d'azote NOx, au cours du test de vidage, on peut déterminer indirectement la capacité utile de stockage d'ammoniac NH3 car si la masse accumulée d'ammoniac NH3 est faible, cela ne permettra que de convertir qu'une masse d'oxydes d'azote NOx plus faible à la surface du catalyseur. Au cours d'un tel test de vidage la réduction de l'agent réducteur disponible pourra générer de plus fortes émissions d'oxydes d'azote NOx. De plus pour réaliser le conditionnement du catalyseur SCR en utilisant la capacité de stockage d'ammoniac NH3 jusqu'à sa 4 valeur maximale il faut dépasser la limite de glissement d'ammoniac NH3 de sorte que l'on émet de l'ammoniac à l'environnement ce qui n'est pas souhaitable. C'est pourquoi ce procédé « actif » (car intervenant sur l'agent réducteur) n'est appliqué que si une surveillance « passive » du taux de conversion des oxydes d'azote NOx ne permet pas d'atteindre la précision de surveillance requise. Pour déterminer de manière plus univoque l'aptitude au fonctionnement des catalyseurs SCR, selon l'état de la technique on applique des fonctions de contrôle de plausibilité dans des conditions de surveillance déterminées. Pour cela on limite les surveillances fréquemment à certaines plages de valeurs déterminées pour une ou plusieurs grandeurs modélisées ou déterminées dans le domaine du post-traitement des gaz d'échappement. A titre d'exemple les grandeurs sont les suivantes : débit massique des gaz d'échappement, débit volumique des gaz d'échappement, température des gaz d'échappement à un endroit quelconque, point de fonctionnement (vitesse de rotation dose injectée) vitesse du véhicule, pression ambiante, température ambiante, signaux NOx, PM, HC, CO 02, taux de recyclage AGR, mode de fonctionnement du moteur, état du moteur, durée de fonctionnement du moteur et/ ou temps d'arrêt du moteur. Lors du diagnostic d'un catalyseur SCR on utilise en outre d'autres grandeurs citées ci-après à titre d'exemple : état des capteurs d'oxydes d'azote NOx, niveau de remplissage réel et niveau de remplissage de consigne de l'agent réducteur ( NH3) dans le catalyseur, écart de régulation d'un régulateur de niveau d'ammoniac NH3, état de l'installation de dosage de l'agent réducteur, état/mode d'une commande préalable des doses, coefficient d'adaptation (coefficient de correction pour la dose d'agent réducteur) état de l'adaptation de la dose, état d'une régénération du filtre à particules DPF, nombre de requêtes de régénération du filtre à particules DPF, et/ou état d'empoisonnement par les hydrocarbures (HC). En outre on effectue les surveillances pour le même motif fréquemment dans des conditions stationnaires (quasi-stationnaires) en 35 utilisant une ou plusieurs des grandeurs citées ci-dessus. But de l'invention La présente invention a pour but de développer un procédé de commande et/ ou de régulation ainsi qu'une installation pour sa mise en oeuvre et un programme d'ordinateur permettant de 5 déterminer l'état de vieillissement d'un catalyseur SCR d'une installation de gaz d'échappement d'un moteur à combustion interne permettant de tenir compte des conditions de fonctionnement non stationnaires et de simplifier le procédé tout en améliorant son efficacité et sa précision. Exposé et avantages de l'invention A cet effet l'invention a pour objet un procédé du type défini ci-dessus caractérisé en ce que au cours d'une phase de variation de la quantité d'agent réducteur stockée dans le catalyseur SCR, on exploite un effondrement du rendement du catalyseur SCR pour au moins une augmentation intermittente du débit d'oxydes d'azote fourni au catalyseur SCR et on l'exploite pour conclure à l'état de vieillissement du catalyseur SCR. Le procédé selon l'invention a l'avantage d'exploiter ou d'évaluer l'état de vieillissement du catalyseur SCR de l'installation des gaz d'échappement du moteur à combustion interne vis-à-vis de la conversion des différents composants d'oxydes d'azote NOx ainsi que d'une valeur moyenne dans les gaz d'échappement pour tenir compte également de conditions de fonctionnement non stationnaire c'est-à-dire les conditions de fonctionnement dynamique. Le procédé selon l'invention a également l'avantage d'éviter d'avoir à augmenter préalablement la quantité d'agent réducteur (NH3) (c'est-à-dire l'ammoniac) en supprimant le test de vidage. L'invention repose sur la considération que les catalyseurs SCR vieillissent de manière plus ou moins continue pendant leur temps de fonctionnement et fréquemment une teneur moyenne en oxydes d'azote NOx dans les gaz d'échappement sera encore suffisamment convertie mais les augmentations produites de temps en temps du débit d'oxydes d'azote arrivant sur le catalyseur SCR ne pourront plus être traitées c'est-à-dire qu'en cas de mode de fonctionnement dynamique, on risque des irruptions d'oxydes d'azote 6 NOx. Le diagnostic selon l'invention utilise cette situation. C'est pourquoi on modifie la quantité d'ammoniac fournie comme agent réducteur au catalyseur SCR ; de préférence on augmente cette quantité pour que l'ammoniac ne soit pas consommé complètement pour la conversion et qu'au lieu de cela on stocke une certaine quantité d'ammoniac dans la surface active du catalyseur SCR par un stockage au moins provisoire, en fonction de la capacité de stockage d'ammoniac NH3 dépendant de l'état de vieillissement. La quantité d'ammoniac stockée dans le catalyseur SCR sera ainsi augmentée. En même temps, selon l'invention, on utilise au moins une augmentation actuelle du débit d'oxydes d'azote NOx (c'est-à-dire le pic d'oxydes d'azote NOx) en amont du catalyseur SCR ou encore on l'introduit d'une manière totalement intentionnelle. Ensuite on détermine le rendement du catalyseur SCR pour le pic d'oxydes d'azote NOx et on exploite son évolution chronologique. Le rendement du catalyseur SCR (encore appelé rendement SCR) sera obtenu à partir du rapport de la teneur en oxydes d'azote NOx dans les gaz d'échappement en amont et de la teneur en aval du catalyseur SCR. Dans la suite de la description les expressions « rendement SCR » « rendement » ou « perte de rendement SCR normé » ou « perte de rendement normé » sont des expressions synonymes au sens de l'invention. A partir du rendement ainsi obtenu on détermine un effondrement du rendement en ce qu'on peut déterminer une relation par rapport à un rendement comme il est obtenu par ailleurs dans des conditions comparables pendant l'apport d'agent réducteur sans les augmentations temporaires du débit d'oxydes d'azote NOx. L'effondrement du rendement sera utilisé comme mesure pour conclure à l'état de vieillissement du catalyseur SCR. Il est en outre proposé selon l'invention de saisir un gradient du rendement et de l'exploiter pour déterminer l'état de vieillissement du catalyseur SCR. Cela permet par exemple d'exploiter un effondrement du rendement comme conséquence d'une seule augmentation du débit d'oxydes d'azote NOx en procédant comme suit : 7 a) on détermine l'évolution chronologique d'un pic d'oxydes d'azote NOx et le rendement SCR correspondant b) on détermine les variations en fonction du temps à l'aide de la formule suivante pour obtenir une perte de rendement SCR normé 5 (SEL) comme suit : perte de rendement normé = SEL = dans cette formule 10 - le numérateur représente la somme des composants d'une dérivée en fonction du temps (gradient) du rendement, et - le dénominateur représente la somme des composants successifs d'une dérivée seconde de la masse d'oxydes d'azote NOx, c'est-à-dire de la dérivée première du débit massique d'oxydes d'azote NOx en 15 fonction du temps. Cette formule convient avantageusement pour une réalisation pratique car en prenant la dérivée en fonction du temps du rendement on supprime sa partie constante de sorte que la sommation faite ensuite ne concerne plus que la partie du rendement générée par 20 le pic d'oxydes d'azote NOx. Suivant une autre caractéristique de l'invention on forme le quotient suivant : SEL = (frl SCR dt)/(f (dmNo /dt)dt) formule dans laquelle : 25 r~ = rendement SCR dmNoX/dt = NOx = débit massique on considère que le catalyseur SCR fonctionne correctement si le quotient SEL atteint au moins une valeur limite inférieure ou passe en dessous de celle-ci, cette limite inférieure représentant la capacité de 30 stockage minimale requise d'agent réducteur du catalyseur SCR. Avec la formule de sommation décrite ci-dessus on peut également présenter la perte de rendement normé comme suit : SEL = (f rl SCR dt) / (f (dmNox/ dt)dt)= 35 8 On peut ainsi exploiter des pics d'oxydes d'azote NOx. Si les valeurs déterminées diminuent toujours plus au cours d'une augmentation de l'alimentation en agent réducteur (phase de surdosage) cela est une indication de la quantité d'agent réducteur stockée dans le catalyseur SCR c'est-à-dire de l'ammoniac. Comme l'offre maximale possible d'agent réducteur est en corrélation avec la capacité de stockage d'ammoniac NH3 du catalyseur SCR du catalyseur SCR, on peut définir une limite inférieure pour la perte de rendement normé en dessous de laquelle le catalyseur SCR peut être classé comme catalyseur fonctionnant correctement, c'est-à-dire comme catalyseur utilisable. En complément le procédé consiste à déterminer le rendement SCR à partir d'un taux de conversion des oxydes d'azote NOx en azote N2. On peut utiliser avantageusement un produit de décomposition des oxydes d'azote en azote gazeux comme mesure de l'aptitude au fonctionnement du catalyseur SCR. Le procédé est particulièrement significatif si au cours d'une phase de variation de la quantité d'agent réducteur stockée dans le catalyseur SCR, on saisit de préférence plusieurs effondrements successifs du rendement du catalyseur SCR pour un ensemble correspondant d'augmentation intermittente du débit d'oxydes d'azote fourni au catalyseur SCR et que l'on exploite pour utiliser l'évolution de la réduction de l'effondrement du rendement pour évaluer l'état de vieillissement. Par exemple la quantité d'agent réducteur fournie ou stockée dans le catalyseur SCR peut augmenter suivant une courbe en forme de rampe jusqu'à la capacité individuelle de stockage dépendant du vieillissement. Le procédé peut évaluer à l'aide des pics d'oxydes d'azote NOx, successifs et des effondrements de rendement associés, la limite d'une manière relativement rapide et sûre pour évaluer la disponibilité du catalyseur SCR. En complément, pendant une phase de variation de la quantité d'agent réducteur stocké dans le catalyseur SCR, à partir de l'évolution de la réduction de l'effondrement du rendement ou d'une grandeur correspondante ou encore à partir de la valeur absolue de l'effondrement saisi du rendement ou d'une grandeur correspondante, 9 on peut prévoir que l'on atteint la saturation en agent réducteur du catalyseur SCR. La saturation (c'est-à-dire la capacité de stockage) du catalyseur SCR pourra ainsi se déterminer sans atteindre la limite de saturation qui est en corrélation avec le vieillissement du catalyseur SCR et sans l'irruption d'ammoniac qu'elle entraînerait. En outre le procédé selon l'invention tient compte de ce que la sensibilité d'une surveillance de l'irruption d'agent réducteur à travers le catalyseur SCR augmente si à partir de l'exploitation de l'évolution ou de la valeur absolue ou encore de grandeurs correspondantes on peut conclure que l'on atteint bientôt la saturation. On évite ainsi que des quantités relativement importantes d'agent réducteur puissent traverser le catalyseur sans être utilisées et sortent de l'installation de gaz d'échappement du moteur à combustion interne. On réduit ainsi la pollution de l'environnement. L'irruption de l'agent réducteur est également appelée glissement d'ammoniac NH3. Le procédé fonctionne mieux si l'on exploite les effondrements du rendement en fonction d'au moins l'une des grandeurs suivantes : effondrement du rendement postérieurement à un pic d'oxydes 20 d'azote NOx, précédent effondrement du rendement après un pic d'oxydes d'azote NOx suivant, valeur de référence du rendement correspondant à un état de fonctionnement comparable de l'installation des gaz d'échappement 25 sans augmentation temporaire de la teneur en oxydes d'azote, au moins un seuil précédent et/ou une valeur de consigne, une quantité fournie d'agent réducteur, une durée de la fourniture d'agent réducteur, et/ ou la teneur actuelle en agent réducteur. 30 On peut avantageusement exploiter plusieurs effondrements distincts du rendement de sorte que le procédé fonctionne d'une manière plus sûre et plus précise. Un développement du procédé prévoit que l'augmentation au moins de temps en temps du débit d'oxydes d'azote NOx fourni au 35 catalyseur SCR est faite intentionnellement notamment en ce que l'on l0 modifie le recyclage des gaz d'échappement de l'installation des gaz d'échappement. Ainsi indépendamment d'un état de fonctionnement du moteur à combustion interne on peut appliquer de manière ciblée le procédé surtout si sur une durée longue il n'y a pas eu de pic d'oxydes d'azote NOx dans les gaz d'échappement. En modifiant au moins de temps en temps le recyclage des gaz d'échappement par exemple en modifiant le réglage de la soupape de recyclage des gaz d'échappement on peut générer d'une manière artificielle des pics d'oxydes d'azote NOx en nombre, intensité et durée appropriés. io On augmente la précision du procédé s'il n'est exécuté que si au moins l'une des grandeurs suivantes se trouve dans une plage de valeurs respectives : - le débit massique de gaz d'échappement, - le débit volumique des gaz d'échappement, 15 - la température des gaz d'échappement, - la vitesse de circulation de véhicule, - la pression ambiante, - la température ambiante, - la teneur en oxydes d'azote, en hydrocarbures, en monoxyde de 20 carbone, PM ou l'oxygène dans les gaz d'échappement, - le coefficient de dosage de l'agent réducteur, - le gradient de température de l'installation de gaz d'échappement, - le taux de recyclage des gaz d'échappement et/ou la vitesse de rotation, la dose injectée, le mode de fonctionnement, l'état de 25 fonctionnement, le temps de fonctionnement et/ou le temps d'arrêt du moteur à combustion interne. En bordant les grandeurs différentes agissant sur le moteur à combustion interne ou sur l'installation des gaz d'échappement pour des plages de valeur prédéfinies, on peut réduire 30 leur influence sur la détermination du rendement SCR. On améliore de cette manière la précision du procédé. Dessins La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide d'un exemple de procédé représenté 35 schématiquement dans les dessins annexés dans lesquels : 11 - la figure 1 est un schéma d'ensemble d'un moteur à combustion interne et d'une installation de gaz d'échappement, - la figure 2 est un chronogramme du rendement d'un catalyseur SCR pendant une phase de surdosage d'ammoniac NH3, - la figure 3 montre un chronogramme du rendement du catalyseur SCR avec la teneur en oxydes d'azote NOx des gaz d'échappement en amont du catalyseur SCR ainsi que la quantité d'ammoniac NH3 accumulée dans le catalyseur SCR et la perte de rendement, normée du catalyseur SCR, - la figure 4 montre un chronogramme avec des exemples d'exploitation des pics d'oxydes d'azote dans les gaz d'échappement, et - la figure 5 montre un chronogramme du rendement du catalyseur SCR avec un état de comptage servant à exploiter la détection du 15 glissement NH3. Pour les éléments et les grandeurs équivalentes fonctionnellement dans toutes les figures et pour les différents modes de réalisation on utilisera les mêmes références. Description de modes de réalisation de l'invention 20 La figure 1 montre dans sa partie inférieure un schéma simplifié d'une installation de gaz d'échappement 10 d'un véhicule automobile. Au-dessus de l'installation de gaz d'échappement 10 on a représenté symboliquement un moteur à combustion interne 12 relié par une conduite 14 à l'installation de gaz d'échappement 10. Une 25 installation de commande et/ ou de régulation 16 appliquant un programme d'ordinateur 18 est reliée par des lignes de commande d'entrée et de sortie 20, 22 au moteur à combustion interne 12 ainsi que par des lignes de commande d'entrée et de sortie 24, 26 aux composants de l'installation de gaz d'échappement 10. Ces liaisons sont 30 simplement suggérées dans le dessin sans être représentées de manière détaillée et explicite. Les gaz d'échappement traversent l'installation 10 pratiquement de la gauche vers la droite pour être traités. Il s'agit dans cet exemple de l'installation de gaz d'échappement 10 d'un véhicule à 35 moteur diesel. L'installation de gaz d'échappement 10 comporte selon le 12 sens de passage des gaz d'échappement, un catalyseur d'oxydation diesel 28, un filtre à particules diesel 30, une installation d'alimentation 31 pour l'additif à base d'urée (additif) et un catalyseur SCR 32 (catalyseur SCR c'est-à-dire un catalyseur assurant une réduction catalytique sélective). En amont du catalyseur d'oxydation diesel 28, il y a une sonde lambda 34 exposée à la veine des gaz d'échappement. Un capteur d'oxydes d'azote NOx 36 respectif est prévu en amont et en aval du catalyseur SCR 32 selon le sens de passage des gaz d'échappement. L'installation 10 comporte dans l'exemple cinq capteurs de température 38. Les capteurs de température 38, la sonde lambda 34 et les capteurs d'oxydes d'azote NOx 36 sont reliés électriquement par des lignes d'entrée et de sortie 24 et 26 à l'installation de commande et/ou de régulation 16. Ces lignes ne sont pas représentées séparément dans le dessin de la figure 1. La sonde lambda 34 saisit la concentration en oxygène des gaz d'échappement pendant le fonctionnement du moteur à combustion interne 12. Les capteurs d'oxydes d'azote NOx 36 détectent la teneur en oxydes d'azote NOx dans les gaz d'échappement respectivement en amont et en aval du catalyseur SCR 32 et ils permettent ainsi de surveiller l'aptitude au fonctionnement du catalyseur SCR 32 et en particulier de déterminer son rendement SCR. L'installation d'alimentation 31 introduit un agent réducteur (ammoniac) dans les gaz d'échappement. Dans la suite de la description, l'expression « rendement SCR » sera appelée simplement « rendement » et l'expression catalyseur SCR » sera remplacée par l'expression simplifiée de « catalyseur ». La figure 1 n'est présentée qu'à titre d'exemple et le procédé selon l'invention n'est pas limité à des moteurs diesel mais peut également s'appliquer à des moteurs à essence et autres moteurs à combustion interne 12, comparables c'est-à-dire à leurs installations de gaz d'échappement 10. La figure 2 montre un premier rendement 50 d'un catalyseur de gaz d'échappement SCR 9 (catalyseur) et un second rendement 52 d'un catalyseur ancien (c'est-à-dire un catalyseur ayant été utilisé longtemps) et une charge d'ammoniac NH3 54 dans le 13 catalyseur 32 en fonction du temps t. L'expression « charge d'ammoniac NH3 » décrit l'opération de stockage de l'agent réducteur sur la surface active du catalyseur 32. L'ammoniac est représenté par sa formule chimique NH3. Pour le premier rendement 50 on a indiqué aussi le rendement moyen 56 d'un catalyseur neuf ; pour le second rendement 52 on a représenté le rendement moyen 58 d'un catalyseur ancien ; pour la charge NH3 54 on a indiqué la capacité de stockage maximale 60. Ces indications sont tracées à la figure 2 sous la forme de traits interrompus horizontaux. On a également indiqué la différence 57 et la valeur limite 59 entre le rendement moyen 56 et le rendement moyen 58. En outre pour le premier rendement 50 on a indiqué une première grandeur 62 et pour le second rendement 52 on a indiqué une seconde grandeur 64 caractérisant chacune un glissement d'ammoniac NH3. La charge d'ammoniac NH3 54 présente dans le diagramme une valeur initiale 66, une valeur maximale 68 à l'instant t 1 et une valeur finale 70. Ainsi la période qui précède l'instant tl est une phase de surdosage et la période après l'instant tl est une phase d'évacuation ou de vidage de la charge NH3 54 du catalyseur 32. On remarque d'abord que le premier rendement 50 du catalyseur neuf dans la période représentée à la figure 2 est plus grand que le second rendement 52 du catalyseur ancien. En second lieu on remarque qu'avec l'augmentation de la charge en ammoniac NH3, le premier rendement 50 augmente plus rapidement que le second rendement 52. En troisième lieu on remarque que les grandeurs 62 et 64 qui se réfèrent à un maximum relatif du premier et du second rendement (50, 52) ont une valeur différente à l'instant t1 c'est-à-dire que pour une même charge d'ammoniac NH3 54 en fonction du temps, le second rendement 52 s'effondre plus tôt et plus fortement que le premier rendement 50. En outre à l'aide de la valeur limite 59 on peut faire une comparaison caractérisant le rendement moyen 56 d'un catalyseur utilisable 32 (c'est-à-dire fonctionnant correctement) et du rendement moyen 58 d'un catalyseur 32 non utilisable. 14 La figure 3 montre dans sa partie supérieure le chronogramme d'un rendement 72 présentant plusieurs effondrements de rendement 73 comme ceux que l'on rencontre dans un catalyseur si en même temps les gaz d'échappement fournis au catalyseur 32 présentent plusieurs pics successifs d'oxydes d'azote NOx 74 du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 et si en même temps la charge d'ammoniac NH3 54 évolue comme à la partie intermédiaire de la figure 3. Une courbe de référence ou des valeurs de référence 76 donnent la courbe du rendement 72 que l'on obtiendrait sans les pics d'oxydes d'azote NOx 74 représentés à la figure 3. Le diagramme montre en outre la perte de rendement (non normée) 77 c'est-à-dire le minimum relatif pris par rapport aux valeurs de références 76 ou à la valeur moyenne du rendement 72. La flèche 83 indique un début de glissement d'ammoniac NH3. Dans la partie inférieure de la figure 3 on a représenté la perte de rendement normé 78. Deux lignes verticales en traits interrompus indiquent à titre d'exemple un espace de temps de mesure 79. Les pics d'oxydes d'azote NOx 74 seront désignés ci-après de manière synonyme par l'expression "augmentation intermittente 74 20 du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75". La figure 3 montre une possibilité d'évaluer le vieillissement du catalyseur 32 à partir de sa capacité de stockage d'ammoniac NH3. La capacité de stockage d'ammoniac NH3 est une mesure de la propriété du catalyseur 32 de stocker de l'ammoniac dans 25 sa surface active et de l'utiliser comme agent réducteur pour la catalyse des composants d'oxydes d'azote NOx contenus dans les gaz d'échappement. On remarque comment les effondrements de rendement 73 diminuent en amplitude avec l'augmentation de la charge d'ammoniac NH3 54. Cela est d'autant plus accentuer pour la capacité 30 du catalyseur 32 de stocker de l'ammoniac NH3 et de l'utiliser de manière active pour la catalyse. Plus les effondrements de rendement 73 sont réduits et plats en référence à chaque fois à un pic d'oxydes d'azote NOx 74 qui précède et en tenant compte de la charge d'ammoniac NH3 54 respective et plus on pourra considérer le 35 catalyseur 32 comme utilisable. La représentation de la figure 3 15 convient de préférence pour avoir une information positive indiquant que le catalyseur 32 est utilisable. Dans la partie inférieure du dessin, la perte de rendement normée 78 est fournie par l'installation de commande et/ou de régulation 16 du moteur à combustion interne 12 à partir de l'effondrement du rendement 73 en tenant compte de l'amplitude ou de l'intensité du pic d'oxydes d'azote NOx 74 correspondant. Les flèches 80 caractérisent les instants respectifs auxquels a été faite cette détermination et qui peut se produire seulement après l'atténuation du pic d'oxydes d'azote NOx 74 respectif et de l'effondrement de rendement correspondant 73 ; la valeur obtenue à chaque fois reste stockée jusqu'à l'opération suivante. La perte de rendement normée 78 peut se définir par les formules suivantes : SEL = (f 11scR dt)/(f (dmNoX/dt)dt)= SEL = perte de rendement normée 78, rlSCR = rendement SCR 72, dmNoX/dt = débit massique d'oxydes d'azote 75, - du rendement SCR 72 le numérateur représente la somme de composants partiels successifs d'une dérivée en fonction du temps, et - le dénominateur représente la somme des composants successifs 25 d'une dérivée seconde du débit massique d'oxydes d'azote NOx c'est- à-dire de la dérivée première du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 en fonction du temps. Une valeur limite 81 permet d'évaluer la disponibilité du catalyseur 32. La hauteur de la valeur limite 81 se choisit par exemple 30 en fonction de la valeur initiale de la perte de rendement normée 78. Dans la mesure où la perte de rendement normée 78 a dépassé vers le bas au moins une fois la valeur limite 81 au cours de l'exécution du procédé, on considère que le catalyseur 32 est conforme (catalyseur utilisable) comme cela est le cas dans la représentation de la figure 3. 16 Dans ce cas la charge NH3 54 du catalyseur 32 peut être arrêtée immédiatement et on n'exécutera pas le test de vidage. Si en revanche on ne passe pas en dessous de la valeur limite 81 il est possible que le catalyseur 32 soit utilisable mais que les conditions de mesure ne convenaient pas ou encore que le catalyseur 32 doit être considéré comme inutilisable. Ces alternatives ne peuvent toutefois pas se distinguer par les étapes du procédé de la figure 3. La figure 4 montre quatre exemples B1, B2, B3, B4 d'exploitation de différents pics d'oxydes d'azote NOx 74 ; les exemples B1-B4 sont à prendre séparément et indépendamment les uns des autres ou encore dans l'ordre présenté. Le tracé respectif du rendement 72 est représenté en liaison avec les pics d'oxydes d'azote NOx 74. Les plages 84 caractérisent une période utilisée pour une exploitation. Les exemples B1 et B2 montrent des pics d'oxydes d'azote NOx 74 discrets, successifs et qui se distinguent l'un de l'autre. L'exemple B3 montre deux brefs pics d'oxydes d'azote NOx 74 qui se suivent et ne peuvent se distinguer l'un de l'autre. L'exemple B4 montre un intervalle de temps en liaison avec un changement durable de point de fonctionnement du moteur à combustion interne 12. Les exemples B1-B4 peuvent être exploités avec le procédé de l'invention. On effectue une dérivée en fonction du temps (« gradient ») du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 et on compare à des seuils non représentés. Si l'on dépasse un premier seuil on peut appliquer le procédé. Les zones à gradient positif et à gradient négatif sont significatives. En même temps on exploite le rendement 72 et les effondrements de rendement 73. Pour juger le catalyseur 32 il peut suffire de ne saisir et de n'exploiter qu'un seul pic d'oxydes d'azote NOx 74. En principe on procède comme suit pour les exemples 30 B1-B4 de la figure 4 : a) on attend que le gradient du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 dépasse le premier seuil et que l'on a une augmentation relativement rapide du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 pour disposer ainsi d'un événement exploitable. On démarre alors le procédé, 17 b) on détermine et on exploite l'intensité de l'effondrement 73 du rendement 72 en fonction du temps. Cela peut se faire en se reportant à une valeur de référence 76 ou en faisant la somme des composants du gradient du rendement 72 (on comparera à cet effet la formule donnée ci-dessus de la perte de rendement normée 78, SEL), c) on détermine l'amplitude des pics d'oxydes d'azote NOx 74 en fonction du temps, d) on détermine la saisie ou la détermination des grandeurs traitées dans les étapes b et c si le gradient du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 passe en dessous d'un second seuil et que l'on a ainsi une descente relativement rapide du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 et ainsi un retour à un débit massique d'oxydes d'azote NOx 75 plutôt moyen, e) on forme le quotient de la grandeur obtenue dans l'étape b et de la grandeur obtenue dans l'étape c. Le quotient est utilisé pour évaluer la disponibilité du catalyseur. La figure 5 montre un procédé d'évaluation des propriétés du catalyseur, simplifié par rapport à celui présenté aux figures 3 et 4. La figure décrit une exploitation statistique de comptage de la détection du glissement d'ammoniac NH3 pour un fonctionnement dynamique du moteur à combustion interne 12. La partie supérieure du chronogramme représente le rendement 72 et la partie inférieure représente un état de comptage 90 d'un compteur statistique. Le seuil 92 permet d'évaluer l'existence d'un glissement d'ammoniac NH3. Une première courbe 94 représentée en traits interrompus sert ici à la comparaison ; elle représente le rendement 72 au cas où il n'y a pas de glissement d'ammoniac NH3 ou peu de glissement d'ammoniac NH3 dans le catalyseur 32. Une seconde courbe 96 représente l'évolution du rendement 72 dans le cas où il y a un glissement significatif d'ammoniac NH3. Les flèches 98 indiquent un rétablissement du rendement 72 ou un décrément de l'état de comptage 90 qui en résulte à la fin du pic d'oxydes d'azote NOx 74 (non représenté). Les deux diagrammes ou courbes représentés se réfèrent à la même échelle de temps t. 18 On remarque qu'en fonction du temps t le rendement 72 selon la courbe 96 diminue de plus en plus. Une flèche 100 indique le cas où le seuil 92 de l'étape de comptage 90 est dépassé avec ensuite saturation du catalyseur 32 en agent réducteur permettant de conclure qu'il y a un glissement d'ammoniac NH3 dans l'installation de gaz d'échappement 10.10 19 NOMENCLATURE DES ELEMENTS PRINCIPAUX 10 installation de gaz d'échappement 12 moteur à combustion interne 14 conduite 16 installation de commande et/ ou de régulation 18 programme d'ordinateur 20 ligne de commande 22 ligne de commande 24 ligne de commande 26 ligne de commande 28 catalyseur d'oxydation diesel 30 filtre à particules diesel 31 installation d'alimentation 32 catalyseur SCR 34 sonde lambda 36 capteur d'oxydes d'azote NOx 38 capteur de température 50 premier rendement d'un catalyseur SCR neuf 52 second rendement d'un catalyseur ancien 54 charge d'ammoniac NH3 56 rendement moyen du premier rendement 57 différence 58 rendement moyen du second rendement 59 valeur limite entre les rendements moyens 56 et 58 60 capacité de stockage maximale 62 grandeur caractérisant un glissement d'ammoniac NH3 64 grandeur caractérisant un glissement d'ammoniac NH3 66 valeur initiale de la charge en ammoniac NH3 68 valeur maximale de la charge en ammoniac NH3 70 valeur finale de la charge en ammoniac NH3 72 rendement 73 effondrement du rendement 74 augmentation intermittente du débit massique d'oxydes d'azote NOx 75/pic d'oxydes d'azote NOx 75 débit massique d'oxydes d'azote NOx 20 76 courbe/valeur de référence 77 perte de rendement non normée 78 perte de rendement normée 79 espace/intervalle de mesure 80 flèche 81 valeur limite 83 flèche début de glissement 90 état de comptage 92 seuil 94 courbe du rendement 72 sans glissement 96 courbe du rendement 72 pour un glissement significatif 98 flèche 100 flèche 20 REVENDICATIONS1 °) Procédé de gestion d'une installation de gaz d'échappement (10) d'un moteur à combustion interne (12) selon lequel - on réduit les oxydes d'azote NOx avec un catalyseur SCR (32) et on 5 surveille l'état de vieillissement du catalyseur SCR (32), et pour surveiller on modifie la quantité d'agent réducteur stocké dans le catalyseur SCR (32), procédé caractérisé en ce qu' au cours d'une phase de variation de la quantité d'agent réducteur 10 stockée dans le catalyseur SCR (32), on exploite un effondrement du rendement (73) du catalyseur SCR (32) pour au moins une augmentation intermittente (74) du débit d'oxydes d'azote fourni au catalyseur SCR (32) et on l'exploite pour conclure à l'état de vieillissement du catalyseur SCR (32). 15 2°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' on saisit un gradient du rendement SCR (72) et on l'exploite pour déterminer l'état de vieillissement du catalyseur SCR (32). 20 3°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' - on forme le quotient suivant : SEL = (Jnscx dt) / (J(dmNoX/ dt)dt formule dans laquelle : 25 nscR = rendement SCR (72), dmNoX/dt = débit massique d'oxydes d'azote NOx, et on conclut que le catalyseur SCR (32) fonctionne correctement si le quotient SEL atteint au moins une valeur limite inférieure (81) ou passe en dessous de celle-ci, 30 - la valeur limite inférieure (81) caractérisant la capacité de stockage minimale requise d'agent réducteur du catalyseur SCR (32). 4°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' 22 on détermine le rendement SCR (72) à partir d'un taux de conversion des oxydes d'azote NOx en azote N2. 5°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' au cours d'une phase de variation de la quantité d'agent réducteur stockée dans le catalyseur SCR (32) on saisit plusieurs effondrements de rendement (73), de préférence successifs, du catalyseur SCR (32) pour un ensemble correspondant d'augmentations intermittentes (74) du débit d'oxydes d'azote NOx fourni au catalyseur SCR (32) et on exploite et on utilise l'évolution de la réduction des effondrements de rendement (73) pour évaluer l'état de vieillissement du catalyseur. 6°) Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu' à partir du tracé de la réduction des effondrements de rendement (73) ou d'une grandeur correspondante ou encore à partir de la valeur absolue de l'effondrement de rendement (73) saisi ou d'une grandeur correspondante, on prévoit la saturation du catalyseur SCR (32) par l'agent réducteur. 7°) Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu' on augmente la sensibilité d'une surveillance vis-à-vis d'une irruption d'agent réducteur à travers le catalyseur SCR (32) si à partir de l'exploitation de la courbe ou de la valeur absolue ou d'une grandeur correspondante on peut conclure que l'on atteindra rapidement la saturation. 8°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' on exploite les effondrements de rendement (73) en fonction d'au moins l'une des grandeurs suivantes : un effondrement de rendement (73) postérieur à un pic d'oxydes 35 d'azote NOx précédent (74), 23 un effondrement du rendement (73) après un pic d'oxydes d'azote NOx suivant (74), une valeur de référence (76) du rendement SCR (72) correspondant à un état de fonctionnement comparable de l'installation de gaz d'échappement (10) sans augmentation intermittente (74) de la teneur en oxydes d'azote, au moins un seuil prédéterminé et/ou une valeur de consigne prédéterminée, une quantité d'agent réducteur fournis, une durée de l'alimentation en agent réducteur, et/ou une teneur actuelle en agent réducteur. 9°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' au moins l'augmentation intermittente (74) du débit d'oxydes d'azote NOx arrivant dans le catalyseur SCR (32) est faite de manière intentionnelle notamment en modifiant le recyclage des gaz d'échappement de l'installation de gaz d'échappement (10). 10°) Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on n'exécute le procédé que si au moins l'une des grandeurs suivantes se trouve dans une plage de valeur prédéfinie : le débit massique de gaz d'échappement, le débit volumique de gaz d'échappement, la température de gaz d'échappement, la vitesse de circulation de véhicule, - la pression ambiante, - la température ambiante, - la teneur en oxydes d'azote en hydrocarbures en monoxyde de carbone, PM ou en oxygène des gaz d'échappement, le taux de dosage de l'agent réducteur, le gradient de température de l'installation de gaz d'échappement (10), J 24 - le taux de recyclage des gaz d'échappement et/ou la vitesse de rotation, la quantité injectée, le mode de fonctionnement, l'état de fonctionnement, le temps de fonctionnement et/ ou le temps d'arrêt du moteur à combustion interne (12). 11°) Programme d'ordinateur (18) et installation de commande et/ou de régulation (16) d'un moteur à combustion interne (12), caractérisé en ce qu' il est programmé pour appliquer le procédé selon l'une quelconque des 10 revendications 1 à 10. 15
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CIRCUIT DE DISTRIBUTION DE VIDE D'UN MOTEUR DE VEHICULE [0001 La présente invention concerne le domaine des moteurs de véhicule, et plus particulièrement ceux qui utilisent une source de dépression pour faire fonctionner un ou plusieurs dispositifs auxiliaires du moteur. [0002 Il est connu dans les véhicules automobiles, utilisant notamment un moteur à combustion interne, de disposer d'une réserve de pression négative (ou vide) destinée à alimenter un circuit de distribution de vide. Le circuit de distribution de vide fournit une pression négative, par exemple à un réseau d'électrovannes, dont la fonction est de piloter différents consommateurs du moteur, notamment des vannes de commandes d'un turbocompresseur du moteur, ou des vannes de commande de conduits de transport de fluide à destination du moteur. [0003] A titre d'exemples d'utilisation des électrovannes, on peut citer : - une vanne de géométrie variable d'un turbocompresseur ; une vanne dite « waste gate » ou soupape de décharge, disposée en sortie d'échappement d'un turbocompresseur ; - une vanne pour le doseur d'air ; - une vanne pour le conduit de dérivation (ou « bypass ») du refroidisseur d'air de suralimentation (RAS) ainsi qu'une vanne pour la branche contenant le RAS ; une vanne pour le conduit de dérivation des gaz d'échappement recirculés, autrement désignés EGR pour « Exhaust Gas Recirculation » ainsi qu'une vanne pour la branche contenant l'EGR ; - une vanne pour les systèmes d'assistance au freinage nécessitant une source de dépression, voire de vide partiel. [0004] Ces différentes vannes sont commandées par des actionneurs (électrovannes), communément appelés « poumons de commande ». Des membranes à l'intérieur des vannes permettent, par la dépression générée par le circuit de distribution de vide, d'actionner les différents consommateurs, ou dispositifs auxiliaires, du moteur. [0005] Il serait possible de piloter ces dispositifs auxiliaires au moteur à l'aide de commandes électroniques mais dès qu'il est nécessaire d'implanter plus de trois de ces consommateurs, il est plus intéressant, d'un point de vue de la fiabilité et du coût, d'utiliser un circuit de distribution de vide, comportant une pompe à vide et une réserve de vide, pour piloter l'ensemble des électrovannes. Les électrovannes sont considérées plus fiables que les commandes électroniques pour un temps de réponse à peu près similaire. [0006 L'utilisation des électrovannes devient de plus en plus courante pour la gestion des dispositifs auxiliaires au moteur du fait de la multiplication des besoins du conducteur, en terme de sécurité ou de performance du véhicule, mais également en raison des exigences réglementaires de plus en plus strictes en matière de respect de l'environnement et de consommation de carburant (réglementations EURO 5/EURO 6 ainsi que les normes d'injection de carburant au regard d'un cycle cycle NMVEG pour « New Motor Vehicle Exhausted Gas »). [0007] Considérant l'augmentation croissante des dispositifs auxiliaires qui équipent les véhicules actuels, la réserve de vide doit être de plus en plus importante et la place autour du moteur, du fait notamment de ces dispositifs auxiliaires, se réduit de plus en plus. A titre d'exemple, la réserve de vide qui présentait jusqu'alors un volume de l'ordre de 0,2 à 0,3 litre doit aujourd'hui passer à un volume minimum de 0,5 litre. [0008] Parallèlement, la modification du style des véhicules automobiles modernes en vue d'améliorer l'esthétique et la pénétration dans l'air a conduit progressivement à dessiner le capot moteur avant plongeant, depuis la base du pare-brise vers l'avant du véhicule. Cette tendance aboutit à une réduction du volume disponible pour l'agencement des dispositifs auxiliaires (consommateurs) dans le compartiment moteur. Par ailleurs, les réglementations liées notamment aux accidents « choc piétons » nécessitent de prévoir sous capot des zones d'absorptions d'énergie. [0009] Ainsi, le problème d'encombrement au niveau du compartiment moteur est devenu crucial et en particulier, dans le cadre de l'utilisation d'un circuit de distribution de vide, le placement de ce dernier avec tous les éléments qui le composent devient une difficulté croissante. [0010] La présente invention entend remédier à ces problèmes en proposant un circuit de distribution de vide dans lequel les éléments composant ce circuit sont les plus proches possibles les uns des autres et sont disposés de manière avantageuse sur le moteur, en particulier en limitant l'encombrement lié au réservoir de vide. [0011] Selon l'invention, il est ainsi proposé un moteur thermique comportant montés sur la face supérieure du moteur un circuit d'admission d'air vers le collecteur d'admission et un circuit de distribution de vide qui comprend une réserve de vide connectée à une pompe à vide, la réserve de vide étant reliée à une pluralité d'électrovannes aptes à piloter des consommateurs du moteur, caractérisé en ce que la réserve de vide est associée à l'un des composants du circuit d'amission d'air. [0012] De manière préférée, la réserve de vide est fixée sur le filtre à air appartenant au circuit d'admission d'air, et plus précisément sur le boîtier enfermant la cartouche de filtre à air. [0013] Selon une variante de l'invention, la réserve de vide est intégrée au couvercle filtre à air de manière à former un ensemble monobloc. [0014] Selon d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention : - le boîtier du filtre à air est apte à être fixé sur le moteur en au moins deux points de fixation et en ce que la réserve de vide est disposée entre ces deux points de fixation ; utilisant ainsi entre les deux points de fixation les volumes résiduels disponibles dans cet environnement ; - le couvercle comporte, dans sa portion dédiée à la réserve de vide, une face supérieure présentant une forme adaptée à sa préhension par un utilisateur, de préférence une forme de poignée ; - le filtre à air et la réserve de vide sont réalisés en plastique, de préférence en une même matière plastique ; - la réserve de vide comprend au moins un piquage d'entrée relié à la pompe à vide et un piquage de sortie relié aux électrovannes/consommateurs ; - le couvercle amovible du filtre à air autorise le remplacement de la cartouche dudit filtre à air. [0015] L'invention concerne aussi un véhicule automobile comprenant un moteur tel que défini ci-dessus. Avantageusement, la réserve de vide, comparativement au filtre à air, est placée vers l'avant du véhicule. [0016] D'autres détails et caractéristiques avantageuses de l'invention ressortent de la description détaillée faite ci-après à titre non limitatif à l'aide des figures annexées sur lesquelles : - la figure 1 montre schématiquement une vue de dessus d'un groupe motopropulseur de véhicule automobile selon l'art antérieur où sont visibles uniquement les éléments d'un circuit de distribution de vide ; - la figure 2 montre schématiquement une vue de dessus, identique à celle de la figure 1, d'un groupe motopropulseur de véhicule automobile dans lequel est inclus un circuit de distribution vide conforme à l'invention ; - la figure 3 est une vue schématique en coupe selon le plan P du groupe motopropulseur de la figure 2 (le plan P est perpendiculaire au plan de la figure 2) ; la figure 4 montre en perspective la réserve de vide ainsi que la chambre d'admission et deux points de fixation de cette dernière sur le moteur. [0017] De façon usuelle, un circuit de distribution de vide comprend : - une pompe à vide 11, classiquement entraînée en bout de l'arbre à cames du moteur ; une réserve de vide 13 connectée à une admission d'air 2 ou 20, reliée d'une part à la pompe à vide 11 et d'autre part à une pluralité d'électrovannes (non représentées) aptes à piloter des consommateurs du moteur ; - un tuyau (non représenté) reliant la pompe à vide 11 à la réserve de vide 13 ; - au moins un tuyau (non représenté sur les figures annexées) reliant la réserve de vide 13 aux différents consommateurs, situés tout autour du moteur 5. [0018] Un circuit de distribution de vide classique est représenté sur la figure 1. Etant donné la dispersion des différents éléments formant un circuit de distribution de vide dans cette solution de l'état de l'art, tous les composants d'un circuit de distribution de vide ne sont pas visibles sur cette figure. Ainsi, sur cette figure sont visibles la pompe à vide 11, une partie du circuit d'admission d'air 2 et les deux points de fixation 3, 4 de cette dernière sur le compartiment moteur 5. La réserve de vide de ce circuit de distribution de vide n'est pas visible sur la figure 1. En effet, cette réserve de vide est généralement située sur le carter cylindre du moteur, ou sur la culasse du moteur, de sorte qu'il existe un conduit, de longueur non négligeable, reliant nécessairement cette réserve de vide aux électrovannes, généralement situées dans la partie haute du moteur [0019] Le circuit de distribution de vide de l'invention (figures 2 à 4) comprend l'ensemble des éléments susvisés, sensiblement à l'identique d'un circuit de distribution de vide de l'art antérieur. [0020] Des exemples de différents consommateurs envisageables pour être pilotés par les électrovannes ont été présentés précédemment et l'invention s'adapte à tous types d'électrovannes, et par conséquent de consommateurs, et n'entend pas modifier ces derniers, ni leurs dispositions respectives autour du moteur. A ce niveau, l'invention prévoit de réaliser les piquages d'entrée (relié à la pompe à vide) et sortie (relié à au moins une électrovanne, elle-même reliée aux différents consommateurs) directement dans la réserve de vide 13, de préférence issue de matière de cette dernière 13. [0021] Sur la figure 4 sont visibles les piquages d'entrée 15 et sortie 16 placés sur un côté de la réserve de vide 13 à proximité de la pompe à vide 11, sans toutefois que cette solution soit limitative. L'emplacement des piquages d'entrée 15 et sortie 16 sur la réserve de vide 11 est simplement fonction de la facilité de raccordement en particulier à la pompe à vide 11 mais également éventuellement aux électrovannes de manière à ce que les tuyaux ou raccords entre le piquage considéré et l'élément auquel il est relié soient le plus court possible. [0022] De manière classique, la réserve de vide 13 comprend au moins un piquage d'entrée 15, relié à la pompe à vide 11, et au moins un piquage de sortie 16, relié à une ou plusieurs électrovannes. Il est possible de prévoir plusieurs piquages de sortie 16, selon le nombre et la nature des consommateurs (électrovannes « on/off » ou proportionnelles). Dans le cas où il n'y a qu'un piquage de sortie 16 pour plusieurs électrovannes, comme représenté ici, la dérivation est réalisée directement sur la tuyauterie en aval de la réserve de vide 13. Selon une possibilité offerte par l'invention, il est également possible de prévoir un raccordement de la pompe à vide 11 et/ou des électrovannes directement (sans tuyau) sur le piquage respectivement d'entrée 15 et de sortie 16 de la réserve de vide 13. r La réserve de vide 13 est associée à un composant du circuit d'admission d'air 2 du moteur, plus précisément au filtre à air 20- Lorsque la réserve de vide 13 est fermée, par exemple à l'aide d'un clapet, la pompe à vide 11 peut créer une dépression négative à l'intérieur de ladite réserve 13, ce qui permet de piloter les électrovannes. Ici, l'invention se différencie clairement des circuits de distribution de vide de l'art antérieur en ce que la réserve de vide 13 est associée, attenante ou adjacente, au filtre à air 20. [0024] Il est à noter que la connexion , entre la pompe à vide et la réserve de vide ainsi qu'entre cette dernière et les différents consommateurs est souvent malaisée du fait de l'éloignement de ces éléments les uns des autres, à des emplacements parfois opposés autour du moteur, ce qui complexifie d'autant les systèmes existants. Ainsi, pour des besoins fonctionnels, un certain nombre de consommateurs sont, la plupart du temps, situés à l'arrière du moteur tandis que la pompe à vide 11 est classiquement disposée en partie supérieure du moteur 5 sensiblement à proximité de la chambre d'admission d'air 2 ou 20. [0025] L'invention est partie de ce constat de localisation de la pompe à vide et de son encombrement de plus en plus important et vise en premier lieu à réduire l'encombrement du circuit de distribution de vide mais également à simplifier les connexions nécessaires entre les éléments du circuit de distribution de vide, ce qui le rendra plus fiable en évitant les risques de dispersion de la pression négative générée par la pompe à vide 11 qui sont plus particulièrement susceptibles de survenir au niveau des raccords et tuyaux de connexion. [0026] Après expérimentations, il est apparu que le filtre à air 20 peut de façon particulièrement avantageuse être utilisé pour constituer la réserve de vide 13 ou pour fixer cette dernière. Comme cela est apparent sur la figure 3, la réserve de vide 13 se loge, à côté du filtre à air 20, idéalement sur la partie supérieure du moteur 5, sans former une protubérance extérieure au compartiment moteur 5. [0027] II a par ailleurs été envisagé de fixer la réserve de vide 13 sur le couvercle 21 du filtre à air 20. Le couvercle 21 se trouve ainsi allongé, sur toute sa largeur, d'une portion nécessaire à aménager/former le volume intérieure de la réserve de vide 13, à savoir à l'heure actuelle un volume d'un minimum d'un demi litre. La portion ajoutée au couvercle 21 de la chambre d'admission 20 pour former la réserve de vide 13 peut être constituée d'une portion inamovible, fixée par exemple par collage ou sertissage ou bien être rattachée par une fixation mécanique autorisant un caractère amovible de la réserve de vide 13, tel qu'un clipsage ou agrafage. [0028] Selon une variante de réalisation, la réserve de vide 13 est intégrée ou incorporée au couvercle 21 du boîtier 22 enfermant le filtre à air 20 de sorte que le couvercle 21 comprend intrinsèquement la réserve de vide 13. Cette dernière solution présente un avantage certain quant à la simplification de la fabrication des éléments formant le couvercle 21 de filtre à air 20 et la réserve de vide 13. En effet, une seule étape de moulage de la pièce est nécessaire. [0029] De façon particulièrement intéressante, l'invention utilise le boîtier 22 dans lequel est logé le filtre à air 20 éliminant au maximum les poussières contenues dans l'air ambiant que le moteur reçoit. Ce filtre à air 20 est classiquement présent en face supérieure du moteur et est généralement situé à proximité de l'emplacement habituel de la pompe à vide 11. [0030] Grâce au placement du boîtier 22 sur le moteur, il est très pratique pour un utilisateur d'ouvrir le couvercle 21 du boitier 22 et changer le filtre à air 20 (c.à.d. la cartouche du filtre à air). L'invention utilise ce principe en prévoyant de prolonger le couvercle amovible 21 habituellement présent sur la boîtier pour former une portion dédiée à la réserve de vide 13, cette portion présentant idéalement une géométrie adaptée pour une préhension facile par un utilisateur, par exemple une forme de poignée. [0031] En effet, la caractéristique importante de la réserve de vide réside dans son volume intérieur et non dans sa forme particulière ou plus précisément dans la forme particulière d'une partie de ses parois internes de sorte qu'il est bien plus aisé de prévoir une poignée, ou analogue, dans la portion dédiée à la réserve de vide 13 que dans la partie du couvercle 21 fermant le boîtier du filtre à air. [0032] Comme on peut le voir sur les figures 2 et 3, la réserve de vide 13 couvre une partie du moteur 5, à l'instar du filtre à air 20, de manière à masquer une partie plus importante du moteur 5 et présenter un caractère plus esthétique de ce dernier 5. Le filtre à air 20 est fixé sur le moteur 5, idéalement via des pions de clipsage 3, 4, et l'invention, en fixant ou en intégrant la réserve de vide 13 au filtre à air 20, évite toute fixation supplémentaire propre à maintenir ladite réserve 13 sur le moteur 5. [0033] En outre, le fait que la réserve de vide 13 soit placée entre deux points de fixation 3, 4 du filtre à air 20 au moteur 5 permet de rigidifier l'ensemble formé de la réserve de vide 13 et du filtre à air. Les éléments sous capot sont soumis à de nombreuses vibrations et saccades du fait du trajet routier et de ses aléas (cahots dus à la route, soubresauts du moteur etc....) qui ont pour conséquence d'affaiblir en particulier les fixations des éléments montés sur le compartiment moteur 5. Grâce à cette solidarisation des éléments 13 et 20, on obtient une meilleure tenue mécanique de cet ensemble 13, 20 sur le moteur 5. [0034] L'invention s'applique préférentiellement dans le cas d'un moteur à combustion interne (moteur diesel) car les dispositifs auxiliaires ou consommateurs sont, à l'heure actuelle, généralement plus nombreux pour ce type de moteur que pour un moteur de type essence de sorte que la présence d'un circuit de distribution de vide y est particulièrement intéressante. En effet, il est classique de prévoir dans un véhicule équipé d'un tel moteur notamment un refroidisseur d'air de suralimentation (RAS) et un circuit de recirculation des gaz d'échappement (EGR) ainsi que des consommateurs liés au(x) turbocompresseur(s). Néanmoins, l'invention n'est pas limitée à l'application aux moteurs de type diesel et pourra être envisagée à chaque fois qu'un circuit de distribution de vide est implanté sur un moteur. [0035] La réserve de vide 13, implantée sur le dessus du moteur 5, peut être avantageusement utilisée comme moyen d'absorption d'énergie pour satisfaire les règlementations « choc piéton ». Dans cette perspective, la réserve de vide 13 est réalisée dans un matériau relativement souple, par exemple en polyéthylène ou en époxy, apte à se déformer et ainsi à absorber l'énergie d'un choc sur le capot du véhicule. REVENDICATIONS1. Moteur thermique (5) comportant montés sur la face supérieure du moteur (5) un circuit d'admission d'air (2) vers le collecteur d'admission et un circuit de distribution de vide qui comprend une réserve de vide (13) connectée à une pompe à vide (11), la réserve de vide (13) étant reliée à une pluralité d'électrovannes aptes à piloter des consommateurs du moteur (5), caractérisé en ce que la réserve de vide (13) est associée à l'un des composants du circuit d'admission d'air (2). 2. Moteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le composant auquel est associée la réserve de vide (13) est un filtre à air (20) appartenant au circuit d'admission d'air. 3. Moteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la réserve de vide (13) est fixée au couvercle (21) du boîtier renfermant le filtre à air (20). 4. Moteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que la réserve de vide (13) est intégrée au couvercle (21) du boîtier renfermant le filtre à air de manière à former 15 un ensemble monobloc. 5. Moteur selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que le couvercle (21) comporte, dans sa portion dédiée à la réserve de vide (13), une face supérieure présentant une forme adaptée à sa préhension par un utilisateur, de préférence une forme de poignée. 20 6. Moteur selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le filtre à air (20) est apte à être fixé sur le moteur (5) en au moins deux points de fixation (3, 4) et en ce que la réserve de vide (13) est disposée entre ces deux points de fixation (3, 4). 7. Moteur selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que 25 le boîtier du filtre à air (20) et la réserve de vide (13) sont réalisés en plastique, de préférence en une même matière plastique. 8. Moteur selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la réserve de vide (13) comprend au moins un piquage d'entrée (15) relié à la pompe à vide (11) et un piquage de sortie (16) relié aux électrovannes/consommateurs. 9. Moteur de véhicule automobile selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisé en ce que la réserve de vide (13) et le filtre à air (20) sont montés sur la face supérieure du moteur (5). 10. Véhicule automobile comprenant un moteur (5) selon l'une des revendications 1 à 9. 11. Véhicule selon la revendication 10, caractérisé en ce que la réserve de vide (13), comparativement au filtre à air (20), est placée vers l'avant du véhicule.
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Domaine de l'invention La présente invention se rapporte à dispositif d'étranglement pour l'air d'alimentation d'un moteur à combustion interne, comprenant : - un boîtier, - un canal de gaz, - un arbre d'étranglement, - un organe d'étranglement mobile avec l'arbre d'étranglement, et - un palier pour recevoir l'arbre d'étranglement sur le boîtier. Etat de la technique En technique automobile, on commande et/ ou on régule l'alimentation en air comburant du moteur à combustion interne par l'intermédiaire d'un dispositif d'étranglement installé dans la conduite d'admission pour commander et/ou réguler la puissance mécanique fournie par le moteur à combustion interne. Le dispositif d'étranglement comporte un boîtier dans lequel est réalisé un canal de passage des gaz, un arbre d'étranglement ainsi qu'un volet d'étranglement installé sur l'arbre d'étranglement. L'arbre d'étranglement est commandé par une installation d'actionnement par exemple équipée d'un moteur électrique pour commander le volet d'étranglement. Cela permet de modifier la section de passage disponible à la veine d'air traversant le canal d'alimentation. L'arbre d'étranglement est monté dans le boîtier du dispositif d'étranglement par l'intermédiaire d'un palier, tel qu'un palier à roulement. En dehors du palier à roulement, entre le boîtier et l'arbre d'étranglement, il y a un espace intermédiaire ou un intervalle. Bien que l'arbre d'étranglement soit rendu étanche par rapport au boîtier par l'intermédiaire d'un ou de deux joints d'étanchéité, on peut rencontrer des défauts d'étanchéité au niveau des joints. Du fait de cet espace intermédiaire entre le boîtier et le canal des gaz d'échappement, des fluides tels que des liquides ou des gaz, peuvent pénétrer dans le boîtier. En particulier, si le dispositif d'étranglement est appliqué à un moteur à combustion interne d'un véhicule automobile, on peut avoir du condensat sous la forme d'eau dans le canal des gaz. En outre, dans le cas d'un moteur à combustion interne équipé d'une suralimentation 2 par un turbocompresseur, on a souvent des pressions relativement importantes dans le canal des gaz (canal d'alimentation) qui peuvent aller jusqu'à 3,5 bars. L'eau sous forme de condensat ou de l'air ou un gaz, peuvent arriver jusqu'au niveau du palier à roulement et provoquer des dommages. Dans le cas des moteurs à combustion interne équipés d'un turbocompresseur, on peut également avoir de l'eau condensée sous une pression élevée. Si l'eau condensée arrive dans le canal des gaz au niveau de l'espace intermédiaire ou de l'intervalle débouchant dans le canal des gaz entre le boîtier et l'arbre d'étranglement, cette eau de condensation sera poussée dans cet espace intermédiaire sous l'effet d'une pression élevée. Le document DE 10 2004 043 125 Al décrit un dispositif d'étranglement d'un moteur à combustion interne équipé d'un boîtier de volet d'étranglement et d'un arbre de volet d'étranglement muni d'un volet d'étranglement ou clapet. L'arbre du volet d'étranglement est monté pivotant dans un palier du boîtier du volet d'étranglement et une installation d'actionnement commande l'arbre du volet d'étranglement. Exposé et avantages de l'invention La présente invention a pour objet un dispositif d'étranglement du type défini ci-dessus, caractérisé en ce que l'espace intermédiaire entre l'arbre d'étranglement et le boîtier, notamment à l'extérieur du palier, est rempli par un milieu visqueux pour rendre l'espace intermédiaire étanche au fluide. En d'autres termes, l'invention se rapporte à un dispositif d'étranglement, notamment destiné à un moteur à combustion interne et comprenant un boîtier, un canal de gaz (canal d'alimentation), un arbre d'étranglement, un organe d'étranglement mobile avec l'arbre d'étranglement, un palier pour recevoir l'arbre d'étranglement dans le boîtier et dans l'intervalle entre l'arbre d'étranglement et le boîtier, notamment à l'extérieur du palier, on a un milieu visqueux pour réaliser l'étanchéité de l'espace intermédiaire. L'espace intermédiaire compris entre l'arbre d'étranglement et le boîtier est nécessaire, car l'arbre d'étranglement est monté mobile dans le boîtier monté fixe. Le milieu visqueux dans l'espace intermédiaire fonctionne comme barrière ou comme moyen 3 d'étanchéité de sorte que le fluide du canal de gaz ne peut arriver dans le palier. De plus, en cas de dépression dans le canal de gaz, on évitera que de l'air ambiant ne traverse le dispositif d'étranglement pour arriver dans le canal des gaz mis en dépression. On considérera également comme boîtier d'autres composants du dispositif d'étranglement qui délimite l'espace intermédiaire ou l'intervalle entre l'arbre d'étranglement et le boîtier ou les autres composants. Du fait de l'existence de l'espace intermédiaire entre l'arbre d'étranglement et le boîtier ou les autres composants du dispositif d'étranglement, au niveau de l'espace intermédiaire, l'arbre d'étranglement n'est pas monté sur le boîtier. En particulier, le boîtier ne constitue pas un palier lisse. Suivant un développement complémentaire, le volume de l'espace intermédiaire ou de l'intervalle est compris entre 50 mm3 et 500 mm3 et notamment entre 100 mm3 et 300 mm3, par exemple entre 100 mm3 et 150 mm3. L'espace intermédiaire est ainsi rempli par le milieu visqueux de sorte que le milieu visqueux fonctionne comme barrière contre la pénétration de fluide, c'est-à-dire en particulier de d'eau, de gaz et d'eau de condensation. Selon un autre développement, l'organe d'étranglement est un écran ou un rideau enroulable. En particulier, le milieu visqueux est prévu dans la zone comprise entre le canal de gaz et le palier, entre l'arbre d'étranglement et le boîtier. Selon un autre développement, l'arbre d'étranglement est muni d'une rainure annulaire qui reçoit un disque pour le montage axial de l'arbre d'étranglement. Selon un mode de réalisation complémentaire, le milieu visqueux est prévu dans l'espace intermédiaire entre le disque et l'arbre d'étranglement au niveau de la rainure annulaire. En d'autres termes, le milieu visqueux est ainsi prévu dans la rainure annulaire. De façon préférentielle, la rainure annulaire et le disque installé dans la rainure annulaire, se trouvent entre le canal de gaz et le palier. 4 Suivant une autre caractéristique, l'espace intermédiaire est rempli pratiquement complètement par le milieu visqueux. Être rempli pratiquement complètement par le milieu visqueux signifie que le volume de l'espace intermédiaire ou de l'intervalle, est rempli au moins à 80 %, 90 %, 95 %, 98 % ou 99 % avec le milieu visqueux. Le palier est avantageusement un palier à roulement. Selon un développement, le palier est un palier lisse (palier à coussinet). Suivant une autre caractéristique, l'arbre d'étranglement est rendu étanche par rapport au boîtier par un joint d'étanchéité ou par deux joints d'étanchéité. Le joint d'étanchéité est un joint en une matière élastique, par exemple en caoutchouc ou en matière synthétique élastique. En particulier, le milieu visqueux est de l'huile, telle que de l'huile de graissage, une graisse par exemple une graisse de lubrification ou un gel. Selon un autre développement, le dispositif d'étranglement comporte une installation d'actionnement pour basculer l'arbre d'étranglement et/ou l'organe d'étranglement est réalisé sous la forme d'un volet d'étranglement. Suivant une variante, le boîtier est au moins en partie, et notamment totalement en métal, par exemple en acier ou matière plastique. Un moteur à combustion interne selon l'invention est équipé d'une conduite d'admission pour l'alimentation en air comburant du moteur à combustion interne et d'un dispositif d'étranglement intégré dans la conduite d'admission pour commander et/ou réguler la quantité d'air traversant la conduite d'aspiration, le dispositif d'étranglement étant réalisé comme dispositif d'étranglement tel que décrit ci-après. Dessins La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide d'un exemple de réalisation d'un dispositif d'étranglement selon l'invention représenté dans les dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue de dessus d'un dispositif d'étranglement, - la figure 2 est une coupe selon la ligne II-II de la figure 1 à travers le dispositif d'étranglement, et - la figure 3 est une vue de détail à échelle agrandie du cercle portant 5 la référence III à la figure 2. Description d'un mode de réalisation de l'invention Le dispositif d'étranglement 1 peut s'appliquer à différents moteurs à combustion interne dans lesquels un volet d'étranglement 8 commande le passage dans un canal de gaz 4 (conduite d'alimentation). Le canal de gaz 4 est par exemple conçu pour le passage de l'air ou d'un mélange carburant/air ou autres. Suivant la position de basculement du volet d'étranglement 8, la veine de gaz sera plus ou moins étranglée. Normalement, le volet d'étranglement 8 peut basculer jusqu'à 90°. Mais il existe également des modes de réalisation dans lesquels, le volet d'étranglement 8 bascule de moins de 90° ou de plus de 90°, par exemple jusqu'à 180°. Un arbre d'étranglement 6 en métal, par exemple en acier ou en matière plastique avec un volet d'étranglement 8, est basculé par une installation d'actionnement 18 attaquant l'arbre d'étranglement 6. L'installation d'actionnement 18 est constituée par exemple par un moteur d'actionneur 18 attaquant l'arbre d'étranglement 6, tel qu'un moteur électrique ; le moteur actionne directement l'arbre d'étranglement 6 ou par l'intermédiaire d'une transmission. Les figures 1 à 3 montrent le dispositif d'étranglement 1 équipé d'un boîtier 2. Le boîtier 2 est traversé par un canal de gaz 4 représenté en vue frontale à la figure 1. Le canal de gaz 4 est par exemple une partie d'une conduite d'admission débouchant dans les chambres de combustion du moteur à combustion interne. Un arbre d'étranglement 6 monté pivotant dans le boîtier 2, traverse transversalement le canal de gaz 4. L'arbre d'étranglement 6 porte solidairement un volet d'étranglement 8. Le volet d'étranglement 8 est réalisé comme organe d'étranglement 9 et il peut par exemple être fabriqué en une seule pièce en matière plastique avec l'arbre d'étranglement 6. 6 Un logement de palier 10 ainsi qu'un autre logement de palier 12 équipent le boîtier 2 ou le boîtier de volet d'étranglement 2. Les logements de palier 10, 12, reçoivent l'arbre d'étranglement 6 de manière pivotante. Un moyen d'articulation 14 est relié solidairement à l'arbre d'étranglement 6. Dans l'exemple de réalisation représenté, le moyen d'articulation 14 se présente sous la forme d'un pignon denté soudé ou injecté par surmoulage sur l'arbre d'étranglement 6. Comme le volet d'étranglement 8 ne doit pas basculer par exemple de plus de 110°, il suffit que le pignon denté injecté, ne couvre qu'une zone de 110° avec ses dents et qu'un autre pignon de transmission, engrène avec le pignon d'entraînement d'un moteur d'actionnement. Le moteur d'actionnement avec le pignon denté de transmission et le moyen d'articulation 14, constituent une installation d'actionnement 18 pour commander le volet d'étranglement 8 monté sur l'arbre d'étranglement 6. Une extrémité d'un ressort d'actionnement 20 est reliée d'un côté directement ou indirectement au boîtier 2 et de l'autre côté le ressort d'actionnement 20 est relié directement ou indirectement à l'arbre d'étranglement 6 ou au volet d'étranglement 8. Dans l'exemple de réalisation présenté, l'extrémité droite du ressort d'actionnement 20 coopère par le moyen d'articulation 14 avec l'arbre d'étranglement 6. L'extrémité gauche du ressort d'actionnement 20, s'appuie contre le boîtier 2. Le ressort d'actionnement 20 sert à rappeler l'arbre d'étranglement 6 ou le volet d'étranglement 8 dans une position de repos non actionnée. Sur le côté, le boîtier 2 du volet d'étranglement, comporte un prolongement 22 venant en saillie. Le prolongement 22 est, de préférence, réalisé en une seule pièce avec le boîtier 2. Le prolongement 22 est, de préférence, dans la même matière que celle du boîtier 2. Le prolongement 22 est, de préférence, comme le restant du boîtier 2, en matière plastique. Le boîtier 2 peut ainsi être fabriqué très simplement par injection avec le prolongement 22. Le logement de palier 10 est, par exemple, constitué par un perçage étagé pénétrant dans le prolongement 22 du boîtier 2. Un 7 palier 22 surdimensionné, est enfoncé de force dans le logement de palier 10. Le diamètre de la périphérie 24a du palier 24, est plus grand que le diamètre du logement 10 au niveau du palier 24. Ainsi, le palier 24 pousse dans la direction radiale contre le boîtier 2 et ainsi le palier 24 ne risque pas de glisser sous l'effet des efforts produits pendant le fonctionnement du dispositif d'étranglement 1. Le palier 24 est par exemple un palier à roulement 24b. Dans l'exemple de réalisation choisi de manière préférentielle, le palier à roulement 24b se compose d'une bague extérieure 24d et de plusieurs galets 24c ou aiguilles logés dans la bague extérieure 24d. La périphérie 24a de la bague extérieure 24d est dimensionnée pour que la bague extérieure 24d soit tenue avec précontrainte dans le logement de palier 10. L'arbre d'étranglement 6 comporte une rainure annulaire 6b. La rainure annulaire 6b reçoit une rondelle 26. Une rondelle élastique 28 ondulée de manière élastique dans la direction radiale, assure la mise en tension de la rondelle 26 logé dans la rainure annulaire 6b, contre la bague extérieure 24d du palier 24. La rondelle élastique 28 s'appuie alors contre le boîtier 2 et plus précisément contre la face frontale du perçage étagé constituant le logement de palier 10. Cela garantit que pendant le fonctionnement du dispositif d'étranglement 1, il n'y a pas de mouvement relatif dans la direction longitudinale de l'arbre d'étranglement 6, entre la rondelle 26 et le palier 24 ou entre la rondelle 26 et le boîtier de volet d'étranglement 2. La rainure annulaire 6b de l'arbre d'étranglement 6, est légèrement plus large que l'épaisseur la rondelle 26, de sorte que lorsque la rondelle 26 est fixe, l'arbre d'étranglement 6 peut tourner légèrement et pourra avoir un espace intermédiaire 11 entre la rondelle 26 et l'arbre d'étranglement 6 au niveau de la rainure annulaire 6b. Un élément de serrage 30 entoure le logement de palier 10. Dans l'exemple de réalisation préférentiel, l'élément de serrage 30 est prévu sur la périphérie extérieure du prolongement 22 du boîtier 2. L'élément de serrage 30 entoure complètement le prolongement 22 au niveau du logement de palier 10. Selon l'exemple de réalisation préférentiel, la bague extérieure 24d pousse le palier 24 de l'intérieur 8 vers l'extérieur contre le prolongement 22 et l'élément de serrage 30 pousse de l'extérieur vers l'intérieur contre le prolongement 22. Comme l'élément de serrage 30 est poussé radialement de l'extérieur vers l'intérieur contre le prolongement 22, celui-ci ne peut s'échapper et malgré les efforts radiaux exercés sur le prolongement 22 par le palier 24 enfoncé de force. Cela est également vrai si le prolongement 22 ou l'ensemble du boîtier 2, sont réalisés en matière plastique qui pourrait céder sans le serrage proposé par l'élément de tension 30 ou encore la matière plastique pourrait fluer progressivement en l'absence de l'élément de serrage 30 ayant un effet de stabilisation. L'élément de serrage 30 est, de préférence de forme cylindrique ou en forme de manchon et il a sensiblement la forme d'un cylindre étagé, dont la face frontale est ouverte et qui présente la forme d'un chapeau avec une zone cylindrique 30a et une zone radiale 30b. L'élément de serrage 30 est de préférence fermé lorsque considéré dans la direction périphérique. L'élément de serrage 30 peut également être fendu de manière quelconque suivant une génératrice. L'élément de serrage 30 est par exemple en métal, de préférence en un métal traité, notamment en acier à ressort. Le ressort d'actionnement 20 peut s'appuyer par une extrémité à la jonction entre la zone cylindrique 30a et la zone radiale 30b. On évite ainsi que l'extrémité du ressort d'actionnement 20, ne puisse s'enfoncer dans la matière relativement molle du boîtier 2. La zone cylindrique 30a de l'élément de serrage 30, se trouve entre le prolongement 22 du boîtier 2 et le ressort d'actionnement 20. Cela garantit que même sous l'effet de contraintes d'oscillations fortes du dispositif d'étranglement, les spires du ressort d'actionnement 20, ne s'appliquent directement contre le prolongement 22 du boîtier 2. On garantit ainsi que même si le prolongement 22 est réalisé en un matériau relativement mou, le ressort d'actionnement 20 ne risquera d'endommager ni le prolongement 22, ni une autre zone du boîtier du volet d'étranglement 2. La matière de l'élément de serrage 30 est choisie de préférence pour que son coefficient de dilatation thermique, soit pratiquement le même que celui du palier 24 mais au moins comme 9 celui de la bague extérieure 24d du palier 24. Cela se fait très simplement en réalisant le palier 24 ou au moins la bague extérieure 24d du palier 24 en métal et l'élément de serrage 30 également en métal, de sorte qu'à la fois l'élément de serrage 30 et aussi le palier 24 ou sa bague extérieure 24d, présentent pratiquement le même coefficient de dilatation thermique. Comme le coefficient de dilatation thermique du palier 24 et celui de l'élément de serrage 30, sont identiques, cela garantit qu'à la fois pour une température de fonctionnement très élevée et aussi une température très faible, la pression de la matière du prolongement 22 ou du boîtier du volet d'étranglement 2, reste pratiquement inchangée entre le palier 24 et l'élément de serrage 30. Dans la zone 17 encadrée d'un trait interrompu à la figure 3 entre le boîtier 2 et le disque 26 et l'arbre d'étranglement 6, on a un espace intermédiaire ou intervalle 11. L'espace intermédiaire 11 selon la figure 3, n'apparaît en partie que sous la forme d'une ligne ou d'un segment de droite. L'espace intermédiaire 11 entre le boîtier 2 et l'arbre d'étranglement 6, est représenté comme droite et aussi en partie l'espace intermédiaire 11 entre le disque 26 et l'arbre d'étranglement 6, est représenté sous la forme d'un trait au niveau de la rainure annulaire 6b. Ce n'est que dans la zone de l'extrémité radiale intérieure du disque 26 et de l'extrémité intérieure radiale inférieure de la rainure 6b au niveau de l'arbre d'étranglement 6, que l'espace intermédiaire 11 n'est pas une droite, mais un espace libre. Dans cet espace intermédiaire 11, on a un milieu visqueux 7 par exemple une graisse ou une graisse de lubrification. Le milieu visqueux 7 remplit complètement l'espace intermédiaire 11 et crée ainsi un effet d'étanchéité. Le milieu visqueux 7 constitue une barrière pour les fluides du canal de gaz 4 traversant l'espace intermédiaire 11 en direction du palier à roulement 24b. Si le dispositif d'étranglement équipe par exemple un moteur à combustion interne avec un turbocompresseur d'alimentation, on rencontre des pressions élevées de l'ordre de 3 à 4 bars dans le canal de gaz 4 ainsi que des chocs de pression. Cette pression élevée s'applique à la fois au gaz et à l'eau de condensation du canal de gaz 4. Le gaz ou l'eau de condensation du canal 4 peuvent ainsi traverser l'espace 10 intermédiaire 11 en direction du palier à roulement 24. Comme l'espace intermédiaire 11 est rempli d'un milieu visqueux 7, il n'est pratiquement plus possible au fluide du canal de gaz 4, d'arriver dans le palier à roulement 24b. Dans la direction axiale, au niveau des deux zones d'extrémité du palier à roulement 24, on a deux joints d'étanchéité 15 en forme de bague d'étanchéité 16. Les joints ou bagues d'étanchéité 16 sont en matière élastique par exemple en matière plastique ou en caoutchouc et ils servent en plus à réaliser l'étanchéité de l'arbre d'étranglement 6 dans la direction axiale par rapport au boîtier 2. Les joints d'étanchéité 16 sont précontraints élastiquement entre la bague extérieure 24d ou le prolongement 22 et l'arbre d'étranglement 6. Considéré de façon globale, le dispositif d'étranglement 1 selon l'invention présente des avantages importants. Grâce au remplissage de l'espace intermédiaire 11 entre le boîtier 2 et la rondelle 26 et l'arbre d'étranglement 6 avec le milieu visqueux 7, on réalise avec un moyen simple et facile à fabriquer, on augmente considérablement l'étanchéité entre le boîtier 2 et l'arbre d'étranglement 6. 25 NOMENCLATURE 1 dispositif d'étranglement 2 boîtier 4 canal de gaz 6 arbre d'étranglement 6b rainure annulaire 7 milieu visqueux 8 volet d'étranglement 9 organe d'étranglement 10 logement de palier 11 espace intermédiaire 12 logement de palier 14 moyen d'articulation 15 joint 16 joint d'étanchéité/bague d'étanchéité 17 zone comprise entre le boîtier 2 et la rondelle 26 18 moteur d'actionneur/installation d'actionnement ressort d'actionnement 20 22 prolongement 24 palier 24a périphérie du palier 24 24b palier à roulement 24c galet/aiguille de palier 24d bague extérieure 26 disque/ rondelle 28 rondelle élastique élément de serrage 30a zone cylindrique 30 30b zone radiale35 REVENDICATIONS1 °) Dispositif d'étranglement (1) pour l'air d'alimentation d'un moteur à combustion interne, comprenant : - un boîtier (2), - un canal de gaz (4), - un arbre d'étranglement (6), - un organe d'étranglement (9) mobile avec l'arbre d'étranglement (6), - un palier (24) pour recevoir l'arbre d'étranglement (6) sur le boîtier (2), dispositif caractérisé en ce que l'espace intermédiaire (11) entre l'arbre d'étranglement (6) et le boîtier (2), notamment à l'extérieur du palier (24), est rempli par un milieu visqueux (7) pour rendre l'espace intermédiaire (11) étanche au fluide. 2°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu visqueux (7) est prévu dans la zone (17) comprise entre le canal des gaz (4) et le palier (24) entre l'arbre d'étranglement (6) et le boîtier (2). 3°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arbre d'étranglement (6) comporte une rainure annulaire (6b) dans laquelle est logé une rondelle (26) pour le montage axial de l'arbre d'étranglement (6). 4°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 3, caractérisé en ce que le milieu visqueux (7) se trouve dans l'espace intermédiaire (11) entre la rondelle (26) et l'arbre d'étranglement (6) au niveau de la rainure annulaire (6b). 5°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 4, caractérisé en ce que 13 la rainure annulaire (6b) et la rondelle (26) montée dans la rainure annulaire (6b), se trouvent entre le canal de gaz (4) et le palier (24). 6°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'espace intermédiaire (11) est rempli pratiquement complètement avec le milieu visqueux (7). 7°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le palier (24) est un palier à roulement (24b). 8°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'arbre d'étranglement (6) est rendu étanche par rapport au boîtier (2) par un joint d'étanchéité (16) ou par deux joints d'étanchéité (16). 9°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le milieu visqueux (7) est une huile, par exemple une huile de lubrification, une graisse, par exemple une graisse de lubrification ou un gel. 10°) Dispositif d'étranglement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le dispositif d'étranglement (1) comporte un dispositif d'actionnement (18) pour basculer l'arbre d'étranglement (6) et/ou l'organe d'étranglement (9) est réalisé sous la forme d'un volet d'étranglement (8).30
23,781
FR2960028A1
A1
20111118
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Dispositif pour atténuer le bruit émis par le jet d'un moteur de propulsion d'un aéronef. La présente invention concerne le domaine de la propulsion des aéronefs et vise un dispositif permettant d'atténuer le bruit émis par le jet des moteurs de propulsion, notamment les turboréacteurs, les équipant. Description de l'état de la technique La pollution sonore est aujourd'hui un important sujet d'étude pour les motoristes et avionneurs qui ont comme un de leurs objectifs prioritaires de réduire la nuisance sonore des moteurs de propulsion, notamment les turboréacteurs. Un turboréacteur est généralement multiflux avec un flux gazeux primaire, chaud et central émis par la partie du moteur formant le générateur de gaz et au moins un flux froid, concentrique au premier et dit flux secondaire. Le générateur de gaz est constitué d'un moteur à turbine à gaz entraînant une soufflante par laquelle l'air est simplement comprimé et est guidé dans un canal dit secondaire concentrique au canal de flux primaire. Les flux peuvent être mélangés immédiatement en aval du générateur de gaz avant d'être éjectés dans l'atmosphère par une tuyère unique ou bien être éjectés séparément par des tuyères concentriques. Même si les sources de bruit sont intenses et nombreuses, le bruit de jet reste prédominant dans la phase de décollage d'un aéronef où le moteur est à sa puissance maximale. Ce bruit est engendré par les fortes turbulences et les couches de cisaillement créées dans les zones de mélanges de flux ayant des propriétés physiques différentes, telles qu'entre le flux primaire et le flux secondaire ou entre le flux secondaire et l'atmosphère ambiante. Il s'agit d'un bruit à large bande dont l'intensité croît, notamment avec la vitesse d'écoulement du jet. Le bruit de jet a été fortement réduit dans les moteurs modernes avec l'augmentation du taux de dilution par exemple, qui est le rapport entre le flux froid et le flux chaud. Il reste néanmoins encore à réduire. Pour le diminuer l'un des moyens actuels mis en oeuvre est l'utilisation de dispositifs que l'on désigne chevrons et qui sont installés sur la tuyère du flux primaire du moteur dans un moteur à flux séparés. Cette solution bien qu'impliquant un effet négatif sur les performances du moteur au décollage et en phase de croisière est appliquée en raison de son efficacité sur l'atténuation du bruit de jet. L'invention a pour objet la réalisation d'un moyen améliorant l'efficacité du moyen atténuateur de bruit formé par les chevrons tout en ne pénalisant pas les performances du moteur. 10 On connaît par ailleurs un autre moyen d'atténuation du bruit produit par un jet de gaz à grande vitesse par lequel on accélère son mélange avec le milieu ambiant. Il consiste à produire des jets auxiliaires qui sont séparés du jet principal et répartis le long de la périphérie de celui-ci. Ils sont débités vers l'aval suivant une direction inclinée par rapport à l'axe longitudinal du jet principal avec une 15 composante éventuelle tangentielle. Ce principe était déjà décrit dans le brevet FR 1195859 ou encore avec une variante dans le cas d'une tuyère ventilée dans le brevet FR 1542668 au nom de SNECMA. Le brevet EP 1580418 décrit un dispositif d'atténuation de bruit pour 20 une tuyère d'un moteur à turbine à gaz pourvue de chevrons sur le bord aval, comprenant un collecteur auquel est reliée une pluralité de tubes à disposition azimutale. Les tubes sont associés aux chevrons et débouchent en aval de leur bord de fuite. Lorsqu'ils sont alimentés par le collecteur, l'air ou un autre gaz est injecté directement dans l'écoulement tourbillonnaire produit en aval de chaque 25 chevron. Cet air permet d'en retarder l'affaiblissement en énergisant le noyau des tourbillons. Il est mentionné §21 qu'un petit jet d'air comprimé est injecté dans les tourbillons et interagit avec ceux-ci pour améliorer le mélange entre le coeur du tourbillon et le flux secondaire d'une part et le flux secondaire et l'air ambiant d'autre part. On retarde ainsi l'affaiblissement du tourbillon et on 30 maintient la cohésion du tourbillon sur une plus longue distance en aval du bord de fuite de la tuyère, ce qui induit une réduction du bruit de jet. Exposé de l'invention 35 La présente invention vise à améliorer la réduction du bruit de jet dans une tuyère d'éjection de gaz pourvue de chevrons le long de la périphérie de son5 bord aval, l'aval et l'amont étant considéré par rapport à la direction du jet de gaz. L'invention se rapporte donc à une tuyère d'éjection de gaz, notamment pour la propulsion d'aéronef, comprenant au moins une partie aval avec un bord de fuite de type dit à chevrons, formée de chevrons, répartis le long de la périphérie de la tuyère. Les chevrons s'étendent chacun vers l'aval entre un plan transversal amont et un plan transversal aval, le long de bords libres orientés selon deux directions convergentes vers l'aval et définissant ledit bord de fuite, les chevrons assurant la création d'enroulements tourbillonnaires à la frontière du jet émis par la tuyère. Conformément à l'invention la tuyère est caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens d'injection de jets auxiliaires de gaz disposés en amont desdits bords libres desdits chevrons, les moyens étant agencés pour injecter des jets auxiliaires de gaz susceptibles d'initier lesdits enroulements tourbillonnaires en amont des bords libres. Ainsi à la différence du brevet EP 1550418, on agit en amont de la formation des tourbillons. On injecte l'air en amont du chevron de manière à déclencher l'enroulement tourbillonnaire avant le plan d'éjection. On améliore ainsi le mélange dans la couche de cisaillement. L'intérêt de cette solution est double il permet de mieux organiser le mélange et de réduire les basses fréquences, tout en utilisant les avantages des jets auxiliaires ou microjets qui génèrent moins de pénalités en hautes fréquences que les chevrons seuls. En outre par rapport à l'enseignement de EP1550418 on peut loger les tubes d'amenée d'air pour former les jets auxiliaires dans l'épaisseur de la tuyère ; ceux-ci ne se prolongeant pas au niveau des chevrons, on n'augmente pas l'encombrement des chevrons, source de pertes aérodynamiques. De préférence, les moyens d'injection de jets auxiliaires débouchent en amont dudit plan amont des chevrons ; on permet ainsi d'initier l'enroulement des tourbillons de manière plus efficace. Plus particulièrement, les chevrons présentant un plan de symétrie axiale, les moyens d'injection de jets auxiliaires débouchant de part et d'autre dudit plan de symétrie. Pour rendre optimal l'effet des jets auxiliaires, ceux-ci peuvent présenter l'une ou l'autre des caractéristiques suivantes : Les jets auxiliaires sont dirigés en direction de l'axe de la tuyère selon un angle compris entre 10 et 50° avec ledit axe. L'orientation des jets auxiliaires comprend une composante tangentielle. Les jets auxiliaires répartis le long de la périphérie de la tuyère présentent tous la même direction ou bien présentent de directions différentes. Plus particulièrement les jets auxiliaires, associés à chaque chevron, présentent des directions différentes. Les chevrons sont de forme sensiblement triangulaire ou trapézoïdale. L'invention vise notamment un turboréacteur multiflux comprenant au moins un tuyère d'éjection de flux présentant au moins l'une des caractéristiques ci-dessus. Il peut s'agir de la tuyère de flux primaire, de la tuyère de flux secondaire ou bien des deux. L'invention s'applique aussi au mélangeur de flux dans le cas d'un turboréacteur à flux mélangés. Brève description des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui suit en référence aux dessins annexés sur lesquels : La figure 1 représente vu en coupe axiale un turboréacteur à double flux auquel s'applique l'invention ; La figure 2 représente vues de trois quart arrière, les tuyères déjection d'un turboréacteur monté sous aile et comportant le dispositif de l'invention, La figure 3 montre le détail d'un chevron auquel est associé un moyen d'éjection de jets auxiliaires conforme à l'invention. Le turboréacteur 1 de la figure 1 est du type à double-flux et double-corps, présentant une symétrie de révolution autour d'un axe X-X', à éjection à flux séparés. De manière connue, ce turboréacteur 1 comprend, au sein d'une nacelle 2 servant d'enveloppe à ses différents organes, une entrée d'air 3 par laquelle un flux d'air entrant F peut pénétrer pour traverser ensuite une soufflante d'entrée 4. Ce flux d'air F est alors séparé en deux flux respectivement primaire FP et secondaire FS, via un carter intermédiaire 5 dont l'extrémité forme un bec séparateur. Dans la suite de la description, les termes « amont » et « aval » se rapportent à des positions axiales le long de l'axe longitudinal X-X' dans le sens de l'écoulement du flux d'air dans le turboréacteur 1. Le flux secondaire FS traverse un étage de redresseur pour ensuite être éjecté en aval du turboréacteur par la tuyère de flux froid ou secondaire, 20. Le flux primaire FP traverse successivement un étage de compression basse pression 6, un étage de compression haute pression 7, une chambre de combustion 8, un étage de turbine haute pression 9 et un étage de turbine basse pression 10, pour, enfin, être éjecté hors du turboréacteur à travers la tuyère de flux primaire 30. La nacelle 2 de ce turboréacteur est annulaire et disposée coaxialement autour de l'axe longitudinal X-X'. Elle permet de canaliser les flux gazeux générés par le turboréacteur en définissant des lignes d'écoulement aérodynamique internes et externes pour des flux gazeux. L'entrée d'air 3, dont l'axe est confondu avec l'axe X-X' de révolution de la turbomachine 1, comporte une manche d'entrée d'air 11 ainsi qu'un cône d'entrée d'air 12. Ce dernier permet le guidage aérodynamique et la répartition du flux total F autour de l'axe X-X'. La tuyère de flux primaire 30 définit avec le cône d'échappement 31 un espace annulaire à travers lequel est éjecté le flux primaire FP. La tuyère de flux secondaire 20 définit avec la carène du flux primaire un espace annulaire à travers lequel est éjecté le flux secondaire FS. Selon l'exemple illustré par la figure 2, les espaces annulaires sont 30 traversés par le pylône P auquel le moteur est suspendu. Comme cela est connu, on réduit les bruits de jet en disposant des éléments en forme de panneaux triangulaires ou trapézoïdaux en aval du bord de l'une ou des deux tuyères, ici sur les deux tuyères selon le mode de réalisation de 35 la figure 2. Ces éléments 40 que l'on désigne chevrons sont attachés par leur plus grande largeur à la tuyère et s'étendent entre un plan amont au droit de la section d'éjection de la tuyère et un plan aval ; ils forment de préférence un angle non25 nuls avec l'axe XX du moteur. Ils sont ici tous de même forme et dimension mais il peuvent également être différents le long de la périphérie des tuyères. Les bords libres des chevrons sont orientés selon des directions convergentes entre le plan amont et le plan aval. Ils sont rectilignes ou bien présentent des parties incurvées. La forme générale du bord de fuite est donc en dents de scie le long de la périphérie de la tuyère. Cet agencement favorise la formation de tourbillons dans la couche de cisaillement entre les flux primaires et secondaires et entre le flux secondaire et l'air ambiant. On améliore conformément à l'invention l'efficacité des chevrons en initiant l'enroulement des tourbillons en amont par rapport aux bords libres 41 et 42 des chevrons. On obtient ce résultat en injectant dans le jet principal primaire ou secondaire en amont des bords libres 41 et 42, et plus particulièrement en amont du plan amont 43 des chevrons, des jets de gaz auxiliaires par des moyens d'injection de jets auxiliaires de gaz dans un dispositif 50. On a représenté sur la figure 3 un chevron 40. Il est dans ce mode de réalisation de forme triangulaire solidaire de la tuyère secondaire 20, par son bord situé dans le plan amont 43. La face interne de la tuyère 20, vue depuis l'axe XX, est percée de deux orifices 51 et 52 dans lesquels débouchent des tubes 53 et 54 alimentés en air ou gaz de combustion depuis un collecteur 55. Une partie des tubes courant le long de la carène du flux secondaire est visible sur la figure 2. L'alimentation depuis le collecteur 55 est commandée par une vanne 56. Les deux orifices 51 et 52 sont disposés en amont du plan amont 43 et délivrent, en fonctionnement de l'atténuateur de bruit de jet, des jets auxiliaires Al. Selon ce mode de réalisation représenté les jets sont orientés dans l'axe du jet principal chacun en direction d'un bord. De préférence, ils sont inclinés en direction de l'axe du moteur d'un angle éventuellement égal à celui de l'angle d'inclinaison du chevron auquel ils sont associés. Ils peuvent selon un autre mode de réalisation présenter une orientation différente, être divergents par exemple. Leur écartement ainsi que leur diamètre sont des paramètres à prendre en compte. Il en est de même pour les paramètres thermodynamiques des jets auxiliaires tels que la pression, la température et le débit. On a représenté sur la figure 3 deux orifices pour la formation de deux jets auxiliaires pour un chevron mais il entre également dans le cadre de l'invention de prévoir un nombre différents de jets auxiliaires et une disposition différente de celle illustrée. Lorsqu'au décollage de l'aéronef on souhaite mettre en action l'atténuateur de bruit de jet, on commande la vanne 56 mettant le collecteur en communication avec une source d'air au niveau du générateur de gaz notamment. Les jets auxiliaires issus des orifices 51 et 52 vont initier des tourbillons qui par leur position vont être renforcés en passant les bords libres 41 et 42 du chevron. Les tourbillons contrarotatifs ainsi créés en aval du chevron sont plus énergétiques et permettent un meilleur mélange des flux, réduisant le rayonnement en basses fréquences. 5 10 20 25 30 35 REVENDICATIONS1. Tuyère d'éjection de gaz, notamment pour la propulsion d'aéronef, comprenant au moins une partie aval avec un bord de fuite de type dits à chevrons, formée de chevrons (40) répartis le long de la périphérie de la tuyère, s'étendant chacun vers l'aval entre un plan transversal amont et un plan transversal aval avec des bords libres orientés selon deux directions convergentes vers l'aval et définissant ledit bord de fuite, les chevrons assurant la création d'enroulements tourbillonnaires à la frontière du jet émis par la tuyère, caractérisée par le fait qu'elle comprend des moyens (50) d'injection de jets auxiliaires de gaz (Al), lesdits jets auxiliaires étant injectés en amont desdits bords libres (41, 42) des chevrons pour initier lesdits enroulements tourbillonnaires en amont des bords libres des chevrons. 2. Tuyère d'éjection de gaz selon la revendication précédente dont les moyens d'injection de jets auxiliaires sont disposés de manière à injecter les jets auxiliaires en amont dudit plan amont (43) des chevrons. 3. Tuyère selon la revendication 1 ou 2 dont les chevrons (40) présentent un plan de symétrie axiale, les moyens d'injection de jets auxiliaires de gaz étant disposés de manière à injecter les jets auxiliaires de part et d'autre dudit plan de symétrie. 4. Tuyère selon l'une des revendications précédentes dont les moyens d'injection de jets auxiliaires de gaz sont disposés de manière à injecter les jets auxiliaires en direction de l'axe de la tuyère selon un angle compris entre 10° et 50° avec ledit axe. 5. Tuyère selon l'une des revendications précédentes comprenant des moyens d'injection de jets auxiliaires de gaz disposés de manière à injecter des jets auxiliaires présentant une composante tangentielle. 6. Tuyère selon l'une des revendications précédentes dont les chevrons sont de forme sensiblement triangulaire ou trapézoïdale. 7. Turboréacteur multiflux comprenant au moins une tuyère 5 d'éjection de flux selon l'une des revendications précédentes. 10 15 20 25 30 35
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La présente invention concerne un inverseur de poussée à grilles ou à cascade, pour un turboréacteur d'avion. Un avion est mû par plusieurs turboréacteurs logés chacun dans une nacelle abritant également un ensemble de dispositifs d'actionnement annexes liés à son fonctionnement et assurant diverses fonctions lorsque le turboréacteur est en fonctionnement ou à l'arrêt. Ces dispositifs d'actionnement annexes comprennent notamment un système mécanique d'inversion de poussée. Plus précisément, une nacelle présente généralement une structure tubulaire comprenant une entrée d'air en amont du turboréacteur, une section médiane destinée à entourer une soufflante du turboréacteur, une section aval abritant les moyens d'inversion de poussée et destinée à entourer la chambre de combustion du turboréacteur, et est généralement terminée par une tuyère d'éjection dont la sortie est située en aval du turboréacteur. Les nacelles modernes sont destinées à abriter un turboréacteur double flux apte à générer par l'intermédiaire des pales de la soufflante en rotation un flux d'air chaud (également appelé flux primaire) issu de la chambre de combustion du turboréacteur, et un flux d'air froid (flux secondaire) qui circule à l'extérieur du turboréacteur à travers un canal annulaire, également appelé veine, formé entre un carénage du turboréacteur et une paroi interne de la nacelle. Les deux flux d'air sont éjectés du turboréacteur par l'arrière de la nacelle. Le rôle d'un inverseur de poussée est, lors de l'atterrissage d'un avion, d'améliorer la capacité de freinage de celui-ci en redirigeant vers l'avant au moins une partie de la poussée engendrée par le turboréacteur. Dans cette phase, l'inverseur obstrue le canal annulaire du flux d'air froid et dirige ce dernier vers l'avant de la nacelle, engendrant de ce fait une contre-poussée qui vient s'ajouter au freinage des roues de l'avion. Les moyens mis en oeuvre pour réaliser cette réorientation du flux d'air froid varient suivant le type d'inverseur. Cependant, dans tous les cas, la structure d'un inverseur comprend des capots mobiles déplaçables entre, d'une part, une position déployée (ou « jet inverse ») dans laquelle ils ouvrent dans la nacelle un passage destiné au flux dévié, et d'autre part, une position d'escamotage (ou « jet direct ») dans laquelle ils ferment ce passage. Dans le cas d'un inverseur à grilles, également connu sous le nom d'inverseur à cascade, la réorientation du flux d'air est effectuée par des grilles de déviation, le capot étant monté coulissant selon l'axe de la nacelle de manière à découvrir ou recouvrir ces grilles. Des portes de blocage complémentaires, également appelées volets d'inversion, activées par le coulissement du capotage, permettent généralement une fermeture du canal annulaire de flux d'air froid en aval des grilles de manière à optimiser la réorientation de ce flux d'air. Le coulissement du capot mobile entre ses positions «jet direct » et « jet inverse » est assuré par des vérins répartis à la périphérie de la nacelle. Classiquement, ces vérins sont fixés en amont sur une partie fixe de la nacelle, telle que le cadre avant de support des grilles de déviation, et en aval à l'intérieur du capot mobile, par l'intermédiaire de ferrures adaptées. Plus précisément, les tiges d'actionnement de ces vérins traversent le cadre arrière de support des grilles de déviation pour coopérer avec le capot mobile. Ceci implique nécessairement que le cadre arrière des grilles de déviation présente un certain encombrement radial. Or dans les nacelles modernes, où l'on cherche à réduire les pertes aérodynamiques dues aux surfaces mouillées, les lignes sont de plus en plus ramassées, et il importe donc notamment de pouvoir réduire l'épaisseur radiale du cadre arrière. La présente invention a ainsi notamment pour but de fournir des moyens permettant de réduire l'épaisseur du cadre arrière de support des grilles de déviation. On atteint ce but de l'invention avec un inverseur de poussée à grilles pour nacelle de turboréacteur à double flux d'avion, comprenant : - un cadre avant supportant une pluralité de grilles de déviation, - un capot monté coulissant entre une position jet direct dans laquelle il recouvre lesdites grilles et une position jet inverse dans laquelle il découvre ces grilles, ce capot comprenant un diaphragme sensiblement annulaire venant se placer bord à bord avec ledit cadre avant et radialement à l'intérieur desdites grilles lorsque ledit capot se trouve en position jet direct, - des volets d'inversion de poussée, montés pivotant sur ledit diaphragme entre une position jet direct dans laquelle ils autorisent la circulation d'air froid vers l'aval de l'inverseur, et une position jet inverse dans laquelle ils dirigent cet air froid vers lesdites grilles, et - des vérins d'actionnement dudit capot entre ses positions jet direct et jet inverse, cet inverseur de poussée étant remarquable en ce que les extrémités amont desdits vérins sont destinées à être montées sur une partie fixe de ladite nacelle, et en ce que les extrémités aval de ces vérins sont montées sur le bord amont dudit diaphragme. Grâce à ces caractéristiques, les vérins n'ont plus à traverser le cadre arrière de support des grilles de déviation, puisque le diaphragme se trouve radialement à l'intérieur (c'est-à-dire sous) ce cadre. On peut de la sorte minimiser l'épaisseur de ce cadre arrière, et donc réduire l'épaisseur du capot mobile. Par ailleurs, comme les vérins se trouvent dans le prolongement du diaphragme, on n'augmente pas pour autant l'encombrement dans la zone située radialement à l'intérieur (c'est-à-dire sous) ce diaphragme. A noter également que l'agencement selon l'invention convient également lorsque les grilles d'inversion sont autosupportées, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a pas de cadre arrière, et que les grilles sont uniquement fixées entre elles et sur le cadre avant. Suivant d'autres caractéristiques optionnelles de cet inverseur de 20 poussée selon l'invention : - lesdits vérins sont situés sous lesdites grilles ; - lesdits vérins sont situés entre lesdites grilles ; - les axes desdits vérins sont situés dans l'alignement dudit diaphragme : cette disposition particulière permet une répartition optimale des 25 efforts ; - ledit diaphragme comporte un bord amont replié vers l'intérieur de la nacelle, supportant des ferrures de fixation des extrémités aval desdits vérins ; - ledit bord amont supporte en outre un joint d'étanchéité apte à 30 être plaqué contre ledit cadre avant lorsque ledit capot mobile est en position jet direct avantageusement sous le vérin ; - ledit cadre avant comporte une gorge annulaire munie d'un joint, et le bord amont dudit diaphragme comporte une jupe apte à venir s'encastrer dans cette gorge lorsque ledit capot mobile est en position jet direct ; - ledit cadre avant comporte des cavités aptes à recevoir les extrémités aval desdits vérins, et au moins une partie desdites ferrures, lorsque ledit capot mobile se trouve en position jet direct. La présente invention se rapporte également à une nacelle 5 incorporant un inverseur de poussée conforme à ce qui précède. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lumière de la description qui va suivre, et à l'examen des figures ci-annexées, dans lesquelles : - la figure 1 représente, en coupe axiale, la zone des grilles d'inversion d'un inverseur de poussée selon l'invention, lorsque cet inverseur se trouve en position jet direct ; - la figure 2 représente cet inverseur en position jet inverse; - la figure 3 représente un autre mode de réalisation de cet inverseur selon l'invention, en position respectivement jet direct (traits continus), et jet inverse (pointillés), et - la figure 4 représente encore un autre mode de réalisation de l'inverseur selon l'invention, en position jet inverse. Sur l'ensemble de ces figures, des références identiques ou analogues désignent des organes ou ensemble d'organes identiques et 20 analogues. On se reporte à présent aux figures 1 et 2, sur lesquelles on peut voir un inverseur de poussée à grilles selon l'invention, disposé en aval du carter de soufflante 3 d'un turboréacteur à double flux, et de son capot de soufflante 5 associé. 25 Cet inverseur de poussée selon l'invention comporte une pluralité de grilles de déviation 7, fixées entre un cadre avant 9 et un cadre arrière 11 fixe. Un capot mobile 13, comportant un panneau extérieur 15 et un diaphragme intérieur 17, est monté coulissant entre une position dans laquelle 30 ce panneau et ce diaphragme recouvrent les grilles de déviation 7 (figurel), et une position jet inverse, dans laquelle ce panneau 15 et ce diaphragme 17 découvrent ces grilles 7 (figure 2). L'actionnement du capot mobile 13 entre ces deux positions est effectué par une pluralité de vérins 19 disposés à la périphérie de la nacelle, et 35 dont le corps 21 est fixé en amont du cadre avant 9, et dont la tige 10 15 d'actionnement 23 coopère avec le diaphragme intérieur 17 par l'intermédiaire d'une ferrure 25. Plus précisément le diaphragme intérieur 17 comporte, dans sa partie amont, un bord 27 plié vers l'intérieur de la nacelle, c'est-à-dire en 5 direction de l'axe A de cette nacelle. Le bord amont 27 du diaphragme 17 supporte un joint d'étanchéité 29 apte à être plaqué contre le cadre avant 9 lorsque le capot mobile 13 se trouve en position jet direct, comme cela est représenté à la figure 1. 10 Une pluralité de volets d'inversion de poussée 31 sont de plus montés pivotants sur le diaphragme 17, entre une position jet direct (figure 1) dans laquelle ils réalisent la continuité et la dynamique avec la paroi intérieure 33 du capot mobile 13 , et une position en jet inverse (figure 2) dans laquelle ils obturent la veine d'air froid 35 délimitée par la paroi intérieure 33 du capot 15 mobile 13 et le carénage (souvent désigné par IFS: « Internai Fixed Structure ») entourant le moteur du turboréacteur (non représenté). A noter que l'actionnement des volets d'inversion de poussée 31 est effectué par des bielles 39 interposées entre ces volets et le carénage 37. De même le concept peut s'adapter à n'importe quel concept 20 d'entraînement des volets sans bielle dans la veine. Le mode de fonctionnement et les avantages de l'inverseur de poussée dont les principaux éléments viennent d'être décrits, sont les suivants. En situation de jet direct (figure 1), le flux d'air froid circule à l'intérieur de la veine 35, selon la flèche F1, en direction de l'aval de la nacelle, 25 permettant de réaliser la poussée nécessaire au vol de l'avion. En position de jet inverse (figure 2), les tiges 23 des vérins 19 sortent des corps 21 de ces vérins, faisant coulisser le capot mobile 13 vers l'aval de la nacelle, ce qui a pour effet d'une part, de découvrir les grilles d'inversion 13, et d'autre part, de faire basculer les volets d'inversion 31 vers 30 une position dans laquelle ils obturent la veine d'air froid 35, sous l'action de leurs bielles respectives 39. Cette opération a pour effet de dévier le flux d'air froid, circulant à l'intérieur de la veine 35 à travers les grilles d'inversion 7, vers l'avant de la nacelle, comme cela est indiqué par la flèche F2. 35 Cette déviation d'air vers l'avant de la nacelle provoque le freinage de l'avion, lors de l'atterrissage. Le fait que les vérins 19 soient placés de manière que leurs tiges d'actionnement 23 coopèrent avec le diaphragme intérieur 17 du capot mobile 13 permet de s'affranchir de la nécessité de faire traverser le cadre arrière 11 par ces tiges 23, comme c'était le cas dans la technique antérieure. On peut de la sorte avoir un cadre arrière dont l'épaisseur radiale e est minimale, compte tenu de l'absence de nécessité de prévoir des orifices et des festonnages dans ce cadre. On peut même envisager de se passer complètement d'un tel cadre, dans les applications particulières où les grilles de déviation 7 sont autosupportées, c'est-à-dire fixées uniquement au cadre avant 9 et entre elles. On notera de plus que la coopération des tiges 23 des vérins 19 avec le diaphragme interne 17 évite également d'encombrer par ces tiges l'espace situé sous (c'est-à-dire radialement à l'intérieur) de ce diaphragme. Comme cela est visible à la figure 2, la géométrie des ferrures 25 est étudiée de manière qu'en position jet direct elles viennent se placer juste en amont du cadre arrière 11, sans interférer avec celui-ci. De préférence, l'axe desdits vérins 19 est situé dans le prolongement exact du diaphragme intérieur 17, de manière à assurer une répartition optimale des efforts. Comme cela est montré sur la figure 1, on prévoit que le cadre avant 9 comporte des logements, c'est-à-dire des ouvertures aptes à accueillir la ferrure 25 lorsque le capot mobile 13 se trouve en position jet direct. Dans cette position, le joint 29, comprimé entre le bord amont 27 et le cadre avant 9, permet de garantir la parfaite étanchéité de la veine d'air froid 35 vis-à-vis de l'extérieur, et ainsi d'éviter toute perte de poussée. Le mode de réalisation de la figure 3 se distingue du précédent essentiellement en ceci que le joint d'étanchéité 29 est à présent disposé à l'intérieur d'une gorge annulaire formée à l'intérieur du cadre avant 9, le bord amont 27 du diaphragme intérieur 17 comportant alors dans ce cas, une jupe 43 apte à venir s'encastrer dans la gorge 41, et donc à venir comprimer le joint 29, en position jet direct. Dans le mode de réalisation de la figure 4, on voit que le vérin 19 peut être disposé légèrement plus vers l'extérieur de la nacelle, au point qu'il interfère avec le volume défini par la grille de déviation 7 : dans ce cas, des espaces sont prévus entre les grilles de déviation 7, de manière à permettre le passage de la tige d'actionnement 23 du vérin 19. La ferrure 25 est alors bien entendu conformée de manière à permettre le rattachement correct de l'extrémité de la tige d'actionnement 23 du vérin avec le bord amont 27 du diaphragme intérieur 17. Bien entendu, la présente invention n'est nullement limitée aux 5 modes de réalisation décrits et représentés, fournis à titre de simples exemples. REVENDICATIONS1. Inverseur de poussée à grilles pour nacelle de turboréacteur à double flux d'avion, comprenant : - un cadre avant (9) supportant une pluralité de grilles de déviation (7), - un capot (13) monté coulissant entre une position jet direct dans laquelle il recouvre lesdites grilles (7) et une position jet inverse dans laquelle il découvre ces grilles (7), ce capot (13) comprenant un diaphragme (17) sensiblement annulaire venant se placer bord à bord avec ledit cadre avant (9) et radialement à l'intérieur desdites grilles (7) lorsque ledit capot (13) se trouve en position jet direct, - des volets d'inversion de poussée (31), montés pivotants sur ledit diaphragme (17) entre une position jet direct dans laquelle ils autorisent la circulation d'air froid (F1) vers l'aval de l'inverseur, et une position jet inverse dans laquelle ils dirigent cet air froid (F2) vers lesdites grilles (7), et - des vérins (19) d'actionnement dudit capot (13) entre ses positions jet direct et jet inverse, cet inverseur de poussée étant caractérisé en ce que les extrémités amont desdits vérins (19) sont destinées à être montées sur une partie fixe de ladite nacelle, et en ce que les extrémités aval de ces vérins sont montées sur le bord amont (27) dudit diaphragme (17). 2. Inverseur de poussée selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits vérins (19) sont situés sous lesdites grilles (7). 3. Inverseur de poussée selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits vérins (19) sont situés entre lesdites grilles (7). 4. Inverseur de poussée selon la revendication 2, caractérisé en ce que les axes desdits vérins (19) sont situés dans l'alignement dudit diaphragme (17). 5. Inverseur de poussée selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit diaphragme (17) comporte un bord amont (27) replié vers l'intérieur de la nacelle, supportant des ferrures (25) de fixation des extrémités aval desdits vérins (19). 6. Inverseur de poussée selon la revendication 5, caractérisé en ce 35 que ledit bord amont (27) supporte en outre un joint d'étanchéité (29) apte àêtre plaqué contre ledit cadre avant (9) lorsque ledit capot mobile (13) est en position jet direct. 7. Inverseur de poussée selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit cadre avant (9) comporte une gorge annulaire (41) munie d'un joint d'étanchéité (29), et le bord amont (27) dudit diaphragme comporte une jupe (43) apte à venir s'encastrer dans cette gorge (41) lorsque ledit capot mobile (13) est en position jet direct. 8. Inverseur de poussée selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit cadre avant (9) comporte des cavités aptes à recevoir les extrémités aval desdits vérins (19), et au moins une partie desdites ferrures (25), lorsque ledit capot mobile (13) se trouve en position jet direct. 9. Nacelle de turboréacteur à double flux d'avion, comportant un inverseur de poussée conforme à l'une quelconque des revendications précédentes.15
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- 1 - La présente invention concerne des systèmes et des procédés de commande permettant de commander la pression dans des moteurs-fusées, tels que les moteurs-fusées à propergol solide, et d'évaluer des conceptions des fusées. Les moteurs-fusées à propergol solide utilisent un propergol comprenant une charge ou "bloc" de combustible solide, qui brûle en générant des effluents gazeux et d'autres produits de combustion, dont l'expul- sien à travers une ou plusieurs tuyères du moteur-fusée produit une poussée. Une fois qu'un bloc de propergol solide est allumé, il est difficile à éteindre et, après allumage, la totalité du bloc est habituellement consommée. De plus, il est plus difficile de réaliser une variation de poussée dans un propergol solide que dans un moteur-fusée à propergol liquide. Cependant, la conception structurelle simple des moteurs-fusées à propergol solide et la facilité de stockage du propergol solide sont des avantages du moteur à propergol so- lide. Les procédés permettant de commander la poussée d'un moteur à propergol solide mettent souvent en jeu des mécanismes de commande compliqués, susceptibles de nécessiter une très grande puissance de calcul et/ou plusieurs contrôleurs pour que la fusée puisse fonctionner sur une large plage de conditions de fonctionnement. Compte tenu de ce qui précède, il serait souhai- table de disposer de systèmes et de procédés de corn- mande permettant de commander la poussée d'un moteur- fusée à propergol solide qui utilisent des données sys- tème acquises d'une manière relativement aisée, telles que la pression, et de compenser des variables incon- nues. De plus, il serait souhaitable que les systèmes et procédés de commande requièrent relativement peu de - 2 - puissance de calcul et utilisent un contrôleur qui fonctionne sur une plage de conditions de fonctionne-ment relativement étendue, par exemple sur une plage de pressions relativement étendue. En outre, il serait souhaitable de pouvoir simuler et évaluer des conceptions de fusée au moyen de procédés de commande requérant une relativement faible puissance de calcul. Dans certaines formes de réalisation, un procédé de commande d'une fusée peut comprendre les étapes de mesure de la pression dans une chambre de combustion, de calcul d'un logarithme de la pression mesurée de la chambre de combustion, et de calcul de la différence entre le logarithme de la pression mesurée de la chambre de combustion et le logarithme de la pression de référence de la chambre de combustion, pour générer un signal d'erreur. Le procédé peut comprendre en outre les étapes de filtrage du signal d'erreur pour générer un signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine logarithmique au moyen d'un contrôleur, d'exponentiation du signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine logarithmique pour produire un signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique, et de déplacement d'au moins une soupape en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique. Dans d'autres formes de réalisation, une fusée peut comprendre une chambre de combustion, un capteur de pression pour mesurer une pression de la chambre de combustion, au moins une soupape pour réguler l'écoule- ment de gaz en sortie de la chambre de combustion, et un contrôleur configuré pour recevoir des mesures de pression en provenance du capteur de pression. Le con- trôleur peut être en outre configuré et programmé pour calculer un logarithme d'un signal provenant du capteur de pression, déterminer un signal d'erreur, filtrer le signal d'erreur pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine logarithmique, et exponentier le signal de commande compensé pour produire un signal de commande compensé dans le domaine physique et positionner l'au moins une soupape en réponse au signal de commande compensé dans le domaine physique. Dans d'autres forme de réalisations, un procédé d'évaluation d'une conception de fusée au moyen d'un système de stimulation par ordinateur peut comprendre les étape d'introduction de paramètres pour une conception de fusée dans un composant de mémoire du système de stimulation par ordinateur, de calcul d'un logarithme de la pression de combustion calculée, et de calcul de la différence entre le logarithme de la pression de combustion calculée et un logarithme d'une pression prédéterminée pour déterminer une valeur d'erreur, de filtrage de la valeur d'erreur pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine loga- rithmique, et d'exponentiation du signal de commande compensé dans le domaine logarithmique pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine physique. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description ci-après, considérée conjointement avec les dessins joints en annexe, et dans les-quels . la Figure 1 est une vue en coupe transversale longitudinale d'un moteur-fusée pour une fusée selon une forme de réalisation de la présente invention ; la Figure 2 est une vue axiale schématique des soupapes de commande de manoeuvre et des propulseurs de commande de manoeuvre du moteur-fusée de la Figure 1 ; la Figure 3 est une représentation schématique du moteur-fusée de la Figure 1 ; - 4 - la Figure 4 est un schéma fonctionnel illustrant un compensateur de pression pour un moteur-fusée tel celui qui est représenté sur la Figure 1. Dans certaines formes de réalisation, un moteur- fusée pour une fusée peut comprendre un moteur-fusée d'étage supérieur ou final, tel que décrit sur la Figure 1. L'ensemble carter moteur peut comprendre une enveloppe de carter moteur 12 qui enveloppe la cuve sous pression 14 (appelée parfois également "carter mo- teur") avec laquelle communiquent une pluralité de sou-papes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b (Figures 1 et 2). Dans la cuve sous pression 14, un revêtement isolant, tel qu'une mousse à faible densité 20, peut au moins partiellement entourer et isoler un bloc de propergol solide 22. Le bloc de propergol solide 22 peut comprendre un propergol composite autonome de classe 7, de type HMX (cyclotétraméthylène-tétranitramine)-oxyde, en associa- tion avec un système liant à base d'un polymère de po- lybutadiène à terminaison hydroxyle (HTPB) et durci au moyen d'un agent durcisseur diisocyanate d'isophorone (IPDI), comprenant une petite quantité de noir de car- bone en tant qu'opacifiant, le propergol étant formulé afin de brûler d'une manière relativement stable sur une large plage de pressions. Dans des formes de réali- sation supplémentaires, le bloc de propergol solide 22 peut comprendre, par exemple, un liant à base d'un po- lymère de polybutadiène à terminaison hydroxyle (HTPB), chargé de poudre d'aluminium. Cependant, le propergol solide qui sera choisi pour être utilisé peut être un quelconque propergol approprié connu de l'homme du mé- tier. Le bloc de propergol solide 22 peut brûler de ma- nière à générer des effluents gazeux et d'autres pro- duits de combustion, dont l'expulsion du moteur-fusée produit une poussée. Une fois que le bloc de propergol - 5 - solide 22 est allumé, il peut être difficile à éteindre et, après allumage, la totalité du bloc est habituelle-ment consommée. Dans certaines formes de réalisation, une soupape de poussée axiale 10 peut être configurée à la manière d'une soupape à pointeau, conçue pour un actionnement et une commande proportionnels de la poussée axiale à travers un propulseur axial 26. Tel que représenté sur la Figure 2, sur laquelle le cône de sortie 24 du pro- pulseur axial 26 est illustré en pointillés pour une question de clarté, des propulseurs de commande de man-oeuvre 32, 34, 40a, 40b, 42a, 42b peuvent être fonctionnellement couplés à des soupapes de commande de manoeuvre respectives 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b, et peuvent être situés et orientés de manière à effectuer des fonctions de manoeuvre comprenant la commande du pas, du lacet et du roulis. De plus, les soupapes de commande de manoeuvre 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b peuvent être configurées à la manière de soupapes proportionnelles. On connaît des soupapes pouvant être configurées afin de fonctionner soit dans un état "ouvert" soit dans un état "fermé". On connaît également des soupapes qui comprennent au moins un troisième état fonctionnel, l'état "partiellement ouvert". L'état de chaque soupape peut être déterminé par la section droite transversale ouverte de l'orifice ou "col" pour chaque soupape. De plus, le moteur-fusée peut comprendre un ou plusieurs capteurs de pression 56 (Figure 3) (à savoir, des transducteurs de pression) positionnés de façon à mesurer la pression de la chambre à l'intérieur de la cuve sous pression 14. D'une manière analogue, des capteurs de température peuvent être inclus pour mesurer la température de la chambre, et des accéléromètres peuvent également être inclus pour fournir une mesure qui permet la prédiction de la poussée ou la surveil- lance des performances du système. Les informations fournies par les accéléromètres peuvent également être utilisées dans un système de commande en boucle fermée pour commander des paramètres souhaités du système de propulsion. Tel que représenté sur la Figure 2, un actionne-ment sélectif de deux soupapes de commande de manoeuvre 28, 30, auxquelles sont associés des propulseurs de commande de manoeuvre respectifs 32, 34, coplanaires, situés à 180° l'un par rapport à l'autre, et orientés transversalement à l'axe longitudinal L du moteur-fusée, peut être utilisé pour la commande du pas. La commande du lacet peut être effectuée par actionnement sélectif de l'un ou l'autre des propulseurs de commande de manoeuvre appariés 40a et 42a, par les soupapes de commande de manoeuvre 36a et 38a, ou des propulseurs de commande de manoeuvre appariés et diamétralement opposés 40b et 42b, par les soupapes de commande de manoeuvre 36a et 38a. Tel que représenté, les propulseurs de corn- mande de manoeuvre appariés 40a, 42a et 40b, 42b peuvent être coplanaires, orientés transversalement à l'axe longitudinal L du moteur-fusée et peuvent être utilisés pour produire des vecteurs de poussée parallèles, équilibrés, de chaque côté de l'axe longitudinal L, à des décalages latéraux identiques. L'augmentation de la section d'écoulement de sortie totale par l'ouverture de l'une quelconque des sou-papes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b mentionnées ci-dessus, pendant la combustion d'un bloc de propergol solide 22, diminuera la pression à l'intérieur de la cuve sous pression 14. Une telle réduction de pression dans la cuve sous pression 14 réduira la vitesse de combustion du propergol, ce qui diminuera la poussée. Toutes les soupapes de commande d'attitude étant tenues dans une position fixe, par exemple dans une po- - 7 - sition totalement fermée, une pression de fonctionne- ment plus élevée dans la cuve sous pression 14 et une poussée proportionnellement plus élevée peuvent être obtenues par une fermeture partielle de la soupape de poussée axiale 10. La fermeture partielle de la soupape de poussée axiale 10 réduira la section droite trans- versale utile du col de tuyère 48, ce qui peut résulter en une pression de fonctionnement plus élevée et donc une poussée plus élevée. Ceci peut augmenter la vitesse de la fusée et diminuer le temps de la mission. Comme on l'a dit ci-dessus, la soupape de poussée axiale 10 peut être configurée à la manière d'une soupape à poin- teau, ayant un actionneur 44 alimenté par une batterie 46, l'actionneur 44 étant conçu pour déplacer un pain- teau 50 en le rapprochant et l'éloignant d'un col de tuyère 48, de façon à changer la section du col de tuyère afin de modifier la pression à l'intérieur de la cuve sous pression 14 et la poussée qui en résulte. Bien qu'une seule soupape à poussée axiale et un pro- pulseur axial associé soient décrits et détaillés en relation avec la forme de réalisation ci-dessus, il est envisagé que plus d'une soupape à poussée axiale et un propulseur axial associé puissent être inclus dans d'autres formes de réalisation. Les soupapes de corn- mande de manoeuvre 28, 30, 36a, 36b, 38a et 38b peuvent, tout comme la soupape de poussée axiale 10, être ac- tionnées par des actionneurs sur batterie (non repré- sentés), alimentés par une ou plusieurs autres batte- ries, telles qu'une batterie 46. Dans d'autres formes de réalisation, les soupapes peuvent être alimentées par une pile à combustible. Dans d'autres formes de ré- alisation, chaque soupape peut être une soupape propor- tionnelle qui peut être commandée par un ou plusieurs de systèmes à commande électrique, pneumatique, hydrau- lique et mécanique, ceux-ci pouvant être à fonctionne- ment linéaire ou non linéaire. La Figure 3 décrit de manière schématique une forme de réalisation d'un système de moteurs-fusées 52 comprenant un ou plusieurs moteurs-fusées, tels que ceux qui sont décrits en relation avec les Figures 1 et 2, et un système de commande 54. Le moteur-fusée peut être configuré à la manière d'un moteur à propergol solide ou d'un moteur hybride. Les détails de la structure et des propergols, oxydants et sources d'allumage appropriés sont connus de l'homme du métier et peuvent également être trouvés, par exemple, dans le brevet US N° 6 393 830, concédé au cessionnaire de la présente invention. Dans certaines formes de réalisation, un procédé permettant de commander l'état de chacune des soupapes s'appuie sur des mesures de pression qui sont utilisées comme entrées de commande ou variables de procédé du système de commande 54. Dans ce mode de commande, les entrées de commande 58 sont une commande de poussée to- tale, une commande de vecteur de poussée, et une commande de pression de la chambre. Une poussée nette par ensemble de soupapes (Fnet,i) est déduite de la commande de vecteur de poussée. Telle qu'utilisée ici, la poussée nette est définie comme la poussée différentielle entre des tuyères opposées et la poussée d'une tuyère qui ne correspond à aucune des tuyères opposées. Selon des équations balistiques standards, la section de col totale requise pour obtenir une pression de chambre donnée est donnée par l'équation suivante : At = (C* p As r (Pc/Pref) n) / (gc Pc), où . p = masse volumique de propergol (kg/m3), Pref = pression de référence [N/m2], AS = superficie de propergol [m2] , N = exposant, r = vitesse de combustion à Pref [m/s], At = section de col de la soupape i [m2], PC = pression du générateur de gaz [N/m2], go = constante de gravitation [(kg/N)(m/s2)], C* = vitesse d'éjection caractéristique [m/s]. La poussée nette produite par un ensemble de sou-papes donné est proportionnelle à une pression de générateur de gaz (GG) (à savoir, la pression de la cuve sous pression 14) et à la différence entre les sections de col régulées de soupapes opposées : Fnet,i = (At, i At, j) P CF, où les soupapes i et j constituent un ensemble de soupapes et produisent des poussées dans des directions 15 opposées. Tel que représenté sur la Figure 3, le système de commande 54 peut être configuré de manière à actionner chaque soupape 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a et 38b du mo- teur-fusée de façon à accomplir un objectif de mission. 20 De plus, le système de commande 54 peut être configuré de manière à recevoir des signaux en provenance d'un ou plusieurs capteurs, tels qu'un ou plusieurs capteurs de pression de chambre de combustion 56. Le système de commande 54 peut analyser les commandes pour atteindre 25 des objectifs de mission, analyser des signaux prove- nant d'un ou plusieurs capteurs 56, compenser des con- ditions qui sont imprévues, inconnues ou difficiles à prédire, et déterminer une réponse système appropriée, comme le positionnement approprié d'une ou plusieurs 30 soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b, pour atteindre les objectifs de mission. Par exemple, le système de commande 54 peut recevoir une ou plusieurs d'une com- mande de poussée totale, d'une commande de vecteur de - 10 - poussée et d'une commande de pression de chambre. Le système de commande 54 peut ensuite positionner les soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b à une position prédite pour répondre à la commande et déterminer une commande de pression pour répondre à la commande. Après que les soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b ont été positionnées, ou au moment où les soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b sont positionnées, le système de commande 54 peut recevoir un signal du capteur de pres- lion 56 et peut calculer une valeur d'erreur. Le système de commande 54 peut ensuite utiliser la valeur d'erreur pour calculer une commande de position de sou-pape compensée, et délivrer la commande de position de soupape compensée aux contrôleurs de soupape pour posi- tionner les soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b à une nouvelle position de manière à réduire l'erreur entre la commande de pression et la pression mesurée. Le signal provenant du capteur de pression 56 peut être reçu de manière répétitive et être comparé à la corn- mande de pression par le système de commande 54 et, à chaque fois qu'une valeur d'erreur non nulle est calculée, une commande de position de soupape compensée peut être générée pour réduire l'erreur entre la pression mesurée et la pression demandée. Tel que représenté sur la Figure 4, pour faciliter le calcul d'une commande compensée, telle qu'une commande de position de soupape compensée, un contrôleur du système de commande 54 peut convertir les signaux d'entrée vers le domaine logarithmique. Par exemple, le contrôleur peut convertir une commande de pression 60 (Pm) en le logarithme naturel de la commande de pression 62 (Ln (Pc)) et une pression mesurée 64 (Pm) en le logarithme naturel de la pression mesurée 66 (ln(Pm)) . La différence entre le logarithme naturel de la commande de pression 62 et le logarithme naturel de la pression - 11 - mesurée 66 peut être calculée pour déterminer une va-leur d'erreur 68 (à savoir, ln(PJ - ln(Pm) = valeur d'erreur). La valeur d'erreur 68 peut ensuite être utilisée pour calculer une valeur de gain dans le domaine logarithmique en utilisant un ou plusieurs contrôleurs, tel qu'un contrôleur proportionnel-intégral (PI) 70 ayant un filtre de gain proportionnel 72, un intégrateur 74 et un filtre de gain intégral 76. Dans le contrôleur PI 70, la valeur d'erreur 68 peut être utilisée par le filtre de gain proportionnel 72 pour calculer un gain proportionnel 78. De plus, la valeur d'erreur 68 peut être intégrée par l'intégrateur 74 pour produire une valeur d'erreur intégrée 80, et la valeur d'erreur intégrée 80 peut être utilisée pour calculer une valeur compensée intégrale 82 qui peut être multipliée par le volume libre 84 pour calculer un grain intégral 86. Dans certaines formes de réalisation, une valeur cons-tante peut représenter le volume libre 82 (à savoir, l'espace qui est non occupé par de la matière solide) dans la chambre de combustion. Dans d'autres formes de réalisation, la valeur représentant le volume libre 84 peut changer dans le temps au fur et à mesure que le volume libre à l'intérieur de la chambre de combustion augmente, par exemple selon une fonction ou une table prédéterminée. Le gain proportionnel 78 et le gain intégral 86 peuvent être sommés pour produire un gain total 88 dans le domaine logarithmique. Un exponentiateur 90 peut ensuite calculer l'antilogarithme du gain total 88, et un signal de commande compensé 92 dans le do- maine physique peut être produit. Une complication à la commande de la poussée par une méthodologie de commande de pression réside dans le fait que les entrées d'un contrôleur et leur relation avec les sorties du contrôleur peuvent être non linéai- res dans le domaine physique. Par exemple, la relation - 12 - entre une taille d'une ouverture combinée de soupapes et la pression d'une chambre de combustion peut ne pas être linéaire (c'est-à-dire que la vitesse de combustion est une fonction non linéaire de la pression dans la chambre). Il est ainsi difficile d'utiliser des mécanismes de compensation de pression capables de compenser des variables inconnues et de fournir une réponse en pression commandée de façon précise. Cependant, la relation entre le logarithme de la pression dans la chambre et le logarithme de la taille de l'ouverture combinée des soupapes 10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b peut être essentiellement linéaire. En conséquence, une théorie de commande linéaire et des contrôleurs linéaires, tels que le contrôleur PI 70, peuvent être utilisés sur la plage de fonctionnement d'une fusée lors de l'utilisation de tels contrôleurs dans le domaine logarithmique, tel que décrit ci-dessus. Une fonction de transfert (Gp(s)), qui est typiquement une représentation mathématique de la relation entre l'entrée et la sortie d'un système linéaire invariant dans le temps utilisé par un contrôleur, mais qui est dans ce cas une représentation mathématique de la relation entre le logarithme de l'entrée et le logarithme de la sortie du système de commande 54, qui sera utilisée par le contrôleur PI 70, peut être représentée par : Gp (s) = Kp/ (tips-f-1) , où . Kp = 1/(N-1), N est l'exposant vitesse de combustion, Tp est la constante de temps de l'installation, qui peut être représentée par : 1/tip = -{ (Kgaz/Vc) * «N-1) /Pc) * (P ABRB) * ((Pc/P m) ^N) }, Vc est le volume libre de la chambre de combus- - 13 - tion, p est la masse volumique de propergol, AB est la superficie de combustion, RB est la vitesse de combustion à une pression de 5 référence, Kgaz = 12RT/MW, R est la constante idéale des gaz, T est la température du gaz, et MW est la masse moléculaire du gaz. 10 La fonction Gp(s) peut ensuite être utilisée pour calculer de manière analytique les gains de commande pour le filtre proportionnel 72. Par exemple, le gain Kc du filtre proportionnel 72 et le gain Ki du filtre intégral 76 pour le contrôleur PI 70 peuvent être dé-15 terminés de la manière suivante : Ki = CLX2 / (tip Kp) , et K, = (2 CLX-1) /Kp, où . 20 est un rapport d'amortissement, et CLX est un facteur de boucle fermée défini par : CLX = contip, où con est la fréquence propre du système. Le gain Ki du contrôleur intégral peut être en- 25 core simplifié pour un temps discret. Par exemple, un estimateur de volume linéaire peut être utilisé pour estimer le volume libre de la chambre augmentant avec le temps, et le gain Ki du contrôleur intégral peut être représenté par : - 14 - Ki [n] = (CL2/Kp) * (Vco/Vest [n] ) * (1/ipo) où . VCo est le volume libre initial de la chambre, Vest [n] est le volume libre estimé de la chambre, 5 et ipo est la constante de temps de boucle ouverte au volume libre initial de la chambre. En plus de calculer le gain du système et de pro- duire une réponse de commande précise, le système de 10 commande peut être utilisé pour faire varier le temps de réponse du système et l'efficacité du système en vol, d'une façon personnalisée afin d'atteindre des ob- jectifs de mission. Pour certaines étapes de mission, le système de commande peut faciliter une réponse sys- 15 terne relativement rapide à une commande, comme un chan- gement de poussée nette, et pour certaines étapes de mission, le système de commande peut faciliter une uti- lisation relativement efficace du combustible. Le con- trôleur peut faciliter une telle variation du système 20 en utilisant une pression de consigne, qui peut être la pression commandée pour le moteur pour une étape de mission spécifique. Par exemple, si un changement de poussée relativement rapide peut être prévu pour une étape de mission particulière, la pression de consigne 25 peut être définie à une valeur de pression qui est su- périeure à la pression requise pour satisfaire au be- soin en poussée nette courant ; mais elle peut aussi être définie à une valeur de pression qui est suffisam- ment élevée pour satisfaire au besoin en poussée nette 30 prévu. Lorsque la pression est définie à une valeur qui est supérieure au besoin en poussée nette courant, du gaz peut être évacué à travers des soupapes opposées, ce qui est susceptible de réduire l'efficacité d'utili- sation du combustible du système. Cependant, lorsqu'une - 15 - augmentation de poussée nette est requise, le système peut repositionner les soupapes de manière à satisfaire au besoin augmenté en poussée nette sans augmenter la pression de la chambre de combustion, ce qui peut per- mettre l'obtention d'une augmentation de poussée dans le même temps que celui qui est requis pour le repositionnement des soupapes. La pression de consigne Pset peut être définie de façon à satisfaire à une pression maximale prévue Finax avant le moment où il est prévu que la pression maximale prévue Finax soit requise. La pression de consigne peut être déterminée selon l'équation suivante : Pset - Fmax/ (Cf Amax) où . Cf est le coefficient de décharge du ou des contrôleurs, et Amax est la section d'écoulement maximale de la ou des soupapes. Si une utilisation efficace du combustible est plus importante qu'un courts temps de réponse pour une mission particulière ou une étape particulière d'une mission, la pression de consigne peut être définie égale ou approximation égale à la pression minimale requise pour satisfaire à une commande de pression nette. La pression de consigne peut être choisie de façon à répondre au mieux aux besoins en performances et en efficacité d'utilisation du combustible pour toute mission ou phase de mission particulière. En conséquence, la pression de consigne peut être modifiée à tout mo- ment pendant un vol, par exemple par un ou plusieurs d'un signal externe et d'une planification prédéterminée programmée dans le contrôleur. De plus, les procédés de commande décrits dans le - 16 - présent document peuvent être utilisés pour évaluer une conception de fusée, par exemple au moyen d'un système de simulation par ordinateur. Par exemple, des paramètres pour une conception de fusée spécifique peuvent être introduits dans un composant de mémoire du système de stimulation par ordinateur et une valeur de pression de chambre de combustion peut être calculée pour cette fusée. Ensuite, un logarithme de la pression de combustion calculée peut être calculé. Puis une valeur d'er- reur peut être déterminée par calcul de la différence entre le logarithme de la pression de combustion calculée et un logarithme d'une pression prédéterminée. La valeur d'erreur peut alors être filtrée pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine loga- rithmique, par exemple au moyen d'un filtre PI, d'une manière similaire à ce qui a été décrit en relation avec la Figure 4. Finalement, un antilogarithme du signal de commande compensé dans le domaine logarithmique peut être calculé par exponentiation du signal de corn- mande compensé dans le domaine logarithmique, pour dé-terminer un signal de commande compensé dans le domaine physique. Des valeurs de pression de consigne peuvent également être utilisées pour l'évaluation d'une conception de fusée, en étant utilisées de la manière même que pour faire fonctionner une fusée, tel que décrit dans le présent document. On peut citer d'autres exemples non limitatifs de formes de réalisation. Forme de réalisation 1 Procédé de commande d'une fusée, le procédé comprenant les étapes de : mesure de la pression dans une chambre de combustion ; calcul d'un logarithme de la pression mesurée de 35 la chambre de combustion ; - 17 - calcul d'une différence entre le logarithme de la pression mesurée de la chambre de combustion et un logarithme d'une valeur de pression de référence de la chambre de combustion pour générer un signal d'erreur ; filtrage du signal d'erreur pour générer un signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans un domaine logarithmique, au moyen d'un contrôleur ; exponentiation du signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine logarithmique pour produire un signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique ; et déplacement d'au moins une soupape en réponse au 15 signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique. Forme de réalisation 2 Procédé selon la forme de réalisation 1, dans le- quel le filtrage du signal d'erreur comprend en outre 20 le filtrage du signal d'erreur avec un filtre propor- tionnel-plus-intégral. Forme de réalisation 3 Procédé selon la forme de réalisation 2, comprenant en outre le changement d'un gain d'un filtre d'in- 25 tégration du filtre proportionnel-plus-intégral au fur et à mesure qu'un volume libre de la chambre de combustion augmente. Forme de réalisation 4 Procédé selon la forme de réalisation 3, dans le-30 quel le changement du gain du filtre d'intégration com- prend le changement du gain selon une planification de gain prédéterminée. Forme de réalisation 5 Procédé selon l'une quelconque des formes de ré-35 alisation 1 à 4, comprenant en outre l'étape de : - 18 - positionnement d'au moins une soupape en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique pour réguler la pression de la chambre de combustion. Forme de réalisation 6 Procédé selon la forme de réalisation 5, comprenant en outre l'étape de : positionnement d'une pluralité des soupapes en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé dans le domaine physique pour réguler la pression de la chambre de combustion. Forme de réalisation 7 Procédé selon l'une quelconque des formes de réalisation 1 à 4, comprenant en outre les étapes de : détermination d'une pression de consigne et utilisation de la pression de consigne en tant que valeur de référence pour la pression de la chambre. Forme de réalisation 8 Procédé selon la forme de réalisation 7, dans le-20 quel la détermination d'une pression de consigne comprend les étapes de : calcul d'une pression requise pour répondre à la commande de poussée nette la plus élevée relativement à une section de col disponible pour un ensemble de sou- 25 papes, au moyen des caractéristiques spécifiques des soupapes ; calcul de la pression requise pour satisfaire à tous les besoins en poussée nette, au moyen des caractéristiques du propergol ; et 30 choix du maximum entre les valeurs calculées. Forme de réalisation 9 Procédé selon la forme de réalisation 7, dans le-quel la détermination d'une pression de consigne comprend les étapes de : 35 détermination d'une poussée maximale prévue ; - 19 - calcul d'une pression requise pour satisfaire à la poussée maximale prévue ; et utilisation de la pression requise pour satis- faire à la poussée maximale prévue en tant que pression de consigne tout en satisfaisant à un besoin en poussée présent qui est inférieur à la poussée maximale prévue. Forme de réalisation 10 Procédé selon la forme de réalisation 7, dans le-quel la détermination d'une pression de consigne corn-10 prend les étapes de : détermination d'un besoin en poussée présent ; calcul d'une pression requise pour satisfaire au besoin en poussée présent ; et utilisation de la pression requise pour satis-15 faire au besoin en poussée présent en tant que pression de consigne. Forme de réalisation 11 Procédé selon l'une quelconque des formes de réalisation 1 à 4, comprenant en outre les étapes de : 20 commande d'un moteur de fusée de façon qu'il éjecte du gaz à une vitesse minimale qui est supérieure à un niveau d'émission de gaz prévu pour satisfaire à une valeur de poussée prédéterminée et évacuation du gaz en excès à travers des soupapes opposées, pour per- 25 mettre une augmentation de la poussée de la fusée à la vitesse de réponse des soupapes. Forme de réalisation 12 Fusée comprenant . une chambre de combustion ; 30 un capteur de pression pour mesurer une pression de la chambre de combustion ; au moins une soupape pour réguler l'écoulement de gaz en sortie de la chambre de combustion ; et un contrôleur configuré pour recevoir des mesures 35 de pression en provenance du capteur de pression, et - 20 - programmé pour : calculer un logarithme d'un signal provenant du capteur de pression ; déterminer un signal d'erreur ; filtrer le signal d'erreur pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine logarithmique ; et exponentier le signal de commande compensé pour produire un signal de commande compensé dans le domaine physique et pour positionner au moins une soupape en réponse au signal de commande compensé dans le domaine physique. Forme de réalisation 13 Fusée selon la forme de réalisation 12, dans la-15 quelle l'au moins une soupape comprend au moins une soupape proportionnelle. Forme de réalisation 14 Fusée selon la forme de réalisation 12 ou 13, dans laquelle le contrôleur est en outre programmé pour 20 filtrer le signal d'erreur à l'aide d'un contrôleur proportionnel-plus-intégral. Forme de réalisation 15 Procédé d'évaluation d'une conception de fusée au moyen d'un système de simulation par ordinateur, le 25 procédé comprenant les étapes de : introduction de paramètres pour une conception de fusée dans un composant de mémoire d'un système de simulation par ordinateur ; calcul d'une valeur de pression de chambre de 30 combustion pour la conception de fusée ; calcul d'un logarithme de la pression de combustion calculée et calcul de la différence entre le logarithme de la pression de combustion calculée et un logarithme d'une pression prédéterminée pour déterminer 35 une valeur d'erreur ; - 21 - filtrage de la valeur d'erreur pour déterminer un signal de commande compensé dans un domaine logarithmique ; et exponentiation du signal de commande compensé 5 dans le domaine logarithmique pour déterminer un signal de commande compensé dans le domaine physique. Forme de réalisation 16 Procédé selon la forme de réalisation 15, dans lequel le filtrage du signal d'erreur comprend en outre 10 le filtrage du signal d'erreur au moyen d'un filtre proportionnel-plus-intégral. Forme de réalisation 17 Procédé selon la forme de réalisation 15 ou 16, comprenant en outre le changement d'un gain d'un filtre 15 d'intégration du filtre proportionnel-plus-intégral selon un volume libre de chambre de combustion calculé. Forme de réalisation 18 Procédé selon la forme de réalisation 17, dans lequel le changement du gain du filtre d'intégration 20 comprend le changement du gain selon une planification de gain prédéterminée. Forme de réalisation 19 Procédé selon l'une quelconque des formes de réalisation 15 à 18, comprenant en outre la détermination 25 d'une pression de consigne et l'utilisation de la pression de consigne en tant que valeur de référence pour la pression de la chambre. Bien que la présente invention ait été décrite concernant des formes de réalisation particulières, 30 l'invention n'est pas limitée à ces formes de réalisa- tion décrites. L'invention est limitée uniquement par les revendications présentées en annexe, qui couvrent également tous les dispositifs, systèmes et procédés équivalents. Des ajouts, suppressions et modifications 35 peuvent être apportés aux formes de réalisation décri- - 22 - tes sans pour autant sortir du cadre de l'invention telle que décrite. D'une manière similaire, les caractéristiques d'une forme de réalisation peuvent être combinées à celles d'une autre forme de réalisation, tout en restant dans le cadre de la présente invention. REVENDICATIONS1. Procédé de commande d'une fusée (12), caractérisé en ce qu'il comprend les étapes de mesure de la pression dans une chambre de combus-5 tion (14) ; calcul d'un logarithme (66) de la pression mesurée (64) de la chambre de combustion ; calcul d'une différence entre le logarithme (66) de la pression mesurée (64) de la chambre de combustion 10 et un logarithme (62) d'une valeur de pression de référence (60) de la chambre de combustion pour générer un signal d'erreur (68) ; filtrage du signal d'erreur (68) pour générer un signal de commande de section d'écoulement totale corn-15 pensé (88) dans un domaine logarithmique, au moyen d'un contrôleur ; exponentiation du signal de commande de section d'écoulement totale compensé (88) dans le domaine logarithmique pour produire un signal de commande de sec- 20 tion d'écoulement totale compensé (92) dans le domaine physique ; et déplacement d'au moins une soupape (10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b) en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé (92) dans le do- 25 maine physique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le filtrage du signal d'erreur (68) comprend en outre le filtrage du signal d'erreur avec un filtre proportionnel-plus-intégral (70). 30 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre le changement d'un gain d'un filtre d'intégration (76) du filtre proportionnelplus-intégral (70) au fur et à mesure qu'un volume libre (84) de la chambre de combustion augmente. 35 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé- 24 - en ce que le changement du gain du filtre d'intégration (76) comprend le changement du gain selon une planification de gain prédéterminée. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendica-5 tions 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'étape de : positionnement d'au moins une soupape (10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b) en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé (92) dans 10 le domaine physique pour réguler la pression de la chambre de combustion (14). 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comprend en outre l'étape de : positionnement d'une pluralité des soupapes (10, 15 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b) en réponse au signal de commande de section d'écoulement totale compensé (92) dans le domaine physique pour réguler la pression de la chambre de combustion (14). 7. Procédé selon l'une quelconque des revendica-20 tions 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend en outre les étapes de : détermination d'une pression de consigne (Pset) et utilisation de la pression de consigne en tant que va-leur de référence pour la pression de la chambre (14). 25 8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la détermination d'une pression de consigne (Pset) comprend les étapes de : calcul d'une pression requise pour répondre à la commande de poussée nette la plus élevée relativement à 30 une section de col disponible pour un ensemble de sou- papes, au moyen des caractéristiques spécifiques des soupapes ; calcul de la pression requise pour satisfaire à tous les besoins en poussée nette, au moyen des carac-35 téristiques du propergol ; et- 25 - choix du maximum entre les valeurs calculées. 9. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que la détermination d'une pression de consigne (Pset) comprend les étapes de : détermination d'une poussée maximale prévue ; calcul d'une pression requise pour satisfaire à la poussée maximale prévue ; et utilisation de la pression requise pour satisfaire à la poussée maximale prévue en tant que pression de consigne tout en satisfaisant à un besoin en poussée présent qui est inférieur à la poussée maximale prévue. 10. Procédé selon la revendication 7, dans lequel la détermination d'une pression de consigne (Pset) comprend les étapes de : détermination d'un besoin en poussée présent ; calcul d'une pression requise pour satisfaire au besoin en poussée présent ; et utilisation de la pression requise pour satisfaire au besoin en poussée présent en tant que pression 20 de consigne. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, comprenant en outre les étapes de : commande d'un moteur de fusée (12) de façon qu'il éjecte du gaz à une vitesse minimale qui est supérieure 25 à un niveau d'émission de gaz prévu pour satisfaire à une valeur de poussée prédéterminée et évacuation du gaz en excès à travers des soupapes opposées, pour per-mettre une augmentation de la poussée de la fusée à la vitesse de réponse des soupapes. 30 12. Fusée, caractérisée en ce qu'elle comprend : une chambre de combustion (14) ; un capteur de pression (56) pour mesurer une pression de la chambre de combustion (14) ; au moins une soupape (10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 35 38b) pour réguler l'écoulement de gaz en sortie de la- 26 - chambre de combustion (14) ; et un contrôleur (54) configuré pour recevoir des mesures de pression en provenance du capteur de pression (56), et programmé pour : calculer un logarithme d'un signal provenant du capteur de pression (56) ; déterminer un signal d'erreur (68) ; filtrer le signal d'erreur (68) pour déterminer un signal de commande compensé (88) dans le domaine lo-10 garithmique ; et exponentier le signal de commande compensé (88) pour produire un signal de commande compensé (92) dans le domaine physique et pour positionner au moins une soupape (10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b) en réponse au 15 signal de commande compensé (92) dans le domaine physique. 13. Fusée selon la revendication 12, caractérisée en ce que l'au moins une soupape (10, 28, 30, 36a, 36b, 38a, 38b) comprend au moins une soupape proportion- 20 nelle. 14. Fusée selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que le contrôleur (54) est en outre programmé pour filtrer le signal d'erreur à l'aide d'un contrôleur proportionnel-plus-intégral (70).
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PROCEDE DE COMMANDE DES BOUGIES DE PRECHAUFFAGE D'UN MOTEUR [0001 La présente invention concerne un procédé de commande des bougies de préchauffage d'un moteur en phase de régénération d'un filtre à particules. [0002] La combustion de combustible fossile comme le pétrole ou le charbon dans un système de combustion, en particulier le carburant diesel dans un moteur diesel, peut entraîner la production en quantité non négligeable de polluants qui peuvent être déchargés par l'échappement dans l'environnement et y causer des dégâts. Pour limiter l'émission de tels polluants dans l'atmosphère, les gaz d'échappement peuvent être traités et notamment par un filtre à particule. [0003] Les filtres à particules équipant les moteurs Diesel fonctionnent selon une alternance de phases de stockage appelées phases de chargement et de phases de déstockage appelées régénérations. Au cours de la phase de chargement, le moteur fonctionne normalement et le filtre se charge en particules provenant des gaz d'échappement, par exemple des particules polluantes telles que des suies. Lors de la phase de régénération, les particules stockées à la phase de chargement sont éliminées du filtre pour le régénérer. Les phases de régénération sont généralement provoquées par une modification des conditions de combustion du moteur obtenues par une commande spécifique. La commande est usuellement émise automatiquement. Par exemple, du carburant liquide est injecté dans le cylindre après que le piston ait atteint sa position haute généralement appelée point mort haut du moteur. Le carburant peut notamment être du gasoil. Un tel carburant se vaporise dans la ligne d'échappement. L'énergie dégagée par cette vaporisation est convertie dans le catalyseur en température qui chauffe le filtre à particules par réaction exothermique. [0004] Le basculement sur un tel mode de fonctionnement spécifique pour la régénération du filtre à particules est le plus souvent possible mais fonctionne moins bien dans le cas d'une décélération. En effet, du fait de la décélération, la température dans la chambre de combustion diminue. L'ajout de carburant pour la régénération du filtre à particules se faisant dans une chambre plus froide, la température au niveau du filtre à particules peut s'avérer trop faible pour provoquer la régénération du filtre. En outre, le fonctionnement en mode de régénération en décélération peut être pénalisant pour l'utilisateur puisqu'une surconsommation de carburant peut être observée. De plus, lorsque la chambre n'est pas assez chaude, du carburant peut ne pas être brûlé. Un tel carburant résiduel reste alors dans la chambre et peut se mélanger avec la partie lubrifiée du piston. Un contact entre du carburant et de l'huile se fait alors résultant dans la dilution de ce carburant dans l'huile. Cela présente certains risques pour la durée de vie du moteur. De tels effets sont d'autant plus sensibles dans le cas d'un lâcher de pédale, soit quand la demande de couple par l'utilisateur est nulle. [0005i Il existe dès lors un besoin pour un procédé ou un dispositif permettant d'améliorer le fonctionnement de la régénération des filtres à particules. [0006i Il est proposé un procédé de commande des bougies de préchauffage d'un moteur en phase de régénération d'un filtre à particules. Le procédé comprend les étapes de détection de la demande de couple par le conducteur et de commande des bougies en fonction de la demande de couple détectée. [000n Selon un mode de réalisation, à l'étape de commande, les bougies sont activées lorsque la demande de couple détectée est nulle. [000si Selon un autre mode de réalisation, à l'étape de commande, l'activation des bougies est interrompue lorsque la demande de couple détectée est modifiée. [0009i Selon une autre variante, à l'étape de détection, la demande de couple est détectée par détermination de la position de la pédale d'accélération. [0010] Selon un mode de réalisation, à l'étape de commande, les bougies sont activées lorsque la position déterminée de la pédale correspond à un lâcher de pédale. [0011] Selon un autre mode de réalisation, à l'étape de commande, l'activation des bougies est interrompue lorsque la position de pédale est modifiée. [0012] Il est également proposé un véhicule comprenant un moteur muni de bougies de préchauffage, un filtre à particules filtrant les gaz d'échappement du moteur et un détecteur de la demande de couple par le conducteur. Le moteur comprend aussi un calculateur relié au détecteur, le calculateur est adapté à mettre en oeuvre le procédé de commande précédemment décrit. [0013] Selon une variante, le véhicule comprend en outre une pédale d'accélération. Le détecteur est un détecteur de la position de la pédale d'accélération et le calculateur est adapté en outre à mettre en oeuvre le procédé de commande 15 précédemment décrit. [0014] Selon un mode de réalisation, le détecteur est un détecteur de la pression exercée sur la pédale ou un détecteur optique. [0015] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui suit des modes de réalisation de 20 l'invention, donnés à titre d'exemple uniquement et en références au dessin qui montre : - figure 1, un chronogramme présentant l'évolution temporelle de la vitesse du véhicule, de la demande de couple détectée et de la commande des bougies de préchauffage. 25 [0016] Il est proposé un procédé de commande des bougies de préchauffage d'un moteur de véhicule en phase de régénération d'un filtre à particules. [0017] Le procédé comprend une étape de détection de la demande de couple par le conducteur. La détection de couple peut notamment être mise en oeuvre par détermination de la position de la pédale d'accélération. La connaissance de la position de la pédale d'accélération permet de connaître le couple demandé d'une manière facile à réaliser. Les détecteurs de position sont en effet déjà généralement présents sur le véhicule. Parmi de tels détecteurs, il existe notamment des détecteurs optiques ou des détecteurs de la pression exercée sur la pédale. [0018] Le procédé comporte en outre une étape de commande des bougies de préchauffage en fonction de la demande de couple détectée. [0019] Il est ainsi proposé d'utiliser les bougies de préchauffage en dehors de leur cadre normal d'intervention. Les bougies de préchauffage servent en effet classiquement pour les démarrages du moteur en ambiance froide. Un tel allumage des bougies lors de la régénération d'un filtre à particules permet de mieux contrôler la température de la chambre de combustion. Ceci est notamment vrai pour les phases de décélération pour lesquelles la température des parois du moteur se refroidit rapidement. Avec l'utilisation des bougies de préchauffage, il y a un apport supplémentaire de chaleur qui permet de s'assurer que la température de la chambre reste suffisamment élevée pour que la température au niveau du filtre a particules soit optimale pour obtenir une bonne régénération du filtre. En l'absence d'une telle utilisation, la température de la chambre pourrait ne pas permettre de réaliser la régénération du filtre dans des conditions de fonctionnement optimales, voire empêcher le déclenchement de la régénération parce que la température obtenue au niveau du filtre malgré la post-injection de carburant est trop faible. Le procédé permet ainsi d'améliorer le fonctionnement de la régénération des filtres à particules, notamment en phase de décélération. [0020] En outre, augmenter la température de la chambre de combustion permet d'améliorer la combustion du carburant injecté dans la chambre de combustion. En effet, la vitesse d'inflammation lors de la combustion est d'autant plus grande que la température de la chambre est grande. Cette meilleure maîtrise de la combustion permet d'éviter qu'il ne reste du carburant non brûlé dans la chambre. L'introduction de carburant dans l'huile du moteur est ainsi limitée. Le phénomène de dilution de carburant dans l'huile s'en trouve diminué. La qualité de l'huile moteur est alors peu dégradée et sa durabilité est également accrue. Il en résulte un espacement des vidanges. En outre, un certain nombre de risques sont diminués. Ainsi, les risques de casse du moteur et du turbocompresseur le cas échéant, les risques d'emballement moteur par excès de carburant dans l'huile ainsi que les risques de mauvaises combustions de suies dans le filtre à particules sont limités. [0021] Il devient même possible d'envisager de faire fonctionner la régénération du filtre à particules dans des gammes plus étendues de températures d'air, d'eau et de pression atmosphériques. La régénération du filtre à particules peut ainsi être utilisée plus fréquemment. [0022] Notamment, il devient possible de mettre en oeuvre la régénération du filtre à particules lorsque la température des parois du moteur se refroidit rapidement comme lors d'une demande de couple nulle. C'est le cas particulier illustré par la figure 1. Selon l'exemple de la figure 1, les bougies sont activées lorsque la demande de couple détectée est nulle. La figure 1 est un chronogramme présentant l'évolution temporelle de la vitesse du véhicule, de la demande de couple détectée et de la commande des bougies de préchauffage. Le chronogramme est un graphique dont l'abscisse est le temps (ici le temps de roulage du véhicule) et l'ordonnée une grandeur. Dans le cas de la figure 1, l'ordonnée sur la gauche de la figure donne l'évolution relative de la vitesse du véhicule et de la demande de couple détectée. La courbe en pointillés est la courbe correspondant à la variation temporelle de la demande de couple détectée tandis que la courbe en trait plein illustre l'évolution de la vitesse du véhicule. Lorsque le couple demandé est plus important que la vitesse, la vitesse croît et dans le cas inverse, la vitesse décroît. Dans le cas particulier de la figure 1, la demande de couple est à une valeur Cl entre l'instant 0 et l'instant Ti, puis la demande de couple est nulle entre l'instant Ti et l'instant T2 puis la demande de couple vaut C2 pour les instants au-delà de l'instant T2. La valeur C2 est inférieure à la valeur Cl. Il en résulte que la vitesse croît entre l'instant 0 et l'instant Ti, puis décroît enter les instants Ti et T2 puis croît à nouveau après l'instant T2. Dans l'exemple de la figure 1, la commande des bougies se fait selon une commande logique de type binaire comme cela apparaît sur l'abscisse de droite. La courbe de la commande des bougies de préchauffage est représentée en traits mixtes. Dans la phase entre l'instant 0 et l'instant Ti, la commande des bougies de préchauffage est à O. Dans la phase entre l'instant Ti et l'instant T2, le véhicule est en phase de décélération et la commande des bougies de préchauffage passe de 0 à 1. Cela signifie que les bougies de préchauffage sont activées lorsque la demande de couple est nulle. [0023] A l'étape de commande, l'activation des bougies peut être interrompue lorsque la demande de couple détectée est modifiée. Cela peut également être illustré par le chronogramme de la figure 1. Effectivement, après l'activation des bougies à l'instant Ti, la demande de couple détectée est modifiée puisqu'elle passe de la valeur 0 à la valeur C2 à l'instant T2. A ce même instant, la commande des bougies de préchauffage passe de 1 à O. Cela signifie que l'activation des bougies est interrompue. Une telle interruption permet de n'utiliser les bougies de préchauffage que lorsque l'effet de diminution de la dilution de carburant dans l'huile est le plus sensible. Il a en effet été observé que la diminution est la plus importante quand le véhicule est en phase de décélération et que la demande de couple est nulle. Cela a été observé à l'aide d'essais sur banc moteur et sur véhicule. [0024] De plus, dans le cas où la demande de couple est détectée par détermination de la position de la pédale d'accélération, les bougies sont activées lorsque la position déterminée de la pédale correspond à un lâcher de pédale. En effet, lors d'un lâcher de pédale, la pédale est dans la position la plus relevée qui correspond à une demande de couple nulle. L'activation des bougies est interrompue lorsque la position de pédale est modifiée. [0025] Un tel procédé peut être est mis en oeuvre dans un véhicule comprenant un moteur muni de bougies de préchauffage. Le véhicule comporte en outre un filtre à particules filtrant les gaz d'échappement du moteur et un détecteur de la demande de couple par le conducteur. Le détecteur peut selon les modes de réalisation être un détecteur de la position d'une pédale d'accélération. Le véhicule comporte en outre un calculateur relié au détecteur et adapté à mettre en oeuvre le procédé de commande précédemment décrit. Un tel calculateur met ainsi en oeuvre des lois de commande améliorées pour les logiciels de contrôle du moteur puisqu'en cas de décélération, la dilution du gasoil dans l'huile sera diminuée. REVENDICATIONS1. Un procédé de commande des bougies de préchauffage d'un moteur en phase de régénération d'un filtre à particules caractérisé en ce que le procédé 5 comprend les étapes de : - détection de la demande de couple par le conducteur, - commande des bougies en fonction de la demande de couple détectée. 2. Le procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'à l'étape de commande, les bougies sont activées lorsque la demande de couple détectée 10 est nulle. 3. Le procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce qu'à l'étape de commande, l'activation des bougies est interrompue lorsque la demande de couple détectée est modifiée. 4. Le procédé selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'à 15 l'étape de détection, la demande de couple est détectée par détermination de la position de la pédale d'accélération. 5. Le procédé selon la revendication 4 caractérisé en ce qu'à l'étape de commande, les bougies sont activées lorsque la position déterminée de la pédale correspond à un lâcher de pédale. 20 6. Le procédé selon la revendication 5 caractérisé en ce qu'à l'étape de commande, l'activation des bougies est interrompue lorsque la position de pédale est modifiée. 7. Un véhicule comprenant : - un moteur muni de bougies de préchauffage, 25 - un filtre à particules filtrant les gaz d'échappement du moteur, - un détecteur de la demande de couple par le conducteur, - un calculateur relié au détecteur, caractérisé en ce que le calculateur est adapté à mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 1 à 3. 8. Le véhicule selon la revendication 7 comprenant en outre : - une pédale d'accélération, le détecteur étant un détecteur de la position de la pédale d'accélération, le véhicule étant caractérisé en ce que le calculateur est adapté en outre à mettre 5 en oeuvre le procédé selon l'une des revendications 4 à 6. 9. Le véhicule selon la revendication 8, caractérisé en ce que le détecteur est un détecteur de la pression exercée sur la pédale ou un détecteur optique.
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La présente invention concerne une éolienne à axe vertical pour la transformation de l'énergie du vent en énergie électrique ou mécanique. Ce qui existe à ce jour : Eolienne horizontale, gigantesque, dénaturante, d'un coût d'installation et de maintenance très élevé en raison de sa conception. Eolienne verticale d'un coût d'installation plus modeste mais avec l'inconvénient d'une importante perte de charge du fait de la friction de son roulement de pied qui maintient l'équilibre de l'ensemble. Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en proposant une éolienne verticale pendue de puissance électrique intermédiaire, plus 15 esthétique et moins bruyante. Cette éolienne de forme cylindrique à pales verticales est suspendue au sommet d'un mât fixe (1). Celle-ci comporte une calotte (2) tournant avec appui sur un pivot (3), constituant le sommet du mât (1). Pour la calotte (2) surmontée d'un mât de guidage avec roulement (9), la 20 coiffe intérieure peut être construite en matériau de haute dureté : céramique ou diamant artificiel ; le pivot (3) peut être conçu dans les mêmes matériaux. Cette éolienne est essentiellement constituée de deux parties, une fixe et une partie mobile dite rotor. 25 L'ensemble de la partie mobile est constituée de la calotte (2) de forme conique, surmontée d'un mât de guidage, le tout assemblé par boulonnage à un plateau circulaire (4), supportant la fixation haute des pales de l'éolienne. Dans le prolongement de ce plateau (4), un tube mécanique (6) d'un diamètre intérieur supérieur au mât fixe ; deux autres plateaux répartis à égale 30 distance , sont soudés à ce tube, le tout supportant la fixation des pales (5). En partie basse, le plateau (4), en son centre, reçoit une cage à roulement de centrage (8) sur le mât fixe (1). Sous cette cage à roulement (8) est assemblé par silentbloc (10) un fût 35 annelé intérieurement, d'un diamètre supérieur au mât (1) pour l'entraînement de la partie électrique. Sur ce fût annelé, est installé une roulette tachymètre (33) (non représenté sur la figure), pour visionner la vitesse de rotation de l'éolienne. La partie électrique est composée d'une part d'un moteur asynchrone à arbre creux, producteur d'électricité et faisant également office par inversement 40 de frein électrique, et d'autre part d'un multiplicateur planétaire à masselottes à arbre creux, au dessus de celui-ci et attenant se trouve un frein à disque hydraulique (20), le tout entraîné par un arbre creux annelé extérieurement, coulissant dans le fût annelé (10). En fait, cet arbre creux annelé extérieurement traverse le moteur asynchrone, le multiplicateur, le frein à disque et vient 45 s'emboîter dans le fût annelé (10). Les pales (5) de forme concave sur la longueur, sont fixées aux trois plateaux (4) par boulonnage. A l'opposé de cette fixation, les pales sont maintenues entre elles en haut, au milieu, et en bas, par des cerceaux (26) qui maintiennent l'écartement et la stabilisation. Pour la partie fixe de l'éolienne, le mât de sustentation (1) est un tube 5 mécanique en inox. Celui-ci est ancré à sa base au socle métallique (24) à quatre pieds, eux-mêmes arrimés à un socle béton. Le mât (1), sous le pivot (3), est pourvu d'une pige de compression ou peson (35) et d'une sonde de température (36). Ces instruments sont reliés à l'extérieur par des fils électriques passant par 10 le tube du mât (1). Aux extrémités du socle métallique (24), aux quatre pieds sont fixées quatre potences (18) supportant une virole circulaire (14) en tube d' inox, le tout relié par boulonnage. Cette virole en tube (14) emprisonne à l'intérieur un cordon 15 chauffant dégivrant pour faciliter la circulation des chariots en hiver. Sur cette virole en tube (14) circulent trois chariots (19) assemblés avec quatre galets en polyamide concaves à roulements (17), montés en sandwich, supportant trois mâts verticaux (11). Entre les chariots (19) à égale distance, trois autres chariots (27) avec deux 20 galets en polyamide concaves circulent sur la virole en tube (14), tous supportent la virole plate (16). A la base de ces chariots (19) est fixé par boulonnage sur chant , une virole plate crémaillère (16) poinçonnée d'une multitude de perforations carrées formant le pas du pignon d'entraînement d'un moteur réducteur fixe (15). 25 Les trois mâts (11) d'une hauteur supérieure aux pales de l'éolienne, sont en la partie haute, réunis par roulement (9) au mât de guidage de la calotte tournante (2), eux-mêmes réunis entre eux par une virole tube (31) et un renfort triangulaire (32). 30 Un plateau circulaire en caillebotis (30) est fixé sur le dessus, laissant au centre un passage pour un gyrophare (25). A la base de ces trois mâts (11), au niveau des chariots (19) est monté un vérin mécanique à vis débrayable (12), actionné par un pignon (34) qui est entraîné par une virole crémaillère fixe (13) à perforations carrés au pas du pignon 35 (34). Réunissant verticalement deux mâts (11), est insérée une trame concave en inox (29), terminée par une échelle (28) pour accéder au plateau supérieur en caillebotis (30). 40 Sur cette trame concave est fixée et suspendue une bâche faisant office de déflecteur d'air. Ce déflecteur manoeuvré par moteur réducteur (15), asservi à une girouette, protège les pales de retour au vent, et amené face au vent, annule l'effet de celui- ci. REVENDICATIONS1 Eolienne à axe vertical pendue, asservie à un multiplicateur planétaire à masselottes (21) monté sur arbre creux, et à un moteur asynchrone (22) pour la production d'électricité, asservi à un frein électrique (non représenté sur la figure), caractérisée en ce qu'elle comporte des pales concaves, verticales (5) solidaires de trois plateaux circulaires (4), fixés sur un tube mécanique en inox (6), tournant autour du mât fixe (1). Le plateau supérieur est solidaire de la calotte (2) surmontée du mât de guidage, la dite calotte (2) est en appui tournant sur l'extrémité supérieure du mât (1). 2 Eolienne selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de sécurité de freinage, assuré par un frein à disques (20) hydraulique, solidaire du multiplicateur planétaire (21). 3 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'arrêt de rotation des pales (5), par présentation du déflecteur d'air (29), manoeuvré électriquement par l'intermédiaire du moteur réducteur (15). Ce même déflecteur (29) pour le bon fonctionnement de l'éolienne, asservi à une girouette, masque les pales (5) de retour au vent. 4 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un système de cordon dégivrant (non représenté sur la figure) à l'intérieur de la virole en tube circulaire (14), pour le bon fonctionnement des chariots en hiver. 5 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte au sommet de l'éolienne, à la réunion des trois mâts (11), au dessus du roulement de guidage (9), un gyrophare (25), en signalétique de présence. 6 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif de sécurité de mesure de vitesse par tachymètre (33), pour l'asservissement du déflecteur d'air (29), face au vent. 7 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte à la suite du déflecteur d'air (29), une échelle d'accès (28) au sommet de l'éolienne, sur le caillebotis (30), pour la maintenance du pivot céramique (3), de la calotte céramique (2), du roulement de guidage (9) et du gyrophare (25). 8 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce quelle comporte sous le pivot céramique une pige de compression (35) pour calculer son poids et une sonde de température (36). 9 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en bout de pales (5), en haut, au milieu, et en bas des cerceaux (26) qui maintiennent l'écartement et la stabilité des pales. 10 Eolienne selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte en bas des trois mâts (11) un vérin mécanique débrayable à vis (12), entraîné par pignon (34) et virole crémaillère (13) afin de dégager le mât de guidage de la calotte (2) pour assurer sa maintenance.
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DESCRIPTION L'invention concerne une pièce en métal coulé dotée d'un corps de base de pièce en métal coulé dans lequel au moins un corps de garniture en métal, qui présente des contours partiels assurant un blocage en rotation et qui est relié en correspondance géométrique du fait de la coulée au corps de base de la pièce en métal coulé est englobé par coulée. L'invention concerne en outre un procédé de coulée de métal destiné à fabriquer une pièce en métal coulé, dans lequel un corps de garniture en métal est positionné dans une cavité située entre au moins deux moitiés de moule avant d'être englobé ou incorporé par coulée dans un corps de base de la pièce en métal coulé. Le fascicule de publication du brevet allemand DE 197 46 167 Al divulgue un composant en métal léger qui présente au moins une pièce de garniture qui présente des contours partiels en contre-dépouille pour reprendre ou recevoir des sollicitations en traction et en flexion et des contours partiels assurant un blocage en rotation pour reprendre des sollicitations en torsion. Le fascicule de publication du brevet allemand DE 39 12 664 Al divulgue une pièce coulée en métal léger qui présente un moyen de fixation disposé dans la pièce coulée et dans laquelle une garniture de fibres est prévue pour augmenter la résistance mécanique de l'ancrage du moyen de fixation. Le modèle d'utilité allemand DE 91 15 292 U1 divulgue une douille filetée ou un goujon fileté destinés à être englobés dans de la matière synthétique. La demande de brevet américain US 2005/00 84 362 Al divulgue le blocage d'une garniture filetée de support d'un véhicule automobile dans le support en injectant de la matière synthétique dans des interstices prévus entre la garniture filetée et la surface du support. Le problème à la base de l'invention consiste à simplifier la fabrication d'une pièce en métal coulé stable telle que citée en introduction. Pour une pièce en métal coulé qui présente un corps de base de la pièce en métal coulé dans lequel au moins un corps de garniture en métal est englobé par coulée, qui présente des contours partiels assurant un blocage en rotation et qui est relié en correspondance géométrique au corps de base de la pièce en métal coulé lors de la coulée, ce problème est résolu en ce que le corps de garniture en métal présente une forme allongée dotée -2- d'un axe longitudinal et un contour extérieur de moule de section transversale non circulaire interrompu dans le sens de sa longueur par des rainures annulaires qui servent à immobiliser le corps de garniture en métal dans la direction axiale après la coulée. La pièce en métal coulé selon l'invention est utilisée de manière générale dans le secteur automobile, de préférence dans un train de roulement, dans la carrosserie ou dans la partie d'entraînement d'un véhicule automobile. La combinaison selon l'invention de la section transversale non circulaire et des rainures annulaires du contour extérieur du moule permet de solliciter plus fortement le corps de garniture en métal qui a été englobé par coulée que les pièces en métal coulé habituelles. Un exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le contour extérieur du moule présente une section transversale polygonale dont les arêtes sont rectilignes, courbées ou arrondies. On appelle polygone un corps à plusieurs côtés et plusieurs sommets. La section transversale peut également être non circulaire ou d'épaisseur constante avec arêtes courbées ou cintrées, et on préfère la réaliser comme pièce profilée extrudée. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le contour extérieur de moule du corps de garniture en métal présente essentiellement la forme d'un triangle, d'un quadrilatère, d'un hexagone ou d'un octogone. Les coins peuvent être rectilignes, arrondis ou courbés. La forme polygonale simplifie le serrage du corps de garniture en métal dans un mandrin à trois ou quatre mâchoires, par exemple pour un usinage par enlèvement de matière. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que les rainures annulaires ont une section transversale de rainure essentiellement rectangulaire. La section transversale rectangulaire de la rainure peut présenter des coins arrondis. La section transversale rectangulaire permet de fixer le corps de garniture en métal de manière particulièrement sûre dans la direction axiale dans le corps de base de la pièce en métal coulé. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que les rainures annulaires sont usinées par enlèvement de matière. La section transversale polygonale permet d'usiner le corps de garniture en métal par enlèvement de matière, par exemple par tournage. -3- Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que lors de la coulée, le corps de garniture en métal est englobé complètement avec son contour extérieur de moule et les rainures annulaires dans le corps de base de la pièce en métal coulé. Cela ancre de manière stable le corps de garniture en métal dans le corps de base de la pièce en métal coulé. Une partie fonctionnelle, par exemple une ouverture fonctionnelle ou un goujon fonctionnel, est librement accessible depuis l'extérieur de la pièce en métal coulé après l'incorporation par coulée du corps de garniture en métal. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de garniture en métal présente une ouverture fonctionnelle. L'ouverture fonctionnelle fait partie d'un trou qui peut être réalisé sous la forme d'une perforation ou d'un trou aveugle et est de préférence doté d'un filet ou filetage intérieur. Entre le filet et le contour extérieur du moule, on peut conserver du matériau pour augmenter la résistance mécanique ou la stabilité du corps de garniture en métal. La réserve de matière permet en outre d'utiliser une garniture filetée à l'occasion ou dans le cadre de réparations. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que l'ouverture fonctionnelle comporte un creux de positionnement du corps de garniture en métal avant l'incorporation par coulée. Le creux est de préférence configuré comme creux cylindrique. Les transitions vers le creux cylindrique peuvent être dotées d'un chanfrein. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de garniture en métal présente un goujon fonctionnel. Le goujon fonctionnel est de préférence équipé d'un filet extérieur. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de base de la pièce en métal coulé est réalisé en ou formé de métal léger. Le corps de base de la pièce en métal coulé est formé par exemple d'un alliage de métaux légers qui contient de l'aluminium et/ou du magnésium et en particulier d'un alliage d'aluminium ou d'un alliage de magnésium. Le corps de garniture en métal peut être formé d'aluminium, d'un alliage d'aluminium ou d'un alliage d'aluminium corroyé. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de garniture en métal est formé ou -4- constitué d'un matériau à base d'aluminium ou d'un matériau à base d'acier et contient éventuellement du titane. Le matériau à base d'acier permet de solliciter plus fortement le corps de garniture en métal. Le corps de garniture en métal peut également être formé de titane ou d'un alliage de titane. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de garniture en métal est formé ou constitué d'un matériau en barre qui présente la forme d'un profilé extrudé, d'un profilé laminé ou d'une pièce extrudée. En particulier pour former les rainures annulaires, le matériau en barre peut être usiné par enlèvement de matière, par exemple par tournage. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que le corps de garniture en métal est roulé, laminé, étiré, forgé ou réalisé par extrusion. Le corps de garniture en métal peut également être formé par moulage par injection de métal ("metal injection moulding" - MIM) et ensuite frittage. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce que son contour extérieur de moule présente une rugosité de surface augmentée. Cela augmente encore son effet de blocage de la rotation. Un autre exemple de réalisation préféré de la pièce en métal coulé est caractérisé en ce qu'un côté frontal du corps de garniture en métal est réalisé de manière à empêcher l'injection ou la pénétration de métal dans le corps de garniture en métal lors de la coulée. Le corps de garniture en métal est de préférence réalisé de façon fermée sur un côté frontal. Sur l'autre côté frontal, le corps de garniture en métal est de préférence réalisé de façon ouverte, par exemple pour permettre d'y visser une vis. Dans ce cas, il faudra garantir que du métal ne puisse pas pénétrer à l'intérieur du corps de garniture en métal lors de la coulée. Ceci peut être réalisé par exemple en superposant de manière appropriée sur le corps de garniture en métal la moitié de moule d'un outil de coulée qui repose sur celui-ci. En variante ou en supplément, on peut obtenir l'étanchéité en apportant un système de rainures. Ainsi, le corps de garniture peut par exemple s'engager par son extrémité ouverte dans une rainure annulaire ménagée dans la moitié associée de l'outil. Si nécessaire, on peut également fermer une ouverture fonctionnelle du corps de garniture en métal par un bouchon de fermeture lors de la coulée. En outre, on peut disposer une tige d'insertion -5- ou une tige de vissage dans l'ouverture fonctionnelle lors de la coulée, pour remplir le corps de garniture et ainsi empêcher que le métal pénètre dans le corps de garniture. Pour un procédé de coulée de métal destiné à fabriquer une pièce en métal coulé, en particulier une des pièces en métal coulé décrites plus haut, dans lequel un corps de garniture en métal est positionné dans une cavité située entre au moins deux moitiés de moule avant d'être englobé par coulée dans un corps de base de la pièce en métal coulé, le problème est résolu en variante ou en supplément en ce qu'avant, pendant et/ou après l'incorporation par coulée, le corps de garniture en métal est positionné à l'aide d'au moins une tige de positionnement qui s'étend dans la cavité en traversant l'une des deux moitiés de moule et qui est précontrainte contre le corps de garniture en métal. La précontrainte de la tige de positionnement peut s'effectuer hydrauliquement ou à l'aide d'un ressort. Le procédé de coulée de métal est de préférence un procédé de coulée sous pression ou de moulage sous pression. En variante, on peut cependant aussi utiliser des procédés de coulée par gravité ou de coulée sous basse pression. Un exemple de réalisation préféré du procédé de coulée de métal est caractérisé en ce qu'avant, pendant et/ou après l'incorporation par coulée, le corps de garniture en métal est positionné entre la tige de positionnement et un bec de positionnement formé sur l'autre des deux moitiés de moule. Le bec de positionnement s'engage dans une ouverture du corps de garniture en métal. Le bec de positionnement peut également être prévu sur une tige de positionnement supplémentaire qui peut se déplacer en va-et-vient dans l'autre des deux moitiés de moule. Un autre exemple de réalisation préféré du procédé de coulée de métal est caractérisé en ce que le bec de positionnement présente la forme d'un cylindre circulaire rectiligne qui s'engage dans le corps de garniture en métal. Le bec de positionnement s'engage de préférence avec un léger jeu dans le creux cylindrique prévu dans l'ouverture fonctionnelle. Le bec de positionnement peut être légèrement conique pour positionner grâce à un léger auto-blocage le corps de garniture dans l'une des moitiés de moule avant l'incorporation par coulée. L'invention concerne en outre un outil de fabrication de la pièce 35 en métal coulé décrite plus haut à l'aide du procédé de coulée de métal décrit plus haut. -6- D'autres avantages, caractéristiques et détails de l'invention ressortent de la description qui suit, dans laquelle différents exemples de réalisation sont décrits en détail en référence aux dessins. Dans celui-ci : la figure 1 est une représentation en perspective d'un corps de garniture en métal doté d'une section transversale polygonale, les figures 2 à 5 représentent en section transversale et à l'état serré différents corps de garniture en métal, la figure 6 représente en coupe longitudinale le corps de garniture en métal de la figure 1, la figure 7 représente le corps de garniture en métal de la figure 6 avec une garniture filetée, les figures 8 à 12 représentent différents modes de réalisation d'outils d'incorporation par coulée du corps de garniture en métal représenté dans la figure 1, la figure 13 est une représentation en coupe et en perspective d'une pièce en métal coulé selon l'invention, les figures 14 à 17 sont des représentations en perspective d'autres exemples de réalisation du corps de garniture en métal représenté dans la figure 1 et les figures 18 à 22 sont des représentations similaires à celles des figures 8 à 12, mais dans d'autres exemples de réalisation. La figure 1 représente en perspective un corps de garniture 1 en métal. Le corps de garniture 1 en métal présente une forme allongée avec un axe longitudinal 2 et une ouverture fonctionnelle 3 à une extrémité. L'ouverture fonctionnelle 3 fait partie d'un trou aveugle 4 doté d'un filet. A l'extrémité visible du filet intérieur est prévu un creux cylindrique 3. A la transition entre le filet intérieur et le creux cylindrique 5 est formé un chanfrein 7. Un autre chanfrein 8 est formé à l'extérieur sur le creux cylindrique 5. Le corps de garniture 1 présente en coupe transversale la forme d'un triangle équilatéral, les côtés du triangle étant convexes où présentant une courbure bombée vers l'extérieur. Dans le sens de la longueur, c'est-à-dire dans la direction de l'axe longitudinal 2, la section transversale triangulaire du corps de garniture 1 en métal est interrompue par des rainures annulaires 11, 12, 13. Les rainures annulaires 11 à 13 forment à l'extérieur du corps de garniture 1 en métal des saillies périphériques qui servent à immobiliser dans la direction axiale le corps de garniture 1 en -7- métal après son incorporation par coulée. La section transversale triangulaire immobilise en rotation le corps de garniture 1 en métal après son incorporation par coulée. Le corps de garniture en métal 1 peut être formé d'aluminium. On utilisera alors de préférence une pièce brute formée d'un profilé extrudé et usinée par tournage. Le matériau à base d'aluminium est utilisé de préférence sous la forme d'un alliage, par exemple un alliage d'aluminium corroyé. Pour des raisons de résistance mécanique, le corps de garniture 1 en métal peut également être formé en acier. On utilisera alors de préférence une pièce brute laminée ou étirée. De façon particulièrement préférable, le corps de garniture 1 en métal sera réalisé en acier sous la forme d'une pièce tournée par automate. La figure 2 représente en coupe transversale le corps de garniture 1 en métal de la figure 1. Le corps de garniture 1 en métal présente en coupe transversale la forme d'un triangle 15 serré par trois mâchoires 21, 22, 23 dans un mandrin à trois mâchoires. La figure 3 représente un corps de garniture en métal qui présente une section transversale 16 en quadrilatère à sommets arrondis. La section transversale en quadrilatère permet de manière simple de serrer le corps de garniture en métal dans un outil à quatre mâchoires doté de quatre mâchoires 21 à 24. La figure 4 représente un corps de garniture en métal qui présente une section transversale 17 hexagonale serrée par trois mâchoires 25 21 à 23 d'un outil à trois mâchoires. La figure 5 représente un corps de garniture en métal doté d'une section transversale octogonale 18 serrée par quatre mâchoires 21 à 24 d'un outil à quatre mâchoires. La figure 6 représente en coupe longitudinale le corps de 30 garniture 1 en métal de la figure 1. La longueur du filet ménagé dans le trou aveugle 4 est indiquée par la double flèche 29. Le diamètre du filet est indiqué par une autre double flèche 31. En coupe longitudinale, on voit que dans la direction radiale, suffisamment de matériau 30 est prévu avec les rainures annulaires 11 à 13 entre le filet et le contour extérieur du moule du 35 corps de garniture 1 en métal pour garantir une haute résistance mécanique du corps de garniture 1 en métal. En outre, la réserve de matière 30 permet de réparer le filet s'il a été endommagé. -8- La figure 7 représente le corps de garniture 1 en métal de la figure 6 en coupe longitudinale après une réparation. Le filet initial, par exemple M12, a été foré à un diamètre 32. Dans le trou aveugle foré 4, une garniture filetée 34 a été insérée. La réserve de matière 30 permet de conserver après le forage et l'insertion de la garniture filetée 34 encore suffisamment de matériau pour garantir une haute résistance mécanique du corps de garniture 1 en métal lorsqu'il est englobé par coulée. En variante, on peut découper un filet plus grand, par exemple M14, dans le trou aveugle 4 qui a été foré. La figure 8 représente en coupe un outil de coulée 40 doté d'une moitié inférieure de moule 41 et d'une moitié supérieure de moule 42. Une double flèche 43 indique la direction principale de démoulage de l'outil 40. Entre les deux moitiés de moule 41 et 42 est formée une cavité 44 dans laquelle du métal fondu est apporté lors d'une opération de coulée. La cavité 44 s'évase en un dôme 45 découpé dans la moitié supérieure de moule 42. Le corps de garniture 1 en métal est positionné dans le dôme 45 à l'aide d'un bec de positionnement 48 et d'une tige de positionnement 49. Le bec de positionnement 48 présente la forme d'un disque circulaire et est relié d'un seul tenant à la moitié inférieure de moule 41. Le corps de garniture 1 en métal est enfiché sur le bec de positionnement 48 par le creux cylindrique 5. La tige de positionnement 49 est disposée dans la moitié supérieure de moule 42 de manière à pouvoir se déplacer en va-et-vient dans la direction de l'axe longitudinal 2 du corps de garniture 1 en métal, de telle sorte que la tige de positionnement 49 vienne reposer par son extrémité libre représentée sur l'extrémité fermée du corps de garniture 1 en métal. La tige de positionnement 49 est précontrainte hydrauliquement contre le corps de garniture 1 en métal de telle sorte que ce dernier soit positionné de manière sûre dans le dôme 45 avant et pendant la coulée. La tige de positionnement 49 est actionnée hydrauliquement à la manière d'un dispositif d'expulsion et sert à serrer de manière sûre le corps de garniture 1 en métal pendant l'opération de coulée. La figure 9 représente en coupe un outil de coulée 40 similaire à celui de la figure 8 mais avec une moitié supérieure de moule 52 modifiée. Une tige de positionnement 54 précontrainte mécaniquement par une force élastique contre le corps de garniture 1 en métal est disposée dans la moitié supérieure de moule 52. -9- La tige de positionnement 54 présente un collet 55 sollicité par la force de précontrainte d'un ressort hélicoïdal de compression 56. Lors de la fermeture de l'outil 40, le corps de garniture 1 en métal peut être positionné automatiquement par la tige de positionnement 54 précontrainte élastiquement. Dans l'outil 40 représenté dans les figures 8 et 9, le démoulage s'effectue dans la direction horizontale. Les figures 10 à 12 représentent des outils 60 et 70 à démoulage vertical. L'outil 60 représenté dans la figure 10 présente une moitié gauche de moule 61 et une moitié droite de moule 62. Une double flèche 63 indique la direction de démoulage qui correspond à l'axe longitudinal 2. Une cavité 64 et un dôme 65 sont réalisés exactement comme dans l'outil 40 à démoulage horizontal. Le corps de garniture 1 en métal est serré entre un bec de positionnement 68 et une tige de positionnement 69. Pour simplifier le positionnement du corps de garniture 1 en métal avant la fermeture de l'outil 60, le bec de positionnement 68 est de préférence légèrement conique, de telle sorte que le corps de garniture 1 en métal puisse être enfiché par le creux cylindrique 5 sur le bec de positionnement 68 avec un certain auto-blocage. L'auto-blocage empêche une libération ou une chute indésirable du corps de garniture 1 en métal avant que les deux moitiés de moule 61 et 62 soient rapprochées l'une de l'autre. Après ou pendant que les deux moitiés de moule 61 et 62 ont été rapprochées l'une de l'autre, le corps de garniture 1 en métal est positionné de manière stable dans le dôme 65 pour l'opération de coulée, à l'aide de la tige de positionnement 69. La figure 11 représente un outil 70 qui présente une moitié gauche de moule 71 et une moitié droite de moule 72. Une cavité 74 dotée d'un dôme 75 est formée entre les deux moitiés de moule 71 et 72 d'une manière différente de l'exemple de réalisation précédent, de telle sorte que l'axe longitudinal 2 du corps de garniture 1 en métal disposé dans le dôme 75 soit légèrement oblique par rapport à la verticale. Un bec de positionnement 78 est formé sur un appendice 77 de la moitié gauche du moule 71. Une tige de positionnement 79 déborde vers le corps de garniture 1 en métal depuis un appendice 80 prévu sur la moitié droite du moule 72. Une flèche 81 désigne la direction de déplacement de la tige de positionnement 79 lors de la traction. Les flèches 82 et 83 désignent les - 10 - déplacements d'ouverture des moitiés de moule 71 et 72. Lors de l'ouverture de l'outil 70, la pièce coulée terminée avec le corps de garniture 1 en métal adhère à la moitié gauche du moule 71. Une autre flèche 84 désigne la direction dans laquelle la pièce coulée terminée peut être retirée de la moitié gauche du moule 71. La figure 12 représente un outil 70 similaire à celui de la figure 11, et doté d'un bec de positionnement 88. A la différence de l'exemple de réalisation précédent, le bec de positionnement 88 est prévu sur une tige supplémentaire de positionnement 89 qui peut se déplacer dans la moitié gauche du moule 71. Un déplacement de la tige de positionnement 89 dans la direction d'une flèche 91 permet d'éloigner le bec de positionnement 88 du creux cylindrique 5 du corps de garniture 1 en métal pendant ou après l'ouverture de l'outil 70. Cela simplifie l'enlèvement de la pièce coulée terminée hors de l'outil 70 et permet en particulier de faire tomber automatiquement la pièce en métal coulé terminée. La figure 13 représente en perspective et partiellement en coupe une pièce en métal coulé terminée. La pièce en métal coulé 98 comprend un corps de base 95 de la pièce en métal coulé qui présente essentiellement la forme d'une douille légèrement conique dans laquelle le corps de garniture 1 en métal est englobé par coulée. Une pièce structurelle plate 96 déborde du corps de base 95 de la pièce en métal coulé. La pièce structurelle plate 96 et le corps de base 95 en métal coulé sont représentés en coupe pour rendre visible le corps de garniture 1 en métal qui y est englobé par coulée. La figure 14 représente en perspective un corps de garniture 100 en métal doté d'une perforation filetée 101. Le corps de garniture 100 en métal est doté de trois rainures annulaires, comme dans les exemples de réalisation précédents. La figure 15 représente en perspective un corps de garniture 103 en métal doté d'une perforation 102. La perforation 102 ne comprend pas de filet, à la différence des exemples de réalisation précédents. La figure 16 représente en perspective un corps de garniture 105 en métal tel que celui représenté dans la figure 3. Le corps de garniture 105 en métal est doté d'un trou aveugle fileté 106. Le contour extérieur de moule du corps de garniture 105 en métal est doté de trois rainures annulaires 107, 108, 109. -11- La figure 17 représente en perspective un corps de garniture 110 en métal doté d'un goujon fonctionnel 112. Le goujon fonctionnel 112 est doté d'un filet extérieur. Le contour extérieur de moule 114 du corps de garniture 110 en métal présente une section transversale octogonale interrompue dans le sens de la longueur par trois rainures annulaires 115, 116, 117. Chacune des figures 18 à 20 représente en coupe un outil de coulée 120; 130; 140 doté d'une moitié inférieure de moule 121, 131, 141 et d'une moitié supérieure de moule 122; 132 et 142. Entre les deux moitiés de moule 121; 131; 141 et 122; 132; 142 est formée à chaque fois une cavité 124, 134, 144 dans laquelle est disposé un corps de garniture 125; 135; 155 en métal similaire à ceux des exemples de réalisation qui précèdent. Le corps de garniture 125; 135; 155 en métal présente une extrémité fermée 126; 136; 145 et une extrémité ouverte 127; 137; 146. A son extrémité ouverte 127; 137; 146, le corps de garniture 125; 135; 155 présente essentiellement la forme d'une douille. Dans l'exemple de réalisation représenté dans la figure 18, l'extrémité ouverte 127 du corps de garniture 125 en métal est disposée dans un creux 128 de forme essentiellement circulaire découpé dans la moitié inférieure de moule 121. En outre, entre l'extrémité fermée 126 du corps de garniture 125 en métal et la moitié supérieure de moule 122, est disposé un élément de serrage 129. L'élément de serrage 129 est de préférence réalisé en métal déformable et sert à maintenir le corps de garniture 125 en métal avec son extrémité ouverte 127 dans le creux 128 de manière à ce qu'il repose de manière étanche contre la moitié inférieure de moule 121. Dans l'exemple de réalisation représenté dans la figure 19, le corps de garniture 135 en métal enveloppe par son extrémité ouverte 137 un mandrin de positionnement 138 formé sur la moitié inférieure de moule 131. Le mandrin de positionnement 138 a essentiellement la forme d'un cylindre circulaire rectiligne et est entouré par une rainure annulaire 139 dans laquelle s'engage l'extrémité ouverte 137 du corps de garniture 135 en métal. L'adaptation entre le mandrin de positionnement 138 et l'extrémité ouverte 137 du corps de garniture 135 en métal est de préférence sélectionnée de telle sorte que le corps de garniture 135 en métal soit maintenu sans jeu et de manière à ne pas pouvoir basculer sur la moitié inférieure de moule 131. - 12 - La figure 20 représente un exemple de réalisation doté d'une tige de vissage 150. La tige de vissage 150 comprend deux tiges filetées 151, 152 qui s'étendent dans des directions opposées et sont séparées l'une de l'autre par un collet 154. La tige filetée 151 est vissée dans le corps de garniture 155 en métal. La tige filetée 152 est vissée dans un trou aveugle fileté 147 prévu dans la moitié inférieure de moule 141. La tige de vissage 150 maintient le corps de garniture 155 en métal de manière sûre contre la moitié inférieure de moule 141 lors de la coulée. En outre, de même que dans les exemples de réalisation représentés dans les figures 18 et 19, une pénétration indésirable de métal dans le corps de garniture en métal lors de la coulée est empêchée de manière sûre. La figure 21 représente la tige de vissage 150 sans corps de garniture en métal entre les deux moitiés de moule 141 et 142. La figure 22 montre que la tige de vissage représentée dans les figures 20 et 21 peut également présenter une autre configuration à son extrémité qui pénètre dans la moitié inférieure de moule 141. La figure 22 représente à gauche une tige de vissage 160 qui présente à son extrémité supérieure une tige filetée 151 qui permet de la visser sur un corps de garniture en métal. A son extrémité inférieure, la tige de vissage 160 présente une tige lisse 162 qui est maintenue sur la moitié inférieure de moule 141 à l'aide d'un élément de blocage axial 163. L'élément de blocage axial 163 s'engage dans une rainure annulaire formée sur la tige 162. La figure 22 montre sur son côté droit une tige de vissage 170 qui présente à son extrémité inférieure une tige 172 dotée d'un épaississement 173 à son extrémité libre. L'épaississement 173 constitue un élément de correspondance mécanique par lequel la tige de vissage 170 est maintenue sur la moitié inférieure de moule 141. L'épaississement 173 peut présenter une fente permettant de placer un outil de vissage à l'aide duquel la tige de vissage 170 peut être mise en rotation pour permettre de libérer le corps de garniture en métal englobé par coulée de la moitié inférieure de moule 141. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. REVENDICATIONS1. Pièce en métal coulé dotée d'un corps de base (95) de pièce en métal coulé dans lequel au moins un corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal, qui présente des contours partiels assurant un blocage en rotation et qui est relié en correspondance géométrique du fait de la coulée au corps de base (95) de la pièce en métal coulé est englobé lors de la coulée, caractérisée en ce que le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal présente une forme allongée dotée d'un axe longitudinal et un contour extérieur de moule (114) de section transversale non circulaire interrompu dans le sens de la longueur par des rainures annulaires (11-13; 107-109; 115-117) qui servent à immobiliser le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal dans la direction axiale après la coulée. 2. Pièce en métal coulé selon la revendication 1, caractérisée en ce que le contour extérieur de moule (114) présente une section transversale polygonale dont les arêtes sont rectilignes, courbées ou arrondies. 3. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le contour extérieur de moule (114) du corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal présente essentiellement la forme d'un triangle, d'un quadrilatère, d'un hexagone ou d'un octogone. 4. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les rainures annulaires (11-13; 107-109; 115-117) ont une section transversale de rainure essentiellement rectangulaire. 5. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications 25 précédentes, caractérisée en ce que les rainures annulaires (11-13; 107-109; 115-117) sont usinées par enlèvement de matière. 6. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que lors de la coulée, le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal est englobé complètement avec son 30 contour extérieur de moule (114) et les rainures annulaires (11-13; 107-109; 115-117) dans le corps de base (95) de la pièce en métal coulé. 7. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal présente une ouverture fonctionnelle (3).- 14 - 8. Pièce en métal coulé selon la revendication 7, caractérisée en ce que l'ouverture fonctionnelle (3) comporte un creux (5) de positionnement du corps de garniture (1; 100; 103; 105: 110) en métal avant l'incorporation par coulée. 9. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps de garniture (110) en métal présente un goujon fonctionnel (112). 10. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps de base (95) de la pièce en 10 métal coulé est formé de métal léger. 11. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal est constitué d'un matériau à base d'aluminium ou d'un matériau à base d'acier et contient éventuellement du titane. 15 12. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal est constitué d'un matériau en barre qui présente la forme d'un profilé extrudé, d'un profilé laminé ou d'une pièce extrudée. 13. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications 20 précédentes, caractérisée en ce que le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal est roulé, laminé, étiré, forgé ou fabriqué par extrusion. 14. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que son contour extérieur de moule présente une rugosité de surface augmentée. 25 15. Pièce en métal coulé selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'un côté frontal du corps de garniture (125; 135; 155) en métal est réalisé de manière à empêcher que du métal soit injecté dans le corps de garniture en métal. 16. Procédé de coulée de métal destiné à fabriquer une pièce 30 coulée (98) en métal, en particulier selon l'une des revendications précédentes, un corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal étant positionné dans une cavité (44; 64; 74; 124; 134; 144) située entre au moins deux moitiés de moule (41, 42; 61, 62; 71, 72; 131; 132; 141; 142) avant l'incorporation par coulée dans un corps de base (95) de 35 pièce en métal coulé, caractérisé en ce que- 15 - avant, pendant et/ou après l'incorporation par coulée, le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal est positionné à l'aide d'au moins une tige de positionnement (49; 54; 69; 79; 89) qui s'étend dans la cavité (44; 64; 74; 124; 134; 144) en traversant l'une des deux moitiés de moule (41, 42; 61, 62 ; 71, 72; 131; 132; 141; 142) et qui est précontrainte contre le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110; 125; 135; 155) en métal. 17. Procédé de coulée de métal selon la revendication 16, caractérisé en ce qu'avant, pendant et/ou après l'incorporation par coulée, le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal est positionné entre la tige de positionnement (49; 54; 69; 79; 89) et un bec de positionnement (48; 68; 78; 88) qui est formé sur l'autre des deux moitiés de moule (41, 42; 61, 62; 71, 72). 18. Procédé de coulée de métal selon la revendication 17, caractérisé en ce que le bec de positionnement (48; 68; 78; 88) présente la forme d'un cylindre circulaire rectiligne qui s'engage dans le corps de garniture (1; 100; 103; 105; 110) en métal.
34,734
FR2960035A1
A1
20111118
doc_full
-1
"Système de commande pour une boîte de vitesses" La présente invention est relative à un système de commande pour une boîte de vitesses de véhicule, 5 notamment de véhicule automobile. En particulier l'invention est relative à un tel système comprenant : un actionneur de marche arrière apte à déplacer un pignon baladeur de marche arrière pour l'engrener avec 10 des pignons de marche arrière qui sont solidaires d'arbres portant des pignons fixes et des pignons fous de rapports de marche avant de la boite de vitesses, des tringles de commande reliées à des fourchettes déplaçables pour actionner des synchroniseurs 15 à friction associés aux pignons fous, un ensemble de freinage pouvant exercer une action amorçant l'engagement du rapport de marche avant le plus élevé par activation à friction du synchroniseur associé au pignon fou du rapport de marche avant le plus 20 élevé. Ce genre de système est connu du document FR2662775 dans lequel l'ensemble de freinage comporte un ressort qui est interposé entre une partie de carter de la boîte de vitesses et une bride fixée sur la tringle solidaire 25 de la fourchette du rapport de marche avant le plus élevé, en l'espèce le cinquième rapport. Ce ressort tend à pousser ladite tringle à actionnement du synchroniseur solidaire de la fourchette dudit cinquième rapport. Dans ce système, lors de l'engagement de la marche arrière, 30 ladite tringle et sa fourchette commandant le synchroniseur sont déplacés vers un faux sixième rapport. Ce système présente divers inconvénients. L'efficacité de freinage est directement tributaire de l'effort appliqué par le ressort sur la tringle de 35 commande du synchroniseur de cinquième rapport. L'effort du ressort s'oppose à l'engagement du rapport de marche arrière et à tendance à le repousser vers le point-mort. L'effort du ressort s'oppose à l'effort d'extraction du cinquième rapport vers le point-mort. L'effort du ressort contraint le déplacement du levier de changement de vitesses lors de ses débattements à sélection. De ce fait, il faut renforcer le ressort de rappel de sélection en cinquième et en marche arrière, ce qui dégrade le rendement de sélection. De plus, dans ce système qui un dispositif d'interverrouillage à clé d'interverrouillage (pièce référencée 30 dans le document FR2662775) et doigt de commande (pièce référencée 38 dans le document FR2662775), un important chanfrein est nécessaire sur la clé d'interverrouillage pour le repositionnement de la noix de cinquième au point-mort lors du retour de sélection en cinquième et en marche arrière vers le point-mort. En outre, pour diminuer la perte de rendement précitée en sélection via le frottement sur le chanfrein de retour point mort précité, la course de sélection en cinquième et en marche arrière a été augmentée au détriment de la course de sélection en premier et deuxième rapport afin de ne pas avoir une pente de ce chanfrein trop importante. Ce point impose un déséquilibre entre la course de sélection première et deuxième par rapport à la course de sélection cinquième et marche arrière. La présente invention a notamment pour but de remédier aux inconvénients de l'art antérieur. A cet effet, l'invention a pour objet un système de commande pour une boîte de vitesses de véhicule, notamment de véhicule automobile, comprenant : un actionneur de marche arrière apte à déplacer un pignon baladeur de marche arrière pour l'engrener avec des pignons de marche arrière qui sont solidaires d'arbres portant des pignons fixes et des pignons fous de rapports de marche avant de la boite de vitesses, des tringles de commande reliées à des fourchettes déplaçables pour actionner des synchroniseurs à friction associés aux pignons fous, un ensemble de freinage pouvant exercer une action amorçant l'engagement du rapport de marche avant le plus élevé par activation à friction du synchroniseur associé au pignon fou du rapport de marche avant le plus élevé, caractérisé en ce que l'ensemble de freinage comprend un fourreau relié à l'actionneur de marche arrière et monté coulissant sur celle desdites tringles de commande qui est solidaire de la fourchette associée au pignon fou dudit rapport le plus élevé, le fourreau étant en position d'attente pour se translater avec ladite tringle sous l'action exercée par l'ensemble de freinage et position de marche arrière pour coulisser sur ladite tringle en s'opposant à l'action exercée par l'ensemble de freinage. Dans un mode de réalisation du système selon l'invention, un ressort de frein de marche arrière est monté précontraint entre le fourreau et un point fixe déterminant un palier pour ladite tringle. Dans un mode de réalisation, le système selon l'invention comporte des noix de commande associées aux fourchettes et un doigt de commande qui peut agir sur la noix de commande associée au rapport de marche avant le plus élevé d'une part pour faire coulisser le fourreau à sa position de marche arrière, en s'opposant à l'action exercée par l'ensemble de freinage, et d'autre part pour alternativement engager ou dégager le rapport de marche avant le plus élevé et la marche arrière. Dans une variante de ce mode de réalisation, le système selon l'invention comporte une clé d'interverrouillage pouvant agir sur les noix de commande pour sélectivement autoriser le déplacement de l'une des noix de commande et verrouiller les autres noix de commande, ladite clé d'interverrouillage comportant une branche d'interverrouillage pouvant d'une part coopérer en butée avec la tringle quand le fourreau est à sa position d'attente et la clé d'interverrouillage verrouille la noix de commande du rapport le plus élevé et d'autre part être libre par rapport à la tringle quand la clé d'interverrouillage déverrouille la noix de commande du rapport le plus élevé. Dans cette variante, la branche d'interverrouillage peut s'étendre parallèlement à la tringle qui supporte un pion radial sur lequel est monté un galet d'appui appuyant sur une surface d'appui de la branche d'interverrouillage lorsque cette dernière est en butée, quand le fourreau est à sa position d'attente et la clé d'interverrouillage verrouille la noix de commande du rapport le plus élevé. En outre, dans ce cas, le fourreau peut comporter une fenêtre oblongue dans laquelle le pion radial se débat lors du coulissement du fourreau par rapport à la tringle et aux extrémités de laquelle le pion radial peut venir en butée respectivement à la position d'attente et à la position de marche arrière du fourreau. Dans un mode de réalisation du système selon l'invention, l'ensemble de freinage comporte un dispositif d'auto-blocage qui permet d'une part de maintenir le fourreau à sa position d'attente sur la tringle, en interdisant le coulissement du fourreau sur la tringle, et d'autre part d'autoriser le coulissement du fourreau sur la tringle pour que le fourreau puisse aller à sa position de marche arrière et revenir de sa position de marche arrière. Dans une variante de ce mode réalisation, le dispositif d'auto-blocage comporte deux billes disposées diamétralement opposées par rapport à la tringle solidaire de la fourchette associée au pignon fou du rapport le plus élevé, les billes étant d'une part engagées dans des cavités hémisphériques creusées dans ladite tringle, quand le fourreau est à sa position d'attente, et d'autre part dégagées des cavités hémisphériques quand le fourreau est à sa position de marche arrière. Dans cette variante, chaque bille peut être rappelée élastiquement dans sa cavité hémisphérique. En outre : chaque bille peut être maintenue dans une demi- rotule qui peut coulisser dans un manchon radial aménagé radialement en saillie du fourreau pour guider radialement la demi-rotule et permettre le désengagement de la bille par rapport à sa cavité ; et le dispositif d'auto-blocage peut comporter un ressort de blocage, de type ressort hélicoïdal à épingle ayant ses spires montées solidaires du fourreau, ledit ressort ayant des pattes de rappel qui tendent, par l'intermédiaire des demi-rotules, à rappeler élastiquement les billes dans leur cavité. Dans un mode de réalisation du système selon l'invention, l'actionneur de marche arrière comporte, solidaire du fourreau et s'étendant en porte à faux par rapport au fourreau, un bras de transmission de mouvement dont l'extrémité libre est pourvue d'une piste d'actionnement dans laquelle peut être engagé un pion appartenant à un levier basculeur prévu pour être relié au pignon baladeur de marche arrière, ledit levier étant poussé afin d'engager la marche arrière quand le fourreau passe de sa position d'attente à sa position de marche arrière et anime le bras de transmission d'un mouvement poussant le pion. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante d'un de ses modes de réalisation, donné à titre d'exemple non limitatif, en regard des dessins. Sur les dessins : la figure 1 est une vue en perspective de trois quarts face et de dessus d'un système de commande de changement de rapport selon l'invention, avec son basculeur de marche arrière, dans son environnement comprenant notamment des bras de commande, des tringles et des fourchettes ; la figure 2 montre schématiquement des pignons de marche arrière, en vue de côté ; la figure 3 est une vue de détail de la figure 1, montrant dans le système de commande au point mort, un système d'interverrouillage et, avec une partie en écorché, un ensemble de freinage d'arbre primaire pour l'engagement de la marche arrière ; la figure 4 est une vue de certaines des pièces représentées à la figure 3, en coupe suivant un plan vertical s'étendant dans la direction longitudinale du système selon l'invention ; la figure 5 et la figure 6 correspondent respectivement à la figure 3 et à la figure 4, à la sélection du cinquième rapport de marche avant ou de la marche arrière. la figure 7 et la figure 8 correspondent respectivement à la figure 3 et à la figure 4, à l'engagement du cinquième rapport ; la figure 9 et la figure 10 correspondent respectivement à la figure 3 et à la figure 4, à l'engagement de la marche arrière ; la figure 11 est une vue de certaines des pièces représentées à la figure 3, de côté et en coupe partielle suivant un plan vertical s'étendant dans la direction longitudinale du système selon l'invention, en retour de sélection cinquième et marche arrière vers le point mort. Sur les différentes figures, les mêmes références désignent des éléments identiques ou similaires. Dans la description qui va suivre, un repère est indiqué pour faciliter la lecture. La direction désignée X sur le repère est dite longitudinale, la direction désignée Y est dite transversale, la direction désignée Z est dite verticale. Dans le véhicule, les composants de la boîte de vitesses peuvent être orientés différemment de l'orientation indiquée sur les figures. Aux figures, un système de commande de changement de rapport 10 est représenté avec certaines pièces de boîte de vitesses. Cette boîte est de type manuelle comportant cinq rapports de marche avant. Elle est commandée par un levier de changement de vitesses situé dans l'habitacle du véhicule et guidé selon une grille de débattement ayant un emplacement de rapport de marche arrière en face de l'emplacement du cinquième rapport de marche avant. Dans cette boîte de vitesses, à laquelle s'applique le système de commande de changement de rapport 10 selon l'invention, des arbres parallèles portent des pignons qui vont par couple en étant engrenés l'un avec l'autre pour déterminer des rapports de démultiplication. L'un des arbres, appelé arbre primaire 12, est relié au moteur du véhicule par l'intermédiaire d'un embrayage. L'autre des arbres, appelé arbre secondaire 14, est relié aux roues motrices du véhicule. Dans chaque couple, un pignon est dit fixe car il est solidaire de l'arbre primaire 12 ou secondaire 14 qui le porte et un pignon est dit fou car il est monté libre à rotation sur l'arbre secondaire 14 respectivement primaire 12 qui le porte. A l'engagement d'un rapport, classiquement, le pignon fou du rapport à engager est rendu solidaire à rotation de l'arbre qui le porte, par accouplement de dentures de crabots aménagées d'une part sur le pignon fou correspondant et d'autre part sur un moyeu baladeur qui tourne avec l'arbre considéré et qui est monté coulissant sur cet arbre. Ce moyeu baladeur appartient à un synchroniseur à bague de friction, de type connu, permettant d'égaliser les régimes du pignon fou et de l'arbre qui le porte, avant crabotage sans choc. Les synchroniseurs associés aux pignons fous sont commandés par des fourchettes appartenant au système de commande de changement de rapport 10, comme il sera développé plus tard dans la description. En ce qui concerne le rapport de marche arrière, comme schématisé à la figure 2, trois pignons sont mis en oeuvre et il n'y a pas de synchroniseur. Ces pignons sont un pignon baladeur 16 monté coulissant sur un arbre de marche arrière 18 qui est parallèle à l'arbre primaire et à l'arbre secondaire, un pignon moteur 22 qui est fixe sur l'arbre primaire 12 et un pignon récepteur 24 qui est fixe sur l'arbre secondaire 14. A la figure 1, l'arbre secondaire 14 et l'arbre de marche arrière 18 sont représentés de façon schématique. Quand la marche arrière est dégagée, le pignon baladeur 16 est axialement décalé du pignon moteur 22 et du pignon récepteur 24. Pour rouler en marche arrière, le pignon baladeur est engrené avec le pignon moteur et le pignon récepteur. A l'engagement de la marche arrière, le véhicule étant à l'arrêt, il faut que le pignon baladeur 16 puisse coulisser sur son arbre 18 pour venir s'engrener avec le pignon moteur 22 et le pignon récepteur 24, tous ces pignons devant être à l'arrêt. Embrayage ouvert, le pignon moteur 22 doit être mis à l'arrêt, sous l'action d'un ensemble de freinage. A la figure 1 sont illustrées les pièces principales constituant le système de commande 10 de changement de rapports de la boîte de vitesses, dont des pièces sont utilisées pour ledit ensemble de freinage d'arbre primaire pour l'engagement de la marche arrière. Parmi ces pièces principales, en entrée du système de commande 10, deux bras de commande sont actionnés par des câbles (non représentés) ayant chacun une extrémité reliée au levier de changement de vitesses situé dans l'habitacle et une extrémité fixée à une rotule 28 au bras de commande correspondant. L'un des bras de commande, référencé 31, est appelé bras de sélection car il est actionné pour sélectionner les rapports. L'autre des bras de commande, référencé 33, est appelé bras d'engagement ou de dégagement car il est actionné par engager ou dégager les rapports. Sur ce bras 33, l'une des rotules 28 est entraînée par l'un des câbles et l'autre des rotules 28 entraîne une masse d'inertie. Parmi ces pièces principales, en sortie du système de commande 10, les fourchettes sont supportées par des tringles pour faire translater les moyeux baladeurs des synchroniseurs permettant d'accoupler en rotation les pignons fous de la boîte de vitesses à leur arbre ou de les découpler. Une première des fourchettes, référencée 35 à la figure 1, est montée coulissante par un manchon 35A sur une première des tringles, référencée 36, pour commander les synchroniseurs du premier et du deuxième rapport de la boîte de vitesses. Ces synchroniseurs et les pignons du premier et du deuxième rapport sont symbolisés par un cercle référencé 37. La première fourchette 35 est actionnée par une première noix de commande 38. Le manchon 35A comporte latéralement en saillie une rampe 35B, orienté du côté de la noix de commande 38. Une deuxième des fourchettes, référencée 45 à la figure 1, est montée fixe sur la première tringle 36 pour commander les synchroniseurs du troisième et du quatrième rapport de la boîte de vitesses. Ces synchroniseurs et les pignons du troisième et du quatrième rapport sont symbolisés par un cercle référencé 47. La deuxième fourchette 45 est actionnée par une deuxième noix de commande 48. Une troisième des fourchettes, référencée 55 à la figure 1, est montée fixe sur une deuxième des tringles, référencée 56, pour commander le synchroniseur de cinquième rapport de la boîte de vitesses. Ce synchroniseur et le pignon du cinquième rapport sont symbolisés par un cylindre référencé 57. La troisième fourchette 55 est commandée par l'intermédiaire d'une troisième noix de commande 58. Une butée axiale 56A empêche un débattement du moyeu baladeur de cinquième rapport au-delà de sa position de point mort, de manière à éviter un débattement en faux sixième rapport. Chaque noix de commande 38, 48, 58 détermine à son extrémité libre un étrier délimitant un logement interne respectivement référencé 38A, 48A, 58A. Les logements internes des étriers, alignés au repos, déterminent un couloir de point mort. Un étrier est décalé dans la direction X quand l'un des rapports 1 à 5 est engagé. La longueur des logements internes 38A, 48A des étriers des noix 38 et 48 de rapports 1 à 4 est inférieure à la longueur du logement interne 58A de l'étrier de la noix 58 de cinquième rapport. La différence de longueur correspond sensiblement à la course axiale du synchroniseur de cinquième rapport pour aller en phase de synchronisation et avoir un freinage suffisant du pignon 16 pour engager la marche arrière. Parmi ces pièces principales, le système de commande 10 de changement de rapports comporte un dispositif d'interverrouillage 60 commandé directement par le bras de sélection 31 et le bras d'engagement ou de dégagement 33. Le dispositif d'interverrouillage 60 comporte une clé d'interverrouillage 62 dont un corps est relié au bras de sélection 31 en pouvant se déplacer verticalement sous l'action de ce bras 31. Ledit corps ne peut pas tourner avec ce bras 31 car il est monté coulissant par rapport au carter 64 de la boîte de vitesses. La clé d'interverrouillage 62 a son corps qui présente un flasque supérieur 62A et un flasque inférieur 62B qui s'étendent parallèlement aux étriers des noix de commande 38, 48, 58. Le corps comporte d'une part une patte supérieure de verrouillage 66 s'étendant latéralement au corps à partir du flasque supérieur 62A et d'autre part une patte inférieure de verrouillage 68 s'étendant latéralement au corps en étant relié au flasque inférieur 62B. La patte inférieure de verrouillage 68 est constituée par la branche verticale d'une plaque d'interverrouillage 69 à contour en L. La plaque 69 s'étend verticalement dans un plan longitudinal au système de commande de changement de rapports 10. Elle est fixée à une languette verticale 62C appartenant au flasque inférieur 62B (Figures 3 et 11). Les pattes de verrouillage 66 et 68 s'étendent transversalement aux étriers, dans leurs logements 38A, 48A, 58A. Les pattes de verrouillage 66 et 68 ont leurs extrémités libres qui d'une part sont en regard l'une de l'autre et d'autre part sont distantes sensiblement de l'épaisseur d'une tôle formant chacune des noix de commande 38, 48, 58. Les pattes de verrouillage 66 et 68 ont leur largeur qui correspond à la plus petite des longueurs des logements internes 38A, 48A, 58A des étriers des noix de commande 38, 48, 58 de manière à pouvoir coulisser verticalement dans ces logements internes pendant des débattements verticaux de la clé d'interverrouillage 62. Les pattes de verrouillage 66 et 68 verrouillent les noix 38, 48, 58 qui correspondent aux rapports ne devant pas être engagés, en fonction de la position du bras de sélection 31. Le dispositif d'interverrouillage 60 comporte aussi un doigt de commande d'engagement et de dégagement de rapport 70. Ce doigt de commande 70 sert à l'engagement et au dégagement de rapports en déplaçant la noix de commande 38, 48, 58 du rapport à engager ou à dégager. Le doigt de commande 70 est bien visible à la figure 9. Le doigt de commande 70 a une extrémité solidaire du bras de commande 33 pour tourner avec ce bras, en étant fixée à une bague 72 montée à rotation dans le corps de la clé d'interverrouillage 62, entre les flaques 62A et 62B de cette clé. Ainsi, le doigt de commande 70 peut se translater suivant les mouvements de la clé d'interverrouillage 62. La bague 72 est solidaire d'un levier 72A servant classiquement au support d'une cible pour capteur de point mort. Le doigt de commande 70 comporte, à son extrémité libre, une tête 74 qui peut pivoter entre les extrémités libres des pattes de verrouillage 66 et 68, dans le logements internes 38A, 48A, 58A de l'un des étriers des noix 38, 48, 58. En pivotant dans ledit logement interne, le doigt de commande 70 peut faire translater l'étrier correspondant pour actionner sélectivement le rapport de la boîte de vitesses à commander, ce qui commande la fourchette 35, 45 et 55 correspondante. La plaque 69, fixée à la clé d'interverrouillage 62, a sa deuxième branche qui est appelée branche déportée d'interverrouillage 78 et qui fait partie de l'ensemble de freinage d'arbre primaire pour l'engagement de la marche arrière. Cette branche déportée 78 s'étend longitudinalement et présente à son extrémité libre, sur sa tranche, une surface d'appui 79 (bien visible aux figures 5 et 7) qui s'étend transversalement à proximité de la tringle 56 associée à la fourchette de cinquième rapport 55. Cette tringle 56 supporte un pion radial 81 (figures 3, 9 et 11 par exemple) sur lequel est monté libre en rotation un galet d'appui 83 qui, en fonction de la position de la clé d'interverrouillage et des besoins de freinage de l'arbre primaire, peut appuyer sur la surface d'appui 79 de la branche déportée 78. Le galet d'appui 83 s'étend radialement à la tringle 56, en ayant son axe perpendiculaire à ladite surface d'appui 79. L'ensemble de freinage comporte un fourreau 87 qui peut coulisser sur la tringle 56 associée à la fourchette de cinquième rapport 55, entre une position d'attente et une position de marche arrière. Le fourreau 87 porte l'étrier de la noix 58 de cinquième rapport à l'une de ses extrémités. Le fourreau 87 comporte une fenêtre oblongue 89 dans laquelle le pion radial 81 se débat lors du coulissement du fourreau 87 par rapport à la tringle 56. Le fourreau 87 est solidaire, à son extrémité opposée à celle portant l'étrier de la noix 58, d'un bras de transmission de mouvement 91 qui s'étend en porte à faux vers un levier basculeur 93 et qui peut pousser ledit levier 93 afin d'engager la marche arrière. A cet effet, ledit bras 91 comporte à son extrémité libre une piste d'actionnement 91A coopérant par engagement avec un pion 93A du levier basculeur 93. A proximité de l'une de ses extrémités, le levier basculeur 93 est monté sur pivot 95 au carter 64 de la boîte de vitesses. A cette extrémité, ledit levier 93 comporte une languette 97 qui peut venir en butée de point mort contre la patte supérieure de verrouillage 66. A l'autre de ses extrémités, référencée 99 à la figure 1, le levier basculeur 93 est en forme de fourche qui est reliée au pignon baladeur 16 pour le translater sur son arbre de marche arrière 18 à l'engagement ou au dégagement de la marche arrière. Le carter de la boîte de vitesse comporte un palier 64A situé à distance du fourreau 87, à proximité de la fourchette 55 de cinquième rapport. L'ensemble de freinage comporte un ressort de frein de marche arrière 111 qui est monté précontraint entre le palier 64A et l'extrémité libre 87A du fourreau située à l'opposé de l'étrier de la noix 58 de cinquième rapport. Le palier 64A sert de point fixe d'appui audit ressort 111 qui tend à pousser le fourreau 87 et sa noix de commande 58 à engagement de cinquième rapport. Un dispositif d'auto-blocage 113 permet d'une part de maintenir le fourreau 87 à sa position d'attente sur la tringle 56, le pion radial 81 interdisant le coulissement du fourreau 87 sur la tringle 56. Le dispositif d'auto-blocage 113 permet d'autre part d'autoriser le coulissement du fourreau 87 sur la tringle 56 pour que le fourreau 87 puisse aller à sa position de marche arrière et revenir de cette position, le pion radial 81 étant libre de se déplacer dans le trou oblong 89. Le dispositif d'auto-blocage 113 comporte deux billes 115 disposées diamétralement opposées par rapport à la tringle 56 associée à la fourchette de cinquième rapport 55. Quand le fourreau 87 est à sa position d'attente sur la tringle 56, les billes 115 sont engagées dans des cavités cylindriques 117 creusées dans la tringle 56. Quand le fourreau 87 est à sa position de marche arrière, les billes 115 sont dégagées des cavités cylindriques 117. Chaque bille 115 est maintenue dans un patin à empreinte hémisphérique 119 qui peut coulisser dans un manchon radial 121 aménagé radialement en saillie du fourreau 87 pour guider radialement le patin 119 et permettre le désengagement de la bille 115 par rapport à sa cavité 117. Le dispositif d'auto-blocage 113 comporte un ressort de blocage 123, de type ressort hélicoïdal à épingle ayant ses spires maintenues sur le fourreau 87. Ledit ressort 123 a ses pattes de rappel 123A qui tendent, par l'intermédiaire des demi-rotules, à plaquer les billes 115 engagées dans leur cavité 117. En variante, tout système équivalent est envisageable pour assurer la fonction des billes et du ressort de blocage, par exemple une bille et un ressort agissant radialement ou trois billes réparties angulairement et maintenues par un ressort annulaire. Le fonctionnement du système selon l'invention ressort déjà en partie de la description qui précède et va maintenant être détaillé. Quand la boîte de vitesses et le système de commande 10 sont au point mort, comme représenté aux figures 1, 3 et 4, les trois noix de commande 38, 48, 58 sont alignées par leurs parties d'étrier destinées à être poussées pour engager les rapports 1, 3 et 5. La tête 74 du doigt de commande 70 est dans l'étrier 48A de la noix de commande 48 servant à l'engagement et au désengagement du troisième et du quatrième rapport. La patte supérieure de verrouillage 66 est ajustée dans l'étrier 38A de la noix de commande 38 servant à l'engagement et au désengagement du premier et du deuxième rapport. La patte inférieure de verrouillage 68 est logée avec jeu dans le logement 58A de l'étrier de la noix de commande 58 servant à l'engagement et au désengagement du cinquième rapport, en étant adjacente à la partie de l'étrier destiné à être poussée pour engager le cinquième rapport. Le jeu est référencé J58 aux figures 4, 6, 8 et 10. Le ressort de frein de marche arrière 111 pousse le fourreau 87 de manière qu'une extrémité de la fenêtre oblongue 89 du fourreau 87 soit en butée contre le pion radial 81. Cette extrémité est la plus proche dudit ressort 111. Le galet 83 porté par ledit pion 81 porté par la tringle 56 est en appui de butée sur la surface d'appui 79 de la branche déportée d'interverrouillage 78. Compte tenu de la présence de la plaque d'interverrouillage entre le galet 83 et l'étrier 58, cet appui de butée empêche que le synchroniseur du cinquième rapport ne soit activé à friction. Avantageusement, le système d'interverrouillage avec la branche déportée 78 permet de supprimer l'effet du ressort de frein de marche arrière 111 en sélection des autres rapports que le cinquième rapport et la marche arrière. Le fourreau 87 maintenu avec blocage en butée contre le pion radial 81 est dans sa position d'attente, le ressort de blocage 123 resserrant les billes 115 dans leur cavité 117. Quand la boîte de vitesses et le système de commande 10 sont en position de sélection de cinquième rapport et de marche arrière, comme représenté aux figures 5 et 6, la clé d'interverrouillage 62 est décalée vers le bas, de manière que la tête 74 du doigt de commande 70 soit logée avec le jeu J58 dans le logement 58A de l'étrier de la noix de commande 58 servant à l'engagement et au désengagement du cinquième rapport et de marche arrière. La patte supérieure de verrouillage 66 est ajustée dans les logements 38A et 48A des étriers servant à l'engagement et au désengagement des rapports 1 à 4. La patte inférieure de verrouillage 68 est dégagée des étriers, en étant en dessous de ces derniers. De ce fait, la branche déportée d'interverrouillage 78 est aussi décalée vers le bas et le galet 83 s'échappe de cette branche en étant verticalement décalé par rapport cette branche. Il n'y a donc pas d'appui du galet 83 sur la surface d'appui 79. Du fait que le galet 83 est dégagé de la branche déportée d'interverrouillage 78, la poussée du ressort de frein de marche arrière 111 est libérée. Cette poussée libérée entraîne le déplacement du fourreau 87 dans le sens de l'engagement du cinquième rapport. Ce déplacement correspond à la longueur du jeu J58 de la tête 74 dans le logement 58A de l'étrier correspondant au cinquième rapport. Le déplacement du fourreau 87, qui demeure en butée dans la fenêtre oblongue 89, induit le déplacement simultané de la tringle 56 et de sa noix de commande 58, si bien que le synchroniseur du cinquième rapport est activé à friction. Le fourreau 87 ne se déplaçant pas par rapport à la tringle 56, il demeure donc dans sa position d'attente. Embrayage ouvert, l'activation à friction du synchroniseur du cinquième rapport diminue la vitesse de l'arbre primaire 12 en l'ajustant avec la vitesse de l'arbre secondaire 14 qui est sensiblement à l'arrêt du fait de l'arrêt du véhicule. La fonction freinage étant active, les vitesses de rotation des pignons de marche arrière associés aux dits arbres sont sensiblement à une valeur nulle. Le pignon baladeur 16 peut alors être engrené avec le pignon moteur 22 et le pignon récepteur 24 sans qu'il y ait craquement de ces pignons. En cas de retour directement au point mort, sous la commande du conducteur qui n'engage pas le cinquième rapport ou la marche arrière, le déplacement du fourreau 87 et de la tringle 56 en direction de la marche arrière entraîne à nouveau la compression du ressort 111 de frein de marche arrière et supprime l'effet de friction du synchroniseur de cinquième rapport. Ce déplacement simultané de la tringle 56 et du fourreau 87 est induit par l'effet du ressort de blocage 123 qui resserre les billes 115 dans leur cavité 117 avec une force supérieure à la poussée exercée par le ressort 111 de frein de marche arrière tendant à faire sortir lesdites billes 115 de leur cavité 117. Quand la boîte de vitesses et le système de commande 10 sont en position d'engagement de cinquième rapport, comme représenté aux figures 7 et 8, la clé d'interverrouillage 62 verrouille encore les étriers 38A et 48A servant à l'engagement et au désengagement des rapports 1 à 4. Il n'y a pas d'appui du galet 83 sur la surface d'appui 79. Le fourreau 87 demeure dans sa position d'attente, pendant que le ressort de frein de marche arrière 111 se détend. La tête 74 du doigt de commande 70 est encore logée dans le logement 58A. La rotation du doigt de commande 70 à l'engagement du cinquième rapport entraîne un déplacement de la tête 74 qui pousse l'étrier de la noix 58 et le fait coulisser jusqu'à crabotage complet du cinquième rapport. Avantageusement, la rampe 35B, située sur le manchon 35A de la fourchette 35 servant pour l'engagement et le dégagement du premier et du deuxième rapport, bloque le débattement de l'un des patins 119 et de sa bille 115. De ce fait, la bille 115 ne peut pas être dégagée de sa cavité 117, et le manchon reste solidaire de la tringle 56, même si un fonctionnement dégradé du synchroniseur de cinquième rapport demande un effort supérieur à l'effort de verrouillage des billes appliqué par le ressort 123 en épingle. Cette fonction de la rampe 35B et cet avantage de la rampe 35B sont valables tant à l'engagement du cinquième rapport qu'à la sélection de ce rapport et à la sélection de la marche arrière. En effets, lors de cet engagement et cette sélection, la rampe 35B est disposée longitudinalement en regard des patins 119. Avantageusement, comme la fonction de freinage de marche arrière utilise un ressort qui contraint en permanence l'axe de fourchette de cinquième rapport, l'engagement du cinquième rapport n'est pas pénalisé par la fonction de freinage de marche arrière. Avantageusement, le coulissement du fourreau 87 à l'engagement du cinquième rapport entraîne le déplacement du bras de transmission de mouvement 91 mais ce déplacement n'entraîne pas le pivotement du levier basculeur 93, le pion radial 93A se dégageant latéralement de la fente d'actionnement 91A, l'une des bordures de la fente étant plus courte que l'autre de ses bordures. Quand la boîte de vitesses et le système de commande 10 sont en position d'engagement de marche arrière, comme représenté aux figures 9 et 10, la clé d'interverrouillage 62 verrouille encore les étriers 38A et 48A servant à l'engagement et au désengagement des rapports 1 à 4. Il n'y a pas d'appui du galet 83 sur la surface d'appui 79. La tête 74 du doigt de commande 70 est encore logée dans le logement 58A de l'étrier de la noix de commande 58 servant à l'engagement et au désengagement du cinquième rapport et de la marche arrière. La rotation du doigt de commande 70 à l'engagement de la marche arrière entraîne un déplacement de la tête 74 qui pousse l'étrier de la noix 58 en sens inverse de l'engagement du cinquième rapport. Compte tenu de présence de la butée axiale 56A, la poussée sur l'étrier de la noix 58 ne peut entraîner un coulissement de la tringle 56 associée à la fourchette 55 de cinquième rapport. Avantageusement, il n'y a pas de débattement de tringle ni de fourchette en faux sixième rapport, au bénéfice de la compacité du système de commande de changement de rapport 10 selon l'invention. Par contre cette poussée est suffisamment forte pour provoquer le dégagement des billes 115 par rapport à leur cavité 117 et la libération du coulissement du fourreau 87 par rapport à ladite tringle 56. Pendant ce coulissement du fourreau 87, le ressort de frein de marche arrière 111 se comprime et le pion radial 81 coulisse dans la fenêtre oblongue 89, jusqu'à venir en butée à l'extrémité de cette fenêtre située la plus proche de l'étrier 56A. Le coulissement du fourreau 87 dans le sens opposé au sens d'engagement du cinquième rapport entraîne le déplacement du bras de transmission de mouvement 91. Ce déplacement entraîne, par l'intermédiaire du pion radial 93A agissant dans la fente d'actionnement 91A, sur sa bordure la plus longue, le pivotement du levier basculeur 93 mettant en prise les pignons de marche arrière. Quand la boîte de vitesses passe de sa position de sélection de cinquième rapport et de marche arrière vers le point mort, comme représenté à la figure 11, le fourreau 87 et la noix de commande 58 sont contraints par le ressort de frein de marche arrière 111 sur la tête 74 du doigt de commande 70, le fourreau 87 étant à sa position d'attente. Ensuite, quand la clé d'interverrouillage 62 se déplace pour revenir en sélection de troisième rapport et quatrième rapport, la branche déportée 78 de la plaque d'interverrouillage déporté 69 entre en contact avec le galet 83 en butée dans la fenêtre oblongue 89 et déplace le galet 83 suivant l'axe de la tringle 56, ce qui repositionne la noix de commande 58 au point mort, en opposition de l'action du ressort de frein de marche arrière 111. La fonction de frein de marche arrière est désactivée. Avantageusement, lorsque le levier de passage vitesse est déplacé en sélection de cinquième et de marche arrière, la noix de commande de cinquième et de marche arrière, la branche déportée d'interverrouillage 78 et la tringle de cinquième sont libérées, ce qui permet une action sur la synchronisation de cinquième rapport avant même l'engagement du rapport de marche arrière et un ralentissement suffisant de l'arbre primaire pour permettre un engagement de cette marche arrière sans craquement. Avantageusement, l'action de freinage via le synchroniseur de cinquième rapport activé à friction est automatiquement supprimée lors de l'engagement de la marche arrière, sans devoir recourir à un déplacement de la fourchette de cinquième rapport vers un faux sixième rapport. REVENDICATIONS1. Système de commande pour une boîte de vitesses de véhicule, comprenant : un actionneur de marche arrière apte à déplacer un pignon baladeur (16) de marche arrière pour l'engrener avec des pignons de marche arrière (22, 24) qui sont solidaires d'arbres (12, 14) portant des pignons fixes et des pignons fous de rapports de marche avant de la boite de vitesses, des tringles de commande (36, 56) reliées à des fourchettes (35, 45, 55) déplaçables pour actionner des synchroniseurs à friction associés aux pignons fous, un ensemble de freinage pouvant exercer une action amorçant l'engagement du rapport de marche avant le plus élevé par activation à friction du synchroniseur associé au pignon fou du rapport de marche avant le plus élevé, caractérisé en ce que l'ensemble de freinage comprend un fourreau (87) relié à l'actionneur de marche arrière et monté coulissant sur celle (56) desdites tringles de commande (36, 56) qui est solidaire de la fourchette (55) associée au pignon fou dudit rapport le plus élevé, le fourreau (87) étant en position d'attente pour se translater avec ladite tringle (56) sous l'action exercée par l'ensemble de freinage et position de marche arrière pour coulisser sur ladite tringle (56) en s'opposant à l'action exercée par l'ensemble de freinage. 2. Système selon la revendication précédente, comportant un ressort de frein de marche arrière (111) qui est monté précontraint entre le fourreau (87) et un point fixe déterminant un palier (64A) pour ladite tringle (56). 3. Système selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant des noix de commande (38, 48, 58) associées aux fourchettes (35, 45, 55) et un doigt de commande (70) qui peut agir sur lanoix de commande (58) associée au rapport de marche avant le plus élevé d'une part pour faire coulisser le fourreau (87) à sa position de marche arrière, en s'opposant à l'action exercée par l'ensemble de freinage, et d'autre part pour alternativement engager ou dégager le rapport de marche avant le plus élevé et la marche arrière. 4. Système selon la revendication précédente, comportant une clé d'interverrouillage (62) pouvant agir sur les noix de commande (38, 48, 58) pour sélectivement autoriser le déplacement de l'une des noix de commande et verrouiller les autres noix de commande, ladite clé d'interverrouillage comportant une branche d'interverrouillage (78) pouvant d'une part coopérer en butée avec la tringle (56) quand le fourreau (87) est à sa position d'attente et la clé d'interverrouillage (62) verrouille la noix de commande (58) du rapport le plus élevé et d'autre part être libre par rapport à la tringle (56) quand la clé d'interverrouillage déverrouille la noix de commande (58) du rapport le plus élevé. 5. Système selon la revendication précédente, dont la branche d'interverrouillage (78) s'étend parallèlement à la tringle (56) qui supporte un pion radial (81) sur lequel est monté un galet d'appui (83) appuyant sur une surface d'appui (69) de la branche d'interverrouillage (78) lorsque cette dernière est en butée, quand le fourreau (87) est à sa position d'attente et la clé d'interverrouillage (62) verrouille la noix de commande (58) du rapport le plus élevé. 6. Système selon la revendication précédente, dont le fourreau (87) comporte une fenêtre oblongue (89) dans laquelle le pion radial (81) se débat lors du coulissement du fourreau (87) par rapport à la tringle (56) et aux extrémités de laquelle le pion radial (81) peut venir en butée respectivement à la position d'attente et à la position de marche arrière du fourreau. 7. Système selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont l'ensemble de freinagecomporte un dispositif d'auto-blocage (113) qui permet d'une part de maintenir le fourreau (87) à sa position d'attente sur la tringle (56), en interdisant le coulissement du fourreau (87) sur la tringle (56), et d'autre part d'autoriser le coulissement du fourreau (87) sur la tringle (56) pour que le fourreau (87) puisse aller à sa position de marche arrière et revenir de sa position de marche arrière. 8. Système selon la revendication précédente, dont le dispositif d'auto-blocage (113) comporte deux billes (115) disposées diamétralement opposées par rapport à la tringle (56) solidaire de la fourchette (55) associée au pignon fou du rapport le plus élevé, les billes (115) étant d'une part engagées dans des cavités hémisphériques (117) creusées dans ladite tringle (56), quand le fourreau (87) est à sa position d'attente, et d'autre part dégagées des cavités hémisphériques (117) quand le fourreau (87) est à sa position de marche arrière. 9. Système selon la revendication précédente, dont chaque bille (115) est rappelée élastiquement dans sa cavité hémisphérique (117). 10. Système selon la revendication précédente, dont . chaque bille (115) est maintenue dans une demi- rotule (119) qui peut coulisser dans un manchon radial (121) aménagé radialement en saillie du fourreau (87) pour guider radialement la demi-rotule et permettre le désengagement de la bille (115) par rapport à sa cavité (117) ; et - le dispositif d'auto-blocage (113) comporte un ressort de blocage (123), de type ressort hélicoïdal à épingle ayant ses spires montées solidaires du fourreau (87), ledit ressort (123) ayant des pattes de rappel (123A) qui tendent, par l'intermédiaire des demi-rotules (119), à rappeler élastiquement les billes (115) dans leur cavité (117). 11. Système selon l'une quelconque des revendications précédentes, dont l'actionneur de marche arrière comporte, solidaire du fourreau (87) et s'étendant en porte à faux par rapport au fourreau (87), un bras de transmission de mouvement (91) dont l'extrémité libre est pourvue d'une piste d'actionnement (91A) dans laquelle peut être engagé un pion (93A) appartenant à un levier basculeur (93) prévu pour être relié au pignon baladeur de marche arrière, ledit levier (93) étant poussé afin d'engager la marche arrière quand le fourreau (87) passe de sa position d'attente à sa position de marche arrière et anime le bras de transmission (91) d'un mouvement poussant le pion (93).
42,256
FR2960036A1
A1
20111118
doc_full
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Dans la construction de robinet à papillon, dont les conditions de fonctionnement combinent des températures inférieures à -50°C ou supérieures à 270°C et des pressions de sectionnement entre amont et aval supérieures à 25 bars, il est communément utilisé des composants exclusivement métalliques pour assurer un fonctionnement correct et une parfaite étanchéité. Pour atteindre des performances d'étanchéité acceptables, des cinématiques et des constructions à triple excentration ont été mises au point. Voir les solutions décrites dans les brevets DE 2057305, FR 2674599, EP 0993571, FR 2698147, FR 2554539, DE 010250774, US 3945398, US 4480815 et EP 0145632. Ces solutions présentent un progrès certain par rapport aux robinets à papillon à double offset, présentant seulement une excentration et un décalage. Cette troisième excentration, correspondant à l'inclinaison du cône d'usinage du corps et/ou du papillon, permet une limitation du frottement entre siège et joint d'étanchéité. Ces constructions permettent d'atteindre une pression de service allant jusqu'à 100 bars et donnent satisfaction lorsque la pression à étancher est appliquée dans le sens autoclave du papillon. Ce côté est généralement appelé le sens préférentiel. Les valeurs de fuite constatées dans cette configuration sont communément comprises entre 1 et 0,1 Ncm3/mn par millimètre de diamètre du papillon. Dans ces constructions, lorsque la pression est appliquée dans le sens opposé, dit non-autoclave, la performance d'étanchéité est généralement moindre, la fuite valant communément le double de celle constatée en sens autoclave. Ces robinets ne sont donc pas parfaitement bidirectionnels. Cela est particulièrement vrai pour tous les joints métalliques qui assurent simultanément l'étanchéité statique entre eux-mêmes et l'appui du joint, qui peut être le papillon ou le corps, suivant qu'ils soient montés dans le papillon ou le corps et l'étanchéité dynamique entre eux-mêmes et le siège d'étanchéité. Ceci est vrai que les joints soient massifs comme dans les brevets FR 2674599, EP 0145632, DE 10250774, FR 2698147, DE 2057305 ou bien lamellaires comme dans les brevets FR 2773202 et US 3945398. La raison majeure de ce comportement différentiel est que le serrage énergique du joint pour obtenir l'étanchéité statique contrarie fortement la liberté du joint à assurer la pression de contact contre le siège pour assurer l'étanchéité dynamique. Dans le cas de l'emploi de joint d'étanchéité en tôle, comme dans les brevets GB 1536837, FR 2751716 et EP 0166641, l'étanchéité statique est correctement assurée et la souplesse du joint assure, également, correctement l'étanchéité dynamique en sens autoclave. Cependant, cette même souplesse contrarie fortement l'étanchéité au cas où la pression est appliquée en sens non-autoclave, car il se produit un déplacement du joint en sens non-autoclave. Il existe aussi des joints qui séparent la fonction d'étanchéité statique de la fonction d'étanchéité dynamique. Ceci est particulièrement bien exposé dans les brevets FR 2398940, FR 2615580 et FR 2497905. Cette technologie présente l'avantage d'assurer une parfaite étanchéité statique, mais présente un inconvénient majeur . - L'étanchéité garantit de 0,1 à 1 Ncm3/mn pour une longueur linéaire d'un millimètre de diamètre de joint, n'est valable que jusqu'à 25 bars de pression amont/aval. En effet, de par la souplesse de la construction par tore de tôle roulée, ce type de joint ne permet pas d'assurer une pression de contact supérieure à 25 bars en étanchéité dynamique. De plus, les efforts développés à des pressions supérieures à 25 bars induisent des efforts de contact et des coefficients de frottement entre la tôle roulée et le siège qui conduisent au déroulement de la tôle extérieure et donc à la destruction du joint. L'invention pallie les défauts exposés ci-dessus. Dans un mode de conception nouveau, on propose de réaliser un joint d'étanchéité de type métal contre métal, pour robinet à papillon, qui soit capable d'étancher des pressions de service jusqu'à 100 bars avec un niveau d'étanchéité meilleur que 0,1 Ncm3/mn par millimètre de diamètre de l'obturateur ou papillon. La particularité de ce type d'étanchéité étant qu'elle est équivalente, que la pression soit appliquée dans le sens amont/aval dit autoclave ou bien dans le sens aval/amont dit non- autoclave. L'invention a donc pour objet un robinet comprenant un corps annulaire, un papillon qui y est monté tournant à 90° et un joint métallique annulaire interposé entre eux en étant logé dans un logement de l'un d'entre eux, tandis que l'autre forme un siège, incliné par rapport à l'axe du joint, siège avec lequel la face latérale libre d'un élément d'étanchéité dynamique du joint est en contact en une position fermée du robinet, l'élément d'étanchéité dynamique étant relié par une tôle à un élément d'étanchéité statique serré dans le logement, caractérisé en ce que la tôle est souple et il y a un jeu entre le logement et la partie des faces principales de l'élément d'étanchéité dynamique la plus près du siège, lorsque cet élément est à distance du siège. L'invention supprime ainsi l'interaction de l'étanchéité dynamique avec l'étanchéité statique en intégrant un élément souple entre ces deux fonctions. Le jeu entre le logement et l'élément d'étanchéité dynamique fait que la partie de cet élément d'étanchéité dynamique, qui est la plus près du siège, peut basculer sous l'effet des forces de pression, ladite partie s'appliquant alors au logement suivant une ligne, lorsque l'élément d'étanchéité dynamique est appliqué au siège. Ladite partie s'étend, de préférence, de la moitié au quatre cinquièmes de la dimension radiale de l'élément d'étanchéité dynamique. De préférence, la tôle a une onde de souplesse tournant 25 sa concavité vers l'extérieur, ce qui répartit au mieux la déformation de la tôle. Suivant un mode de réalisation très préféré, le logement comprend un décrochement du côté de son ouverture et l'élément d'étanchéité dynamique ne s'étend qu'au droit 30 de ce décrochement. L'élément d'étanchéité dynamique a, du côté opposé à sa face latérale libre, un bourrelet en contact avec le décrochement. Cela facilite beaucoup le basculement de l'élément d'étanchéité dynamique et permet ainsi de mieux résister aux forces de pression. Le bord libre de la tôle peut être soudé à l'élément d'étanchéité dynamique, mais, de préférence, pour ne pas porter atteinte, par la soudure, aux propriétés des matériaux métalliques, le bord libre de la tôle est serti dans l'élément d'étanchéité dynamique. Suivant un mode de réalisation d'un très grand intérêt, la surface de contact de l'élément d'étanchéité dynamique avec le siège comprend une lèvre arrondie tournant sa convexité vers le siège et, de préférence, deux lèvres arrondies, de forme demi-torique, de rayon valant du dixième au huitième de la largeur de l'élément d'étanchéité dynamique. Entre les deux lèvres, placé à l'extérieur de la tranche, est usiné un évidement, dont la profondeur représente du vingtième au huitième de la largeur de la tranche de l'élément d'étanchéité dynamique. Les intérêts de cette construction sont : d'une part, d'obtenir un contact entre le joint et son siège qui a la forme d'une ligne ; ceci implique que la surface de contact se réduisant à une ligne, la pression de contact va augmenter de manière inversement proportionnelle à la réduction de surface et, par conséquence, la pression d'étanchéité sera augmentée de la même proportion ; et - d'autre part, si la position du papillon du robinet n'est pas rigoureusement en pleine fermeture, le contact se déplacera pour former une nouvelle ligne de contact ; ceci est un avantage immense par rapport à nombre de robinets dont les surfaces complémentaires entre le joint et le siège ne supportent aucune imperfection de positionnement ou de tolérance de fabrication pour assurer une étanchéité parfaite. L'invention est donc beaucoup plus tolérante aux écarts de fabrication et de montage. Dans un mode de réalisation, la tôle souple comprend deux branches et un anneau est interposé entre les deux branches avec jeu entre lui et chacune des branches, lorsque le joint n'est pas soumis à une force de pression dans la direction de son axe. Les dimensions de cet anneau sont telles qu'il existe un jeu entre toutes ses faces et les éléments dynamique et statique du joint. L'anneau limite la déformée de la tôle sous l'effet de la pression, puisque l'anneau est placé au droit des deux ondes de souplesse des branches. Le robinet peut être un robinet à papillon à double excentration à siège sphérique, un robinet à papillon à double excentration à siège conique, un robinet à papillon à triple excentration à siège conique ou un robinet à triple excentration à siège torique. Aux dessins annexés, données uniquement à titre d'exemple : la Figure 1 est une vue en perspective en coupe écorchée d'un joint métallique utilisé dans les robinets suivant l'invention ; la Figure 2 en est une vue partielle en coupe ; est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation d'un robinet suivant l'invention ; est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation d'un robinet suivant l'invention ; la Figure 5 est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation d'un robinet suivant l'invention ; 10 les Figures 6 et 7 illustrent comment fonctionne le joint de la Figure 5 ; la Figure 8 est une vue en coupe d'un autre mode de réalisation d'un robinet suivant l'invention ; 15 les Figures 9 à 13 illustrent le comportement du robinet en fonctionnement ; les Figures 14 à 16 illustrent un perfectionnement du robinet suivant l'invention. Suivant la Figure 1, la fonction d'étanchéité statique 20 est assurée par un joint torique, constitué d'un ressort métallique 8, enroulé en spirale, et relié à une tôle métallique 9. La tôle 9, enroulée sur 180° autour du ressort 8, est pourvue sur chacune des faces principales extérieures du 25 joint d'une onde souple 10, qui permet au joint statique de rester fixe, tandis que le joint dynamique 12 annulaire conserve sa liberté d'expansion radiale lorsqu'il est sollicité par les efforts de contact entre lui-même et le siège d'étanchéité. la Figure 3 la Figure 4 5 Afin que les efforts de la pression, ne viennent pas déformer la tôle 9, un anneau 11 est placé de manière concentrique au ressort 8 à l'intérieur du joint, au droit des deux ondes de souplesse 10. Les dimensions de cet anneau 11 sont telles qu'il existe un jeu entre toutes ses faces et le ressort 8, les ondes 10 et l'élément 12 d'étanchéité dynamique. De cette manière, lorsque la pression à étancher est appliquée sur une des faces du joint, la tôle 9 et son onde 10 sont supportées par cet anneau pour limiter la déformée de la tôle. La Figure 2 montre cette particularité de la construction. A la Figure 3, le tore est remplacé par un anneau 41 de section rectangulaire en matière métallique résiliente de type cuivre, inconel ou autre sur lequel viennent s'appuyer les tôles formées 9. La pression de contact apte à assurer l'étanchéité est donnée par les vis de serrage 43 et l'anneau d'appui 40. Les autres fonctions sont identiques. De manière simplifiée, il est possible de réaliser 20 l'étanchéité suivant le même principe, mais en utilisant une seule tôle formée suivant la Figure 4. Dans une variante, le tore en ressort à serrage axial est remplacé par un anneau de diamètre supérieur à son logement afin d'assurer un serrage radial à montage 25 cryogénique. Le tore est remplacé par l'anneau 50, qui par construction impose au joint un diamètre extérieur De, qui est supérieur au diamètre intérieur Di du corps comme montré à la Figure 5. En plongeant le joint dans un bain d'azote liquide à -196°C, le joint va se rétracter d'une valeur de l'ordre de 10 um/°C/mètre comme le montre la Figure 6. Lorsque le joint est à la température de l'azote liquide et que son diamètre De est devenu inférieur au diamètre Di, le joint est placé dans le corps, comme le montre la Figure 7, qui lui est à température ambiante. Lorsque le joint et le corps seront revenus à la même température, l'anneau 50 comprimera l'enveloppe 9 de la tôle formée entre lui-même et le corps qui assurera l'étanchéité statique. Le démontage de ce joint implique la destruction de l'enveloppe 9 et donc du joint lui-même. Dans un mode de construction allégé, on peut imaginer ce même principe en utilisant une seule tôle formée suivant la Figure 8, où l'anneau 60 assure la même fonction que l'anneau 50 de la version précédente. Montage et fermeture sans pression Comme montré à la Figure 9, le joint, tel que décrit dans les figures, est destiné à être monté dans un logement du corps 101 du robinet, tandis que le papillon 102 se trouve être le siège d'étanchéité du joint dynamique. On peut aussi monter le joint dans un logement du papillon et former le siège par le corps. Afin d'assurer l'étanchéité statique du joint, ce dernier est monté dans un épaulement du corps 105, alors que la bride de serrage 103, la contre-bride de serrage 104, les vis 105 et le jonc de blocage coopèrent pour assurer l'effort de serrage F qui produit la pression de contact axiale El et radiale E2. Cette étanchéité statique est assurée que la pression de fluide à étancher soit appliquée de l'amont vers l'aval ou inversement. Afin de désolidariser l'étanchéité statique de l'étanchéité dynamique, on décrit ci-dessous le mode de construction qui est détaillé à la Figure 10. L'épaulement 107 du corps 101 et la bride de serrage 103 sont pourvus chacun d'un décrochement 108 qui assurent les jeux J1 et J2 entre la partie dynamique du joint et son logement. De cette manière, le joint statique se trouve bloqué entre la bride de serrage 103 et le corps 10, tandis que la partie dynamique du joint se trouve libre de tout contact, excepté de la tôle roulée 9. Le joint d'étanchéité étant monté dans le corps, nous allons décrire maintenant l'interaction du papillon 102 et du joint pour traiter de l'étanchéité dynamique. En se reportant à la Figure 9, le diamètre extérieur du papillon 102 est supérieur au diamètre intérieur du joint dynamique 12. Ceci détermine une interférence du papillon S sur le joint dynamique 12. L'effort de fermeture du papillon 102 étant supérieur à la résistance mécanique du joint d'étanchéité 12, celui-ci va se déformer pour laisser le papillon se placer dans sa circonférence intérieure. La Figure 11 montre la position fermée du papillon 12 après que celui-ci se soit placé dans le joint dynamique 12. Le matériau du joint dynamique 12 ayant été spécialement choisi pour ses caractéristiques d'allongement et de résistance à la traction, il s'ensuit une pression de contact, qui, par réaction sur le joint 12, se décompose en une force A qui provoque le repoussement axial du joint 12 jusqu'à son contact avec la bride de serrage 103 et annule le jeu J1 et l'augmentation du jeu J2, tandis que la force radiale R coopère à la pression de contact entre le papillon 102 et le joint dynamique 12 qui assure l'étanchéité dynamique du robinet. La tôle roulée 9 permet le déplacement du joint 12 tout en continuant d'assurer l'étanchéité entre le joint statique 12 et le demi-tore statique. Comportement sous pression amont Le papillon 102 étant fermé, la pression amont est établie et va agir sur les composants internes à la veine fluide du robinet. La Figure 15 montre le comportement du joint lorsque cette pression P s'établit. A la montée en pression, cette pression se répartit sur l'ensemble du papillon et de la face du joint exposés à cette pression. Le joint d'étanchéité 12, 9, 11 est soumis à la poussée de la pression P et donc repoussé vers la bride de serrage 103. Cette poussée provoque le déplacement et la déformation de la tôle 9 de la valeur des jeux compris entre la tôle 9 et l'anneau de la limitation d'écrasement 11. Jusqu'à ce que toutes les pièces soient en contact contre la bride de serrage 103. Le joint dynamique 12 qui est déjà en contact avec la bride 103 au point X se trouve donc en porte-à-faux sous l'effet de la pression P. Ceci provoque un mouvement de rotation de la section de ce joint autour du point X qui se trouve être le centre de la rotation de la section. Cette caractéristique, particulièrement novatrice, provoque sur la génératrice amont de la surface d'étanchéité une surcompression p qui est d'autant plus forte que la pression est importante. Nous obtenons donc de cette façon une étanchéité autoclave directement proportionnelle à la pression. Comportement sous pression aval Le papillon 102 étant fermé, la pression aval est établie et va agir sur les composants internes à la veine fluide du robinet. La Figure 13 montre le comportement du joint lorsque cette pression P s'établit. A la montée en pression, cette pression se répartit sur l'ensemble du papillon et de la face du joint exposés à cette pression. Le joint d'étanchéité 12, 9, 11 est soumis à la poussée de la pression P et donc repoussé vers le corps 101. Cette poussée provoque le déplacement et la déformation de la tôle 9 de la valeur des jeux compris entre la tôle 9 et l'anneau de limitation d'écrasement 11, jusqu'à ce que toutes les pièces soient en contact contre le corps 101. Le joint dynamique 12 se trouve alors déplacé jusqu'à ce qu'il s'appuie sur le corps 101 au point Y. A partir de cette position, il se trouve en porte-à-faux sous l'effet de la pression P. Ceci provoque un mouvement de rotation de la section de ce joint autour du point Y, qui se trouve être le centre de la rotation de la section. Cette caractéristique, particulièrement encore plus novatrice, provoque sur la génératrice aval de la surface d'étanchéité une surcompression p qui est d'autant plus forte que la pression est importante. Nous obtenons donc de cette façon une étanchéité autoclave directement proportionnelle à la pression. L'architecture de ce joint permet donc d'obtenir un robinet à papillon parfaitement autoclave dans les deux sens d'application de la pression, ce qui est particulièrement novateur vis-à-vis de tous les systèmes existants à ce jour. Dans un perfectionnement, montré à la Figure 14, il est prévu des lèvres 32 de forme demi-torique de rayon R valant d'un dixième à un huitième de la largeur H de la tranche du joint. Entre les deux lèvres 32 placées à l'extérieur de la tranche est usiné un évidement 33, dont la profondeur k vaut entre un vingtième et un huitième de H. Du côté de l'élément de l'étanchéité dynamique tourné vers l'élément d'étanchéité statique sont formés sur les faces principales de l'élément d'étanchéité dynamique deux bourrelets 34. Afin de pouvoir utiliser ce type de joint dans tous les domaines de température depuis la cryogénie jusqu'aux échappements de machine thermique, ces joints peuvent associer tout type de matériaux métalliques. En cryogénie, il sera privilégié des matériaux conservant des caractéristiques mécaniques acceptables jusqu'à -196°C, à savoir un acier inoxydable fortement allié de type chrome/nickel/cobalt pour le ressort 8. Ses caractéristiques propres alliées à un fort écrouissage dû au formage du ressort lui confèrent de bonnes caractéristiques d'élasticité à toutes températures. La tôle roulée 9 doit être suffisamment malléable pour se prêter à l'état de surface d'appui statique et assurer une bonne étanchéité. Il sera choisi donc un acier inoxydable austénitique de type 316 ou 316L. Pour les mêmes raisons, il sera choisi ce même matériau pour le joint dynamique 12. Le matériau de l'anneau de limitation de déformée 11 n'a pas réellement besoin de nuance et de caractéristique particulière. Pour les applications de moyennes températures comprises entre -50°C et +270°C, le matériau du ressort restera le même tandis que, pour la tôle 9 et le joint dynamique 12, il sera choisi des métaux possédant une bonne malléabilité et un bon coefficient de frottement vis-à-vis de l'acier inoxydable austénitique constituant le siège. Par exemple, il sera choisi du cuivre écroui, du laiton ou du bronze élastique comme du bronze au béryllium. Pour les applications de hautes températures comprises entre +270°C et +600°C, le matériau du ressort restera le même tandis que, pour la tôle 9 et le joint dynamique 12, il sera choisi des métaux réfractaires conservant des caractéristiques mécaniques acceptables à ces fortes températures, tout en présentant un coefficient de frottement acceptable vis-à-vis de l'acier inoxydable austénitique constituant le siège. Il sera choisi, par exemple, un acier inoxydable austénitique avec un taux maîtrisé de silicone de type 1.4845 ou 310 ou 309s. REVENDICATIONS1 Robinet comprenant un corps (101) annulaire, un papillon (102) qui y est monté tournant à 90°, et un joint métallique annulaire interposé entre eux en étant logé dans un logement de l'un d'entre eux, tandis que l'autre forme un siège (102), incliné par rapport à l'axe du joint, siège (102) avec lequel la face latérale d'un élément (12) d'étanchéité dynamique du joint est en contact en une position fermée du robinet, l'élément d'étanchéité dynamique étant relié par une tôle (9) à un élément (8) d'étanchéité statique serré dans le logement, caractérisé en ce que . la tôle (9) est souple, et il y a un jeu entre le logement et la partie des faces principales de l'élément (12) d'étanchéité dynamique la plus près du siège (102) lorsque cet élément (12) est à distance du siège. 2. Robinet suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie est appliquée au logement suivant une ligne, lorsque l'élément (12) d'étanchéité dynamique est appliqué au siège (102). 3. Robinet suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite partie s'étend de la moitié au quatre cinquièmes de la dimension radiale de l'élément (12) d'étanchéité dynamique.25 4. Robinet suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tôle a une onde (10) de souplesse tournant sa concavité vers l'extérieur. 5. Robinet suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le logement comprend un décrochement (108) du côté de son ouverture et l'élément (12) d'étanchéité dynamique ne s'étend qu'au droit de ce 10 décrochement. 6. Robinet suivant la revendication 5, caractérisé en ce que l'élément d'étanchéité dynamique a, du côté opposé à sa surface latérale libre, un bourrelet (34) 15 en contact avec le décrochement (108). 7. Robinet suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'un bord de la tôle (9) est serti dans l'élément (12) d'étanchéité dynamique. 20 8. Robinet suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la surface de contact de l'élément (12) d'étanchéité dynamique avec le siège (102) comprend une lèvre (32) arrondie tournant 25 sa convexité vers le siège. 9. Robinet suivant la revendication 8, caractérisé en ce que la lèvre (32) arrondie est de forme demi-torique de rayon R représentant du dixième au huitième de la 30 largeur de la tranche de l'élément (12) d'étanchéité dynamique. 10. Robinet suivant la revendication 9, caractérisé en ce qu'il y a deux lèvres (32) arrondies et un évidement(33) est usiné entre elles dans l'élément (12) d'étanchéité dynamique, la profondeur de l'évidement (33) représentant du vingtième au huitième de la largeur de la tranche du joint. 11. Robinet suivant l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tôle (9) souple comprend deux branches et un anneau (11) est interposé entre les deux branches avec jeu entre lui et chacune des branches lorsque le joint n'est pas soumis à une force de pression dans la direction de son axe.
23,602
FR2960037A1
A1
20111118
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-1
DESCRIPTION La présente invention concerne une soupape de retenue de pression résiduelle et une jambe de suspension comprenant une telle soupape de retenue de pression résiduelle, notamment pour un véhicule automobile. Bien qu'elle puisse être utilisée avec des véhicules quelconques, la présente invention ainsi que le problème à son origine seront expliqués plus en détail en rapport avec un véhicule automobile de tourisme. Les systèmes de suspension hydropneumatiques permettent, dans les véhicules automobiles, une adaptabilité commode, rapide et polyvalente du système de suspension à l'état de la chaussée, au chargement du véhicule automobile et/ou aux caractéristiques de conduite de l'ensemble du train de roulement souhaitées par un conducteur du véhicule. L'effet de ressort d'un tel système de suspension est assuré par des soufflets de suspension remplis de gaz, la pression de gaz à l'intérieur des soufflets de suspension pouvant par exemple être ajustée au moyen d'un compresseur. Dans le cas d'une perte de pression, par exemple due à une défaillance du compresseur ou à un défaut d'étanchéité dans le système pneumatique, on utilise ce qu'on appelle des soupapes de retenue de pression afin de maintenir la fonctionnalité du système de suspension. Une telle soupape de retenue de pression empêche que l'air ne puisse s'échapper du soufflet de suspension. Ainsi, une pression de retenue résiduelle suffisante est toujours maintenue dans le soufflet de suspension. Le document DE 198 54 540 C2 décrit une telle soupape de retenue de pression. La soupape de retenue de pression présente un composant de boîtier respectivement côté pompe et côté consommateur, lesquels sont emboîtés en partie l'un dans l'autre et présentent respectivement une entrée et une sortie. Pour la séparation étanche aux gaz entre l'entrée et la sortie, on dispose entre les composants de boîtier une membrane flexible en caoutchouc. Lorsque l'entrée est sollicitée par une pression d'air, une surface de membrane de la membrane en caoutchouc est sollicitée avec la pression d'air, de sorte qu'une surface d'étanchéité de la membrane se soulève d'un siège de soupape du composant de boîtier côté pompe à l'encontre de la force d'un ressort de soupape. Si la puissance de la pompe du compresseur diminue, par exemple, de sorte que la pression de -2- travail chute en dessous d'une valeur seuil prédéterminée par le ressort de soupape, la surface d'étanchéité de la membrane s'applique à nouveau contre son siège de soupape. L'inconvénient de cet agencement est toutefois que les composants de boîtier sont très complexes et coûteux à fabriquer et que le pré-ajustement de la pression de retenue résiduelle au moyen du ressort de soupape, qui agit à l'encontre de la pression d'air d'entrée, ne peut être réalisé que de manière très imprécise. Par conséquent, la présente invention a pour objet de fournir 10 une soupape de retenue de pression résiduelle améliorée qui élimine les inconvénients susmentionnés. Cet objet est réalisé selon l'invention par une soupape de retenue de pression résiduelle selon l'invention et/ou par une jambe de suspension selon l'invention. 15 Conformément à l'invention, il est prévu : Une soupape de retenue de pression résiduelle, notamment pour une jambe de suspension hydropneumatique d'un véhicule automobile, comprenant : un boîtier de soupape avec une entrée d'air et une sortie d'air ; un corps de soupape disposé de manière mobile dans le boîtier de soupape ; 20 et un élément de soupape disposé de manière mobile ou translatable (déplaçable) dans le corps de soupape ; le corps de soupape étant en liaison fonctionnelle avec le boîtier de soupape de telle sorte que, dans le cas d'une sollicitation de l'entrée d'air avec une pression d'air, le corps de soupape puisse se soulever d'un siège de corps de soupape du boîtier de soupape 25 pour laisser passer l'air devant le corps de soupape jusqu'à la sortie d'air, et l'élément de soupape étant en liaison fonctionnelle avec le corps de soupape de telle sorte que, dans le cas d'une sollicitation de la sortie d'air avec une pression d'air, l'élément de soupape puisse se soulever d'un siège d'élément de soupape du corps de soupape pour laisser passer l'air devant l'élément de 30 soupape jusqu'à l'entrée d'air. Une jambe de suspension, en particulier une jambe de suspension hydropneumatique pour un véhicule automobile, comprenant une telle soupape de retenue de pression résiduelle. L'idée de base de la présente invention consiste à fournir une 35 soupape de retenue de pression résiduelle qui présente un corps de soupape pour commander le débit d'air de l'entrée d'air jusqu'à la sortie d'air du boîtier de soupape, et un élément de soupape pour commander le débit d'air -3- de la sortie d'air jusqu'à l'entrée d'air du boîtier de soupape. Ceci permet un ajustement ou réglage exact de la pression de retenue résiduelle, simplement par la forme constructive de l'élément de soupape et du siège d'élément de soupape. En outre, les pièces individuelles de la soupape de retenue de pression résiduelle, par comparaison avec les soupapes de retenue de pression résiduelle déjà décrites, sont réalisées avec une construction simple et donc économique. Conformément à un perfectionnement préféré, dans le cas d'une sollicitation de l'entrée d'air avec une pression d'air au-dessus d'une valeur seuil prédéterminée du corps de soupape, le corps de soupape est soulevé du siège de corps de soupape du boîtier de soupape, une pression d'entrée d'air s'appliquant à l'entrée d'air étant supérieure à une pression de sortie d'air s'appliquant à la sortie d'air. De ce fait, une ouverture de la soupape de retenue de pression résiduelle dans la direction de l'entrée d'air vers la sortie d'air est assurée de manière fiable dans le cas d'une pression d'air définie au niveau de l'entrée d'air. Selon un autre exemple de réalisation préféré, dans le cas d'une sollicitation de la sortie d'air avec une pression d'air au-dessus d'une valeur seuil prédéterminée de l'élément de soupape, l'élément de soupape est soulevé du siège d'élément de soupape du corps de soupape, une pression de sortie d'air s'appliquant à la sortie d'air étant supérieure à une pression d'entrée d'air s'appliquant à l'entrée d'air. De ce fait, il est garanti que dans le cas d'une pression de sortie d'air qui est supérieure à la pression d'entrée d'air et qui est supérieure à la valeur seuil prédéterminée de l'élément de soupape, la soupape de retenue de pression résiduelle est ouverte pour laisser passer l'air de l'entrée d'air vers la sortie d'air. Selon un autre perfectionnement préféré, l'élément de soupape est réalisé sous forme de bille précontrainte par ressort dans la direction de la sortie d'air. Ceci permet de fabriquer l'élément de soupape avec une construction simple et économique. Selon un autre perfectionnement préféré, on prévoit dans le corps de soupape un orifice étagé de forme cylindrique pour recevoir la bille et un premier ressort cylindrique qui précontraint par ressort la bille dans le corps de soupape dans la direction de la sortie d'air. Ceci permet un guidage axial fiable et sûr de la bille dans le corps de soupape, un ressort cylindrique de fabrication simple et économique pouvant être utilisé pour la précontrainte par ressort de la bille dans la direction de la sortie d'air. De ce -4- fait, les frais de fabrication pour la fabrication de la soupape de retenue de pression résiduelle sont réduits. Dans un autre exemple de réalisation préféré, le siège d'élément de soupape présente une forme hémisphérique, de sorte qu'une étanchéification du siège d'élément de soupape est assurée de manière fiable au moyen de la bille. De ce fait, la fiabilité de la soupape de retenue de pression résiduelle est accrue. Selon un autre perfectionnement préféré, le corps de soupape est réalisé sous forme de cylindre précontraint par ressort contre l'entrée d'air, avec une surface de soupape plane. Ceci permet une fabrication simple et économique du corps de soupape, de sorte que les frais de fabrication de la soupape de retenue de pression résiduelle sont réduits. Selon une autre forme de réalisation préférée, on prévoit entre une paroi frontale du boîtier de soupape et un retrait du corps de soupape un deuxième ressort cylindrique entourant au moins en partie le corps de soupape, qui précontraint par ressort le corps de soupape dans le boîtier de soupape dans la direction de l'entrée d'air. Grâce au choix de la dureté de ressort du deuxième ressort cylindrique, la valeur seuil du corps de soupape peut être aisément ajustée ou réglée. L'utilisation d'un ressort cylindrique économique pour la précontrainte du corps de soupape dans la direction de l'entrée d'air permet de réduire les frais de production de la soupape de retenue de pression résiduelle. Selon une forme de réalisation préférée, les ressorts cylindriques sont disposés coaxialement l'un à l'autre, le deuxième ressort cylindrique entourant le premier ressort cylindrique au moins en partie, les ressorts cylindriques présentant des duretés de ressort différentes et les forces de ressort des ressorts cylindriques agissant dans des directions opposées. Ceci permet de monter les ressorts cylindriques dans un espace de construction réduit et permet, du fait de l'utilisation de ressorts ayant des duretés de ressort différentes, d'ajuster ou de régler exactement la valeur seuil du corps de soupape et de l'élément de soupape. Selon un perfectionnement préféré, le siège de corps de soupape est réalisé sous forme de surface plane. Ceci permet un appui ou siège fiable et étanche aux gaz du corps de soupape sur le siège de corps de soupape, de sorte que la fiabilité de la soupape de retenue de pression résiduelle est accrue. -5- Selon un autre perfectionnement préféré, on dispose entre le corps de soupape et le siège du corps de soupape du boîtier de soupape un dispositif d'étanchéité, notamment un joint torique. De ce fait, on évite de manière fiable un écoulement indésirable d'air à travers la soupape de retenue de pression résiduelle dans un état fermé. Selon une forme de réalisation préférée, le boîtier de soupape est réalisé sous forme cylindrique creuse, le corps de soupape étant guidé axialement avec une paroi extérieure contre une paroi intérieure du boîtier de soupape et étant centré par rapport au siège du corps de soupape. De ce fait, un coincement du corps de soupape dans le cas d'un déplacement axial dans le boîtier de soupape est empêché de manière fiable, de sorte que la sécurité de fonctionnement et la fiabilité de la soupape de retenue de pression résiduelle sont accrues. Selon un exemple de réalisation, le boîtier de soupape présente des canaux s'étendant axialement sur une paroi intérieure, lesquels sont réalisés de telle sorte qu'ils puissent être libérés au moins en partie dans le cas d'un déplacement axial du corps de soupape pour laisser passer l'air devant le corps de soupape. De ce fait, il est garanti que la soupape de retenue de pression résiduelle puisse être parcourue ou traversée par un débit volumique suffisamment grand, de sorte que les possibilités d'utilisation de la soupape de retenue de pression résiduelle sont élargies. Selon un exemple de réalisation préféré, la soupape de retenue de pression résiduelle est intégrée dans un soufflet de suspension de la jambe de suspension. De ce fait, l'espace de construction nécessaire de la jambe de suspension est réduit, de sorte que sa plage d'utilisation est élargie. L'invention va être décrite plus en détail ci-dessous à l'aide d'exemples de réalisation en référence aux figures schématiques annexées du dessin. Dans les figures : la figure 1 illustre une vue en coupe d'une soupape de retenue de pression résiduelle selon une forme de réalisation préférée de la présente invention ; la figure 2 illustre une vue en coupe en perspective d'un boîtier 35 de soupape de la forme de réalisation préférée de la soupape de retenue de pression résiduelle de la figure 1 ; - E - la figure 3 illustre une vue en coupe de la forme de réalisation illustrative du boîtier de soupape selon la ligne de coupe III-III de la figure 2; la figure 4 illustre une vue en coupe en perspective d'un corps 5 de soupape de la forme de réalisation préférée de la soupape de retenue de pression résiduelle selon la figure 1 ; la figure 5 illustre une vue en coupe en perspective d'une soupape de retenue de pression résiduelle selon une forme de réalisation préférée de la présente invention dans un état de départ ; 10 la figure 6 illustre une vue en coupe en perspective d'une soupape de retenue de pression résiduelle selon une forme de réalisation préférée de la présente invention dans un premier état de fonctionnement ; la figure 7 illustre une vue en coupe en perspective d'une soupape de retenue de pression résiduelle selon une forme de réalisation 15 préférée de la présente invention dans un deuxième état de fonctionnement ; la figure 8 illustre une vue agrandie de la soupape de retenue de pression résiduelle selon la vue détaillée A de la figure 7 ; et la figure 9 illustre une application illustrative de la soupape de retenue de pression résiduelle. 20 Dans les figures du dessin, les mêmes numéros de référence désignent des composants identiques ou de fonctions identiques, sauf indication contraire. Un exemple de réalisation préféré d'une soupape de retenue de pression résiduelle va être décrit à l'aide des figures 1 à 8, auxquelles on se 25 référera simultanément par la suite. La figure 1 illustre une soupape de retenue de pression résiduelle 1, notamment pour une jambe de suspension hydropneumatique d'un véhicule automobile. La soupape de retenue de pression résiduelle 1 présente un boîtier de soupape 3 avec une entrée d'air 4 et une sortie d'air 5. 30 Le boîtier de soupape 3 présente une forme de base cylindrique creuse. Le boîtier de soupape 3 se compose par exemple d'une partie inférieure en forme de gobelet 26 et d'un couvercle 27 fermant la partie inférieure en forme de gobelet 26. L'entrée d'air 4 est associée à la partie inférieure 26 et la sortie d'air 5 au couvercle 27. Les composants 26, 27 sont par exemple 35 soudés l'un à l'autre de manière étanche aux gaz au moyen d'un joint de soudure. Dans des formes de réalisation différentes du boîtier de soupape, les composants 26, 27 peuvent par exemple également être vissés ou collés -7- ensemble. Le couvercle 27 est par exemple guidé au moyen d'un épaulement 29 centralement le long d'une paroi intérieure 18 du boîtier de soupape 3. Dans des variantes de réalisation du boîtier de soupape 3, celui-ci peut aussi par exemple se composer de plus de deux composants. L'entrée d'air 4 est par exemple réalisée sous forme d'alésage étagé en forme d'accouplement rapide pneumatique. Un premier diamètre dl de l'entrée d'air se prolonge par un deuxième diamètre d2 plus grand. La transition entre les deux diamètres dl, d2 est par exemple réalisée sous forme de biseau 30. Un espace interne 31 de forme essentiellement cylindrique du boîtier de soupape 3 est limité par la paroi intérieure 18 ainsi que par deux parois frontales 8, 13. La paroi frontale 13 est dans ce cas pourvue de la sortie d'air 5 sous forme d'un alésage conique, la pointe du cône de la sortie d'air 5 étant tournée en s'écartant de l'espace interne 31 dans la région extérieure du boîtier de soupape 3. La paroi frontale 8 est associée à l'entrée d'air 4. La paroi frontale 8 est de préférence réalisée sous forme de siège de corps de soupape plan 8. Une surface du siège de corps de soupape 8 est par exemple polie. Dans le siège de corps de soupape 8 peut par exemple être prévue une rainure annulaire 32 entourant l'entrée d'air 4, pour recevoir un dispositif d'étanchéité 16, par exemple sous forme d'un joint torique 16. L'entrée d'air et la sortie d'air 4, 5 sont par exemple réalisées sous forme de dispositifs de raccordement 4, 5 pour le raccordement de conduites d'air. De préférence, l'entrée d'air et la sortie d'air 4, 5 sont réalisées sous forme de raccords rapides. Pour la connexion étanche à l'air de la sortie d'air 5, on peut par exemple prévoir un dispositif d'étanchéité 33, en forme de joint torique. Le joint torique 33 entoure par exemple la sortie d'air 5. On peut aussi prévoir un tel dispositif d'étanchéité sur l'entrée d'air 4. La sortie d'air 5 peut par exemple aussi être connectée directement à un soufflet de suspension d'une jambe de suspension hydropneumatique. Sur la paroi intérieure 18 du boîtier de soupape 3 sont prévus des canaux 19-24, comme illustré par exemple dans la figure 3. Les canaux 19-24 s'étendent dans la direction axiale par rapport à un axe médian 34 du boîtier de soupape 3. Les canaux 19-24 sont disposés à une distance tl du siège de corps de soupape 8 et présentent par exemple une longueur t2. Dans la figure 3 sont par exemple illustrés six canaux 19-24. Dans des variantes de réalisation du boîtier de soupape 3, celui-ci peut toutefois aussi présenter plus ou moins de six canaux 19-24. Les canaux 19-24 sont de -8- préférence disposés sur la surface intérieure 18 à égale distance les uns des autres. La soupape de retenue de pression résiduelle 1 présente en outre un corps de soupape 6 disposé de manière mobile dans le boîtier de soupape. Le corps de soupape 6 présente, selon la figure 4, une forme de base cylindrique étagée. Le corps de soupape 6 présente de préférence un premier retrait cylindrique 35 avec une paroi extérieure 17. Un diamètre d3 de la première portion cylindrique 35 correspond approximativement à un diamètre d4 de l'espace interne 31 du boîtier de soupape 3. Les diamètres d3, d4 sont dans ce cas ajustés l'un à l'autre de telle sorte que la paroi extérieure 17 soit guidée axialement de préférence sans jeu sur la paroi intérieure 18 par rapport à l'axe médian 34 du boîtier de soupape 3. Une hauteur t3 de la première portion cylindrique 35 est de préférence plus petite que la longueur t2 des canaux 19-24. Une surface frontale 12 de la première portion cylindrique 35 ou du corps de soupape 6 est réalisée sous forme de surface de soupape plane 12 tournée vers le siège de corps de soupape 8 du boîtier de soupape 3. Sur une surface frontale de la portion cylindrique 35 détournée de la surface de soupape 12 est disposée une deuxième portion cylindrique 36 du corps de soupape 6. Les portions cylindriques 35, 36 sont de préférence disposées concentriquement l'une à l'autre. La portion cylindrique 36 présente un diamètre d5 et une hauteur t4. Le diamètre d5 est de préférence plus petit que le diamètre d3. Du fait du guidage de la paroi extérieure 17 du corps de soupape 6 contre la paroi intérieure 18 du boîtier de soupape 3, le siège de soupape 12 est centré par rapport au siège de corps de soupape 8 du boîtier de soupape 3. De préférence, un orifice ou passage 10 de forme étagée pour recevoir un élément de soupape 7 et un premier dispositif de ressort 11, en particulier un premier ressort cylindrique 11, est prévu centralement dans le corps de soupape 6. L'orifice 10 présente un siège d'élément de soupape 9 pour l'élément de soupape 7. Le siège d'élément de soupape 9 est de préférence réalisé avec une forme hémisphérique, l'élément de soupape 7 étant réalisé par exemple sous forme de bille 7, notamment de bille d'acier 7. La bille 7 est dans ce cas adaptée au siège d'élément de soupape 9 du corps de soupape 6 de telle sorte que l'orifice 10 puisse être fermé de manière étanche aux gaz au moyen de la bille 7. -9- Partant de la surface de soupape 12 du corps de soupape 6, l'orifice 10 s'étend avec un diamètre d6, le diamètre d6 se réduisant à partir du siège d'élément de soupape 9 à un diamètre d7. L'orifice 10 traverse le corps de soupape 6 approximativement à 4/5 d'une longueur axiale du corps de soupape 6 ayant le diamètre d6. Sur la longueur axiale restante du corps de soupape 6, l'orifice 10 traverse le corps de soupape 6 avec le diamètre d7. L'orifice 10 présente en outre une rainure annulaire 37, dans laquelle est disposée de préférence une bague de fixation 38. Contre la bague de fixation 38 s'applique une bague de retenue 39, le premier ressort cylindrique 11 s'appliquant contre la bague de retenue 39. Entre le premier ressort cylindrique 11 et la bille 7 est prévu un logement de bille 40. La bille 7 est ainsi précontrainte par ressort par le biais du logement de bille 40, du premier ressort cylindrique 11 et de la bague de retenue 39 contre la bague de fixation 38. La bille 7 est donc précontrainte par ressort contre la sortie d'air 5 du boîtier de soupape 3. Le logement de bille 40 présente par exemple des rainures 41 s'étendant axialement, dont seulement une rainure 41 a été munie d'un numéro de référence pour des raisons de simplification. On prévoit par exemple quatre rainures 41, qui sont de préférence réparties uniformément sur une surface extérieure du logement de bille 40. La soupape de retenue de pression résiduelle 1 présente en outre un deuxième dispositif de ressort 15, de préférence un deuxième ressort cylindrique 15, qui est disposé entre la surface frontale 13 du boîtier de soupape 3 et un retrait 14 du corps de soupape 6. Le retrait 14 constitue la surface frontale de la première portion cylindrique 35 opposée (ne faisant pas face) à la surface de soupape 12. Le deuxième ressort cylindrique 15 est dans ce cas réalisé de telle sorte qu'il précontraigne par ressort le corps de soupape 6 contre l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3. Le deuxième ressort cylindrique 15 entoure la portion cylindrique 36 du corps de soupape 6. En l'occurrence, le diamètre d5 de la portion cylindrique 36 est réalisé de telle sorte que dans le cas d'une compression du ressort 15, celui-ci puisse se déplacer librement de préférence radialement entre la paroi intérieure 18 du boîtier de soupape 3 et la deuxième portion cylindrique 36 du corps de soupape 6, et qu'il ne vienne en contact ni avec la paroi intérieure 18 ni avec la portion cylindrique 36. Les ressorts cylindriques 11, 15 sont de préférence disposés coaxialement l'un à l'autre. Le deuxième ressort cylindrique entoure le premier ressort cylindrique 11 dans ce cas au moins en partie. Les ressorts - 10 - cylindriques 11, 15 présentent de préférence différentes duretés de ressort, la dureté de ressort du deuxième ressort cylindrique 15 étant de préférence supérieure à la dureté de ressort du premier ressort cylindrique 11. Les forces de ressort des ressorts cylindriques 11, 15 sont orientées dans des directions d'action opposées. La force de ressort du premier ressort cylindrique 11 est orientée dans la direction de la sortie d'air 5 du boîtier de soupape 3 et la force de ressort du deuxième ressort cylindrique 15 est orientée dans la direction de l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3. La dureté de ressort du deuxième ressort cylindrique 15 est dans ce cas conçue de telle sorte que dans le cas d'une sollicitation de l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3 avec une pression d'air, le corps de soupape 6 soit d'abord soulevé du siège de corps de soupape 8 du boîtier de soupape 3, si la pression d'air s'appliquant au niveau de l'entrée d'air 4 est au dessus d'une valeur seuil de corps de soupape prédéterminée. En outre, la dureté de ressort du premier ressort cylindrique 11 est conçue ou prévue de telle sorte que l'élément de soupape 7 ne soit soulevé du siège d'élément de soupape 9 du corps de soupape 6 que si la sortie d'air 5 du boîtier de soupape est sollicitée avec une pression d'air au dessus d'une valeur seuil d'élément de soupape prédéterminée. Dans l'illustration de la soupape de retenue de pression résiduelle 1 illustrée dans la figure 1, ni la valeur seuil du corps de soupape ni la valeur seuil de l'élément de soupape ne sont dépassées. Autrement dit, la soupape de retenue de pression résiduelle 1 est fermée et se trouve dans un état initial ou de départ. Le mode de fonctionnement de la soupape de retenue de pression résiduelle 1 va être expliqué ci-dessous. La figure 5 illustre la soupape de retenue de pression résiduelle 1 fermée avec une autre variante de réalisation du boîtier de soupape 3. Le boîtier de soupape 3 présente une portion tubulaire 42, qui présente sur sa paroi intérieure 18 les canaux 19- 24. L'espace interne 31 du boîtier de soupape 3 est fermé au moyen de deux couvercles 43, 44 du côté de l'entrée d'air 4 et de la sortie d'air 5. Les couvercles 43, 44 et la portion tubulaire 42 sont disposés dans une enveloppe de boîtier 45 du boîtier de soupape 3. L'enveloppe de boîtier 45 entoure les couvercles 43, 44 au moins en partie au niveau de leurs surfaces frontales opposées à l'espace interne 31 du boîtier de soupape 3. A cet effet, l'enveloppe de boîtier 45 est par exemple rabattue par-dessus les couvercles 43, 44. -11- La figure 6 illustre la soupape de retenue de pression résiduelle 1 dans un état de fonctionnement dans lequel une pression s'appliquant à l'entrée d'air est supérieure à une pression s'appliquant à la sortie d'air 5, et la pression s'appliquant à l'entrée d'air est au dessus de la valeur seuil de corps de soupape prédéterminée par le deuxième ressort cylindrique 15. Dans cet état de fonctionnement, le corps de soupape 6 est soulevé du siège de corps de soupape 8 à l'encontre de la précontrainte de ressort du deuxième ressort cylindrique 15 et est déplacé axialement dans la direction de la sortie d'air 5 du boîtier de soupape 3. En l'occurrence, la paroi extérieure 17 du corps de soupape 6 glisse alors le long de la paroi intérieure 18 du boîtier de soupape 3. Le corps de soupape 6 est dans ce cas soulevé avec sa surface de soupape 12 depuis le siège de corps de soupape 8 jusqu'à ce que de l'air puisse s'écouler devant le corps de soupape 6 à travers les canaux 19-24. Les sections transversales des canaux 19-24 sont dans ce cas conçues ou prévues pour un passage d'air maximal. La hauteur t3 de la portion cylindrique 35 du corps de soupape 6 et la longueur t2 des canaux 19-24 sont dans ce cas adaptées mutuellement de telle sorte que dans le cas d'un décalage axial du corps de soupape 6 le long des canaux 19-24, des portions d'extrémité des canaux 19-24 soient exposées dans la direction axiale des deux côtés de la portion cylindrique 35 du corps de soupape 6. Dans cet état de fonctionnement de la soupape de retenue de pression résiduelle 1, de l'air s'écoule depuis l'entrée d'air 4 jusqu'à la sortie d'air 5 du boîtier de soupape 3, comme indiqué au moyen des flèches 49, 50. La pression d'air au niveau de l'entrée d'air 4 est supérieure à la pression d'air au niveau de la sortie d'air 5. Si la pression d'air du côté de l'entrée d'air 4 diminue jusqu'en dessous de la valeur seuil de corps de soupape prédéterminée, le corps de soupape 6 se déplace à nouveau vers le siège de corps de soupape 8, le flux d'air à travers les canaux 19-24 étant alors interrompu. Les figures 7 et 8 illustrent la soupape de retenue de pression résiduelle 1 dans un deuxième état de fonctionnement. La figure 8 illustre le détail A de la figure 7. Si la pression du côté de l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3 diminue nettement, par exemple du fait d'une défaillance d'un tuyau d'air, le corps de soupape 6 est alors pressé au moyen du deuxième ressort cylindrique 15 contre le siège de corps de soupape 8. Les canaux 19-24 sont alors fermés. Si une pression est appliquée au niveau de la sortie d'air 5, par exemple une pression résiduelle d'un soufflet de suspension d'un - 12 - système de suspension hydropneumatique, laquelle est supérieure à la valeur seuil d'élément de soupape prédéterminée, l'élément de soupape 7 sera soulevé de son siège d'élément de soupape 9, de l'air s'écoulant en passant la bille 7 à travers les rainures 41 du logement de bille 40, et à travers l'orifice 10 jusqu'à l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3, comme illustré au moyen des flèches 49, 50. Dans cet état de fonctionnement, une pression de sortie d'air s'appliquant à la sortie d'air 5 est supérieure à une pression d'entrée d'air s'appliquant à l'entrée d'air 4, de sorte que de l'air s'écoule depuis la sortie d'air 5 jusqu'à l'entrée d'air 4 du boîtier de soupape 3. La figure 9 illustre un cas d'application illustratif de la soupape de retenue de pression résiduelle 1. Une jambe de suspension 2, qui est réalisée notamment sous forme de jambe de suspension hydropneumatique 2, présente un amortisseur 46 et un soufflet de suspension 25. Le soufflet de suspension 25 peut par exemple être sollicité en pression au moyen d'un compresseur 47. Le compresseur 47 est connecté au soufflet de suspension 25 par le biais d'un tuyau d'air 48. La soupape de retenue de pression résiduelle 1 est montée entre le tuyau d'air 48 et le soufflet de suspension 25. La soupape de retenue de pression résiduelle 1 est à cet effet par exemple directement disposée sur le soufflet de suspension 25 ou est connectée à celui-ci par le biais d'un autre tuyau d'air. Afin de garantir une pression résiduelle définie dans le soufflet de suspension 25 en cas de défaillance du compresseur 47 ou d'un arrachement éventuel du tuyau d'air 48, la valeur seuil d'élément de soupape de l'élément de soupape 7 peut être ajustée par sélection de la dureté de ressort du premier ressort cylindrique 11 de telle sorte qu'une pression résiduelle définie soit maintenue dans le soufflet de suspension 25. Il est donc possible, au moyen de la soupape de retenue de pression résiduelle 1, de maintenir confortablement et de manière fiable une pression résiduelle prédéfinie dans le soufflet de suspension 25 même en cas de défaillance dans le système pneumatique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. REVENDICATIONS1. Soupape de retenue de pression résiduelle (1), notamment pour une jambe de suspension hydropneumatique (2) d'un véhicule automobile, caractérisée en ce qu'elle comprend : un boîtier de soupape (3) avec une entrée d'air (4) et une sortie d'air (5) ; un corps de soupape (6) disposé de manière mobile dans le boîtier de soupape (3) ; et un élément de soupape (7) disposé de manière mobile dans le corps de soupape (6) ; le corps de soupape (6) étant en liaison fonctionnelle avec le boîtier de soupape (3) de telle sorte que, dans le cas d'une sollicitation de l'entrée d'air (4) avec une pression d'air, le corps de soupape (6) puisse se soulever d'un siège de corps de soupape (8) du boîtier de soupape (3) pour laisser passer l'air devant le corps de soupape (6) jusqu'à la sortie d'air (5), et l'élément de soupape (7) étant en liaison fonctionnelle avec le corps de soupape (6) de telle sorte que, dans le cas d'une sollicitation de la sortie d'air (5) avec une pression d'air, l'élément de soupape (7) puisse se soulever d'un siège d'élément de soupape (9) du corps de soupape (6) pour laisser passer l'air devant l'élément de soupape (7) jusqu'à l'entrée d'air (4). 2. Soupape de retenue de pression résiduelle selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément de soupape (7) est réalisé sous forme de bille (7) précontrainte par ressort dans la direction de la sortie d'air (5). 3. Soupape de retenue de pression résiduelle selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'on prévoit dans le corps de soupape (6) un orifice étagé (10) de forme cylindrique pour recevoir la bille (7) et un premier ressort cylindrique (11) qui précontraint par ressort la bille (7) dans le corps de soupape (6) dans la direction de la sortie d'air (5). 4. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une 30 quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le siège d'élément de soupape (9) présente une forme hémisphérique. 5. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le corpsde soupape (6) est réalisé sous forme de cylindre (6) précontraint par ressort contre l'entrée d'air (4), avec une surface de soupape plane (12). 6. Soupape de retenue de pression résiduelle selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'on prévoit entre une paroi frontale (13) du boîtier de soupape (3) et un retrait (14) du corps de soupape (6) un deuxième ressort cylindrique (15) entourant au moins en partie le corps de soupape (6), qui précontraint par ressort le corps de soupape (6) dans le boîtier de soupape (3) dans la direction de l'entrée d'air (4). 7. Soupape de retenue de pression résiduelle selon la revendication 6, caractérisée en ce que les ressorts cylindriques (11, 15) sont disposés coaxialement l'un à l'autre, le deuxième ressort cylindrique (15) entourant le premier ressort cylindrique (1l) au moins en partie, les ressorts cylindriques (11, 15) présentant des duretés de ressort différentes et les forces de ressort des ressorts cylindriques (11, 15) agissant dans des directions opposées. 8. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le siège de corps de soupape (8) est réalisé sous forme de surface plane. 9. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'on dispose entre le corps de soupape (6) et le siège de corps de soupape (8) du boîtier de soupape (3) un dispositif d'étanchéité (16), notamment un joint torique (16). 10. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le boîtier de soupape (3) est réalisé sous forme cylindrique creuse, le corps de soupape (6) étant guidé axialement avec une paroi extérieure (17) contre une paroi intérieure (18) du boîtier de soupape (3) et étant centré par rapport au siège du corps de soupape (8). 11. Soupape de retenue de pression résiduelle selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le boîtier de soupape (3) présente des canaux (19-24) s'étendant axialement sur une paroi intérieure (18), lesquels sont réalisés de telle sorte qu'ils puissent être libérés au moins en partie dans le cas d'un déplacement axial du corps de soupape (6) pour laisser passer l'air devant le corps de soupape (6). 12. Jambe de suspension (2), notamment jambe de suspension hydropneumatique (2) d'un véhicule automobile, comprenant une soupapede retenue de pression résiduelle (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes. 13. Jambe de suspension selon la revendication 12, caractérisée en ce que la soupape de retenue de pression résiduelle (1) est intégrée dans 5 un soufflet de suspension (25) de la jambe de suspension (2).
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FR2960038A1
A1
20111118
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Vis, notamment vis de purge, comprenant un espace interne fermé à une extrémité et ouvert à l'autre extrémité de la vis, et un canal traversant la paroi de la vis et débouchant dans l'espace interne de celle-ci. Les vis de purge de ce type, qui sont connues, présentent l'inconvénient majeur qu'elles sont réalisées selon un procédé d'usinage impliquant un enlèvement et donc une perte de matières. L'invention a pour but de pallier cet inconvénient. Pour atteindre ce but, la vis de purge selon l'invention est caractérisée en ce que le canal est formé par un perçage radial réalisé lors d'une opération de forgeage, sans détachement de matières. Selon une caractéristique de l'invention, la vis est caractérisée en ce que la matière de la paroi repoussée lors du perçage est en forme d'une languette s'étendant dans l'espace interne de la vis. Selon une autre caractéristique de l'invention, la vis est caractérisée en ce que le perçage est situé au 20 niveau de la paroi de fermeture de la vis. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la vis est caractérisée en ce qu'elle comprend une portion périphérique extérieure filetée et une partie extérieure d'entraînement en rotation, le 25 perçage étant situé entre l'extrémité fermée de la vis et la partie filetée. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la vis est caractérisée en ce que la vis est déplaçable entre une position d'obturation d'un orifice 30 qui la reçoit et une position dans laquelle l'orifice est en communication avec l'espace interne de la vis, à travers le perçage précité. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la vis est caractérisée en ce que 35 l'extrémité fermée de la vis présente une forme conique d'obturation de l'orifice. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement dans la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective d'un étrier de frein pourvu d'une vis de purge ; - la figure 2 est une vue en perspective d'une vis de purge selon l'invention ; - la figure 3 est une vue en coupe longitudinale de la vis de la figure 2 ; - la figure 4 est une vue en perspective, à plus 15 grande échelle, de la partie de tête conique de la vis de purge de la figure 3, et - la figure 5 est une vue schématique d'un dispositif de réalisation du perçage de la vis selon l'invention. 20 L'invention sera décrite ci-après, à titre d'exemple, dans son application à un système de freinage d'un véhicule automobile, plus précisément un étrier de frein ou un cylindre de roue. La figure 1 représente ainsi un étrier de frein 1 25 pourvu d'une vis de purge 2. Cette vis est mise en place dans un orifice approprié 3 pratiqué dans l'étrier et sert à purger l'air contenu dans celui-ci lors de la mise en place du liquide de frein dans le circuit de freinage en la dévissant. Elle doit aussi assurer l'étanchéité de 30 l'étrier de frein au niveau de cet orifice. Comme il ressort des figures 2 à 4, une vis de purge comporte essentiellement un corps cylindrique creux 2. Ce corps est pourvu d'un filetage 7 sur sa face cylindrique extérieure permettant le vissage de la vis 35 dans l'orifice 3, un bord extérieur hexagonal d'entraînement 9 et, au niveau de son extrémité extérieure libre, une partie ondulée 10 permettant le raccordement d'un capuchon 11 ou d'un tuyau (non représenté). La partie d'extrémité interne de la vis est configurée de façon à former une tête d'étanchéité 13 de 5 forme tronconique. La vis comporte, dans l'exemple représenté, juste au-dessus de la partie tronconique d'étanchéité 13 et de la partie filetée 7 un perçage radial 15 qui débouche dans l'espace interne 16 de la vis. 10 C'est à travers ce perçage 15 que l'intérieur du réservoir peut communiquer avec l'espace interne 16 de la vis, lorsque celle-ci est dans sa position dévissée. Conformément à l'invention, le perçage 15 est réalisé par forgeage, et non pas, comme les vis de l'état 15 de la technique, par usinage. La réalisation par forgeage présente l'avantage qu'il n'y a pas de détachement de matières sous forme d'une pastille ou d'un copeau, de façon qu'il n'y a pas à gérer l'évacuation de matières détachées. 20 La figure 5 illustre, à titre d'exemple, un dispositif de réalisation par forgeage du perçage 15 selon l'invention. On constate que la vis, avant la réalisation du filetage est disposée dans un corps de support 18 25 traversé radialement par un poinçon 19 qui est axialement déplaçable par un actionneur 20 pourvu d'une rampe inclinée 21, entre une position de repos dans laquelle son extrémité avant en forme de pointe 22 est dégagée, latéralement de la vis et la position de perçage 30 représentée à la figure 5. Grâce à la rampe 21, le mouvement de l'actionneur qui est orienté perpendiculairement à l'axe de poinçon, provoque le mouvement axial de perçage du poinçon. Ainsi, le poinçon dans sa course de réalisation du perçage 5 repousse la 35 portion de paroi à percer, de la vis vers l'intérieur. Après le perçage, la portion repoussée présente la forme d'une petite languette 24 qui s'étend dans l'espace interne 16 de la vis. Cette languette reste attachée à la vis. Bien entendu le perçage peut être réalisé de différentes manières, sans usinage, par une opération de forgeage ou frappe sans détachement de matière. La vis selon l'invention est utilisable pour de multiple application, notamment le passage de liquide ou de gaz. REVENDICATIONS1. Vis, notamment vis de purge, comprenant un espace interne fermé à une extrémité et ouvert à l'autre extrémité de la vis, et un canal traversant la paroi de la vis et débouchant dans l'espace interne de celle-ci, caractérisée en ce que le canal (15) est formé par un perçage de la paroi de la vis, qui est réalisé par une opération de forgeage sans détachement de matière. 2. Vis selon la revendication 1, caractérisée en ce que la matière de la paroi repoussée lors du perçage est en forme d'une languette (22) s'étendant dans l'espace interne (16) de la vis. 3. Vis selon la revendication 2, caractérisée en ce 15 que le perçage (15) est situé au niveau de la paroi de fermeture de la vis. 4. Vis selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend une portion périphérique extérieure filetée (7) et une partie 20 extérieure d'entraînement en rotation (9), le perçage (15) étant situé entre l'extrémité fermée (13) de la vis et la partie filetée. 5. Vis selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la vis est déplaçable entre une 25 position d'obturation d'un orifice qui la reçoit et une position dans laquelle l'orifice est en communication avec l'espace interne (16) de la vis, à travers le perçage précité (15). 6. Vis selon la revendication 5, caractérisée en ce 30 que l'extrémité fermée de la vis présente une forme conique d'obturation (13) de l'orifice.
7,052
FR2960039A1
A1
20111118
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La présente invention concerne un dispositif de raccordement de tubes de protection d'un câble à fibres optiques et un tronçon d'un circuit de transmission optique comportant un tel dispositif. L'invention concerne également un élément d'étanchéité particulièrement adapté pour un tel dispositif. Un circuit de transmission optique comprend un câble à fibres optiques reçu dans des tubes de protection reliés les uns aux autres par des dispositifs de raccordement. L'installation d'un tel circuit débute par la mise en place et le raccordement des tubes dans lesquels le câble à fibres optiques va être introduit sous pression d'air de manière à être poussé par l'air le long des tubes. Les dispositifs de raccordement doivent donc présenter deux états : un état de montage dans lequel le libre passage du câble à fibres optiques est autorisé et un état d'utilisation dans lequel les dispositifs de raccordement isolent les tubes qu'ils raccordent en créant une étanchéité autour du câble à fibres optiques. Il est connu du document US-A-2007200344 un dispositif de raccordement de tubes de protection d'un câble à fibres optiques, comprenant un corps tubulaire délimitant un canal comportant un premier logement d'extrémité et un deuxième logement d'extrémité qui sont chacun agencés pour recevoir un des tubes et pourvus de moyens de retenue étanche dudit tube. Le corps comportant un redan annulaire s'étendant entre les logements pour former une butée à l'enfoncement des tubes dans les logements. Un élément annulaire d'étanchéité est disposé dans le premier logement au voisinage d'un flanc tronconique du redan. L'élément d'étanchéité a un état de repos dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de libre passage du câble. Lors de l'enfoncement du tube dans le premier logement, le tube force l'élément d'étanchéité dans la restriction délimitée dans le canal par le redan annulaire qui déforme l'élément d'étanchéité vers un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section inférieure à la section du câble. L'engagement à force de l'élément d'étanchéité dans la restriction du canal demande un effort important à l'utilisateur lors de l'insertion du tube dans le premier logement. En outre, le comportement de l'élément d'étanchéité lors de son insertion dans la restriction est aléatoire. Il est dès lors difficile pour l'opérateur de savoir si le tube a été suffisamment enfoncé pour obtenir la déformation souhaitée de l'élément d'étanchéité. Le dimensionnement de l'élément d'étanchéité et de la restriction du canal, ainsi que le choix du matériau de l'élément d'étanchéité sont délicats. Enfin, ces raccords ne sont pas réutilisables, l'élément d'étanchéité restant dans son deuxième état après le retrait des tubes. Un but de l'invention est de fournir un dispositif de raccordement amélioré. A cette fin, on prévoit, selon l'invention, un dispositif de raccordement de tubes de protection d'un câble à fibres optiques, comprenant un corps tubulaire délimitant un canal comportant un premier logement d'extrémité et un deuxième logement d'extrémité qui sont chacun agencés pour recevoir un des tubes et pourvus de moyens de retenue étanche dudit tube. Le corps comporte un redan annulaire s'étendant entre les logements pour former une butée à l'enfoncement des tubes dans les logements et le dispositif comporte un élément annulaire d'étanchéité qui est disposé dans le premier logement au voisinage d'un flanc du redan et qui est déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de libre passage du câble et un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section inférieure à une section du câble. L'élément d'étanchéité est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'une compression axiale et le premier logement est agencé pour que le tube puisse comprimer axialement l'élément d'étanchéité annulaire contre le redan. L'élément d'étanchéité est déformé contre le redan sans pénétrer dans celui-ci. La déformation est ainsi obtenue de manière directe par l'action du tube ce qui permet de simplifier la conception pour limiter l'effort nécessaire à la déformation de l'élément d'étanchéité et faciliter la perception par l'opérateur d'un enfoncement correct du tube. La déformation de l'élément d'étanchéité est réversible de sorte qu'en cas de besoin, il est possible de déconnecter les tubes pour les reconnecter ensuite sans intervention sur l'élément d'étanchéité. De préférence, le corps comporte un relief disposé dans le premier logement d'un côté de l'élément d'étanchéité opposé au redan et agencé pour former une butée franchissable pour le tube de telle manière que le tube en butée contre le relief laisse l'élément d'étanchéité dans son premier état et le tube ayant franchi le relief puisse comprimer axialement l'élément d'étanchéité annulaire contre le redan. Ceci renforce la perception par l'opérateur d'un enfoncement correct et sécurise l'utilisation du dispositif de raccordement. Avantageusement, le corps est réalisé en un matériau transparent et comporte des indications représentatives d'un enfoncement jusqu'au relief et d'un enfoncement complet du tube dans le premier logement. L'opérateur peut ainsi effectuer un contrôle visuel de l'enfoncement des tubes. Selon un premier mode de réalisation particulier de l'élément d'étanchéité, l'élément d'étanchéité comporte deux parois annulaires ayant des circonférences internes liées l'une à l'autre et des circonférences externes écartées l'une de l'autre et présente de préférence une section transversale de forme en V ou en U. La structure de l'élément d'étanchéité est ainsi particulièrement simple et la déformation de l'élément d'étanchéité vers son deuxième état nécessite l'exercice d'un effort relativement faible de compression axiale. Selon un deuxième mode de réalisation particulier de l'élément d'étanchéité, l'élément d'étanchéité comprend une partie fixe en appui contre le redan et une partie mobile reliée à la partie fixe par un voile tubulaire agencé pour se déformer vers l'intérieur lorsque la partie mobile est rapprochée de la partie fixe et, de préférence, la partie mobile a un diamètre externe inférieure à un diamètre interne d'un chambrage de la partie fixe pour pouvoir pénétrer dans ce chambrage. La compression axiale de l'élément d'étanchéité peut être obtenue en exerçant un effort relativement faible. L'invention a également pour objet un tronçon d'un circuit de transmission optique comprenant un câble à fibres optiques s'étendant dans deux tubes connectés à un dispositif de raccordement du type défini précédemment. L'invention a en outre pour objet un élément annulaire d'étanchéité déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de grand passage et un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de petit passage. L'élément d'étanchéité est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'une compression axiale et pour se déformer dans son deuxième état le long d'une ligne annulaire sinueuse. Ce mode de déformation permet une grande amplitude de déformation tout en assurant une ferme application de l'élément d'étanchéité dans son deuxième état sur le câble à fibres optiques dans l'application envisagée ci-dessus. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de la description qui suit de modes de réalisation particuliers non limitatifs de l'invention. Il sera fait référence aux dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 est une vue en demi-coupe longitudinale d'un dispositif de raccordement conforme à un premier mode de réalisation de l'invention, avant montage des tubes, - les figures 2 et 3 sont des vues analogues à la figure 1, le dispositif de raccordement étant respectivement dans son état de montage et dans son état d'utilisation, avec les tubes raccordés, - les figures 4 et 5 sont des vues analogues à la figure 1 d'un dispositif de raccordement selon un deuxième mode de réalisation, respectivement avant raccordement des tubes et dans l'état d'utilisation, - les figures 6 et 7 sont des vues analogues à la figure 1 d'un dispositif de raccordement selon un troisième mode de réalisation, respectivement avant raccordement des tubes et dans l'état d'utilisation, - la figure 8 est une vue en perspective d'un élément d'étanchéité conforme à l'invention, dans son premier état, - la figure 9 est une vue partielle en coupe d'un dispositif selon une variante de réalisation, équipé dudit élément d'étanchéité, dans son deuxième état, - la figure 10 est une vue en perspective d'un élément d'étanchéité selon une variante de réalisation, l'élément d'étanchéité étant dans son premier état. En référence aux figures, le dispositif de raccordement de l'invention, généralement désigné en 1, est destiné à permettre le raccordement l'un à l'autre de tubes de protection 101, 102 d'un câble à fibres optiques 103 s'étendant dans les tubes 101, 102 au travers du dispositif de raccordement 1. Le dispositif de raccordement 1 comprend un corps 2 tubulaire délimitant un canal 3 comportant un premier logement d'extrémité 4.1 et un deuxième logement d'extrémité 4.2 qui sont agencés pour recevoir les tubes 101, 102. Les logements 4.1, 4.2 sont chacun pourvus de moyens, généralement désignés en 5, de retenue étanche dudit tube. Les moyens de retenue étanche 5 comprennent ici une rondelle 6 déformable ayant une circonférence interne dentée pour mordre la surface extérieure du tube, un poussoir 7 de déconnexion et un élément d'étanchéité 8 destiné à enserrer la surface extérieure du tube 101, 102. La structure et l'agencement des moyens de retenue étanche 5 sont connus en eux-mêmes et ne seront pas plus détaillés ici. L'utilisation d'une rondelle déformable dentée est avantageuse car elle permet l'accrochage du tube sans recul de celui-ci. Le corps 2 comporte un redan annulaire 9 s'étendant en saillie dans le canal 3 entre les logements 4.1, 4 . 2 pour former une butée à l'enfoncement des tubes 101, 102 dans les logements 4.1, 4.2. Un élément annulaire d'étanchéité 10 est disposé dans le premier logement 4.1 au voisinage d'un flanc radial 11 du redan 9. L'élément d'étanchéité 10 est déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité 10 délimite une section de libre passage du câble 103 vers un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité 10 délimite une section inférieure à une section du câble 103. L'élément d'étanchéité 10 est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'un effort axial de compression. Le premier logement 4.1 est agencé pour que le tube 101 puisse comprimer axialement l'élément d'étanchéité 10 annulaire contre le redan 9. En référence aux figures 1 à 3 et conformément au premier mode de réalisation, le corps 2 comporte un relief 12 disposé dans le premier logement 4.1 d'un côté de l'élément d'étanchéité 10 opposé au redan 9 et agencé pour former une butée franchissable pour le tube 101 de telle manière que le tube 101 en butée contre le relief 12 laisse l'élément d'étanchéité 10 dans son premier état. Le relief 12 est d'une seule pièce avec le corps 2. Le tube 101 peut franchir le relief 12 du fait de sa faible hauteur et par déformation élastique. L'élément d'étanchéité 10 comporte deux parois 10.1, 10.2 annulaires ayant des circonférences internes liées l'une à l'autre et des circonférences externes écartées l'une de l'autre. Les parois 10.1, 10.2 sont écartées l'une de l'autre en définissant une section transversale en V, lorsque l'élément d'étanchéité 10 est dans son premier état, et sont en contact l'une de l'autre lorsque l'élément d'étanchéité est dans son deuxième état. On comprend que dans ce dernier état, les parois s'étendent radialement et ont conservé la même longueur de sorte la section de passage délimitée par l'élément d'étanchéité 10 est très inférieure à celle délimitée dans le premier état. Pour l'installation du câble 103, les tubes 101, 102 sont introduits dans les logements 4.1, 4.2 pour former un circuit dans lequel le câble 103 est destiné à s'étendre. Le tube 101 est enfoncé jusqu'au relief 12 et le tube 102 jusqu'au redan 9 (figure 2). Les éléments d'étanchéité 8 assurent l'étanchéité du raccordement et les rondelles 6 empêchent le recul des tubes 101, 102. Le câble 103 est ensuite introduit dans un tube d'extrémité du circuit et de l'air sous pression est également introduit dans ce tube pour pousser le câble le long des tubes et à travers les dispositifs de raccordement. Lorsque le câble 103 est en place, les tubes 101 sont enfoncés au-delà du relief 12 pour comprimer axialement l'élément d'étanchéité 10 et amener celui-ci vers son deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité 10 enserre le câble 103 (figure 3). On notera que les parois 10.1, 10.2 sont définies par des surfaces s'évasant en direction de la circonférence externe de manière à avoir une bonne stabilité de l'élément d'étanchéité 10 dans son deuxième état. Les éléments identiques ou analogues à ceux précédemment décrits en relation avec le premier mode de réalisation portent les mêmes références numériques dans la description qui suit des deux autres modes de réalisation. En référence aux figures 4 et 5 et selon le deuxième mode de réalisation, la section de passage de l'élément d'étanchéité 10 dans son premier état est très supérieure à la section de passage de l'élément d'étanchéité 10 dans son deuxième état. Les parois 10.1, 10.2 sont très écartées l'une de l'autre et ont une longueur relativement importantes. On notera que les parois 10.1, 10.2 comporte une inflexion augmentant l'espace libre s'étendant entre elles. Le relief 12 est ici solidaire d'une douille 13 rapportée dans le premier logement 4.1. Dans ce mode de réalisation, une bague d'appui 14 est intercalée entre l'élément d'étanchéité 10 et le relief 12 (et donc la douille 13) pour servir de piston et faciliter la compression axiale de l'élément d'étanchéité 10. Ceci est particulièrement intéressant lorsque, comme ici, le tube 101 a un diamètre extérieur inférieur au diamètre extérieur de l'élément d'étanchéité 10. Le corps 2 est réalisé en un matériau transparent et comporte des indications 15 représentatives d'un enfoncement jusqu'au relief 12 et d'un enfoncement complet du tube 101 dans le premier logement 4.1. En référence aux figures 6 et 7, et selon le troisième mode de réalisation, l'élément d'étanchéité 10 comprend une partie fixe 10.3 en appui contre le redan 9 et une partie mobile 10.4 reliée à la partie fixe 10.3 par un voile tubulaire 10.5 agencé pour se déformer vers l'intérieur lorsque la partie mobile 10.4 est rapprochée de la partie fixe 10.3 La partie mobile 10.4 a un diamètre externe inférieur à un diamètre interne d'un chambrage de la partie fixe 10.3 pour pouvoir pénétrer dans ce chambrage (figure 7) lorsque l'élément d'étanchéité 10 est dans son deuxième état. La douille 13 a une extrémité se prolongeant au-delà du relief 12 de telle manière que la partie fixe 10.3 soit prisonnière entre la douille 13 et le redan 9, et la partie mobile 10.4 soit reçue à coulissement dans ladite extrémité de la douille 13. Le fonctionnement de ces dispositifs de raccordement est identique au premier mode de réalisation. Dans la variante de réalisation des figures 8 et 9, l'élément d'étanchéité 10 est comme précédemment disposé dans le premier logement 4.1 au voisinage d'un flanc radial 11 du redan 9. L'élément d'étanchéité 10 a une extrémité 10.11 du côté de la douille 13 et une extrémité opposée 10.12 du côté du redan 9. L'élément d'étanchéité 10 est déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité 10 délimite une section de libre passage du câble 103 vers un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité 10 délimite une section inférieure à une section du câble 103. L'élément d'étanchéité 10 est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'un effort axial de compression. L'élément d'étanchéité 10 a une forme de diabolo tubulaire agencé pour se déformer dans son deuxième état le long d'une ligne annulaire sinueuse 10.13. L'élément d'étanchéité 10 comporte des portions 10.14, 10.15 de raideurs différentes qui sont agencées en deux groupes axialement opposés disposés chacun à une extrémité de l'élément d'étanchéité. Ces portions comprennent des portions de plus faible raideur 10.14 alternant avec des portions de plus forte raideur 10.15 sur un même côté de l'élément d'étanchéité. Ainsi chaque portion de plus faible raideur 10.14 d'un des groupes fait face à une portion de plus forte raideur 10.15 de l'autre groupe. Il est visible sur la figure 9 que les portions de plus faible raideur 10.14 ont une épaisseur h inférieure à une épaisseur H des portions de plus forte raideur 10.15. Dans ce mode de réalisation, une bague d'appui 14 est montée dans le premier logement 4.1 du côté de l'élément d'étanchéité 10 opposé au redan 9. La bague d'appui 14 est montée mobile axialement dans le logement 4.1 pour s'interposer entre le tube 101 et l'élément d'étanchéité 10 de manière à servir de piston et faciliter la compression axiale de l'élément d'étanchéité 10. Ceci est particulièrement intéressant notamment lorsque, comme ici, le tube 101 a un diamètre extérieur inférieur au diamètre extérieur de l'élément d'étanchéité 10. La bague d'appui 14 comprend un rebord externe 14.1 s'étendant en saillie axiale pour s'introduire entre la paroi du corps 2 délimitant le premier logement 4.1 et une portion externe 10.16 du côté de l'extrémité 10.11 de l'élément d'étanchéité 10. La bague d'appui 14 est ici symétrique et comporte en fait deux rebords externes 14.1 s'étendant depuis des faces opposées de la bague d'appui 14 pour éviter des erreurs de montage. Chaque rebord externe 14.1 comprend une surface intérieure tronconique 14.2 et la portion externe 10.6 de l'élément d'étanchéité 10 a une forme tronconique correspondante. Lorsque la bague d'appui 14 est appliquée contre l'élément d'étanchéité 10 sous l'effort d'insertion du tube 101, la bague d'appui 14 décolle la portion externe 10.16 de la paroi du corps 2 pour faciliter le déplacement la portion externe 10.16 qui va conduire à la compression axiale de l'élément d'étanchéité 10 et donc à sa déformation dans son deuxième état. En effet, lors de la compression, chaque portion de plus forte raideur 10.15 se trouve en regard d'une portion de plus faible raideur 10.14 créant ainsi une déformation selon une ligne annulaire sinueuse. Le décollement de la portion externe 10.16 permet de limiter les efforts nécessaires à la déformation de l'élément d'étanchéité 10 dans son deuxième état. Pour faciliter encore cette déformation, le premier logement 4.1 comprend un premier tronçon 4.11 et un deuxième tronçon 4.12 qui accueillent librement à coulissement les portions externes 10.16 des extrémités 10.11 et 10.12 respectivement. Le premier tronçon 4.11 accueille en outre librement en translation la bague d'appui 14 et le deuxième tronçon 4.12, qui s'étend au voisinage du redan 9, a diamètre inférieure à celui du premier tronçon 4.11. L'étanchéité est assurée par le contact entre la portion externe 10.16 de l'extrémité 10.12 et la paroi du deuxième tronçon 4.12 du logement 4.1. Le premier tronçon 4.11 se raccorde au deuxième tronçon 4.12 du premier logement 4.1 par un épaulement 4.13 formant une butée au déplacement axial de la portion externe 10.16 de l'extrémité 10.11 et limitant ainsi la compression de l'élément d'étanchéité 10. Ceci facilite également le retour de la portion externe 10.16 dans sa position initiale, et donc le retour de l'élément d'étanchéité 10 dans son premier état, lorsque le tube 101 est retiré. Dans la variante de la figure 10, est représenté plus en détail un mode de réalisation particulier dans lequel les portions de plus forte raideur 10.15 incorporent un renfort local 10.17. Le renfort local 10.17 est par exemple réalisé sous la forme d'un élément, en un matériau plus raide que le matériau du corps de l'élément d'étanchéité 10, qui est rapporté sur la surface externe de l'élément d'étanchéité 10 ou incorporer dans le matériau du corps de l'élément d'étanchéité 10. Le renfort local peut également prendre la forme d'un relief. A l'inverse, les portions de plus faible raideur 10.14 peuvent incorporer un élément d'affaiblissement local comme un creux ou une couche de matériau de raideur plus faible que le reste du matériau de l'élément d'étanchéité 10. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits mais englobe toute variante entrant dans le champ de l'invention telle que définie par les revendications. En particulier, l'élément d'étanchéité peut également avoir une section transversale de forme en U. Le redan 9 et la butée 12 peuvent être interrompus ou continus. Les moyens de retenue étanches peuvent avoir une structure différente et comprendre par exemple un verrou mobile radialement pour bloquer ou libérer un relief du tube, ou une pince. REVENDICATIONS1. Dispositif de raccordement (1) de tubes (101, 102) de protection d'un câble à fibres optiques (103), comprenant un corps (2) tubulaire délimitant un canal (3) comportant un premier logement (4.1) d'extrémité et un deuxième logement (4.2) d'extrémité qui sont chacun agencés pour recevoir un des tubes et pourvus de moyens (5) de retenue étanche dudit tube, le corps comportant un redan (9) annulaire s'étendant entre les logements pour former une butée à l'enfoncement des tubes dans les logements et le dispositif comportant un élément annulaire d'étanchéité (10) qui est disposé dans le premier logement au voisinage d'un flanc (11) du redan (9) et qui est déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de libre passage du câble et un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section inférieure à une section du câble, caractérisé en ce que l'élément d'étanchéité est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'une compression axiale et le premier logement est agencé pour que le tube puisse comprimer axialement l'élément d'étanchéité annulaire contre le redan. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le corps (2) comporte un relief (12) disposé dans le premier logement (5.1) d'un côté de l'élément d'étanchéité (10) opposé au redan (9) et agencé pour former une butée franchissable pour le tube (101) de telle manière que le tube en butée contre le relief laisse l'élément d'étanchéité dans son premier état et le tube ayant franchi le relief puisse comprimer axialement l'élément d'étanchéité annulaire contre le redan. 3. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel le relief (12) est d'une seule pièce avec le corps(2). 4. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel le relief (12) appartient à une douille (13) rapportée dans le corps (2). 5. Dispositif selon la revendication 4, dans lequel une bague d'appui (14) est intercalée entre la douille (13) et l'élément d'étanchéité (10). 6. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'élément d'étanchéité (10) comporte deux parois annulaires ayant des circonférences internes liées l'une à l'autre et des circonférences externes écartées l'une de l'autre. 7. Dispositif selon la revendication 6, dans lequel l'élément d'étanchéité (10) a une section transversale de forme en V ou en U. 8. Dispositif selon la revendication 6, dans lequel les parois sont définies par des surfaces s'évasant en direction de la circonférence externe. 9. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'élément d'étanchéité (10) comprend une partie fixe (10.3) en appui contre le redan (9) et une partie mobile (10.4) reliée à la partie fixe par un voile tubulaire (10.5) agencé pour se déformer vers l'intérieur lorsque la partie mobile est rapprochée de la partie fixe. 10. Dispositif selon la revendication 9, dans lequel la partie mobile (10.4) a un diamètre externe inférieur à un diamètre interne d'un chambrage de la partie fixe (10.3) pour pouvoir pénétrer dans ce chambrage. 11. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le corps (2) est réalisé en un matériau transparent et comporte des indications (15) représentatives d'un enfoncement jusqu'au relief et d'un enfoncement complet du tube dans le premier logement 15 12. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel l'élément d'étanchéité (10) est agencé pour se déformer dans son deuxième état le long d'une ligne annulaire sinueuse (10.13). 13. Dispositif selon la revendication 12, dans lequel l'élément d'étanchéité (10) comporte des portions axialement opposées de raideurs différentes, des portions de plus faible raideur (10.14) alternant avec des portions de plus forte raideur (10.15) sur un même côté de l'élément d'étanchéité. 14. Dispositif selon la revendication 13, dans lequel les portions de plus faible raideur (10.14) ont une épaisseur inférieure à une épaisseur des portions de plus forte raideur (10.15). 15. Dispositif selon la revendication 13, dans lequel les portions de plus forte raideur (10.15) incorporent un renfort local (10.17). 16. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel une bague (14) est montée mobile axialement dans le premier logement (4.1) du corps (2) pour s'interposer entre le tube et l'élément d'étanchéité (10). 17. Dispositif selon la revendication 16, dans lequel la bague (14) comprend un rebord externe (14.1) s'étendant en saillie axiale pour s'introduire entre le corps (2) et une portion externe (10.16) de l'élément d'étanchéité (10). 18. Dispositif selon la revendication 17, dans lequel le rebord externe (14.1) comprend une surface intérieure tronconique (14.2) et la portion externe (10.16) de l'élément d'étanchéité (10) a une forme tronconique. 19. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le premier logement (4.1) comprend un premier tronçon (4.11) pour accueillir librement en translationune portion externe (10.16) de l'élément d'étanchéité (10) et, au voisinage du redan (9), un deuxième tronçon (4.12) pour accueillir une portion externe (10.16) de l'extrémité (10.12) opposée de l'élément d'étanchéité (10). 20. Dispositif selon la revendication 19, dans lequel le premier tronçon (4.11) a un diamètre supérieure à un diamètre du deuxième tronçon (4.12) et se raccorde au deuxième tronçon (4.12) par un épaulement (4.13) formant une butée à la translation de la portion externe (10.16) accueillie librement. 21. Tronçon d'un circuit de transmission optique comprenant un câble à fibres optiques (103) s'étendant dans deux tubes (101, 102) connectés à un dispositif de raccordement (1) conforme à l'une quelconque des revendications précédentes. 22. Elément annulaire d'étanchéité (10) déformable depuis un premier état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de grand passage et un deuxième état dans lequel l'élément d'étanchéité délimite une section de petit passage, caractérisé en ce que l'élément d'étanchéité est agencé pour être amené dans son deuxième état sous l'effet d'une compression axiale et pour se déformer dans son deuxième état le long d'une ligne annulaire sinueuse (10.13). 23. Elément selon la revendication 22, dans lequel l'élément d'étanchéité comporte des portions axialement opposées de raideurs différentes, des portions de plus faible raideur (10.14) alternant avec des portions de plus forte raideur (10.15) sur un même côté de l'élément d'étanchéité. 24. Elément selon la revendication 22, dans lequel les portions de plus faible raideur (10.14) ont une épaisseur inférieure à une épaisseur des portions de plus forte raideur (10.15). 25. Elément selon la revendication 23, dans lequel les portions de plus forte raideur (10.15) incorporent un renfort local (10.17).
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FR2960041A1
A1
20111118
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La présente invention concerne un dispositif et un procédé de remplissage d'un gaz sous pression dans un réservoir. L'invention concerne plus particulièrement un dispositif de remplissage d'un gaz sous pression dans un réservoir, notamment de l'hydrogène dans le réservoir d'un véhicule, comprenant au moins une première source de gaz, un circuit destiné à relier sélectivement la première source audit réservoir pour transférer du gaz depuis la première source vers le réservoir, le dispositif comprenant en outre au moins un compresseur disposé dans le circuit pour compresser sélectivement au moins une partie du gaz provenant notamment de la première source avant son transfert vers le réservoir. L'invention concerne notamment une station de remplissage de gaz comprimé, notamment de l'hydrogène pour des réservoirs de véhicules. Les performances et le coût des stations de remplissages de réservoirs avec de l'hydrogène à haute pression sont fortement dépendants de la taille du ou des compresseurs qui la composent. Une station de remplissage à hydrogène comprend généralement : - au moins une première source d'hydrogène à une pression comprise entre la pression atmosphérique et une pression moyenne (par exemple environ 200 bar). Cette première source comprend, par exemple, au moins l'un parmi : un ou des réservoirs (« tube trailer »), un ou des cadres, une ou des bouteilles, un ou des électrolyseurs, un reformeur méthane, un pipeline... - un ou plusieurs récipients tampon (appelé(s) également « buffer(s) ») pour stocker le gaz à haute pression, - un ou des compresseurs, - au moins une borne de remplissage connectable au réservoir du véhicule (appelée « Dispenser » en anglais). Un cycle de fonctionnement possible d'un tel dispositif peut être le suivant : 1) Dans un premier temps, un équilibrage de pression est réalisé entre la source d'hydrogène et le véhicule. 2) Des équilibrages de pression sont ensuite réalisés successivement entre les récipients tampon à haute pression (typiquement à des pressions comprises entre 450 bar et 850 bar) et le réservoir du véhicule. Si à la suite des différentes phases d'équilibrage de pression le réservoir du véhicule n'est entièrement rempli, alors, le remplissage du réservoir peut être complété par une compression directe du gaz provenant de la source et/ou d'un récipient tampon (phase dite de « Top-Off ») 3) Les récipients tampon vidés sont ensuite re-pressurisés avec le compresseur à partir de la source d'hydrogène. La capacité du compresseur conditionne le temps de remplissage d'un véhicule et également le temps nécessaire à de re-pressurisation du ou des récipients tampon. Du fait que l'hydrogène a une très faible densité, la pression de stockage de ce gaz doit être très élevée afin d'obtenir une densité de stockage importante permettant d'éviter d'avoir recours à des volumes de récipients trop importants. Le coût de compression est donc un facteur important dans ce type de station. Pour répondre à ces contraintes, il est connu de recourir à des compresseurs très performants. Une technologie existante adaptée à ces niveaux de pressions est la technologie de compressions volumétriques. Selon cette technologie, un certain volume de gaz est aspiré dans une chambre de compression, ce volume monte en pression sous l'action mécanique d'un piston ou d'une membrane et est refoulé à la pression de la charge en aval du compresseur. Le débit massique du gaz est égal à la cylindrée du compresseur multipliée par la densité du gaz en entrée et par le rendement volumétrique du compresseur. L'hydrogène ayant une densité très faible, le débit massique est donc également faible. Le travail de compression (c'est-à-dire l'énergie nécessaire pour amener une certaine quantité de gaz d'une pression basse P1 à une pression haute P2) est uniquement fonction des pressions et des volumes aux bornes du compresseur (entrée/sortie). Un but de la présente invention est de pallier tout ou partie des inconvénients de l'art antérieur relevés ci-dessus. En particulier, l'invention se propose d'augmenter les performances du dispositif. A cette fin, le dispositif selon l'invention, par ailleurs conforme à la définition générique qu'en donne le préambule ci-dessus, est essentiellement caractérisé en ce que le circuit comprend, en amont du au moins un compresseur, un organe de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé. L'invention se propose ainsi d'augmenter la densité du gaz destiné à être comprimé en diminuant sa température. Ainsi, en augmentant la densité du gaz en entrée du compresseur, l'énergie nécessaire pour comprimer une masse donnée d'hydrogène peut être diminuée. Ceci contribue à améliorer : - le procédé de remplissage dans son ensemble (la durée de remplissage du réservoir de véhicule est réduite, les durées de re-pressurisation des récipients tampon sont réduites), - le coût d'investissement pour une même spécification d'installation (la taille du compresseur nécessaire peut être plus réduite), - le coût d'exploitation du ou des compresseurs. Par ailleurs, des modes de réalisation de l'invention peuvent comporter l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : - l'organe de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé comprend au moins un échangeur de chaleur, - l'organe de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé comprend au moins un échangeur de chaleur assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz destiné à être compressé et un fluide de refroidissement, - le fluide de refroidissement comprend de l'azote liquide, - le circuit comprend, en aval du au moins un compresseur, un organe de refroidissement sélectif du gaz compressé, - l'organe de refroidissement sélectif du gaz compressé comprend au moins un échangeur de chaleur, - l'organe de refroidissement sélectif du gaz compressé comprend au moins un échangeur de chaleur assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz compressé et un fluide de refroidissement, - le dispositif comporte un circuit de fluide de refroidissement alimentant sélectivement à la fois l'organe de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé et l'organe de refroidissement sélectif du gaz compressé, - le circuit de fluide de refroidissement alimente en fluide de refroidissement l'organe de refroidissement du gaz destiné à être compressé avec du fluide ayant déjà alimenté l'organe de refroidissement sélectif du gaz compressé, - le dispositif comporte au moins un récipient tampon sélectivement relié au compresseur et au réservoir pour d'une part être alimenté en gaz comprimé et, d'autre part, pour alimenter en gaz comprimé le réservoir, le circuit comportant des éléments de contrôle pour délivrer sélectivement au réservoir du gaz comprimé provenant directement du compresseur et/ou provenant du au moins un récipient tampon, - le ou les échangeurs comportent un accumulateur de frigories tel qu'un bloc de matière par exemple un bloc d'aluminium et/ou une réserve de fluide froid tel que de l'eau glycolée, - le compresseur est du type pneumatique. L'invention concerne également un procédé de remplissage d'un gaz sous pression dans un réservoir, notamment de l'hydrogène dans le réservoir d'un véhicule, comprenant une étape de compression d'un gaz provenant d'une première source de gaz pour remplir le réservoir directement ou via au moins un récipient tampon, le procédé comportant une étape de refroidissement du gaz avant compression. Par ailleurs, des modes de réalisation de l'invention peuvent comporter l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : - le gaz à comprimer est refroidi à une température comprise entre 10°C et - 120°C et de préférence entre 0°C et -100°C et, encore plus préférentiellement, entre -50°C et -90°C, - l'étape de refroidissement du gaz avant compression est réalisée via au 10 moins un échangeur de chaleur assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz à comprimer et une source froide, - la source froide comprend de l'azote liquide, - l'étape de refroidissement du gaz avant compression est réalisée par échange thermique direct et/ou indirect entre le gaz à comprimer et un fluide de 15 refroidissement ayant déjà échangé thermiquement avec le gaz comprimé, - l'étape de compression est réalisée via au moins un compresseur à piston et/ou à membrane de type volumétrique. L'invention peut concerner également tout dispositif ou procédé alternatif comprenant toute combinaison des caractéristiques ci-dessus ou ci-dessous. 20 D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description ci-après, faite en référence aux figures dans lesquelles : - la figure 1 représente une vue schématique et partielle illustrant la structure et le fonctionnement d'un premier exemple de réalisation possible d'un dispositif selon l'invention, 25 - la figure 2 représente une vue schématique et partielle illustrant la structure et le fonctionnement d'un deuxième exemple de réalisation possible d'un dispositif selon l'invention. En se référant à la figure 1, le dispositif formant une station de remplissage comprend au moins une première source 1 de gaz, par exemple un réservoir de 30 gaz sous pression (par exemple de l'ordre de 200 bar). Bien entendu cette source 1 peut comprendre tout autre type de stockage ou de production d'hydrogène comme décrit ci-dessus. La source 1 est connectable sélectivement au réservoir 10 d'un véhicule via un circuit comprenant des conduites 21, 22 comprenant, par exemple, une ou des 35 vannes 21, au moins un compresseur 6 et un extrémité connectable au réservoir 10 à remplir. Dans l'exemple nullement limitatif représenté, le dispositif comprend deux compresseurs 6 en parallèle. Bien entendu un seul compresseur pourrait être prévu. Une soupape 3 de décharge de sécurité peut également être prévue dans le circuit. Le dispositif comprend également deux récipients tampon 2 destiné à stocker du gaz à haute pression (par exemple entre 450 et 850 bar). Les récipients 2 tampon sont raccordés en parallèle par des vannes 32 respectives sur la conduite 22 destinée à être reliée au réservoir 10 à remplir. Les récipients 2 tampon sont reliés via une conduite 20 qui se raccorde à la sortie des compresseurs 6 (en aval) pour permettre le remplissage desdits récipients 2 par les compresseurs 6. Un clapet anti-retour 4 peut être prévu sur une conduite reliant directement la source 1 aux récipients 2 tampon (directement, c'est-à-dire sans passer par les compresseurs 6). Le clapet 4 anti-retour permet le transit de gaz de la source 1 directement vers les récipients 2 tampon et vers le réservoir 10 à remplir mais empêche le retour de gaz vers la source 1. Selon une particularité de l'invention, un organe de refroidissement tel qu'un échangeur 11 est disposé à l'entrée des compresseurs 6, pour refroidir le gaz à comprimer avant son entrée dans les compresseurs 6. Ce pré-refroidissement du gaz en entrée de compresseurs 6 permet de densifier le gaz et de limiter l'échauffement dû à la compression au sein des compresseurs 6. Cette augmentation de densité en amont des compresseurs 6 permet d'augmenter le débit de gaz produit. Ceci améliore les performances du procédé. En effet, la durée de remplissage du réservoir 10 du véhicule 111 et la durée du reremplissage du ou des récipients tampon 2 peuvent être ainsi être réduites. Ce prérefroidissement permet également de diminuer la consommation énergétique de la compression par le ou les compresseurs 6. De plus, l'admission d'un gaz relativement froid à l'aspiration des compresseurs 6 permet également de limiter l'échauffement dû à la compression isentropique du gaz. Ceci permet de limiter la puissance électrique consommée par une boucle de refroidissement des compresseurs 6. En refroidissant la température du gaz à -50°C à l'entrée des compresseurs 6, on peut ainsi augmenter le débit massique du dispositif d'environ 20% à consommation électrique égale. Une intégration thermique appropriée permet d'atteindre une température minimale de service à l'aspiration du compresseur de -100°C. Dans ce cas le gain sur le débit massique est d'environ 60% à consommation électrique égale. Le gain d'efficacité énergétique de la compression est sensiblement proportionnel au ratio des densités obtenues respectivement à la température ambiante et à la température minimale de service obtenue. Le refroidissement du gaz destiné à être comprimé peut par exemple être réalisé au moyen d'un échangeur 11 assurant un échange thermique sélectif direct ou indirect entre le gaz à refroidir et un fluide de refroidissement, par exemple de l'azote liquide. De même, cet échangeur 11 de refroidissement peut comporter un accumulateur de frigories tel qu'un bloc de matière (par exemple de l'aluminium) et/ou une réserve de fluide froid tel que de l'eau glycolée. Bien entendu, tout autre mode de refroidissement approprié peut être envisagé en amont du ou des compresseurs 6. Le mode de réalisation de la figure 2 se distingue de celui de la figure 1 uniquement en ce que le dispositif comprend en outre un organe 12 de refroidissement du gaz comprimé, pour remplir le réservoir 10 avec une température de gaz contrôlée. Les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références numériques et ne sont pas décrits une seconde fois. L'organe 12 de refroidissement du gaz comprimé comprend, par exemple, un échangeur de chaleur assurant sélectivement un échange de chaleur direct ou indirect entre le gaz comprimé et un fluide froid F. Par exemple, le fluide F de refroidissement comprend de l'azote liquide. Comme représenté, de avantageuse mais non nécessaire, le même fluide F de refroidissement peut être utilisé à la fois pour refroidir le gaz avant son entrée dans les compresseurs 6 et pour refroidir le gaz en sortie de compresseurs 6. De même, comme représenté, le gaz destiné à être refroidi avant son entrée dans les compresseurs 6 peut être refroidi par du fluide de refroidissement ayant déjà servi à refroidir le gaz comprimé en sortie de compresseurs 6. Dans ce cas, les frigories utilisées proviennent d'une récupération énergétique. On comprend donc que l'invention permet d'améliorer l'efficacité des stations de remplissages, notamment d'hydrogène. L'invention permet, à performances égales une diminution des coûts d'investissement. En effet, le coût d'un échangeur 11 de pré-refroidissement utilisé est bien inférieur à l'achat d'un compresseur de capacité plus élevée. De plus, l'invention permet de limiter l'encombrement du dispositif en adoptant un compresseur des organes plus compacts. Ceci permet une meilleure intégration et mobilité de la station de remplissage obtenue. L'invention permet également de s'affranchir d'un compresseur d'air pneumatique additionnel pour augmenter les performances du compresseur principal. En effet, une énergie équivalente à une compression de 10 bar peut être obtenue par ce refroidissement préalable en amont du compresseur 6. L'invention permet également de diminuer les coûts d'exploitation du dispositif car le coût de maintenance d'un échangeur 11 est bien plus faible que celui du surcoût de maintenance d'un compresseur de taille plus élevée (ou d'un compresseur additionnel). REVENDICATIONS1. Dispositif de remplissage d'un gaz sous pression dans un réservoir (10), notamment de l'hydrogène dans le réservoir (10) d'un véhicule (111), comprenant au moins une première source (1) de gaz, un circuit (20, 21, 22) destiné à relier sélectivement la première source (1) audit réservoir (10) pour transférer du gaz depuis la première source (1) vers le réservoir (10), le dispositif comprenant en outre au moins un compresseur (6) disposé dans le circuit (20, 21, 22) pour compresser sélectivement au moins une partie du gaz provenant notamment de la première source (1) avant son transfert vers le réservoir (10), caractérisé en ce que le circuit (20, 21, 22) comprend, en amont du au moins un compresseur (6), un organe (11) de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe (11) de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé comprend au moins un échangeur de chaleur. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'organe (11) de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé comprend au moins un échangeur de chaleur assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz destiné à être compressé et un fluide de refroidissement. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que le fluide de refroidissement comprend de l'azote liquide. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le circuit (20, 21, 22) comprend, en aval du au moins un compresseur (6), un organe (12) de refroidissement sélectif du gaz compressé. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'organe (12) de refroidissement sélectif du gaz compressé comprend au moins un échangeur de chaleur. 7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'organe (12) de refroidissement sélectif du gaz compressé comprend au moins un échangeur de chaleur assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz compressé et un fluide (F) de refroidissement. 8. Dispositif selon la revendication 7 prise en combinaison avec la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce qu'il comporte un circuit (30) de fluide (F) de refroidissement alimentant sélectivement à la fois l'organe (11) de refroidissement sélectif du gaz destiné à être compressé et l'organe (12) de refroidissement sélectif du gaz compressé. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que le circuit de fluide (F) de refroidissement alimente en fluide de refroidissement l'organe (11) de refroidissement du gaz destiné à être compressé avec du fluide ayant déjà alimenté l'organe (12) de refroidissement sélectif du gaz compressé. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un récipient tampon (2) sélectivement relié au compresseur (6) et au réservoir (10) pour d'une part être alimenté en gaz comprimé et, d'autre part, pour alimenter en gaz comprimé le réservoir (10), le circuit (20, 21, 22) comportant des éléments (32, 33) de contrôle pour délivrer sélectivement au réservoir (10) du gaz comprimé provenant directement du compresseur (6) et/ou provenant du au moins un récipient tampon (2). 11. Procédé de remplissage d'un gaz sous pression dans un réservoir (10), notamment de l'hydrogène dans le réservoir d'un véhicule (111), comprenant une étape de compression d'un gaz provenant d'une première source (1) de gaz pour remplir le réservoir (10) directement ou via au moins un récipient tampon (2), caractérisé en ce qu'il comporte une étape de refroidissement du gaz avant compression. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce que le gaz à comprimer est refroidi à une température comprise entre 10°C et -120°C et de préférence entre 0°C et -100°C et, encore plus préférentiellement, entre - 50°C et -90°C. 13. Procédé selon la revendication 11 ou 12, caractérisé en ce que l'étape de refroidissement du gaz avant compression est réalisée via au moins un échangeur de chaleur (11) assurant un échange de chaleur direct et/ou indirect entre le gaz à comprimer et une source froide. 14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce que la source froide comprend de l'azote liquide. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 11 à 14, caractérisé en ce que l'étape de refroidissement du gaz avant compression est réalisée par échange thermique direct et/ou indirect entre le gaz à comprimer et un fluide (F) de refroidissement ayant déjà échangé thermiquement (12) avec le gaz comprimé.
19,837
FR2960042A1
A1
20111118
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La présente invention concerne un dispositif pour présenter un objet dans l'espace et supporter une lampe. Traditionnellement l'association d'un objet et d'une lampe se fait de façon directe en utilisant l'objet lui-même comme support de lampe. C'est le cas, par exemple, des lampes réalisées à partir d'un vase ou d'une bouteille. Cependant la diversité des objets permettant ce type de réalisation est assez limitée. Par ailleurs, les supports de lampes réalisés spécifiquement répondent à des critères techniques et esthétiques aigus, mais ne permettent pas de présenter un objet. Dans le cas général, les méthodes traditionnelles de présentation d'un objet quelconque comme support de lampe consistent en la réalisation d'un montage sur mesure qui peut être compliqué et onéreux. Le dispositif selon l'invention permet de remédier à ces inconvénients. Il comporte en effet selon une première caractéristique des pièces de liaison (ou noyaux centraux) permettant d'une part la fixation de pièces latérales (ou arcades constituant le cadre support de la lampe) et permettant d'autre part la fixation d'une tige qui maintien la lampe et permet la présentation de l'objet. Dans un mode dégradé de développement, les fonctionnalités du dispositif peuvent être limitées uniquement au maintien d'une lampe ou uniquement à la présentation d'un objet. Selon des modes particuliers de réalisation : Le nombre de pièces de liaison (ou noyaux centraux) peut être de 2. Le nombre de pièces latérales (ou arcades constituant le cadre support de la lampe) 25 peut être, de façon non limitative, de 3, 4, 5, 6 ou 8. Les pièces de liaison peuvent être réalisées dans des profilés, par exemple en bois, comportant des encoches et un trou. Dans ce cas, les encoches permettent la fixation des pièces latérales, par exemple par collage, et le trou permet la fixation de la tige. Les pièces de liaison peuvent être réalisées par la combinaison d'un tube et de pattes de 30 fixations. Dans ce cas, le tube permet la fixation de la tige et les pattes permettent la fixation des pièces latérales. Les pièces de liaison peuvent avoir la forme d'un bloc dont certaines parties englobantes sont destinées à englober les extrémités des pièces latérales et peuvent également comporter un trou destiné à la fixation de la tige. 35 Les pièces de liaison peuvent être découpées dans une plaque, pouvant être en métal, et comporter des pattes et un trou, par exemple au centre. Dans ce cas, les pattes permettent la fixation des pièces latérales et le trou permet la fixation de la tige. Avec 2- ce mode particulier de réalisation, il est possible d'utiliser 3 ou 4 pièces de liaison pour un même dispositif Les pièces latérales (ou arcades constituant le cadre support de la lampe) peuvent être différentes, par exemple pour des raisons esthétiques, ou peuvent être identiques, par exemple pour des raisons pratiques de réalisation. Certaines pièces latérales peuvent n'être fixées qu'à une seule pièce de liaison afin d'améliorer la visibilité de l'objet. Les pièces latérales peuvent être planes. Dans ce cas, elles peuvent être découpées dans des plaques ou des planches, par exemple en bois. L'objet peut être fixé en étant traversé de part en part par la tige. Les dessins annexés illustrent l'invention : La figure 1 représente un exemple de réalisation du dispositif selon l'invention. La figure 2 représente, en vue de dessus, des variantes du dispositif dont le nombre de pièces latérales diffère pour chacune d'entre elles. La figure 3 représente un premier exemple de réalisation d'une pièce de liaison. La figure 4 représente, en vue de dessus, le détail de la fixation des pièces latérales à la pièce de liaison représentée en figure 3. La figure 5 représente un deuxième exemple de réalisation d'une pièce de liaison. La figure 6 représente, en vue de dessus, le détail de la fixation des pièces latérales à la pièce de liaison représentée en figure 5. La figure 7 représente un troisième exemple de réalisation d'une pièce de liaison. La figure 8 représente, en vue de dessus, le détail de la fixation des pièces latérales à la pièce de liaison représentée en figure 7. La figure 9 représente un quatrième exemple de réalisation d'une pièce de liaison. La figure 10 représente, en vue de dessus, le détail de la fixation des pièces latérales à la pièce de liaison représentée en figure 9. La figure 11 représente, en vue de coté, des variantes du dispositif avec des profils différents. La figure 12 représente un exemple particulier du dispositif selon l'invention. En référence à ces dessins, le dispositif comporte des pièces de liaison (1) et (1'). Selon un certain mode de réalisation, non exclusif, ces pièces de liaison sont des noyaux centraux comme représenté sur les figures 1 à 8 et 11. Ces pièces de liaison (1) et (1') permettent la fixation de pièces latérales (2), (2') et (2") qui constituent l'ossature et le cadre du dispositif. Ces pièces latérales (2) sont des arcades qui peuvent reposer sur le sol et constituer le support du dispositif -3- Les pièces de liaison (1) et (1') permettent également la fixation de la tige (3). Cette tige (3) maintien l'objet (4). Selon un mode de réalisation, non exclusif, l'objet (4) est traversé de part en part par la tige (3). Cela constitue le principe de son maintien. Dans le cas d'un coquillage, par exemple, celui-ci est percé afin de pouvoir être traversé par la tige à laquelle il est collé. La tige (3) maintien également la lampe (5). Le mode de fixation de la douille et de l'abat-jour à la tige est tout à fait traditionnel. Le fil de la lampe peut passer à l'intérieur de la tige. Comme représenté sur la figure 2, le nombre de pièces latérales (2) fixées aux pièces de liaison (1) peut varier parmi les valeurs, non limitatives, 3, 4, 5, 6 et 8. Selon un premier mode de réalisation, les pièces latérales, ou arcades, (2) sont réparties de façon équilibrée, c'est-à-dire que l'angle entre deux arcades successives est constant. Par exemple, pour un dispositif à 4 pièces latérales, l'angle entre deux arcades successives est de 90° Selon un autre mode de réalisation, non représenté sur la figure, la répartition des pièces latérales est déséquilibré, c'est-à-dire que l'angle entre deux arcades successives est variable, afin d'apporter de la fantaisie, par exemple. Comme représenté sur les figures 3 et 4, les pièces de liaison (1) peuvent être réalisées selon un mode préféré de l'invention. Selon ce mode, les pièces de liaison (1) comportent des encoches (6) destinées à la fixation des pièces latérales (2) qui s'y emboîtent et peuvent, par exemple, être fixées par collage. Tout autre procédé à base de vis, clous, agrafes, goujons, tourillons, tenons-mortaises, ou autres éléments d'assemblage, est ° également valable pour réaliser techniquement cette fixation. Dans ce mode préféré de réalisation, les pièces de liaison (1) sont réalisées dans un profilé. Celui-ci peut être en bois ou en tout autre matériau ayant des caractéristiques techniques adaptées. Le profil initial, non représenté sur les figures, dans lequel sont découpées les pièces de liaison (1) peut être incomplet, c'est-à-dire que, par exemple, le trou (7) peut être percé après découpage des morceaux destinés à devenir des pièces de liaison (1). Comme représenté sur les figures 5 et 6, les pièces de liaison (1) peuvent être réalisées selon une première variante de l'invention. Selon ce mode, les pièces de liaison (1) sont réalisées par la combinaison d'un tube (8) et de pattes (9) destinées à la fixation des pièces latérales (2). Les pièces de liaison (1) peuvent être en métal ou en tout autre matériau ayant des caractéristiques techniques adaptées. Dans le cas du métal, la solidarisation des pattes de fixation (9) au tube (8) peut être réalisée, par exemple, par soudure. 2960042 -4- Dans l'exemple représenté sur les figures, les pièces latérales (2) sont fendues pour permettre le logement des pattes de fixation (9) et le maintien est assuré, par exemple, par collage. Cette méthode n'est pas limitative. En effet, tout autre procédé de fixation d'une patte à une arcade est tout aussi valable. Nous ne détaillons pas ici les différentes 5 possibilités qui sont multiples et connues de l'homme de l'art. Comme représenté sur les figures 7 et 8, les pièces de liaison (1) peuvent être réalisées selon une deuxième variante de l'invention. Selon ce mode, les pièces de liaison (1) forment un bloc ayant des parties englobantes (10) destinées à la fixation des pièces Io latérales (2) et un trou (7) destiné à la fixation de la tige. Les pièces de liaison (1) peuvent être en métal ou en tout autre matériau ayant des caractéristiques techniques adaptées. Dans le cas du métal, par exemple le bronze, les pièces de liaison (1) peuvent être réalisées par fonderie et éventuellement achevées par usinage. Ce sera, par exemple, le cas si le trou (7) est remplacé par un taraudage ou si 15 l'ajout de perçages est nécessaire pour un mode de fixation des pièces latérales (2) par vis. Dans l'exemple représenté sur les figures, les extrémités des pièces latérales (2) sont totalement englobées par les pièces de liaison (1). Bien que non représenté sur les figures, il est également possible que les zones de fixation des pièces latérales (2) ne soient que partiellement englobées par les pièces de liaison (1). 20 Le maintien des pièces latérales (2) aux pièces de liaison (1) peut être réalisé par tous les procédés connus de l'homme de l'art et notamment par l'ajout, de façon non limitative, de clous, vis, goujons, agrafes ou même colle. Comme représenté sur les figures 9 et 10, les pièces de liaison (1) peuvent être réalisées 25 selon une autre variante de l'invention. Selon ce mode, les pièces de liaison (1) sont des surfaces développables découpées dans une plaque et comportent des pattes (11) destinées à la fixation des pièces latérales (2) et comportent également un trou (7) destiné à la fixation de la tige. Les pièces de liaison (1) peuvent être en métal ou en tout autre matériau ayant des 30 caractéristiques techniques adaptées. Dans l'exemple représenté sur les figures, les pièces de liaison (1) sont percées par des trous (12) afin de permettre la fixation des pièces latérales (2) par des vis. Il s'agit là d'un exemple non limitatif. L'homme de l'art saura adapter toutes les techniques de fixation. En effet, pour les pièces rigides comme, par exemple, des pièces réalisées en métal, il pourra 35 utiliser, de façon non limitative, des clous, vis, agrafes, goujons ou même de la colle. Pour les pièces souples comme, par exemple, des pièces réalisées en cuir, il pourra utiliser, de façon non limitative, des clous, fils ou même de la colle. -5 Dans cette variante, bien que non représenté sur les figures, il est possible de doubler les pièces de liaison (1). Dans ce cas, à leurs points de fixation, les pièces latérales (2) seront intercalées entre deux pièces de liaison (1) à la manière d'un sandwiche. Cela pourra porter le nombre total de pièces de liaison (1) présentent dans un même dispositif jusqu'à 4. La valeur 3 est également possible si le doublement des pièces de liaison (1) n'est réalisé qu'une seule fois (soit sur la liaison haute, soit sur la liaison basse). Comme représenté sur la figure 11, les profils des dispositifs selon l'invention sont variables en fonction des caractéristiques des pièces latérales (2), (2') ou (2"). Sur ces profils, pour alléger les dessins, la partie représentant la lampe a été volontairement omise. Comme représenté sur la sous-figure 11a, un profil peut être symétrique lorsque les pièces latérales (2) sont identiques. Comme représenté sur la sous-figure 1 lb, un profil peut être asymétrique lorsque les pièces latérales (2) et (2') sont différentes. Comme représenté sur les sous-figures 11c et 11d, un dispositif peut reposer uniquement sur les pièces latérales (2). Dans ce cas, le fil de la lampe, non représenté sur les dessins, peut passer à l'intérieur de la tige (3) et ressortir sous la pièce de liaison (1'). Comme représenté sur les autres sous-figures (11a, 11 b, 11 e et 11f), un dispositif peut reposer non seulement sur les pièces latérales (2), (2') et (2"), mais également sur la pièce de liaison (1'). Comme représenté sur toutes les sous-figures de la figure 11, à l'exception de la sous- figure 11d, les pièces de liaison (1) et (1') peuvent maintenir les pièces latérales (2) par leurs extrémités. Comme représenté sur la sous-figure 11d, les pièces de liaison (1) et (1') peuvent maintenir les pièces latérales (2) en des points de liaison qui ne sont pas situés à leurs extrémités. Comme représenté sur les sous-figures 11 e et 11f, une pièce latérale (2') ou (2") peut n'être fixée qu'à une seule pièce de liaison (1) ou (1'). Cela permet d'obtenir un profil ouvert et ainsi d'améliorer la visibilité de l'objet (4). Comme représenté sur la sous-figure 11f, il est possible de réduire une pièce latérale (2") pour ne la fixer qu'à la pièce de liaison basse (1') afin qu'elle ne remplisse que la fonction de pied support du dispositif. Sur la pièce de liaison haute (1) la capacité à fixer la partie manquante de la pièce latérale réduite (2") n'est pas utilisée, c'est-à-dire que rien n'est fixé à cet endroit là. La visibilité de l'objet (4) est encore améliorée par rapport au cas de la sous-figure 1 1 e. 6 Tous les profils représentés sur la figure 11 laissent la possibilité d'utiliser des pièces latérales (2), (2') et (2") planes ou gauches. Selon un mode préféré de réalisation, les pièces latérales (2), (2') et (2") sont planes. Cela permet de les réaliser en les découpant dans des plaques, par exemple en medium, ou dans des planches, par exemple en bois. Comme représenté sur la figure 12, les deux pièces de liaison (1) et (1') peuvent être différentes. La pièce de liaison basse (1') est classique et, dans l'exemple représenté, fixe 4 pièces latérales (2) et (2'). Par contre, la pièce de liaison haute (1) est réduite à sa plus simple expression et, dans l'exemple représenté ne fixe qu'une seule pièce latérale (2). A titre d'exemples non limitatifs, la pièce de liaison haute (1) peut être : une simple vis traversant la tige (3) et vissée dans la pièce latérale (2), une patte avec un oeil, la patte étant fixée à la pièce latérale (2) et l'oeil étant traversé par la tige (3), un tube soudé à une patte, la patte étant fixée à la pièce latérale (2) et le tube fixant la tige (3), une plaque courbée contournant la tige (3) et dont les deux faces sont fixées à la pièce latérale (2) réalisant ainsi un sandwiche, un ruban adhésif, pouvant par exemple être réalisé en cuir, un volume de colle assurant le remplissage de l'interstice entre la tige (3) et la zone en contact de la pièce latérale (2) ayant préalablement été usinée pour réduire le volume de l'interstice, et ainsi de la pièce de liaison (1), un fil ou un lacet solidarisant la tige (3) à la pièce latérale (2). Pour des raisons évidentes de simplification de réalisation, il est possible de produire la pièce de liaison haute (1) directement à l'extrémité de la pièce latérale (2), par exemple, par le perçage d'un trou permettant la fixation de la tige (3). Dans ce cas particulier, où la pièce de liaison ne fixe qu'une seule pièce latérale, il est donc possible de les produire toutes les deux dans un seul et même élément. Dans ce cas les deux pièces sont confondues. Bien que non représenté sur une figure, il serait possible de produire la pièce de liaison basse (1') directement dans une pièce latérale (2) et ainsi de confondre ces deux pièces en une seule. Le dispositif selon l'invention est particulièrement destiné à servir de lampe décorative.35 REVENDICATIONS1) Dispositif pour présenter un objet dans l'espace, ou supporter une lampe, ou réaliser ces deux fonctions simultanément, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux pièces de liaison (1) et (1') permettant la fixation de pièces latérales (2) et d'une tige (3) maintenant l'objet (4) ou la lampe (5) ou les deux éléments simultanément. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la tige (3) traverse l'objet (4) et que cela constitue le principe de son maintien. 3) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que les pièces latérales (2) constituent l'ossature et le cadre du dispositif et constituent également, seules ou en collaboration avec la pièce de liaison inférieure (1') les pieds de ce même dispositif. 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que certaines pièces latérales (2) sont fixées à deux pièces de liaison (1) et (1') et que d'autres pièces de latérales (2') ou (2 ") ne sont fixées qu'à une seule pièce de liaison (1) ou (1'). 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins une pièce de liaison (1) comportent des encoches (6) permettant la fixation des pièces latérales (2) et un trou (7) permettant le passage de la tige. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins une pièce de liaison (1) est réalisée dans un profilé. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins une pièce de liaison (1) est réalisé par la combinaison d'un tube (8) et de pattes (9) destinées à la fixation des pièces latérales (2). 8) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins une pièce de liaison (1) forme un bloc ayant une partie englobante (10) destinée à la fixation des pièces latérales (2) et un trou (7) destiné à la fixation de la tige (3). 9) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'au moins une pièce de liaison (1) est une surface développable comportant des pattes (11) destinées à la fixation des pièces latérales (2) et comportant également un trou (7) destiné à la fixation de la tige. 10) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une pièce de liaison (1) est produite dans le même élément qu'une pièce latérale (2) et qu'ainsi les deux pièces n'en forment qu'une seule.
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i La présente invention concerne u n dispositif d'habillage pour l'extrémité inférieure d'un conduit d'évacuation de fumée dépassant sous un plafond ou un faux-plafond par un orifice ménagé dans ce dernier. Elle concerne plus particulièrement un dispositif d'habillage comprenant une pièce d'habillage présentant un passage axial traversant et des moyens pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée, lesdits moyens étant agencés pour permettre un maintien à l'état io suspendu de la pièce d'habillage audit conduit d'évacuation de fumée dans une configuration dans laquelle le passage axial traversant de la pièce d'habillage est apte à s'étendre coaxialement au conduit d'évacuation de fumée. 15 Un dispositif d'habillage répondant à cette définition est notamment décrit dans le brevet EP-2.148.118. Jusqu'à présent, de tels dispositifs d'habillage comportent une pièce d'habillage formée d'au moins deux parties, à savoir une virole et un organe d'obturation amovible de ladite virole, cet organe d'obturation étant destiné à masquer les vis de fixation de la virole au conduit 20 d'évacuation de fumée. Il en résulte une complexité du dispositif liée au nombre de pièces du dispositif et un temps de montage important. Un but de la présente invention est donc de proposer un dispositif d'habillage du type précité dont la conception permet un montage ou respectivement un 25 démontage aisé de la pièce d'habillage sans outil, par simple poussée ou respectivement traction exercée sur ladite pièce d'habillage. Un autre but de la présente invention est de proposer un dispositif d'habillage dont la conception permet la réalisation de la pièce d'habillage sous forme 30 d'une pièce d'un seul tenant. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif d'habillage pour l'extrémité inférieure d'un conduit d'évacuation de fumée dépassant sous un plafond ou un faux-plafond par un orifice ménagé dans ce dernier, ledit dispositif d'habillage comprenant une pièce d'habillage présentant un passage axial traversant et des moyens pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée, lesdits moyens étant agencés pour permettre un maintien à l'état suspendu de la pièce d'habillage audit conduit d'évacuation de fumée dans une configuration dans laquelle le passage axial traversant de la pièce d'habillage est apte à s'étendre coaxialement au conduit d'évacuation de fumée, caractérisé en ce que lesdits moyens pour solidariser entre eux ladite io pièce d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée à l'état suspendu de la pièce d'habillage audit conduit d'évacuation de fumée comprennent au moins des moyens de liaison par aimantation. La présence de moyens de liaison par aimantation permet d'une part du fait de 15 l'absence d'obligation d'intervention sur lesdits moyens à l'aide d'outil, comme dans le cas de vis, de réaliser la pièce d'habillage d'un seul tenant, d'autre part, d'enlever et de repositionner à volonté la pièce d'habillage par simple traction ou poussée exercée sur ladite pièce en l'absence d'outil. 20 De préférence, les moyens pour solidariser entre eux la pièce d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée comprennent des premiers moyens solidarisables au conduit d'évacuation de fumée et des deuxièmes moyens solidaires de la pièce d'habillage, lesdits premiers et deuxièmes moyens comprenant au moins indifféremment l'un au moins un aimant, l'autre au moins 25 une partie en matériau ferromagnétique pour un couplage desdits premiers et deuxièmes moyens entre eux par aimantation. De préférence, les premiers moyens solidarisables au conduit d'évacuation de fumée comprennent en outre au moins une attache du genre collier 30 solidarisable au conduit d'évacuation de fumée, en particulier positionnable autour du conduit d'évacuation de fumée. 20 Dans un premier mode de réalisation de l'invention, les premiers moyens de liaison solidarisables au conduit d'évacuation de fumée comprennent au moins une attache du genre collier équipée d'au moins un aimant et les deuxièmes moyens de liaison solidaires de la pièce d'habillage sont formés d'une partie en matériau ferromagnétique réalisée d'une seule pièce ou rapportée sur ladite pièce d'habillage. La réalisation d'une attache du genre collier porte-aimant(s) positionnable autour du conduit d'évacuation de fumée permet un accès aisé au(x)dit(s) io aimant(s). Dans un second mode de réalisation de l'invention, les premiers moyens de liaison solidarisables au conduit d'évacuation de fumée comprennent au moins une attache du genre collier équipée d'au moins une partie en matériau 15 ferromagnétique et les deuxièmes moyens de liaison, solidaires de la pièce d'habillage, comprennent au moins un aimant. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 représente une vue en perspective d'un dispositif d'habillage conforme à l'invention prêt à être posé sur un conduit d'évacuation de fumée en position éclatée des éléments le constituant ; 25 la figure 2 représente une vue en perspective d'un dispositif d'habillage prêt à être posé sur un conduit d'évacuation de fumée à l'état assemblé des éléments le constituant ; la figure 3 représente une vue de face d'un dispositif d'habillage 30 conforme à l'invention ; la figure 4 représente une vue en perspective de 3/4 en élévation du dispositif d'habillage de la figure 3 ; la figure 5 représente une vue de dessus du dispositif d'habillage de la figure 3. Comme mentionné ci-dessus, le dispositif d'habillage, objet de l'invention, est destiné à habiller l'extrémité inférieure d'un conduit d'évacuation de fumée 1 dépassant sous un plafond 2 ou un faux-plafond par un orifice 3 ménagé dans ce dernier. Généralement, un tel conduit d'évacuation de fumée 1 qui s'étend io depuis une cheminée sortant de la toiture jusqu'au plafond 2 ou au faux-plafond en dépassant ou non de quelques centimètres sous ce dernier comporte deux sections différenciées. Au moins la plus petite section s'étend en saillie sous le plafond. Ce tronçon à section réduite du conduit d'évacuation de fumée 1 présente des dimensions proches de celles du conduit 4 de 15 raccordement de l'appareil de chauffage à venir emboîter sur le conduit 1 d'évacuation de fumée. L'emboîtement est ainsi facilité. Le dispositif d'habillage comprend au moins une pièce d'habillage 5 présentant un passage 6 axial traversant et des moyens 11 pour solidariser entre eux 20 ladite pièce 5 d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée 1, lesdits moyens 11 étant agencés pour permettre un maintien à l'état suspendu de la pièce d'habillage 5 audit conduit d'évacuation de fumée 1 dans une configuration dans laquelle le passage 6 axial traversant de la pièce d'habillage 5 est apte à s'étendre coaxialement au conduit d'évacuation de 25 fumée 1. La pièce d'habillage 5 est destinée à masquer la zone de raccordement entre conduit 4 de raccordement et conduit d'évacuation de fumée 1 et à s'étendre immédiatement sous le plafond 2 ou faux-plafond en venant en appui ou non contre ce dernier. 30 De manière caractéristique à l'invention, les moyens 11 pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage 5 et ledit conduit d'évacuation de fumée 1 à l'état suspendu de la pièce d'habillage 5 audit conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent au moins des moyens 9, 10 de liaison par aimantation. Généralement, les moyens 11 pour solidariser entre eux la pièce d'habillage 5 et ledit conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent des premiers moyens 11A solidarisables au conduit d'évacuation de fumée 1 et des deuxièmes moyens 11B solidaires de la pièce d'habillage 5, lesdits premiers et deuxièmes moyens 11A, 11B comprenant au moins indifféremment l'un au moins un aimant 9, l'autre au moins une partie en matériau ferromagnétique 10 pour un couplage desdits premiers et deuxièmes moyens 11A, 11B entre eux par io aimantation. Dans un premier mode de réalisation de l'invention, conforme à celui représenté, les premiers moyens 11A de liaison solidarisables au conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent au moins une attache du genre collier 8 15 équipée d'au moins un aimant 9 et les deuxièmes moyens 11B de liaison solidaires de la pièce d'habillage 5 sont formés d'une partie en matériau ferromagnétique 10 réalisée d'une seule pièce ou rapportée sur ladite pièce d'habillage 5. 20 Dans ce mode de réalisation dans lequel les moyens 11 pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage 5 et ledit conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent d'une part, au moins une attache du genre collier 8 apte à être fixée autour dudit conduit d'évacuation de fumée 1, cette attache du genre collier 8 portant au moins un aimant 9, d'autre part une partie en matériau 25 ferromagnétique 10 ménagée sur ou par la pièce d'habillage 5, la partie en matériau ferromagnétique 10 et le ou les aimants 9 sont configurés pour être positionnés en regard dans au moins une disposition coaxiale du collier 8 constitutif de ladite attache et du passage 6 axial traversant de la pièce d'habillage 5. 30 De préférence, l'attache du genre collier 8 comporte une pluralité d'aimants 9 disposés sur le pourtour périphérique externe du collier 8 constitutif de 5 l'attache et la pièce d'habillage 5 est une pièce creuse, de préférence de révolution munie d'un rebord 7 périphérique interne formant la partie en matériau ferromagnétique 10 de la pièce d'habillage 5 contre laquelle le ou les aimants 9 sont aptes à s'appliquer. Cette partie en matériau ferromagnétique peut être réalisée sous forme d'une surface continue ou discontinue. La pièce d'habillage peut également être réalisée entièrement en matériau ferromagnétique. 10 Dans un second mode de réalisation de l'invention non représenté, les premiers moyens 11A de liaison solidarisables au conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent au moins une attache du genre collier 8 équipée d'au moins une partie en matériau ferromagnétique et les deuxièmes moyens 11B de liaison solidaires de la pièce d'habillage 5 comprennent au moins un aimant. 15 Dans ce mode de réalisation, dans lequel les moyens 11 pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage 5 et ledit conduit d'évacuation de fumée 1 comprennent d'une part une attache du genre collier 8 solidarisable au conduit d'évacuation de fumée 1, ladite attache du genre collier 8 présentant au moins 20 une partie en matériau ferromagnétique 10, d'autre part un ou plusieurs aimants portés par la pièce d'habillage 5, le ou les aimant(s) 9 et la partie en matériau ferromagnétique 10 sont configurés pour être positionnés en regard dans au moins une disposition coaxiale du collier 8 constitutif de l'attache et du passage 6 axial traversant de la pièce d'habillage 5. 25 Indépendamment du mode de réalisation retenu, la pièce d'habillage 5 affecte de préférence la forme d'une calotte hémisphérique à sommet plat, évidée centralement. 30 De préférence, la calotte hémisphérique est, côté base opposé audit sommet, munie d'un rebord 7 périphérique interne, ledit rebord 7 périphérique interne comprenant de préférence une portion circulaire 7A et des barrettes 7B s'étendant à la manière de cordes entre deux points de ladite portion circulaire 7A. Dans le premier mode de réalisation, les barrettes 7A forment la partie en matériau ferromagnétique 10 de la pièce d'habillage 5 avec laquelle le ou les aimants 9 de l'attache du genre collier 8 sont destinés à venir en contact d'appui. Dans le second mode de réalisation, les barrettes 7A portent les aimants io destinés à venir en contact avec la partie en matériau ferromagnétique de l'attache du genre collier, cette partie étant réalisée par exemple sous forme d'une collerette s'étendant autour dudit collier. La pose d'un dispositif d'habillage du type décrit ci-dessus s'opère comme suit. 15 Dans un premier temps, l'attache du genre collier 8 est positionnée autour du conduit d'évacuation de fumée dans la zone du dessus du plafond ou dans la zone du conduit dépassant sous le plafond à une distance du plafond déterminée par exemple à l'aide d'une règle. Lorsque la position est définie, l'attache du genre collier 8 est resserrée autour du conduit d'évacuation de 20 fumée 1 à l'aide par exemple d'un boulon qui relie les deux extrémités de l'attache du genre collier. Ce resserrage s'opère manuellement. La pièce d'habillage est alors enfilée par son passage 6 axial traversant sur ledit conduit d'évacuation de fumée 1 et présentée en regard des aimants portés par l'attache du genre collier 8. La pièce d'habillage est poussée en direction de 25 l'attache du genre collier 8 jusqu'au contact des aimants de l'attache du genre collier 8 avec la partie en matériau ferromagnétique 10 de la pièce d'habillage 5. Lorsque le contact est opéré, la mise en place de la pièce d'habillage est achevée. Après cette mise en place de la pièce d'habillage 5, le conduit 4 de raccordement de l'appareil de chauffage à installer est enfilé à l'intérieur de la 30 pièce d'habillage 5 et raccordé audit conduit d'évacuation de fumée 1. Dans cette position, un passage d'air de ventilation est laissé ou non entre le plafond 2 et la pièce d'habillage 5, en particulier entre le plafond 2 et le rebord 7 de la pièce d'habillage 5. La pièce d'habillage 5 peut ensuite être démontée par simple traction exercée sur ladite pièce d'habillage. Il en résulte donc un montage et un démontage aisés de l'ensemble.5 REVENDICATIONS1. Dispositif d'habillage pour l'extrémité inférieure d'un conduit d'évacuation de fumée (1) dépassant sous un plafond (2) ou un faux-plafond par un orifice (3) ménagé dans ce dernier, ledit dispositif d'habillage comprenant une pièce d'habillage (5) présentant un passage (6) axial traversant et des moyens (8, 9, 10) pour solidariser entre eux ladite pièce (5) d'habillage et ledit conduit d'évacuation de fumée (1), lesdits moyens (11) étant agencés pour permettre un maintien à l'état suspendu de la pièce d'habillage (5) audit conduit io d'évacuation de fumée (1) dans une configuration dans laquelle le passage (6) axial traversant de la pièce d'habillage (5) est apte à s'étendre coaxialement au conduit d'évacuation de fumée (1), caractérisé en ce que lesdits moyens (11) pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage (5) et ledit conduit d'évacuation de fumée (1) à l'état 15 suspendu de la pièce d'habillage (5) audit conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent au moins des moyens (9, 10) de liaison par aimantation. 2. Dispositif d'habillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens (11) pour solidariser entre eux la pièce 20 d'habillage (5) et ledit conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent des premiers moyens (11A) solidarisables au conduit d'évacuation de fumée (1) et des deuxièmes moyens (11B) solidaires de la pièce d'habillage (5), lesdits premiers et deuxièmes moyens (11A, 11B) comprenant au moins indifféremment l'un au moins un aimant (9), l'autre au moins une partie en 25 matériau ferromagnétique (10) pour un couplage desdits premiers et deuxièmes moyens (11A, 11B) entre eux par aimantation. 3. Dispositif d'habillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les premiers moyens (11A) de liaison solidarisables au 30 conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent au moins une attache du genre collier (8) équipée d'au moins un aimant (9) et en ce que les deuxièmes moyens (11B) de liaison solidaires de la pièce d'habillage (5) sont formés d'une 9partie en matériau ferromagnétique (10) réalisée d'une seule pièce ou rapportée sur ladite pièce d'habillage (5). 4. Dispositif d'habillage selon la revendication 3, du type dans lequel les moyens (11) pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage (5) et ledit conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent d'une part, au moins une attache du genre collier (8) apte à être fixée autour dudit conduit d'évacuation de fumée (1), cette attache du genre collier (8) portant au moins un aimant (9), d'autre part une partie en matériau ferromagnétique (10) ménagée sur ou par la pièce d'habillage (5) caractérisé en ce que la partie en matériau ferromagnétique (10) et le ou les aimants (9) sont configurés pour être positionnés en regard dans au moins une disposition coaxiale du collier (8) constitutif de ladite attache et du passage (6) axial traversant de la pièce d'habillage (5). 5. Dispositif d'habillage selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que l'attache du genre collier (8) comporte une pluralité d'aimants (9) disposés sur le pourtour périphérique externe du collier (8) constitutif de l'attache et en ce que la pièce d'habillage (5) est une pièce creuse, de préférence de révolution munie d'un rebord (7) périphérique interne formant la partie en matériau ferromagnétique (10) de la pièce d'habillage (5) contre laquelle le ou les aimants (9) sont aptes à s'appliquer. 6. Dispositif d'habillage selon la revendication 2, caractérisé en ce que les premiers moyens (11A) de liaison solidarisables au conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent au moins une attache du genre collier (8) équipée d'au moins une partie en matériau ferromagnétique et en ce que les deuxièmes moyens (11B) de liaison solidaires de la pièce d'habillage (5) comprennent au moins un aimant. 7. Dispositif d'habillage selon la revendication 6, du type dans lequel les moyens (11) pour solidariser entre eux ladite pièce d'habillage (5) et leditIl conduit d'évacuation de fumée (1) comprennent d'une part, une attache du genre collier (8) solidarisable au conduit d'évacuation de fumée (1), ladite attache du genre collier (8) présentant au moins une partie en matériau ferromagnétique (10), d'autre part un ou plusieurs aimants portés par la pièce d'habillage (5), caractérisé en ce que le ou les aimant(s) (9) et la partie en matériau ferromagnétique (10) sont configurés pour être positionnés en regard dans au moins une disposition coaxiale du collier (8) constitutif de l'attache et du passage (6) axial traversant de la pièce d'habillage (5). i0 8. Dispositif d'habillage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la pièce d'habillage (5) affecte la forme d'une calotte hémisphérique à sommet plat, évidée centralement. 15 9. Dispositif d'habillage selon la revendication 8, caractérisé en ce que la calotte hémisphérique est, côté base opposé audit sommet, munie d'un rebord (7) périphérique interne, ledit rebord (7) périphérique interne comprenant de préférence une portion circulaire (7A) et des barrettes (7B) s'étendant à la manière de cordes entre deux points de 20 ladite portion circulaire (7A). 10. Dispositif d'habillage selon la revendication 9, prise en combinaison avec la revendication 3, caractérisé en ce que les barrettes (7A) forment la partie en matériau 25 ferromagnétique (10) de la pièce d'habillage (5) avec laquelle le ou les aimants (9) de l'attache du genre collier (8) sont destinés à venir en contact d'appui.
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L'invention concerne un système de chauffage dit mixte, hybride ou encore à double combustion, c'est-à-dire pouvant fonctionner avec deux types d'énergie, par exemple avec des bûches de bois et/ou avec des granulés de bois ou pellets. On connaît déjà des poêles à bois à double combustion capables de fonctionner avec des buches de bois ou avec des granulés de bois. Un tel poêle est par exemple décrit dans le document de brevet WO2009115969. Dans ce poêle à bois connu, il y a une première chambre de combustion ou foyer pour les buches de bois et une seconde chambre de combustion ou foyer pour les granulés de bois. Ces deux chambres de combustion sont séparées l'une de l'autre mais la chambre de combustion pour les granulés de bois est montée mobile par rapport à la chambre de combustion pour les buches de bois de façon à pouvoir s'encastrer dans celle-ci et dans ce cas le poêle peut fonctionner avec des granulés de bois ou où au contraire pour pouvoir être sortie de celle-ci et dans ce cas le poêle peut fonctionner avec des buches de bois. Le but de l'invention est de proposer un système de chauffage à double combustion, en particulier un poêle à bois à usage domestique pour le chauffage d'une habitation, apte à fonctionner en même temps ou séparément avec par exemple des buches de bois et/ou des granulés de bois. Un autre but de l'invention est de proposer un tel système de chauffage à double combustion qui présente une réelle ergonomie pour être disposé dans une pièce de vie d'une habitation tout en offrant un rendement satisfaisant. A cet effet, l'invention a pour objet un système de chauffage, comprenant une première chambre de combustion et une seconde chambre de combustion, caractérisé en ce que la première chambre de combustion est séparée par une paroi vitrée de la seconde chambre de combustion. Il n'est pas prévu selon l'invention de munir la seconde chambre de combustion, par exemple adaptée pour les pellets, d'une ouverture avec une porte vitrée en façade mais de prévoir cette porte vitrée en façade seulement de la première chambre de combustion, par exemple adaptée pour les bûches de bois, ce qui limite les déperditions de chaleur. Le système de chauffage selon l'invention peut encore présenter les particularités suivantes : - la première chambre de combustion est fermée en façade par une porte vitrée, ladite paroi vitrée se présentant à travers ladite première chambre de combustion en arrière plan de ladite porte vitrée ; - ladite paroi vitrée est bombée vers l'intérieur de ladite première chambre de combustion et ladite porte vitrée est bombée vers l'extérieur de ladite première chambre de combustion ; -un élément solide d'accumulation et de diffusion lente de chaleur couvre au moins en partie ladite seconde chambre de combustion ; - une résistance électrique de chauffage peut être intégrée dans ledit élément solide ; - il comprend une boîte à fumée qui communique avec un raccordement à double flux monobloc destiné à être raccordé d'une part à un conduit d'évacuation de fumée à double flux et d'autre part à un conduit flexible de prise d'air frais ; - il peut être du type en forme de colonne à section sensiblement circulaire; - il peut être du type en forme de colonne à section sensiblement hexagonale ; - il peut être du type en forme de colonne à section sensiblement rectangulaire ou carrée ; - il peut comprendre une barrière de sécurité à l'avant de ladite porte 30 vitrée ; - ladite paroi vitrée et ladite porte vitrée peuvent être prévues autonettoyantes ; - il peut être prévu un ventilateur qui est raccordé à un conduit d'air ayant une entrée sensiblement à mi-hauteur de la colonne et une sortie sensiblement en bas de la colonne au ras du sol pour réaliser un brassage de l'air ambiant. Le système de chauffage selon l'invention peut être avantageusement un poêle à bois procurant une vision panoramique tant de la flamme du foyer à bûches de bois que de la flamme du foyer à pellets. A la place d'un foyer à pellets, on pourrait avoir un foyer à gaz ou à pétrole par exemple. Un exemple de réalisation du système de chauffage selon l'invention est décrit ci-après et illustré sur les dessins. La figure 1 montre schématiquement en perspective un exemple de poêle à bois selon l'invention. La figure 2 montre schématique en vue de dessus la sole du poêle de la figure 1. La figure 3 montre schématiquement selon une première vue en coupe axiale, la circulation des fumées dans le poêle de la figure 1. La figure 4 montre schématiquement selon une seconde coupe axiale, 20 la circulation d'air neuf dans le poêle de la figure 1. La figure 5 illustre une réalisation du poêle selon l'invention à section transversale de forme hexagonale. La figure 6 illustre une autre réalisation du poêle selon l'invention à section transversale de forme rectangulaire ou carrée. 25 La figure 7 illustre une autre réalisation du poêle selon l'invention à section transversale de forme circulaire. Sur la figure 1, on a représenté de façon très schématique un système de chauffage à bois hybride ou mixte 1 à double foyers selon l'invention qui peut fonctionner selon trois modes de fonctionnement, à savoir alternativement avec des bûches de bois ou avec des granulés de bois ou pellets, ou simultanément avec des bûches de bois et des pellets. Le système de chauffage à bois illustré sur la figure 1 selon l'invention est ici un poêle à bois destiné à équiper une pièce à vivre dans une habitation ou encore un bureau. Ce poêle à bois 1 est dans l'exemple en forme de colonne ici à section 10 transversale hexagonale. La hauteur de ce poêle à bois peut être par exemple de 120mm et sa section de l'ordre de 600mm. La structure générale du poêle à bois 1 (visible aussi sur les figures 3 et 4) est constituée principalement de trois blocs superposés, ayant des hauteurs sensiblement égales, à savoir : a) un bloc inférieur 2 formant un 15 socle et dans lequel peuvent être disposés un ventilateur 3 d'air chaud et de combustion pour le foyer à pellets, un compartiment 4 pour ranger des bûches de bois et un tiroir à cendres 5 pour le foyer à bûches de bois; b) un bloc intermédiaire 6 dans lequel sont disposés en juxtaposition les deux foyers 7 et 8 respectivement à bûches de bois et à pellets sur un même plan 20 horizontal, et enfin c) un bloc supérieur 9 dans lequel peuvent être disposées une boîte à fumée 10, une trémie 11 et une vis sans fin motorisée 12 pour les pellets ainsi qu'une électronique de commande et de réglage du système de chauffage à pellets. L'électronique peut comprendre un pupitre de commande fixé au revers d'une trappe d'accès 13 à la trémie 11 disposée 25 sur le dessus du poêle. Comme visible sur les figures 1, 3 et 4, l'évacuation des fumées se fait ici par le dessus du poêle mais il est entendu qu'elle pourrait aussi se faire par l'arrière du poêle sans sortir du cadre de l'invention. Un élément de raccordement 14 à un conduit de fumée à double flux est fixé de façon étanche sur le dessus de la boite à fumée 10 et donc sur le dessus du poêle. Cet élément de raccordement monobloc comprend aussi un piquage (ici oblique) pour un conduit flexible de prise d'air frais récupéré à travers un des deux canaux du conduit de fumée à double flux. La disposition de cet élément de raccordement 14 monobloc permet un tirage naturel du foyer à bûches de bois et un rendement amélioré du foyer à pellets grâce à une réduction des pertes de charges. En outre, la réalisation monobloc de l'élément de raccordement 14 contribue à une économie de composants et un gain de temps au montage. Sur les figures 1 et 4, on voit que le conduit d'air frais 16 est un flexible qui part du piquage 15 et qui descend sous le foyer à pellets, le flux d'air frais étant représenté par des flèches blanches. Les fumées produites par le foyer à pellets sont évacués de façon naturelle (voir les flèches sombres sur les figures 3 et 4) à la verticale à travers la boîte à fumée 10. Le foyer à bûches de bois est quant à lui indépendant du ventilateur 3, l'entrée d'air frais se faisant à travers le tiroir à cendres 5. Les fumées du foyer à bûches de bois s'évacuent par la boite à fumée 10 à travers une canalisation munie d'une trappe anti-retour 17 de fumée. Par ailleurs, il est prévu dans l'agencement de ce poêle, une circulation d'air qui est prélevé dans la pièce depuis le bloc intermédiaire 6 à travers des ouvertures 18, qui est ensuite réchauffé dans ce bloc intermédiaire 18 par l'un ou les deux foyers et qui est renvoyé dans la pièce par le bas du bloc inférieur 2. Selon l'invention, les deux foyers 7 et 8 sont séparés par une paroi vitrée 19 commune visible sur la figure 2 et de préférence le foyer 7 à bûches de bois (référencées par 20) est muni d'une porte vitrée 21 en façade du poêle disposée de telle sorte que la paroi vitrée 19 se présente en arrière plan de la porte vitrée 21 dans le foyer 7. Le foyer à bûches de bois 7 joue en quelque sorte le rôle d'un sas intermédiaire pour le foyer à pellets 8. Comme on peut le comprendre, le foyer à pellets 8 n'a pas d'ouverture en façade vers l'extérieur du poêle et le doublage de la paroi vitrée 19 par la porte vitrée 21 contribue à l'obtention d'un très bon rendement du système de chauffage à pellets comparable à celui d'une chaudière à pellets. La porte vitrée 21 est de préférence également arrondie ou bombée vers l'extérieur du poêle et la paroi vitrée 19 présente aussi de préférence une forme arrondie ou bombée (ici en forme d'arc de cercle) vers l'intérieur du foyer 7 ce qui procure une vision panoramique, depuis l'extérieur du poêle, de la flamme sortant du creuset 22 du foyer à pellets 8. On peut concevoir un double vitrage pour la porte 21 comme pour la paroi 19 sans sortir du cadre de l'invention. Sur la figure 2, les parties rectilignes de la paroi 19 de séparation entre les deux foyers 7 et 8 peuvent être en fonte ou encore en tôle. Les parois non vitrées des foyers 7 et 8 (en particulier les parois en façade du poêle) peuvent avantageusement être couvertes par un élément solide d'accumulation et de diffusion lente de chaleur tel que 23 du type en céramique ou stéatite. Le même élément d'accumulation peut également couvrir les parois extérieures de la boîte à fumée 10. La partie vitrée de la paroi 19 peut être montée sur un châssis basculant ou rotatif permettant un accès à la surface de cette paroi située du côté du foyer 8, par exemple pour permettre son nettoyage. Le foyer à bûches de bois 7 peut donc diffuser directement de la chaleur dans la pièce à travers la porte vitrée 21. La chaleur fournie par le foyer à pellets 8 est stockée dans l'accumulateur 23 pour être diffusée lentement en façade et sur le dessus du poêle. Selon l'invention, une résistance électrique de chauffage (non représentée) peut être intégrée dans l'élément solide d'accumulation et de diffusion lente de chaleur 23 pour constituer par exemple un système de chauffage d'appoint ou de mise hors gel quand les deux foyers 7 et 8 ne sont pas utilisés. Le fonctionnement de ce système de chauffage d'appoint peut être commandé depuis le pupitre de commande ou à distance avec des moyens de télécommunication. Sur les figures 5 à 7, on a illustré l'effet de vision panoramique procuré par la porte vitrée 21 doublant la paroi vitrée 19 et ce pour différentes formes 5 de section de la colonne du poêle. Sur la figure 5, le poêle a une section transversale hexagonale et la porte vitrée 21 est pliée sur trois pans et offre un champ de vision d'environ 180° sur le foyer à bûches de bois 7 et d'environ 132° sur le foyer à pellets. Sur la figure 6, le poêle à une section transversale rectangulaire et ici 10 carrée et la porte vitrée 21 et pliée sur deux pans et offre un champ de vision d'environ 162° sur le foyer à bûches de bois et d'environ 108° sur le foyer à pellets. Sur la figure 7, le poêle à une section transversale circulaire et la porte vitrée 21 est cintrée et offre un champ de vision d'environ 219° sur le foyer à 15 bûches de bois et d'environ 180° sur le foyer à pellets. La construction du poêle selon l'invention permet donc d'obtenir une vision panoramique des flammes des deux foyers en même temps ou de façon séparée. Cette construction contribue en outre à l'obtention d'un meilleur rendement que les poêles mixtes classiques. Elle élimine par ailleurs 20 la présence d'une porte vitrée sur le foyer à pellets laquelle peut constituer un risque d'accident par brûlure pour les enfants par exemple. La porte vitrée (qui peut être tournante ou coulissante ou encore basculante) peut être avantageusement protégée par une barrière de sécurité éventuellement rétractable comme cela est bien connu. La paroi 25 vitrée comme la porte vitrée peuvent être conçues autonettoyantes par exemple grâce à un dépôt de dioxyde de titane. Le poêle selon l'invention peut être conçu comme indiqué plus haut pour que de l'air ambiant prélevé sensiblement à mi-hauteur de la colonne du poêle par les ouvertures 18 soit refoulé au niveau de la partie la plus basse du poêle au ras du sol. Plus particulièrement, le ventilateur 3 par exemple peut être raccordé à un conduit de circulation d'air 24 qui s'étend entre les entrées d'air 18 et des sorties d'air telles que 25 sur la figure 3. L'entrée d'air 18 du conduit 24 est disposée sensiblement au voisinage du haut de la partie intermédiaire 6 du poêle, soit à environ un mètre du sol, et les sorties d'air 25 sont disposées sensiblement au voisinage du bas de la partie inférieure 2 du poêle, c'est-à-dire pratiquement au ras du sol. Comme visible sur la figure 3, le conduit d'air 24 peut longer l'accumulateur solide 23 pour être en outre réchauffé par conduction ou rayonnement. L'air ambiant qui est aspiré par le ventilateur 3 au niveau des entrées 18 est en général plus chaud que l'air ambiant qui se trouve au ras du sol et ce système de ventilation permet donc un brassage de l'air ambiant pour améliorer le confort dans la pièce où est situé le poêle. REVENDICATIONS1/ Système de chauffage, comprenant une première chambre de combustion (7) et une seconde chambre de combustion (8), caractérisé en ce que la première chambre de combustion est séparée par une paroi vitrée (19) de la seconde chambre de combustion. 2/ Le système de chauffage selon la revendication 1, dans lequel ladite première chambre de combustion est fermée en façade par une porte vitrée (21), ladite paroi vitrée se présentant à travers ladite première chambre de combustion en arrière plan de ladite porte vitrée. 3/ Le système de chauffage selon la revendication 2, dans lequel ladite paroi vitrée est bombée vers l'intérieur de ladite première chambre de combustion et ladite porte vitrée est bombée vers l'extérieur de ladite première chambre de combustion. 4/ Le système de chauffage selon l'une des revendications précédentes, dans lequel un élément solide (23) d'accumulation et de diffusion lente de chaleur couvre au moins en partie ladite seconde chambre de combustion. 5/ Le système de chauffage selon la revendication 4, dans lequel une 20 résistance électrique de chauffage est intégrée dans ledit élément solide. 6/ Le système de chauffage selon l'une des revendications précédentes, comprenant une boîte à fumée (10) qui communique avec un raccordement à double flux (14) monobloc destiné à être raccordé d'une part à un conduit d'évacuation de fumée à double flux et d'autre part à un conduit 25 flexible de prise d'air frais. 7/ Le système de chauffage selon l'une des revendications précédentes, du type en forme de colonne comportant une partie inférieure (2) destinée à reposer au sol, une partie supérieure (9) destinée à contenir une boîte à fumée et une partie intermédiaire (6) disposée entre la partie supérieure et la partie inférieur et dans laquelle sont disposées lesdites chambres de combustion, et dans lequel il est prévu un ventilateur (3) qui est raccordé à un conduit d'air (24) ayant une entrée (18) sensiblement au voisinage du haut de la partie intermédiaire et une sortie (24) sensiblement au voisinage du bas de la partie inférieure, ledit ventilateur fonctionnant pour faire circuler de l'air ambiant entre ladite entrée et ladite sortie du conduit. 8/ Le système de chauffage selon l'une des revendications 1 à 7, du 10 type en forme de colonne à section sensiblement circulaire. 9/ Le système de chauffage selon l'une des revendications 1 à 7, du type en forme de colonne à section sensiblement hexagonale. 10/ Le système de chauffage selon l'une des revendications 1 à 7, du type en forme de colonne à section sensiblement rectangulaire ou carrée. 15 11/ Le système de chauffage selon la revendication 2, comprenant une barrière de sécurité à l'avant de ladite porte vitrée. 12/ Le système de chauffage selon la revendication 2, dans lequel ladite paroi vitrée et ladite porte vitrée sont prévues autonettoyantes. 13/ Le système de chauffage selon l'une des revendications 20 précédentes, dans lequel la première chambre de combustion est adaptée pour des bûches de bois et la seconde chambre de combustion est adaptée pour des granulés de bois.
17,093
FR2960045A1
A1
20111118
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L'invention concerne un procédé de contrôle d'un système de chauffage et/ou ventilation et/ou de climatisation (CVC) ainsi qu'un système de chauffage et/ou ventilation et/ou de climatisation mettant en oeuvre un tel procédé. Elle porte aussi sur un support comprenant un logiciel mettant en oeuvre un tel procédé. Enfin, elle concerne aussi un bâtiment équipé d'un tel système CVC. Le contrôle le plus répandu d'un système de chauffage-ventilationclimatisation (CVC) utilise en général comme paramètre de contrôle principal la température de l'air présent dans un certain espace fermé occupé par des personnes dites « occupants ». Dans ce contrôle, le gestionnaire ou l'occupant détermine des valeurs de consignes fixes de la température et de la vitesse d'air souhaitables du système CVC, et le contrôle met en oeuvre une régulation du système CVC pour atteindre ces valeurs de consigne. Une telle régulation s'avère très insuffisante pour atteindre un confort satisfaisant des occupants d'un bâtiment. Pour améliorer ces méthodes répandues, des contrôles plus évolués basent de plus le contrôle d'un système CVC sur une approche plus complexe prenant en compte deux paramètres propres à un occupant du bâtiment, le métabolisme (met), qui représente la production de chaleur du corps humain (1 met = 58 W/m2), et la vêture (clo), qui représente l'isolation thermique vestimentaire (1 clo = 0.155 K. m2/W). Une telle approche utilise en général le modèle de sensation thermique dit de Fanger et calcule un indice théorique de confort d'un occupant, appelé PMV sur la base de sa définition anglo-saxonne « Predicted Mean Vote », à partir de quatre paramètres environnementaux, la température de l'air intérieur (Ta), la vitesse d'air (Va), la température moyenne radiative (Tr), l'humidité relative (HR), et à partir des deux paramètres propres à un occupant explicités ci-dessus, le métabolisme (met) et la vêture (clo). Ainsi, cette approche plus fine permet de mieux prendre en compte les phénomènes thermiques importants pour un occupant d'un bâtiment, notamment en tenant compte des paramètres propres à un occupant et d'un ensemble de paramètres environnementaux influençant la sensation thermique de l'occupant. Même les systèmes basés sur cette seconde approche présentent toutefois de nombreux inconvénients parmi lesquels : - Ils utilisent des valeurs moyennes pour une zone donnée d'un 10 bâtiment, dans laquelle tous les occupants sont censés ressentir le même confort thermique ; - Ils sont basés sur des hypothèses simplifiées et grossières des paramètres propres des occupants, pour lesquels une valeur constante est choisie, la même pour tous les occupants d'une 15 même zone thermique, éventuellement variable en fonction des saisons : par cette application de la méthode, qui ignore les spécificités de chaque individu en terme de morphologie, d'habitude vestimentaire, de cycle métabolique, les différences de sensation thermique des différents occupants ne sont pas 20 prises en compte. Un standard de confort est imposé à tous et personne ne possède un contrôle personnalisé de son propre confort ; Ils ne prennent pas toujours en compte la présence et le ressenti (personnel et subjectif) de plus d'un occupant par zone 25 thermique ; Ils utilisent des indices de confort linéarisés, basés sur une hypothèse de paramètres (met ; clo) constants, comme l'indice V dans le document US5170935 ; Ils exigent des ressources informatiques lourdes pour mettre en 30 oeuvre des calculs d'optimisation complexes destinés à faire tendre la sensation thermique calculée par l'algorithme vers la sensation thermique actuelle de l'occupant, nécessitant parfois une longue étape de calibration régulière, comme la solution présentée dans le document US5170935. Ainsi, un objet général de l'invention est de proposer une solution améliorée de contrôle d'un système CVC, qui résout tout ou partie des inconvénients précédents. 10 Plus précisément, l'invention cherche à atteindre tout ou partie des objets suivants : Un premier objet de l'invention est de proposer une solution de contrôle d'un système CVC qui tient compte du confort de différents occupants 15 d'un même bâtiment par zone thermique. Un second objet de l'invention est de proposer une solution de contrôle d'un système CVC qui n'exige pas des moyens de calcul trop complexes et coûteux, quelque soit le nombre d'occupants du bâtiment. 20 A cet effet, l'invention repose sur un procédé de contrôle d'un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC), caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : - Calculer un paramètre de confort thermique théorique (PMValgo) 25 pour au moins un occupant d'au moins une zone d'un bâtiment à partir d'au moins un paramètre propre à l'occupant comme son métabolisme (met) et/ou sa vêture (clo) et contrôler un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) de sorte que le paramètre de confort thermique théorique converge vers une5 plage de confort thermique prédéfinie correspondant à un confort satisfaisant, - Corriger au moins un paramètre propre à l'occupant si la sensation thermique réelle de l'occupant n'est pas satisfaisante. Le procédé de contrôle peut comprendre une étape d'initialisation automatique du au moins un paramètre propre à l'occupant lors de la mise en route du procédé de contrôle. 10 Le au moins un paramètre propre à l'occupant peut être son métabolisme (met) et/ou sa vêture (clo). Le procédé de contrôle peut comprendre une étape de saisie par une interface homme machine de la sensation thermique réelle de l'occupant 15 pour obtenir une valeur d'un paramètre de confort thermique réel (PVMihm). L'étape de saisie par l'interface homme machine de la sensation thermique réelle de l'occupant peut être interdite si le système de 20 chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) est dans un état transitoire de convergence vers un état stable. Le procédé de contrôle peut de plus comprendre une étape de correction d'au moins un paramètre propre à l'occupant de sorte que le contrôle du 25 système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) entraîne sa convergence vers un nouvel état stable dans lequel le paramètre de confort thermique théorique converge vers la plage de confort prédéfinie correspondant à un confort satisfaisant tout en obtenant un confort thermique réel satisfaisant de l'occupant. 30 Il peut comprendre une étape de mesure et/ou d'estimation de paramètres environnementaux et la prise en compte de ces mesures et/ou estimations pour le calcul du paramètre de confort thermique théorique (PMValgo). L'étape de calcul du paramètre de confort thermique théorique (PMValgo) peut être obtenue par la méthode de Fanger à partir de la température d'air intérieur (Ta), la température moyenne radiative (Tr), la vitesse de l'air (Va), l'humidité relative (HR), le métabolisme (met) et la vêture (clo). L'étape de correction d'au moins un paramètre propre à l'occupant peut consister à modifier seulement le métabolisme (met). Le procédé peut comprendre une étape supplémentaire de comparaison de la valeur (met*) du au moins un paramètre propre à l'occupant corrigé avec une plage prédéfinie ([met;nf ; metsup]), la situation étant jugée excessive si cette valeur se trouve en dehors de la plage, la valeur du paramètre propre à l'occupant (met) n'étant pas modifiée dans une telle situation. Le procédé de contrôle peut comprendre une étape d'information de l'occupant si la situation est jugée excessive et l'affichage d'un message de suggestion d'une action lui permettant d'améliorer son confort et/ou de réduire sa consommation énergétique. L'invention porte aussi sur un support informatique comprenant un programme informatique mettant en oeuvre les étapes du procédé de contrôle d'un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) tel que décrit ci-dessus. L'invention porte aussi sur un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) comprenant un dispositif de chauffage et/ou climatisation et/ou un dispositif de ventilation, un ou plusieurs capteurs de mesure d'au moins un paramètre environnemental, un moyen de contrôle comprenant des actionneurs permettant de modifier les conditions de fonctionnement du système CVC en fonction d'au moins une valeur de consigne calculée, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de prise en compte de la sensation thermique réelle d'au moins un occupant et un moyen de mise en oeuvre du procédé de contrôle tel que décrit précédemment. Le moyen de prise en compte de la sensation thermique réelle d'au moins un occupant peut être une interface homme machine. L'invention porte aussi sur un bâtiment caractérisé en ce qu'il comprend un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation mettant en oeuvre le procédé de contrôle tel que décrit précédemment. Dans un tel bâtiment, la sensation thermique réelle de tous ses occupants peut être prise en compte. L'invention porte aussi sur une interface homme machine d'un système chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) comprenant des moyens de saisie de la sensation thermique réelle d'un occupant d'un bâtiment. L'Interface homme machine peut offrir la possibilité de saisie parmi six niveaux de sensation thermique différents, trois niveaux « chaud » et trois niveaux « froid » et/ou peut comprendre l'affichage d'au moins une suggestion pour améliorer le confort d'un occupant et/ou peut comprendre l'affichage de valeurs de paramètres environnementaux et/ou peut comprendre l'affichage de la valeur d'un paramètre de confort théorique et/ou peut comprendre l'affichage de la consommation énergétique et/ou peut comprendre l'affichage de l'état stable ou transitoire du système CVC. Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés en détail dans la description suivante d'un mode d'exécution particulier fait à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles : La figure 1 illustre schématiquement une zone thermique d'un bâtiment comprenant un système CVC selon un mode d'exécution de l'invention. La figure 2 représente une interface homme machine (IHM) du système CVC selon le mode d'exécution de l'invention. La figure 3 représente schématiquement un algorithme mis en oeuvre par le procédé de contrôle du système CVC selon le mode d'exécution de 20 l'invention. La figure 4 représente l'évolution temporelle sur une journée hivernale de paramètres environnementaux, du PMV réel d'un occupant et du PMV calculé par l'algorithme associé à cet occupant, selon le mode d'exécution 25 de l'invention. La figure 5 représente en détail l'évolution dans le graphe (PMV,Ta) de ces paramètres lors de l'intervention d'un occupant sur l'IHM, correspondant à l'instant t1 sur la figure 4, selon le mode d'exécution de 30 l'invention. Le mode d'exécution de l'invention définit un système CVC comprenant un système de ventilation individuel 2 coordonné avec un système de chauffage et climatisation 3 (ces deux fonctions peuvent en variante être séparées), adapté pour un bâtiment 1 tertiaire, et plus généralement pour tout espace clos, comme une enceinte d'un véhicule de transport, un logement, etc. Le fonctionnement du système de ventilation et de chauffage/climatisation (CVC) est contrôlé par un dispositif à base de matériel (hardware) et/ou logiciel (software), sur la base de paramètres contrôlés, comme la température (Ta) et la vitesse de l'air (Va), permettant d'agir sur des actionneurs thermiques et/ou aérauliques, non représentés, pour définir le fonctionnement choisi des systèmes de chauffage et climatisation et de ventilation. Le dispositif comprend des capteurs de mesure 6, reliés à un moyen de calcul 7 pour mettre en oeuvre les étapes d'un procédé de contrôle du système CVC, qui sera décrit plus bas. Selon un élément essentiel de l'invention, le système CVC comprend de plus un moyen de prise en compte de la sensation thermique réelle des occupants, notamment par un moyen d'intervention d'un occupant 4. Selon le mode d'exécution choisi, ce moyen repose sur une interface homme machine 5 personnelle à chaque occupant 4 du bâtiment 1, par laquelle il va saisir sa sensation thermique ressentie parmi plusieurs choix prédéfinis, et dont le résultat est transmis au moyen de calcul 7 pour sa prise en compte. La figure 2 représente un exemple d'interface homme machine (IHM) 5, sous la forme d'un boîtier comprenant des boutons d'actionnement et un écran pour l'affichage d'informations, comme des paramètres environnementaux, la consommation énergétique, ainsi que l'évaluation du confort thermique de l'occupant réalisée par le contrôle du système CVC. Cette interface homme machine 5 propose à un occupant 4 le choix entre six sensations thermiques différentes réparties autour de la valeur centrale correspondant au confort recherché. Ainsi, un occupant peut indiquer qu'il a chaud, très chaud ou trop chaud ou qu'il a une sensation de frais, de froid, ou trop froid. L'interface homme machine 5 lui permet la saisie par une simple pression sur un des six boutons de commande 8 parmi les six choix définis ci-dessus. En variante, l'interface homme machine peut se présenter sous la forme d'un écran tactile ou d'une application sur son ordinateur ou un objet portable comme un téléphone. En remarque, l'occupant ne réalise aucune action lorsqu'il est satisfait de son confort thermique. Selon le mode d'exécution choisi, le contrôle du confort thermique d'un occupant est basé sur le modèle de Fanger présenté précédemment. Ce modèle défini sept niveaux de sensation thermique correspondant à un indice de confort PMV et à un pourcentage de personnes insatisfaites par leur confort thermique PPD. PMV PPD Sensation thermique associée +3 100% Très chaud +2 76,8% Chaud +1 26,1 % Légèrement chaud 0 5% Neutre -1 26,1 % Frais -2 76,8% Froid -3 100% Très froid La sensation thermique dite neutre, pour laquelle l'indice de confort thermique PVM prend une valeur nulle, correspond au confort optimal. Un PMV compris entre ]-0,5 ;+0,5[, correspondant à la classe B du confort thermique défini dans l'ISO 7730, engendre au maximum 10 % de personnes insatisfaites par leur confort thermique. Cette plage de confort souvent recommandée est la cible de l'algorithme de contrôle. Toute autre plage de confort, définie ou non dans la norme ISO 7730, peut de même être envisageable. Ainsi, le système CVC du mode d'exécution de l'invention utilise une interface homme machine 5 comprenant six boutons de commande correspondant aux six sensations thermiques autour de la valeur neutre recherchée, telle que définie par le modèle de Fanger. Naturellement, en variante, tout autre choix permettant de quantifier la sensation thermique de l'occupant est envisageable. L'invention porte sur un procédé de contrôle d'un système CVC tel que défini ci-dessus, qui prend donc en compte la sensation thermique réelle de chaque occupant du bâtiment. Pour cela, le procédé de contrôle utilise des valeurs des paramètres propres d'un occupant, le métabolisme (met) et la vêture (clo), qui sont initialisées à partir d'hypothèses prédéfinies. Ces valeurs initiales peuvent dépendre de la saison, du type d'activité dans la pièce, des habitudes des occupants, etc. Toutefois, selon le concept de l'invention, au moins un des paramètres propres d'un occupant est modifié, corrigé, lorsque l'occupant indique, en actionnant un bouton de l'IHM, que sa sensation thermique réelle s'éloigne de la valeur neutre recherchée. La figure 3 représente l'algorithme mis en oeuvre par le procédé de contrôle du système CVC d'un bâtiment selon le mode d'exécution de l'invention, qui s'applique à chaque occupant du bâtiment, qui est partagé en zones thermiques par occupant. Ces différentes zones thermiques du bâtiment peuvent correspondre à des pièces distinctes ou à des zones différentes d'un même espace présentant chacune un terminal de régulation de la température intérieure, par exemple dans le cas de bureaux non cloisonnés de type « open space ». Dans une première étape 10, les deux paramètres propres à un occupant, le métabolisme met et la vêture clo, selon le modèle de calcul choisi, sont initialisés à une valeur prédéfinie, telle qu'explicitée ci-dessus. Ces valeurs initiales peuvent dépendre des occupants, de la saison, etc. Dans une seconde étape 11, les quatre paramètres représentant l'ambiance intérieure au niveau de l'occupant utilisés dans le modèle de Fanger, la température d'air intérieur Ta, la température moyenne radiative Tr, la vitesse de l'air Va au niveau de l'occupant, l'humidité relative HR, sont mesurés dans la zone thermique considérée, voire en variante déduits par un modèle de calcul. Pour cela, le système CVC comprend un ou plusieurs capteurs 6 adaptés situés dans chaque zone contrôlée du bâtiment. Les mesures obtenues peuvent éventuellement être corrigées par des modèles de calcul. Dans une troisième étape 12, le paramètre de confort thermique PMV associé à l'occupant est calculé, tel que défini par le modèle de Fanger de l'état de la technique, à partir des deux paramètres propres de l'occupant et des quatre paramètres environnementaux, comme cela est rappelé précédemment. Ce paramètre de confort thermique est donc un paramètre de confort théorique, noté PMValgo. Il est calculé pour chaque occupant du bâtiment. Dans une quatrième étape 13, un bloc de contrôle calcule des valeurs de consigne (Ta_set ; Va_set) pour le système CVC de chaque zone du bâtiment de sorte que le PMValgo associé à chaque occupant converge vers la plage de confort définie comme préalablement, avec une consommation énergétique minimale. Ta_set calculé par ce bloc de contrôle est commun à tous les occupants d'une même zone thermique, là où Va_set dans le cas d'un système de ventilation individuel peut-être différent pour chaque occupant. Pour cela, le procédé met en oeuvre une régulation de manière connue qui permet, en agissant sur différents actionneurs modifiant le fonctionnement du système CVC, de modifier les valeurs des paramètres environnementaux de la zone considérée pour converger vers les valeurs de consignes. Dans une cinquième étape 14, le bloc de contrôle vérifie si les conditions environnementales de la zone thermique concernée sont arrivées à un état stable, c'est-à-dire si le mécanisme de contrôle mis en oeuvre a permis de converger vers les valeurs de consigne définies. La durée de convergence de cette phase transitoire correspond à la constante de temps du système. Pendant toute cette durée, le système CVC est dans un état transitoire, qui peut être indiqué par un message tel que « in processing » affiché sur l'interface homme machine. Un tel état indique à un occupant que les conditions environnementales sont en train de changer et que même s'il ressent une sensation d'inconfort à l'instant présent, il ne peut intervenir sur le système et doit patienter. Lorsque la convergence précédente est terminée, le système CVC quitte son état transitoire pour un état stable. Dans une telle situation, l'occupant a la possibilité dans une sixième étape 15 d'indiquer que son confort thermique n'est pas satisfaisant, par l'intermédiaire de l'interface homme machine 5 explicitée précédemment. Cela se traduit par un paramètre d'entrée de confort thermique nommé PMVihm du procédé de contrôle, dont la valeur diffère de l'indice de confort théorique PMValgo calculé précédemment, et qui correspond à une estimation du confort thermique réel de l'occupant. Nous l'appellerons ainsi abusivement paramètre de confort thermique réel. Si l'occupant est satisfait de son confort, le procédé de contrôle réitère les étapes 11 à 14 précédentes selon une fréquence prédéfinie. Lorsque l'occupant indique que son confort n'est pas satisfaisant, le procédé de contrôle met alors en oeuvre les étapes supplémentaires suivantes : Une septième étape 16 consiste à calculer l'erreur entre le paramètre de confort théorique PMValgo calculé auparavant et le paramètre de confort réel PMVihm représentatif de la sensation thermique actuelle de l'occupant. Dans une huitième étape 17, le système CVC considère que la différence précédente provient d'une erreur sur les hypothèses non-vérifiables faites sur les paramètres propres de l'occupant, et met en oeuvre un calcul de correction d'au moins un de ces paramètres de sorte qu'un nouveau calcul de paramètre de confort thermique PMValgo par le modèle de Fanger, tel qu'effectué dans la troisième étape 12, donne un résultat du paramètre de confort thermique théorique PMValgo conforme au confort réel de l'occupant, c'est à dire PMValgo = PMVihm, et que cette coïncidence entre PMValgo et le PMV ressenti par l'occupant demeure, même après les futures variations de la température et/ou de la vitesse de l'air qui vont permettre ensuite de revenir dans la plage de confort. Selon le mode d'exécution choisi, le procédé de contrôle modifie le paramètre de métabolisme met en une nouvelle valeur met* qu'on nommera métabolisme résultant, et laisse inchangé le paramètre de vêture clo. Le paramètre de métabolisme est choisi comme paramètre personnel d'ajustement puisqu'il dépend plus particulièrement de l'occupant, varie beaucoup selon les personnes, leur âge, sexe, corpulence, taille, santé, etc., alors que la vêture clo est plus liée à la saison et au climat qu'à l'occupant. En variante toutefois, le procédé pourrait être mis en oeuvre en modifiant uniquement la vêture clo ou en modifiant ces deux paramètres met, clo. Dans tous les cas, bien que les nouveaux paramètres propres à l'occupant pris en compte par l'algorithme, dans le mode d'exécution met* et clo, soient probablement différents des paramètres propres réels à l'occupant, ces paramètres d'ajustement permettent d'aboutir à l'égalité PMValgo=PMVihm, et de conserver une très bonne coïncidence entre PMValgo et le confort PMV ressenti par l'occupant suite aux variations de la température et/ou de la vitesse de l'air permettant de revenir dans la plage de confort. La nouvelle valeur du métabolisme met* est obtenue par une méthode itérative utilisant la suite arithmétique suivante : metp+1 = metp + p, où la valeur initiale meto correspond à la valeur existant avant l'actionnement de l'IHM par l'occupant et où p correspond à un pas dont le signe tient compte que le PMV est une fonction croissante du met. Par exemple, p = 0.01 *sign(PMVihm - PMValgo(metn)). A chaque pas, une nouvelle valeur du confort thermique PMValgo(metp) est obtenue. Cette itération est poursuivie jusqu'à atteindre une valeur du confort thermique PMValgo PMVihm. Lorsque cette valeur est atteinte, la nouvelle valeur du métabolisme met* est ainsi fixée, de sorte qu'on obtient bien la correspondance suivante : PMValgo = PMVihm = PMV (met*). Selon le mode d'exécution de l'invention, le système CVC met en oeuvre une neuvième étape 18, qui consiste à détecter un éventuel excès d'un occupant. Pour cela, il vérifie si le nouveau paramètre propre à l'occupant reste dans une plage raisonnable prédéfinie. Ainsi, si la nouvelle valeur de métabolisme met* sort d'une plage prédéfinie [met;nf ; metsup], il est considéré que la demande de l'occupant est excessive. Cela lui est indiqué par l'intermédiaire de l'interface homme machine, et le procédé de contrôle conserve l'ancienne valeur de métabolisme met. Sinon la nouvelle valeur met* remplace l'ancienne valeur. De plus, en cas d'excès, une suggestion automatique peut être élaborée et proposée à l'occupant par l'intermédiaire de l'interface homme machine. Cette suggestion peut par exemple porter sur la vêture de l'occupant, lui proposer d'enlever ou d'ajouter une veste. Elle peut aussi consister en un avertissement concernant sa consommation énergétique. Dans un tel cas d'excès, c'est à l'occupant d'agir, le procédé de contrôle ne changeant pas ses paramètres. À la fin de cette étape, le procédé de contrôle du système CVC continue et répète les étapes précédentes à partir de la seconde étape 11. Si la valeur du métabolisme met a changé, la valeur de l'indice de confort théorique PMValgo change aussi et le procédé pilote le système pour modifier son état stable initial afin que le paramètre de confort thermique théorique revienne dans la plage de confort prédéfinie. En parallèle des étapes du procédé de contrôle explicitées ci-dessus, le procédé de contrôle met donc en oeuvre des étapes supplémentaires d'interaction avec chaque occupant du bâtiment, tel que cela a été abordé précédemment. Ainsi, en cas d'inconfort, un occupant a la possibilité d'agir sur le contrôle du système CVC par l'interface homme machine lors d'une étape 22, lorsque le système a atteint un état stable, comme cela a été indiqué précédemment. Ensuite, suite à une intervention de l'occupant sur le contrôle du système CVC à l'étape 22, une éventuelle suggestion peut lui être proposée dans une étape 23 en cas d'excès de sa part. Sinon, le système CVC va modifier son fonctionnement tenant compte de la sensation thermique réelle de l'occupant, et va converger vers un nouvel état stable dans lequel le confort thermique va satisfaire l'occupant. Naturellement, le procédé de contrôle précédent a été illustré à titre d'exemple. Il pourrait être appliqué pour certaines zones d'un bâtiment, voire pour une partie seulement de ses occupants sans sortir du concept de l'invention. De plus, il a été appliqué à un système comprenant un dispositif de chauffage et climatisation et un dispositif de ventilation individuelle, ce qui est avantageux pour l'obtention d'un confort personnalisé optimal. Toutefois, il pourrait être appliqué sans dispositif de chauffage ou de climatisation, pour un système spécifique par exemple à l'été ou l'hiver. De même, dans une version simplifiée, il pourrait être implémenté sans contrôle d'un dispositif de ventilation, ou en variante pour le seul contrôle d'un dispositif de ventilation. De plus, l'invention peut finalement s'implémenter sur tout système thermique dont au moins un des paramètres comme la température est régulé à partir d'une consigne variable. De plus, le procédé de contrôle de l'invention a été illustré en appliquant le modèle thermique de Fanger. Il reste naturellement applicable pour toute variante de ce modèle ou tout autre modèle qui utilise au moins un paramètre propre à un occupant du bâtiment pour calculer un paramètre d'estimation du confort d'un occupant. Ainsi, de nombreuses simplifications dans l'application du modèle de Fanger sont possibles. Par exemple, l'influence sur le PMV de l'humidité relative étant faible pour des températures proches du confort (cf. ISO7730), tant que sa valeur reste dans la plage de confort préconisée de l'humidité relative [30% ; 70 %], sa valeur peut être choisie constante, éventuellement à 50%, dans les pays tempérés. La vitesse d'air est en général plafonnée à 1 m/s pour rester dans le domaine de validité du modèle PMV/PPD ainsi que pour éviter un phénomène de courant d'air et donc d'inconfort local. Ainsi, l'invention repose finalement sur le concept représenté par les deux étapes essentielles suivantes du procédé de contrôle d'un système thermique : 12 - Calcul d'un paramètre de confort thermique théorique PVMalgo pour au moins un occupant d'au moins une zone d'un bâtiment à partir d'au moins un paramètre propre à l'occupant, comme son métabolisme et/ou sa vêture, et contrôle d'un système de chauffage et/ou climatisation et de ventilation (CVC) de sorte que le paramètre de confort thermique théorique converge vers une plage de confort prédéfinie correspondant à un confort satisfaisant, 17 - Correction d'au moins un paramètre propre à l'occupant si la sensation thermique réelle de l'occupant n'est pas satisfaisante. Les figures 4 et 5 illustrent un exemple d'implémentation du procédé de contrôle d'un système CVC tel qu'explicité précédemment, lors d'une journée hivernale (système de ventilation éteint), pour un occupant caractérisé par ses deux paramètres propres metrée, et clorée, (inconnus de l'algorithme de contrôle) et sa sensation thermique PMVréel. Sur la figure 4, les courbes 30, 31 représentent respectivement l'évolution dans le temps des sensations thermiques théorique PVMalgo et réelle PVMréel d'un occupant (toutes deux multipliées par 10 par soucis de lisibilité sur le graphe), ces deux indices étant naturellement nuls dans les périodes d'inoccupation, c'est-à-dire le matin pour t t2. Les courbes 32, 33, 34 représentent respectivement l'évolution dans le temps des courbes de température d'air Ta, et de température moyenne radiative Tr dans la pièce, et de la température extérieure Text. L'occupant arrive au bureau le matin à t=to, les systèmes CVC s'étant enclenchés une demi-heure auparavant pour lui fournir un confort thermique satisfaisant à son arrivée. Jusqu'à t=t,, il ressent cependant une sensation thermique PMVréelk-0,9 alors que l'algorithme de contrôle calcule lui une sensation thermique dans la plage de confort : PMValgo -0, cette discordance s'expliquant du fait de l'écart entre les paramètres réel propre à l'occupant (metrée, ; clorée') et ceux programmés dans le bloc de contrôle (meto ; clou). A t=t,, il indique à l'IHM son ressenti concernant sa sensation thermique en actionnant le bouton « froid » correspondant à PMVihm= -1. Le système réagit alors rapidement et la température de la pièce monte vers une valeur supérieure, ramenant la sensation thermique réelle de l'occupant dans la plage de confort, jusqu'à son départ le soir à t=t2. La figure 5 illustre plus précisément le mécanisme de correction mis en oeuvre par l'invention, dans le graphe (PMV, Ta). L'humidité relative et la vitesse d'air sont considérées constantes tout au long du processus : HR = 50%, Va= 0,1 m/s. Juste avant l'instant t1, le paramètre de confort thermique théorique calculé PMValgoo est à la valeur 0 correspondant théoriquement au confort satisfaisant de l'occupant. Ce calcul est effectué en prenant les hypothèses de paramètres de métabolisme meto = 1.3 et clou = 1. Les paramètres d'ambiance présentent les valeurs suivantes : Ta=22 °C, Va = 0.1 m/s, Tr= 19.5 °C, HR = 50%. Le système CVC est ainsi dans un premier état stable. Toutefois, l'occupant du bâtiment présente des caractéristiques propres réelles différentes des hypothèses faites par le modèle de calcul : metrée, = 1.1 et clorée, = 0.75. Il en ressort que l'occupant a froid et ressent un inconfort thermique, son indice de confort réel ressenti ayant pour valeur PMVréelo = -0.85 : il actionne alors le bouton « froid » sur son interface homme machine. Cela induit l'évaluation du paramètre de confort thermique réel du procédé de contrôle à une valeur de PVMihm = -1. Le procédé recalcule alors une valeur de métabolisme met* corrigée, qui prend la valeur met* = 0.94. Pour cette valeur, le procédé de contrôle obtient alors une valeur PVMalgo1 du paramètre de confort thermique théorique différente, non satisfaisante, qui vérifie PVMalgo, = PVMihm. En conséquence, le procédé modifie les valeurs de consigne Ta_set (Va_set, déjà minimal, est laissé constant à Va=0,1 m/s) du système en fonction de ce nouveau paramètre de métabolisme met* de sorte que le paramètre de confort PVMalgo converge vers la valeur PMValgo2 satisfaisante, proche de zéro. Le changement des valeurs de consigne du système CVC se traduit concrètement par un ordre à l'actionneur de chauffage pour augmenter la température de l'air intérieur. Dans l'état stable final, les paramètres d'ambiance ont maintenant les valeurs suivantes : Ta=25.5 °C ; Va=0.1 m/s ;Tr=21 °C ; HR=50% Les paramètres propres pris en compte par l'algorithme ont eux les valeurs suivantes : met = 0.94 ; clo = 1. Ces valeurs sont différentes des paramètres propres réels, mais donnant une très bonne estimation calculée par l'algorithme de la sensation thermique réelle de l'occupant PMVreel2. A noter qu'imposer préalablement une borne met;nf=1 dans un tel cas, aurait permis d'éviter d'atteindre une température de chauffage aussi élevée, synonyme de surconsommation énergétique. En remarque, le concept de l'invention permet donc de converger vers un confort satisfaisant à partir d'une indication du confort réel ressenti par un occupant, sans toutefois connaître réellement ses paramètres thermiques propres : ainsi, le procédé a réussi à satisfaire le confort thermique réel de l'occupant en modifiant seulement le métabolisme de sorte d'obtenir des valeurs de paramètre thermique propre à l'occupant met = 0.94 et clo = 1, qui diffèrent toutefois de ses paramètres réels metrée, = 1.1 et clorée, = 0.75. Les calculs effectués montrent que l'approche consistant à ne modifier que la valeur du métabolisme permet bien de converger vers un confort proche du confort réel de l'occupant sur les plages de température et de vitesse d'air typiques de bureaux tertiaires. Ainsi, la solution retenue répond bien aux objets de l'invention et présente les avantages suivants : - Elle permet de contrôler le confort thermique des occupants d'un bâtiment de manière personnalisée, en tenant compte de leur confort réel ; - Elle est adaptée à une mise en oeuvre simple et conviviale, ne demandant pas des moyens de calcul trop coûteux. 25 REVENDICATIONS1. Procédé de contrôle d'un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC), caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : (12) - Calculer un paramètre de confort thermique théorique (PMValgo) pour au moins un occupant d'au moins une zone d'un bâtiment à partir d'au moins un paramètre propre à l'occupant comme son métabolisme (met) et/ou sa vêture (clo) et contrôler un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) de sorte que le paramètre de confort thermique théorique converge vers une plage de confort thermique prédéfinie correspondant à un confort satisfaisant, (17) - Corriger au moins un paramètre propre à l'occupant si la sensation thermique réelle de l'occupant n'est pas satisfaisante. 2. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'initialisation automatique du au moins un paramètre propre à l'occupant lors de la mise en route du procédé de contrôle. 3. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le au moins un paramètre propre à l'occupant est son métabolisme (met) et/ou sa vêture (clo). 4. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de saisie (22) par une interface homme machine de la sensation thermique réelle de l'occupant pour obtenir (15) une valeur d'un paramètre de confort thermique réel (PVMihm). 5. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'étape de saisie (22) par l'interface homme machine de la sensation thermique réelle de l'occupant est interdite si le système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) est dans un état transitoire de convergence vers un état stable. 6. Procédé de contrôle selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de correction d'au moins un paramètre propre à l'occupant de sorte que le contrôle du système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) entraîne sa convergence vers un nouvel état stable dans lequel le paramètre de confort thermique théorique converge vers la plage de confort prédéfinie correspondant à un confort satisfaisant tout en obtenant un confort thermique réel satisfaisant de l'occupant. 7. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape (11) de mesure et/ou d'estimation de paramètres environnementaux et la prise en compte de ces mesures et/ou estimations pour le calcul du paramètre de confort thermique théorique (PMValgo). 8. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'étape de calcul du paramètre de confort thermique théorique (PMValgo) est obtenu par la méthode de Fanger à partir de la température d'air intérieur (Ta), la température moyenne radiative (Tr), la vitesse de l'air (Va), l'humidité relative (HR), le métabolisme (met) et la vêture (clo). 9. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'étape (17) de correction d'au moins un paramètre propre à l'occupant consiste à modifier seulement le métabolisme (met). 10. Procédé de contrôle selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape (18) supplémentaire de comparaison de la valeur (met*) du au moins un paramètre propre à l'occupant corrigé avec une plage prédéfinie ([met;nf ; metsup]), la situation étant jugée excessive si cette valeur se trouve en dehors de la plage, la valeur du paramètre propre à l'occupant (met) n'étant pas modifiée dans une telle situation. 11. Procédé de contrôle selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'information (23) de l'occupant si la situation est jugée excessive et l'affichage d'un message de suggestion d'une action lui permettant d'améliorer son confort et/ou de réduire sa consommation énergétique. 12. Support informatique comprenant un programme informatique mettant en oeuvre les étapes du procédé de contrôle d'un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) selon l'une des revendications précédentes. 13. Système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation (CVC) comprenant un dispositif de chauffage et/ou climatisation (3) et/ou un dispositif de ventilation (2), un ou plusieurs capteurs de mesure (6) d'au moins un paramètre environnemental, un moyen de contrôle comprenant des actionneurs permettant de modifier les conditions de fonctionnement du système CVC en fonction d'au moins une valeur de consigne calculée, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de prise en compte de lasensation thermique réelle d'au moins un occupant et un moyen de mise en oeuvre du procédé de contrôle selon l'une des revendications 1 à 11. 14. Système de chauffage et/ou climatisation et de ventilation (CVC) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le moyen de prise en compte de la sensation thermique réelle d'au moins un occupant est une interface homme machine. 15. Système de chauffage et/ou climatisation et de ventilation (CVC) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'interface homme machine offre la possibilité de saisie parmi six niveaux de sensation thermique différents, trois niveaux « chaud » et trois niveaux « froid » et/ou en ce qu'elle comprend l'affichage d'au moins une suggestion pour améliorer le confort d'un occupant et/ou en ce qu'elle comprend l'affichage de valeurs de paramètres environnementaux et/ou en ce qu'elle comprend l'affichage de la valeur d'un paramètre de confort théorique et/ou en ce qu'elle comprend l'affichage de la consommation énergétique et/ou en ce qu'elle comprend l'affichage de l'état stable ou transitoire du système CVC. 16. Bâtiment caractérisé en ce qu'il comprend un système de chauffage et/ou climatisation et/ou de ventilation mettant en oeuvre le procédé de contrôle selon l'une des revendications 1 à 11. 17. Bâtiment selon la revendication précédente caractérisé en ce qu'il prend en compte la sensation thermique réelle de tous ses occupants (4).
39,385
FR2960046A1
A1
20111118
doc_full
-1
Paroi formée d'une pluralité de panneaux solaires juxtaposés, et procédé d'assemblage d'une telle paroi La présente invention se rapporte à une paroi formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure de la paroi, soient disposées selon une surface lisse. La présente invention se rapporte en outre à un procédé d'assemblage d'une telle paroi. Les panneaux solaires peuvent être de tout type, et sont plus particulièrement réalisés sur la base de la technologie de panneaux photovoltaïques. La présente invention a pour objet principal de proposer une solution d'intégration de paroi photovoltaïque réalisant simultanément la production d'électricité et l'étanchéité de la paroi, en particulier aux intempéries et notamment à l'eau, tout en proposant une structure de paroi simplifiée pour rendre le montage aisé et rapide, avec un coût de production et de mise en oeuvre raisonnable. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir une paroi présentant des caractéristiques d'esthétique. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir une paroi présentant une bonne protection contre le vol. Plus précisément, ladite paroi se caractérise en ce qu'elle comprend : - une pluralité de longerons longitudinaux parallèles de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre comportant sur au moins un premier de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, et sur le deuxième côté longitudinal opposé au premier côté longitudinal, un appui plan inférieur s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, - au moins un premier longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre comportant : - sur un premier de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à ladite surface lisse, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur ledit premier côté longitudinal dudit premier longeron dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à ladite surface lisse, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U d'un longeron longitudinal de ladite pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier côté de chaque longeron longitudinal de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, parallèle et successif au dit premier longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, et comportant : - sur un deuxième de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis dudit premier côté longitudinal dudit premier longeron longitudinal, un appui plan s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, coopérant avec un espace libre longitudinal situé au-dessus dudit appui plan et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan, de telle sorte que : - ladite nervure longitudinale située dudit premier côté dudit premier cadre, s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, soit emboîtée dans ledit logement longitudinal en U dudit premier côté dudit premier longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, et que - ledit appui plan inférieur situé dudit deuxième côté dudit premier cadre, s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, soit en contact avec ledit appui plan dudit deuxième côté longitudinal dudit deuxième longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, successif au dit premier longeron longitudinal, afin de lier ledit premier cadre aux dits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs par les deux premier et deuxième côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre dudit premier cadre, par une liaison partielle à un degré de liberté en rotation, - des moyens de fixation dudit deuxième côté dudit premier cadre au dit deuxième longeron longitudinal, coopérant avec l'emboîtement en U situé dudit premier côté dudit premier cadre pour fixer ce dernier aux dits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs, - des moyens d'étanchéité dudit premier panneau solaire avec les panneaux solaires juxtaposés. La structure d'assemblage des panneaux solaires avec les longerons de soutien offre une bonne résistance d'ensemble de la paroi, tout en permettant une pose rapide par emboîtement ou encastrement et pivot des panneaux selon un axe longitudinal d'emboîtement, de manière successive. Les panneaux, en prise directe avec les longerons, font partie intégrante de la paroi et participent à la résistance de celle-ci. La paroi selon l'invention permet l'utilisation de panneaux solaires identiques dont la surface extérieure exposée au soleil forme une surface lisse, les tranches des cadres constitutifs des panneaux solaires étant en vis-à-vis sans chevauchement ni recouvrement. Dans la paroi selon l'invention, les panneaux solaires et les profilés porteur coopèrent directement entre eux par emboîtement ou encastrement pour une meilleure résistance d'ensemble de la paroi. Les panneaux en outre font partie intégrante de l'étanchéité de la toiture. Selon une caractéristique avantageuse, une pluralité de traverses est disposée entre les longerons longitudinaux de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse étant placée en appui sur lesdits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier et d'un troisième cadres du premier et d'un troisième panneaux juxtaposés par leurs troisième et quatrième côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier et deuxième côtés longitudinaux de ceux-ci. Les traverses permettent de consolider la structure porteuse constituée des longerons et des traverses dans ce cas, en permettant une meilleure répartition des efforts exercés sur la paroi, par exemple neige ou poids de personnes. Les traverses ont en outre une fonction de drainage des eaux qui pourraient s'infiltrer à travers la paroi. Les traverses permettent en outre un meilleur calage des panneaux dans le sens de la pente. Selon une caractéristique avantageuse, ledit premier cadre dudit premier panneau est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage est fixée. La structure des panneaux à partir d'un cadre formé de profilés permet une construction simple des panneaux dont les plaques solaires peuvent se trouver naturellement emprisonnées dans le cadre après l'assemblage de ce dernier. En outre, le procédé de construction des panneaux à partir de profilés permet de réduire les coûts de fabrication et les possibilités d'assemblage. D'autres avantages seront développés plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau, adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. Les quatre profilés constitutifs du cadre avantageusement identiques permettent une simplification de fabrication tout en répondant cependant à une asymétrie dans l'assemblage du cadre sur les longerons longitudinaux, par emboîtement d'un côté et appui simple de l'autre. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. Le matériau thermiquement isolant peut être toute matière plastique appropriée rigide assurant à la fois une bonne résistance mécanique du panneau et une isolation thermique formant une paroi selon l'invention à rupture de pont thermique, moyennant des coûts de revient améliorés du fait de la constitution par profilés de ces cadres. Le panneau avec son cadre est ainsi isolé thermiquement de la structure porteuse. Un cadre isolant thermiquement sera en outre avantageusement isolant électriquement afin d'assurer la sécurité des personnes dans le cas d'une nature photovoltaïque du panneau, évitant ainsi d'avoir à relier ces panneaux à la terre, le cas échéant, pour le même niveau de sécurité. Selon une caractéristique avantageuse, ladite pluralité de longerons longitudinaux comprend respectivement une pluralité de profilés de section transversale identique, dont lesdits premier et deuxième longerons longitudinaux. La paroi permet d'utiliser une pluralité de longerons avantageusement identiques, malgré un assemblage dissymétrique des panneaux solaires sur deux longerons successifs. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens d'étanchéité comportent un premier joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur ledit deuxième côté longitudinal dudit premier cadre qui est en appui sur ledit appui plan du deuxième longeron longitudinal, coopérant avec ledit espace libre situé au-dessus dudit appui plan et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan, occupé par ledit deuxième côté dudit premier cadre, ledit premier joint d'étanchéité couvrant le bord du premier côté d'un deuxième panneau juxtaposé au dit premier panneau, et comportant une nervure longitudinale en prise dans le logement en U du premier côté dudit deuxième longeron longitudinal. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens d'étanchéité comportent un deuxième joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits troisième et quatrième côtés transversaux dudit premier cadre, ledit deuxième joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau juxtaposé au dit premier panneau. Ces deux caractéristiques offrent avantageusement une étanchéité de la paroi discrétisée, contruite par l'assemblage successif des panneaux solaires, chaque panneau qui est installé comportant des moyens d'étanchéité coopérant avec ceux de deux panneaux juxtaposés déjà posés pour former une étanchéité sur les quatre côtés du panneau qui est installé. Ainsi, lorsque la pluralité des panneaux solaires a été installée, l'étanchéité de la paroi a été simultanément réalisée. L'étanchéité en tant que fonction est conçue comme indissociable des panneaux solaires qui apportent chacun sa partie d'étanchéité de paroi propre à son intégration dans celle-ci. En outre, ces caractéristiques contribuent à une facilité de maintenance de la paroi en cas de remplacement d'un panneau ou d'intervention sur un panneau, l'étanchéité affectée étant restreinte au niveau local du panneau retiré et remis en place ou remplacé, et refaite par l'étanchéité du panneau de remplacement ou du même panneau lors de sa remise en place, le cas échéant, sans que l'opérateur ait à intervenir spécifiquement sur les joints d'étanchéité solidaires des panneaux adjacents restés en place lors de l'intervention. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité, adopte une section transversale en forme de T, la barre transversale du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux juxtaposés, et la barre verticale du T étant associée au dit premier cadre. Selon une caractéristique avantageuse, la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal s'étendant dans la direction de la barre transversale du T, ledit retour longitudinal étant en prise dans une rainure dudit premier cadre de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité sur ledit premier panneau. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité, sont des joints profilés de section transversale identique. Cette caractéristique permet une uniformisation des joints de la paroi avec une section unique dans la direction longitudinale comme dans la direction transversale de la paroi. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité, sont des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. Les lèvres souples réalisent l'étanchéité de la paroi par appui sur la surface extérieure des panneaux, notamment appui sur le cadre, cet appui assurant l'étanchéité étant rendu possible par la résistance mécanique du profilé joint en T, rigide ou sensiblement rigide, qui permet au panneau sur lequel le joint est fixé, d'exercer une pression, via les lèvres souples, sur le panneau adjacent grâce l'emboîtement en U sur le premier longeron d'une part et grâce aux moyens de fixation du deuxième côté du premier cadre au deuxième longeron d'autre part. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens de fixation dudit deuxième côté du premier cadre au dit deuxième longeron longitudinal, coopérant avec l'emboîtement en U situé dudit premier côté dudit premier cadre pour fixer ce dernier aux dits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs, comprennent une bride pivotante dans un plan parallèle à ladite surface lisse, ayant pour effet d'empêcher la rotation dudit premier panneau autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale du premier cadre, en bloquant le deuxième côté du premier cadre entre l'appui plan du deuxième longeron et ladite bride pivotante. Le moyen de bride pivotante permet d'emprisonner rapidement le deuxième côté du cadre sur le deuxième longeron par une manoeuvre de type quart de tour, et ainsi réaliser la fixation du panneau, le premier côté de celui- ci étant prisonnier de la rainure en U du premier longeron. La bride pivotante empêche le relèvement du panneau sous l'effet d'une rotation autour de la nervure constitutive de l'emboîtement en U. Pour démonter un panneau, il sera nécessaire de désactiver cette bride pivotante pour permettre le relèvement du panneau et ensuite son dégagement de l'emboîtement en U, comme cela sera expliqué plus loin. L'invention se rapporte en outre à un procédé d'assemblage d'une paroi selon l'invention, formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures desdits panneaux solaires, qui définissent la face extérieure de ladite paroi, soient disposées selon une surface lisse, caractérisé en ce que le procédé comprend les étapes suivantes : - réaliser une pluralité de panneaux solaires de telle sorte que : - un premier panneau au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comporte une première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre comportant sur au moins un premier de ses côtés longitudinaux, une nervure longitudinale s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse, et sur le deuxième côté longitudinal opposé au premier côté longitudinal, un appui plan inférieur s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse, - réaliser une structure porteuse, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux parallèles de soutien desdits panneaux solaires, de telle sorte que : - au moins un premier longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre comporte sur un premier de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à ladite surface lisse, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur ledit premier côté longitudinal dudit premier longeron dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à ladite surface lisse, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U d'un longeron longitudinal de ladite pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier côté de chaque longeron longitudinal de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, parallèle et successif au dit premier longeron longitudinal de soutien dudit premier cadre, comporte sur un deuxième de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis dudit premier côté longitudinal dudit premier longeron longitudinal, un appui plan s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse, coopérant avec un espace libre situé au-dessus dudit appui plan et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan, - emboîter la nervure longitudinale sise du premier côté longitudinal du premier panneau solaire, dans le logement longitudinal en U du premier longeron dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal successif, - poser le deuxième côté longitudinal dudit premier panneau solaire, au moyen de son appui plan inférieur, sur l'appui plan disposé du deuxième côté longitudinal dudit deuxième longeron longitudinal successif, par rotation du premier panneau solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par ladite nervure longitudinale, - fixer le deuxième côté longitudinal dudit premier cadre au dit deuxième longeron longitudinal. Le procédé d'assemblage selon l'invention est simple et rapide ; plus particulièrement, la pose d'un panneau est simplifiée et rapide, faite en deux opérations : emboîter la nervure dans la rainure en U du longeron puis poser le panneau sur le longeron adjacent ; l'emboîtement de la nervure peut avantageusement se faire avec un panneau incliné afin de présenter la nervure en partie inférieure pour l'emboîtement, puis la pose complète du panneau se fait par simple rotation, une fois l'emboîtement réalisé, jusqu'à l'appui sur le longeron, sous le simple poids du panneau. Selon une caractéristique avantageuse, le procédé selon l'invention consiste à réitérer lesdites étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale et de pose du deuxième côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux de ladite pluralité de panneaux, à partir du premier panneau solaire posé sur un premier longeron longitudinal situé à une extrémité latérale de ladite structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent lesdits logements en U des longerons longitudinaux. Les panneaux solaires sont ainsi posés successivement les uns à côté des autres respectivement selon deux directions et deux sens uniques de pose, la direction transversale et la direction longitudinale. Le sens unique de pose longitudinale est fonction de l'emplacement de l'étanchéité transversale. La pose des panneaux est ainsi simple et rapide. Selon une caractéristique avantageuse, lors de la pose des panneaux suivant la direction longitudinale, le dernier panneau posé est posé en appui contre la tranche du panneau posé précédemment, directement ou par l'intermédiaire d'une traverse. Selon une caractéristique avantageuse, le procédé selon l'invention comporte une étape d'étanchéification de la paroi, consistant à réaliser ladite étanchéité de la paroi, par l'opération de pose successive des panneaux solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité, l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés, étant réalisée par la pose desdits deux panneaux juxtaposés sur ladite structure porteuse. Selon une caractéristique avantageuse, l'étape de fixation du deuxième côté longitudinal dudit premier cadre au dit deuxième longeron longitudinal, consiste à effectuer un mouvement de quart de tour avec un moyen de fixation en prise sur ledit deuxième longeron longitudinal. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit de la description d'un exemple de mode de réalisation d'une paroi et d'un procédé d'assemblage selon l'invention, accompagnée des dessins, exemple donné à titre illustratif non limitatif. La figure 1 représente une vue de dessus d'un exemple de mode de réalisation d'une paroi partielle selon l'invention, formée de quatre panneaux solaires, la figure 1 comportant en vues superposées rabattues, deux sections transversales, prises respectivement sur un longeron longitudinal (vertical sur la figure) et une traverse (horizontale sur la figure) de la paroi. La figure 2 représente une vue en coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1, d'un seul des deux panneaux solaires tels que représentés sur la figure 1 suivant ladite coupe. Les figures 3 et 4 représentent respectivement deux détails A et B agrandis de la figure 2, comme indiqué. La figure 5 est une vue en perspective de dessus d'un panneau solaire de l'exemple de paroi selon la figure 1, selon une étape intermédiaire de pose. La figure 6 est une vue en coupe transversale prise au niveau d'un longeron longitudinal de l'exemple selon la figure 1, avec un panneau solaire posé, et un autre juxtaposé selon une étape intermédiaire de pose. La figure 7 est une vue agrandie de la figure 5 également prise de dessus et à l'angle du panneau où se 15 rejoignent les deux joints d'étanchéité. La figure 8 est une vue de dessous du panneau de la figure 7 au même endroit. La figure 9 est une vue de dessus en perspective de l'étanchéité de l'exemple de paroi selon la figure 1 à 20 l'intersection de quatre panneaux solaires. La figure 10 est une vue d'une pièce d'angle de l'étanchéité à la jonction des deux joints longitudinaux et transversaux, vue de dessous. La figure 11 est une vue en perspective d'un point de 25 fixation d'un panneau solaire selon l'exemple de la figure 6, la bride pivotante étant en position de fixation du panneau solaire. La figure 12 est une vue de dessus de la figure 11 sans le panneau, la bride pivotante étant représentée dans 30 une position intermédiaire entre la position de fixation du panneau et une position de mise en place du panneau. La figure 13 est une vue en perspective d'ensemble d'une pluralité de points de fixation posés le long d'un longeron longitudinal, selon l'exemple de paroi de la 35 figure 1, montrant plusieurs brides pivotantes de fixation. La figure 14 est une vue en perspective d'un point de fixation tel représenté sur les figures 11 à 13, assemblé et agrandi, comportant une bride pivotante. La figure 15 est une vue similaire à la figure 14, le point de fixation étant représenté en éclaté. La Paroi 1 représentée sur les figures est plus particulièrement une toiture qui est avantageusement intégrée à un bâti (non représenté) et forme la toiture intégrale dudit bâti, comportant sa structure porteuse, comme détaillé ci-dessous. Les poutres éventuelles disposées transversalement sous les longerons longitudinaux de la paroi 1 sont considérées comme faisant partie du bâti et n'ont pas été représentées. La figure 1 représente quatre panneaux 2 juxtaposés. La toiture comporte une pluralité de panneaux qui couvre toute la surface nécessaire à partir de panneaux 2 solaires essentiellement identiques. La toiture représentée partiellement sur la figure 1 est formée d'une pluralité de panneaux 2 juxtaposés, de type panneaux solaires, de préférence de type photovoltaïque, assemblés de telle sorte que les faces supérieures 3 de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure 4 de la toiture, soient disposées selon une surface lisse P. Les sections transversales superposées rabattues de la figure 1 montrent sensiblement l'alignement des faces supérieures des panneaux 2. Ainsi, les panneaux solaires 2 ne se recouvrent pas bord à bord, à l'exception de l'étanchéité comme cela sera expliqué plus loin ; deux tranches de panneaux solaires 2 juxtaposés sont disposées en face à face longitudinalement et transversalement directement ou indirectement, dans ce dernier cas avec une partie d'une traverse entre les deux dans le sens transversal, et/ou avec une partie du longeron entre les deux dans le sens longitudinal, comme cela sera également développé plus loin. La toiture 1 comme représentée plus particulièrement sur les figures 1 à 6, comporte : - une pluralité de longerons 5 longitudinaux parallèles de soutien des panneaux solaires 2, constitutifs de l'essentiel de la structure porteuse des panneaux solaires, ayant fonction de chevrons, - un premier panneau 2a au moins de la pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque 6 de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre 7a entourant la première plaque 6, - le premier cadre 7a comportant sur au moins un premier 9 de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale 8 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, et sur le deuxième 10 côté longitudinal opposé au premier 9 côté longitudinal, un appui plan inférieur 11 s'étendant parallèlement à la surface lisse P. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement sur les figures 5 et 6, comporte additionnellement : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a comportant : - sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire à chaque logement longitudinal 5 de s'ouvre du même perpendiculaire ou sensiblement la surface lisse P, de telle sorte que longitudinal 13 en U d'un longeron la pluralité de longerons longitudinaux premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, et comportant : - sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 longitudinal situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, de telle sorte que : - la nervure longitudinale 8 située du premier 9 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit emboîtée dans le logement longitudinal 13 en U du premier 12 côté du premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a, comme représenté sur la figure 6 avec le panneau 2 à droite de la figure, et que - l'appui plan inférieur 11 situé du deuxième 10 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit en contact avec l'appui plan 15 du deuxième 10 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, successif au premier longeron longitudinal 5a, afin de lier le premier cadre 7a aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs par les deux premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre du premier cadre 7a, par une liaison partielle à un degré de liberté en rotation, comme représenté sur la figure 6, en considérant que l'emboîtement en U du cadre sur le longeron confère, par son jeu ou son élasticité, une certaine liberté limitée en rotation dudit cadre, autour d'un axe longitudinal, par rapport au dit longeron. Sur les figures 2, 3, 4, 5, 6, et 8, les panneaux solaires 2, leur cadre 7 respectif, ont été respectivement référencés indifféremment 2a, 2b, 2c, d'une part et 7a, 7b, 7c, d'autre part car les panneaux 2 considérés sont identiques, ainsi que donc leur cadre 7 constitutif ; l'indice a, b, ou c affecté à ces références 2 ou 7 indique qu'il s'agit du panneau 2 ou cadre 7 considéré pour l'indice a, du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent transversalement pour l'indice b, et du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent longitudinalement pour l'indice c, comme montré sur la figure 1 ; les longerons longitudinaux 5 ont en outre été référencés indifféremment 5a ou 5b sur les figures 5, 6, 11, 12, et 13, car ces longerons longitudinaux 5 considérés sont avantageusement identiques dans l'exemple représenté. La figure 5 montre une vue de montage d'un panneau 2 dans laquelle les références a et b pour les longerons 5 s'appliquent à deux longerons 5 de soutien d'un panneau solaire 2. La toiture représentée partiellement sur les figures comporte également : - des moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, - des moyens d'étanchéité 18 du premier panneau 2a solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comme cela sera expliqué plus loin. Les panneaux solaires 2, comme représenté plus particulièrement sur les figures 2 à 4, comportent respectivement une plaque de remplissage, de type plaque photovoltaïque 6 connue ou laminé, et qui ne sera donc pas décrite plus en détail ici. On indiquera simplement que la plaque 6 peut comprendre de manière connue, de l'extérieur vers l'intérieur, une couche de verre, une première couche d'encapsulant, les cellules photovoltaïques, une deuxième couche d'encapsulant, et un film protecteur en sous-face. Le panneau 2 solaire comprend en outre, de manière connue, un boîtier de connexion électrique (non représenté), disposé sous la plaque 6 à l'intérieur du cadre, qui permet de connecter les panneaux entre eux, et de réaliser un circuit électrique. Le boîtier de connexion a en outre un rôle de protection électrique. Cette plaque 6 est enfermée dans le cadre 7 qui possède les fonctions suivantes : - conférer au panneau 2 sa résistance mécanique, et notamment sa rigidité intrinsèque, notamment en vue de son transport, et sa manipulation lors du montage de la toiture, - protéger la plaque 6 contre sa casse éventuelle, grâce à la résistance conférée par le cadre 7 solidaire, et notamment les bords de la plaque 6 contre les chocs par exemple, - participer à la résistance de la toiture, grâce à l'inertie de la section transversale du cadre, et par sa liaison aux longerons longitudinaux 5 ; les cadres 7 font ainsi partie intégrante de la structure porteuse de la toiture. De préférence, le cadre 7 d'un panneau 2 est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels la plaque photovoltaïque 6 est prisonnière et fixée. À cet effet, les quatre tronçons de profilé constitutifs du cadre 7 d'un panneau 2, adoptent avantageusement des sections transversales identiques, comme représenté sur les figures 2 à 4 pour les côtés longitudinaux du cadre, et définissent un logement longitudinal 22 dont la section transversale adopte une forme en U tournée vers l'intérieur du cadre, dans lequel les bords de la plaque photovoltaïque 6 sont emboîtés. Ainsi, du fait de l'identité des sections du cadre 7, la nervure 8 est périphérique autour du cadre. Les quatre tronçons de profilé constitutifs d'un cadre 7 de panneau 2 sont avantageusement réalisés dans un matériau thermiquement isolant, par exemple une matière plastique, de type polyamide ou analogue, rigide, et présentant des caractéristiques de résistance mécanique appropriées aux besoins. Le cadre isolant thermiquement permet avantageusement en outre une isolation électrique entre la plaque photovoltaïque 6 et les longerons longitudinaux 5, afin d'assurer la sécurité des personnes en cas de défaut électrique sur la plaque photovoltaïque 6, en évitant d'avoir à relier les panneaux photovoltaïques à la terre. Il est à noter que le cadre 7 peut également être fabriqué dans un alliage léger à partir de tronçons de profilés, avantageusement également identiques, dans la mesure où l'isolation thermique/électrique de la toiture serait moins prépondérante ou gérée différemment. En se référant aux figures 2 à 4, on voit que la section transversale du profilé constitutif du cadre 7 adopte avantageusement une forme de deux U inversés et solidaires par une de leurs branches, un premier U en partie supérieure de la section, tourné vers l'intérieur du cadre pour la fixation de la plaque photovoltaïque 6, et en partie inférieure, un deuxième U tourné vers l'extérieur du cadre 7, la branche inférieure du deuxième U étant constitutive de la nervure 8 d'assemblage avec le longeron 5 comme expliqué plus haut. Le deuxième U peut être constitué d'une paroi double, comme représenté, à la fois pour augmenter le module d'inertie de la section et pour augmenter l'isolation thermique le cas échéant par la présence d'une section alvéolaire par exemple. La partie extérieure de la branche inférieure du deuxième U est avantageusement constitutive de l'appui plan 11 inférieur du cadre 7 pour l'assise de celui-ci sur le longeron longitudinal 5, comme expliqué plus haut. Le cadre 7 adopte par exemple une forme en plan polygonale, par exemple de préférence rectangulaire ou carré, de telle sorte que l'assemblage côte à côte des cadres 7 constitue une construction de type puzzle, mosaïque ou analogue, et couvre la surface de la toiture. Les lignes de jonction des panneaux 2 dans la direction des longerons 5 passent nécessairement le long desdits longerons longitudinaux. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement partiellement sur la figure 5, comprend avantageusement une pluralité de traverses 19 disposée entre les longerons longitudinaux 5 de la pluralité de longerons longitudinaux 5, une traverse 19 étant placée en appui sur deux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier 7a et d'un troisième 7c cadres du premier 2a et d'un troisième 2c panneaux juxtaposés par leurs troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux de ceux-ci. Deux traverses 19 successives permettent d'assurer le soutien d'un même cadre 7 par ses troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux comme représenté sur la figure 5. Les traverses 19 peuvent par exemple être issues de profilés, et adopter une section transversale unique, par exemple une section transversale en forme de U dont la base du U s'étend de part et d'autre des branches du U, par deux ailes d'appui, respectivement, constituant un soutien aux deux cadres 7 juxtaposés à une même traverse 19 de part et d'autre du U, via l'appui simple inférieur 11 des côtés transversaux 20 et 21 de chacun des deux cadres 7 juxtaposés, comme représenté sur la vue de détail de la figure 1 relative à la coupe d'une traverse 19. Les traverses 19 peuvent avantageusement assumer une fonction de drainage de l'eau d'infiltration et de condensation qui pourrait apparaître à la jonction transversale des panneaux et sous les panneaux 2 eux- mêmes, via des conduits transversaux 30 de drainage formés dans le U de la traverse 19 et par exemple sur une des ailes d'extensions de la base du U de traverse 19, comme représenté sur ladite vue de détail de la figure 1. Ces conduits transversaux 30 de drainage sur les traverses 19 débouchent à leurs extrémités sur deux longerons longitudinaux 5a et 5b successifs, qui reprennent le drainage de cette eau via des conduits 31 longitudinaux collecteurs de tous les conduits transversaux 30 débouchant sur ces deux profilés 5a et 5b, comme représenté par exemple sur la figure 6. Les traverses 19 peuvent être simplement posées sur les longerons longitudinaux 5 et rendues prisonnières par la fixation des cadres 7 aux dits longerons comme cela sera expliqué plus loin, ou fixées directement à ces longerons, par exemple par vis (non représentées). Les traverses 19 sont réalisées en métal, par exemple en alliage léger, et servent à reprendre les efforts qui s'exercent sur la structure porteuse, poids des panneaux solaires, vent, neige, ou poids des techniciens de maintenance. En outre, ces traverses 19 servent avantageusement à caler les panneaux 2 entre eux suivant l'axe de la pente. Les traverses 19 seront de préférence fixées en fonction de l'inclinaison de la toiture, afin de reprendre les efforts dus au poids propre des panneaux 2 dans le sens de la pente. La pluralité de longerons longitudinaux 5 comprend respectivement et avantageusement, comme représenté plus particulièrement sur les figures 5, 6, 11, et 13, une pluralité de profilés 5 de section transversale identique, dont les premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux. Si l'on se réfère plus particulièrement à la figure 6, un profilé 5 longitudinal adopte une section quelconque apte à la résistance mécanique de la structure porteuse en flexion en fonction notamment du poids des panneaux, par exemple une section transversale en forme de T renversé, de préférence alvéolée, la barre de pied du T comportant à son extrémité libre supérieure la rainure longitudinale 13 en U d'emboîtement des cadres 7 et l'appui simple 15 pour lesdits cadres 7, comme représenté à la figure 6 et expliqué plus haut. Les traverses 19 sont posées en appui sur les côtés longitudinaux 12, 14 des longerons 5, comme représenté sur la figure 6, par exemple sur des pieds 32 longitudinaux permettant le vissage de ces traverses 19 aux longerons longitudinaux 5 par leurs extrémités. Les longerons longitudinaux 5 sont fixés au bâti par des poutres ou analogue, de manière connue (non représentée). L'appui plan 15 du longeron 5 étant situé à l'extrémité supérieure du pied, on remarquera qu'il existe un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, afin que le deuxième côté 10 d'un panneau 2 puisse être posé sur cet appui plan 15, via le cadre 7 du panneau, par rotation autour de la nervure 8 de celui-ci située du côté opposé et emboîtée dans le longeron 5 juxtaposé. Si l'on se réfère maintenant plus particulièrement aux figures 1 à 11, les moyens d'étanchéité 18 comportent avantageusement, pour un premier panneau 2a, un premier 23 joint d'étanchéité de toiture fixé et s'étendant sur le deuxième 10 côté longitudinal du cadre 7a du premier panneau 2a, qui est en appui sur l'appui plan 15 du deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à celui-ci, occupé par le deuxième 10 côté du cadre 7a du premier panneau 2a, le premier 23 joint d'étanchéité couvrant le bord du premier 9 côté d'un deuxième panneau 2b juxtaposé au premier panneau 2a, comportant un deuxième cadre 7b comportant une nervure longitudinale 8 en prise dans le logement 13 en U du premier 12 côté du deuxième longeron longitudinal 5b. Les moyens d'étanchéité 18 comportent en outre avantageusement un deuxième 24 joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un des troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux du cadre 7a du premier panneau 2a, le deuxième 24 joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau 2c juxtaposé au premier panneau 2a comportant un troisième cadre 7c. Dans l'exemple représenté, le deuxième joint 24 s'étend avantageusement sur le troisième côté 20 du cadre 7a, soit sur le côté transversal inférieur, comme représenté sur la figure 5, de telle sorte que les panneaux 2 sont posés du bas vers le haut. En outre, cette disposition du deuxième 24 joint d'étanchéité, sur le côté transversal inférieur d'un panneau 2, présente l'avantage d'une étanchéité transversale renforcée avec les joints 23, 24 tels que décrits ci-dessous. Ce sont les joints d'étanchéité 23, 24 qui déterminent l'orientation d'un panneau 2 sur la toiture dans le cas où les quatre côtés du cadre 7 sont identiques, par rapport à ses quatre positions possibles. De manière avantageuse, comme plus particulièrement représenté sur les figures 2 à 4, les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale 25 du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux 2 juxtaposés, et la barre verticale 26 du T étant associée au premier cadre 7a. La barre verticale 26 du T comporte de préférence à son extrémité libre un retour longitudinal 27 s'étendant dans la direction de la barre transversale 25 du T, comme représenté sur la figure 2 ou 4, le retour longitudinal 27 étant en prise dans une rainure 28 du premier cadre 7a du panneau 2a pour une fixation des joints d'étanchéité 23, 24 sur le premier panneau 2a. Les côtés du premier cadre 7a étant avantageusement de section identique, il est avantageux que les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, soient des joints profilés de section transversale identique. Le retour longitudinal 27 est inséré en force, par une liaison de type clippage, dans la rainure 28 du cadre 7a, afin d'être fixé fermement à celui-ci, conférant entre chaque joint d'étanchéité 23, 24 et le cadre 7a, une liaison complète rigide apte à assurer l'étanchéité par pression de la barre transversale du T sur le panneau 2b, 2c juxtaposé. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, sont avantageusement des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre 7 de panneau 2. Dans l'exemple représenté, chaque extrémité transversale de la barre transversale 25 du T comporte de préférence deux lèvres longitudinales parallèles comme représenté sur les figures 2 et 4 afin de renforcer l'étanchéité. Le retour longitudinal 27 et la partie de barre 25 transversale du T en vis-à-vis, forment une pince de clippage du joint 23, 24 sur le bord du cadre 7 comme représenté sur la figure 4. Lorsque cette pince est ouverte vers l'amont de la toiture, pour le joint d'étanchéité 24 transversal, elle renforce avantageusement par sa force de serrage élastique l'étanchéité de la, ou des lèvres de la pince, sises en face du retour 27 longitudinal. Ainsi, le placement du joint 24 transversal en partie inférieure du cadre 7 (troisième côté 20 dans l'exemple) qui doit faire face à la pression maximale d'écoulement de l'eau sur la toiture, est préféré. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité sont avantageusement réunis à un angle du premier cadre 7a par une pièce 33 d'étanchéité d'angle, plus particulièrement représentée sur les figures 5 à 11. Cette pièce 33 d'étanchéité d'angle, de forme sensiblement carrée ou rectangulaire en vue de dessus, couvre les extrémités des deux joints 23, 24 se rejoignant dans ledit angle du premier cadre 7a, et forme étanchéité avec ces dites extrémités de sorte que l'eau ne puisse normalement pas s'infiltrer entre la pièce 33 et les joints 23 et 24. La pièce 33 d'étanchéité d'angle est fixée à l'angle du cadre 7 par tout moyen, par exemple par clippage et/ou collage, de telle sorte que deux côtés du carré ou du rectangle défini par cette pièce 33 forment deux rebords libres 34, 35 de couverture, prolongeant respectivement les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, éventuellement et avantageusement munis d'une mousse d'étanchéité (non représentée), afin de couvrir les extrémités libres des deux joints d'étanchéité 23, 24 des deux panneaux 2b et 2c juxtaposés au premier panneau 2a, comme représenté sur la figure 9. Le collage de la pièce d'angle 33 permet en outre avantageusement de faire l'étanchéité de coupe de l'angle à 45° des tronçons de profilé, constitutifs du cadre 7. La pièce d'étanchéité d'angle 33 est réalisée en matière plastique souple ou semi rigide. Dans l'exemple représenté, la fixation de la pièce 33 dans l'angle du cadre 7 est notamment réalisée par une équerre 36 de positionnement angulaire, saillante à angle droit sous le chapeau 37 de forme carrée ou rectangulaire, l'équerre 36 comportant avantageusement une nervure 58 s'emboîtant dans l'arête 39 d'angle extérieur du cadre 7. En outre, la pièce 33 d'étanchéité d'angle comporte de préférence un plot 38 de centrage, disposé sous le chapeau 37, qui vient avantageusement s'insérer dans l'angle intérieur supérieur du premier cadre 7a et prend par exemple appui sur la plaque de remplissage 6 du panneau 2a. Trois autres plots 40, 41, 42, disposés respectivement aux trois autres angles du chapeau 37, prennent avantageusement et respectivement appui sur les trois plaques photovoltaïques des trois panneaux adjacents. Les moyens d'étanchéité 18 tels que décrits ci-dessus pour le premier panneau 2a sont avantageusement identiques pour les autres panneaux solaires de la pluralité de panneaux 2 solaires. Ainsi, un panneau 2 comporte seulement deux de ses côtés munis d'un joint d'étanchéité, se joignant dans un angle du panneau au moyen d'une pièce d'angle d'étanchéité. Comme plus particulièrement représenté sur les figures 5, 6, et 11 à 15, les moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, comprennent avantageusement une bride pivotante 29 dans un plan parallèle à la surface lisse P, ayant pour effet d'empêcher la rotation du premier panneau 2a autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale 8 du premier cadre 7a, en bloquant le deuxième 10 côté du premier cadre 7a entre l'appui plan 15 du deuxième longeron 5b et la bride pivotante 29. On constate sur la figure 1 principale (vue de dessus de la paroi 1), que les points de fixation 17 ne sont pas visibles, étant avantageusement dissimulés sous les joints d'étanchéité 23 ; sur cette figure 1, les points de fixation 17 n'ont pas été représentés sur la section rabattue des longerons 5, pour simplifier cette section, un point de fixation 17 étant montré par ailleurs sur la figure 6. Les moyens de fixation 17 pour un panneau 2 peuvent comprendre plusieurs points avantageusement identiques de fixation régulièrement répartis le long du deuxième côté 10 du cadre 7 du panneau 2, soit régulièrement répartis sur la longueur de chaque longeron longitudinal 5, comme représenté sur la figure 13 où l'on voit trois points de fixation pour un deuxième 10 côté de cadre 7. Un point de fixation particulièrement avantageux va 15 maintenant être décrit avec l'aide des figures 6, 14 et 15 plus particulièrement. Un point de fixation 17 comprend : - une tige 43 destinée à être fixée par une 46 de ses extrémités au longeron 5 longitudinal, par exemple 20 par vissage ou analogue, dans une zone médiane du longeron 5 laissée libre entre les deux panneaux 2a, 2b lorsque ces derniers sont en appui sur le longeron 5 ; - une bride 29 pivotante autour de l'axe longitudinal de la tige 43 ; 25 - un écrou 44 vissé sur l'autre extrémité 47 de la tige 43, libre, permettant d'immobiliser par vissage la bride 29 en position de maintien du panneau 2 sur le longeron 5 longitudinal, en coopération avec l'emboîtement en U situé sur le premier côté 9 opposé du panneau 2 30 considéré. La tige 43 comporte de préférence une collerette 45 transversale positionnée sensiblement à mi-distance entre ses deux extrémités 46, 47, destinée à servir, sur une de ses faces, de butée d'enfoncement de la tige 43 dans le 35 longeron 5, comme représenté sur la figure 6, et sur l'autre, opposée, de ses faces, d'appui pour la bride 29 pivotante lors du vissage au moyen de l'écrou 44 de telle sorte qu'une pression soit de préférence exercée par la bride 29 sur le cadre 7 après vissage de l'écrou 44. L'extrémité 46 de la tige 43 destinée à être insérée dans le longeron 5 longitudinal peut comporter par exemple un profil lui conférant une capacité auto-taraudeuse comme représenté sur les figures 14 ou 15. L'autre extrémité 47 de la tige 43 est filetée pour le vissage de l'écrou 44. L'extrémité 47 libre de la tige 43 est avantageusement munie d'un moyen 50 de prise directe pour un outil (non représenté) de vissage et de dévissage de la tige 43, par exemple vissage de la tige 43 seule, et dévissage de la tige 43 munie de la bride 29 et de l'écrou 44 associé. Les profilés 5 seront avantageusement équipés en atelier des points de fixation constitués chacun d'une tige 43, d'une bride 29 et d'un écrou 44. En cas de remplacement d'un panneau 2, l'opérateur, par le moyen 50 de prise directe, pourra désactiver le point de fixation plus rapidement par dévissage partiel de type quart de tour, en agissant directement sur la tige 43, au lieu d'avoir à dévisser l'écrou 44 puis à manoeuvrer la bride 29 pivotante pour libérer le deuxième côté 10 du panneau 2 avant de le soulever par pivotement autour de l'emboîtement en U situé du premier côté 9 opposé du cadre 7. Une fois le mouvement de type quart de tour réalisé par l'opérateur, le panneau 2 est libre d'être pivoté. Ce moyen 50 de prise peut par exemple être constitué d'un trou à facette, comme représenté, accessible par le dessus de l'extrémité 47 la tige 43, pour une clé de type intravis ou analogue (non représentée). La bride 29 est constituée d'une plaque oblongue à une première extrémité 52 de laquelle est formé un trou 51 de passage de la tige 43, dont le diamètre est inférieur au diamètre extérieur de la collerette 45. La longueur de la plaque oblongue est définie de telle sorte que la deuxième extrémité 53 de la plaque oblongue puisse passer au-dessus de la nervure 8 du cadre 7 posé sur le longeron 5, lorsque l'axe longitudinal de la plaque oblongue est tourné de façon à être perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 ou position de verrouillage comme représenté sur la figure 11 ; dans cette position de verrouillage, le cadre 7 est immobilisé contre le longeron 5 et ne peut être pivoté ni soulevé. La largeur de la plaque oblongue est telle que, lorsque l'axe longitudinal de cette plaque oblongue est tourné en sorte de se trouver parallèle à l'axe longitudinal du longeron 5, ou position de mise en place du panneau, comme représenté sur la figure 13, le cadre 7 soit libéré être pivoté autour de l'axe de nervure 8 située du premier côté du longeron 5 et puisse rotation défini par la 9 du cadre 7, emboîtée dans le logement en U du longeron 5 extrémité 52 de la plaque 29 sera d'une butée 54, par exemple un adjacent. La première avantageusement munie angle droit, comme représenté sur les figures 12, 14 et 15, destinée à empêcher la rotation complète de la bride 29 une fois cette dernière en place sur le longeron. La butée 54 est réalisée de telle sorte qu'elle limitera la rotation de la bride pivotante 29 à partir de sa position de mise en place du panneau 2 (figure 9) à sa position de verrouillage (figure 11) comme expliqué ci-dessus, soit dans l'exemple à une rotation de type quart de tour de la bride. La limitation de rotation de la bride 29 se fait avantageusement par appui de celle-ci contre le longeron 5 longitudinal au moyen de la butée 54, dans l'exemple contre la surface extérieure d'une paroi longitudinale du longeron 5 constitutive du logement 13 en U, comme représenté en particulier sur les figures 6 et 11. La figure 12 représente la bride 29 dans une position intermédiaire entre la position de verrouillage du panneau 2 et la position de mise en place du panneau 2 ; sur cette figure 12, la butée 54 n'est pas en appui contre le longeron 5. La figure 12 montre en outre que le verrouillage est orienté, dans l'exemple de préférence dans le sens des aiguilles d'une montre. L'écrou 44 doit permettre d'immobiliser la bride 29 en position perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 pour fixer le cadre 7 du panneau sur le longeron 5, par vissage de l'écrou sur la tige 43 et serrage de la bride 29 pivotante contre la collerette 45. Il est à noter que le point de fixation tel que décrit ci-dessus se trouve, une fois les panneaux 2 assemblés sur la structure porteuse comprenant les longerons 5 et éventuellement les traverses 19, inaccessible, comme représenté sur la figure 6. Lors du montage des panneaux 2 de manière successive, comme cela sera expliqué plus loin, cela n'est pas gênant pour le panneau 2a, car au moment de fixer ce panneau 2a, le panneau adjacent 2b n'est pas encore en place, dégageant ainsi l'accès au point de fixation 17, et ainsi de suite pour les panneaux successifs qui peuvent être bloqués aisément avec les moyens de fixation 17 au fur et à mesure de leur pose. Toutefois, une fois l'ensemble des panneaux 2 assemblés sur les longerons 5, dans le cas du démontage d'un panneau 2 pour maintenance ou remplacement de celui- ci par exemple, il est nécessaire d'accéder aux points de fixation afin de les désactiver et de pouvoir retirer le panneau défaillant de la paroi 1. Cet accès aux points de fixation 17 se fait avantageusement sous le joint d'étanchéité 23 longitudinal de ce panneau dans un endroit dont l'accès est ainsi limité et non visible. La désactivation du point de fixation 17 par une action directe de dévissage sur la tige 43, de type mouvement de quart de tour inverse du mouvement de quart de tour de la bride 29 seule pour la fixation du panneau, via le moyen de prise 50, ainsi que la position de l'axe longitudinal de cette tige 43 au-dessous du joint d'étanchéité 23, facilite dans ce cas le démontage du panneau, par exemple via un trou réalisé dans le joint d'étanchéité 23 au-dessus du point de fixation qui doit être désactivé. À cet effet, une cartographie de l'emplacement des points de fixation 17 sera conservée. Le trou dans le joint d'étanchéité 23, nécessaire pour un accès de l'outil de démontage au point de fixation, peut ensuite, une fois le panneau 2 remis en place et fixé, être rebouché au moyen d'un mastic approprié d'étanchéité. Le moyen de prise 50 disposé en creux en bout de l'axe de la tige 43, permet avantageusement d'être actionné par un outil de faible encombrement (non représenté), de type tige de tournevis, clé intra-vis, ou analogue, en l'occurrence de faible diamètre, selon une rotation autour de l'axe vertical de la tige 43, minimisant ainsi le trou nécessaire de passage dans le joint 23. Un exemple de procédé d'assemblage d'une paroi 1 telle que décrite ci-dessus va maintenant être décrit. Le procédé comprend les étapes suivantes : - réaliser une pluralité de panneaux 2 solaires comme décrit précédemment, avantageusement tous identiques, - réaliser une structure porteuse, comme décrit précédemment, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux 5 parallèles de soutien des panneaux solaires 2, et avantageusement une pluralité de traverses 19 associées comme décrit précédemment, de telle sorte que : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a d'un premier panneau 2a comporte sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U 13 d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, comporte sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant dans un plan parallèle à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, - emboîter la nervure longitudinale 8 sise du premier 9 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et à l'extrémité basse du premier longeron 5a, dans le logement longitudinal en U 13 de celui-ci dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal 5b successif, en sorte d'immobiliser le premier côté 9 du panneau 2a sur le premier longeron 5a, dans une direction perpendiculaire au plan de la paroi 1 et au longeron 5a, tout en autorisant autour d'un axe longitudinal du logement longitudinal en U un pivotement du panneau vers l'extérieur, - poser le deuxième 10 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, au moyen de son appui plan inférieur 11, sur l'appui plan 15 disposé du deuxième 14 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b successif, par rotation du premier panneau 2a solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par la nervure longitudinale 8, - fixer le deuxième 10 côté longitudinal du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, par exemple au moyen de trois points de fixation comme décrit précédemment, en prise sur le deuxième longeron longitudinal 5b, en effectuant de préférence pour chaque point de fixation 17 un mouvement de type quart de tour sur une bride pivotante 29, de sorte que cette dernière passe au-dessus de la nervure 8 du cadre en vue d'empêcher le pivotement du premier panneau 2a, et serrer la bride 29 en position de verrouillage du premier panneau 2a au moyen d'un écrou 44, - réitérer les étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale 8 et de pose du deuxième 10 côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux 2 de la pluralité de panneaux, à partir du premier panneau 2a solaire posé sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent les logements 13 en U des longerons longitudinaux 5, - fixer les panneaux 2 au fur et à mesure de leur pose, avant que l'emboîtement d'un panneau 2 juxtaposé n'empêche l'accès aux points de fixation. Lors de la pose des panneaux 2 suivant la direction longitudinale, dans l'exemple de l'extrémité basse du longeron longitudinal vers l'extrémité haute de celui-ci, le dernier panneau 2 posé est posé en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs et de préférence contre une traverse 19 apte chacune à reprendre d'autant plus le poids du panneau 2 que la paroi est verticale. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière longitudinale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée longitudinale se trouvant en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs, puis en fixant tous les panneaux 2 de la rangée longitudinale sur le longeron 5b avec les points de fixation 17 décrits plus haut, avant d'installer les panneaux 2 de manière longitudinale de la rangée longitudinale successive, en appui sur les longerons 5b, 5c successifs, afin de pouvoir accéder aux points de fixation sur le longeron 5b. La pose peut se faire ainsi de suite jusqu'à la réalisation complète de la toiture. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière transversale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée transversale se trouvant en appui sur tous les longerons 5, puis tous les panneaux de la rangée transversale supérieure. Dans ce mode de pose, chaque panneau 2 posé doit être immédiatement fixé avec ses points de fixation 17, car le panneau adjacent suivant posé masquerait l'accès à ces points de fixation. Une fois la première rangée transversale inférieure de panneaux 2 posée, l'opérateur peut poser et fixer la rangée transversale adjacente suivante supérieure, et ainsi de suite jusqu'à la dernière rangée transversale la plus haute de la toiture. Un autre mode de pose peut consister à poser les panneaux simultanément selon les deux directions transversale et longitudinale combinées, en respectant l'orientation de ces directions en raison de la position des joints d'étanchéité 23, 24 de recouvrement des panneaux 2 comme expliqué plus haut. Dans tous les cas de mode de pose, les panneaux 2 solaires doivent être connectés entre eux électriquement par l'intermédiaire des boîtiers de connexion (non représentés), ceci de manière connue. Selon l'exemple de procédé d'assemblage décrit, l'étape d'étanchéification de la paroi 1, consiste à réaliser l'étanchéité de la paroi, progressivement, par l'opération de pose successive des panneaux 2 solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité 18 comme décrit plus haut, l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés étant réalisée par la pose des deux panneaux juxtaposés sur les longerons et traverses. La paroi selon l'invention convient pour des toitures planes, à profil courbe à facettes, en pente, horizontale, ou des parois verticales, selon les besoins en fonction de la disposition de la paroi par rapport à l'ensoleillement. REVENDICATIONS1. Paroi (1) formée d'une pluralité de panneaux (2) juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure (4) de la paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), caractérisée en ce que ladite paroi comprend : - une pluralité de longerons (5) longitudinaux parallèles 10 de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau (2a) au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque (6) de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre (7a) entourant ladite première plaque, 15 - ledit premier cadre (7a) comportant sur au moins un premier (9) de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale (8) s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), et sur le deuxième (10) côté longitudinal opposé au premier (9) côté longitudinal, un 20 appui plan inférieur (11) s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), - au moins un premier longeron longitudinal (5a) de soutien dudit premier cadre (7a) comportant : - sur un premier (12) de ses deux côtés 25 longitudinaux, un logement longitudinal en U (13) dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à ladite surface lisse (P), et dont l'ouverture du U s'ouvre sur ledit premier (12) côté longitudinal dudit premier longeron (5a) dans un plan 30 perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à ladite surface lisse (P), de telle sorte que chaque logement longitudinal en U (13) d'un longeron longitudinal (5) de ladite pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier (12) côté de chaque longeron longitudinal (5) 35 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal (5b) de soutien dudit premier cadre (7a), parallèle et successif au dit premier longeron longitudinal (5a) de soutien dudit premier cadre, et comportant : - sur un deuxième (14) de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis dudit premier (12) côté longitudinal dudit premier longeron longitudinal (5a), un appui plan (15) s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), coopérant avec un espace libre (16) longitudinal situé au-dessus dudit appui plan (15) et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan (15), de telle sorte que : - ladite nervure longitudinale (8) située dudit premier (9) côté dudit premier cadre (7a), s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), soit emboîtée dans ledit logement longitudinal en U (13) dudit premier (12) côté dudit premier longeron longitudinal (5a) de soutien dudit premier cadre (7a), et que - ledit appui plan inférieur (11) situé dudit deuxième (10) côté dudit premier cadre (7a), s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), soit en contact avec ledit appui plan (15) dudit deuxième (10) côté longitudinal dudit deuxième longeron longitudinal (5b) de soutien dudit premier cadre (7a), successif au dit premier longeron longitudinal (5a), afin de lier ledit premier cadre (7a) aux dits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs par les deux premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre dudit premier cadre (7a), par une liaison partielle à un degré de liberté en rotation, - des moyens de fixation (17) dudit deuxième (10) côté dudit premier cadre (7a) au dit deuxième longeron longitudinal (5b), coopérant avec l'emboîtement en U situé dudit premier (9) côté dudit premier cadre pour fixer ce dernier aux dits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs, - des moyens d'étanchéité (18) dudit premier panneau (2a) solaire avec les panneaux solaires juxtaposés. 2. Paroi (1) selon la revendication 1, dans laquelle une pluralité de traverses (19) est disposée entre les longerons longitudinaux (5) de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse (19) étant placée en appui sur lesdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier (7a) et d'un troisième (7c) cadres du premier (2a) et d'un troisième (2c) panneaux juxtaposés par leurs troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux de ceux-ci. 3. Paroi (1) selon la revendication 1 ou 2, dans laquelle ledit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage (6) est fixée. 4. Paroi (1) selon la revendication 3, dans laquelle lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2), adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal (22) dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. 5. Paroi (1) selon la revendication 3 ou 4, dans laquelle lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. 6. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle ladite pluralité de longerons longitudinaux (5) comprend respectivement une pluralité de profilés de section transversale identique, dont lesdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons 36 longitudinaux. 7. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans laquelle lesdits moyens d'étanchéité (18) comportent un premier (23) joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur ledit deuxième (10) côté longitudinal dudit premier cadre (7a) qui est en appui sur ledit appui plan (15) du deuxième longeron longitudinal (5b), coopérant avec ledit espace libre (16) situé au-dessus dudit appui plan (15) et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan, occupé par ledit deuxième (10) côté dudit premier cadre (7a), ledit premier (23) joint d'étanchéité couvrant le bord du premier (9) côté d'un deuxième panneau (2b) juxtaposé au dit premier panneau (2a), et comportant une nervure longitudinale (8) en prise dans le logement en U (13) du premier (12) côté dudit deuxième longeron longitudinal (5b). 8. Paroi (1) selon la revendication 7, dans laquelle lesdits moyens d'étanchéité (18) comportent un deuxième (24) joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux dudit premier cadre (7a), ledit deuxième (24) joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau (2c) juxtaposé au dit premier panneau (2a). 9. Paroi (1) selon la revendication 7 ou 8, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, adopte une section transversale en forme de T, la barre transversale (25) du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux (2) juxtaposés, et la barre verticale (26) du T étant associée au dit premier cadre (7a). 10. Paroi (1) selon la revendication 9, dans laquelle la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal (27) s'étendant dans la direction de la barre transversale (25) du T, ledit retour longitudinal (27) étant en prise dans une rainure (28) dudit premier cadre (7a) de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité (23, 24) sur ledit premier panneau (2a). 11. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, sont des joints profilés de section transversale identique. 12. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 9 à 11, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, sont des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. 13. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, dans laquelle lesdits moyens de fixation (17) dudit deuxième (10) côté du premier cadre (7a) au dit deuxième longeron longitudinal (5b), coopérant avec l'emboîtement en U situé dudit premier (9) côté dudit premier cadre (7a) pour fixer ce dernier aux dits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs, comprennent une bride pivotante (29) dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), ayant pour effet d'empêcher la rotation dudit premier panneau (2a) autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale (8) du premier cadre (7a), en bloquant le deuxième (10) côté du premier cadre (7a) entre l'appui plan (15) du deuxième longeron (5b) et ladite bride pivotante (29). 14. Procédé d'assemblage d'une paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, formée d'une pluralité de panneaux (2) juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) desdits panneaux solaires, qui définissent la face extérieure (4) de ladite paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : - réaliser une pluralité de panneaux (2) solaires de telle sorte que : - un premier panneau (2a) au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comporte une première plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre (7a) entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre (7a) comportant sur au moins un premier (9) de ses côtés longitudinaux, une nervure longitudinale (8) s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), et sur le deuxième (10) côté longitudinal opposé au premier (9) côté longitudinal, un appui plan inférieur (11) s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), - réaliser une structure porteuse, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux (5) parallèles de soutien desdits panneaux solaires (2), de telle sorte que : - au moins un premier longeron longitudinal (5a) de soutien dudit premier cadre (7a) comporte sur un premier (12) de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal en U (13) dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à ladite surface lisse (P), et dont l'ouverture du U s'ouvre sur ledit premier (12) côté longitudinal dudit premier longeron (5a) dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à ladite surface lisse (P), de telle sorte que chaque logement longitudinal en U (13) d'un longeron longitudinal (5) de ladite pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier (12) côté de chaque longeron longitudinal (5) de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal (5b) de soutien dudit premier cadre (7a), parallèle et successif au dit premier longeron longitudinal (5a) de soutien dudit premier cadre, comporte sur un deuxième (14) de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis dudit premier (12) côté longitudinal dudit premier longeron longitudinal (5a), un appui plan (15) s'étendant dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), coopérant avec un espace libre (16) situé au-dessus dudit appui plan (15) et s'étendant selon une direction perpendiculaire au dit appui plan, - emboîter la nervure longitudinale (8) sise du premier (9) côté longitudinal du premier panneau (2a) solaire, dans le logement longitudinal en U (13) du premier longeron (5a) dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal (5b) successif, - poser le deuxième (10) côté longitudinal dudit premier panneau (2a) solaire, au moyen de son appui plan inférieur (11), sur l'appui plan (15) disposé du deuxième (14) côté longitudinal dudit deuxième longeron longitudinal (5b) successif, par rotation du premier panneau (2a) solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par ladite nervure longitudinale (8), - fixer le deuxième (10) côté longitudinal dudit premier cadre (7a) au dit deuxième longeron longitudinal (5b). 15. Procédé d'assemblage selon la revendication 14, consistant à réitérer lesdites étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale (8) et de pose du deuxième (10) côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux (2) de ladite pluralité de panneaux, à partir du premier panneau (2a) solaire posé sur un premier longeron longitudinal (5a) situé à une extrémité latérale de ladite structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent lesdits logements en U (13) des longerons longitudinaux (5). 16. Procédé d'assemblage selon la revendication 15, dans lequel, lors de la pose des panneaux (2) suivant la direction longitudinale, le dernier panneau posé est posé en appui contre la tranche du panneau (2) posé précédemment, directement ou par l'intermédiaire d'une traverse (19). 17. Procédé d'assemblage selon la revendication 15 ou 16, comportant une étape d'étanchéification de la paroi (1), consistant à réaliser ladite étanchéité de la paroi, par l'opération de pose successive des panneaux (2) solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité (18), l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés, étant réalisée par la pose desdits deux panneaux juxtaposés sur ladite structure porteuse. 18. Procédé d'assemblage selon l'une quelconque des revendication 14 à 17, dans lequel l'étape de fixation du deuxième (10) côté longitudinal dudit premier cadre (7a) au dit deuxième longeron longitudinal (5b), consiste à effectuer un mouvement de quart de tour avec un moyen de fixation (17) en prise sur ledit deuxième longeron longitudinal (5b).30
75,276
FR2960047A1
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20111118
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Dispositif d'étanchéité d'une paroi formée d'une pluralité de panneaux solaires juxtaposés La présente invention se rapporte à un dispositif d'étanchéité d'une paroi formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures de la pluralité desdits panneaux, qui définissent la face extérieure de la paroi, soient disposées selon une surface lisse. Les panneaux solaires peuvent être de tout type, et sont plus particulièrement réalisés sur la base de la technologie de panneaux photovoltaïques. La présente invention a pour objet principal de proposer un dispositif d'étanchéité pour paroi photovoltaïque intégrée réalisant simultanément la production d'électricité et l'étanchéité de la paroi, en particulier aux intempéries et notamment à l'eau, tout en permettant une structure de paroi simplifiée pour rendre le montage aisé et rapide, avec un coût de production et de mise en oeuvre raisonnable. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir un dispositif d'étanchéité présentant des caractéristiques d'esthétique. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir un dispositif d'étanchéité présentant une bonne protection contre le vol des panneaux. Plus précisément, ledit dispositif d'étanchéité se caractérise en ce qu'il comprend : - une pluralité de longerons longitudinaux parallèles de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre entourant ladite première plaque, ledit premier cadre comportant des premier et deuxième côtés longitudinaux et des troisième et quatrième côtés transversaux, - des moyens d'étanchéité dudit premier panneau solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comportant : - un premier joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits premier et deuxième côtés longitudinaux dudit premier cadre, ledit premier joint d'étanchéité couvrant le bord du côté longitudinal en vis-à-vis d'un deuxième panneau juxtaposé au dit premier panneau, et - un deuxième joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits troisième et quatrième côtés transversaux dudit premier cadre, ledit deuxième joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau juxtaposé au dit premier panneau. Le dispositif d'étanchéité selon l'invention offre une étanchéité de la paroi discrétisée, contruite par l'assemblage successif des panneaux solaires, chaque panneau qui est installé comportant des moyens d'étanchéité coopérant avec ceux de deux panneaux juxtaposés déjà posés pour former une étanchéité sur les quatre côtés du panneau qui est installé. Ainsi, lorsque la pluralité des panneaux solaires a été installée, l'étanchéité de la paroi a été simultanément réalisée. L'étanchéité en tant que fonction est conçue comme indissociable des panneaux solaires qui apportent chacun sa partie d'étanchéité de paroi propre à son intégration dans celle-ci. En outre, le dispositif d'étanchéité selon l'invention contribue à une facilité de maintenance de la paroi en cas de remplacement d'un panneau ou d'intervention sur un panneau, l'étanchéité affectée étant restreinte au niveau local du panneau retiré et remis en place ou remplacé, et refaite par l'étanchéité du panneau de remplacement ou du même panneau lors de sa remise en place, le cas échéant, sans que l'opérateur ait à intervenir spécifiquement sur les joints d'étanchéité solidaires des panneaux adjacents restés en place lors de l'intervention. Les panneaux en outre font partie intégrante de l'étanchéité de la toiture. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux juxtaposés, et la barre verticale du T étant associée au dit premier cadre. Selon une caractéristique avantageuse, la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal s'étendant dans la direction de la barre transversale du T, ledit retour longitudinal étant en prise dans une rainure dudit premier cadre de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité sur ledit premier panneau. Selon une caractéristique avantageuse, le retour longitudinal et la partie de barre transversale du T en vis-à-vis dudit retour longitudinal, forment une pince de clippage du joint d'étanchéité sur le bord dudit premier cadre. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité, sont des joints profilés de section transversale identique. Cette caractéristique permet une uniformisation des joints de la paroi avec une section unique dans la direction longitudinale comme dans la direction transversale de la paroi. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité, sont des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. Les lèvres souples réalisent l'étanchéité de la paroi par appui sur la surface extérieure des panneaux, notamment appui sur le cadre, cet appui assurant l'étanchéité étant rendu possible par la résistance mécanique du profilé joint en T, rigide ou sensiblement rigide, qui permet au panneau sur lequel le joint est fixé, d'exercer une pression, via les lèvres souples, sur le panneau adjacent grâce l'emboîtement en U sur le premier longeron d'une part et grâce aux moyens de fixation du deuxième côté du premier cadre au deuxième longeron d'autre part. Selon une caractéristique avantageuse, une pluralité de traverses est disposée entre les longerons longitudinaux de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse étant placée en appui sur un premier et un deuxième longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien du premier et d'un troisième cadres du premier et d'un troisième panneaux juxtaposés par leurs troisième et quatrième côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier et deuxième côtés longitudinaux de ceux-ci. Les traverses permettent de consolider la structure porteuse constituée des longerons et des traverses dans ce cas, en permettant une meilleure répartition des efforts exercés sur la paroi, par exemple neige ou poids de personnes, tout en assurant une bonne étanchéité par la rigidité accrue dans le sens transversal en rapport avec la résistance du cadre. Les traverses ont en outre une fonction de drainage des eaux qui pourraient s'infiltrer à travers la paroi. Les traverses permettent en outre un meilleur calage des panneaux dans le sens de la pente. Selon une caractéristique avantageuse, ledit premier cadre dudit premier panneau est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage est fixée. La structure des panneaux à partir d'un cadre formé de profilés permet une construction simple des panneaux dont les plaques solaires peuvent se trouver naturellement emprisonnées dans le cadre après l'assemblage de ce dernier. En outre, le procédé de construction des panneaux à partir de profilés permet de réduire les coûts de fabrication et les possibilités d'assemblage. D'autres avantages seront développés plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau, adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. Les quatre profilés constitutifs du cadre avantageusement identiques permettent une simplification de fabrication tout en répondant cependant à une asymétrie dans l'assemblage du cadre sur les longerons longitudinaux, par emboîtement d'un côté et appui simple de l'autre, comme cela sera expliqué avec la description d'un exemple de mode de réalisation de l'invention. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. Le matériau thermiquement isolant peut être toute matière plastique appropriée rigide assurant à la fois une bonne résistance mécanique du panneau et une isolation thermique formant une paroi à rupture de pont thermique, moyennant des coûts de revient améliorés du fait de la constitution par profilés de ces cadres. Le panneau avec son cadre est ainsi isolé thermiquement de la structure porteuse. Un cadre isolant thermiquement sera en outre avantageusement isolant électriquement afin d'assurer la sécurité des personnes dans le cas d'une nature photovoltaïque du panneau, évitant ainsi d'avoir à relier ces panneaux à la terre, le cas échéant, pour le même niveau de sécurité. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité d'un premier panneau sont identiques pour les panneaux de ladite pluralité de panneaux juxtaposés. Cette caractéristique permet d'offrir un profilé de joint d'étanchéité unique pour l'étanchéité de la paroi. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité sont réunis à un angle dudit premier cadre par une pièce d'étanchéité d'angle couvrant les extrémités desdits premier et deuxième joints d'étanchéité. Selon une caractéristique avantageuse, ladite pièce d'étanchéité d'angle est fixée au dit angle dudit premier cadre de telle sorte qu'elle forme deux rebords libres de couverture, prolongeant respectivement lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité. Selon une caractéristique avantageuse, ledit deuxième joint d'étanchéité de paroi est fixé et s'étend sur ledit troisième côté transversal dudit premier cadre, ledit troisième côté transversal étant le côté inférieur dudit premier cadre en position sur la paroi. Cette caractéristique participe à une amélioration de l'efficacité du dispositif d'étanchéité selon l'invention, comme développé plus loin. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit de la description d'un exemple de mode de réalisation d'un dispositif d'étanchéité selon l'invention, accompagnée des dessins, exemple donné à titre illustratif non limitatif. La figure 1 représente une vue de dessus d'un exemple de mode de réalisation d'un dispositif d'étanchéité d'une paroi partielle, selon l'invention, formée de quatre panneaux solaires, la figure 1 comportant en vues superposées rabattues, deux sections transversales, prises respectivement sur un longeron longitudinal (vertical sur la figure) et une traverse (horizontale sur la figure) de la paroi. La figure 2 représente une vue en coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1, d'un seul des deux panneaux solaires tels que représentés sur la figure 1 suivant ladite coupe. Les figures 3 et 4 représentent respectivement deux détails A et B agrandis de la figure 2, comme indiqué. La figure 5 est une vue en perspective de dessus d'un panneau solaire de l'exemple de paroi selon la figure 1, selon une étape intermédiaire de pose. La figure 6 est une vue en coupe transversale prise au niveau d'un longeron longitudinal de l'exemple selon la figure 1, avec un panneau solaire posé, et un autre juxtaposé selon une étape intermédiaire de pose. La figure 7 est une vue agrandie de la figure 5 15 également prise de dessus et à l'angle du panneau où se rejoignent les deux joints d'étanchéité. La figure 8 est une vue de dessous du panneau de la figure 7 au même endroit. La figure 9 est une vue de dessus en perspective de 20 l'étanchéité de l'exemple de paroi selon la figure 1 à l'intersection de quatre panneaux solaires. La figure 10 est une vue d'une pièce d'angle de l'étanchéité à la jonction des deux joints longitudinaux et transversaux, vue de dessous. 25 La figure 11 est une vue en perspective d'un point de fixation d'un panneau solaire selon l'exemple de la figure 6, la bride pivotante étant en position de fixation du panneau solaire. La figure 12 est une vue de dessus de la figure 11 30 sans le panneau, la bride pivotante étant représentée dans une position intermédiaire entre la position de fixation du panneau et une position de mise en place du panneau. La figure 13 est une vue en perspective d'ensemble d'une pluralité de points de fixation posés le long d'un 35 longeron longitudinal, selon l'exemple de paroi de la figure 1, montrant plusieurs brides pivotantes de fixation. La figure 14 est une vue en perspective d'un point de fixation tel représenté sur les figures 11 à 13, assemblé et agrandi, comportant une bride pivotante. La figure 15 est une vue similaire à la figure 14, le 5 point de fixation étant représenté en éclaté. Le dispositif d'étanchéité d'une paroi 1 représentée sur les figures, montre plus particulièrement une toiture étanche qui est avantageusement intégrée à un bâti (non représenté) et forme la toiture intégrale dudit bâti, 10 comportant sa structure porteuse, comme détaillé ci-dessous. Les poutres éventuelles disposées transversalement sous les longerons longitudinaux de la paroi 1 sont considérées comme faisant partie du bâti et n'ont pas été représentées. 15 La figure 1 représente quatre panneaux 2 juxtaposés. La toiture comporte une pluralité de panneaux qui couvre toute la surface nécessaire à partir de panneaux 2 solaires essentiellement identiques. La toiture 1 représentée partiellement sur la figure 20 1 est formée d'une pluralité de panneaux 2 juxtaposés, de type panneaux solaires, de préférence de type photovoltaïque, assemblés de telle sorte que les faces supérieures 3 de la pluralité des panneaux 2, qui définissent la face extérieure 4 de la toiture, soient 25 disposées selon une surface lisse P. Les sections transversales superposées rabattues de la figure 1 montrent sensiblement l'alignement des faces supérieures des panneaux 2. Ainsi, les panneaux solaires 2 ne se recouvrent pas bord à bord, à l'exception de l'étanchéité 30 comme cela sera expliqué plus loin ; deux tranches de panneaux solaires 2 juxtaposés sont disposées en face à face longitudinalement et transversalement directement ou indirectement, dans ce dernier cas avec une partie d'une traverse entre les deux dans le sens transversal, et/ou 35 avec une partie du longeron entre les deux dans le sens longitudinal, comme cela sera également développé plus loin. La toiture 1 étanche comme représentée plus particulièrement sur les figures 1 à 6, comporte avantageusement : - une pluralité de longerons 5 longitudinaux parallèles de soutien des panneaux solaires 2, constitutifs de l'essentiel de la structure porteuse des panneaux solaires, ayant fonction de chevrons, - un premier panneau 2a au moins de la pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque 6 de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre 7a entourant la première plaque 6, - le premier cadre 7a comportant sur au moins un premier 9 de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale 8 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, et sur le deuxième 10 côté longitudinal opposé au premier 9 côté longitudinal, un appui plan inférieur 11 s'étendant parallèlement à la surface lisse P. La toiture 1 représentée sur les figures, et plus particulièrement sur les figures 5 et 6, comporte 20 additionnellement et avantageusement : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a comportant : - sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes 25 des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a 30 dans un plan perpendiculaire à chaque logement longitudinal 5 de s'ouvre du même perpendiculaire ou sensiblement la surface lisse P, de telle sorte que longitudinal 13 en U d'un longeron la pluralité de longerons longitudinaux premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien 35 du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, et comportant : - sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 longitudinal situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, de telle sorte que : - la nervure longitudinale 8 située du premier 9 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit emboîtée dans le logement longitudinal 13 en U du premier 12 côté du premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a, comme représenté sur la figure 6 avec le panneau 2 à droite de la figure, et que - l'appui plan inférieur 11 situé du deuxième 10 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit en contact avec l'appui plan 15 du deuxième 10 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, successif au premier longeron longitudinal 5a, afin de lier le premier cadre 7a aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs par les deux premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre du premier cadre 7a, par une liaison partielle à un degré de liberté en rotation, comme représenté sur la figure 6, en considérant que l'emboîtement en U du cadre sur le longeron confère, par son jeu ou son élasticité, une certaine liberté limitée en rotation dudit cadre, autour d'un axe longitudinal, par rapport au dit longeron. Sur les figures 2, 3, 4, 5, 6, et 8, les panneaux solaires 2, leur cadre 7 respectif, ont été respectivement référencés indifféremment 2a, 2b, 2c, d'une part et 7a, 7b, 7c, d'autre part car les panneaux 2 considérés sont identiques, ainsi que donc leur cadre 7 constitutif ; l'indice a, b, ou c affecté à ces références 2 ou 7 indique qu'il s'agit du panneau 2 ou cadre 7 considéré pour l'indice a, du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent transversalement pour l'indice b, et du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent longitudinalement pour l'indice c, comme montré sur la figure 1 ; les longerons longitudinaux 5 ont en outre été référencés indifféremment 5a ou 5b sur les figures 5, 6, 11, 12, et 13, car ces longerons longitudinaux 5 considérés sont avantageusement identiques dans l'exemple représenté. La figure 5 montre une vue de montage d'un panneau 2 dans laquelle les références a et b pour les longerons 5 s'appliquent à deux longerons 5 de soutien d'un panneau solaire 2. La toiture représentée partiellement sur les figures comporte également : - avantageusement des moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, - selon l'invention des moyens d'étanchéité 18 du premier panneau 2a solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comme cela sera expliqué plus loin. La structure d'assemblage des panneaux solaires 2 avec les longerons 5 de soutien est décrite ici à titre d'exemple uniquement, et offre une bonne résistance d'ensemble de la paroi 1, tout en permettant une pose rapide par emboîtement ou encastrement et pivot des panneaux 2 selon un axe longitudinal d'emboîtement, de manière successive comme cela sera expliqué en détail plus loin. Les panneaux 2, en prise directe avec les longerons 5, font partie intégrante de la paroi 1 et participent à la résistance de celle-ci. La paroi 1 décrite permet avantageusement l'utilisation de panneaux solaires identiques dont la surface extérieure exposée au soleil forme une surface lisse, les tranches des cadres constitutifs des panneaux solaires étant en vis-à-vis sans chevauchement ni recouvrement. Dans la paroi 1 décrite, les panneaux solaires et les profilés porteur coopèrent avantageusement directement entre eux par emboîtement ou encastrement pour une meilleure résistance d'ensemble de la paroi. D'autres modes d'assemblage des panneaux sur la structure porteuse peuvent convenir au dispositif d'étanchéité selon l'invention. Les panneaux solaires 2, comme représenté plus particulièrement sur les figures 2 à 4, comportent respectivement à titre d'exemple une plaque de remplissage, de préférence de type plaque photovoltaïque 6 connue ou laminé, et qui ne sera donc pas décrite plus en détail ici. On indiquera simplement que la plaque 6 peut comprendre de manière connue, de l'extérieur vers l'intérieur, une couche de verre, une première couche d'encapsulant, les cellules photovoltaïques, une deuxième couche d'encapsulant, et un film protecteur en sous-face. Le panneau 2 solaire comprend en outre, de manière connue, un boîtier de connexion électrique (non représenté), disposé sous la plaque 6 à l'intérieur du cadre, qui permet de connecter les panneaux entre eux, et de réaliser un circuit électrique. Le boîtier de connexion a en outre un rôle de protection électrique. Cette plaque 6 est enfermée dans le cadre 7 qui possède les fonctions suivantes : - conférer au panneau 2 sa résistance mécanique, et notamment sa rigidité intrinsèque, notamment en vue de son transport, et sa manipulation lors du montage de la toiture, - protéger la plaque 6 contre sa casse éventuelle, grâce à la résistance conférée par le cadre 7 solidaire, et notamment les bords de la plaque 6 contre les chocs par exemple, - participer à la résistance de la toiture, grâce à l'inertie de la section transversale du cadre, et par sa liaison aux longerons longitudinaux 5 ; les cadres 7 font ainsi partie intégrante de la structure porteuse de la toiture. De préférence, le cadre 7 d'un panneau 2 est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels la plaque photovoltaïque 6 est prisonnière et fixée. À cet effet, les quatre tronçons de profilé constitutifs du cadre 7 d'un panneau 2, adoptent avantageusement des sections transversales identiques, comme représenté sur les figures 2 à 4 pour les côtés longitudinaux du cadre, et définissent un logement longitudinal 22 dont la section transversale adopte une forme en U tournée vers l'intérieur du cadre, dans lequel les bords de la plaque photovoltaïque 6 sont emboîtés. Ainsi, du fait de l'identité des sections du cadre 7, la nervure 8 est périphérique autour du cadre. Les quatre tronçons de profilé constitutifs d'un cadre 7 de panneau 2 sont avantageusement réalisés dans un matériau thermiquement isolant, par exemple une matière plastique, de type polyamide ou analogue, rigide, et présentant des caractéristiques de résistance mécanique appropriées aux besoins. Le cadre isolant thermiquement permet avantageusement en outre une isolation électrique entre la plaque photovoltaïque 6 et les longerons longitudinaux 5, afin d'assurer la sécurité des personnes en cas de défaut électrique sur la plaque photovoltaïque 6, en évitant d'avoir à relier les panneaux photovoltaïques à la terre. Il est à noter que le cadre 7 peut également être fabriqué dans un alliage léger à partir de tronçons de profilés, avantageusement également identiques, dans la mesure où l'isolation thermique/électrique de la toiture serait moins prépondérante ou gérée différemment. En se référant aux figures 2 à 4, on voit que la section transversale du profilé constitutif du cadre 7 adopte avantageusement une forme de deux U inversés et solidaires par une de leurs branches, un premier U en partie supérieure de la section, tourné vers l'intérieur du cadre pour la fixation de la plaque photovoltaïque 6, et en partie inférieure, un deuxième U tourné vers l'extérieur du cadre 7, la branche inférieure du deuxième U étant constitutive de la nervure 8 d'assemblage avec le longeron 5 comme expliqué plus haut. Le deuxième U peut être constitué d'une paroi double, comme représenté, à la fois pour augmenter le module d'inertie de la section et pour augmenter l'isolation thermique le cas échéant par la présence d'une section alvéolaire par exemple. La partie extérieure de la branche inférieure du deuxième U est avantageusement constitutive de l'appui plan 11 inférieur du cadre 7 pour l'assise de celui-ci sur le longeron longitudinal 5, comme expliqué plus haut. Le cadre 7 adopte par exemple une forme en plan polygonale, par exemple de préférence rectangulaire ou carré, de telle sorte que l'assemblage côte à côte des cadres 7 constitue une construction de type puzzle, mosaïque ou analogue, et couvre la surface de la toiture. Les lignes de jonction des panneaux 2 dans la direction des longerons 5 passent nécessairement le long desdits longerons longitudinaux. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement partiellement sur la figure 5, comprend avantageusement une pluralité de traverses 19 disposée entre les longerons longitudinaux 5 de la pluralité de longerons longitudinaux 5, une traverse 19 étant placée en appui sur deux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier 7a et d'un troisième 7c cadres du premier 2a et d'un troisième 2c panneaux juxtaposés par leurs troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux de ceux-ci. Deux traverses 19 successives permettent d'assurer le soutien d'un même cadre 7 par ses troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux comme représenté sur la figure 5. Les traverses 19 peuvent par exemple être issues de profilés, et adopter une section transversale unique, par exemple une section transversale en forme de U dont la base du U s'étend de part et d'autre des branches du U, par deux ailes d'appui, respectivement, constituant un soutien aux deux cadres 7 juxtaposés à une même traverse 19 de part et d'autre du U, via l'appui simple inférieur 11 des côtés transversaux 20 et 21 de chacun des deux cadres 7 juxtaposés, comme représenté sur la vue de détail de la figure 1 relative à la coupe d'une traverse 19. Les traverses 19 peuvent avantageusement assumer une fonction de drainage de l'eau d'infiltration et de condensation qui pourrait apparaître à la jonction transversale des panneaux et sous les panneaux 2 eux-mêmes, via des conduits transversaux 30 de drainage formés dans le U de la traverse 19 et par exemple sur une des ailes d'extensions de la base du U de traverse 19, comme représenté sur ladite vue de détail de la figure 1. Ces conduits transversaux 30 de drainage sur les traverses 19 débouchent à leurs extrémités sur deux longerons longitudinaux 5a et 5b successifs, qui reprennent le drainage de cette eau via des conduits 31 longitudinaux collecteurs de tous les conduits transversaux 30 débouchant sur ces deux profilés 5a et 5b, comme représenté par exemple sur la figure 6. Les traverses 19 peuvent être simplement posées sur les longerons longitudinaux 5 et rendues prisonnières par la fixation des cadres 7 aux dits longerons comme cela sera expliqué plus loin, ou fixées directement à ces longerons, par exemple par vis (non représentées). Les traverses 19 sont réalisées en métal, par exemple en alliage léger, et servent à reprendre les efforts qui s'exercent sur la structure porteuse, poids des panneaux solaires, vent, neige, ou poids des techniciens de maintenance. En outre, ces traverses 19 servent avantageusement à caler les panneaux 2 entre eux suivant l'axe de la pente. Les traverses 19 seront de préférence fixées en fonction de l'inclinaison de la toiture, afin de reprendre les efforts dus au poids propre des panneaux 2 dans le sens de la pente. La pluralité de longerons longitudinaux 5 comprend respectivement et avantageusement, comme représenté plus particulièrement sur les figures 5, 6, 11, et 13, une pluralité de profilés 5 de section transversale identique, dont les premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux. Si l'on se réfère plus particulièrement à la figure 6, un profilé 5 longitudinal adopte une section quelconque apte à la résistance mécanique de la structure porteuse en flexion en fonction notamment du poids des panneaux, par exemple une section transversale en forme de T renversé, de préférence alvéolée, la barre de pied du T comportant à son extrémité libre supérieure la rainure longitudinale 13 en U d'emboîtement des cadres 7 et l'appui simple 15 pour lesdits cadres 7, comme représenté à la figure 6 et expliqué plus haut. Les traverses 19 sont posées en appui sur les côtés longitudinaux 12, 14 des longerons 5, comme représenté sur la figure 6, par exemple sur des pieds 32 longitudinaux permettant le vissage de ces traverses 19 aux longerons longitudinaux 5 par leurs extrémités. Les longerons longitudinaux 5 sont fixés au bâti par des poutres ou analogue, de manière connue (non représentée). L'appui plan 15 du longeron 5 étant situé à l'extrémité supérieure du pied, on remarquera qu'il existe un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, afin que le deuxième côté 10 d'un panneau 2 puisse être posé sur cet appui plan 15, via le cadre 7 du panneau, par rotation autour de la nervure 8 de celui-ci située du côté opposé et emboîtée dans le longeron 5 juxtaposé. Si l'on se réfère maintenant plus particulièrement aux figures 1 à 11, selon l'invention, les moyens d'étanchéité 18 du premier panneau 2a solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comportent : - un premier 23 joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un des premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux du premier cadre 7a, le premier 23 joint d'étanchéité couvrant le bord du côté longitudinal en vis- à-vis d'un deuxième panneau 2b juxtaposé au premier panneau 2a, et - un deuxième 24 joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un des troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux du premier cadre 7a, le deuxième 24 joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau 2c juxtaposé au premier panneau 2a. Dans l'exemple décrit et en rapport avec l'exemple décrit d'assemblage des panneaux, le premier 23 joint d'étanchéité de toiture est fixé et s'étend sur le deuxième 10 côté longitudinal du cadre 7a du premier panneau 2a, qui est en appui sur l'appui plan 15 du deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à celui-ci, occupé par le deuxième 10 côté du cadre 7a du premier panneau 2a. Le premier 23 joint d'étanchéité couvre le bord du premier 9 côté d'un deuxième panneau 2b juxtaposé au premier panneau 2a, comportant un deuxième cadre 7b comportant une nervure longitudinale 8 en prise dans le logement 13 en U du premier 12 côté du deuxième longeron longitudinal 5b. Toujours dans l'exemple décrit et en rapport avec l'exemple décrit d'assemblage des panneaux, le deuxième 24 joint d'étanchéité de paroi est fixé et s'étend avantageusement sur le troisième côté 20 du cadre 7a, soit sur le côté transversal inférieur, comme représenté sur la figure 5, de telle sorte que les panneaux 2 sont posés du bas vers le haut. En outre, cette disposition du deuxième 24 joint d'étanchéité, sur le côté transversal inférieur d'un panneau 2, présente l'avantage d'une étanchéité transversale renforcée avec les joints 23, 24 tels que décrits ci-dessous. Ce sont les joints d'étanchéité 23, 24 qui déterminent l'orientation d'un panneau 2 sur la toiture dans le cas où les quatre côtés du cadre 7 sont identiques, par rapport à ses quatre positions possibles. De manière avantageuse, comme plus particulièrement représenté sur les figures 2 à 4, les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale 25 du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux 2 juxtaposés, et la barre verticale 26 du T étant associée au premier cadre 7a. La barre verticale 26 du T comporte de préférence à son extrémité libre un retour longitudinal 27 s'étendant dans la direction de la barre transversale 25 du T, comme représenté sur la figure 2 ou 4, le retour longitudinal 27 étant en prise dans une rainure 28 du premier cadre 7a du panneau 2a pour une fixation des joints d'étanchéité 23, 24 sur le premier panneau 2a. Les côtés du premier cadre 7a étant avantageusement de section identique, il est avantageux que les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, soient des joints profilés de section transversale identique. Le retour longitudinal 27 est inséré en force, par une liaison de type clippage, dans la rainure 28 du cadre 7a, afin d'être fixé fermement à celui-ci, conférant entre chaque joint d'étanchéité 23, 24 et le cadre 7a, une liaison complète rigide apte à assurer l'étanchéité par pression de la barre transversale du T sur le panneau 2b, 2c juxtaposé. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, sont avantageusement des joints bi-dureté, la barre transversale 25 du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre 7 de panneau 2. Dans l'exemple représenté, chaque extrémité transversale de la barre transversale 25 du T comporte de préférence deux lèvres longitudinales parallèles comme représenté sur les figures 2 et 4 afin de renforcer l'étanchéité. Le retour longitudinal 27 et la partie de barre 25 transversale du T en vis-à-vis, forment une pince de clippage du joint 23, 24 sur le bord du cadre 7 comme représenté sur la figure 4. Lorsque cette pince est ouverte vers l'amont de la toiture, pour le joint d'étanchéité 24 transversal, elle renforce avantageusement par sa force de serrage élastique l'étanchéité de la, ou des lèvres de la pince, sises en face du retour 27 longitudinal. Ainsi, le placement du joint 24 transversal en partie inférieure du cadre 7 (troisième côté 20 dans l'exemple) qui doit faire face à la pression maximale d'écoulement de l'eau sur la toiture, est préféré. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité sont avantageusement réunis à un angle du premier cadre 7a par une pièce 33 d'étanchéité d'angle, plus particulièrement représentée sur les figures 5 à 11. Cette pièce 33 d'étanchéité d'angle, de forme sensiblement carrée ou rectangulaire en vue de dessus, couvre les extrémités des deux joints d'étanchéité 23, 24 se rejoignant dans ledit angle du premier cadre 7a, et forme étanchéité avec ces dites extrémités de sorte que l'eau ne puisse normalement pas s'infiltrer entre la pièce 33 et les joints d'étanchéité 23 et 24. La pièce 33 d'étanchéité d'angle est fixée à l'angle du cadre 7 par tout moyen, par exemple par clippage et/ou collage, de telle sorte que deux côtés du carré ou du rectangle défini par cette pièce 33 forment deux rebords libres 34, 35 de couverture, prolongeant respectivement les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, éventuellement et avantageusement munis d'une mousse d'étanchéité (non représentée), afin de couvrir les extrémités libres des deux joints d'étanchéité 23, 24 des deux panneaux 2b et 2c juxtaposés au premier panneau 2a, comme représenté sur la figure 9. Le collage de la pièce d'angle 33 permet en outre avantageusement de faire l'étanchéité de coupe de l'angle à 45° des tronçons de profilé, constitutifs du cadre 7. La pièce d'étanchéité d'angle 33 est réalisée en matière plastique souple ou semi rigide. Dans l'exemple représenté, la fixation de la pièce 33 dans l'angle du cadre 7 est notamment réalisée par une équerre 36 de positionnement angulaire, saillante à angle droit sous le chapeau 37 de forme carrée ou rectangulaire, l'équerre 36 comportant avantageusement une nervure 58 s'emboîtant dans l'arête 39 d'angle extérieur du cadre 7. En outre, la pièce 33 d'étanchéité d'angle comporte de préférence un plot 38 de centrage, disposé sous le chapeau 37, qui vient avantageusement s'insérer dans l'angle intérieur supérieur du premier cadre 7a et prend par exemple appui sur la plaque de remplissage 6 du panneau 2a. Trois autres plots 40, 41, 42, disposés respectivement aux trois autres angles du chapeau 37, prennent avantageusement et respectivement appui sur les trois plaques photovoltaïques des trois panneaux adjacents. Les moyens d'étanchéité 18 tels que décrits ci-dessus pour le premier panneau 2a sont avantageusement identiques pour les autres panneaux solaires de la pluralité de panneaux 2 solaires. Ainsi, un panneau 2 comporte seulement deux de ses côtés munis d'un joint d'étanchéité, se joignant dans un angle du panneau au moyen d'une pièce d'angle d'étanchéité. Comme plus particulièrement représenté sur les figures 5, 6, et 11 à 15, les moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, comprennent avantageusement une bride pivotante 29 dans un plan parallèle à la surface lisse P, ayant pour effet d'empêcher la rotation du premier panneau 2a autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale 8 du premier cadre 7a, en bloquant le deuxième 10 côté du premier cadre 7a entre l'appui plan 15 du deuxième longeron 5b et la bride pivotante 29. D'une manière générale, la bride pivotante 29 permet d'emprisonner rapidement le deuxième côté 10 du cadre 7 sur le deuxième longeron 5b par une manoeuvre de type quart de tour, et ainsi réaliser la fixation du panneau, le premier côté de celui-ci étant prisonnier de la rainure en U du premier longeron 5a. La bride pivotante 29 empêche le relèvement du panneau 2 sous l'effet d'une rotation autour de la nervure 8 constitutive de l'emboîtement en U. Pour démonter un panneau 2, il sera nécessaire de désactiver cette bride pivotante 29 pour permettre le relèvement du panneau 2 et ensuite son dégagement de l'emboîtement en U, comme cela sera expliqué plus loin. On constate sur la figure 1 principale (vue de dessus de la paroi 1), que les points de fixation 17 ne sont pas visibles, étant avantageusement dissimulés sous les joints d'étanchéité 23 ; sur cette figure 1, les points de fixation 17 n'ont pas été représentés sur la section rabattue des longerons 5, pour simplifier cette section, un point de fixation 17 étant montré par ailleurs sur la figure 6. Les moyens de fixation 17 pour un panneau 2 peuvent comprendre plusieurs points avantageusement identiques de fixation régulièrement répartis le long du deuxième côté 10 du cadre 7 du panneau 2, soit régulièrement répartis sur la longueur de chaque longeron longitudinal 5, comme représenté sur la figure 13 où l'on voit trois points de fixation pour un deuxième 10 côté de cadre 7. Un point de fixation particulièrement avantageux va 25 maintenant être décrit avec l'aide des figures 6, 14 et 15 plus particulièrement. Un point de fixation 17 comprend : - une tige 43 destinée à être fixée par une 46 de ses extrémités au longeron 5 longitudinal, par exemple 30 par vissage ou analogue, dans une zone médiane du longeron 5 laissée libre entre les deux panneaux 2a, 2b lorsque ces derniers sont en appui sur le longeron 5 ; - une bride 29 pivotante autour de l'axe longitudinal de la tige 43 ; 35 - un écrou 44 vissé sur l'autre extrémité 47 de la tige 43, libre, permettant d'immobiliser par vissage la bride 29 en position de maintien du panneau 2 sur le longeron 5 longitudinal, en coopération avec l'emboîtement en U situé sur le premier côté 9 opposé du panneau 2 considéré. La tige 43 comporte de préférence une collerette 45 transversale positionnée sensiblement à mi-distance entre ses deux extrémités 46, 47, destinée à servir, sur une de ses faces, de butée d'enfoncement de la tige 43 dans le longeron 5, comme représenté sur la figure 6, et sur l'autre, opposée, de ses faces, d'appui pour la bride 29 pivotante lors du vissage au moyen de l'écrou 44 de telle sorte qu'une pression soit de préférence exercée par la bride 29 sur le cadre 7 après vissage de l'écrou 44. L'extrémité 46 de la tige 43 destinée à être insérée dans le longeron 5 longitudinal peut comporter par exemple un profil lui conférant une capacité auto-taraudeuse comme représenté sur les figures 14 ou 15. L'autre extrémité 47 de la tige 43 est filetée pour le vissage de l'écrou 44. L'extrémité 47 libre de la tige 43 est avantageusement munie d'un moyen 50 de prise directe pour un outil (non représenté) de vissage et de dévissage de la tige 43, par exemple vissage de la tige 43 seule, et dévissage de la tige 43 munie de la bride 29 et de l'écrou 44 associé. Les profilés 5 seront avantageusement équipés en atelier des points de fixation constitués chacun d'une tige 43, d'une bride 29 et d'un écrou 44. En cas de remplacement d'un panneau 2, l'opérateur, par le moyen 50 de prise directe, pourra désactiver le point de fixation 17 plus rapidement par dévissage partiel de type quart de tour, en agissant directement sur la tige 43, au lieu d'avoir à dévisser l'écrou 44 puis à manoeuvrer la bride 29 pivotante pour libérer le deuxième côté 10 du panneau 2 avant de le soulever par pivotement autour de l'emboîtement en U situé du premier côté 9 opposé du cadre 7. Une fois le mouvement de type quart de tour réalisé par l'opérateur, le panneau 2 est libre d'être pivoté. Ce moyen 50 de prise peut par exemple être constitué d'un trou à facette, comme représenté, accessible par le dessus de l'extrémité 47 la tige 43, pour une clé de type intravis ou analogue (non représentée). La bride 29 est constituée d'une plaque oblongue à une première extrémité 52 de laquelle est formé un trou 51 de passage de la tige 43, dont le diamètre est inférieur au diamètre extérieur de la collerette 45. La longueur de la plaque oblongue est définie de telle sorte que la deuxième extrémité 53 de la plaque oblongue puisse passer au-dessus de la nervure 8 du cadre 7 posé sur le longeron 5, lorsque l'axe longitudinal de la plaque oblongue est tourné de façon à être perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 ou position de verrouillage comme représenté sur la figure 11 ; dans cette position de verrouillage, le cadre 7 est immobilisé contre le longeron 5 et ne peut être pivoté ni soulevé. La largeur de la plaque oblongue est telle que, lorsque l'axe longitudinal de cette plaque oblongue est tourné en sorte de se trouver parallèle à l'axe longitudinal du longeron 5, ou position de mise en place du panneau, comme représenté sur la figure 13, le cadre 7 soit libéré du longeron 5 et puisse être pivoté autour de l'axe de rotation défini par la nervure 8 située du premier côté 9 du cadre 7, emboîtée dans le logement en U du longeron 5 adjacent. La première extrémité 52 de la plaque 29 sera avantageusement munie d'une butée 54, par exemple un angle droit, comme représenté sur les figures 12, 14 et 15, destiné à empêcher la rotation complète de la bride 29 une fois cette dernière en place sur le longeron. La butée 54 est réalisée de telle sorte qu'elle limitera la rotation de la bride pivotante 29 à partir de sa position de mise en place du panneau 2 (figure 9) à sa position de verrouillage (figure 11) comme expliqué ci-dessus, soit dans l'exemple à une rotation de type quart de tour de la bride. La limitation de rotation de la bride 29 se fait avantageusement par appui de celle-ci contre le longeron 5 longitudinal au moyen de la butée 54, dans l'exemple contre la surface extérieure d'une paroi longitudinale du longeron 5 constitutive du logement 13 en U, comme représenté en particulier sur les figures 6 et 11. La figure 12 représente la bride 29 dans une position intermédiaire entre la position de verrouillage du panneau 2 et la position de mise en place du panneau 2 ; sur cette figure 12, la butée 54 n'est pas en appui contre le longeron 5. La figure 12 montre en outre que le verrouillage est orienté, dans l'exemple de préférence dans le sens des aiguilles d'une montre. L'écrou 44 doit permettre d'immobiliser la bride 29 en position perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 pour fixer le cadre 7 du panneau sur le longeron 5, par vissage de l'écrou sur la tige 43 et serrage de la bride 29 pivotante contre la collerette 45. Il est à noter que le point de fixation 17 tel que décrit ci-dessus se trouve, une fois les panneaux 2 assemblés sur la structure porteuse comprenant les longerons 5 et éventuellement les traverses 19, inaccessible, comme représenté sur la figure 6. Lors du montage des panneaux 2 de manière successive, comme cela sera expliqué plus loin, cela n'est pas gênant pour le panneau 2a, car au moment de fixer ce panneau 2a, le panneau adjacent 2b n'est pas encore en place, dégageant ainsi l'accès au point de fixation 17, et ainsi de suite pour les panneaux successifs qui peuvent être bloqués aisément avec les moyens de fixation 17 au fur et à mesure de leur pose. Toutefois, une fois l'ensemble des panneaux 2 assemblés sur les longerons 5, dans le cas du démontage d'un panneau 2 pour maintenance ou remplacement de celui- ci par exemple, il est nécessaire d'accéder aux points de fixation afin de les désactiver et de pouvoir retirer le panneau défaillant de la paroi 1. Cet accès aux points de fixation 17 se fait avantageusement sous le joint d'étanchéité 23 longitudinal de ce panneau dans un endroit dont l'accès est ainsi limité et non visible. La désactivation du point de fixation 17 par une action directe de dévissage sur la tige 43, de type mouvement de quart de tour inverse du mouvement de quart de tour de la bride 29 seule pour la fixation du panneau, via le moyen de prise 50, ainsi que la position de l'axe longitudinal de cette tige 43 au-dessous du joint d'étanchéité 23, facilite dans ce cas le démontage du panneau, par exemple via un trou réalisé dans le joint d'étanchéité 23 au-dessus du point de fixation qui doit être désactivé. À cet effet, une cartographie de l'emplacement des points de fixation 17 sera conservée. Le trou dans le joint d'étanchéité, nécessaire pour un accès de l'outil de démontage au point de fixation, peut ensuite, une fois le panneau 2 remis en place et fixé, être rebouché au moyen d'un mastic approprié d'étanchéité. Le moyen de prise 50 disposé en creux en bout de l'axe de la tige 43, permet avantageusement d'être actionné par un outil de faible encombrement (non représenté), de type tige de tournevis, clé intra-vis, ou analogue, en l'occurrence de faible diamètre, selon une rotation autour de l'axe vertical de la tige 43, minimisant ainsi le trou nécessaire de passage dans le joint 23. Un exemple de procédé de réalisation d'un dispositif d'étanchéité tel que décrit plus haut par assemblage de la paroi 1 décrite ci-dessus va maintenant être développé. Le procédé comprend les étapes suivantes : - réaliser de préférence une pluralité de panneaux 2 solaires comme décrit précédemment, avantageusement tous identiques, - réaliser une structure porteuse, dans l'exemple comme décrit précédemment, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux 5 parallèles de soutien des panneaux solaires 2, et avantageusement une pluralité de traverses 19 associées comme décrit précédemment, de telle sorte que : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a d'un premier panneau 2a comporte sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U 13 d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, comporte sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant dans un plan parallèle à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, - emboîter la nervure longitudinale 8 sise du premier 9 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et à l'extrémité basse du premier longeron 5a, dans le logement longitudinal en U 13 de celui-ci dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal 5b successif, en sorte d'immobiliser le premier côté 9 du panneau 2a sur le premier longeron 5a, dans une direction perpendiculaire au plan de la paroi 1 et au longeron 5a, tout en autorisant autour d'un axe longitudinal du logement longitudinal en U un pivotement du panneau vers l'extérieur, - poser le deuxième 10 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, au moyen de son appui plan inférieur 11, sur l'appui plan 15 disposé du deuxième 14 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b successif, par rotation du premier panneau 2a solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par la nervure longitudinale 8, - fixer avantageusement le deuxième 10 côté longitudinal du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, par exemple au moyen de trois points de fixation comme décrit précédemment, en prise sur le deuxième longeron longitudinal 5b, en effectuant de préférence pour chaque point de fixation 17 un mouvement de type quart de tour sur une bride pivotante 29, de sorte que cette dernière passe au-dessus de la nervure 8 du cadre en vue d'empêcher le pivotement du premier panneau 2a, et serrer la bride 29 en position de verrouillage du premier panneau 2a au moyen d'un écrou 44, - réitérer les étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale 8 et de pose du deuxième 10 côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux 2 de la pluralité de panneaux, à partir du premier panneau 2a solaire posé sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent les logements 13 en U des longerons longitudinaux 5, - fixer les panneaux 2 au fur et à mesure de leur pose, 25 avant que l'emboîtement d'un panneau 2 juxtaposé n'empêche l'accès aux points de fixation. L'exemple de procédé de réalisation d'un dispositif d'étanchéité selon l'invention, tel que décrit plus haut par assemblage d'une paroi 1 telle que décrite ci-dessus 30 est simple et rapide ; plus particulièrement, la pose d'un panneau est simplifiée et rapide, faite en deux opérations : emboîter la nervure dans la rainure en U du longeron puis poser le panneau sur le longeron adjacent ; l'emboîtement de la nervure peut avantageusement se faire 35 avec un panneau incliné afin de présenter la nervure en partie inférieure pour l'emboîtement, puis la pose complète du panneau se fait par simple rotation, une fois l'emboîtement réalisé, jusqu'à l'appui sur le longeron, sous le simple poids du panneau. Les panneaux solaires sont ainsi posés successivement les uns à côté des autres respectivement selon deux directions et deux sens uniques de pose, la direction transversale et la direction longitudinale. Le sens unique de pose longitudinale est fonction de l'emplacement de l'étanchéité transversale. La pose des panneaux est ainsi simple et rapide. Lors de la pose des panneaux 2 suivant la direction longitudinale, dans l'exemple de l'extrémité basse du longeron longitudinal vers l'extrémité haute de celui-ci, le dernier panneau 2 posé est posé en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs et de préférence contre une traverse 19 apte chacune à reprendre d'autant plus le poids du panneau 2 que la paroi est verticale. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière longitudinale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée longitudinale se trouvant en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs, puis en fixant tous les panneaux 2 de la rangée longitudinale sur le longeron 5b avec les points de fixation 17 décrits plus haut, avant d'installer les panneaux 2 de manière longitudinale de la rangée longitudinale successive, en appui sur les longerons 5b, 5c successifs, afin de pouvoir accéder aux points de fixation sur le longeron 5b. La pose peut se faire ainsi de suite jusqu'à la réalisation complète de la toiture. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière transversale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée transversale se trouvant en appui sur tous les longerons 5, puis tous les panneaux de la rangée transversale supérieure. Dans ce mode de pose, chaque panneau 2 posé doit être immédiatement fixé avec ses points de fixation 17, car le panneau adjacent suivant posé masquerait l'accès à ces points de fixation. Une fois la première rangée transversale inférieure de panneaux 2 posée, l'opérateur peut poser et fixer la rangée transversale adjacente suivante supérieure, et ainsi de suite jusqu'à la dernière rangée transversale la plus haute de la toiture. Un autre mode de pose peut consister à poser les panneaux simultanément selon les deux directions transversale et longitudinale combinées, en respectant l'orientation de ces directions en raison de la position des joints d'étanchéité 23, 24 de recouvrement des panneaux 2 comme expliqué plus haut. Dans tous les cas de mode de pose, les panneaux 2 solaires doivent être connectés entre eux électriquement par l'intermédiaire des boîtiers de connexion (non représentés), ceci de manière connue. Selon l'exemple décrit de procédé de réalisation d'un dispositif d'étanchéité selon l'invention, l'étape d'étanchéification de la paroi 1, consiste à réaliser l'étanchéité de la paroi, progressivement, par l'opération de pose successive des panneaux 2 solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité 18 comme décrit plus haut, l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés étant réalisée par la pose des deux panneaux juxtaposés sur les longerons et traverses. Le dispositif d'étanchéité d'une paroi formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, selon l'invention, convient pour des toitures planes, à profil courbe à facettes, en pente, horizontale, ou des parois verticales, selon les besoins en fonction de la disposition de la paroi par rapport à l'ensoleillement. REVENDICATIONS1. Dispositif d'étanchéité d'une paroi (1) formée d'une pluralité de panneaux (2) juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) de la pluralité desdits panneaux, qui définissent la face extérieure (4) de la paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), caractérisé en ce que ledit dispositif d'étanchéité 10 comprend : - une pluralité de longerons (5) longitudinaux parallèles de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau (2a) au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque (6) de 15 remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre (7a) entourant ladite première plaque, ledit premier cadre comportant des premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux et des troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux, 20 - des moyens d'étanchéité (18) du premier panneau solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comportant : - un premier (23) joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux dudit premier cadre (7), ledit premier 25 (23) joint d'étanchéité couvrant le bord du côté longitudinal en vis-à-vis d'un deuxième panneau (2b) juxtaposé au dit premier panneau (2a), et - un deuxième (24) joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un desdits troisième (20) et quatrième 30 (21) côtés transversaux dudit premier cadre (7a), ledit deuxième (24) joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau (2c) juxtaposé au dit premier panneau (2a). 35 2. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 1, dans lequel lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale (25) du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux (2) juxtaposés, et la barre verticale (26) du T étant associée au dit premier cadre (7a). 3. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 2, dans lequel la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal (27) s'étendant dans la direction de la barre transversale (25) du T, ledit retour longitudinal (27) étant en prise dans une rainure (28) dudit premier cadre (7a) de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité (23, 24) sur ledit premier panneau (2a). 4. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 3, dans lequel le retour longitudinal (27) et la partie de barre (25) transversale du T en vis-à-vis dudit retour longitudinal (27), forment une pince de clippage du joint d'étanchéité (23, 24) sur le bord dudit premier cadre (7a). 5. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, sont des joints profilés de section transversale identique. 6. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, dans lequel lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité, sont des joints bi- dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. 7. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel une pluralité de traverses (19) est disposée entre les longerons longitudinaux (5) de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse (19) étant placée en appui sur un premier (5a) et un deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien du premier (7a) et d'un troisième (7c) cadres du premier (2a) et d'un troisième (2c) panneaux juxtaposés par leurs troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux de ceux-ci. 8. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel ledit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage (6) est fixée. 9. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 8, dans lequel lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a), adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal (22) dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. 10. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 8 ou 9, dans lequel lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. 11. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité d'un premier panneau (2a) sont identiques pour les panneaux de ladite pluralité de panneaux (2) juxtaposés. 12. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité sont réunis à un angle dudit premier cadre (7a) par une pièce (33) d'étanchéité d'angle couvrant les extrémités desdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité. 13. Dispositif d'étanchéité selon la revendication 12, dans lequel ladite pièce (33) d'étanchéité d'angle est fixée au dit angle dudit premier cadre (7a) de telle sorte qu'elle forme deux rebords libres (34, 35) de couverture, prolongeant respectivement lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité. 14. Dispositif d'étanchéité selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, dans lequel ledit deuxième (24) joint d'étanchéité de paroi est fixé et s'étend sur ledit troisième côté (20) transversal dudit premier cadre (7a), ledit troisième côté transversal étant le côté inférieur dudit premier cadre en position sur la paroi (1).25
61,736
FR2960048A1
A1
20111118
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Paroi formée d'une pluralité de panneaux solaires juxtaposés, comportant des moyens d'isolation thermique, et procédé de fabrication d'une telle paroi La présente invention se rapporte à une paroi formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure de la paroi, soient disposées selon une surface lisse. La présente invention se rapporte en outre à un procédé de fabrication d'une telle paroi. Les panneaux solaires peuvent être de tout type, et sont plus particulièrement réalisés sur la base de la 15 technologie de panneaux photovoltaïques. La présente invention a pour objet principal de proposer une solution d'intégration de paroi photovoltaïque réalisant simultanément la production d'électricité et présentant de bonnes performances 20 d'isolation thermique, entre le milieu extérieur à la paroi et le milieu intérieur à celle-ci, et en outre entre les panneaux solaires et la structure de soutien de ceux-ci, tout en proposant une structure de paroi simplifiée pour rendre le montage aisé et rapide, avec un coût de 25 production et de mise en oeuvre raisonnable. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir une paroi présentant de bonnes caractéristiques d'étanchéité en particulier aux intempéries et notamment à l'eau. 30 Un autre objectif de la présente invention est d'offrir une paroi présentant des caractéristiques d'esthétique. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir une paroi présentant une bonne protection contre 35 le vol. Plus précisément, ladite paroi se caractérise en ce qu'elle comprend : - une pluralité de longerons métalliques longitudinaux parallèles de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre dudit premier panneau étant constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage est fixée, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau étant réalisés dans un matériau thermiquement isolant, - ledit premier cadre en matériau thermiquement isolant comportant un premier et un deuxième côtés longitudinaux en appui sur un premier et un deuxième longerons métalliques successifs, respectivement, de telle sorte que le matériau isolant dudit premier cadre soit en contact avec le matériau métallique desdits premier et deuxième longerons, - des moyens de fixation desdits premier et deuxième côtés longitudinaux dudit premier cadre aux dits premier et deuxième longerons longitudinaux, respectivement, en prise avec le matériau thermiquement isolant dudit premier cadre. La combinaison d'un matériau thermiquement isolant constitutif des cadres des panneaux solaires selon l'agencement défini des moyens de la paroi, confère à la paroi des qualités de rupture de pont thermique entre le milieu extérieur à la paroi recevant le rayonnement solaire et les longerons longitudinaux de soutien disposés de l'autre côté de la paroi à l'intérieur de la construction, ainsi que simultanément entre la plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire et lesdits longerons longitudinaux de soutien. La structure d'assemblage des panneaux solaires avec les longerons de soutien offre une bonne résistance d'ensemble de la paroi. Les panneaux solaires, via leurs cadres en matériau thermiquement isolant en prise directe avec les longerons métallique de soutien, font partie intégrante de la paroi et participent à la résistance de celle-ci. La paroi selon l'invention permet l'utilisation de panneaux solaires identiques dont la surface extérieure exposée au soleil forme une surface lisse, les tranches des cadres constitutifs des panneaux solaires étant en vis-à-vis sans chevauchement ni recouvrement. Le matériau thermiquement isolant constitutif du cadre peut être toute matière plastique appropriée rigide assurant à la fois une bonne résistance mécanique du panneau et une isolation thermique formant une paroi selon l'invention à rupture de pont thermique, moyennant des coûts de revient améliorés du fait de la constitution par profilés de ces cadres. Un panneau avec son cadre est ainsi isolé thermiquement de la structure porteuse. Un cadre isolant thermiquement sera en outre avantageusement isolant électriquement afin d'assurer la sécurité des personnes dans le cas d'une nature photovoltaïque du panneau, évitant ainsi d'avoir à relier ces panneaux à la terre, le cas échéant, pour le même niveau de sécurité. La structure des panneaux à partir d'un cadre formé de profilés permet une construction simple des panneaux dont les plaques solaires peuvent se trouver naturellement emprisonnées dans le cadre après l'assemblage de ce dernier. En outre, le procédé de construction des panneaux à partir de profilés permet de réduire les coûts de fabrication et les possibilités d'assemblage. D'autres avantages seront développés plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, une pluralité de traverses métalliques est disposée entre les longerons longitudinaux métalliques de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse étant placée en appui sur lesdits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier et d'un troisième cadre en matériau isolant du premier et d'un troisième panneaux juxtaposés par leurs troisième et quatrième côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier et deuxième côtés longitudinaux de ceux-ci. Les traverses permettent de consolider la structure porteuse constituée des longerons et des traverses dans ce cas, en permettant une meilleure répartition des efforts exercés sur la paroi, par exemple neige ou poids de personnes. Les traverses ont en outre une fonction de drainage des eaux qui pourraient s'infiltrer à travers la paroi. Les traverses permettent en outre un meilleur calage des panneaux dans le sens de la pente. Selon une caractéristique avantageuse, la paroi selon l'invention comporte des moyens d'étanchéité dudit premier panneau solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, lesdits moyens d'étanchéité comportant un premier joint d'étanchéité de paroi, thermiquement isolant, fixé et s'étendant sur un desdits premier et deuxième côtés longitudinaux dudit premier cadre, ledit premier joint d'étanchéité couvrant le bord d'un côté longitudinal d'un deuxième panneau juxtaposé longitudinalement au dit premier panneau, comportant un deuxième cadre en matériau isolant, en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec ladite face extérieure de la paroi d'une part, et le longeron longitudinal métallique de soutien desdits premier et deuxième panneaux d'autre part, par l'intermédiaire desdits premier et deuxième cadres en matériau isolant. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens de fixation disposés du côté longitudinal dudit premier cadre où s'étend ledit premier joint d'étanchéité, comprennent un matériau métallique, et sont disposés au-dessous dudit premier joint d'étanchéité thermiquement isolant, entre ce dernier et le longeron longitudinal métallique de soutien desdits premier et deuxième panneaux, de telle sorte que lesdits moyens de fixation ne soient pas en contact avec la face extérieure de la paroi, afin que lesdits moyens de fixation n'établissent pas un pont thermique entre le milieu extérieur et ledit longeron métallique. Cet agencement des moyens de fixation permet tout à la fois de fixer les panneaux solaires sans rétablir de pont thermique entre le milieu extérieur à la paroi et le côté intérieur de celle-ci, d'offrir des caractéristiques d'esthétique en ce que les moyens de fixation sont invisibles de l'extérieur de la paroi finie, et d'offrir une bonne protection contre le vol pour la même raison. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens d'étanchéité comportent un deuxième joint d'étanchéité de paroi, thermiquement isolant, fixé et s'étendant sur un des troisième et quatrième côtés transversaux dudit premier cadre, ledit deuxième joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau juxtaposé au dit premier panneau, comportant un troisième cadre en matériau isolant, en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec ladite face extérieure de la paroi d'une part, et la traverse métallique de soutien desdits premier et troisième panneaux d'autre part, par l'intermédiaire desdits premier et troisième cadres en matériau isolant. Ces deux caractéristiques relatives au premier et au deuxième joints d'étanchéité thermiquement isolants offrent avantageusement une étanchéité de la paroi discrétisée, participant grâce à l'agencement des joints et à leur matériau constitutif à la rupture de pont thermique offerte par la paroi selon l'invention, l'étanchéité étant contruite par l'assemblage successif des panneaux solaires, chaque panneau qui est installé comportant des moyens d'étanchéité coopérant avec ceux de deux panneaux juxtaposés déjà posés pour former une étanchéité sur les quatre côtés du panneau qui est installé. Ainsi, lorsque la pluralité des panneaux solaires a été installée, une étanchéité thermiquement isolante de la paroi a été simultanément réalisée. L'étanchéité en tant que fonction est ici conçue avantageusement comme indissociable des panneaux solaires qui apportent chacun sa partie d'étanchéité de paroi propre à son intégration dans celle-ci. En outre, ces caractéristiques contribuent à une facilité de maintenance de la paroi en cas de remplacement d'un panneau ou d'intervention sur un panneau, l'étanchéité affectée étant restreinte au niveau local du panneau retiré et remis en place ou remplacé, et refaite par l'étanchéité du panneau de remplacement ou du même panneau lors de sa remise en place, le cas échéant, sans que l'opérateur ait à intervenir spécifiquement sur les joints d'étanchéité solidaires des panneaux adjacents restés en place lors de l'intervention. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité thermiquement isolants, adopte respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux juxtaposés, et la barre verticale du T étant associée au dit premier cadre. Selon une caractéristique avantageuse, la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal s'étendant dans la direction de la barre transversale du T, ledit retour longitudinal étant en prise dans une rainure dudit premier cadre en matériau thermiquement isolant de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité thermiquement isolant sur ledit premier panneau. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité thermiquement isolants, sont des joints profilés de section transversale identique. Cette caractéristique permet une uniformisation des joints de la paroi avec une section unique dans la direction longitudinale comme dans la direction transversale de la paroi. Selon une caractéristique avantageuse, le premier joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier et deuxième joints d'étanchéité thermiquement isolants, sont des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. Les lèvres souples réalisent l'étanchéité de la paroi par appui sur la surface extérieure des panneaux, notamment appui sur le cadre, cet appui assurant l'étanchéité étant rendu possible par la résistance mécanique du profilé joint en T, rigide ou sensiblement rigide, qui permet au panneau sur lequel le joint est fixé, d'exercer une pression, via les lèvres souples, sur le panneau adjacent grâce l'emboîtement en U sur le premier longeron d'une part et grâce aux moyens de fixation du deuxième côté du premier cadre au deuxième longeron d'autre part. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre en matériau thermiquement isolant dudit premier panneau, adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. Les quatre profilés constitutifs du cadre avantageusement identiques permettent une simplification de fabrication tout en répondant cependant à une asymétrie dans l'assemblage du cadre sur les longerons longitudinaux, par emboîtement d'un côté et appui simple de l'autre. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits moyens de fixation d'un desdits premier et deuxième côtés longitudinaux du premier cadre à un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux, respectivement, comprennent une bride pivotante dans un plan parallèle à ladite surface lisse, en prise sur une nervure du premier cadre en matériau thermiquement isolant. Le moyen de bride pivotante permet d'emprisonner rapidement un côté du cadre sur le longeron correspondant par une manoeuvre de type quart de tour, et ainsi réaliser la fixation d'un côté du panneau. La bride pivotante empêche le relèvement du côté du panneau prisonnier du longeron. Pour démonter un panneau, il sera nécessaire de désactiver cette bride pivotante pour permettre le relèvement du panneau, comme cela sera expliqué plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, ledit matériau thermiquement isolant constitutif dudit premier cadre comprend un polyamide. L'invention se rapporte en outre à un procédé de fabrication d'une paroi selon l'invention formée d'une pluralité de panneaux juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure de la paroi, soient disposées selon une surface lisse, caractérisé en ce que le procédé comprend une étape de réalisation desdits panneaux solaires à partir, pour chacun des panneaux, d'une plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire et d'un cadre entourant ladite plaque de remplissage, constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite plaque de remplissage est fixée, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit cadre étant réalisés dans un matériau thermiquement isolant. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit de la description d'un exemple de mode de réalisation d'une paroi et d'un procédé de fabrication de celle-ci, selon l'invention, accompagnée des dessins, exemple donné à titre illustratif non limitatif. La figure 1 représente une vue de dessus d'un exemple de mode de réalisation d'une paroi partielle selon l'invention, formée de quatre panneaux solaires, la figure 1 comportant en vues superposées rabattues, deux sections transversales, prises respectivement sur un longeron longitudinal (vertical sur la figure) et une traverse (horizontale sur la figure) de la paroi. La figure 2 représente une vue en coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1, d'un seul des deux panneaux solaires tels que représentés sur la figure 1 suivant ladite coupe. Les figures 3 et 4 représentent respectivement deux détails A et B agrandis de la figure 2, comme indiqué. La figure 5 est une vue en perspective de dessus d'un panneau solaire de l'exemple de paroi selon la figure 1, selon une étape intermédiaire de pose. La figure 6 est une vue en coupe transversale prise au niveau d'un longeron longitudinal de l'exemple selon la figure 1, avec un panneau solaire posé, et un autre juxtaposé selon une étape intermédiaire de pose. La figure 7 est une vue agrandie de la figure 5 également prise de dessus et à l'angle du panneau où se rejoignent les deux joints d'étanchéité. La figure 8 est une vue de dessous du panneau de la 25 figure 7 au même endroit. La figure 9 est une vue de dessus en perspective de l'étanchéité de l'exemple de paroi selon la figure 1 à l'intersection de quatre panneaux solaires. La figure 10 est une vue d'une pièce d'angle de 30 l'étanchéité à la jonction des deux joints longitudinaux et transversaux, vue de dessous. La figure 11 est une vue en perspective d'un point de fixation d'un panneau solaire selon l'exemple de la figure 6, la bride pivotante étant en position de fixation du 35 panneau solaire. La figure 12 est une vue de dessus de la figure 11 sans le panneau, la bride pivotante étant représentée dans une position intermédiaire entre la position de fixation du panneau et une position de mise en place du panneau. La figure 13 est une vue en perspective d'ensemble d'une pluralité de points de fixation posés le long d'un longeron longitudinal, selon l'exemple de paroi de la figure 1, montrant plusieurs brides pivotantes de fixation. La figure 14 est une vue en perspective d'un point de fixation tel représenté sur les figures 11 à 13, assemblé 10 et agrandi, comportant une bride pivotante. La figure 15 est une vue similaire à la figure 14, le point de fixation étant représenté en éclaté. La Paroi 1 représentée sur les figures est plus particulièrement une toiture qui est avantageusement 15 intégrée à un bâti (non représenté) et forme la toiture intégrale dudit bâti, comportant sa structure porteuse, comme détaillé ci-dessous. Les poutres éventuelles disposées transversalement sous les longerons longitudinaux de la paroi 1 sont considérées comme faisant 20 partie du bâti et n'ont pas été représentées. La figure 1 représente quatre panneaux 2 juxtaposés. La toiture comporte une pluralité de panneaux qui couvre toute la surface nécessaire à partir de panneaux 2 solaires essentiellement identiques. 25 La toiture représentée partiellement sur la figure 1 est formée d'une pluralité de panneaux 2 juxtaposés, de type panneaux solaires, de préférence de type photovoltaïque, assemblés de telle sorte que les faces supérieures 3 de la pluralité des panneaux, qui 30 définissent la face extérieure 4 de la toiture, soient disposées selon une surface lisse P. Les sections transversales superposées rabattues de la figure 1 montrent sensiblement l'alignement des faces supérieures des panneaux 2. Ainsi, les panneaux solaires 2 ne se 35 recouvrent pas bord à bord, à l'exception de l'étanchéité comme cela sera expliqué plus loin ; deux tranches de panneaux solaires 2 juxtaposés sont disposées en face à face longitudinalement et transversalement directement ou indirectement, dans ce dernier cas avec une partie d'une traverse entre les deux dans le sens transversal, et/ou avec une partie du longeron entre les deux dans le sens longitudinal, comme cela sera également développé plus loin. La toiture 1 comme représentée plus particulièrement sur les figures 1 à 6, comporte : - une pluralité de longerons 5 longitudinaux métalliques parallèles de soutien des panneaux solaires 2, constitutifs de l'essentiel de la structure porteuse des panneaux solaires, ayant fonction de chevrons, - un premier panneau 2a au moins de la pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque 6 de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre 7a entourant la première plaque 6, - le premier cadre 7a du premier panneau 2a étant constitué de quatre tronçons de profilé réalisés dans un matériau thermiquement isolant, et assemblés en sorte que la plaque photovoltaïque 6 soit prisonnière et fixée entre les tronçons de cadre ; à cet effet, les quatre tronçons de profilé constitutifs du cadre 7 d'un panneau 2, adoptent avantageusement des sections transversales identiques, comme représenté sur les figures 2 à 4 pour les côtés longitudinaux du cadre, et définissent un logement longitudinal 22 dont la section transversale adopte une forme en U tournée vers l'intérieur du cadre, dans lequel les bords de la plaque photovoltaïque 6 sont emboîtés. Les quatre tronçons de profilé constitutifs d'un cadre 7 de panneau 2 sont ainsi réalisés dans un matériau thermiquement isolant, par exemple une matière plastique, de type polyamide ou analogue, rigide, et présentent des caractéristiques de résistance mécanique appropriées aux besoins. Le cadre 7 isolant thermiquement permet avantageusement en outre une isolation électrique entre la plaque photovoltaïque 6 et les longerons métalliques longitudinaux 5, afin d'assurer la sécurité des personnes en cas de défaut électrique sur la plaque photovoltaïque 6, en évitant d'avoir à relier les panneaux photovoltaïques à la terre. Le premier cadre 7a en matériau thermiquement isolant comporte un premier 9 et un deuxième 10 côtés longitudinaux en appui sur un premier 5a et un deuxième 5b longerons métalliques successifs, respectivement, de telle sorte que le matériau isolant du premier cadre 7a soit en contact avec le matériau métallique des premier 5a et deuxième 5b longerons. La toiture représentée partiellement sur les figures comporte également des moyens de fixation 17 des premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux du premier cadre 7a aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux, respectivement, en prise avec le matériau thermiquement isolant du premier cadre 7a. Le premier cadre 7a thermiquement isolant comporte avantageusement sur au moins un premier 9 de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale 8 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, et sur le deuxième 10 côté longitudinal opposé au premier 9 côté longitudinal, un appui plan inférieur 11 s'étendant parallèlement à la surface lisse P. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement sur les figures 5 et 6, comporte : - au moins un premier longeron métallique longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a comportant avantageusement: - sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a métallique, dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal 13 en U d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron métallique longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron métallique longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron métallique longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a, et comportant avantageusement : - sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron métallique longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 longitudinal situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, de telle sorte que : - la nervure longitudinale 8 située du premier 9 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit emboîtée dans le logement longitudinal 13 en U du premier 12 côté du premier longeron métallique longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a, comme représenté sur la figure 6 avec le panneau 2 à droite de la figure, constituant ainsi une liaison longitudinale du premier 9 côté du premier panneau 2a au premier longeron 5a, et que - l'appui plan inférieur 11 situé du deuxième 10 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit en contact avec l'appui plan 15 du deuxième 10 côté longitudinal du deuxième longeron métallique longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, successif au premier longeron métallique longitudinal 5a, afin de lier le premier cadre 7a thermiquement isolant aux premier 5a et deuxième 5b longerons métalliques longitudinaux successifs par les deux premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre du premier cadre 7a, par une liaison dans l'exemple avantageusement partielle à un degré de liberté en rotation, comme représenté sur la figure 6, en considérant que l'emboîtement en U du cadre sur le longeron confère, par son jeu ou son élasticité, une certaine liberté limitée en rotation dudit cadre, autour d'un axe longitudinal, par rapport au dit longeron. La structure d'assemblage des panneaux solaires 2 avec les longerons 5 de soutien offre une bonne résistance d'ensemble de la paroi 1, tout en permettant avantageusement une pose rapide par emboîtement ou encastrement et pivot des panneaux 2 selon un axe longitudinal d'emboîtement, de manière successive, comme cela sera expliqué plus en détail plus loin. Dans la paroi 1, les panneaux solaires 2 et les profilés 5 porteur coopèrent directement entre eux dans l'exemple et de préférence par emboîtement ou encastrement pour une meilleure résistance d'ensemble de la paroi 1. Les panneaux en outre font avantageusement partie intégrante de l'étanchéité de la toiture, comme cela sera expliqué ci-après. Sur les figures 2, 3, 4, 5, 6, et 8, les panneaux solaires 2, leur cadre 7 respectif, ont été respectivement référencés indifféremment 2a, 2b, 2c, d'une part et 7a, 7b, 7c, d'autre part car les panneaux 2 considérés sont identiques, ainsi que donc leur cadre 7 constitutif ; l'indice a, b, ou c affecté à ces références 2 ou 7 indique qu'il s'agit du panneau 2 ou cadre 7 considéré pour l'indice a, du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent transversalement pour l'indice b, et du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent longitudinalement pour l'indice c, comme montré sur la figure 1 ; les longerons longitudinaux 5 ont en outre été référencés indifféremment 5a ou 5b sur les figures 5, 6, 11, 12, et 13, car ces longerons longitudinaux 5 considérés sont avantageusement identiques dans l'exemple représenté. La figure 5 montre une vue de montage d'un panneau 2 dans laquelle les références a et b pour les longerons 5 s'appliquent à deux longerons 5 de soutien d'un panneau solaire 2. La toiture représentée partiellement sur les figures comporte également avantageusement : - des moyens d'étanchéité 18 du premier panneau 2a solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comme cela sera expliqué plus loin, et - des moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs. Les panneaux solaires 2, comme représenté plus particulièrement sur les figures 2 à 4, comportent respectivement une plaque de remplissage, de type plaque photovoltaïque 6 connue ou laminé, et qui ne sera donc pas décrite plus en détail ici. On indiquera simplement que la plaque 6 peut comprendre de manière connue, de l'extérieur vers l'intérieur, une couche de verre, une première couche d'encapsulant, les cellules photovoltaïques, une deuxième couche d'encapsulant, et un film protecteur en sous-face. Le panneau 2 solaire comprend en outre, de manière connue, un boîtier de connexion électrique (non représenté), disposé sous la plaque 6 à l'intérieur du cadre, qui permet de connecter les panneaux entre eux, et de réaliser un circuit électrique. Le boîtier de connexion a en outre un rôle de protection électrique. Cette plaque 6 est enfermée dans le cadre 7 qui possède en outre les fonctions suivantes : - conférer au panneau 2 sa résistance mécanique, et notamment sa rigidité intrinsèque, notamment en vue de son transport, et sa manipulation lors du montage de la toiture, - protéger la plaque 6 contre sa casse éventuelle, grâce à la résistance conférée par le cadre 7 solidaire, et notamment les bords de la plaque 6 contre les chocs par exemple, - participer à la résistance de la toiture, grâce à l'inertie de la section transversale du cadre, et par sa liaison aux longerons longitudinaux 5 ; les cadres 7 font ainsi partie intégrante de la structure porteuse de la toiture. Du fait de l'identité des sections du cadre 7, la nervure 8 est périphérique autour du cadre. En se référant aux figures 2 à 4, on voit que la section transversale du profilé thermiquement isolant constitutif du cadre 7 adopte avantageusement une forme de deux U inversés et solidaires par une de leurs branches, un premier U en partie supérieure de la section, tourné vers l'intérieur du cadre pour la fixation de la plaque photovoltaïque 6, et en partie inférieure, un deuxième U tourné vers l'extérieur du cadre 7, la branche inférieure du deuxième U étant constitutive de la nervure 8 d'assemblage avec le longeron 5 comme expliqué plus haut. Le deuxième U peut être constitué d'une paroi double, comme représenté, à la fois pour augmenter le module d'inertie de la section et pour augmenter l'isolation thermique le cas échéant par la présence d'une section alvéolaire par exemple. La partie extérieure de la branche inférieure du deuxième U est avantageusement constitutive de l'appui plan 11 inférieur du cadre 7 pour l'assise de celui-ci sur le longeron longitudinal 5, comme expliqué plus haut. Le cadre 7 adopte par exemple une forme en plan polygonale, par exemple de préférence rectangulaire ou carré, de telle sorte que l'assemblage côte à côte des cadres 7 constitue une construction de type puzzle, mosaïque ou analogue, et couvre la surface de la toiture. Les lignes de jonction des panneaux 2 dans la direction des longerons 5 passent nécessairement le long desdits longerons longitudinaux. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement partiellement sur la figure 5, comprend avantageusement une pluralité de traverses 19 métalliques disposée entre les longerons métalliques longitudinaux 5 de la pluralité de longerons longitudinaux 5, une traverse 19 métallique étant placée en appui sur deux premier 5a et deuxième 5b longerons métalliques longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier 7a et d'un troisième 7c cadres thermiquement isolants du premier 2a et d'un troisième 2c panneaux juxtaposés par leurs troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux de ceux-ci. Deux traverses 19 métalliques successives permettent d'assurer le soutien d'un même cadre 7 par ses troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux comme représenté sur la figure 5. Les traverses 19 métalliques peuvent par exemple être issues de profilés, et adopter une section transversale unique, par exemple une section transversale en forme de U dont la base du U s'étend de part et d'autre des branches du U, par deux ailes d'appui, respectivement, constituant un soutien aux deux cadres 7 juxtaposés à une même traverse 19 de part et d'autre du U, via l'appui simple inférieur 11 des côtés transversaux 20 et 21 de chacun des deux cadres 7 juxtaposés, comme représenté sur la vue de détail de la figure 1 relative à la coupe d'une traverse 19. Les traverses 19 peuvent avantageusement assumer une fonction de drainage de l'eau d'infiltration et de condensation qui pourrait apparaître à la jonction transversale des panneaux et sous les panneaux 2 eux-mêmes, via des conduits transversaux 30 de drainage formés dans le U de la traverse 19 et par exemple sur une des ailes d'extensions de la base du U de traverse 19, comme représenté sur ladite vue de détail de la figure 1. Ces conduits transversaux 30 de drainage sur les traverses 19 métalliques débouchent à leurs extrémités sur deux longerons métalliques longitudinaux 5a et 5b successifs, qui reprennent le drainage de cette eau via des conduits 31 longitudinaux collecteurs de tous les conduits transversaux 30 débouchant sur ces deux profilés 5a et 5b, comme représenté par exemple sur la figure 6. Les traverses 19 peuvent être simplement posées sur les longerons longitudinaux 5 et rendues prisonnières par la fixation des cadres 7 aux dits longerons comme cela sera expliqué plus loin, ou fixées directement à ces longerons, par exemple par vis (non représentées). Les traverses 19 qui sont réalisées en métal, par exemple en alliage léger, et servent à reprendre les efforts qui s'exercent sur la structure porteuse, poids des panneaux solaires, vent, neige, ou poids des techniciens de maintenance. En outre, ces traverses 19 servent avantageusement à caler les panneaux 2 entre eux suivant l'axe de la pente. Les traverses 19 seront de préférence fixées en fonction de l'inclinaison de la toiture, afin de reprendre les efforts dus au poids propre des panneaux 2 dans le sens de la pente. La pluralité de longerons métalliques longitudinaux 5 comprend respectivement et avantageusement, comme représenté plus particulièrement sur les figures 5, 6, 11, et 13, une pluralité de profilés 5 de section transversale identique, dont les premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux. La paroi 1 décrite permet d'utiliser une pluralité de longerons 5 avantageusement identiques, malgré un assemblage dissymétrique des panneaux solaires sur deux longerons successifs. Si l'on se réfère plus particulièrement à la figure 6, un profilé 5 métallique longitudinal adopte une section quelconque apte à la résistance mécanique de la structure porteuse en flexion en fonction notamment du poids des panneaux, par exemple une section transversale en forme de T renversé, de préférence alvéolée, la barre de pied du T comportant à son extrémité libre supérieure la rainure longitudinale 13 en U d'emboîtement des cadres 7 et l'appui simple 15 pour lesdits cadres 7, comme représenté à la figure 6 et expliqué plus haut. Les traverses 19 métalliques sont posées en appui sur les côtés longitudinaux 12, 14 des longerons 5 métalliques, comme représenté sur la figure 6, par exemple sur des pieds 32 longitudinaux permettant le vissage de ces traverses 19 aux longerons longitudinaux 5 par leurs extrémités. Les longerons longitudinaux 5 sont fixés au bâti par des poutres ou analogue, de manière connue (non représentée). L'appui plan 15 du longeron 5 étant situé à l'extrémité supérieure du pied, on remarquera qu'il existe un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, afin que le deuxième côté 10 d'un panneau 2 puisse être posé sur cet appui plan 15, via le cadre 7 du panneau, par rotation autour de la nervure 8 de celui-ci située du côté opposé et emboîtée dans le longeron 5 juxtaposé. Si l'on se réfère maintenant plus particulièrement aux figures 1 à 11, les moyens d'étanchéité 18 comportent avantageusement, pour un premier panneau 2a, un premier 23 joint d'étanchéité de toiture, thermiquement isolant, fixé et s'étendant avantageusement sur le deuxième 10 côté longitudinal du cadre 7a du premier panneau 2a, qui est dans l'exemple en appui sur l'appui plan 15 du deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à celui-ci, occupé par le deuxième 10 côté du premier cadre 7a du premier panneau 2a, le premier 23 joint d'étanchéité couvrant le bord du premier 9 côté d'un deuxième panneau 2b juxtaposé au premier panneau 2a, comportant un deuxième cadre 7b thermiquement isolant comportant une nervure longitudinale 8 en prise dans le logement 13 métallique en U du premier 12 côté du deuxième longeron longitudinal 5b, en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec la face extérieure 4 de la paroi 1 d'une part, et le longeron longitudinal 5 métallique de soutien des premier 2a et deuxième 2b panneaux d'autre part, par l'intermédiaire des premier 7a et deuxième 7b cadres en matériau isolant. Les moyens d'étanchéité 18 comportent en outre avantageusement un deuxième 24 joint d'étanchéité de paroi, thermiquement isolant, fixé et s'étendant sur un des troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux du cadre 7a du premier panneau 2a, le deuxième 24 joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis- à-vis d'un troisième panneau 2c juxtaposé au premier panneau 2a comportant un troisième cadre 7c en matériau isolant, en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec la face extérieure 4 de la paroi 1 d'une part, et la traverse métallique 19 de soutien des premier 2a et troisième 2c panneaux d'autre part, par l'intermédiaire des premier 7a et troisième 7c cadres en matériau isolant. Dans l'exemple représenté, le deuxième joint 24 s'étend avantageusement sur le troisième côté 20 du cadre 7a, soit sur le côté transversal inférieur, comme représenté sur la figure 5, de telle sorte que les panneaux 2 sont posés du bas vers le haut. En outre, cette disposition du deuxième 24 joint d'étanchéité, sur le côté transversal inférieur d'un panneau 2, présente l'avantage d'une étanchéité transversale renforcée avec les joints 23, 24 tels que décrits ci-dessous. Comme représenté sur la figure 6, et comme cela détaillé plus loin, les moyens de fixation 17 disposés du côté longitudinal du premier cadre 7a où s'étend le premier joint 23 d'étanchéité, comprennent un matériau métallique, et sont avantageusement disposés au-dessous du premier 23 joint d'étanchéité thermiquement isolant, entre ce dernier et le longeron longitudinal 5 métallique de soutien des premier 2a et deuxième 2b panneaux, de telle sorte que ces moyens de fixation 17 ne soient pas en contact avec la face extérieure 4 de la paroi 1, afin que ces moyens de fixation 17 n'établissent pas un pont thermique entre le milieu extérieur et le longeron métallique 5. Ce sont les joints d'étanchéité 23, 24 qui déterminent l'orientation d'un panneau 2 sur la toiture dans le cas où les quatre côtés du cadre 7 sont identiques, par rapport à ses quatre positions possibles. De manière avantageuse, comme plus particulièrement représenté sur les figures 2 à 4, les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale 25 du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux 2 juxtaposés, et la barre verticale 26 du T étant associée au premier cadre 7a. La barre verticale 26 du T comporte de préférence à son extrémité libre un retour longitudinal 27 s'étendant dans la direction de la barre transversale 25 du T, comme représenté sur la figure 2 ou 4, le retour longitudinal 27 étant en prise dans une rainure 28 du premier cadre 7a thermiquement isolant du panneau 2a pour une fixation des joints d'étanchéité 23, 24 thermiquement isolants sur le premier panneau 2a. Les côtés du premier cadre 7a étant avantageusement de section identique, il est avantageux que les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, soient des joints profilés de section transversale identique. Le retour longitudinal 27 est inséré en force, par une liaison de type clippage, dans la rainure 28 du cadre 7a thermiquement isolant, afin d'être fixé fermement à celui-ci, conférant entre chaque joint d'étanchéité 23, 24 et le cadre 7a, une liaison complète rigide apte à assurer l'étanchéité par pression de la barre transversale du T sur le panneau 2b, 2c juxtaposé. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, sont avantageusement des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple thermiquement isolant, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre 7 de panneau 2. Dans l'exemple représenté, chaque extrémité transversale de la barre transversale 25 du T comporte de préférence deux lèvres longitudinales parallèles comme représenté sur les figures 2 et 4 afin de renforcer l'étanchéité. Le retour longitudinal 27 et la partie de barre 25 transversale du T en vis-à-vis, forment une pince de clippage du joint 23, 24 sur le bord du cadre 7 comme représenté sur la figure 4. Lorsque cette pince est ouverte vers l'amont de la toiture, pour le joint d'étanchéité 24 transversal, elle renforce avantageusement par sa force de serrage élastique l'étanchéité de la, ou des lèvres de la pince, sises en face du retour 27 longitudinal. Ainsi, le placement du joint 24 transversal en partie inférieure du cadre 7 (troisième côté 20 dans l'exemple) qui doit faire face à la pression maximale d'écoulement de l'eau sur la toiture, est préféré. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité sont avantageusement réunis à un angle du premier cadre 7a par une pièce 33 d'étanchéité d'angle, plus particulièrement représentée sur les figures 5 à 11. Cette pièce 33 d'étanchéité d'angle, de forme sensiblement carrée ou rectangulaire en vue de dessus, couvre les extrémités des deux joints 23, 24 thermiquement isolants se rejoignant dans ledit angle du premier cadre 7a thermiquement isolant, et forme étanchéité avec ces dites extrémités de sorte que l'eau ne puisse normalement pas s'infiltrer entre la pièce 33 et les joints 23 et 24. La pièce 33 d'étanchéité d'angle est fixée à l'angle du cadre 7 par tout moyen, par exemple par clippage et/ou collage, de telle sorte que deux côtés du carré ou du rectangle défini par cette pièce 33 forment deux rebords libres 34, 35 de couverture, prolongeant respectivement les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, éventuellement et avantageusement munis d'une mousse d'étanchéité (non représentée), afin de couvrir les extrémités libres des deux joints d'étanchéité 23, 24 des deux panneaux 2b et 2c juxtaposés au premier panneau 2a, comme représenté sur la figure 9. Le collage de la pièce d'angle 33 permet en outre avantageusement de faire l'étanchéité de coupe de l'angle à 45° des tronçons de profilé, constitutifs du cadre 7. La pièce d'étanchéité d'angle 33 est réalisée en matière plastique souple ou semi rigide thermiquement isolante. Dans l'exemple représenté, la fixation de la pièce 33 dans l'angle du cadre 7 est notamment réalisée par une équerre 36 de positionnement angulaire, saillante à angle droit sous le chapeau 37 de forme carrée ou rectangulaire, l'équerre 36 comportant avantageusement une nervure 58 s'emboîtant dans l'arête 39 d'angle extérieur du cadre 7. En outre, la pièce 33 d'étanchéité d'angle comporte de préférence un plot 38 de centrage, disposé sous le chapeau 37, qui vient avantageusement s'insérer dans l'angle intérieur supérieur du premier cadre 7a et prend par exemple appui sur la plaque de remplissage 6 du panneau 2a. Trois autres plots 40, 41, 42, disposés respectivement aux trois autres angles du chapeau 37, prennent avantageusement et respectivement appui sur les trois plaques photovoltaïques des trois panneaux adjacents. Les moyens d'étanchéité 18 tels que décrits ci-dessus pour le premier panneau 2a sont avantageusement identiques pour les autres panneaux solaires de la pluralité de panneaux 2 solaires. Ainsi, un panneau 2 comporte seulement deux de ses côtés munis d'un joint d'étanchéité, se joignant dans un angle du panneau au moyen d'une pièce d'angle d'étanchéité. Comme plus particulièrement représenté sur les figures 5, 6, et 11 à 15, les moyens de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, comprennent avantageusement une bride pivotante 29 dans un plan parallèle à la surface lisse P, ayant pour effet d'empêcher dans l'exemple la rotation du premier panneau 2a autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale 8 du premier cadre 7a, en bloquant le deuxième 10 côté du premier cadre 7a entre l'appui plan 15 du deuxième longeron 5b et la bride pivotante 29. On constate sur la figure 1 principale (vue de dessus de la paroi 1), que les points de fixation 17 ne sont pas visibles, étant avantageusement dissimulés sous les joints d'étanchéité 23 comme représenté sur la figure 6 ; sur cette figure 1, les points de fixation 17 n'ont pas été représentés sur la section rabattue des longerons 5, pour simplifier cette section, un point de fixation 17 étant montré par ailleurs sur la figure 6. Les moyens de fixation 17 pour un panneau 2 peuvent comprendre plusieurs points avantageusement identiques de fixation régulièrement répartis le long du deuxième côté 10 du cadre 7 du panneau 2, soit régulièrement répartis sur la longueur de chaque longeron longitudinal 5, comme représenté sur la figure 13 où l'on voit trois points de fixation pour un deuxième 10 côté de cadre 7. Un point de fixation particulièrement avantageux va maintenant être décrit avec l'aide des figures 6, 14 et 15 plus particulièrement. Un point de fixation 17 comprend : - une tige 43 métallique destinée à être fixée par une 46 de ses extrémités au longeron 5 longitudinal métallique, par exemple par vissage ou analogue, dans une zone médiane du longeron 5 laissée libre entre les deux panneaux 2a, 2b lorsque ces derniers sont en appui sur le longeron 5 ; - une bride 29 pivotante métallique autour de l'axe longitudinal de la tige 43 ; - un écrou 44 métallique vissé sur l'autre extrémité 47 de la tige 43, libre, permettant d'immobiliser par vissage la bride 29 en position de maintien du panneau 2 sur le longeron 5 longitudinal, en coopération avec l'emboîtement en U situé sur le premier côté 9 opposé du panneau 2 considéré. La tige 43 métallique comporte de préférence une collerette 45 transversale positionnée sensiblement à mi- distance entre ses deux extrémités 46, 47, destinée à servir, sur une de ses faces, de butée d'enfoncement de la tige 43 dans le longeron 5, comme représenté sur la figure 6, et sur l'autre, opposée, de ses faces, d'appui pour la bride 29 pivotante métallique lors du vissage au moyen de l'écrou 44 de telle sorte qu'une pression soit de préférence exercée par la bride 29 sur le cadre 7 après vissage de l'écrou 44. L'extrémité 46 de la tige 43 destinée à être insérée dans le longeron 5 longitudinal peut comporter par exemple un profil lui conférant une capacité auto-taraudeuse comme représenté sur les figures 14 ou 15. L'autre extrémité 47 de la tige 43 est filetée pour le vissage de l'écrou 44. L'extrémité 47 libre de la tige 43 est avantageusement munie d'un moyen 50 de prise directe pour un outil (non représenté) de vissage et de dévissage de la tige 43, par exemple vissage de la tige 43 seule, et dévissage de la tige 43 munie de la bride 29 et de l'écrou 44 associé. Les profilés 5 seront avantageusement équipés en atelier des points de fixation constitués chacun d'une tige 43, d'une bride 29 et d'un écrou 44. En cas de remplacement d'un panneau 2, l'opérateur, par le moyen 50 de prise directe, pourra désactiver le point de fixation plus rapidement par dévissage partiel de type quart de tour, en agissant directement sur la tige 43, au lieu d'avoir à dévisser l'écrou 44 puis à manoeuvrer la bride 29 pivotante pour libérer le deuxième côté 10 du panneau 2 avant de le soulever par pivotement autour de l'emboîtement en U situé du premier côté 9 opposé du cadre 7. Une fois le mouvement de type quart de tour réalisé par l'opérateur, le panneau 2 est libre d'être pivoté. Ce moyen 50 de prise peut par exemple être constitué d'un trou à facette, comme représenté, accessible par le dessus de l'extrémité 47 la tige 43, pour une clé de type intravis ou analogue (non représentée). La bride 29 est constituée d'une plaque métallique oblongue à une première extrémité 52 de laquelle est formé un trou 51 de passage de la tige 43, dont le diamètre est inférieur au diamètre extérieur de la collerette 45. La longueur de la plaque métallique oblongue est définie de telle sorte que la deuxième extrémité 53 de la plaque oblongue puisse passer au-dessus de la nervure 8 du cadre 7 posé sur le longeron 5, lorsque l'axe longitudinal de la plaque oblongue est tourné de façon à être perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 ou position de verrouillage comme représenté sur la figure 11 ; dans cette position de verrouillage, le cadre 7 est immobilisé contre le longeron 5 et ne peut être pivoté ni soulevé. La largeur de la plaque oblongue est telle que, lorsque l'axe longitudinal de cette plaque oblongue est tourné en sorte de se trouver parallèle à l'axe longitudinal du longeron 5, ou position de mise en place du panneau, comme représenté sur la figure 13, le cadre 7 soit libéré du longeron 5 et puisse être pivoté autour de l'axe de rotation défini par la nervure 8 située du premier côté 9 du cadre 7, emboîtée dans le logement en U du longeron 5 adjacent. La première extrémité 52 de la plaque 29 sera avantageusement munie d'une butée 54, par exemple un angle droit, comme représenté sur les figures 12, 14 et 15, destinée à empêcher la rotation complète de la bride 29 une fois cette dernière en place sur le longeron. La butée 54 est réalisée de telle sorte qu'elle limitera la rotation de la bride pivotante 29 à partir de sa position de mise en place du panneau 2 (figure 9) à sa position de verrouillage (figure 11) comme expliqué ci-dessus, soit dans l'exemple à une rotation de type quart de tour de la bride. La limitation de rotation de la bride 29 se fait avantageusement par appui de celle-ci contre le longeron 5 longitudinal au moyen de la butée 54, dans l'exemple contre la surface extérieure d'une paroi longitudinale du longeron 5 constitutive du logement 13 en U, comme représenté en particulier sur les figures 6 et 11. La figure 12 représente la bride 29 dans une position intermédiaire entre la position de verrouillage du panneau 2 et la position de mise en place du panneau 2 ; sur cette figure 12, la butée 54 n'est pas en appui contre le longeron 5. La figure 12 montre en outre que le verrouillage est orienté, dans l'exemple de préférence dans le sens des aiguilles d'une montre. L'écrou 44 doit permettre d'immobiliser la bride 29 en position perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 pour fixer le cadre 7 du panneau sur le longeron 5, par vissage de l'écrou sur la tige 43 et serrage de la bride 29 pivotante contre la collerette 45. Il est à noter que le point de fixation tel que décrit ci-dessus se trouve, une fois les panneaux 2 assemblés sur la structure porteuse comprenant les longerons 5 et éventuellement les traverses 19, inaccessible, comme représenté sur la figure 6. Lors du montage des panneaux 2 de manière successive, comme cela sera expliqué plus loin, cela n'est pas gênant pour le panneau 2a, car au moment de fixer ce panneau 2a, le panneau adjacent 2b n'est pas encore en place, dégageant ainsi l'accès au point de fixation 17, et ainsi de suite pour les panneaux successifs qui peuvent être bloqués aisément avec les moyens de fixation 17 au fur et à mesure de leur pose. Toutefois, une fois l'ensemble des panneaux 2 assemblés sur les longerons 5, dans le cas du démontage d'un panneau 2 pour maintenance ou remplacement de celui-ci par exemple, il est nécessaire d'accéder aux points de fixation afin de les désactiver et de pouvoir retirer le panneau défaillant de la paroi 1. Cet accès aux points de fixation 17 se fait avantageusement sous le joint d'étanchéité 23 longitudinal de ce panneau dans un endroit dont l'accès est ainsi limité et non visible. La désactivation du point de fixation 17 par une action directe de dévissage sur la tige 43, de type mouvement de quart de tour inverse du mouvement de quart de tour de la bride 29 seule pour la fixation du panneau, via le moyen de prise 50, ainsi que la position de l'axe longitudinal de cette tige 43 au-dessous du joint d'étanchéité 23, facilite dans ce cas le démontage du panneau, par exemple via un trou réalisé dans le joint d'étanchéité 23 au- dessus du point de fixation qui doit être désactivé. À cet effet, une cartographie de l'emplacement des points de fixation 17 sera conservée. Le trou dans le joint d'étanchéité 23, nécessaire pour un accès de l'outil de démontage au point de fixation, peut ensuite, une fois le panneau 2 remis en place et fixé, être rebouché au moyen d'un mastic approprié d'étanchéité. Le moyen de prise 50 disposé en creux en bout de l'axe de la tige 43, permet avantageusement d'être actionné par un outil de faible encombrement (non représenté), de type tige de tournevis, clé intra-vis, ou analogue, en l'occurrence de faible diamètre, selon une rotation autour de l'axe vertical de la tige 43, minimisant ainsi le trou nécessaire de passage dans le joint 23. Un exemple de procédé de fabrication d'une paroi 1 formée d'une pluralité de panneaux 2 juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures 3 de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure 4 de la paroi, soient disposées selon une surface lisse P, telle que décrite plus haut, comprend une étape de réalisation des panneaux solaires 2 à partir, pour chacun des panneaux 2, d'une plaque de remplissage 6 pour capter l'énergie solaire et d'un cadre 7 entourant la plaque de remplissage 6, constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels la plaque de remplissage est fixée, les quatre tronçons de profilé constitutifs du cadre 7 étant réalisés dans un matériau thermiquement isolant et de préférence issus de profilés comportant des sections identiques. Un exemple de procédé d'assemblage d'une paroi 1 telle que décrite ci-dessus va maintenant être décrit. Le procédé comprend les étapes suivantes : - réaliser une pluralité de panneaux 2 solaires comme décrit précédemment, avantageusement tous identiques, dont les cadres 7 respectifs sont thermiquement isolants, - réaliser une structure porteuse, comme décrit précédemment, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux 5 métalliques parallèles de soutien des panneaux solaires 2, et avantageusement une pluralité de traverses 19 métalliques associées comme décrit précédemment, de telle sorte que : - au moins un premier longeron métallique longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a thermiquement isolant d'un premier panneau 2a comporte sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U 13 d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron métallique longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a thermiquement isolant, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, comporte sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant dans un plan parallèle à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, - emboîter la nervure longitudinale 8 sise du premier 9 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et à l'extrémité basse du premier longeron 5a, dans le logement longitudinal en U 13 de celui-ci dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal 5b successif, en sorte d'immobiliser le premier côté 9 du panneau 2a sur le premier longeron 5a, dans une direction perpendiculaire au plan de la paroi 1 et au longeron 5a, tout en autorisant autour d'un axe longitudinal du logement longitudinal en U un pivotement du panneau vers l'extérieur, - poser le deuxième 10 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, au moyen de son appui plan inférieur 11, sur l'appui plan 15 disposé du deuxième 14 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b successif, par rotation du premier panneau 2a solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par la nervure longitudinale 8, - fixer le deuxième 10 côté longitudinal du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, par exemple au moyen de trois points de fixation 17 comme décrit précédemment, en prise sur le deuxième longeron longitudinal 5b, en effectuant de préférence pour chaque point de fixation 17 un mouvement de type quart de tour sur une bride pivotante 29, de sorte que cette dernière passe au-dessus de la nervure 8 du cadre en vue d'empêcher le pivotement du premier panneau 2a, et serrer la bride 29 en position de verrouillage du premier panneau 2a au moyen d'un écrou 44, - réitérer les étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale 8 et de pose du deuxième 10 côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux 2 de la pluralité de panneaux, à partir du premier panneau 2a solaire posé sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent les logements 13 en U des longerons longitudinaux 5, - fixer les panneaux 2 au fur et à mesure de leur pose, 35 avant que l'emboîtement d'un panneau 2 juxtaposé n'empêche l'accès aux points de fixation. Le procédé d'assemblage décrit est simple et rapide ; plus particulièrement, la pose d'un panneau est simplifiée et rapide, faite en deux opérations : emboîter la nervure dans la rainure en U du longeron puis poser le panneau sur le longeron adjacent ; l'emboîtement de la nervure peut avantageusement se faire avec un panneau incliné afin de présenter la nervure en partie inférieure pour l'emboîtement, puis la pose complète du panneau se fait par simple rotation, une fois l'emboîtement réalisé, jusqu'à l'appui sur le longeron, sous le simple poids du panneau. Lors de la pose des panneaux 2 suivant la direction longitudinale, dans l'exemple de l'extrémité basse du longeron longitudinal vers l'extrémité haute de celui-ci, le dernier panneau 2 posé est posé en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs et de préférence contre une traverse 19 apte chacune à reprendre d'autant plus le poids du panneau 2 que la paroi est verticale. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière longitudinale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée longitudinale se trouvant en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs, puis en fixant tous les panneaux 2 de la rangée longitudinale sur le longeron 5b avec les points de fixation 17 décrits plus haut, avant d'installer les panneaux 2 de manière longitudinale de la rangée longitudinale successive, en appui sur les longerons 5b, 5c successifs, afin de pouvoir accéder aux points de fixation sur le longeron 5b. La pose peut se faire ainsi de suite jusqu'à la réalisation complète de la toiture. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière transversale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée transversale se trouvant en appui sur tous les longerons 5, puis tous les panneaux de la rangée transversale supérieure. Dans ce mode de pose, chaque panneau 2 posé doit être immédiatement fixé avec ses points de fixation 17, car le panneau adjacent suivant posé masquerait l'accès à ces points de fixation. Une fois la première rangée transversale inférieure de panneaux 2 posée, l'opérateur peut poser et fixer la rangée transversale adjacente suivante supérieure, et ainsi de suite jusqu'à la dernière rangée transversale la plus haute de la toiture. Un autre mode de pose peut consister à poser les panneaux simultanément selon les deux directions transversale et longitudinale combinées, en respectant l'orientation de ces directions en raison de la position des joints d'étanchéité 23, 24 de recouvrement des panneaux 2 comme expliqué plus haut. Les panneaux solaires sont ainsi posés successivement les uns à côté des autres respectivement selon deux directions et deux sens uniques de pose, la direction transversale et la direction longitudinale. Le sens unique de pose longitudinale est fonction de l'emplacement de l'étanchéité transversale. La pose des panneaux est ainsi simple et rapide. Dans tous les cas de mode de pose, les panneaux 2 solaires doivent être connectés entre eux électriquement par l'intermédiaire des boîtiers de connexion (non représentés), ceci de manière connue. Selon l'exemple de procédé d'assemblage décrit, l'étape d'étanchéification de la paroi 1, consiste à réaliser l'étanchéité de la paroi, progressivement, par l'opération de pose successive des panneaux 2 solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité 18 comme décrit plus haut, l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés étant réalisée par la pose des deux panneaux juxtaposés sur les longerons et traverses. La paroi selon l'invention convient pour des toitures planes, à profil courbe à facettes, en pente, horizontale, ou des parois verticales, selon les besoins en fonction de la disposition de la paroi par rapport à l'ensoleillement. REVENDICATIONS1. Paroi (1) formée d'une pluralité de panneaux (2) juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure (4) de la paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), caractérisée en ce que ladite paroi comprend : - une pluralité de longerons (5) métalliques longitudinaux 10 parallèles de soutien desdits panneaux solaires, - un premier panneau (2a) au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque (6) de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre (7a) entourant ladite première plaque, 15 - ledit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) étant constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage (6) est fixée, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) étant 20 réalisés dans un matériau thermiquement isolant, - ledit premier cadre (7a) en matériau thermiquement isolant comportant un premier (9) et un deuxième (10) côtés longitudinaux en appui sur un premier (5a) et un deuxième (5b) longerons métalliques successifs, 25 respectivement, de telle sorte que le matériau isolant dudit premier cadre soit en contact avec le matériau métallique desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons, - des moyens de fixation (17) desdits premier et deuxième 30 (10) côtés longitudinaux dudit premier cadre (7a) aux dits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux, respectivement, en prise avec le matériau thermiquement isolant dudit premier cadre (7a). 35 2. Paroi (1) selon la revendication 1, dans laquelle une pluralité de traverses (19) métalliques est disposée entre les longerons longitudinaux (5) métalliques de ladite pluralité de longerons longitudinaux, une traverse (19) étant placée en appui sur lesdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier (7a) et d'un troisième (7c) cadres en matériau isolant dudit premier (2a) et d'un troisième (2c) panneaux juxtaposés par leurs troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux de ceux-ci. 3. Paroi (1) selon la revendication 1 ou 2, comportant des moyens d'étanchéité (18) dudit premier panneau (2a) solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, dans laquelle lesdits moyens d'étanchéité (18) comportent un premier (23) joint d'étanchéité de paroi, thermiquement isolant, fixé et s'étendant sur un desdits premier et deuxième (10) côtés longitudinaux dudit premier cadre (7a), ledit premier (23) joint d'étanchéité couvrant le bord d'un côté longitudinal d'un deuxième panneau (2b) juxtaposé longitudinalement au dit premier panneau (2a), comportant un deuxième cadre (7b) en matériau isolant en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec ladite face extérieure de la paroi d'une part, et le longeron longitudinal métallique de soutien desdits premier (2a) et deuxième (2b) panneaux d'autre part, par l'intermédiaire desdits premier (7a) et deuxième (7b) cadres en matériau isolant. 4. Paroi (1) selon la revendication 3, dans laquelle lesdits moyens de fixation (17) disposés du côté longitudinal dudit premier cadre (7a) où s'étend ledit premier joint (23) d'étanchéité, comprennent un matériau métallique, et sont disposés au-dessous dudit premier (23) joint d'étanchéité thermiquement isolant, entre ce dernier et le longeron longitudinal métallique de soutien desdits premier (2a) et deuxième (2b) panneaux, de telle sorte que lesdits moyens de fixation (17) ne soient pas en contact avec la face extérieure (4) de la paroi, afin que lesdits moyens de fixation (17) n'établissent pas un pont thermique entre le milieu extérieur et ledit longeron métallique. 5. Paroi (1) selon la revendication 3 ou 4, prise en combinaison avec la revendication 2, dans laquelle lesdits moyens d'étanchéité (18) comportent un deuxième (24) joint d'étanchéité de paroi, thermiquement isolant, fixé et s'étendant sur un des troisième (20) et quatrième (21) côtés transversaux dudit premier cadre (7a), ledit deuxième (24) joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau (2c) juxtaposé au dit premier panneau (2a), comportant un troisième cadre (7c) en matériau isolant, en sorte de former une rupture de pont thermique entre le milieu extérieur en contact avec ladite face extérieure de la paroi d'une part, et la traverse métallique (19) de soutien desdits premier (2a) et troisième (2c) panneaux d'autre part, par l'intermédiaire desdits premier (7a) et troisième (7c) cadres en matériau isolant. 6. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité thermiquement isolants, adopte une section transversale en forme de T, la barre transversale (25) du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux (2) juxtaposés, et la barre verticale (26) du T étant associée au dit premier cadre (7a). 7. Paroi (1) selon la revendication 6, dans laquelle la barre verticale du T comporte à son extrémité libre un retour longitudinal (27) s'étendant dans la direction de la barre transversale (25) du T, ledit retour longitudinal (27) étant en prise dans une rainure (28) dudit premier cadre (7a) en matériau thermiquement isolant de panneau pour une fixation dudit joint d'étanchéité (23, 24) thermiquement isolant sur ledit premier panneau (2a). 8. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 3 à 7, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité thermiquement isolants, sont des joints profilés de section transversale identique. 9. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 3 à 8, dans laquelle le premier (23) joint d'étanchéité thermiquement isolant, ou lesdits premier (23) et deuxième (24) joints d'étanchéité thermiquement isolants, sont des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre de panneau. 10. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans laquelle lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) en matériau thermiquement isolant dudit premier panneau (2a), adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal (22) dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. 11. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, dans laquelle lesdits moyens de fixation (17) d'un desdits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux du premier cadre (7a) à un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux, respectivement, comprennent une bride pivotante (29) dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), en prise sur une nervure du premier cadre (7a) en matériau thermiquement isolant. 12. Paroi (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans laquelle ledit matériau thermiquement isolant constitutif dudit premier cadre (7a) comprend un polyamide. 13. Procédé de fabrication d'une paroi (1) formée d'une pluralité de panneaux (2) juxtaposés, de type panneaux solaires, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure (4) de la paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de réalisation desdits panneaux solaires à partir, pour chacun des panneaux, d'une plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire et d'un cadre (7) entourant ladite plaque de remplissage, constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite plaque de remplissage est fixée, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit cadre (7) étant réalisés dans un matériau thermiquement isolant.30
70,406
FR2960049A1
A1
20111118
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Système de fixation d'un panneau solaire constitutif d'une paroi formée d'une pluralité de panneaux solaires juxtaposés La présente invention se rapporte à un système de fixation d'un panneau solaire constitutif d'une paroi formée d'une pluralité de dits panneaux solaires juxtaposés, assemblés de telle sorte que les faces supérieures de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure de la paroi, soient disposées selon une surface lisse. Les panneaux solaires peuvent être de tout type, et sont plus particulièrement réalisés sur la base de la technologie de panneaux photovoltaïques. La présente invention a pour objet principal de proposer un système de fixation de panneau solaire pour une paroi photovoltaïque intégrée réalisant simultanément la production d'électricité et l'étanchéité de la paroi, en particulier aux intempéries et notamment à l'eau, tout en proposant une structure de paroi simplifiée pour rendre le montage aisé et rapide, avec un coût de production et de mise en oeuvre raisonnable. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir un système de fixation de panneau solaire 25 présentant des caractéristiques d'esthétique. Un autre objectif de la présente invention est d'offrir un système de fixation de panneau solaire présentant une bonne protection contre le vol. Un autre objectif de la présente invention est 30 d'offrir un système de fixation de panneau solaire offrant des possibilités d'une maintenance des panneaux aisée et rapide. Plus précisément, ledit système de fixation se caractérise en ce qu'il comprend : 35 - au moins un premier et un deuxième longerons longitudinaux parallèles successifs de soutien d'au moins un premier panneau de la pluralité desdits panneaux solaires, - ledit premier panneau au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre comportant un premier côté longitudinal en appui sur ledit premier longeron longitudinal, et un deuxième côté longitudinal, opposé au premier côté longitudinal, en appui sur ledit deuxième longeron longitudinal, - ledit premier cadre comportant sur au moins un de ses premier et deuxième côtés longitudinaux une nervure longitudinale s'étendant parallèlement à ladite surface lisse, - au moins un point de fixation dudit au moins un desdits premier et deuxième côtés longitudinaux du premier cadre, comportant ladite nervure longitudinale, à un au moins desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, respectivement, comprenant : - une bride pivotante dans un plan parallèle à ladite surface lisse, coopérant avec ladite nervure longitudinale du premier cadre, mobile entre deux positions : - une première position, dite de verrouillage du premier panneau, dans laquelle ladite nervure longitudinale du premier cadre est prisonnière entre la bride pivotante et ledit au moins un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, et - une deuxième position, dite de déverrouillage du premier panneau, dans laquelle ladite nervure longitudinale du premier cadre est libre d'être désolidarisée dudit au moins un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien. Le système de fixation d'un panneau solaire, selon l'invention, permet un bridage aisé et rapide du panneau sur les longerons de soutien longitudinaux, grâce à une double position verrouillage/déverrouillage du point de fixation, qui peut par exemple être limité à un mouvement de faible amplitude extrêmement rapide à effectuer pour un opérateur. Par nervure longitudinale, on entend pour la présente invention toute surface d'appui s'étendant parallèlement à la surface lisse comme défini, apte à servir de prise pour la bride pivotante de fixation, qui se présente avantageusement sous la forme d'une nervure longitudinale, évitant ainsi d'avoir à corréler l'agencement des points de fixation spécifique sur le cadre avec l'agencement des points de fixation sur les longerons longitudinaux. Selon une caractéristique avantageuse, ladite bride pivotante effectue un déplacement de type quart de tour entre lesdites première et deuxième positions. Selon une caractéristique avantageuse, ledit point de 15 fixation comprend en outre : - une tige fixée par une première de ses extrémités au dit au moins un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, selon un axe vertical ou sensiblement vertical, 20 - un écrou vissé sur la deuxième extrémité de ladite tige, dite extrémité libre, opposée à la première extrémité, - ladite bride étant pivotante autour de l'axe longitudinal de ladite tige. 25 Selon une caractéristique avantageuse, ladite tige comporte une collerette transversale positionnée entre ses première et deuxième extrémités, une première face de ladite collerette formant butée d'enfoncement de ladite tige dans ledit au moins un desdits premier et deuxième 30 longerons longitudinaux de soutien, et ladite bride pivotante étant disposée entre la deuxième face opposée de la collerette, opposée à la première face, et l'écrou. Selon une caractéristique avantageuse, ladite extrémité libre de la tige est munie d'un moyen de prise 35 en rotation de la tige pour un outil de vissage et de dévissage de ladite tige. Selon une caractéristique avantageuse, ledit moyen de prise en rotation de la tige pour un outil de vissage et de dévissage de ladite tige est constitué d'un logement en creux débouchant sur la surface de bout de ladite tige. Selon une caractéristique avantageuse, ladite bride pivotante est constituée d'une plaque oblongue à une première extrémité de laquelle est formé un trou de passage de ladite tige, ladite plaque oblongue possédant une longueur qui est définie de telle sorte que la deuxième extrémité de la plaque oblongue, opposée à la première extrémité, puisse couvrir en partie ladite nervure longitudinale du cadre dans la première position de verrouillage, et une largeur qui est définie de telle sorte que la bride pivotante découvre totalement ladite nervure longitudinale dans sa deuxième position. Selon une caractéristique avantageuse, ladite première extrémité de ladite plaque oblongue est munie d'une première butée coopérant avec ledit au moins un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, de façon à définir ladite première position de la bride pivotante en limitant le pivotement de cette dernière. Selon une caractéristique avantageuse, ladite plaque oblongue est munie d'une deuxième butée coopérant avec ledit au moins un desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, de façon à définir ladite deuxième position de la bride pivotante en limitant le pivotement de cette dernière. Selon une caractéristique avantageuse, la bride 30 pivotante se déplace de la deuxième position à la première position dans le sens de vissage dudit écrou. Selon une caractéristique avantageuse, le système de fixation selon l'invention comprend au moins un premier joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur ledit 35 côté longitudinal dudit premier cadre fixé au dit longeron par ledit point de fixation, formant étanchéité dudit premier panneau solaire avec un deuxième panneau solaire juxtaposé, et dans lequel ledit point de fixation est situé au-dessous dudit premier joint d'étanchéité longitudinal. Cette caractéristique offre un système de fixation de panneau solaire qui n'est pas visible puisque recouvert par l'étanchéité de la paroi, présentant ainsi des caractéristiques d'esthétique par sa non apparence à la vue extérieure de la paroi. En outre, cette caractéristique offre pour la même raison un système de fixation de panneau solaire présentant une bonne protection contre le vol, puisque les points de fixations ne sont pas visibles à partir de l'extérieur de la paroi. Selon une caractéristique avantageuse, l'axe longitudinal de ladite tige intercepte par projection verticale ledit premier joint d'étanchéité longitudinal. Cette caractéristique permet un accès relativement aisé des points de fixation des panneaux, à partir de l'extérieur de la paroi, et pour un opérateur initié, comme cela sera expliqué plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, ledit premier cadre dudit premier panneau est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage est fixée. La structure des panneaux à partir d'un cadre formé de profilés permet une construction simple des panneaux dont les plaques solaires peuvent se trouver naturellement emprisonnées dans le cadre après l'assemblage de ce dernier. En outre, le procédé de construction des panneaux à partir de profilés permet de réduire les coûts de fabrication et les possibilités d'assemblage. D'autres avantages seront développés plus loin. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau, adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. Les quatre profilés constitutifs du cadre avantageusement identiques permettent une simplification de fabrication. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre dudit premier panneau sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. Le matériau thermiquement isolant peut être toute matière plastique appropriée rigide assurant à la fois une bonne résistance mécanique du panneau et une isolation thermique formant une paroi à rupture de pont thermique, moyennant des coûts de revient améliorés du fait de la constitution par profilés de ces cadres. Le panneau avec son cadre est ainsi isolé thermiquement de la structure porteuse. Un cadre isolant thermiquement sera en outre avantageusement isolant électriquement afin d'assurer la sécurité des personnes dans le cas d'une nature photovoltaïque du panneau, évitant ainsi d'avoir à relier ces panneaux à la terre, le cas échéant, pour le même niveau de sécurité. Selon une caractéristique avantageuse, ledit au moins un point de fixation dudit au moins un des premier et deuxième côtés longitudinaux du premier cadre à un au moins desdits premier et deuxième longerons longitudinaux de soutien, respectivement, coopère avec un emboîtement en U situé sur l'autre opposé desdits premier et deuxième côtés longitudinaux dudit premier cadre pour fixer ce dernier à l'autre desdits premier et deuxième longerons longitudinaux successifs. Le moyen de bride pivotante permettant d'emprisonner rapidement un côté longitudinal du cadre sur le longeron, coopère ici avec un autre moyen de fixation sur l'autre côté longitudinal du cadre, qui prend la forme d'un emboîtement en U entre le cadre et le longeron, pour réaliser une fixation complète du panneau aux longerons de soutien. La bride pivotante empêche dans ce cas le relèvement du panneau sous l'effet d'une rotation autour de l'emboîtement en U. Pour démonter un panneau, il sera nécessaire de désactiver cette bride pivotante pour permettre le relèvement du panneau et ensuite son dégagement de l'emboîtement en U, comme cela sera expliqué plus loin. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture qui suit de la description d'un exemple de mode de réalisation d'un système de fixation d'un panneau solaire, selon l'invention, accompagnée des dessins, exemple donné à titre illustratif non limitatif. La figure 1 représente à titre principal une vue de dessus d'un exemple de mode de réalisation d'une paroi partielle sur laquelle un exemple de mode de réalisation d'un système de fixation des panneaux solaires, selon l'invention (non visible sur la figure 1), est appliqué, formée de quatre panneaux solaires, la figure 1 comportant en vues superposées rabattues, deux sections transversales, prises respectivement sur un longeron longitudinal (vertical sur la figure) et une traverse (horizontale sur la figure) de la paroi. La figure 2 représente une vue en coupe transversale suivant la ligne II-II de la figure 1, d'un seul des deux panneaux solaires tels que représentés sur la figure 1 suivant ladite coupe. Les figures 3 et 4 représentent respectivement deux détails A et B agrandis de la figure 2, comme indiqué. La figure 5 est une vue en perspective de dessus d'un panneau solaire de l'exemple de paroi selon la figure 1, selon une étape intermédiaire de pose, montrant partiellement un exemple de mode de réalisation d'un système de fixation du panneau solaire, selon l'invention. La figure 6 est une vue en coupe transversale prise au niveau d'un longeron longitudinal de l'exemple selon la figure 1, avec un panneau solaire posé, et un autre juxtaposé selon une étape intermédiaire de pose, montrant une vue d'ensemble de l'exemple de mode de réalisation du système de fixation du panneau solaire selon la figure 5. La figure 7 est une vue agrandie de la figure 5 également prise de dessus et à l'angle du panneau où se rejoignent les deux joints d'étanchéité. La figure 8 est une vue de dessous du panneau de la figure 7 au même endroit. La figure 9 est une vue de dessus en perspective de l'étanchéité de l'exemple de paroi selon la figure 1 à l'intersection de quatre panneaux solaires. La figure 10 est une vue d'une pièce d'angle de l'étanchéité à la jonction des deux joints longitudinaux et transversaux, vue de dessous. La figure 11 est une vue en perspective du point de fixation d'un panneau solaire selon l'exemple de la figure 6, la bride pivotante étant en position de fixation du panneau solaire. La figure 12 est une vue de dessus de la figure 11 sans le panneau, la bride pivotante étant représentée dans une position intermédiaire entre la position de fixation du panneau et une position de mise en place du panneau. La figure 13 est une vue en perspective d'ensemble d'une pluralité de points de fixation posés le long d'un longeron longitudinal, selon l'exemple de paroi de la figure 1, montrant plusieurs brides pivotantes de fixation. La figure 14 est une vue en perspective d'un point de fixation tel représenté sur les figures 11 à 13, assemblé et agrandi, comportant une bride pivotante. La figure 15 est une vue similaire à la figure 14, le 30 point de fixation étant représenté en éclaté. Le système de fixation d'un panneau solaire constitutif de la paroi 1, représenté sur les figures, et plus particulièrement visible sur les figures 5, 6, 11, 12, 13, 14, et 15, est appliqué notamment à une toiture 35 qui est avantageusement intégrée à un bâti (non représenté) et forme la toiture intégrale dudit bâti, comportant sa structure porteuse, comme détaillé ci- dessous. Les poutres éventuelles disposées transversalement sous les longerons longitudinaux de la paroi 1 sont considérées comme faisant partie du bâti et n'ont pas été représentées. La figure 1 représente quatre panneaux 2 juxtaposés. La toiture comporte une pluralité de panneaux qui couvre toute la surface nécessaire à partir de panneaux 2 solaires essentiellement identiques. La toiture représentée partiellement sur la figure 1 est formée d'une pluralité de panneaux 2 juxtaposés, de type panneaux solaires, de préférence de type photovoltaïque, assemblés de telle sorte que les faces supérieures 3 de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure 4 de la toiture, soient disposées selon une surface lisse P. Les sections transversales superposées rabattues de la figure 1 montrent sensiblement l'alignement des faces supérieures des panneaux 2. Ainsi, les panneaux solaires 2 ne se recouvrent pas bord à bord, à l'exception de l'étanchéité comme cela sera expliqué plus loin ; deux tranches de panneaux solaires 2 juxtaposés sont disposées en face à face longitudinalement et transversalement directement ou indirectement, dans ce dernier cas avec une partie d'une traverse entre les deux dans le sens transversal, et/ou avec une partie du longeron entre les deux dans le sens longitudinal, comme cela sera également développé plus loin. La toiture 1 comme représentée plus particulièrement sur les figures 1 à 6, comporte : - une pluralité de longerons 5 longitudinaux parallèles de soutien des panneaux solaires 2, constitutifs de l'essentiel de la structure porteuse des panneaux solaires, ayant fonction de chevrons, - un premier panneau 2a au moins de la pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque 6 de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre 7a entourant la première plaque 6, - le premier cadre 7a comportant sur au moins un premier 9 de ses côtés longitudinaux une nervure longitudinale 8 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, et sur le deuxième 10 côté longitudinal opposé au premier 9 côté longitudinal, avantageusement un appui plan inférieur 11 s'étendant parallèlement à la surface lisse P. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement sur les figures 5 et 6, comporte additionnellement : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a comportant avantageusement : - sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal 13 en U d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, et comportant avantageusement : - sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant parallèlement à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 longitudinal situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, de telle sorte que : - la nervure longitudinale 8 située du premier 9 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit emboîtée dans le logement longitudinal 13 en U du premier 12 côté du premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a, comme représenté sur la figure 6 avec le panneau 2 à droite de la figure, et que - l'appui plan inférieur 11 situé du deuxième 10 côté du premier cadre 7a, s'étendant parallèlement à la surface lisse P, soit en contact avec l'appui plan 15 du deuxième 10 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, successif au premier longeron longitudinal 5a, afin de lier le premier cadre 7a aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs par les deux premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux opposés l'un à l'autre du premier cadre 7a, par une liaison partielle à un degré de liberté en rotation, comme représenté sur la figure 6, en considérant que l'emboîtement en U du cadre sur le longeron confère, par son jeu ou son élasticité, une certaine liberté limitée en rotation dudit cadre, autour d'un axe longitudinal, par rapport au dit longeron. Sur les figures 2, 3, 4, 5, 6, et 8, les panneaux solaires 2, leur cadre 7 respectif, ont été respectivement référencés indifféremment 2a, 2b, 2c, d'une part et 7a, 7b, 7c, d'autre part car les panneaux 2 considérés sont identiques, ainsi que donc leur cadre 7 constitutif ; l'indice a, b, ou c affecté à ces références 2 ou 7 indique qu'il s'agit du panneau 2 ou cadre 7 considéré pour l'indice a, du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent transversalement pour l'indice b, et du panneau 2 ou cadre 7 qui lui est adjacent longitudinalement pour l'indice c, comme montré sur la figure 1 ; les longerons longitudinaux 5 ont en outre été référencés indifféremment 5a ou 5b sur les figures 5, 6, 11, 12, et 13, car ces longerons longitudinaux 5 considérés sont avantageusement identiques dans l'exemple représenté. La figure 5 montre une vue de montage d'un panneau 2 dans laquelle les références a et b pour les longerons 5 s'appliquent à deux longerons 5 de soutien d'un panneau solaire 2. La structure d'assemblage des panneaux solaires 2 avec les longerons 5 de soutien est décrite ici à titre d'exemple uniquement, et offre une bonne résistance d'ensemble de la paroi 1, tout en permettant une pose rapide par emboîtement ou encastrement et pivot des panneaux 2 selon un axe longitudinal d'emboîtement, de manière successive, comme cela sera expliqué plus loin avec la description d'un exemple de mode de réalisation d'un procédé d'assemblage de la paroi 1 décrite. Les panneaux 2, en prise directe avec les longerons 5, font partie intégrante de la paroi 1 et participent à la résistance de celle-ci. La paroi 1 décrite permet l'utilisation avantageuse de panneaux solaires 2 identiques dont la surface extérieure 4 exposée au soleil forme une surface lisse, les tranches des cadres constitutifs des panneaux solaires 2 étant en vis-à-vis sans chevauchement ni recouvrement. Dans la paroi 1 décrite, les panneaux solaires 2 et les profilés 5 porteur coopèrent directement entre eux par emboîtement ou encastrement pour une meilleure résistance d'ensemble de la paroi 1. Les panneaux 2 en outre font partie intégrante de l'étanchéité de la toiture comme cela sera expliqué plus loin. D'autres modes d'assemblage des panneaux 2 sur la structure porteuse peuvent convenir au système de fixation d'un panneau solaire selon l'invention, constitutif d'une paroi formée d'une pluralité de panneaux solaires. La toiture représentée partiellement sur les figures comporte également : - selon l'invention, une pluralité de points de fixation 17, sis avantageusement dans l'exemple, du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avantageusement avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, - avantageusement des moyens d'étanchéité 18 du premier panneau 2a solaire avec les panneaux solaires juxtaposés, comme cela sera expliqué plus loin. Il est à noter qu'un ou plusieurs points de fixation 17 pourraient, de manière alternative, être utilisés pour fixer le premier 9 côté du cadre 7a au premier longeron 5a, en remplacement de l'emboîtement en U décrit ; dans ce cas cependant, les moyens d'étanchéité 18 tels que décrits plus loin ne conviennent pas. Les panneaux solaires 2, comme représenté plus particulièrement sur les figures 2 à 4, comportent respectivement une plaque de remplissage, de type plaque photovoltaïque 6 connue ou laminé, et qui ne sera donc pas décrite plus en détail ici. On indiquera simplement que la plaque 6 peut comprendre de manière connue, de l'extérieur vers l'intérieur, une couche de verre, une première couche d'encapsulant, les cellules photovoltaïques, une deuxième couche d'encapsulant, et un film protecteur en sous-face. Le panneau 2 solaire comprend en outre, de manière connue, un boîtier de connexion électrique (non représenté), disposé sous la plaque 6 à l'intérieur du cadre, qui permet de connecter les panneaux entre eux, et de réaliser un circuit électrique. Le boîtier de connexion a en outre un rôle de protection électrique. Cette plaque 6 est enfermée dans le cadre 7 qui possède les fonctions suivantes : - conférer au panneau 2 sa résistance mécanique, et notamment sa rigidité intrinsèque, notamment en vue de son transport, et sa manipulation lors du montage de la toiture, - protéger la plaque 6 contre sa casse éventuelle, grâce à la résistance conférée par le cadre 7 solidaire, et notamment les bords de la plaque 6 contre les chocs par exemple, - participer à la résistance de la toiture, grâce à l'inertie de la section transversale du cadre, et par sa liaison aux longerons longitudinaux 5 ; les cadres 7 font ainsi partie intégrante de la structure porteuse de la toiture. De préférence, le cadre 7 d'un panneau 2 est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels la plaque photovoltaïque 6 est prisonnière et fixée. À cet effet, les quatre tronçons de profilé constitutifs du cadre 7 d'un panneau 2, adoptent avantageusement des sections transversales identiques, comme représenté sur les figures 2 à 4 pour les côtés longitudinaux du cadre, et définissent un logement longitudinal 22 dont la section transversale adopte une forme en U tournée vers l'intérieur du cadre, dans lequel les bords de la plaque photovoltaïque 6 sont emboîtés. Ainsi, du fait de l'identité des sections du cadre 7, la nervure 8 est périphérique autour du cadre. Les quatre profilés constitutifs du cadre avantageusement identiques permettent une simplification de fabrication tout en répondant cependant à une asymétrie dans l'assemblage du cadre 7 sur les longerons longitudinaux 5, par emboîtement d'un côté et appui simple de l'autre. Les quatre tronçons de profilé constitutifs d'un cadre 7 de panneau 2 sont avantageusement réalisés dans un matériau thermiquement isolant, par exemple une matière plastique, de type polyamide ou analogue, rigide, et présentant des caractéristiques de résistance mécanique appropriées aux besoins. Le cadre isolant thermiquement permet avantageusement en outre une isolation électrique entre la plaque photovoltaïque 6 et les longerons longitudinaux 5, afin d'assurer la sécurité des personnes en cas de défaut électrique sur la plaque photovoltaïque 6, en évitant d'avoir à relier les panneaux photovoltaïques à la terre. Il est à noter que le cadre 7 peut également être fabriqué dans un alliage léger à partir de tronçons de profilés, avantageusement également identiques, dans la mesure où l'isolation thermique/électrique de la toiture serait moins prépondérante ou gérée différemment. En se référant aux figures 2 à 4, on voit que la section transversale du profilé constitutif du cadre 7 adopte avantageusement une forme de deux U inversés et solidaires par une de leurs branches, un premier U en partie supérieure de la section, tourné vers l'intérieur du cadre pour la fixation de la plaque photovoltaïque 6, et en partie inférieure, un deuxième U tourné vers l'extérieur du cadre 7, la branche inférieure du deuxième U étant constitutive de la nervure 8 d'assemblage avec le longeron 5 comme expliqué plus haut. Le deuxième U peut être constitué d'une paroi double, comme représenté, à la fois pour augmenter le module d'inertie de la section et pour augmenter l'isolation thermique le cas échéant par la présence d'une section alvéolaire par exemple. La partie extérieure de la branche inférieure du deuxième U est avantageusement constitutive de l'appui plan 11 inférieur du cadre 7 pour l'assise de celui-ci sur le longeron longitudinal 5, comme expliqué plus haut. Le cadre 7 adopte par exemple une forme en plan polygonale, par exemple de préférence rectangulaire ou carré, de telle sorte que l'assemblage côte à côte des cadres 7 constitue une construction de type puzzle, mosaïque ou analogue, et couvre la surface de la toiture. Les lignes de jonction des panneaux 2 dans la direction des longerons 5 passent nécessairement le long desdits longerons longitudinaux. La toiture représentée sur les figures, et plus particulièrement partiellement sur la figure 5, comprend avantageusement une pluralité de traverses 19 disposée entre les longerons longitudinaux 5 de la pluralité de longerons longitudinaux 5, une traverse 19 étant placée en appui sur deux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs de façon à assurer un soutien d'un premier 7a et d'un troisième 7c cadres du premier 2a et d'un troisième 2c panneaux juxtaposés par leurs troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux, respectivement, perpendiculaires aux dits premier 9 et deuxième 10 côtés longitudinaux de ceux-ci. Deux traverses 19 successives permettent d'assurer le soutien d'un même cadre 7 par ses troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux comme représenté sur la figure 5. Les traverses 19 peuvent par exemple être issues de profilés, et adopter une section transversale unique, par exemple une section transversale en forme de U dont la base du U s'étend de part et d'autre des branches du U, par deux ailes d'appui, respectivement, constituant un soutien aux deux cadres 7 juxtaposés à une même traverse 19 de part et d'autre du U, via l'appui simple inférieur 11 des côtés transversaux 20 et 21 de chacun des deux cadres 7 juxtaposés, comme représenté sur la vue de détail de la figure 1 relative à la coupe d'une traverse 19. Les traverses 19 peuvent avantageusement assumer une fonction de drainage de l'eau d'infiltration et de condensation qui pourrait apparaître à la jonction transversale des panneaux et sous les panneaux 2 eux-mêmes, via des conduits transversaux 30 de drainage formés dans le U de la traverse 19 et par exemple sur une des ailes d'extensions de la base du U de traverse 19, comme représenté sur ladite vue de détail de la figure 1. Ces conduits transversaux 30 de drainage sur les traverses 19 débouchent à leurs extrémités sur deux longerons longitudinaux 5a et 5b successifs, qui reprennent le drainage de cette eau via des conduits 31 longitudinaux collecteurs de tous les conduits transversaux 30 débouchant sur ces deux profilés 5a et 5b, comme représenté par exemple sur la figure 6. Les traverses 19 peuvent être simplement posées sur les longerons longitudinaux 5 et rendues prisonnières par la fixation des cadres 7 aux dits longerons comme cela sera expliqué plus loin, ou fixées directement à ces longerons, par exemple par vis (non représentées). Les traverses 19 sont réalisées en métal, par exemple en alliage léger, et servent à reprendre les efforts qui s'exercent sur la structure porteuse, poids des panneaux solaires, vent, neige, ou poids des techniciens de maintenance. En outre, ces traverses 19 servent avantageusement à caler les panneaux 2 entre eux suivant l'axe de la pente. Les traverses 19 seront de préférence fixées en fonction de l'inclinaison de la toiture, afin de reprendre les efforts dus au poids propre des panneaux 2 dans le sens de la pente. Les traverses permettent avantageusement de consolider la structure porteuse constituée des longerons 5 et des traverses 19 dans ce cas, en permettant une meilleure répartition des efforts exercés sur la paroi, par exemple neige ou poids de personnes. Les traverses 19 ont en outre une fonction de drainage des eaux qui pourraient s'infiltrer à travers la paroi. Les traverses permettent en outre un meilleur calage des panneaux dans le sens de la pente. La pluralité de longerons longitudinaux 5 comprend respectivement et avantageusement, comme représenté plus particulièrement sur les figures 5, 6, 11, et 13, une pluralité de profilés 5 de section transversale identique, dont les premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux. La paroi 1 permet avantageusement d'utiliser une pluralité de longerons identiques, malgré un assemblage dissymétrique, dans l'exemple décrit, des panneaux solaires sur deux longerons successifs. Si l'on se réfère plus particulièrement à la figure 6, un profilé 5 longitudinal adopte une section quelconque apte à la résistance mécanique de la structure porteuse en flexion en fonction notamment du poids des panneaux, par exemple une section transversale en forme de T renversé, de préférence alvéolée, la barre de pied du T comportant à son extrémité libre supérieure la rainure longitudinale 13 en U d'emboîtement des cadres 7 et l'appui simple 15 pour lesdits cadres 7, comme représenté à la figure 6 et expliqué plus haut. Les traverses 19 sont posées en appui sur les côtés longitudinaux 12, 14 des longerons 5, comme représenté sur la figure 6, par exemple sur des pieds 32 longitudinaux permettant le vissage de ces traverses 19 aux longerons longitudinaux 5 par leurs extrémités. Les longerons longitudinaux 5 sont fixés au bâti par des poutres ou analogue, de manière connue (non représentée). L'appui plan 15 du longeron 5 étant situé à l'extrémité supérieure du pied, on remarquera qu'il existe un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, afin que le deuxième côté 10 d'un panneau 2 puisse être posé sur cet appui plan 15, via le cadre 7 du panneau, par rotation autour de la nervure 8 de celui-ci située du côté opposé et emboîtée dans le longeron 5 juxtaposé. Si l'on se réfère maintenant plus particulièrement aux figures 1 à 11, les moyens d'étanchéité 18 comportent avantageusement, pour un premier panneau 2a, un premier 23 joint d'étanchéité de toiture fixé et s'étendant sur le deuxième 10 côté longitudinal du cadre 7a du premier panneau 2a, qui est en appui sur l'appui plan 15 du deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avec l'espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à celui-ci, occupé par le deuxième 10 côté du cadre 7a du premier panneau 2a, le premier 23 joint d'étanchéité couvrant le bord du premier 9 côté d'un deuxième panneau 2b juxtaposé au premier panneau 2a, comportant un deuxième cadre 7b comportant avantageusement dans l'exemple une nervure longitudinale 8 en prise dans le logement 13 en U du premier 12 côté du deuxième longeron longitudinal 5b. Les moyens d'étanchéité 18 comportent en outre avantageusement un deuxième 24 joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur un des troisième 20 et quatrième 21 côtés transversaux du cadre 7a du premier panneau 2a, le deuxième 24 joint d'étanchéité couvrant le bord du côté transversal en vis-à-vis d'un troisième panneau 2c juxtaposé au premier panneau 2a comportant un troisième cadre 7c. Dans l'exemple représenté, le deuxième joint 24 s'étend avantageusement sur le troisième côté 20 du cadre 7a, soit sur le côté transversal inférieur, comme représenté sur la figure 5, de telle sorte que les panneaux 2 sont posés du bas vers le haut. En outre, cette disposition du deuxième 24 joint d'étanchéité, sur le côté transversal inférieur d'un panneau 2, présente l'avantage d'une étanchéité transversale renforcée avec les joints 23, 24 tels que décrits ci-dessous. Les deux joints d'étanchéité 23, 24 comme défini ci-dessus offrent avantageusement une étanchéité de la paroi 1 discrétisée, contruite par l'assemblage successif des panneaux solaires 2, chaque panneau qui est installé comportant des moyens d'étanchéité coopérant avec ceux de deux panneaux juxtaposés déjà posés pour former une étanchéité sur les quatre côtés du panneau 2 qui est installé. Ainsi, lorsque la pluralité des panneaux solaires 2 a été installée, l'étanchéité de la paroi 1 a été simultanément réalisée. L'étanchéité en tant que fonction est conçue dans l'exemple comme indissociable des panneaux solaires 2 qui apportent chacun sa partie d'étanchéité de paroi 1 propre à son intégration dans celle-ci. En outre, ces caractéristiques contribuent à une facilité de maintenance de la paroi 1 en cas de remplacement d'un panneau 2 ou d'intervention sur un panneau, l'étanchéité affectée étant restreinte au niveau local du panneau 2 retiré et remis en place ou remplacé, et refaite par l'étanchéité du panneau 2 de remplacement ou du même panneau 2 lors de sa remise en place, le cas échéant, sans que l'opérateur ait à intervenir spécifiquement sur les joints d'étanchéité 23, 24 solidaires des panneaux 2 adjacents restés en place lors de l'intervention. Ce sont les joints d'étanchéité 23, 24 qui déterminent l'orientation d'un panneau 2 sur la toiture dans le cas où les quatre côtés du cadre 7 sont identiques, par rapport à ses quatre positions possibles. De manière avantageuse, comme plus particulièrement représenté sur les figures 2 à 4, les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, adoptent respectivement une section transversale en forme de T, la barre transversale 25 du T couvrant deux bords juxtaposés de deux panneaux 2 juxtaposés, et la barre verticale 26 du T étant associée au premier cadre 7a. La barre verticale 26 du T comporte de préférence à son extrémité libre un retour longitudinal 27 s'étendant dans la direction de la barre transversale 25 du T, comme représenté sur la figure 2 ou 4, le retour longitudinal 27 étant en prise dans une rainure 28 du premier cadre 7a du panneau 2a pour une fixation des joints d'étanchéité 23, 24 sur le premier panneau 2a. Les côtés du premier cadre 7a étant avantageusement de section identique, il est avantageux que les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, soient des joints profilés de section transversale identique. L'identité des joints profilés 23, 24 permet une uniformisation des joints d'étanchéité de la paroi avec une section unique dans la direction longitudinale comme dans la direction transversale de la paroi 1. Le retour longitudinal 27 est inséré en force, par une liaison de type clippage, dans la rainure 28 du cadre 7a, afin d'être fixé fermement à celui-ci, conférant entre chaque joint d'étanchéité 23, 24 et le cadre 7a, une liaison complète rigide apte à assurer l'étanchéité par pression de la barre transversale du T sur le panneau 2b, 2c juxtaposé. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, sont avantageusement des joints bi-dureté, la barre transversale du T comportant à ses deux extrémités transversales respectivement aux moins deux lèvres d'étanchéité longitudinales réalisées dans un matériau élastique souple, la structure du T étant réalisée dans une matière plastique rigide ou sensiblement rigide en sorte de conférer au joint sa résistance mécanique pour une liaison de celui-ci avec le cadre 7 de panneau 2. Dans l'exemple représenté, chaque extrémité transversale de la barre transversale 25 du T comporte de préférence deux lèvres longitudinales parallèles comme représenté sur les figures 2 et 4 afin de renforcer l'étanchéité. Les lèvres souples réalisent l'étanchéité de la paroi 1 par appui sur la surface extérieure des panneaux, notamment appui sur le cadre, cet appui assurant l'étanchéité étant rendu possible par la résistance mécanique du profilé joint en T, rigide ou sensiblement rigide, qui permet au panneau sur lequel le joint est fixé, d'exercer une pression, via les lèvres souples, sur le panneau 2 adjacent grâce l'emboîtement en U sur le premier longeron 5a d'une part et grâce aux points de fixation 17 du deuxième côté 10 du premier cadre 7a au deuxième longeron 5b d'autre part. Le retour longitudinal 27 et la partie de barre 25 transversale du T en vis-à-vis, forment une pince de clippage du joint 23, 24 sur le bord du cadre 7 comme représenté sur la figure 4. Lorsque cette pince est ouverte vers l'amont de la toiture, pour le joint d'étanchéité 24 transversal, elle renforce avantageusement par sa force de serrage élastique l'étanchéité de la, ou des lèvres de la pince, sises en face du retour 27 longitudinal. Ainsi, le placement du joint 24 transversal en partie inférieure du cadre 7 (troisième côté 20 dans l'exemple) qui doit faire face à la pression maximale d'écoulement de l'eau sur la toiture, est préféré. Les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité sont avantageusement réunis à un angle du premier cadre 7a par une pièce 33 d'étanchéité d'angle, plus particulièrement représentée sur les figures 5 à 11. Cette pièce 33 d'étanchéité d'angle, de forme sensiblement carrée ou rectangulaire en vue de dessus, couvre les extrémités des deux joints 23, 24 se rejoignant dans ledit angle du premier cadre 7a, et forme étanchéité avec ces dites extrémités de sorte que l'eau ne puisse normalement pas s'infiltrer entre la pièce 33 et les joints 23 et 24. La pièce 33 d'étanchéité d'angle est fixée à l'angle du cadre 7 par tout moyen, par exemple par clippage et/ou collage, de telle sorte que deux côtés du carré ou du rectangle défini par cette pièce 33 forment deux rebords libres 34, 35 de couverture, prolongeant respectivement les premier 23 et deuxième 24 joints d'étanchéité, éventuellement et avantageusement munis d'une mousse d'étanchéité (non représentée), afin de couvrir les extrémités libres des deux joints d'étanchéité 23, 24 des deux panneaux 2b et 2c juxtaposés au premier panneau 2a, comme représenté sur la figure 9. Le collage de la pièce d'angle 33 permet en outre avantageusement de faire l'étanchéité de coupe de l'angle à 45° des tronçons de profilé, constitutifs du cadre 7. La pièce d'étanchéité d'angle 33 est réalisée en matière plastique souple ou semi rigide. Dans l'exemple représenté, la fixation de la pièce 33 dans l'angle du cadre 7 est notamment réalisée par une équerre 36 de positionnement angulaire, saillante à angle droit sous le chapeau 37 de forme carrée ou rectangulaire, l'équerre 36 comportant avantageusement une nervure 58 s'emboîtant dans l'arête 39 d'angle extérieur du cadre 7. En outre, la pièce 33 d'étanchéité d'angle comporte de préférence un plot 38 de centrage, disposé sous le chapeau 37, qui vient avantageusement s'insérer dans l'angle intérieur supérieur du premier cadre 7a et prend par exemple appui sur la plaque de remplissage 6 du panneau 2a. Trois autres plots 40, 41, 42, disposés respectivement aux trois autres angles du chapeau 37, prennent avantageusement et respectivement appui sur les trois plaques photovoltaïques des trois panneaux adjacents. Les moyens d'étanchéité 18 tels que décrits ci-dessus pour le premier panneau 2a sont avantageusement identiques pour les autres panneaux solaires de la pluralité de panneaux 2 solaires. Ainsi, un panneau 2 comporte seulement deux de ses côtés munis d'un joint d'étanchéité, se joignant dans un angle du panneau au moyen d'une pièce d'angle d'étanchéité. Comme plus particulièrement représenté sur les figures 5, 6, et 11 à 15, les points de fixation 17 du deuxième 10 côté du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, coopérant avantageusement dans l'exemple avec l'emboîtement en U situé du premier 9 côté du premier cadre 7a pour fixer ce dernier aux premier 5a et deuxième 5b longerons longitudinaux successifs, comprennent une bride pivotante 29 dans un plan parallèle à la surface lisse P, ayant pour effet dans l'exemple représenté d'empêcher la rotation du premier panneau 2a autour d'un axe parallèle à la nervure longitudinale 8 du premier cadre 7a, en bloquant ou rendant prisonnier le deuxième 10 côté du premier cadre 7a entre l'appui plan 15 du deuxième longeron 5b et la bride pivotante 29. On le voit ici, la nervure longitudinale 8 qui est avantageusement présente sur la périphérie du cadre 7 du panneau 2 grâce à l'identité des tronçons profilés constitutifs de ce cadre 7, possède une double fonction comme partie constitutive de l'emboîtement en U d'un côté longitudinal du cadre 7, et comme appui ou surface de bridage pour la ou les brides pivotantes 29 de l'autre côté longitudinal opposé du cadre 7. On constate sur la figure 1 principale (vue de dessus de la paroi 1), que les points de fixation 17 ne sont pas visibles, étant avantageusement dissimulés sous les joints d'étanchéité 23 ; sur cette figure 1, les points de fixation 17 n'ont pas été représentés sur la section rabattue des longerons 5, pour simplifier cette section, un point de fixation 17 étant montré par ailleurs sur la figure 6. Les points de fixation 17 pour un panneau 2 peuvent comprendre plusieurs points avantageusement identiques de fixation régulièrement répartis le long du deuxième côté 10 du cadre 7 du panneau 2, soit régulièrement répartis sur la longueur de chaque longeron longitudinal 5, comme représenté sur la figure 13 où l'on voit trois points de fixation pour un deuxième 10 côté de cadre 7. Un point de fixation 17 d'un côté longitudinal d'un cadre 7, d'une manière générale comprend : - une bride pivotante 29 dans un plan parallèle à la surface lisse P, coopérant avec la nervure longitudinale 8 du cadre 7, mobile entre deux positions : - une première position, dite de verrouillage du panneau, dans laquelle la nervure longitudinale 8 du cadre 7 est prisonnière entre la bride pivotante 29 et le longeron longitudinal de soutien sur lequel elle est fixée, et - une deuxième position, dite de déverrouillage du panneau, dans laquelle la nervure longitudinale 8 du cadre 7a est libre d'être désolidarisée dudit longeron longitudinal de soutien. Ce qui vient d'être défini ci-dessus est applicable à tous les points de fixation 17 d'un cadre 7 de panneau solaire 2, des deux côtés longitudinaux de celui-ci le cas échéant, en vue de verrouiller ou de déverrouiller un panneau 2 des longerons 5. Un point de fixation 17 particulièrement avantageux va maintenant être décrit avec l'aide des figures 6, 14 et 15 plus particulièrement. Un tel point de fixation 17 comprend : - une tige 43 destinée à être fixée par une 46 de ses extrémités au longeron 5 longitudinal, par exemple par vissage ou analogue, dans une zone médiane du longeron 5 laissée libre entre les deux panneaux 2a, 2b lorsque ces derniers sont en appui sur le longeron 5 ; - une bride 29 pivotante autour de l'axe 25 longitudinal de la tige 43 ; - un écrou 44 vissé sur l'autre extrémité 47 de la tige 43, libre, permettant d'immobiliser par vissage la bride 29 en position de maintien du panneau 2 sur le longeron 5 longitudinal, dans l'exemple en coopération 30 avec l'emboîtement en U situé sur le premier côté 9 opposé du panneau 2 considéré. La tige 43 comporte de préférence une collerette 45 transversale positionnée sensiblement à mi-distance entre ses deux extrémités 46, 47, destinée à servir, sur une de 35 ses faces, de butée d'enfoncement de la tige 43 dans le longeron 5, comme représenté sur la figure 6, et sur l'autre, opposée, de ses faces, d'appui pour la bride 29 pivotante lors du vissage au moyen de l'écrou 44 de telle sorte qu'une pression soit de préférence exercée par la bride 29 sur le cadre 7 après vissage de l'écrou 44. L'extrémité 46 de la tige 43 destinée à être insérée dans le longeron 5 longitudinal peut comporter par exemple un profil lui conférant une capacité auto-taraudeuse comme représenté sur les figures 14 ou 15. L'autre extrémité 47 de la tige 43 est filetée pour le vissage de l'écrou 44. L'extrémité 47 libre de la tige 43 est avantageusement munie d'un moyen 50 de prise directe pour un outil (non représenté) de vissage et de dévissage de la tige 43, par exemple vissage de la tige 43 seule, et dévissage de la tige 43 munie de la bride 29 et de l'écrou 44 associé. Les profilés 5 seront avantageusement équipés en atelier des points de fixation 17 constitués chacun d'une tige 43, d'une bride 29 et d'un écrou 44. En cas de remplacement d'un panneau 2, l'opérateur, par le moyen 50 de prise directe, pourra désactiver le point de fixation plus rapidement par dévissage partiel de type quart de tour, en agissant directement sur la tige 43, au lieu d'avoir à dévisser l'écrou 44 puis à manoeuvrer la bride 29 pivotante pour libérer le deuxième côté 10 du panneau 2 avant de le soulever par pivotement autour de l'emboîtement en U situé du premier côté 9 opposé du cadre 7. Une fois le mouvement de type quart de tour réalisé par l'opérateur, le panneau 2 est libre d'être pivoté. Ce moyen 50 de prise peut par exemple être constitué d'un trou à facette, comme représenté, accessible par le dessus de l'extrémité 47 la tige 43, pour une clé de type infra- vis ou analogue (non représentée). La bride 29 est constituée avantageusement d'une plaque oblongue à une première extrémité 52 de laquelle est formé un trou 51 de passage de la tige 43, dont le diamètre est inférieur au diamètre extérieur de la collerette 45. La longueur de la plaque oblongue est définie de telle sorte que la deuxième extrémité 53 de la plaque oblongue puisse passer au-dessus de la nervure 8 du cadre 7 posé sur le longeron 5, lorsque l'axe longitudinal de la plaque oblongue est tourné de façon à être perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 ou position de verrouillage comme représenté sur la figure 11 ; dans cette position de verrouillage, le cadre 7 est immobilisé contre le longeron 5 et ne peut être pivoté ni soulevé. La largeur de la plaque oblongue est telle que, lorsque l'axe longitudinal de cette plaque oblongue est tourné en sorte de se trouver parallèle à l'axe longitudinal du longeron 5, ou position de mise en place du panneau, comme représenté sur la figure 13, le cadre 7 soit libéré du longeron 5 et puisse être dans l'exemple pivoté autour de l'axe de rotation défini par la nervure 8 située du premier côté 9 du cadre 7, emboîtée dans le logement en U du longeron 5 adjacent. La première extrémité 52 de la plaque 29 sera avantageusement munie d'une butée 54, par exemple un angle droit, comme représenté sur les figures 12, 14 et 15, destinée à empêcher la rotation complète de la bride 29 une fois cette dernière en place sur le longeron. La butée 54 est réalisée de telle sorte qu'elle limitera la rotation de la bride pivotante 29 à partir de sa position de mise en place du panneau 2 (figure 5) à sa position de verrouillage (figure 11) comme expliqué ci-dessus, soit dans l'exemple à une rotation de type quart de tour de la bride. La limitation de rotation de la bride 29 se fait avantageusement par appui de celle-ci contre le longeron 5 longitudinal au moyen de la butée 54, dans l'exemple contre la surface extérieure d'une paroi longitudinale du longeron 5 constitutive du logement 13 en U, comme représenté en particulier sur les figures 6 et 11. La plaque oblongue sera avantageusement munie d'une deuxième butée coopérant avec longeron longitudinal 5 de soutien, de façon à définir et limiter la deuxième position de la bride pivotante 29, ou position de déverrouillage du cadre, en limitant le pivotement de cette dernière. Cette deuxième butée pourra être formée par le bord de la plaque oblongue constitutif de la longueur de celle-ci, et prendre appui contre le longeron 5 comme décrit ci-dessus pour la première butée 54. Comme représenté sur la figure 12, la bride pivotante 29 se déplace de la deuxième position à la première position dans le sens horaire, correspondant au sens de vissage de l'écrou 44 selon un pas standard à droite de filetage. Cette caractéristique permet de faciliter l'activation du point de fixation 17 en ce que le serrage de l'écrou 44 se fait dans le même sens que le déplacement de la bride 29 dans sa position de verrouillage, la première butée 54 permettant en outre d'assurer que la position de verrouillage sera active quel que soit l'effort de serrage exercé sur l'écrou 44. La figure 12 représente la bride 29 dans une position intermédiaire entre la position de verrouillage du panneau 2 et la position de mise en place du panneau 2 ; sur cette figure 12, la butée 54 n'est pas en appui contre le longeron 5. La figure 12 montre en outre que le verrouillage est orienté, dans l'exemple de préférence dans le sens des aiguilles d'une montre. L'écrou 44 doit permettre d'immobiliser la bride 29 en position perpendiculaire à l'axe longitudinal du longeron 5 pour fixer le cadre 7 du panneau sur le longeron 5, par vissage de l'écrou sur la tige 43 et serrage de la bride 29 pivotante contre la collerette 45. Il est à noter que le point de fixation 17 tel que décrit ci-dessus se trouve, une fois les panneaux 2 assemblés sur la structure porteuse comprenant les longerons 5 et éventuellement les traverses 19, inaccessible, comme représenté sur la figure 6. Lors du montage des panneaux 2 de manière successive, comme cela sera expliqué plus loin, cela n'est pas gênant pour le panneau 2a, car au moment de fixer ce panneau 2a, le panneau adjacent 2b n'est pas encore en place, dégageant ainsi l'accès aux points de fixation 17, et ainsi de suite pour les panneaux successifs qui peuvent être bloqués aisément avec les points de fixation 17 au fur et à mesure de leur pose. Toutefois, une fois l'ensemble des panneaux 2 assemblés sur les longerons 5, dans le cas du démontage d'un panneau 2 pour maintenance ou remplacement de celui- ci par exemple, il est nécessaire d'accéder aux points de fixation afin de les désactiver et de pouvoir retirer le panneau défaillant de la paroi 1. Cet accès aux points de fixation 17 se fait avantageusement sous le joint d'étanchéité 23 longitudinal de ce panneau dans un endroit dont l'accès est ainsi limité et non visible. La désactivation du point de fixation 17 par une action directe de dévissage sur la tige 43, de type mouvement de quart de tour inverse du mouvement de quart de tour de la bride 29 seule pour la fixation du panneau, via le moyen de prise 50, ainsi que la position de l'axe longitudinal de cette tige 43 au-dessous du joint d'étanchéité 23, facilite dans ce cas le démontage du panneau, par exemple via un trou réalisé dans le joint d'étanchéité 23 au-dessus du point de fixation qui doit être désactivé. À cet effet, une cartographie de l'emplacement des points de fixation 17 sera conservée. Le trou dans le joint d'étanchéité 23, nécessaire pour un accès de l'outil de démontage au point de fixation 17, peut ensuite, une fois le panneau 2 remis en place et fixé, être rebouché au moyen d'un mastic approprié d'étanchéité. Le moyen de prise 50 disposé en creux en bout de l'axe de la tige 43, permet avantageusement d'être actionné par un outil de faible encombrement (non représenté), de type tige de tournevis, clé intra-vis, ou analogue, en l'occurrence de faible diamètre, selon une rotation autour de l'axe vertical de la tige 43, minimisant ainsi le trou nécessaire de passage dans le joint 23. Un exemple de procédé d'assemblage d'une paroi 1, à partir du système de fixation des panneaux tel que décrit plus haut, va maintenant être décrit. Le procédé comprend les étapes suivantes : - réaliser une pluralité de panneaux 2 solaires comme décrit précédemment, avantageusement tous identiques, - réaliser une structure porteuse, comme décrit précédemment, comprenant une pluralité de longerons longitudinaux 5 parallèles de soutien des panneaux solaires 2, et avantageusement une pluralité de traverses 19 associées comme décrit précédemment, de telle sorte que : - au moins un premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre 7a d'un premier panneau 2a comporte sur un premier 12 de ses deux côtés longitudinaux, un logement longitudinal 13 en U dont les faces internes des branches du U s'étendent sensiblement parallèlement à la surface lisse P, et dont l'ouverture du U s'ouvre sur le premier 12 côté longitudinal du premier longeron 5a dans un plan perpendiculaire ou sensiblement perpendiculaire à la surface lisse P, de telle sorte que chaque logement longitudinal en U 13 d'un longeron longitudinal 5 de la pluralité de longerons longitudinaux s'ouvre du même premier 12 côté de chaque longeron longitudinal 5 de soutien, et - au moins un deuxième longeron longitudinal 5b de soutien du premier cadre 7a, parallèle et successif au premier longeron longitudinal 5a de soutien du premier cadre, comporte sur un deuxième 14 de ses côtés longitudinaux situé en vis-à-vis du premier 12 côté longitudinal du premier longeron longitudinal 5a, un appui plan 15 s'étendant dans un plan parallèle à la surface lisse P, coopérant avec un espace libre 16 situé au-dessus de l'appui plan 15 et s'étendant selon une direction perpendiculaire à l'appui plan 15, - emboîter la nervure longitudinale 8 sise du premier 9 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et à l'extrémité basse du premier longeron 5a, dans le logement longitudinal en U 13 de celui-ci dont l'ouverture est tournée vers le deuxième longeron longitudinal 5b successif, en sorte d'immobiliser le premier côté 9 du panneau 2a sur le premier longeron 5a, dans une direction perpendiculaire au plan de la paroi 1 et au longeron 5a, tout en autorisant autour d'un axe longitudinal du logement longitudinal en U un pivotement du panneau vers l'extérieur, - poser le deuxième 10 côté longitudinal du premier panneau 2a solaire, au moyen de son appui plan inférieur 11, sur l'appui plan 15 disposé du deuxième 14 côté longitudinal du deuxième longeron longitudinal 5b successif, par rotation du premier panneau 2a solaire autour d'un axe longitudinal passant sensiblement par la nervure longitudinale 8, - fixer le deuxième 10 côté longitudinal du premier cadre 7a au deuxième longeron longitudinal 5b, par exemple au moyen de trois points de fixation 17 comme décrit précédemment, en prise sur le deuxième longeron longitudinal 5b, en effectuant de préférence pour chaque point de fixation 17 un mouvement de type quart de tour sur une bride pivotante 29, de sorte que cette dernière passe au-dessus de la nervure 8 du cadre en vue d'empêcher le pivotement du premier panneau 2a, et serrer la bride 29 en position de verrouillage du premier panneau 2a au moyen d'un écrou 44, - réitérer les étapes d'emboîtement de la nervure longitudinale 8 et de pose du deuxième 10 côté longitudinal des panneaux, successivement pour les panneaux 2 de la pluralité de panneaux, à partir du premier panneau 2a solaire posé sur le premier longeron longitudinal 5a situé à une extrémité latérale de la structure porteuse, et selon une direction longitudinale et une direction transversale orientées, l'orientation de la direction transversale étant donnée par la direction suivant laquelle s'ouvrent les logements 13 en U des longerons longitudinaux 5, - fixer les panneaux 2 au fur et à mesure de leur pose, avant que l'emboîtement d'un panneau 2 juxtaposé n'empêche l'accès aux points de fixation 17. Le procédé d'assemblage est simple et rapide ; plus particulièrement, la pose d'un panneau 2 est simplifiée et rapide, faite en deux opérations : emboîter la nervure 8 dans la rainure 13 en U du longeron 5a puis poser le panneau 2 sur le longeron 5b adjacent ; l'emboîtement de la nervure 8 peut avantageusement se faire avec un panneau 2 incliné afin de présenter la nervure 8 en partie inférieure pour l'emboîtement, puis la pose complète du panneau 2 se fait par simple rotation, une fois l'emboîtement réalisé, jusqu'à l'appui sur le longeron 5, sous le simple poids du panneau 2. De manière alternative, un autre mode de réalisation d'un procédé d'assemblage des panneaux 2 pourrait consister à poser un panneau sur deux longerons successifs, et à le fixer par l'activation de points de fixation 17 répartis sur les deux côtés longitudinaux d'un cadre 7 de panneaux, en remplacement de l'emboîtement en U du premier côté ; dans un mode alternatif, l'étanchéité décrite ne convient cependant pas. Les panneaux solaires 2 sont ainsi posés successivement les uns à côté des autres respectivement selon deux directions et deux sens uniques de pose, la direction transversale et la direction longitudinale. Le sens unique de pose longitudinale est fonction de l'emplacement de l'étanchéité transversale. La pose des panneaux 2 est ainsi simple et rapide. Dans l'exemple représenté, lors de la pose des panneaux 2 suivant la direction longitudinale, dans l'exemple de l'extrémité basse du longeron longitudinal vers l'extrémité haute de celui-ci, le dernier panneau 2 posé est posé en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs et de préférence contre une traverse 19 apte chacune à reprendre d'autant plus le poids du panneau 2 que la paroi est verticale. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière longitudinale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée longitudinale se trouvant en appui sur deux longerons 5a, 5b successifs, puis en fixant tous les panneaux 2 de la rangée longitudinale sur le longeron 5b avec les points de fixation 17 décrits plus haut, avant d'installer les panneaux 2 de manière longitudinale de la rangée longitudinale successive, en appui sur les longerons 5b, 5c successifs, afin de pouvoir accéder aux points de fixation 17 sur le longeron 5b. La pose peut se faire ainsi de suite jusqu'à la réalisation complète de la toiture. La pose des panneaux 2 peut se faire de manière transversale successivement pour tous les panneaux 2 d'une rangée transversale se trouvant en appui sur tous les longerons 5, puis tous les panneaux de la rangée transversale supérieure. Dans ce mode de pose, et dans l'exemple représenté, chaque panneau 2 posé doit être immédiatement fixé avec ses points de fixation 17, car le panneau adjacent suivant posé masquerait l'accès à ces points de fixation. Une fois la première rangée transversale inférieure de panneaux 2 posée, l'opérateur peut poser et fixer la rangée transversale adjacente suivante supérieure, et ainsi de suite jusqu'à la dernière rangée transversale la plus haute de la toiture. Un autre mode de pose peut consister à poser les panneaux simultanément selon les deux directions transversale et longitudinale combinées, en respectant l'orientation de ces directions en raison de la position des joints d'étanchéité 23, 24 de recouvrement des panneaux 2 comme expliqué plus haut. Dans tous les cas de mode de pose, les panneaux 2 solaires doivent être connectés entre eux électriquement par l'intermédiaire des boîtiers de connexion (non représentés), ceci de manière connue. Selon l'exemple de procédé d'assemblage décrit, l'étape d'étanchéification de la paroi 1, consiste à réaliser l'étanchéité de la paroi, progressivement, par l'opération de pose successive des panneaux 2 solaires les uns à côté des autres, chacun muni de moyens d'étanchéité 18 comme décrit plus haut, l'étanchéité entre deux côtés juxtaposés de deux panneaux solaires juxtaposés étant réalisée par la pose des deux panneaux juxtaposés sur les longerons et traverses. Le système de fixation d'un panneau solaire selon l'invention convient pour des toitures planes, à profil courbe à facettes, en pente, horizontale, ou des parois verticales, selon les besoins en fonction de la disposition de la paroi par rapport à l'ensoleillement.10 REVENDICATIONS1. Système de fixation d'un panneau solaire constitutif d'une paroi (1) formée d'une pluralité de dits panneaux (2) solaires juxtaposés, assemblés de telle sorte que les faces supérieures (3) de la pluralité des panneaux, qui définissent la face extérieure (4) de la paroi, soient disposées selon une surface lisse (P), caractérisé en ce que ledit système de fixation comprend : - au moins un premier (5a) et un deuxième (5b) longerons longitudinaux parallèles successifs de soutien d'au moins un premier panneau (2a) de la pluralité desdits panneaux solaires, - ledit premier panneau (2a) au moins de ladite pluralité de panneaux solaires comportant une première plaque (6) de remplissage pour capter l'énergie solaire, et un premier cadre (7a) entourant ladite première plaque, - ledit premier cadre (7a) comportant un premier côté (9) longitudinal en appui sur ledit premier longeron longitudinal (5a), et un deuxième côté (10) longitudinal, opposé au premier côté longitudinal, en appui sur ledit deuxième longeron longitudinal (5b), - ledit premier cadre (7a) comportant sur au moins un de ses premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux une nervure longitudinale (8) s'étendant parallèlement à ladite surface lisse (P), - au moins un point de fixation (17) dudit au moins un (10) des premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux dudit premier cadre (7a) comportant ladite nervure longitudinale, à un au moins desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux (5) de soutien, respectivement, comprenant : - une bride pivotante (29) dans un plan parallèle à ladite surface lisse (P), coopérant avec ladite nervure longitudinale (8) du premier cadre (7a), mobile entre deux positions : - une première position, dite de verrouillage du premier panneau, dans laquelle ladite nervure longitudinale (8) du premier cadre (7a) est prisonnière entre la bride pivotante (29) et ledit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, et - une deuxième position, dite de déverrouillage du premier panneau, dans laquelle ladite nervure longitudinale (8) du premier cadre (7a) est libre d'être désolidarisée dudit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien. 2. Système de fixation selon la revendication 1, dans lequel ladite bride pivotante (29) effectue un déplacement de type quart de tour entre lesdites première et deuxième positions. 3. Système de fixation selon la revendication 1 ou 2, dans lequel ledit point de fixation (17) comprend en outre: - une tige (43) fixée par une première (46) de ses extrémités au dit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, selon un axe vertical ou sensiblement vertical, - un écrou (44) vissé sur la deuxième (47) extrémité 25 de ladite tige (43), dite extrémité libre, opposée à la première (46) extrémité, - ladite bride (29) étant pivotante autour de l'axe longitudinal de ladite tige (43). 30 4. Système de fixation selon la revendication 3, dans lequel ladite tige (43) comporte une collerette (45) transversale positionnée entre ses première (46) et deuxième (47) extrémités, une première face de ladite collerette formant butée d'enfoncement de ladite tige dans 35 ledit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, et ladite bride pivotante (29) étant disposée entre la deuxième face de la collerette, opposée à la première face, et l'écrou (44). 5. Système de fixation selon la revendication 3 ou 4, dans lequel ladite extrémité libre (47) de la tige (43) est munie d'un moyen (50) de prise en rotation de la tige pour un outil de vissage et de dévissage de ladite tige (43). 6. Système de fixation selon la revendication 5, dans lequel ledit moyen (50) de prise en rotation de la tige pour un outil de vissage et de dévissage de ladite tige (43) est constitué d'un logement en creux débouchant sur la surface de bout de ladite tige (43). 7. Système de fixation selon l'une quelconque des revendications 3 à 6, dans lequel ladite bride pivotante (29) est constituée d'une plaque oblongue à une première extrémité (52) de laquelle est formé un trou (51) de passage de ladite tige (43), ladite plaque oblongue possédant une longueur qui est définie de telle sorte que la deuxième extrémité (53) de la plaque oblongue, opposée à la première extrémité (52), puisse couvrir en partie ladite nervure longitudinale (8) du cadre (7a) dans la première position de verrouillage, et une largeur qui est définie de telle sorte que la bride pivotante (29) découvre totalement ladite nervure longitudinale (8) dans sa deuxième position. 8. Système de fixation selon la revendication 7, dans lequel ladite première extrémité (52) de ladite plaque oblongue est munie d'une première butée (54) coopérant avec ledit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, de façon à définir ladite première position de la bride pivotante (29) en limitant le pivotement de cette dernière. 9. Système de fixation selon la revendication 7 ou 8, dans lequel ladite plaque oblongue est munie d'une deuxième butée coopérant avec ledit au moins un desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, de façon à définir ladite deuxième position de la bride pivotante (29) en limitant le pivotement de cette dernière. 10. Système de fixation selon l'une quelconque des revendications 3 à 9, dans lequel la bride pivotante (29) se déplace de la deuxième position à la première position dans le sens de vissage dudit écrou (44). 11. Système de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, comprenant au moins un premier (23) joint d'étanchéité de paroi fixé et s'étendant sur ledit côté (10) longitudinal dudit premier cadre (7a) fixé au dit longeron par ledit point de fixation, formant étanchéité dudit premier panneau (2a) solaire avec un deuxième panneau solaire (2b) juxtaposé, et dans lequel ledit point de fixation (17) est situé au-dessous dudit premier joint d'étanchéité longitudinal (23). 12. Système de fixation selon l'une des revendications 3 à 10, prise en combinaison avec la revendication 11, dans lequel l'axe longitudinal de ladite tige (43) intercepte par projection verticale ledit premier joint d'étanchéité longitudinal (23). 13. Système de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, dans lequel ledit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) est constitué de quatre tronçons de profilé assemblés entre lesquels ladite première plaque de remplissage (6) est fixée. 14. Système de fixation selon la revendication 13, dans lequel lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2), adoptent des sections transversales identiques et définissent un logement longitudinal (22) dont la section transversale adopte une forme en U, dans lequel les bords de ladite première plaque de remplissage (6) pour capter l'énergie solaire sont emboîtés. 15. Système de fixation selon la revendication 13 ou 14, dans laquelle lesdits quatre tronçons de profilé constitutifs dudit premier cadre (7a) dudit premier panneau (2a) sont réalisés dans un matériau thermiquement isolant. 16. Système de fixation selon l'une quelconque des revendications 1 à 15, dans lequel ledit au moins un point de fixation (17) dudit au moins un (10) des premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux du premier cadre (7a) à un au moins desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux de soutien, respectivement, coopère avec un emboîtement en U situé sur l'autre opposé desdits premier (9) et deuxième (10) côtés longitudinaux dudit premier cadre (7a) pour fixer ce dernier à l'autre desdits premier (5a) et deuxième (5b) longerons longitudinaux successifs.25
69,979
FR2960050A1
A1
20111118
doc_full
-1
Dispositif d'alimentation électrique de cellules thermoélectriques. L'invention est du domaine des dispositifs d'alimentation électrique de cellules thermoélectriques. Elle vise également une installation, notamment une installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation, comprenant un tel dispositif d'alimentation électrique de cellules thermoélectriques. Elle a enfin pour objet un procédé de mise en oeuvre d'un tel dispositif d'alimentation électrique de cellules thermoélectriques, en particulier en mode chauffage ou en mode refroidissement. On connaît des installations comprenant des cellules thermoélectriques. En particulier, le document FR 2 903 345 enseigne un dispositif de pré-ventilation d'un habitacle d'un véhicule automobile comprenant un boîtier logeant un pulseur pour faire circuler un flux d'air depuis une bouche d'entrée d'air à l'intérieur du boîtier jusqu'à une sortie d'air hors du boîtier. Pour modifier la température du flux d'air préalablement à sa distribution à l'intérieur de l'habitacle, le boîtier loge une unité thermoélectrique. L'unité thermoélectrique comprend au moins une cellule thermoélectrique à effet Peltier comportant deux faces, aptes à refroidir ou à réchauffer le flux d'air circulant à contact de la cellule thermoélectrique selon la polarité d'une tension d'alimentation appliquée à la cellule thermoélectrique. Se pose le problème général de l'alimentation électrique de l'unité thermoélectrique et, en particulier, des cellules thermoélectriques. Il est plus particulièrement souhaité de disposer d'un dispositif d'alimentation électrique de la cellule thermoélectrique permettant de moduler aisément une puissance thermique délivrée par la cellule thermoélectrique, sachant que la puissance thermique est proportionnelle à la tension appliquée. Par exemple, il est couramment recherché de pouvoir délivrer une puissance thermique de chauffage qui soit supérieure, par exemple de l'ordre du double, d'une puissance thermique de refroidissement, à partir d'une même tension électrique délivrée par une source d'alimentation électrique. Le but de la présente invention est de proposer un dispositif d'alimentation électrique de cellules thermoélectriques logées à l'intérieur d'une installation thermique, notamment une installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation d'un véhicule automobile, simple et peu coûteux à réaliser à partir d'un nombre d'éléments le plus faible possible, pour produire un mode « refroidissement » et un mode « chauffage » optimisés à partir d'une consommation électrique la plus faible possible. Un dispositif de la présente invention est un dispositif d'alimentation électrique d'au moins une première cellule thermoélectrique et d'au moins une deuxième cellule thermoélectrique, le dispositif d'alimentation électrique comprenant une ligne positive principale et une ligne négative principale. De plus, le dispositif d'alimentation électrique comprend une ligne positive secondaire et une ligne négative secondaire de telle sorte que la première cellule thermoélectrique est interposée entre la ligne négative principale et la ligne positive secondaire. De même, la deuxième cellule thermoélectrique est interposée entre la ligne positive principale et la ligne négative secondaire. La présente invention présente un intérêt tout particulier pour les véhicules automobiles électriques. En effet, dans de tels véhicules, la gestion thermique de batteries, nécessaires à la propulsion du véhicule, est une problématique majeure. L'utilisation de cellules thermoélectriques permet de maintenir les batteries dans une plage de température optimale pour leur fonctionnement. II est ainsi possible d'assurer un mode « chauffage » et un mode « refroidissement » permettant respectivement d'augmenter ou d'abaisser la température de l'environnement des batteries. Ainsi, la présente invention propose un dispositif d'alimentation électrique d'au moins une cellule thermoélectrique, préférentiellement une pluralité de cellules thermoélectriques, permettant d'obtenir divers modes de fonctionnement délivrant une puissance de chauffage suffisante, par exemple de l'ordre de 1,5 KW, voire 2 KW, sans augmenter le nombre de cellules thermoélectriques, par exemple au nombre de 14 ou 16. Cela permet d'obtenir une installation thermique de coût et d'encombrement réduits. Selon la présente invention, le nombre de cellules thermoélectriques permet 5 également de délivrer une puissance de refroidissement suffisante, par exemple de l'ordre de 400 W. Plus particulièrement, une pluralité de premières cellules thermoélectriques est agencée en un premier groupe interposé entre la ligne négative principale et la 10 ligne positive secondaire. De même, une pluralité de deuxièmes cellules thermoélectriques est agencée en un deuxième groupe interposé entre la ligne positive principale et une ligne négative secondaire. La ligne négative secondaire est avantageusement pourvue d'un interrupteur de 15 ligne négative secondaire interposé entre la ligne négative principale et la deuxième cellule thermoélectrique ou le deuxième groupe de deuxièmes cellules thermoélectriques. De façon complémentaire ou alternative, la ligne positive secondaire est 20 avantageusement pourvue d'un interrupteur de ligne positive secondaire interposé entre la ligne positive principale et la première cellule thermoélectrique ou le premier groupe de premières cellules thermoélectriques. Le dispositif d'alimentation électrique comprend préférentiellement un interrupteur 25 principal disposé entre la ligne négative secondaire et la ligne positive secondaire. Une installation thermique, en particulier une installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation, de la présente invention est principalement reconnaissable en ce qu'elle comprend un dispositif d'alimentation électrique tel que défini 30 précédemment. Un procédé de mise en oeuvre de l'installation thermique selon un premier mode de fonctionnement, dit premier mode « chauffage », comprend les étapes suivantes : fermer l'interrupteur de ligne négative secondaire, fermer l'interrupteur de ligne positive secondaire, ouvrir l'interrupteur principal. Un procédé de mise en oeuvre de l'installation thermique selon un deuxième mode de fonctionnement, dit deuxième mode « chauffage », comprend les 10 étapes suivantes : ouvrir l'interrupteur de ligne négative secondaire, - ouvrir l'interrupteur de ligne positive secondaire, - fermer l'interrupteur principal. 15 La présente invention sera mieux comprise, d'autres caractéristiques et avantages apparaîtront encore à la lecture de la description détaillée qui suit comprenant des exemples de réalisation donnés à titre illustratif en référence avec les figures annexées, données à titre d'exemples non limitatifs, qui pourront servir à compléter la compréhension de la présente invention et l'exposé de sa réalisation 20 et, le cas échéant, contribuer à sa définition, sur lesquelles : La figure 1 est une illustration schématique d'un dispositif d'alimentation électrique selon la présente invention, La figure 2 est une illustration schématique du dispositif d'alimentation électrique représenté sur la figure 1, en premier mode « chauffage », et 25 - La figure 3 est une illustration schématique du dispositif d'alimentation électrique représenté sur la figure 1, en deuxième mode « chauffage ». La figure 1 est une illustration schématique d'un dispositif d'alimentation électrique 1 selon la présente invention. Le dispositif d'alimentation électrique 1 permet 30 d'assurer l'alimentation électrique de premières cellules thermoélectriques 2 et de deuxièmes cellules thermoélectriques 3. Les premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 sont, par exemple, des cellules de type Peltier qui sont destinées à être logées à l'intérieur d'une installation thermique, notamment une installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation d'un véhicule automobile ou une installation de gestion thermique d'une batterie d'un véhicule automobile électrique. L'installation thermique équipée des premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 est prévue pour modifier les paramètres aérothermiques d'un fluide, en particulier un flux d'air. 10 L'installation thermique est par exemple un module de pré-ventilation logée à l'intérieur de l'habitacle d'un véhicule. Le module de pré-ventilation est indifféremment agencé en un plafonnier fixé à une toiture du véhicule ou en une console rapportée sur un plancher du véhicule. 15 Par ailleurs, l'installation thermique est une installation secondaire de chauffage, ventilation et/ou climatisation apte à distribuer un flux d'air à température ajustée dans une zone particulière de l'habitacle en complément d'une installation principale de chauffage, ventilation et/ou climatisation, disposée sous une planche de bord du véhicule. 20 La présente invention trouve une application particulièrement avantageuse pour un véhicule automobile à propulsion électrique ou hybride pour lequel une source de chaleur conséquente et aisément utilisable n'est pas disponible de façon constante et continue. Toutefois, la présente invention est susceptible d'équiper 25 un véhicule doté d'un moteur thermique à combustion interne. La présente invention trouve également une application particulièrement avantageuse pour un véhicule automobile à propulsion électrique ou hybride Afin d'assurer une gestion thermique des batteries permettant la propulsion du 30 véhicule.5 Selon la présente invention, le dispositif d'alimentation électrique 1 est susceptible de permettre la gestion d'une première et d'une deuxième cellule thermoélectrique 2 et 3. Le dispositif d'alimentation électrique 1 est également susceptible de permettre la gestion d'une pluralité de premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3, agencées en deux groupes de sept cellules thermoélectriques selon l'exemple des figures 1 à 3. Néanmoins, le nombre de premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 par groupe et le nombre de groupe de cellules thermoélectriques ne sont pas limitatifs. La première cellule thermoélectrique 2, respectivement la deuxième cellule thermoélectrique 3, comporte deux faces, dont une première face apte à refroidir et/ou à réchauffer le fluide, notamment le flux d'air, circulant à son contact selon une polarité appliquée à la première cellule thermoélectrique 2, respectivement la deuxième cellule thermoélectrique 3. Une deuxième face de la première cellule thermoélectrique 2, respectivement de la deuxième cellule thermoélectrique 3, est en contact avec un espace environnant pour permettre un échange thermique nécessaire au fonctionnement de la première cellule thermoélectrique 2, respectivement de la deuxième cellule thermoélectrique 3. Ainsi, selon une première polarité appliquée à la première cellule thermoélectrique 2, respectivement la deuxième cellule thermoélectrique 3, la première face est apte à réchauffer le fluide, notamment le flux d'air circulant à son contact. Après inversion de la polarité, la première face est apte à refroidir le fluide, notamment le flux d'air circulant à son contact. Alternativement, selon des dispositions connues, le fluide, notamment le flux d'air, est orienté pour circuler au contact de la première face ou de la deuxième face selon les besoins thermiques désirés, chauffage ou refroidissement, préalablement à sa distribution hors de l'installation thermique. Les premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 sont en relation avec une source d'alimentation électrique 4, telle qu'une batterie du véhicule ou30 analogue. La source d'alimentation électrique 4 est apte à délivrer une tension U entre une ligne positive principale 5 et une ligne négative principale 6 du dispositif d'alimentation électrique 1. La tension U délivrée par la source d'alimentation électrique 4 est, par exemple, de l'ordre de 14 V. Le dispositif d'alimentation électrique 1 de la présente invention comprend une ligne positive secondaire 7 d'alimentation électrique d'un premier groupe 2a de premières cellules thermoélectriques 2 et une ligne négative secondaire 8 d'alimentation électrique d'un deuxième groupe 3a de deuxièmes cellules thermoélectriques 3. Ainsi, les premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 sont réparties en deux groupes de cellules, dont un premier groupe 2a de premières cellules thermoélectriques 2 disposé entre la ligne positive secondaire 7 et la ligne négative principale 6, et un deuxième groupe 3a de deuxièmes cellules thermoélectriques 3 disposé entre la ligne négative secondaire 8 et la ligne positive principale 5. Plus particulièrement, les premières cellules thermoélectriques 2 du premier groupe 2a sont disposées en parallèle les unes aux autres entre la ligne positive secondaire 7 et la ligne négative principale 6. De même, les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième groupe 3a sont disposées en parallèle les unes autres entre la ligne négative secondaire 8 et la ligne positive principale 5. La ligne positive secondaire 7 est pourvue d'un interrupteur de ligne positive secondaire 9 interposé entre la ligne positive 5 et les premières cellules thermoélectriques 2 du premier groupe 2a. La ligne négative secondaire 8 est pourvue d'un interrupteur de ligne négative 30 secondaire 10 qui est interposé entre la ligne négative 6 et les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième groupe 3a. De plus, un interrupteur principal 11 est disposé entre la ligne positive secondaire 7 et la ligne négative secondaire 8. L'interrupteur de ligne positive secondaire 9, l'interrupteur de ligne négative secondaire 10 et l'interrupteur principal 11 peuvent être sélectivement ouverts et fermés afin de définir diverses configurations du dispositif d'alimentation électrique 1. La figure 2 est une illustration schématique du dispositif d'alimentation électrique 1 selon la présente invention dans une première configuration du dispositif d'alimentation électrique 1. Dans cette première configuration, l'interrupteur de ligne positive secondaire 9 est fermé de telle sorte que la ligne positive principale 5 et la ligne positive secondaire 7 sont au même potentiel électrique. De même, l'interrupteur de ligne négative secondaire 10 est fermé de telle sorte que la ligne négative principale 6 et la ligne négative secondaire 8 sont au même potentiel électrique. Enfin, l'interrupteur principal 11 est ouvert de telle sorte que la ligne positive secondaire 7 et la ligne secondaire négative 8 sont isolées l'une de l'autre. Ces dispositions sont telles que l'ensemble des premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 sont finalement toutes montées en parallèle les unes aux autres. II en découle que les premières cellules thermoélectriques 2 du premier groupe 2a et les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième groupe 3a sont toutes soumises à la tension U de telle sorte que ces dernières fournissent chacune une puissance thermique Pu. Tel que présenté, le dispositif d'alimentation électrique 1 est avantageusement une configuration dite premier mode « chauffage » du fluide, en particulier du flux d'air, permettant de fournir une puissance thermique chaude Pu. La figure 3 est une illustration schématique du dispositif d'alimentation électrique 1 selon la présente invention dans une deuxième configuration. Dans cette deuxième configuration, l'interrupteur de ligne positive secondaire 9 est ouvert de telle sorte que la ligne positive principale 5 et la ligne positive secondaire 7 sont isolées l'une de l'autre. De même, l'interrupteur de ligne négative secondaire 10 est ouvert de telle sorte que la ligne négative principale 6 et la ligne secondaire négative 8 sont également isolées l'une de l'autre. Enfin, l'interrupteur principal 11 est fermé de telle sorte que la ligne positive secondaire 7 et la ligne négative secondaire 8 sont au même potentiel électrique. Ces dispositions sont telles que les premières cellules thermoélectriques 2 du premier groupe 2a et les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième 15 groupe 3a sont montées en série. Avantageusement, les premières cellules thermoélectriques 2 du premier groupe 2a et les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième groupe 3a sont identiques. Selon cette configuration, les premières cellules thermoélectriques 2 20 du premier groupe 2a et les deuxièmes cellules thermoélectriques 3 du deuxième groupe 3a sont soumises à une tension U', qui équivaut, selon l'exemple de la figure 3, à la moitié de la tension U, de telle sorte que ces dernières fournissent chacune une puissance thermique Pu,, qui équivaut, en particulier à la moitié de la puissance thermique Pu. 25 Tel que présenté, le dispositif d'alimentation électrique 1 est avantageusement une configuration dite deuxième mode « chauffage » du fluide, en particulier du flux d'air, permettant de fournir une puissance thermique froide Pu,. 30 II résulte finalement de l'ensemble de ces dispositions que le dispositif d'alimentation électrique 1 de la présente invention permet de délivrer une puissance thermique chaude Pu qui est, selon le présent agencé présenté, le double de la puissance thermique froide Pu,. De plus, en deuxième mode « chauffage », la puissance électrique consommée par les premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3 est minimisée en raison de l'abaissement de la tension U' appliquée aux premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3. Il en résulte finalement une amélioration d'un coefficient de performance de l'installation thermique, en particulier de l'installation de chauffage, ventilation et/ou climatisation. Le coefficient de performance est défini comme étant le rapport entre une puissance thermique fournie et une puissance électrique consommée. Dans ce cas là, le dispositif d'alimentation électrique 1 permet de délivrer une puissance thermique modérée Pu,, qui équivaut à la moitié de la puissance 15 thermique chaude Pu que l'installation thermique est à même de fournir. Enfin, à partir d'une inversion de polarité de la tension U appliquée au dispositif d'alimentation électrique 1, il est possible de définir des modes « refroidissement », selon les mêmes agencements que ceux représentés sur les 20 figures 1 à 3, grâce auxquels il est possible de refroidir le fluide, en particulier le flux d'air. Le mode de réalisation présenté sur les figures comporte deux groupes 2a et 3a de premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3. Toutefois, la 25 présente invention n'est pas limitée à ce nombre de groupes de cellules thermoélectriques. II est envisageable d'avoir un nombre plus élevé de groupes de premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3. En augmentant le nombre de groupes de premières et deuxièmes cellules thermoélectriques 2 et 3, il est possible d'augmenter les plages de fonctionnement selon la présente 30 invention. On remarque enfin que diverses mises en oeuvre peuvent être réalisées selon les principes de l'invention. Il doit être bien entendu toutefois que ces exemples de fonctionnement sont donnés à titre d'illustration de l'objet de l'invention. Bien évidemment, l'invention n'est pas limitée à ces modes de réalisation décrits précédemment et fournis uniquement à titre d'exemple. Elle englobe diverses modifications, formes alternatives et autres variantes que pourra envisager l'homme du métier dans le cadre de la présente invention et notamment toutes combinaisons des différents modes de réalisation décrits précédemment. REVENDICATIONS1.- Dispositif d'alimentation électrique (1) d'au moins une première cellule thermoélectrique (2) et d'au moins une deuxième cellule thermoélectrique (3), le dispositif d'alimentation électrique (1) comprenant une ligne positive principale (5) et une ligne négative principale (6), caractérisé en ce que le dispositif d'alimentation électrique (1) comprend une ligne positive secondaire (7) et une ligne négative secondaire (8) de telle sorte que la première cellule thermoélectrique (2) est interposée entre la ligne négative principale (6) et la ligne positive secondaire (7) et en ce que la deuxième cellule thermoélectrique (3) est interposée entre la ligne positive principale (5) et la ligne négative secondaire (8). 2.- Dispositif d'alimentation électrique (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'une pluralité de premières cellules thermoélectriques (2) agencées en un premier groupe (2a) est interposée entre la ligne négative principale (6) et la ligne positive secondaire (7). 3.- Dispositif d'alimentation électrique (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'une pluralité de deuxièmes cellules thermoélectriques (3) agencées en un deuxième groupe (3a) est interposée entre la ligne positive principale (5) et une ligne négative secondaire (8). 4.- Dispositif d'alimentation électrique (1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la ligne négative secondaire (8) est pourvue d'un interrupteur de ligne négative secondaire (10) interposé entre la ligne négative principale (6) et la deuxième cellule thermoélectrique (3) ou le deuxième groupe (3a) de deuxièmes cellules thermoélectriques (3). 5.- Dispositif d'alimentation électrique (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la ligne positive 12secondaire (7) est pourvue d'un interrupteur de ligne positive secondaire (9) interposé entre la ligne positive principale (5) et la première cellule thermoélectrique (2) ou le premier groupe (2a) de premières cellules thermoélectriques (2). 6.- Dispositif d'alimentation électrique (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif d'alimentation électrique (1) comprend un interrupteur principal (11) disposé entre la ligne négative secondaire (8) et la ligne positive secondaire (7). 7.- Installation thermique comprenant un dispositif d'alimentation électrique (1) selon l'une quelconque des revendications 4 à 6. 8.- Procédé de mise en oeuvre d'une installation thermique selon la 15 revendication 7, comprenant les opérations suivantes : fermer l'interrupteur de ligne négative secondaire (10), fermer l'interrupteur de ligne positive secondaire (9), ouvrir l'interrupteur principal (11) afin de définir un premier mode de fonctionnement, en particulier un premier 20 mode « chauffage ». 9.- Procédé de mise en oeuvre d'une installation thermique selon la revendication 7, comprenant les opérations suivantes : ouvrir l'interrupteur de ligne négative secondaire (10), 25 ouvrir l'interrupteur de ligne positive secondaire (9), fermer l'interrupteur principal (11). afin de définir un deuxième mode de fonctionnement, en particulier un deuxième mode « chauffage ». 10 30
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PROCEDE ET DISPOSITIF DE DESENCRASSEMENT D'ECHANGEUR DE CHALEUR La présente invention est relative au désencrassement d'échangeur de chaleur, et plus particulièrement au désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement des gaz de cuves d'électrolyse lors de la production d'aluminium. Les échangeurs de chaleur utilisés pour le refroidissement de gaz chargés en poussières et en composants gazeux susceptibles de se condenser sur les parois de l'échangeur et de constituer un dépôt solide, s'encrassent pendant leur fonctionnement. Les dépôts solides obtenus ayant généralement une faible conductivité thermique, leur accumulation sur les tubes des échangeurs conduit à diminuer leur efficacité thermique. Dans la suite de ce document, nous désignerons par le terme générique « polluants » les composants gazeux susceptibles de se condenser sur les parois de l'échangeur et de constituer avec les poussières un dépôt solide. Nous utiliserons également l'expression « le gaz » pour désigner les gaz chauds à refroidir, qu'il s'agisse d'un gaz unique ou d'un mélange de gaz. Pour ce type d'application, le gaz chaud chargé en poussières et polluants circule à l'extérieur et perpendiculairement aux tubes dans lesquels circule un fluide caloporteur froid. Le gaz chaud se refroidit ainsi par transfert de chaleur vers le fluide caloporteur froid qui s'échauffe. Pendant ce fonctionnement, un dépôt de particules se forme sur la surface externe des tubes. L'épaisseur et la consistance de ce dépôt dépendent des conditions d'exploitation et de la nature des polluants. Pour limiter la formation de dépôt de poussières et polluants sur la surface extérieure des tubes d'échangeur, il est communément mis en place un filtre en amont de l'échangeur. Ce filtre a pour rôle de capter la majorité des poussières en amont de l'échangeur de chaleur limitant ainsi son encrassement. Une mesure en continu de la perte de charge de ce piège permet d'informer sur son niveau d'encrassement et sur la nécessité de son remplacement ou de son nettoyage. Il peut être constitué d'une grille ou d'un ensemble de tamis et doit être facilement démontable. Parfois, deux filtres sont placés en parallèles sur deux circuits distincts alimentant alternativement l'échangeur. Des organes d'isolement placés en amont et en aval des filtres permettent de procéder au démontage d'un filtre disposé dans un circuit et à son nettoyage tout en conservant un fonctionnement normal dans l'autre circuit. En d'autres termes, l'ensemble du gaz chaud traverse un unique filtre, lors du remplacement de l'autre filtre. Pour le refroidissement des gaz provenant de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium, cette solution n'est pas satisfaisante car l'encrassement du filtre est rapide et nécessite de fréquentes interventions du personnel de maintenance. L'invention proposée permet de réaliser le désencrassement des échangeurs de 15 chaleur sans ces inconvénients. Elle consiste principalement en un procédé de désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement de gaz chargé en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication 20 d'aluminium ; ledit échangeur de chaleur comportant au moins un tube dans lequel circule un fluide caloporteur apte à refroidir le gaz ; caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes : - circulation du gaz dans un circuit principal au cours de phases de fonctionnement normal, ledit échangeur de chaleur étant agencé dans ledit circuit 25 principal, et - circulation du gaz dans un circuit de by-pass de l'échangeur de chaleur au cours de phases de désencrassement. L'arrêt de la circulation du gaz chaud tout en maintenant l'écoulement du 30 fluide caloporteur froid conduit à un refroidissement rapide des tubes de l'échangeur de chaleur. Ceux-ci sont généralement réalisés dans un alliage métallique, par exemple à base d'aluminium ou de cuivre. Ces matériaux ont un coefficient de dilatation beaucoup plus important que le coefficient de dilatation du dépôt solide. Le choc thermique qui résulte de l'arrêt de l'écoulement du gaz chaud conduit à des 35 dilatations différentielles du dépôt solide et des tubes de l'échangeur de chaleur. Cela provoque le craquage du dépôt solide et son décollement des tubes. Ainsi, des morceaux de dépôt solide tombent en bas de l'échangeur de chaleur et peuvent être récupérés dans une trémie. A titre d'exemple, pour le refroidissement du gaz provenant de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium, le gaz chaud est à une température d'environ 120 à 180°C à l'entrée de l'échangeur de chaleur et à environ 90 à 130°C après l'échangeur de chaleur. Le fluide caloporteur utilisé pour le refroidissement est généralement de l'eau, avec une température d'environ 40 à 70°C à l'entrée de l'échangeur de chaleur et à environ 50 à 140°C après l'échangeur de chaleur. Avantageusement, pendant la phase de désencrassement de l'échangeur de chaleur, l'arrêt de la circulation du gaz chaud au travers de l'échangeur de chaleur est combiné à la circulation dans les tubes d'un fluide caloporteur plus froid qu'en fonctionnement normal. Par exemple, une eau à une température d'environ 20 à 40°C en entrée d'échangeur de chaleur. L'opération de désencrassement par ce procédé est rapide. Il suffit en effet d'arrêter l'écoulement du gaz chaud pendant une durée d'environ 5 à 20 minutes. Elle peut être réalisée fréquemment, par exemple une fois tous les 3 à 10 jours. Ce procédé présente également l'avantage de ne pas nécessiter l'intervention du personnel d'entretien à chaque opération de désencrassement. Celle-ci n'est nécessaire que pour évacuer les dépôts solides recueillis au fond de la trémie lorsqu'elle est remplie. Les observations que nous avons réalisées montrent, de manière surprenante, que lors de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les dépôts solides se détachent en petits morceaux, comme des écailles, qu'il est facile de collecter et d'évacuer. L'invention consiste également en un dispositif de désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement de gaz chargé en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium, ledit dispositif comprenant au moins un échangeur de chaleur comportant au moins un tube dans lequel circule un fluide caloporteur apte à refroidir ledit gaz, caractérisé en ce qu'il comprend en outre : - un circuit principal dans lequel ledit échangeur de chaleur est agencé, ledit gaz étant propre à circuler dans ledit circuit principal lors de phases de fonctionnement normal, - un circuit de by-pass de l'échangeur de chaleur dans lequel ledit gaz circule pendant des phases de désencrassement dudit échangeur de chaleur, - au moins un organe de distribution apte à conduire ledit gaz dans le circuit principal pendant les phases de fonctionnement normal et dans le circuit de by-pass 5 pendant les phases de désencrassement de l'échangeur de chaleur. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'exemples de réalisation, décrits avec référence aux dessins annexés, mais qui 10 ne sont nullement limitatifs. Sur ces dessins : - Fig.l représente une vue schématique d'une solution selon l'état de la technique avec un filtre en amont de l'échangeur, 15 - Fig. 2 représente une vue schématique de la section d'un tube d'un échangeur de chaleur montrant un exemple de dépôt solide, - Fig. 3 représente une vue schématique d'un exemple de réalisation de l'invention ; - Fig. 4 représente une vue schématique d'un autre exemple de réalisation de l'invention ; et - Fig. 5 est un diagramme représentant les étapes du procédé selon l'invention. Le terme « échangeur de chaleur » est employé au singulier dans la présente description pour désigner un ou plusieurs échangeurs de chaleur. Ces échangeurs de chaleur comprennent un ou plusieurs tubes ou canaux de circulation d'un fluide caloporteur. 30 En se reportant à la Fig. 1 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un échangeur de chaleur 2 tubulaire placé dans un circuit 1 d'écoulement de gaz chaud 3 circulant selon la direction représentée par la flèche 4. En amont de l'échangeur de chaleur 2, un filtre 18 permet de piéger les poussières portées par le 35 gaz chaud. Sur cette figure, uniquement à titre d'exemple, l'écoulement d'un fluide caloporteur froid à l'intérieur de l'échangeur de chaleur est représenté à contre courant par rapport au gaz chaud 3. 20 25 En se reportant à la Fig. 2 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un tube 5 de l'échangeur de chaleur 2. Le gaz chaud 3 circule à l'extérieur des tubes selon la direction représentée par la flèche 4. Le fluide caloporteur froid 6 circule à l'intérieur des tubes. Les tubes 5 ont une forme ellipsoïdale pour limiter le dépôt solide 7 de poussières et polluants sur la face extérieure des tubes. En se reportant à la Fig. 3 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un dispositif de désencrassement 16 selon l'invention. Ce dispositif 16 comporte un circuit 1 d'écoulement de gaz chaud chargé en poussières et polluants circulant selon la direction représentée par la flèche 4. Ce gaz chaud provient, par exemple, de cuve d'électrolyse d'un dispositif de fabrication d'aluminium. Ce circuit 1 se divise en un circuit principal la comprenant un échangeur de chaleur 2, et un circuit de by-pass lb ou de contournement de l'échangeur de chaleur. Ce circuit de by-pass lb ne comporte pas d'échangeur de chaleur ou de filtre. Le circuit de by-pass lb est disposé parallèlement au circuit principal la. Dans cet exemple de réalisation, l'orientation du gaz chaud vers le circuit principal la ou vers le circuit de by-pass lb est assurée par la combinaison d'organes de distribution 8 et 9. Ces organes de distribution comprennent par exemple des volets pivotants, des vannes rotatives ou une guillotine. Ces organes de distribution 8, 9 sont déplacés entre une position d'ouverture du circuit principal la et de fermeture du circuit de by-pass lb pour faire circuler le gaz 3 dans le circuit principal la au travers de l'échangeur de chaleur 2 ; et une position d'ouverture du circuit de by-pass lb et de fermeture du circuit principal la pour faire circuler le gaz 3 dans le circuit de by-pass lb. En référence à la figure 5, en phase de fonctionnement dit normal 20, les organes de distribution 8 et 9 sont placés en position 8a, 9a d'ouverture du circuit principal la et d'obstruction du circuit de by-pass lb. Pendant les phases 22 de désencrassement de l'échangeur de chaleur 2, les organes de distribution 8 et 9 sont placés en position 8b, 9b d'ouverture du circuit de by-pass lb et d'obstruction du circuit principal la contenant l'échangeur de chaleur 2. Comme visible sur la figure 5, chaque phase de fonctionnement normal 20 est suivie d'une phase de désencrassement 22. Ces phases sont répétées cycliquement. Avantageusement selon l'invention, les phases de désencrassement sont répétées périodiquement. Avantageusement selon l'invention, la température du fluide caloporteur est abaissée pendant les phases de désencrassement. Selon l'exemple de réalisation représenté sur la Fig. 4, une trémie 14 est placée sous l'échangeur de chaleur 2 afin de collecter les dépôts solides 7 de poussières et polluants formés sur les parois des tubes 5 de l'échangeur de chaleur 2 et arrachés de celui-ci lors des phases de désencrassement. Ces dépôts solides 7 tombent des tubes de l'échangeur de chaleur 2 vers une goulotte d'évacuation 15. Celle-ci est avantageusement équipée de deux organes de sectionnement successifs 10 et 11 entre lesquels s'accumulent les dépôts solides 7 sous la forme d'un monticule 12. Les organes de sectionnement 10, 11 sont, par exemple, des vannes papillons ou des guillotines. En phase de fonctionnement normal, l'organe de sectionnement supérieur 10 est ouvert et l'organe de sectionnement inférieur 11 est fermé. Lors de l'évacuation des dépôts solides collectés, l'organe de sectionnement supérieur 10 est fermé de sorte d'éviter l'échappement de gaz chaud, avant d'ouvrir l'organe de sectionnement inférieur 11. Ainsi, pendant une phase de fonctionnement normal ou pendant une phase de désencrassement, l'un des organes de sectionnement est en position ouverte et l'autre en position fermée. Comme représenté sur la Fig. 3, la face inférieure de l'échangeur de chaleur 2 présente avantageusement une forme complémentaire à la forme de la trémie 14 de sorte d'éviter un écoulement préférentiel du gaz chaud sous l'échangeur. Ainsi, dans l'exemple représenté, l'échangeur de chaleur 2 présente une forme sensiblement tronconique. REVENDICATIONS1. Procédé de désencrassement d'échangeur de chaleur (2) utilisé pour le refroidissement de gaz chargé en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium ; ledit échangeur de chaleur (2) comportant au moins un tube (5) dans lequel circule un fluide caloporteur (6) apte à refroidir le gaz (3); caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes : - circulation du gaz (3) dans un circuit principal (la) au cours de phases de fonctionnement normal, ledit échangeur de chaleur (2) étant agencé dans ledit circuit principal (la), et - circulation du gaz (3) dans un circuit de by-pass (lb) de l'échangeur de chaleur (2) au cours de phases de désencrassement (22). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un déplacement d'au moins un organe de distribution (8, 9) entre une position d'ouverture du circuit principal (la) et de fermeture du circuit de by-pass (lb) pour faire circuler le gaz (3) dans le circuit principal (la) au travers de l'échangeur de chaleur (2) et une position d'ouverture du circuit de by-pass (lb) et de fermeture du circuit principal (la) pour faire circuler le gaz (3) dans le circuit de by-pass (lb). 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que les phases de désencrassement (22) sont répétées périodiquement. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la température du fluide caloporteur (6) est abaissée pendant les phases de désencrassement (22). 5. Dispositif (16) de désencrassement d'échangeur de chaleur (2) utilisé pour le refroidissement de gaz chargé en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium, ledit dispositif (16) comprenant au moins un échangeur de chaleur (2) comportant au moins un tube (5) dans lequel circule un fluide caloporteur (6) apte à refroidir ledit gaz (3) , caractérisé en ce qu'il comprend en outre : - un circuit principal (la) dans lequel ledit échangeur de chaleur (2) est agencé, ledit gaz (3) étant propre à circuler dans ledit circuit principal (la) lors de phases de fonctionnement normal (20),- un circuit de by-pass (lb) de l'échangeur de chaleur (2) dans lequel ledit gaz (3) circule pendant des phases de désencrassement (22) dudit échangeur de chaleur (2), - au moins un organe de distribution (8) apte à conduire ledit gaz (3) dans le circuit principal (la) pendant les phases de fonctionnement normal (20) et dans le circuit de by-pass (lb) pendant les phases de désencrassement (22) de l'échangeur de chaleur (2). 6. Dispositif (16) selon la revendication 5, caractérisé en ce que le circuit principal (la) comprend une trémie (14) disposée sous l'échangeur de chaleur (2), et une goulotte (15) pour collecter et évacuer les dépôts (7) de poussières et polluants formées sur les parois des tubes (5) de l'échangeur de chaleur (2) et arrachées lors des phases de désencrassement (22). 7. Dispositif (16) selon la revendication 6, caractérisé en ce que la goulotte (15) comprend au moins deux organes de sectionnement (10) et (11) dont l'un est en position ouverte et l'autre en position fermée.
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PROCEDE ET DISPOSITIF DE DESENCRASSEMENT D'ECHANGEUR DE CHALEUR La présente invention est relative au désencrassement d'échangeur de chaleur, et plus particulièrement au désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement des gaz de cuves d'électrolyse, lors de la fabrication d'aluminium. Les échangeurs de chaleur utilisés pour le refroidissement de gaz chargés en poussières et en composants gazeux susceptibles de se condenser sur les parois de l'échangeur et de constituer avec les poussières un dépôt solide, s'encrassent pendant leur fonctionnement. Les dépôts solides obtenus ayant généralement une faible conductivité thermique, leur accumulation sur les tubes des échangeurs de chaleur conduit à diminuer leur efficacité thermique. Dans la suite de ce document, nous désignerons par le terme générique « polluants » les éléments susceptibles de se déposer sur les parois de l'échangeur. Nous utiliserons également l'expression «le gaz» pour désigner les gaz chauds à refroidir, qu'il s'agisse d'un gaz unique ou d'un mélange de gaz. Pour ce type d'application, le gaz chaud chargé en poussières et polluants circule à l'extérieur et perpendiculairement aux tubes de l'échangeur de chaleur dans lesquels circule un fluide caloporteur froid. Le gaz chaud se refroidit ainsi par transfert de chaleur du gaz chaud vers le fluide caloporteur froid qui s'échauffe. Les tubes peuvent être équipés d'ailettes pour augmenter l'efficacité thermique de l'échangeur de chaleur. Lors du refroidissement du gaz chaud, un dépôt de particules se forme sur la surface externe des tubes, et des ailettes le cas échéant. L'épaisseur et la consistance de ce dépôt dépend des conditions d'exploitation et de la nature des polluants. Pour limiter la formation de dépôt de poussières et polluants sur la surface 30 extérieure des tubes, il est communément mis en place un filtre en amont de l'échangeur de chaleur. Ce filtre a pour rôle de capter la majorité des poussières en amont de l'échangeur de chaleur limitant ainsi son encrassement. Une mesure en continu de la 35 perte de charge de ce piège permet d'informer sur son niveau d'encrassement et la nécessité de son remplacement ou de son nettoyage. Il peut être constitué d'une grille ou d'un ensemble de tamis et doit être facilement démontable. Parfois, deux filtres sont placés en parallèles sur deux circuits distincts alimentant alternativement l'échangeur de chaleur. Des organes d'isolement placés en amont et en aval des filtres permettent de procéder au démontage d'un filtre disposé dans un circuit et à son nettoyage tout en conservant un fonctionnement normal dans l'autre circuit. En d'autres termes, l'ensemble du gaz chaud traverse un unique filtre, lors du remplacement de l'autre filtre. Pour le refroidissement du gaz provenant de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium, cette solution n'est pas satisfaisante car l'encrassement du filtre est rapide, notamment en raison de la présence d'alumine et de fines poussières fluorées dans les gaz, ce qui nécessite de fréquentes interventions de personnel de maintenance. L'invention proposée permet de réaliser le désencrassement des échangeurs de chaleur sans ces inconvénients. Elle consiste principalement en un procédé de désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement de gaz chargés en poussières et polluants provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium; ledit échangeur de chaleur comportant au moins un tube dans lequel circule un fluide caloporteur apte à refroidir ledit gaz, caractérisé en ce qu'il comporte des phases de désencrassement au cours desquelles la vitesse d'écoulement dudit gaz, circulant au travers de l'échangeur de chaleur est augmenté temporairement. La vitesse du gaz chaud dans l'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement du gaz provenant de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium est habituellement de l'ordre de 10 à 20 mis. Ce niveau de vitesse d'écoulement permet de limiter la perte de charge dans le circuit de gaz chaud et donc la puissance électrique de ventilation. Elle permet également de limiter l'abrasion des tubes de l'échangeur de chaleur par les particules d'alumine présentes dans le gaz. L'inconvénient de cette faible vitesse d'écoulement est qu'elle favorise la formation de dépôts solides sur les parois des tubes de l'échangeur de chaleur. L'idée selon l'invention est de provoquer une augmentation temporaire de la vitesse du gaz chaud au travers de l'échangeur de chaleur afin d'arracher les dépôts accumulés sur la surface externe des tubes. Cet arrachement des dépôts est assuré par le pouvoir abrasif des particules d'alumine à vitesse élevée. Cette augmentation de vitesse selon l'invention est limitée à la zone de l'installation où est placé l'échangeur de chaleur. Elle est sans incidence sur les équipements situés en amont ou en aval du dispositif de désencrassement. 10 Pour pouvoir augmenter ponctuellement la vitesse du gaz chaud dans l'échangeur de chaleur sans modifier sensiblement le débit de gaz chaud en provenance des équipements de production situés en amont, le circuit de gaz chaud est, par exemple, divisé en deux circuits distincts similaires, chacun comportant un échangeur de chaleur. En fonctionnement normal, le débit de gaz chaud est réparti 15 entre les deux circuits. Lors d'une phase de désencrassement de nettoyage d'un échangeur de chaleur, la totalité du gaz chaud est dirigée vers le circuit contenant l'échangeur de chaleur à nettoyer. La vitesse de circulation du gaz chaud, et donc celle des particules d'alumine, est ainsi sensiblement doublée, au travers de l'échangeur de chaleur et un nettoyage de celui-ci est obtenu par l'abrasion induite par les particules 20 d'alumine circulant à vitesse élevée. Pour une vitesse initiale d'environ 10 à 20 m/sec, pendant la phase de désencrassement d'un échangeur de chaleur, la vitesse d'écoulement du gaz chaud est ainsi portée à une vitesse d'environ 20 à 40 m/sec. Sur l'autre circuit parallèle, dans lequel la circulation du gaz chaud est arrêtée, l'échangeur de chaleur est accessible pour d'éventuelles opérations d'inspection ou de maintenance. 30 Une partie des particules arrachées aux dépôts accumulés sur les tubes de l'échangeur de chaleur est emporté par le gaz chaud. Elle est ensuite captée par l'unité d'épuration du gaz que l'on trouve habituellement en aval sur les installations de fabrication d'aluminium. Des particules plus lourdes peuvent également tomber sous l'échangeur de chaleur où elles sont récupérées dans une trémie. 35 L'opération de désencrassement par ce procédé peut être réalisée fréquemment, par exemple une fois tous les cinq à quinze jours. La durée de 25 désencrassement d'un échangeur de chaleur est limitée à celle permettant d'arracher la majorité des dépôts sans provoquer d'abrasion des tubes de l'échangeur de chaleur. Ce procédé présente également l'avantage de ne pas nécessiter l'intervention du personnel d'entretien à chaque opération de désencrassement. Celle-ci n'est nécessaire que pour évacuer les dépôts recueillis au fond de la trémie lorsqu'elle est remplie. L'invention consiste également en un dispositif de désencrassement d'échangeur de chaleur utilisé pour le refroidissement de gaz chargés en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium ; ledit échangeur de chaleur comportant au moins un tube dans lequel circule un fluide caloporteur apte à refroidir le gaz, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe d'obturation apte à réduire la surface d'échange entre ledit échangeur de chaleur et ledit gaz pendant des phases de désencrassement de l'échangeur de chaleur. Lorsque les deux circuits la et lb présentent des sections de même taille, la perte de charge induite sur l'écoulement du gaz chaud dans ces circuits, est similaire. Ainsi, en fonctionnement normal, le débit de gaz chaud se répartit en proportions équivalentes entre les deux circuits. Ils peuvent être implantés parallèlement l'un à l'autre ou dans toute autre disposition. L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'exemples de réalisation, décrits avec référence aux dessins annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs. Sur ces dessins : - Fig.l représente une vue schématique d'un dispositif de désencrassement selon l'état de la technique avec un filtre en amont de l'échangeur de chaleur, - Fig. 2 représente une vue schématique de la section d'un tube de l'échangeur de chaleur montrant un exemple de dépôt, - Fig. 3 représente une vue de dessus schématique d'un exemple de réalisation de l'invention, - Fig. 4 représente une vue de coté schématique d'une partie d'une variante de l'exemple de réalisation de la Fig. 3 ; et35 - Fig. 5 est un diagramme représentant les étapes du procédé selon l'invention. Le terme « échangeur de chaleur » est employé au singulier dans la présente description pour désigner un ou plusieurs échangeurs de chaleur. Ces échangeurs de chaleur comprennent un ou plusieurs tubes ou canaux de circulation d'un fluide caloporteur. En se reportant à la Fig. 1 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un échangeur de chaleur tubulaire 2 placé dans un circuit 1 d'écoulement de gaz chaud à refroidir 3 circulant selon la direction représentée par la flèche 4. En amont de l'échangeur de chaleur 2, un filtre 18 permet de piéger les poussières portées par le gaz chaud. Sur cette figure, uniquement à titre d'exemple, l'écoulement du fluide caloporteur froid à l'intérieur de l'échangeur de chaleur est représenté à contre courant par rapport au gaz chaud. En se reportant à la Fig. 2 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un tube 5 de l'échangeur de chaleur 2. Le gaz chaud 3 circule à l'extérieur des tubes selon la direction représentée par la flèche 4. Le fluide caloporteur froid 6 circule à l'intérieur des tubes. En se reportant à la Fig. 3 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, un dispositif de désencrassement 16 selon l'invention. Ce dispositif 16 comporte un circuit 1 d'écoulement d'un gaz chaud 3 chargé en poussières et polluants circulant selon la direction représentée par la flèche 4. Ce circuit 1 se divise en deux circuits la, lb parallèles identiques c'est-à-dire deux circuits dont la section est sensiblement identique la et lb. Dans chacun de ces circuits est placé un échangeur de chaleur 2a et 2b. La répartition du débit de gaz chaud 3 entre les deux circuits la et lb est assurée par deux organes d'obturation 8 et 9. Ces organes d'obturation 8 et 9 peuvent, par exemple, être des volets pivotants, des vannes rotatives ou une guillotine. En phase de fonctionnement normal 20, les organes d'obturation 8 et 9 se trouvent en position centrale de sorte que le débit de gaz chaud 3 soit réparti de manière égale entre les deux circuits la et lb. En phase de désencrassement 22 de l'échangeur de chaleur 2a situé dans le premier circuit la, les organes d'obturation 8 et 9 sont réglés en position d'obturation 8b et 9b du second circuit 2b de sorte que l'ensemble du débit de gaz chaud 3 circule dans le premier circuit la. En phase de désencrassement de l'échangeur de chaleur 2b, les organes d'obturation 8 et 9 sont réglés en position d'obturation 8a et 9a du premier circuit 2a de sorte que l'ensemble du débit de gaz chaud 3 circule dans le second circuit lb. Comme visible sur la figure 5, chaque phase de fonctionnement normal 20 est suivie d'une phase de désencrassement 22. Ces phases sont répétées cycliquement. Avantageusement selon l'invention, les phases de désencrassement sont répétées périodiquement. En se reportant à la Fig. 4 des dessins, on peut voir, schématiquement représenté, une trémie 14 placée sous l'échangeur de chaleur 2b. Une telle trémie peut également être disposée sous l'échangeur de chaleur 2a. Elle permet de collecter les dépôts solides 7 de poussières et polluants formés sur les parois des tubes 5 de l'échangeur de chaleur 2 et arrachés de celui-ci lors des phases de désencrassement. Ces dépôts solides 7, visibles sur la figure 2, tombent des tubes de l'échangeur de chaleur vers une goulotte d'évacuation 15. Comme représenté sur la Fig. 4, la face inférieure de l'échangeur de chaleur 2 présente avantageusement une forme complémentaire à la forme de la trémie 14 de sorte d'éviter un écoulement préférentiel du gaz chaud sous l'échangeur. Ainsi, dans l'exemple représenté, l'échangeur de chaleur 2 présente une forme sensiblement tronconique. La goulotte d'évacuation 15 est avantageusement équipée de deux organes de sectionnement successifs 10 et 11 entre lesquels s'accumulent les dépôts 7 sous la forme d'un monticule 12. Les organes de sectionnement sont, par exemple, des vannes papillons ou des guillotines. En phase de fonctionnement normal 20, l'organe de sectionnement supérieur 10 est ouvert et l'organe de sectionnement inférieur 11 est fermé. Lors de l'évacuation des dépôts collectés, l'organe de sectionnement supérieur 10 est fermé de sorte d'éviter l'échappement de gaz chaud, avant d'ouvrir l'organe de sectionnement inférieur 11. Ainsi, en phase de fonctionnement normal 20 ou en phase de désencrassement 22, l'un des organes de sectionnement est en positionnement ouvert et l'autre en positionnement fermé. Avantageusement, la vitesse d'écoulement du gaz 3 au travers de l'échangeur de chaleur 2 est supérieure à 20 m/sec, et préférentiellement comprise entre 20 et 40 m/sec, pendant les phases de désencrassement 22. En variante, le dispositif de désencrassement 16 comporte un unique conduit dans lequel sont aménagés un échangeur de chaleur et un volet pivotant dont l'axe de pivotement est disposé parallèlement au plan de la surface d'échange de l'échangeur de chaleur de manière à ce que le volet obstrue au moins une partie de la surface d'échange, et de préférence la moitié de l'échangeur de chaleur, pendant les phases de désencrassement. Dans ce cas, l'échangeur de chaleur peut être divisé au milieu par une plaque métallique à travers laquelle passent les tubes. Ainsi, la plaque empêche la circulation des gaz sur la moitié obturée de la surface d'échangeur. En variante, l'organe d'obturation 8, 9 est apte à réduire sensiblement d'un demi ou d'un tiers la surface d'échange entre ledit échangeur de chaleur 2 et ledit gaz. Dans ce cas, la vitesse d'écoulement des gaz à refroidir au travers de l'échangeur de chaleur est multipliée par un coefficient pendant les phases de désencrassement; ledit coefficient étant sensiblement compris entre un et demi et deux; ledit coefficient étant de préférence égal à deux. De même en variante, le premier circuit la et le second circuit lb ainsi que les échangeurs de chaleur qu'ils contiennent, présentent des sections de dimension différente. En variante, un seul organe d'obturation 8 est disposé en amont de l'échangeur de chaleur ; l'organe d'obturation 9 disposé en aval de celui-ci étant omis.25 REVENDICATIONS1. Procédé de désencrassement d'échangeur de chaleur (2a, 2b) utilisé pour le refroidissement de gaz (3) chargés en poussières et polluants provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium; ledit échangeur de chaleur (2a, 2b) comportant au moins un tube dans lequel circule un fluide caloporteur apte à refroidir ledit gaz (3), caractérisé en ce qu'il comporte des phases de désencrassement (22) au cours desquelles la vitesse d'écoulement dudit gaz (3), circulant au travers de l'échangeur de chaleur (2a, 2b) est augmenté temporairement. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la vitesse d'écoulement des gaz à refroidir (3) au travers de l'échangeur de chaleur (2a, 2b) est multipliée par un coefficient pendant les phases de désencrassement (22) ; ledit coefficient étant sensiblement compris entre un et demi et deux; ledit coefficient étant de préférence égal à deux. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la vitesse d'écoulement du gaz (3) au travers de l'échangeur de chaleur (2a, 2b) est supérieure à 20 m/sec, et préférentiellement comprise entre 20 et 40 m/sec, pendant les phases de désencrassement (22). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les phases de désencrassement (22) sont répétées périodiquement. 5. Dispositif (16) de désencrassement d'échangeur de chaleur (2a, 2b) utilisé pour le refroidissement de gaz (3) chargés en poussières et polluants, provenant notamment de cuves d'électrolyse ignée lors de la fabrication d'aluminium; ledit échangeur de chaleur (2a, 2b) comportant au moins un tube (5) dans lequel circule un fluide caloporteur (6) apte à refroidir le gaz (3), caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe d'obturation (8, 9) apte à réduire la surface d'échange entre ledit échangeur de chaleur (2a, 2b) et ledit gaz (3) pendant des phases de désencrassement (22) de l'échangeur de chaleur (2a, 2b). 6. Dispositif (16) selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit organe d'obturation (8, 9) est propre à diviser ladite surface d'échange par un coefficient sensiblement compris entre un et demi et deux, et de préférence égal à deux. 7. Dispositif (16) selon l'une quelconque des revendications 5 et 6, caractérisé en ce qu'il comporte : - deux circuits d'écoulement des gaz (la, lb), comprenant chacun au moins 5 un échangeur de chaleur (2a, 2b), - ledit organe d'obturation (8, 9) étant apte à conduire ledit gaz (3) dans les deux circuits (la, lb) pendant des phases de fonctionnement normal (20), et dans un seul circuit (la, lb) pendant lesdites phases de désencrassement (22). 10 8. Dispositif (16) selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque circuit (la, lb), comprend une trémie (14) et une goulotte (15) pour collecter et évacuer des dépôts (7) de poussières et polluants formées sur les parois des tubes de l'échangeur de chaleur (2a, 2b) et arrachées pendant les phases de désencrassement (22). 15 9. Dispositif (16) selon la revendication 8, caractérisé en ce que la goulotte (15) comprend au moins deux organes de sectionnement (10) et (11) dont l'un est en position ouverte et l'autre est en position fermée.
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CHARGE PYROTECHNIQUE DUALE L'invention concerne les charges pyrotechniques destinées à produire une ouverture dans des parois de protection d'épaisseurs et natures différentes. Le retour d'expérience (d'acronyme RETEX) des conflits récents montrent que le fantassin est confronté à une diversité croissante de cibles, elles mêmes protégée de façons très diverses et parfois dans des milieux urbains ou semi-urbains contraignants en effets collatéraux. Un système d'armes léger, polyvalent, compact et capable de traiter différentes cibles telles que les véhicules faiblement blindés, les murs de protection ou les obstacles de protection naturels de fantassins protégés ou non individuellement, la fiabilisation de la prise d'une pièce ou d'un local en éliminant les pièges potentiels s'y trouvant, la création d'une brèche dans un mur de taille suffisante pour le passage d'un homme et la fiabilisation dudit passage, sont des principaux objectif de recherche dans le domaine des équipements militaires et notamment des charges pyrotechniques militaires. Une charge militaire de l'état de l'art, destinée à traiter une cible déterminée, par exemple, à provoquer une ouverture dans une paroi protection de la dite cible puis à neutraliser les dispositifs militaires ou les combattants protégés par ladite paroi, comporte essentiellement deux sous-ensembles ou tronçons, « un tronçon avant » et un « tronçon arrière » fonctionnant dans le temps, l'un après l'autre et présentant chacun des fonctionnalités bien différentes à savoir : - la fonction du tronçon avant activé en premier est d'annihiler la protection de la cible à traiter, - la fonction du tronçon arrière activé en suite est de traiter la cible avec le juste effet et avec le minimum d'effets collatéraux. Nous ne traiterons par la suite que le cas du tronçon avant destiné 30 essentiellement à annihiler la protection de la cible. Les tronçons avant des charges militaires de l'état de l'art sont essentiellement, soit une charge creuse seule, soit une charge à souffle, l'un ou l'autre de type de charge pyrotechnique étant utilisée selon le type de protection à traiter. La charge creuse assure le franchissement (ou la perforation) de tout type de matériau de protection de la cible et cela quelque soit l'angle d'incidence de la charge sur la surface de la protection. L'inconvénient de l'utilisation d'une charge creuse seule est qu'elle ne crée qu'un passage de petite taille, soit de quelques millimètres de diamètre souvent insuffisant pour pouvoir assurer le traitement de la cible protégée, par l'impossibilité du passage du « tronçon arrière » au travers de la protection de la cible. La charge à souffle seule ne permet pas la destruction (ou l'ouverture) de la protection de la cible que si la charge est placée suffisamment près de la protection, car la décroissance de champs de pression sur la protection évolue selon une puissance de 3 de la distance charge/protection. De façon générale avec les charges à souffle, la destruction ou l'ouverture de la protection ne peut s'effectuer que lorsque la charge est en quasi contact avec la protection et que l'épaisseur de la protection n'est pas très importante ou peu résistante à l'onde de souffle. L'emploi de l'une ou de l'autre type de charge ne permet pas de traiter la protection de la cible avec fiabilité. Pour pallier les inconvénients du tronçon avant des charges militaires, l'invention propose une charge pyrotechnique duale destinée à provoquer une ouverture dans une paroi de protection d'une cible, caractérisée en ce qu'elle comporte une enveloppe cylindrique, d'axe longitudinal ZZ', fermée à ses extrémités par une paroi respective droite et gauche perpendiculaires à l'axe ZZ', l'enveloppe cylindrique contenant, du côté de la paroi droite, une charge creuse et, du côté de la paroi gauche, dans l'alignement selon l'axe longitudinal ZZ', une charge à souffle comportant un conduit cylindrique circulaire, d'axe de révolution colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal ZZ', pour le passage, vers l'extrémité de l'enveloppe cylindrique fermée par la paroi gauche, d'un dard de matière produit par l'activation de la charge creuse. Avantageusement, la charge creuse comporte une paroi conique 35 d'axe colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal ZZ', un explosif de la charge creuse entre la paroi droite et la paroi conique, le bord circulaire de ladite paroi conique étant face au conduit cylindrique circulaire de la charge à souffle comportant un explosif de la charge à souffle entourant au moins partiellement ledit conduit de la charge à souffle. Dans une réalisation de la charge pyrotechnique duale, le conduit cylindrique circulaire de la charge à souffle comporte, entre la paroi gauche de fermeture de l'enveloppe cylindrique et le bord circulaire de la paroi conique de la charge creuse, un passage de sortie, de diamètre Dl, raccordé à un passage d'entrée, de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl du passage de sortie, par l'intermédiaire d'un passage intermédiaire de formé tronconique de diamètre variant entre le diamètre Dl et le diamètre D2. Dans une autre réalisation, la charge pyrotechnique duale comporte 15 dans la paroi droite un détonateur d'activation de la charge creuse. Dans une autre réalisation, la charge pyrotechnique duale comporte, entre la charge creuse et la charge à souffle un artifice pyrotechnique d'amorçage de l'explosif de la charge à souffle par la détonation de l'explosif 20 de la charge creuse. Dans une autre réalisation, l'artifice pyrotechnique d'amorçage de la charge à souffle est configuré de façon que la détonation de l'explosif de la charge creuse produise la détonation de l'explosif de charge à souffle avec 25 un temps de retard prédéterminé At. Dans une autre réalisation, l'artifice pyrotechnique d'amorçage comporte une charge d'amorçage de l'explosif de la charge à souffle relié à l'explosif de la charge creuse par l'intermédiaire d'un relais pyrotechnique et 30 d'un cordon pyrotechnique d'amorçage. L'invention concerne aussi une munition comportant une charge pyrotechnique duale selon l'invention. 35 Le principe de la charge pyrotechnique duale est d'associer : -deux effets spécifiques, ceux de la charge creuse et ceux de la charge à souffle et à éclats, - fonctionnant temporellement de façon distincte, - dans une architecture originale. La change pyrotechnique duale selon l'invention permet de provoquer une ouverture dans une paroi de protection d'une cible telle que le « tronçon arrière » passera la paroi de protection quasiment à coup sur pour traiter la cible. L'invention sera mieux comprise par la description d'un exemple de réalisation d'une charge pyrotechnique duale en référence aux dessins indexés dans lesquels : - la figure 1 représente un exemple de réalisation d'une charge pyrotechnique dual selon l'invention ; - la figure 2 montre l'action d'une charge creuse seule de l'état de l'art sur un mur en béton ; - les figures 3a et 3b montre l'action d'une charge creuse seule suivie d'une charge à souffle placée loin du même mur en béton de la figure 2 et ; - les figures 4a et 4b montrent l'action de la charge duale de la figure 1, selon l'invention, sur le même mur en béton de la figure 2. La figure 1 représente un exemple de réalisation d'une charge pyrotechnique duale selon l'invention. La charge pyrotechnique duale de la figure 1 comporte une 25 enveloppe 10 cylindrique circulaire, d'axe longitudinal ZZ', ferme à ses deux extrémités par une respective paroi droite 20 et gauche 22. L'enveloppe 10 cylindrique comporte du côté de la paroi droite 20, dans une partie de l'enveloppe, une charge creuse 26 et du côte de la paroi _gauche 22 dans une autre partie de l'enveloppe 10 cylindrique, dans 30 l'alignement selon l'axe ZZ', une charge à souffle 28. La charge creuse 26 comporte une paroi conique 40 d'axe colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal ZZ'. Le bord circulaire 42 de la paroi conique 40 de la charge creuse 26 faisant face à un conduit 50 cylindrique circulaire, d'axe de révolution colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal 35 ZZ', dans la charge à souffle 28. Une des contraintes inhérentes à l'emploi de la charge creuse est l'obligation de laisser un volume libre devant la paroi conique afin que les éléments de jet issus de son implosion puissent se former et s'allonger sous forme d'un dard en fusion. A cet effet, le conduit 50 cylindrique circulaire de la charge à souffle 28 comporte, entre la paroi gauche 22 de fermeture de l'enveloppe 10 cylindrique et le bord circulaire 42 de la paroi conique 40 de la charge creuse, un passage de sortie 54 de section circulaire de diamètre Dl raccordé à un passage d'entrée 56 de section circulaire de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl du passage de sortie, par l'intermédiaire d'un passage intermédiaire 58 de formé tronconique de diamètre variant entre le diamètre Dl du passage de sortie et le diamètre D2 du passage d'entrée. Le passage d'entrée de diamètre D2 est face au bord circulaire 42 de la paroi conique 40 de la charge creuse. Le diamètre Dl du passage de sortie est de l'ordre de 20 à 30mm de 15 diamètre. La charge creuse 26 comporte, entre la paroi droite 20 de l'enveloppe 10 cylindrique et la paroi conique 40 de la charge creuse 26 un explosif 64 de la charge creuse. La charge à souffle 28 comporte autour des passages de sortie 54 et intermédiaire 58, un explosif 66 de la charge à 20 souffle 28. La charge pyrotechnique dual comporte dans la paroi droite 20 un détonateur 70 d'activation de la charge creuse 26. En plus du détonateur 70 d'activation de la charge creuse 26, certaines charges peuvent comporter un dispositif connu de formage 72 de 25 l'onde de choc due à l'activation du détonateur dite « par contournement d'écran » La charge pyrotechnique dual comporte, en outre, entre la charge creuse 26 et la charge à souffle 28 un artifice pyrotechnique d'amorçage 80 30 de l'explosif 66 de charge à souffle 28 par la détonation de l'explosif 64 de la charge creuse 26. L'artifice pyrotechnique d'amorçage 80 est configuré de façon que la détonation de l'explosif 64 de la charge creuse 26 produise la détonation de l'explosif 66 de charge à souffle 28 avec un temps de retard prédéterminé it. 35 A cet effet, l'artifice pyrotechnique d'amorçage 80 comporte une charge d'amorçage 84 de l'explosif 66 de charge à souffle 26 relié à l'explosif 64 de charge creuse par l'intermédiaire d'un relais pyrotechnique 86 et un cordon pyrotechnique d'amorçage 88. Dans une réalisation de la charge pyrotechnique duale le temps de 5 retard prédéterminé At est de 80 µs. Le temps de retard prédéterminé At est habituellement compris entre 50 et 200µs. Dans une variante de réalisation de la charge pyrotechnique dual, la 10 charge à souffle peut comporter des éclats (dite aussi charge à éclats) La paroi conique 40 de la charge creuse 26 peut être réalisée à partir de matériaux choisis parmi, le cuivre, l'aluminium, un alliage d'aluminium et de magnésium, pour obtenir des effets de la charge creuse tels que des effets pyrophoriques ou des effets bulles de gaz à très haute pression. 15 Par la suite est décrit le fonctionnement de la charge pyrotechnique dual, par exemple, dans le cas d'utilisation par un fantassin pour provoquer une ouverture dans un mur de protection en béton, d'une cible. 20 Le fonctionnement de la charge pyrotechnique duale dans ce cas ci-dessus comporte les étapes suivantes : Dans une première étape, la charge duale est placée, par sa paroi gauche 22 du côté de la charge à souffle 28 en contact avec le mur en béton. Dans une deuxième étape, le détonateur 70 est activé 25 électriquement à distance provoquant, dans une première phase, la détonation de l'explosif 64 de la charge creuse 26 et la projection, d'un dard de matière en fusion à travers le conduit 50 cylindrique circulaire de la charge à souffle 28 produisant une ouverture dans le protection en béton, puis, dans une deuxième phase, l'artifice pyrotechnique 80, après le retard 30 prédéterminé At, active l'explosif 66 de la charge à souffle 28 provoquant la ruine du mur en béton autour de l'ouverture et l'agrandissement de ladite ouverture dans le mur. La figure 2 montre l'action d'une charge creuse seule de l'état de l'art 35 sur un mur en béton de 150 mm d'épaisseur. La charge creuse seule provoque une ouverture dans le mur qui n'est endommagé que sur un diamètre Dm1 de l'ordre de 30mm. Les figures 3a et 3b montre l'action d'une charge creuse seule suivie de l'action d'une charge à souffle placée loin du même mur en béton de la figure 2 d'épaisseur 150mm selon un autre dispositif de traitement de la cible de l'état de l'art. La taille de l'ouverture réalisée au travers du mur reste sensiblement la même avec une ruine supplémentaire, par l'effet de la charge à souffle, dans l'épaisseur du mur autour de l'ouverture (voir figure 3b). Les figures 4a et 4b montrent l'action de la charge duale de la figure 1, selon l'invention, sur le même mur en béton de la figure 2, de 150mm d'épaisseur. La figure 4a montre le côté du mur d'incidence de la charge pyrotechnique, la figure 4b l'autre côté du même mur, donc, du côté de la cible. L'action de la charge duale, selon l'invention, produit une ouverture dans le mur de diamètre Dm2 de l'ordre de 100mm bien plus important que celle provoquée par les dispositif de traitement de l'état de l'art des figures 2, 3a et 3b. L'autre côté du mur, du côté de la cible, représentée à la figure 4b montre une ruine d'un diamètre Dm3 plus important, de l'ordre de 300mm. L'apport fonctionnel de l'architecture de la charge pyrotechnique à double effet (ou dual) selon l'invention permet de doubler la taille du trou dans la paroi protection, dans cet exemple des figures 2a à 3b, d'un mur en béton de 150 mm d'épaisseur permettant ainsi au tronçon arrière (tronçon de traitement de la cible) de franchir la protection de la cible sans réel effort, donc sans dégradation majeure ou effets collatéraux dus au franchissement. L'application décrite en exemple, représentée à la figure 1, n'est pas limitative à un traitement d'un mur de protection par un fantassin appliquant la charge sur le mur. La charge pyrotechnique duale peut être aussi utilisée dans tout type de munition, obus, roquette, lancée à distance de la cible. Dans ce cas l'activation de la charge pyrotechnique duale est, soit déclenchée par un dispositif de retard après lancement, soit par un dispositif de détection de la distance entre la charge pyrotechnique et la protection à franchir, soit par d'autres systèmes d'activation des charges pyrotechniques.35 La charge pyrotechnique selon l'invention permet le franchissement de protections diverses, une compacité architecturale du tronçon avant et une adaptabilité des effets en fonction de la mission. Les effets combinés de la charge creuse et de la charge à souffle et 5 à éclats distribués dans le temps (retard At compris entre 50 et 200µs environ) permettent : - une ruine mécanique du matériau situé dans l'axe de la munition sur un diamètre de 10 à 30 mm plus un chargement en pression dudit matériau s'expansant radialement, 10 - un arrachement mécanique de la protection sur un calibre proche de celui de la munition par détonation de la charge à souffle positionnées en dynamique au quasi contact avec la paroi La charge pyrotechnique duale selon l'invention permet : 15 - la ruine mécanique de la protection de la cible qu'elle soit en matériau de construction comme le béton, la brique, le bois, la terre, le sable ou autre, ou en acier de quelque nature que ce soit, - de s'affranchir de l'angle de présentation de la munition (comportant la charge) ainsi que de sa vitesse d'impact, 20 - de minimiser sa longueur, - de participer à la stabilité d'une munition comportant la charge pyrotechnique selon l'invention en ayant un centre de gravité au centre de la munition. Après fonctionnement du tronçon avant (soit la charge pyrotechnique 25 duale) le tronçon arrière pourra franchir la protection sans véritable problème et traiter la cible avec fiabilité. 30 REVENDICATIONS1. Charge pyrotechnique duale destinée à provoquer une ouverture 5 dans une paroi de protection d'une cible, caractérisée en ce qu'elle comporte une enveloppe cylindrique (10), d'axe longitudinal ZZ', fermée à ses extrémités par une paroi respective droite (20) et gauche (22) perpendiculaires à l'axe ZZ', l'enveloppe cylindrique (10) contenant, du côté de la paroi droite (20), une charge creuse 10 (26) et, du côté de la paroi gauche (22), dans l'alignement selon l'axe longitudinal ZZ', une charge à souffle (28) comportant un conduit (50) cylindrique circulaire, d'axe de révolution colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal ZZ', pour le passage, vers l'extrémité de l'enveloppe cylindrique (10) fermée par la paroi gauche (22), d'un dard de matière produit par 15 l'activation de la charge creuse. 2. Charge pyrotechnique selon la revendication 1, caractérisée en ce que la charge creuse (26) comporte une paroi conique (40) d'axe colinéaire et confondu avec l'axe longitudinal ZZ', un explosif (64) de la charge creuse 20 entre la paroi droite (20) et la paroi conique (40), le bord circulaire (42) de ladite paroi conique étant face au conduit (50) cylindrique circulaire de la charge à souffle (28) comportant un explosif (66) de la charge à souffle entourant au moins partiellement ledit conduit (50) de la charge à souffle (28). 25 3. Charge pyrotechnique selon la revendication 2, caractérisée en ce que le conduit (50) cylindrique circulaire de la charge à souffle (28) comporte, entre la paroi gauche (22) de fermeture de l'enveloppe cylindrique (10) et le 30 bord circulaire (42) de la paroi conique de la charge creuse, un passage de sortie (54), de diamètre Dl, raccordé à un passage d'entrée (56), de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl du passage de sortie, par l'intermédiaire d'un passage intermédiaire (58) de formé tronconique de diamètre variant entre le diamètre Dl et le diamètre D2. 4. Charge pyrotechnique selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comporte, dans la paroi droite (20) un détonateur 5 (70) d'activation de la charge creuse (26). 5. Charge pyrotechnique selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'elle comporte, entre la charge creuse (26) et la charge à souffle (28) un artifice pyrotechnique d'amorçage (80) de l'explosif (66) de 10 la charge à souffle par la détonation de l'explosif (64) de la charge creuse. 6. Charge pyrotechnique selon la revendication 5, caractérisée en ce que l'artifice pyrotechnique d'amorçage (80) de la charge à souffle est configuré de façon que la détonation de l'explosif (64) de la charge creuse 15 (26) produise la détonation de l'explosif (66) de charge à souffle (28) avec un temps de retard prédéterminé At. 7. Charge pyrotechnique selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que l'artifice pyrotechnique d'amorçage (80) comporte 20 une charge d'amorçage (84) de l'explosif (66) de la charge à souffle relié à l'explosif (64) de la charge creuse par l'intermédiaire d'un relais pyrotechnique (86) et d'un cordon pyrotechnique d'amorçage. 8. Charge pyrotechnique selon l'une des revendications 6 ou 7, 25 caractérisée en ce que le temps de retard prédéterminé At est compris entre 50 et 200µs. 9. Charge pyrotechnique selon l'une des revendications 2 à 8, caractérisée en ce que la paroi conique (40) de la charge creuse (26) est 3o réalisée à partir de matériaux choisis parmi, le cuivre, l'aluminium, un alliage d'aluminium et de magnésium, 10. Munition comportant une charge pyrotechnique duale selon l'une des revendications 1 à 9. 35
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MUNITION GUIDEE PROTEGEE PAR UNE COIFFE AERODYNAMIQUE L'invention concerne les munitions guidées comportant une coiffe de protection d'un dispositif de guidage de la munition vers une cible à détruire. Les munitions guidées ou pilotées, telles que celles de type roquette ou projectile ou les missiles, sont équipées de systèmes optiques et électroniques de guidage pour assurer, après une phase de vol suivie d'une phase d'approche de la cible, une grande fiabilité et précision d'impact de la munition sur la cible. Par exemple, le pilotage de certains types de missiles ou de roquettes guidées s'effectue à l'aide d'un faisceau laser. Une optique du missile détecte le faisceau laser illuminant la cible et un calculateur de bord du missile détermine les paramètres de vol pour atteindre la cible. Généralement, l'optique de guidage située à l'extrémité avant du missile, ou de la munition pilotée dans un cas général, c'est-à dire à l'extrémité de la munition qui se trouve dirigée vers la cible, comporte une coiffe de protection, d'une part, pour protéger l'optique de guidage des impacts par des corps présents dans l'air pendant la phase vol et, d'autre part, pour éviter une montée en température de l'électronique de pilotage du missile associée à l'optique de guidage par les frottements aérodynamiques de la tête (ou le nez) de la munition. Cette coiffe peut ainsi protéger l'optique de guidage de la munition, suivant les cas, pendant une phase tir, par exemple, lors de la traversée d'un opercule ; pendant une phase balistique, dans le cas d'une roquette ou d'un projectile ; pendant une phase de croisière, dans le cas des missiles. Dans l'état de l'art des munitions guidées, soit l'optique de guidage est directement exposée aux impacts dus à des corps présents dans l'air et aux frottements aérodynamiques, soit, elle est protégée par une coiffe détachable, à l'approche de la cible, du corps de la munition ce qui comporte un risque d'endommagement de l'empennage déployé à l'arrière de la roquette ou du missile par la coiffe de protection détachée du corps de la munition. Pour pallier les inconvénients des munitions pilotées de l'état de l'art, l'invention propose une munition pilotée destinée à détruire une cible après au moins une phase de vol suivie d'une phase d'approche de la cible, ladite munition comportant un corps de munition de forme cylindrique d'axe longitudinal ZZ' ayant, du côté d'une extrémité avant Eav de la munition destinée à être dirigée vers la cible, un corps avant comportant une optique d'un dispositif de guidage de ladite munition vers la cible, une coiffe de protection de l'optique, solidaire du corps de munition, caractérisée en ce que la coiffe de protection comporte au moins un évidement ayant un artifice pyrotechnique destiné à détruire ladite coiffe de protection pour libérer l'optique et rendre opérationnel le dispositif de guidage de la munition, lors de la phase d'approche de la cible. Avantageusement, la coiffe de protection comporte des parois ayant des rainures de fragilisation pour privilégier des zones de rupture des dites parois lors de la destruction de la coiffe de protection. Dans une réalisation, la munition pilotée comporte, entre la coiffe de 20 protection et le corps avant du corps de munition, un bouclier de protection de l'optique du dispositif de guidage. Dans une autre réalisation, le bouclier de protection comporte un corps de bouclier de forme arrondie cylindrique circulaire ayant deux faces 25 principales et un bord circulaire d'axe coaxial à l'axe longitudinal ZZ', la forme arrondie du corps de bouclier épousant la forme de la surface du corps avant du corps de munition. Dans une autre réalisation, la munition pilotée comporte une bague 30 de serrage de la coiffe de protection sur le corps de munition, la bague de serrage comportant, du côté de l'extrémité avant Eav de la munition, un bord circulaire de forme effilée. Dans une autre réalisation, la surface du corps avant, de forme arrondie, est sans discontinuité et sans aspérités de façon à présenter un profil aérodynamique continu. Dans une autre réalisation, le corps avant du corps de munition comporte, du côté de l'extrémité avant Eav, une partie de corps avant de forme cylindrique circulaire de diamètre Dl, d'axe de révolution colinéaire à l'axe longitudinal ZZ', la partie de corps avant comportant une paroi de corps avant de munition de forme arrondie incluant l'optique du dispositif de guidage, l'arrondi de la paroi de corps avant de munition étant dirigé vers l'extrémité avant Eav pour obtenir une forme aérodynamique continue de la munition lorsqu'elle est dépourvue de la coiffe de protection. Dans une autre réalisation, la coiffe de protection, en forme d'ogive, d'axe de révolution XX', comporte un premier évidement débouchant sur un deuxième évidement de forme cylindrique circulaire de diamètre égal au diamètre Dl de la partie de corps avant du corps de munition, le premier évidement de la coiffe formant avec la paroi de corps avant, de forme arrondie, centrée sur l'axe longitudinal ZZ', une première alvéole comportant le bouclier de protection. Dans une autre réalisation, l'artifice pyrotechnique comporte une charge propulsive et un inflammateur, l'inflammateur comportant des contacts électriques pour son activation. Dans une autre réalisation, la première alvéole comporte l'artifice pyrotechnique. Dans une autre réalisation, le bouclier de protection comporte, à 30 proximité de son bord circulaire un support de l'inflammateur dans un plan parallèle à l'axe longitudinal ZZ', le support de l'inflammateur faisant office de béquet destiné à générer une force transversale lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques lors de la destruction de la coiffe, et de balourd dans le cas d'une munition tournant sur elle-même. 35 Dans une autre réalisation, la coiffe de protection comporte, en outre, du côté de l'extrémité avant Eav, un troisième évidement de forme cylindrique d'axe colinéaire à l'axe longitudinal ZZ' séparé du premier évidement par une paroi de séparation dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal ZZ', le troisième évidement étant fermé par une pointe pour former une deuxième alvéole contenant l'artifice pyrotechnique destinée à détruire la coiffe de protection. Dans une autre réalisation, le bouclier de protection comporte, à proximité de son bord circulaire, un béquet destiné à générer une force transversale sur le corps de bouclier lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques et assurer son éjection du corps de la munition, ledit béquet faisant aussi office de balourd dans le cas d'une munition tournant sur elle même. Dans une autre réalisation, la coiffe de protection comporte une partie de raccordement de coiffe se prolongeant par une couronne d'extrémité de coiffe ayant un bord de coiffe de diamètre D5 supérieur au diamètre externe D4 de la partie de raccordement de coiffe pour former un premier épaulement de coiffe destiné à bloquer la coiffe en translation, selon l'axe longitudinal ZZ', sur le corps avant du corps de munition par la bague de serrage. Dans une autre réalisation, la munition comporte deux nappes de conducteurs électriques destinées à activer l'inflammateur : - une première nappe ayant une extrémité collée sur une des faces principales du bouclier, du côté du corps avant du corps de munition, une partie centrale collée sur l'autre face principale du bouclier du côté du premier évidement de la coiffe, l'autre extrémité de la première nappe, dans la première alvéole étant raccordée électriquement aux contacts électriques d'activation de l'inflammateur, le passage de la première nappe d'une face principale à l'autre du bouclier s'effectuant à travers une rainure sur le bord dudit bouclier, - une deuxième nappe de conducteurs électriques, du côté du corps de munition, en contact électrique avec l'extrémité de la première nappe du même côté du corps avant du corps de munition. Dans une autre réalisation, la partie de corps avant se prolonge vers le corps arrière de la munition par un corps intermédiaire de forme cylindrique circulaire de même axe de révolution ZZ' et de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl de la partie de corps avant, pour former un premier épaulement de corps, le corps intermédiaire se prolongeant par le corps arrière de la munition, de diamètre D3 plus grand que le diamètre D2 dudit corps intermédiaire, pour former un deuxième épaulement de corps. Dans une autre réalisation, la coiffe de protection, solidaire du corps de la munition par la bague de serrage comporte une partie centrale de coiffe de forme conique ou d'ogive se prolongeant, du côté de son plus grand diamètre, par une partie de raccordement de coiffe au corps de munition de forme cylindrique circulaire, de diamètre externe D4 inférieur au diamètre D2 du corps intermédiaire, la partie de raccordement de coiffe se prolongeant par une couronne d'extrémité de coiffe ayant un bord de coiffe de diamètre D5 supérieur au diamètre externe D4 de la partie de raccordement de coiffe et inférieur au diamètre D2 du corps intermédiaire de façon à former un premier épaulement de coiffe destiné à bloquer la coiffe en translation. Dans une autre réalisation, le bord de coiffe et le premier épaulement de corps comportent chacun un trou respectif pour l'insertion d'un pion de calage angulaire de la coiffe et du corps de munition, la paroi interne du premier évidement de la coiffe comportant une dent insérée dans la rainure située sur le bord circulaire du bouclier de protection, le pion de calage angulaire et la dent insérée dans la rainure du bouclier de protection assurant le contact électrique entre les deux nappes et l'orientation du béquet dudit bouclier de protection dans un angle de dégagement avantageux. Dans une autre réalisation, la coiffe comporte une série des rainures de fragilisation longitudinales sur les parois des premier et deuxième évidements, distribuées régulièrement autour de l'axe de révolution XX' de la coiffe, la coiffe comportant, en outre, une rainure de fragilisation circulaire sur le pourtour de sa surface externe à une distance du bord de coiffe telle que la dite rainure de fragilisation circulaire se trouve au niveau de l'extrémité effilée de la bague de serrage lorsque la coiffe est montée sur le corps de munition. Dans une autre réalisation, la coiffe comporte, par ailleurs, une autre rainure de fragilisation circulaire sur le pourtour de la surface interne de la coiffe formée par la paroi du deuxième évidement, à une distance du bord de coiffe telle que la dite autre rainure de fragilisation se trouve au niveau de l'extrémité, de diamètre Dl, de la partie du corps avant du côté de la paroi de corps, lorsque la coiffe est montée sur le corps de munition, l'axe XX' de la coiffe de protection étant alors confondu avec l'axe longitudinal ZZ' de la munition. L'invention sera mieux comprise à l'aide d'un exemple de réalisation d'une munition guidée selon l'invention, dans le cas particulier où cette munition est une roquette, en référence aux dessins indexés dans lesquels : - la figure 1 montre une vue partielle en coupe axiale d'un exemple de réalisation d'une roquette guidée selon l'invention ; - la figure 2a montre une vue partielle en coupe d'une coiffe de protection de la roquette de la figure 1 ; - la figure 2b une vue partielle en perspective de la coiffe de la figure 25 1 ; - la figure 2c, une vue A de détail de la coiffe montrant des rainures de fragilisation ; - la figure 3a montre une vue en perspective du corps de roquette de la figure 1 comportant un bouclier de protection ; 30 - la figure 3b montre le bouclier de protection seul du corps de roquette de la figure 3a ; - la figure 4a montre la roquette de la figure 1 après destruction de la coiffe et avant éjection du bouclier de protection ; - la figure 4b montre la roquette de la figure 1 après destruction de la 35 coiffe et après éjection du bouclier ; - la figure 5 montre une variante de réalisation de la roquette de la figure 1 selon l'invention ; - la figure 6 montre une vue en perspective du corps de roquette de la figure 5 comportant un bouclier de protection. La figure 1 montre une vue partielle en coupe axiale d'un exemple de réalisation d'une roquette guidée selon l'invention. Plus précisément, la figure 1 montre une vue partielle en coupe de l'extrémité avant Eav d'une roquette guidée, selon l'invention. L'extrémité avant Eav de la roquette est celle qui se trouve dirigée vers la cible lors du lancement de la roquette (tête ou nez de la roquette) et qui, par conséquent, présente une forme aérodynamique pour une pénétration optimale dans l'air. L'autre extrémité de la roquette non représentée sur les figures est l'extrémité arrière de la roquette comportant habituellement un empennage. La roquette de la figure 1, de forme cylindrique circulaire, d'axe longitudinal ZZ', comporte essentiellement : - un corps de roquette 10 ayant un corps avant 14 et un corps arrière 16 formant essentiellement le corps de roquette 10, - du côté du corps avant 14 de la roquette, une coiffe 20 de 20 protection en forme d'ogive d'axe de révolution XX', - une bague de serrage 22 de la coiffe de protection 20 sur le corps de roquette 10, - entre la coiffe de protection 20 et le corps avant 14, un bouclier de protection 24 d'une optique 26 dans le corps avant 14 de la roquette, d'un 25 auto directeur de la roquette, non représenté sur les figures. Le corps avant 14 de la roquette comporte, du côté de l'extrémité avant Eav une partie de corps avant 28 de forme cylindrique circulaire de diamètre Dl, d'axe de révolution colinéaire à l'axe longitudinal ZZ'. La partie de corps avant 28 se prolonge vers le corps arrière 16 de la roquette par un 30 corps intermédiaire 30 de forme cylindrique circulaire de même axe de révolution ZZ' et de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl de la partie de corps avant 28, pour former un premier épaulement de corps 32. Le corps intermédiaire 30 se prolonge par le corps arrière 16 de la roquette, de diamètre D3 plus grand que le diamètre D2 dudit corps intermédiaire 30, 35 pour former un deuxième épaulement de corps 34. La figure 2a montre une vue partielle en coupe de la coiffe 20 de protection de la roquette de la figure 1, la figure 2b une vue partielle en perspective de la coiffe de la figure 1 et, la figure 2c, une vue A de détail de la coiffe montrant des rainures de fragilisation. La coiffe de protection 20, solidaire du corps de roquette 10 par la bague de serrage 22 (voir figure 1) comporte une partie centrale de coiffe 40 de forme conique ou d'ogive se prolongeant, du côté de son plus grand diamètre, par une partie de raccordement de coiffe 42 au corps de roquette 10 de forme cylindrique circulaire, de diamètre externe D4 inférieur au diamètre D2 du corps intermédiaire 30. La partie de raccordement de coiffe 42 se prolonge par une couronne d'extrémité de coiffe 50 ayant un bord de coiffe 52 de diamètre D5 supérieur au diamètre externe D4 de la partie de raccordement de coiffe 42 et inférieur au diamètre D2 du corps intermédiaire 30 de façon à former un premier épaulement de coiffe 54 destiné à bloquer la coiffe 20 en translation sur le corps avant 14 de la roquette par la bague de serrage 22, selon l'axe longitudinal ZZ'. La coiffe 20 de protection comporte, en outre, un premier évidement 60 débouchant sur un deuxième évidement 62 de forme cylindrique circulaire de diamètre égal au diamètre Dl de la partie de corps avant 28 de la roquette. La coiffe 20 de protection et la partie du corps avant 28 insérée dans le deuxième évidement 62 de diamètre Dl sont en contact, d'une part, par leur respective surface cylindrique circulaire, interne de la coiffe 20 et externe de la partie du corps avant 28. La bague de serrage 22 (voir figure 1) coaxiale à l'axe longitudinal ZZ' comporte deux extrémités, une extrémité de forme effilée, du côté de l'extrémité avant Eav, et une autre extrémité du côté du corps de roquette, une surface externe 80 formant une partie de la surface extérieure de la roquette et des surfaces cylindriques circulaires internes. La bague de serrage comporte, en outre : - du côté de l'extrémité du corps de la roquette, une première surface interne 82 de serrage de la bague de serrage 22 sur la surface cylindrique circulaire de diamètre D2 de la partie intermédiaire 30 du corps de roquette 10. La bague de serrage 22 est maintenue en position solidaire du corps de roquette 10 par des moyens de serrage connus, - du côté de son extrémité effilée, une deuxième surface interne 90 cylindrique circulaire coaxiale à l'axe ZZ' de même diamètre D4 de la partie de raccordement de coiffe 42 et pouvant glisser sur ladite partie de raccordement de coiffe 42. La surface interne 90 de la bague de serrage 22 de diamètre D4 est raccordée par l'intermédiaire d'un premier épaulement de bague 94 à une troisième surface interne 96 cylindrique circulaire coaxiale à l'axe ZZ', puis, par un deuxième épaulement de bague 98, à la première surface interne 82 de serrage. La coiffe 20 est maintenue en position transversale sur la partie du corps avant 28 du corps de roquette 10, dans l'une et l'autre direction selon l'axe ZZ', par la bague de serrage 22, le premier épaulement de bague 94 étant en butée contre le premier épaulement de coiffe 54 et le bord de coiffe 52 étant en butée contre le premier épaulement de corps 32. Le premier évidement 60 de la coiffe 20 forme avec une paroi de corps 110 de forme arrondie centrée sur l'axe longitudinal ZZ' de l'extrémité du corps avant 14 (voir figure 1), une première alvéole 104 comportant le bouclier de protection 24. L'arrondi de la paroi de corps 110 est dirigé vers l'extrémité avant Eav pour obtenir une forme aérodynamique de la roquette lorsqu'elle dépourvue de la coiffe 20 de protection et du bouclier. La coiffe 20 de protection comporte, en outre, du côté de l'extrémité avant Eav, un troisième évidement 120 (voir figure 2) de forme cylindrique d'axe colinéaire à l'axe longitudinal XX" séparé du premier évidement 60 par une paroi de séparation 124 dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal XX'. Le troisième évidement 120, débouchant du côté de l'extrémité avant Eav de la roquette, est fermé par une pointe 126 pour former avec le troisième évidement 120 une deuxième alvéole 128 contenant, selon une principale caractéristique de la roquette guidée selon l'invention, un artifice pyrotechnique destinée à détruire la coiffe 20 de protection. Dans la réalisation de la figure 1 l'artifice pyrotechnique comporte essentiellement une charge propulsive 130 et un inflammateur 132 comportant des contacts électriques 162 pour son activation. La pointe 126 est arrondie à son extrémité pour obtenir la forme aérodynamique souhaitée de la coiffe 20 de protection. La coiffe 20 comporte une série des rainures de fragilisation longitudinales 140 sur les parois des premier 60 et deuxième 62 évidements (voir figures 2a et 2b). Ces rainures longitudinales sont distribuées régulièrement autour de l'axe de révolution XX' de la coiffe. La coiffe 20 comporte, en outre, une rainure de fragilisation circulaire 144 sur le pourtour de sa surface externe à une distance du bord de coiffe 52 telle que la dite rainure de fragilisation circulaire 144 se trouve au niveau de l'extrémité effilée de la bague de serrage 22 lorsque la coiffe est montée sur le corps de roquette 10. La coiffe comporte, par ailleurs, une autre rainure de fragilisation circulaire 145 sur le pourtour de la surface interne de la coiffe formée par la paroi du deuxième évidement 62, à une distance du bord de coiffe 52 telle que la dite autre rainure de fragilisation 145 se trouve au niveau de l'extrémité, de diamètre Dl, de la partie du corps avant 28 du côté de la paroi de corps 110, lorsque la coiffe 20 est montée sur le corps de roquette 10. L'axe XX' de la coiffe 20 de protection est alors confondu avec l'axe longitudinal ZZ' de la roquette. La série de rainures 140 de fragilisation longitudinales et les rainures de fragilisation circulaires 144, 145 sur les parois de la coiffe 20 ont pour rôle de faciliter la dégradation de la coiffe, au moment du fonctionnement de la charge pyrotechnique 130, dégageant ainsi le pourtour du bouclier 24. Cette dégradation de la coiffe de protection s'étend de l'autre rainure de fragilisation circulaire 145 à l'extrémité de la partie du corps avant 28 de diamètre Dl, du côté de la paroi de corps 110, jusqu'à la rainure de fragilisation circulaire 144 à hauteur du bord effilé de la bague de serrage 22. La figure 3a montre une vue en perspective du corps de roquette de la figure 1 comportant le bouclier de protection. La figure 3b montre le bouclier de protection seul du corps de roquette de la figure 3a Le bouclier de protection 24 comporte un corps de bouclier 25 de forme arrondie cylindrique circulaire ayant deux faces principales, un bord 35 circulaire 27 arrondi et à proximité du bord circulaire 27 du bouclier un 2960055, 11 béquet 150. Le bouclier de protection est réalisé de façon que sa forme arrondie cylindrique circulaire du bouclier épouse la forme du corps avant 14 de la roquette (voir figures 1, 3a et 3b). Le béquet 150 du bouclier de protection 24 est destiné à générer une 5 force transversale lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques lors de la destruction de la coiffe 20. Cette force transversale assure une éjection latérale du bouclier 24 et libère l'optique 26 du directeur de la roquette. Le bouclier peut être réalisé en métal ou en matériau plastique résistant aux effets de la charge pyrotechnique. 10 Dans la réalisation de la roquette de la figure 1, la coiffe 20 comporte un trou 158 pour la fixation de l'inflammateur 132 dans la paroi de séparation 124 du premier 60 et troisième 120 évidements de la coiffe, pour initier la charge propulsive 130 dans la deuxième alvéole 128 de la roquette. 15 La roquette comporte deux nappes de conducteurs électriques destinées à activer l'inflammateur 132 (voir figure 1) : - une première nappe 160 ayant une extrémité collée sur une des faces principales du bouclier 24, du côté du corps avant de roquette, une partie centrale collée sur l'autre face principale du bouclier 24 du côté du 20 premier évidement 60 de la coiffe 20. L'autre extrémité de la première nappe 160, dans la première alvéole 104 est raccordée électriquement aux contacts électriques 162 d'activation de l'inflammateur 132. Le passage de la première nappe 160 d'une face principale à l'autre du bouclier 24 s'effectuée à travers une rainure 29 sur le bord dudit bouclier 24. 25 - une deuxième nappe 170 de conducteurs électriques, du côté du corps de roquette 10, est en contact électrique avec l'extrémité de la première nappe 160 du même côte du corps avant de roquette. Une pression de contact entre les deux nappes 160,170 est exercée par un presseur 172 logé dans un évidement du corps avant 14 de la 30 roquette comportant un passage 173 pour le raccordement de cette deuxième nappe 170 à une électronique d'activation, non représentée sur les figures, de l'inflammateur 132. La première 160 et la deuxième 170 nappes électriques sont dans un même plan axial passant par l'axe longitudinal ZZ' afin qu'elles soient en contact électrique. A cet effet, le bord de coiffe 52 et le premier épaulement de corps 32 comportent chacun un trou respectif pour l'insertion d'un pion 174 de calage angulaire de la coiffe 20 et du corps de roquette 10. Par ailleurs, la paroi interne du premier évidemment 60 de la coiffe 20 comporte une dent 146 insérée dans la rainure 29 située sur le bord circulaire 27 du bouclier de protection 24. Le pion 174 de calage angulaire et la dent 146 insérée dans la rainure 29 du bouclier de protection assurent le contact électrique entre les deux nappes 160, 170 et l'orientation du béquet 150 du bouclier de protection dans un angle de dégagement avantageux. Dans le cas d'une roquette tournant sur elle-même, le béquet 150 soumis à la force centrifuge créerait un balourd et renforcerait la composante transversale qui tend à éjecter le bouclier 24. La figure 4a montre la roquette de la figure 1 après destruction de la coiffe 20 et avant éjection du bouclier de protection 24 et la figure 4b après éjection du bouclier. Après l'éjection du bouclier 24, l'optique 26 de l'autodirecteur est dégagée de tout obstacle et forme le nouveau profil arrondi aérodynamique de la roquette. Il est à noter que ce nouveau profil, approprié à la phase guidage pilotage, est continu et sans aspérités. La figure 5 montre une variante de réalisation de la roquette de la figure 1 selon l'invention. Dans cette variante de la figure 5 le premier évidement 60 comportent un bouclier 180 et, dans la première alvéole 104 formée par le premier évidement 60 et ledit bouclier 180, une charge propulsive 183 et un inflammateur 184 solidaire du bouclier 180. La deuxième alvéole 128 est vide. La figure 6 montre une vue en perspective du corps de roquette de la figure 5 comportant un bouclier de protection. Le bouclier de protection 180 comporte un corps de bouclier 188 de forme cylindrique arrondie épousant la forme arrondie du corps avant 14 de la roquette et, sur le bord circulaire 189 du bouclier 180, un support 190 de l'inflammateur 184 dans un plan parallèle à l'axe longitudinal ZZ'. Le support 190 comporte un trou 192 de fixation pour l'inflammateur 184 qui est raccordé électriquement aux première 160 et deuxième 170 nappes de conducteurs électriques. Dans cette variante la charge propulsive 183 et l'inflammateur184 se 5 trouvent à proximité du bouclier 180. Comme dans la première réalisation de la figure 1, l'élément de support 190 de l'inflammateur 184 du bouclier 180 fait office de béquet destiné à générer une force transversale lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques lors de la destruction de la coiffe 20 de protection, et de 10 balourd dans le cas d'une roquette tournant sur elle-même. L'avantage de cette variante de la figure 5 est de simplifier la coiffe 20 de protection, et d'assurer une éjection avec le bouclier, sur un coté de la roquette, des restes métalliques de l'artifice pyrotechnique avec les fragments de la coiffe après sa destruction. 15 Dans une autre variante de réalisation des roquettes des figures 1 et 5, la coiffe 20 comporte uniquement une charge pyrotechnique activée par un cordeau pyrotechnique en lieu et place des nappes 160, 170 de conducteurs électriques. Cette autre variante évite l'utilisation d'un 20 inflammateur à proximité de la charge propulsive et l'expulsion lors de la destruction de la coiffe des composants métalliques pouvant endommager l'empennage déployé de la roquette. Le nez de la roquette, ou de la munition dans le cas général, 25 comporte du matériel optique et électronique qui, compte tenu d'une longue phase d'approche de la cible et une vitesse supersonique, doit être protégé par la coiffe de protection. A cet effet, le matériau utilisé pour réaliser la coiffe de protection est choisi parmi les matériaux de type céramique ou autre matériaux frittés qui ont la propriété de ne pas conduire ou très faiblement 30 dans la structure mécanique de la roquette les calories dues au frottement de l'air. En outre, les caractéristiques mécaniques de matériaux céramique permettent d'être facilement pulvérisable (friable/cassant), soit par déflagration, soit par détonation suivant le type d'artifice pyrotechnique choisi. 35 Moyennant des matériaux adaptés, cette invention pourrait être employée dans un système de type mortier ou canon. La configuration du bouclier de protection dans la munition selon invention permet de protéger l'optique (par exemple une lentille) du dispositif de guidage durant le vol de la munition jusqu'à l'éjection du bouclier mais également lors des phases de stockage, logistique et le reste de la phase opérationnelle (tactique). Cette invention permet aussi de changer radicalement le profil aérodynamique de la munition guidée, dans notre cas passant d'une forme ~o ogivale à une forme hémisphérique. REVENDICATIONS1. Munition pilotée destinée à détruire une cible après au moins une phase de vol suivie d'une phase d'approche de la cible, ladite munition comportant un corps de munition (10) de forme cylindrique d'axe longitudinal ZZ' ayant, du côté d'une extrémité avant Eav de la munition destinée à être dirigée vers la cible, un corps avant (14) comportant une optique (26) d'un dispositif de guidage de ladite munition vers la cible, une coiffe (20) de protection de l'optique, solidaire du corps de munition (10) caractérisée en ce que la coiffe (20) de protection comporte au moins un évidement (60, 120) ayant un artifice pyrotechnique (130, 132, 183, 184) destiné à détruire ladite coiffe (20) de protection pour libérer l'optique et rendre opérationnel le dispositif de guidage de la munition lors de la phase d'approche de la cible. 2. Munition pilotée selon la revendication 1, caractérisée en ce que la coiffe (20) de protection comporte des parois ayant des rainures de fragilisation (140, 144, 145) pour privilégier des zones de rupture des dites parois lors de la destruction de la coiffe (20) de protection. 3. Munition pilotée selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce qu'elle comporte, entre la coiffe (20) de protection et le corps avant (14) du corps de munition (10), un bouclier (24, 180) de protection de l'optique (26) du dispositif de guidage. 4. Munition pilotée selon la revendication 3, caractérisée en ce que le bouclier (24) de protection comporte un corps de bouclier (25) de forme arrondie cylindrique circulaire ayant deux faces principales et un bord circulaire (27) d'axe coaxial à l'axe longitudinal ZZ', la forme arrondie du corps de bouclier épousant la forme de la surface du corps avant (14) du corps de munition. 5. Munition pilotée selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle comporte une bague de serrage (22) de la coiffe (20) de protection sur le corps de munition (10), la bague de serrage (22) comportant, du côté de l'extrémité avant Eav de la munition, un bord circulaire de forme effilée. 6. Munition pilotée selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la surface du corps avant (14), de forme arrondie, est sans discontinuité et sans aspérités de façon à présenter un profil aérodynamique continu. 7. Munition pilotée selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le corps avant (14) du corps de munition comporte, du côté de l'extrémité avant Eav, une partie de corps avant (28) de forme cylindrique circulaire de diamètre Dl, d'axe de révolution colinéaire à l'axe longitudinal ZZ', la partie de corps avant (28) comportant une paroi (110) de corps avant de munition de forme arrondie incluant l'optique (26) du dispositif de guidage, l'arrondi de la paroi (110) de corps avant de munition étant dirigé vers l'extrémité avant Eav pour obtenir une forme aérodynamique continue de la munition lorsqu'elle est dépourvue de la coiffe (20) de protection. 8. Munition pilotée selon la revendication 7, caractérisée en ce que la coiffe (20) de protection, en forme d'ogive, d'axe de révolution XX', comporte un premier évidement (60) débouchant sur un deuxième évidement (62) de forme cylindrique circulaire de diamètre égal au diamètre Dl de la partie de corps avant (28) de la munition, le premier évidement (60) de la coiffe (20) formant avec la paroi (110) de corps avant, de forme arrondie, centrée sur l'axe longitudinal ZZ', une première alvéole (104) comportant le bouclier de protection (24, 180). 9. Munition pilotée selon la revendication 1 à 8, caractérisée en ce que l'artifice pyrotechnique comporte une charge propulsive (130, 183) et un inflammateur (132, 184), l'inflammateur comportant des contacts électriques (162) pour son activation.35 10. Munition pilotée selon la revendication 9, caractérisée en ce que la première alvéole (104) comporte l'artifice pyrotechnique (183, 184). 11. Munition pilotée selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisée en ce que le bouclier (180) de protection comporte, à proximité de son bord circulaire (189) un support (190) de l'inflammateur (184) dans un plan parallèle à l'axe longitudinal ZZ', le support de l'inflammateur faisant office de béquet destiné à générer une force transversale lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques lors de la destruction de la coiffe 20, et de balourd dans le cas d'une munition tournant sur elle-même. 12. Munition pilotée selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisée en ce que la coiffe (20) de protection comporte, en outre, du côté de l'extrémité avant Eav, un troisième évidement (120) de forme cylindrique d'axe colinéaire à l'axe longitudinal ZZ' séparé du premier évidement (60) par une paroi de séparation (124) dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal ZZ', le troisième évidement (120) étant fermé par une pointe (126) pour former une deuxième alvéole (128) contenant l'artifice pyrotechnique (130, 132) destinée à détruire la coiffe (20) de protection. 13. Munition pilotée selon la revendication 4, caractérisée en ce que le bouclier (24) de protection comporte, à proximité de son bord circulaire (27), un béquet (150) destiné à générer une force transversale sur le corps de bouclier (25) lorsqu'il est soumis aux forces aérodynamiques et assurer son éjection du corps de la munition, ledit béquet faisant aussi office de balourd dans le cas d'une munition tournant sur elle même. 14. Munition pilotée selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée en ce que la coiffe (20) de protection comporte une partie de raccordement de coiffe (42) se prolongeant par une couronne d'extrémité de coiffe (50) ayant un bord de coiffe (52) de diamètre D5 supérieur au diamètre externe D4 de la partie de raccordement de coiffe (42) pour former un premier épaulement de coiffe (54) destiné à bloquer la coiffe (20) entranslation, selon l'axe longitudinal ZZ', sur le corps avant (14) du corps de munition (10) par la bague de serrage (22). 15. Munition pilotée selon la revendication 9, caractérisée en ce 5 qu'elle comporte deux nappes (160, 170) de conducteurs électriques destinées à activer l'inflammateur (132) : - une première nappe (160) ayant une extrémité collée sur une des faces principales du bouclier (24), du côté du corps avant du corps de munition, une partie centrale collée sur l'autre face principale du bouclier (24) 10 du côté du premier évidement (60) de la coiffe (20), l'autre extrémité de la première nappe (160), dans la première alvéole (104) étant raccordée électriquement aux contacts électriques (162) d'activation de l'inflammateur (132), le passage de la première nappe (160) d'une face principale à l'autre du bouclier (24) s'effectuant à travers une rainure (29) sur le bord dudit 15 bouclier (24), - une deuxième nappe (170) de conducteurs électriques, du côté du corps de munition (10), en contact électrique avec l'extrémité de la première nappe (160) du même côté du corps avant du corps de munition. 20 16. Munition pilotée selon l'une des revendications 7 à 15, caractérisée en ce que la partie de corps avant (28) se prolonge vers le corps arrière (16) de la munition par un corps intermédiaire (30) de forme cylindrique circulaire de même axe de révolution ZZ' et de diamètre D2 plus grand que le diamètre Dl de la partie de corps avant (28), pour former un 25 premier épaulement de corps (32), le corps intermédiaire (30) se prolongeant par le corps arrière (16) de la munition, de diamètre D3 plus grand que le diamètre D2 dudit corps intermédiaire (30), pour former un deuxième épaulement de corps (34). 30 17. Munition pilotée selon la revendication 16, caractérisée en ce que la coiffe de protection (20), solidaire du corps de la munition (10) par la bague de serrage (22) comporte une partie centrale de coiffe (40) de forme conique ou d'ogive se prolongeant, du côté de son plus grand diamètre, par une partie de raccordement de coiffe (42) au corps de munition (10) de forme 35 cylindrique circulaire, de diamètre externe D4 inférieur au diamètre D2 ducorps intermédiaire (30), la partie de raccordement de coiffe (42) se prolongeant par une couronne d'extrémité de coiffe (50) ayant un bord de coiffe (52) de diamètre D5 supérieur au diamètre externe D4 de la partie de raccordement de coiffe (42) et inférieur au diamètre D2 du corps intermédiaire (30) de façon à former un premier épaulement de coiffe (54) destiné à bloquer la coiffe 20 en translation. 18. Munition pilotée selon la revendication 17, caractérisée en ce que le bord de coiffe (52) et le premier épaulement de corps (32) comportent chacun un trou respectif pour l'insertion d'un pion (174) de calage angulaire de la coiffe (20) et du corps de munition (10), la paroi interne du premier évidemment (60) de la coiffe (20) comportant une dent (146) insérée dans la rainure (29) située sur le bord circulaire (27) du bouclier de protection (24), le pion (174) de calage angulaire et la dent (146) insérée dans la rainure (29) du bouclier de protection assurant le contact électrique entre les deux nappes (160, 170) et l'orientation du béquet (150) dudit bouclier de protection dans un angle de dégagement avantageux. 19. Munition pilotée selon la revendication 18, caractérisée en ce que la coiffe (20) comporte une série des rainures de fragilisation longitudinales (140) sur les parois des premier (60) et deuxième (62) évidements, distribuées régulièrement autour de l'axe de révolution XX' de la coiffe, la coiffe (20) comportant, en outre, une rainure de fragilisation circulaire (144) sur le pourtour de sa surface externe à une distance du bord de coiffe (52) telle que la dite rainure de fragilisation circulaire (144) se trouve au niveau de l'extrémité effilée de la bague de serrage (22) lorsque la coiffe est montée sur le corps de munition (10). 20. Munition pilotée selon la revendication 19, caractérisée en ce que la coiffe (20) comporte, par ailleurs, une autre rainure de fragilisation circulaire (145) sur le pourtour de la surface interne de la coiffe formée par la paroi du deuxième évidement (62), à une distance du bord de coiffe (52) telle que la dite autre rainure de fragilisation (145) se trouve au niveau de l'extrémité, de diamètre Dl, de la partie du corps avant (28) du côté de la paroi de corps (110), lorsque la coiffe (20) est montée sur le corps demunition (10), l'axe XX' de la coiffe (20) de protection étant alors confondu avec l'axe longitudinal ZZ' de la munition.
38,566
FR2960056A1
A1
20111118
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-1
La présente invention a pour objet un procédé de destruction de composés pyrotechniques. Elle a également pour objet un dispositif convenant à la mise en oeuvre dudit procédé. Lesdits procédé et dispositif sont particulièrement intéressants 5 dans des contextes de dépollution de sols contenant des composés pyrotechniques. Ils conviennent notamment pour le traitement des sols pollués par de la nitrocellulose. Les sites de production de composés pyrotechniques sont souvent exploités depuis plusieurs dizaines d'années, voire plus d'une centaine 10 d'années, et les méthodes de traitement des rejets, rebuts ou excédents de composés pyrotechniques n'ont pas toujours respecté, par le passé, les normes environnementales actuelles. Une méthode utilisée par le passé consistait à se débarrasser des composés pyrotechniques en les rejetant dans des bassins (artificiels ou 15 naturels) afin d'inerter lesdits composés en présence d'eau. Au fil des ans et surtout durant la première guerre mondiale, d'importantes quantités de composés pyrotechniques (jusqu'à 10000 tonnes par site), notamment de nitrocellulose et de poudre militaire pour arme à tube de petit calibre, ont ainsi été rejetées et conservées en bassin, sous eau, mélangées à des 20 matériaux divers (sable, argile, matières organiques...). Aujourd'hui, des politiques de dépollution des sols industriels imposent la décontamination de ces bassins. La présente invention s'inscrit dans ce cadre et propose une méthode originale de destruction des composés pyrotechniques. La méthode proposée permet de 25 s'affranchir des dangers pyrotechniques liés à de telles opérations. Elle peut ainsi être mise en oeuvre sans danger au sein d'un site pyrotechnique ou en environnement urbanisé. Des méthodes de destruction de composés pyrotechniques, "purs" ou contenus dans une boue aqueuse ou une solution aqueuse, ont déjà 30 été décrites. Les composés pyrotechniques "purs" sont habituellement détruits par brûlage à l'air libre. Cette méthode génère des pollutions atmosphériques et des dangers pyrotechniques et/ou d'incendie. Une méthode de destruction de composés pyrotechniques 35 contenus dans une boue aqueuse ou une solution aqueuse consiste à les composter en milieu oxygéné de façon à les dégrader par voie biologique. On ajoute à la boue ou à la solution aqueuse contenant le(s) composé(s) pyrotechnique(s) du fumier, des substances végétales, de l'eau et des copeaux de bois. On aère les andains formés en les retournant. Les quantités importantes de compost à traiter (il faut en effet environ 10 m3 de matière ajoutée pour 1 ria de boue ou de solution aqueuse) induisent des opérations de manipulation lourdes et nécessitent des stockages volumineux. Une difficulté supplémentaire de cette méthode est de devoir maintenir, tout au long du processus de dégradation, une humidité suffisante du compost pour assurer l'inertage du(des) composé(s) pyrotechnique(s) en son sein. Une autre méthode repose sur la dégradation par voie thermique du(des) composé(s) pyrotechnique(s) contenu(s) dans une boue ou solution aqueuse. Typiquement, les composés pyrotechniques courants (RDX, HMX, nitrocellulose...) commencent à se décomposer thermiquement entre 180°C et 350°C. En présence d'eau, lesdits composés sont inertés. Lors du traitement thermique, ladite eau s'évapore avant que ne débute le processus de décomposition du(des) composé(s) pyrotechnique(s). Une variante de cette méthode consiste à aspirer les boues, les sécher, puis les traiter dans un four. Cette variante a bien sûr l'inconvénient de présenter un danger pyrotechnique, puisque que le matériau n'est plus inerté à l'eau dès le début du traitement. Selon une autre variante, les boues ou solutions aqueuses contenant le(s) composé(s) pyrotechnique(s) sont directement introduites dans le four. Dans ce cas aussi, le produit disposé dans le four commence d'abord par s'assécher, avant que ne débute la décomposition du composé pyrotechnique. Il présente donc un danger pyrotechnique en cours de traitement. L'homme du métier est donc toujours à la recherche d'un procédé de destruction de composés pyrotechniques contenus dans des boues ou solutions aqueuses, à la fois économique, respectueux de l'environnement et sans danger pyrotechnique, ledit procédé pouvant aussi idéalement être mis ouvre pour la destruction de composés pyrotechniques "purs". Pour écarter tout danger pyrotechnique, il faut que la matière entrant dans le procédé (matière à traiter) et la matière manipulée pendant le procédé (matière en cours de traitement) ne soient pas classées comme un produit pyrotechnique. Un tel classement peut être déterminé au moyen de tests de sensibilité pyrotechnique, bien connus de l'homme du métier, pouvant varier d'un pays à l'autre selon les règlements locaux. Un tel classement est en règle générale déterminé au moyen de tests répondant aux normes ONU de classement des matières au transport. Selon ces dernières normes, un matériau désigné comme inerte dans la suite du document est en dehors de la classe 1 ONU (correspondant aux produits pyrotechniques). Le procédé de l'invention permet de détruire thermiquement au moins un composé pyrotechnique, "pur" ou contenu dans une solution aqueuse ou une boue aqueuse (pouvant contenir toutes deux des matières organiques), par élévation de température dans un four, sans générer de danger pyrotechnique. Pour cela, un matériau pulvérulent présentant une température de fusion ou de décomposition supérieure à celle du four, et donc aussi supérieure à la température de décomposition (la plus haute) du(des) composé(s) pyrotechnique(s), est additionné au(x)dit(s) composé(s) pyrotechnique(s) "pur(s)" ou contenu(s) dans une boue aqueuse ou une solution aqueuse, avant son(leur) introduction dans le four, et ce en quantité suffisante pour assurer l'inertage du(des)dit(s) composé(s) pyrotechnique(s) considéré(s) à sec. Selon son premier objet, la présente invention concerne donc un procédé de destruction d'au moins un composé pyrotechnique comprenant le traitement thermique d'une charge consistant essentiellement en ledit au moins un composé pyrotechnique ("pur") ou en une boue aqueuse renfermant ledit au moins un composé pyrotechnique ou en une solution aqueuse renfermant ledit au moins un composé pyrotechnique, ladite boue ou solution aqueuse étant susceptible de renfermer en outre des matières organiques. De façon caractéristique, ledit procédé comprend : - !a constitution d'un mélange par ajout à ladite charge d'un matériau pulvérulent en une quantité convenant pour assurer l'inertage dudit au moins un composé pyrotechnique présent, considéré à l'état sec ; ledit matériau pulvérulent ayant une température de fusion ou de décomposition supérieure à la température maximale de mise en oeuvre dudit procédé, et - le traitement thermique dans un four dudit mélange, à une température 35 suffisamment élevée pour conduire à la destruction dudit au moins un composé pyrotechnique. Lorsque le(s) composé(s) pyrotechnique(s) (à détruire) est(sont) contenu(s) dans une boue ou une solution aqueuse, ladite boue ou solution aqueuse traitée thermiquement commence par s'assécher, avant que ne débute la décomposition dudit(desdits) composé(s pyrotechnique(s) ; d'où le danger pyrotechnique évoqué ci-dessus. L'ajout, en quantité efficace, du matériau pulvérulent à la charge (composé(s) pyrotechnique(s) "pur(s)" ou contenu(s) dans une boue ou solution aqueuse) permet d'assurer l'inertage dudit(desdits) composé(s) pyrotechnique(s) "pur(s)" ou après assèchement (lorsqu'il(s) est(sont) initialement contenu(s) dans une boue ou solution aqueuse), tout au long du procédé, jusqu'à la destruction complète dudit(desdits) composé(s) pyrotechnique(s). Ledit procédé ne présente donc aucun danger pyrotechnique. Le mélange - charge pyrotechnique additionnée dudit matériau pulvérulent - se comporte donc comme un produit inerte pendant toute la durée du procédé de l'invention. On comprend que le mélange en cause est un mélange suffisamment homogène, avantageusement le plus homogène possible, pour que l'inertage recherché soit assuré (dans toute sa masse). La quantité (minimale) de matériau pulvérulent à ajouter à ladite charge à inerter (par inertage dudit au moins un composé pyrotechnique présent en son sein) dépend bien évidemment de la quantité de composé(s) pyrotechnique(s) présente au sein de ladite charge et des propriétés de sensibilité pyrotechnique du au moins un composé pyrotechnique en cause. Cette quantité (minimale) à ajouter est déterminée à l'aide d'épreuves de laboratoire, bien connues de l'homme du métier, permettant de mesurer la quantité de matière inerte à ajouter à au moins un composé pyrotechnique pour assurer son inertage. Typiquement, la quantité de matière pulvérulente ajoutée est telle que sa masse représente au moins 85% de la somme des masses dudit au moins un composé pyrotechnique sec et de ladite matière pulvérulente ajoutée. La masse de matière pulvérulente ajoutée représente généralement de 90% à 99% de ladite somme des masses. Lorsque le(s) composé(s) pyrotechnique(s) est(sont) contenu(s) dans une boue ou solution aqueuse, la masse de matière pulvérulente ajoutée, déterminée à partir de la teneur en composé(s) pyrotechnique(s) dans la boue ou la solution aqueuse, représente classiquement entre 50% et 95% de la masse totale introduite dans le four. Ainsi, généralement, le procédé de l'invention comprend (en sus des deux étapes successives de mélange et de traitement thermique énoncées ci-dessus), préalablement à l'ajout du matériau pulvérulent (préalablement à ladite première étape de mélange) : - la mesure du taux massique du au moins un composé pyrotechnique au sein de la charge, mesure avantageusement effectuée par thermogravimétrie. Notons qu'une telle mesure a pu être effectuée bien en amont dudit procédé ou qu'elle peut être non obligatoire dans certains contextes, notamment si l'on sait que le taux de composé(s) pyrotechnique(s) à détruire est très faible et/ou que l'on assure à tout coup la sécurité en utilisant une grande quantité, assurément en (large) excès, de matériau pulvérulent. On conçoit toutefois qu'en vue d'optimiser la mise en oeuvre du procédé, notamment en vue de minimiser le volume de mélange à traiter thermiquement, on a intérêt à connaître la quantité efficace minimale de matériau pulvérulent à ajouter (quitte, pour des raisons de sécurité, à en ajouter en un raisonnable excès). De la même façon, le procédé de l'invention comprend généralement (en sus des deux étapes successives de mélange et de traitement thermique énoncées ci-dessus), en référence au traitement thermique ultérieur, une étape préalable de mesure de la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique à détruire présent dans la charge. Cette mesure est avantageusement, elle aussi, effectuée par thermogravimétrie. Elle n'est pas non plus obligatoire, dans certains contextes, par exemple lorsque le composé ou mélange de composés à détruire est parfaitement identifié (i.e. lorsque sa température de décomposition est d'ores et déjà connue). Selon une variante avantageuse, par thermogravimétrie, on détermine à la fois le taux massique du au moins un composé pyrotechnique à détruire au sein de la charge et la température de décomposition dudit au moins un composé. Dans le cadre de variantes de la mise en oeuvre du procédé de 35 l'invention, à l'issue du traitement thermique (en sortie du four), on prévoit : - la mesure, avantageusement par thermogravimétrie, du taux massique (résiduel) dudit au moins composé pyrotechnique, et/ou, avantageusement et, - la récupération des produits (de la charge traitée), pour recyclage dans 5 le procédé ou mise en décharge. Notons que, dans l'hypothèse où ledit taux résiduel est (quasi) nul, sa "mesure" peut consister en un simple contrôle, et que, dans l'hypothèse où ledit taux résiduel est assurément nul, sa mesure est superflue. 10 Dans l'hypothèse où la charge à traiter renferme plusieurs composés pyrotechniques, la température du four est évidemment adéquate pour la destruction du composé présentant la plus haute température de décomposition. Le matériau pulvérulent utilisé présente évidemment une 15 granulométrie suffisamment faible pour pouvoir assurer un mélange intime avec ledit au moins un composé pyrotechnique "pur" ou contenu dans une boue ou une solution aqueuse. Le diamètre médian (la granulométrie) dudit matériau pulvérulent est généralement compris(e) entre 0,01 et 5 mm, avantageusement compris(e) entre 0,06 et 2 mm. 20 Ledit matériau pulvérulent est choisi parmi les matières minérales, organiques ou leurs mélanges. Les matières minérales sont particulièrement préférées. Il s'agit avantageusement de sable (classiquement composé essentiellement de quartz, de granit et de sels minéraux). La matière organique préférée est la sciure de bois. Ledit 25 matériau pulvérulent est donc avantageusement du sable ou de la sciure de bois. Il consiste très avantageusement en du sable. Toute autre matière organique ou minérale peut être utilisée, à condition, bien évidemment, que sa température de fusion ou de décomposition soit supérieure à la température maximale de mise en oeuvre du procédé (à la 30 température maximale de fonctionnement du four au cours dudit procédé), et donc aussi supérieure à la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique (à détruire). Le procédé de l'invention est tout particulièrement adapté à la destruction de la nitrocellulose (Tdécomposition 180°C) et des poudres 35 militaires pour armes à tube de petit calibre. Il convient toutefois pour la destruction d'autres composés pyrotechniques, tels que notamment le RDX, le HMX, le CL2O, la nitroglycérine et les fragments de propergols solides. Plus généralement, il convient pour la destruction de tout composé pyrotechnique et mélange de composés pyrotechniques, dans la mesure où un matériau pulvérulent, apte à assurer l'inertage et présentant une température de fusion ou décomposition adéquate, existe. Le procédé de l'invention peut être mis en oeuvre de façon continue ou séquentielle. Selon une première variante, plus particulièrement adaptée lorsque le(s)dit(s) composé(s) pyrotechnique(s) est(sont) contenu(s) dans une boue ou une solution aqueuse renfermant des matières organiques, le traitement thermique du procédé de l'invention est mis en oeuvre en condition aérobie. Cette première variante peut aussi convenir pour les composés pyrotechniques "purs", mais dans ce cas, on préfère la seconde variante décrite ci-dessous. Dans le cadre de cette première variante (décrite ci-après dans un contexte de traitement de boues ou solutions avec matières organiques), le four est porté à une température suffisante pour assurer la destruction par combustion dudit au moins un composé pyrotechnique et de ladite matière organique (incluse dans la boue aqueuse ou dans la solution aqueuse) contenue dans le mélange introduit dans le four. On règle le chauffage du four de façon à ce que la température des produits en sortie du four soit comprise entre 250 et 450°C. Ceci impose une température dans le four assurément suffisamment élevée (jusqu'à 1000°C localement) pour conduire à la destruction dudit au moins composé pyrotechnique et de ladite matière organique. Compte tenu de cette température élevée dans le four (température très supérieure (supérieure d'au moins 100°C, généralement d'au moins 200°C) à la température de décomposition du(des) composé(s) pyrotechnique(s) présent(s)), le matériau pulvérulent convenant pour la mise en oeuvre du procédé selon cette variante est une matière minérale, avantageusement du sable. La destruction par combustion dudit au moins un composé pyrotechnique et de ladite matière organique, à cette température élevée, produit des gaz et des particules. Le matériau pulvérulent peut en effet se briser par effet mécanique dans le four. De fines poussières dudit matériau pulvérulent peuvent donc être aussi produites. Ces émissions obligent à associer au four une ventilation reliée à une bouche d'évacuation prolongée par une cheminée (cheminée souvent incompatible avec un environnement urbanisé) équipée de filtres à particules et d'un dispositif de traitement par postcombustion de gaz. En fin de procédé, on récupère le matériau pulvérulent souillé par des résidus, produits de combustion carbonisés, non évacués, provenant de la matière organique et par des éléments minéraux provenant de la boue ou de la solution aqueuse. Ledit matériau pulvérulent souillé peut être recyclé dans le procédé ou rebuté suivant son état. Selon une seconde variante, avantageuse, le traitement thermique du procédé de l'invention est mis en oeuvre en condition anaérobie à plus basse température. Le four est porté à la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique à détruire, typiquement entre 180°C et 350°C pour les composés pyrotechniques courants, ou à une température voisine, légèrement supérieure (jusqu'à + 50°C maximum) à ladite température de décomposition. Compte tenu de la plus faible température du four par rapport à la variante précédente, le matériau pulvérulent peut être choisi non seulement parmi les matières minérales mais aussi parmi les mélanges de matières organiques et minérales et parmi les matières organiques. Dans ces conditions, seul ledit au moins un composé pyrotechnique est détruit et on récupère, en fin de procédé, le matériau pulvérulent et la matière organique sèche non décomposée, si ladite matière était présente dans la boue ou solution aqueuse de départ. Après leur séparation, ledit matériau pulvérulent est recyclé ou rebuté selon son état et ladite matière organique sèche ou réhydratée peut être mise en décharge ou redéposée au lieu de prélèvement. L'avantage de cette variante est de ne pas générer d'émissions de gaz et de particules en quantité importante, et donc de ne pas nécessiter de dispositif de traitement des émissions associé au four. Une ventilation reliée à une bouche d'évacuation seulement munie de filtres à charbon actif et de filtres à particules est nécessaire pour piéger les produits (par exemple, les composés organiques volatils et/ou les poussières) susceptibles d'être émis à la température de fonctionnement "basse" du four (inférieure à 500°C, généralement inférieure à 400°C). Selon son deuxième objet, l'invention concerne un dispositif convenant à la mise en oeuvre du procédé de l'invention, tel que décrit ci- dessus. Ce dispositif comprend un mélangeur, par exemple du type bétonnière, permettant de mélanger (efficacement) la charge à traiter avec ledit matériau pulvérulent et un four. Afin d'éviter que le produit introduit dans le four ne se tasse par gravité et/ou d'éviter la formation d'une coque de boue séchée faisant une barrière thermique limitant la dégradation de la matière pyrotechnique, il est recommandé d'utiliser un four rotatif ou à circulation de matière. Une ventilation permet d'aspirer et d'évacuer, par l'intermédiaire d'une bouche d'évacuation du four, les gaz et particules émis par le traitement thermique. Le dispositif de l'invention est avantageusement équipé d'un moyen de mesure originale : une macro thermobalance, notamment du type de celle décrite dans la référence "Thermal analysis of energy crops, Part I. The applicability of a macro-thermobalance for biomass studies", Khalil R. A. & al., Journal of analytical and applied pyrolysis, 2008, vol. 81, no 1, pp. 52-59, utilisant la méthode de détermination par thermogravimétrie connue de l'homme du métier et permettant notamment de mesurer rapidement (en 15 à 30 s), sur des masses d'échantillon représentatives (500 g par analyse), le taux de composé(s) pyrotechnique(s) contenu(s) dans une boue ou solution aqueuse et donc de déterminer ainsi la quantité de matériau pulvérulent à additionner. Cet instrument de mesure est adapté à la séquence temporelle du procédé, contrairement aux méthodes usuelles de laboratoire (par exemple la chromatographie) demandant plusieurs heures d'analyse. Le principe consiste à échauffer l'échantillon disposé en fines couches sur plusieurs plateaux de façon à déterminer par pesée, à 100'C, la quantité d'eau évaporée, puis à plus haute température, à la température de décomposition du au moins un composé pyrotechnique, la quantité dudit au moins un composé pyrotechnique décomposé. Cette analyse est avantageusement aussi effectuée en sortie du four de façon à s'assurer que le composé pyrotechnique a bien été détruit. En sortie de four, on peut aussi s'assurer de l'absence de composé pyrotechnique en pratiquant un simple test de colorimétrie au moyen d'indicateurs colorés, réagissant à la présence de liaisons chimiques caractéristiques du(des) composé(s) pyrotechnique(s) recherché(s). La mesure du taux de composé(s) pyrotechnique(s), à l'entrée et à la sortie du four, est généralement essentielle pour maîtriser, sur le plan pyrotechniqu sécurité du procédé. Selon la variante de mise en oeuvre du procédé (voir ci-dessus), la bouche d'évacuation du four peut être munie simplement de filtres à charbon actif et à particules (variante de mise en oeuvre à basse température) ou prolongée par une cheminée équipée de filtres à particules et d'un moyen de postcombustion des gaz (variante de mise en oeuvre à température élevée). On se propose maintenant d'illustrer la présente invention par un exemple. Ledit exemple est relatif à la mise en oeuvre du procédé de l'invention selon sa première variante (en condition aérobie, "à haute température"), pour la destruction de nitrocellulose (composé pyrotechnique de classe 1) contenue dans un bassin d'un site industriel pyrotechnique exploité depuis plus d'une centaine d'années. La masse de nitrocellulose renfermée dans ledit bassin est d'environ 8000 t. Les produits récupérés dans ledit bassin sont constitués de boues (à base de sable, de cailloux) aqueuses ou de solutions aqueuses pouvant éventuellement contenir de la matière organique, principalement d'origine végétale. La concentration en nitrocellulose dans lesdits produits récupérés et séchés va de 100 % (le produit récupéré est alors composé de fibres de nitrocellulose imbibées d'eau) à o % selon l'endroit du prélèvement. Il peut en effet arriver que les produits récupérés ne contiennent pas, localement, de nitrocellulose. La boue est puisée dans le bassin par une pelle mécanique puis dégrillée (on en retire les grosses pierres, les branches...) et déposée sur une plaque de béton. Après essorage naturel, le taux d'eau résiduel est au moins de 70 %. Un échantillon représentatif (boue), d'une masse de 500 g, est analysé au moyen d'une macro thermobalance afin de déterminer le taux de nitrocellulose contenu dans son volume. Il est à traiter selon 30 l'invention. La quantité de matériau pulvérulent à additionner audit échantillon, de façon à assurer l'inerta e de la charge dans le four, peut alors être déterminée. Le matériau pulvérulent ajouté est du sable fin, lavé. Le diamètre médian des particules dudit sable de 1 mm environ. 35 La quantité (masse) de sable ajoutée représente 90 % de la somme des masses de nitrocellulose sèche et de sable ajouté l'inerta visé est ainsi assuré), d'où l'importance d'une mesure rapide et fiable du taux de nitrocellulose. Le procédé de mélange entre la boue contenant la nitrocellulose et le sable est discontinu : il se fait dans un malaxeur à béton (600 Kg par 5 lot (batch)), comme on en utilise dans les centrales où l'on prépare du ciment. Le four utilisé est un four tournant. La quantité de matière introduite par heure dans le four est de 3 à 3,5 tonnes. Le temps de séjour dans le four est de 20 min environ. 10 Le four est nettoyé périodiquement. Les intervalles de temps entre chaque nettoyage du four sont variables (de l'ordre du mois généralement, mais cela est plus fréquent quand la boue traitée contient de l'argile (l'argile en séchant constitue une croute sur les parois du four). Le four est alimenté thermiquement par un brûleur à gaz et on 15 module sa puissance pour qu'à la sortie dudit four, la température du sable et des résidus de matière organique carbonisés soit de 250°C à 450°C, ce qui garantit la destruction de la nitrocellulose. La température dans le four peut alors monter localement jusqu'à 1000°C. Un ventilateur à fort débit (5000 m3/h) assure, via une bouche 20 d'évacuation, l'extraction dans une cheminée des produits de combustion gazeux et particulaires produits par la combustion de la matière organique (de la boue) et du composé pyrotechnique. L'effet mécanique provoqué par la rotation du four peut conduire aussi à briser de particules de sable. Ces brisures de fine granulométrie peuvent aussi être emportées par le 25 moyen d'extraction. Des filtres à particules et un moyen de postcombustion des gaz, aménagés en sortie du dispositif d'extraction, limitent les rejets dans l'atmosphère. Les produits, après un tel (premier) traitement, sont constitués, à fa sortie du four, de sable contenant de 3 à 5 /0 de matière organique 30 carbonisée. Le sable a pris une couleur noire Ir présentait une couleur blanc sale à l'origine). Il ne contient pas de polluant. Une mesure du taux (résiduel) de composé pyrotechnique (nitrocellulose) est réalisée (au moyen de la macro thermobalance) sur les produits après traitement, afin de s'assurer du bon déroulement du 35 procédé et de son efficacité. Les produits après traitement peuvent être réutilisés dans le procédé. Le sable est remplacé périodiquement (typiquement après quelques jours de mise en oeuvre du procédé), lorsqu'il contient trop de poussières de matières organiques carbonisées ou que sa granulométrie a trop diminué par effet mécanique dans le four. Le sable non recyclé dans le procédé est entreposé sur le site puis déchargé dans le bassin contenant les boues renfermant la nitrocellulose. REVENDICATIONS1. Procédé de destruction d'au moins un composé pyrotechnique, comprenant le traitement thermique d'une charge consistant essentiellement en ledit au moins un composé pyrotechnique ou en une boue aqueuse renfermant ledit au moins un composé pyrotechnique ou en une solution aqueuse renfermant ledit au moins un composé pyrotechnique, ladite boue ou solution aqueuse étant susceptible de renfermer en outre des matières organiques, caractérisé en ce qu'il comprend : - la constitution d'un mélange par ajout à ladite charge d'un matériau pulvérulent en une quantité convenant pour assurer l'inertage dudit au moins un composé pyrotechnique présent, considéré à l'état sec ; ledit matériau pulvérulent ayant une température de fusion ou de décomposition supérieure à la température maximale de mise en oeuvre dudit procédé, et - le traitement thermique dans un four dudit mélange, à une température suffisamment élevée pour conduire à la destruction dudit au moins un composé pyrotechnique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, préalablement à l'ajout dudit matériau pulvérulent : - la mesure du taux massique dudit au moins un composé pyrotechnique au sein de ladite charge et/ou, avantageusement et, celle de la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique ; la(les)dite(s) mesure(s) étant avantageusement réalisée(s) par thermogravimétrie. 3. Procédé selon ta revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend, 30 en outre, à l'issue dudit traitement thermique : - la mesure, avantageusement par thermogravimétrie, du taux massique dudit au moins composé pyrotechnique au sein de la charge traitée; et/ou, avantageusement et, - la récupération de ladite charge traitée, pour recyclage dans le procédé 35 ou mise en décharge. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la quantité dudit matériau pulvérulent ajoutée est telle que sa masse représente au moins 85% de la somme des masses dudit au moins un composé pyrotechnique sec et dudit matériau pulvérulent ajouté. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit matériau pulvérulent présente une granulométrie de 0,01 mm à 5 mm, avantageusement comprise entre 0,06 et 2 mm. 10 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit matériau pulvérulent est choisi parmi les matières organiques, minérales et leurs mélanges, avantageusement parmi les matières minérales. 15 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit matériau pulvérulent est du sable ou de la sciure de bois. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce ledit au moins un composé pyrotechnique est de la nitrocellulose, une 20 poudre militaire pour armes à tube de petit calibre, du RDX, du HMX, du 0_20, de la nitroglycérine, du propergol solide fragmenté. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre de façon continue ou séquentielle. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que ledit traitement thermique est mis en oeuvre en condition aérobie à une température très supérieure à la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à caractérisé en que ledit traitement thermique est mis en oeuvre en condition anaérobie à une température égale ou légèrement supérieure à la température de décomposition dudit au moins un composé pyrotechnique, 25 30 35 12. Dispositif convenant à [a mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à Il, caractérisé en ce qu'il comprend un mélangeur, avantageusement de type bétonnière, un four, avantageusement tournant ou à circulation de matière, et une ventilation d'aspiration des gaz et particules volatiles produites dans le four associée à une bouche d'évacuation dudit four ; ainsi qu'avantageusement un moyen d'analyse par thermogravimétrie consistant en une macro thermobalance. 10 13. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que ladite bouche d'évacuation est prolongée par une cheminée munie de filtres à particules et d'un moyen de postcombustion de gaz. 14. Dispositif selon la revendication 12, caractérisé en ce que ladite 15 bouche d'évacuation est munie de filtres à charbon actif et à particules.
30,393
FR2960057A1
A1
20111118
doc_full
-1
Procédé pour déterminer le nombre minimum de capteurs nécessaires pour restituer les déformations subies par une surface et la position de ces capteurs. La présente invention concerne le domaine général de la mesure dynamique des déformations affectant une surface déformable soumises à des contraintes externes variables au cours du temps, des contraintes climatiques par exemple. Elle concerne en particulier la mesure dynamique des déformations subies par des antennes plates de grande dimensions et plus particulièrement des antennes plates constituées de sources radioélectriques réparties sur leur surface. Le contexte général de l'invention est celui du développement de structures mécaniques allégées destinées à servir de support à divers dispositifs rayonnants tels que les antennes actives équipant des systèmes radar, en garantissant toutefois un maintien de leurs performances radioélectriques. Le diagramme de rayonnement global d'une telle antenne est formé à partir des diagrammes de rayonnement des éléments rayonnants dont elle est constituée, dont les positions relatives sont censées être fixes. L'allègement de la structure mécanique d'une telle antenne, en particulier d'une antenne de grandes dimensions, expose cette antenne à des déformations incontrôlées et variables au cours du temps. Ces déformations peuvent être induites par des contraintes d'environnement, comme celles imposées par la présence d'un vent fort ou par l'existence de fortes variations de température à la surface de l'antenne. Ces déformations peuvent encore être induites par les contraintes imposées par un accroissement anormal du poids de l'antenne occasionné par exemple par la formation d'une couche de glace sur le radôme protégeant cette antenne. Ces déformations mécaniques dégradent les caractéristiques spatiales du faisceau hyperfréquence émis ce qui altère la précision de mesure du radar. En effet elles se traduisent par des déplacements relatifs des différentes sources, ou éléments rayonnants, constituant l'antenne et donc par une déformation du plan de phase de l'antenne considérée. Par suite la capacité d'orientation de l'axe du faisceau d'antenne dans une direction donnée se trouve altérée et l'orientation effectivement obtenue se trouve entachée d'une erreur par rapport à la direction commandée. Pour remédier à ce problème de déformation lié à l'allégement de la structure mécanique d'une antenne, il est nécessaire de mettre en place des moyens pour assurer une correction active, en temps réel, du diagramme de rayonnement de l'antenne. Cette correction active consiste en premier lieu à déterminer, à chaque instant, la déformation de l'antenne pour connaitre la position réelle des sources et à modifier la valeur de la phase de la commande électronique de chaque source constituant l'antenne de façon à compenser l'erreur d'orientation due à cette déformation. En pratique, la mesure en temps réel de la déformation mécanique de l'antenne est réalisée au moyen d'une pluralité de capteurs de position disposés de façon sélective en différents points de la surface de l'antenne. Pour réaliser en temps réel cette mesure, il est connu d'employer des moyens comportant des capteurs optiques passifs disposés sur la surface mesurée et reliés par fibres optiques à un dispositif de traitement déporté des mesures obtenues à partir des différents capteurs. Les moyens ainsi constitués ont pour avantage de n'induire aucune perturbation pouvant altérer le fonctionnement radioélectrique de l'antenne. Ainsi, la demande de brevet français déposée par la demanderesse, publiée le 28/06/2002 sous le numéro FR2818812 décrit le principe général d'un concept d'antenne déformable comportant une correction électronique basée sur une mesure par capteurs optiques. Par ailleurs, la demande de brevet français déposée par la demanderesse, publiée le 15/05/2009 sous le numéro FR2923595, ainsi que la demande de brevet français FRO804411 déposée par la demanderesse le 01/08/2008 décrivent quant à elle des moyens optiques permettant de mettre en oeuvre une mesure optique des déformations subies. Quoique efficaces, les méthodes de mesure de déformation utilisant des capteurs optiques disposés sur la surface de l'antenne posent un certain nombre de problèmes de mise en oeuvre, parmi lesquels on distingue celui consistant à trouver un moyen pour déterminer le nombre optimal de capteurs nécessaires pour déterminer de manière fiable l'ensemble des déformations pouvant affecter le plan d'une antenne, ou plus généralement une surface, ainsi que celui consistant à déterminer les positions optimales de ces différents capteurs. En effet, considérant qu'il n'est pas possible de mettre en oeuvre un nombre infini de capteurs, on conçoit aisément qu'en fonction du nombre de capteurs utilisés et des positions de ces différents capteurs, tel ou tel type de déformation sera plus ou moins bien mesuré et par suite plus ou moins bien compensé. Ces deux problèmes connexes sont généralement résolus en mettant en oeuvre diverses méthodes connues. On connaît, en particulier, la méthode consistant à reconstituer la déformée de l'antenne à partir des modes propres de vibrations, les capteurs étant alors placés en des points où les déformations suivant ces modes propres sont les plus sensibles. Cette méthode d'analyse des modes propres peut en outre être associée à une troncature modale qui permet avantageusement de limiter le nombre de capteurs utilisés. Cependant, l'opération de troncature modale, si elle conduit à une réduction du nombre de capteurs nécessaires, ne garantit pas pour autant l'exhaustivité en matière d'analyse des déformations, certaines déformations réelles pouvant être mal estimées à partir des mesures fournies par les capteurs ainsi disposés. Par suite la correction apportée à la direction pointée par l'antenne n'est pas optimale. Un but de l'invention est de proposer une méthode permettant de déterminer, le nombre minimal de capteurs de position à disposer sur une antenne ou tout autre surface déformable, pour estimer la forme de la déformation subie en tout point de cette surface et pour corriger les effets de cette déformation. Un autre but de l'invention est de proposer une méthode incluant la prise en compte d'un critère garantissant une précision d'estimation de cette déformation au moins égale une valeur objective donnée. A cet effet l'invention a pour objet un procédé pour réaliser le déploiement d'un ensemble de capteurs de déformation sur une surface donnée. Le procédé définit la position d'un ensemble de points de test formant une base de test, le nombre de points de test étant suffisant pour déterminer par calcul la déformation subie par la surface considérée, en tout point d'intérêt de cette surface, cette déformation étant déterminée au moyen des mesures effectuées par des capteurs de déplacement positionnés sur ces points de test. Le procédé exploite pour ce faire les données fournies par une base de donnée VD constituée par un ensemble de déformées de référence, chaque déformée étant représentée par un vecteur S éf dont chaque composante représente la valeur, en un point d'intérêt donné de la surface considérée, de la déformation subie par cette surface sous l'action d'une des contraintes formant un ensemble de contraintes de référence. Le procédé selon l'invention comporte les étapes suivantes répétées itérativement: - une première étape durant laquelle on sélectionne, pour l'itération i considérée, d'une déformée de référence Séf dans l'espace VD; - une deuxième étape durant laquelle on réalise l'estimation de la déformée de référence en tout point d'intérêt de la surface à partir des mesures des cette déformée pour les points correspondant aux points de test formant la base de test pour l'itération i; - une troisième étape durant laquelle on calcule la valeur d'un critère de concordance entre la déformée de référence et l'estimée de cette déformée déterminée à l'étape précédente; - une quatrième étape durant laquelle on évalue la valeur du critère de concordance, calculée à l'étape précédente, par rapport à une valeur donnée; - une cinquième étape durant laquelle on effectue l'actualisation de la base de test par intégration d'un point de test supplémentaire dans la base de test pour l'exécution de l'itération suivante i+1, La cinquième étape étant exécutée pour une itération i donnée seulement lorsque la quatrième étape d'évaluation du critère de concordance donne un résultat négatif. Selon l'invention, le nombre de points de test formant la base de test pour une itération i donnée étant fonction du nombre d'itérations précédant l'itération i pour lesquelles la cinquième étape a été exécutée. Selon un mode de mise en oeuvre particulier de la deuxième étape on détermine une estimée SZ de la déformée de référence Séf , l'estimée 8Z étant définie pour chaque point d'intérêt de coordonnées (m, n) par la relation 35 suivante: 20 25 ' =X-Cz où Cz représente le vecteur des mesures de la déformée de référence sélectionnée, pour les points de test formant la base de test à l'itération i; et où X représente la matrice décrivant la contribution de chaque point de test dans l'estimation de la déformée de référence sélectionnée pour le point de mesure considéré. Selon une variante de ce mode de mise en oeuvre particulier, la matrice X est définie par la relation suivante: X=SB .M où 5B est la matrice constituée de celles des déformées de référence sélectionnées aux itérations précédentes qui ont donné lieu à l'exécution de la cinquième étape de mise à jour de la base de test, et où M est la matrice carrée définie par la relation suivante: /Cz1,1 CZ2,1 Cz 1 \ M_1= \CZ1,q Cz2,q CZpq j chaque élément Cz;,i de la matrice M-1 correspondant à la mesure relevée à l'emplacement du point de test j de la base de test, pour la déformée i de la matrice de base 0% . Selon un mode de mise en oeuvre particulier de la troisième étape, le critère de concordance choisi est la distance da(5 éf, 5Z) entre la déformée de référence sélectionnée et son estimée, définie en tout point d'intérêt, de coordonnées (m, n), par la relation suivante: 5 da(Séf,SZ)= Ew,,n -ISé z fm,n -Sz m,n ' Où Sréfm n et SZm n représentent respectivement la valeur de la déformée de référence sélectionnée et de son estimée pour le point d'intérêt de coordonnées (m, n) dans le plan de référence de la surface et Wm,n un coefficient de pondération associé à ce point d'intérêt. Selon un mode de mise en oeuvre particulier de la quatrième étape d'évaluation de la valeur du critère de concordance consiste à comparer la valeur de la distance da, calculée à la troisième étape, à une valeur de distance maximale dao qui traduit la discordance maximale tolérée des deux déformées; de sorte que si on à da > dao, alors la déformée estimée SZ est considérée comme représentant la déformée de référence Sréf de manière non satisfaisante et que la quatrième étape est alors suivie par la cinquième étape de mise à jour de la base de test. Selon un mode de mise en oeuvre particulier de la cinquième étape, on réalise les opérations d'actualisation suivantes: - une première opération d'accroissement de la base des déformées de référence SB par ajout d'une nouvelle déformée de référence; - une deuxième opération d'ajout d'un point de test à la base de test et de détermination de la position du point de test ajouté; - une troisième opération d'accroissement de la matrice M des contributions des différents points de test à l'estimation des déformées de la base SB , cette opération ayant pour objet d'adapter la dimension de la matrice M à celle de la matrice SB ; agrandie; Selon une variante de ce mode de mise en oeuvre particulier, la première opération d'accroissement de la base des déformées de référence SB est réalisée par ajout, dans la matrice de base SB , de la déformation de référence p qui a été mal estimée lors de l'exécution de la deuxième étape pour l'itération i considérée; le vecteur Sréf correspondant à cette déformée m,n étant ajouté directement à la matrice de base 5B; la matrice de base actualisée SBf étant définie par les relations suivantes: _ Z ~B f - (ôB i srZéf où S,zéf représente la déformée de référence nouvellement ajoutée à SB ; la dimension de la matrice de base SB étant ainsi incrémentée de un. Selon une autre variante de ce mode de mise en oeuvre particulier, la 10 deuxième opération d'ajout d'un point de test à la base de test consiste à déterminer le point de mesure pour lequel la composante du vecteur S éf , représentant la déformée de référence considérée, et la composante correspondante du vecteur SZ , représentant l'estimée de cette déformée, présentent l'écart le plus important; la position (mq, nq) du point de test 15 ajouté étant alors déterminée par la relation suivante: argmax(lSz. ) m,n Selon une autre variante de ce mode de mise en oeuvre particulier, la 20 troisième opération d'accroissement de la matrice M est réalisé en construisant une matrice modifiée Mf à partir de la matrice M; existante, Mf étant déduite de M; par la relation suivante: (( \ ( \\ CZp,1 Mf1 = 1 M; \~CZ1,q CZpRq-1 CZp-1,q) (CZp,q 25 dans laquelle chaque élément Czpj correspond, pour le point de test j de la base de test, à la valeur du vecteur Sréf de la déformée de référence p ajoutée à la base 1% lors de l'exécution de la première opération, et dans laquelle chaque élément Cz;,q correspond, pour la déformée i de la matrice de base sB , à la valeur du vecteur 8 éf pour le point de test q ajouté à la base de test lors de l'exécution de la deuxième opération. Selon un mode de mise en oeuvre préféré, le procédé selon l'invention comporte en outre une étape d'initialisation mise en oeuvre en préalable à l'exécution de la première étape de la première itération du procédé, durant laquelle on sélectionne dans l'espace VD des déformées de référence une première déformée de référence 8r f pour constituer la valeur initiale de la matrice de base 8B et on sélectionne, parmi les M«N points d'intérêt, un premier point de test constituant la base de test initiale. Selon une variante de ce mode de mise en oeuvre préféré, le point de test sélectionné au cours de l'étape d'initialisation est le point d'intérêt pour lequel la composante du vecteur 5réf représentant la déformée sélectionnée est la plus forte. Selon un mode de mise en oeuvre particulier de la première étape, les déformées de référence sont sélectionnées suivant un ordre de sélection permettant de définir une base de test comportant un nombre de points de test minimum. L'invention constitue avantageusement une amélioration par rapport aux procédés existants, notamment ceux procédant à partir des modes 25 propres par troncature modale. Elle permet en outre d'introduire, dans une forme de mise en oeuvre particulière, une pondération de la valeur du critère de précision liée à l'utilisation de la structure déformable considérée une antenne rayonnante par exemple. Cette pondération constitue une sophistication du coeur 30 d'invention. Avantageusement les différents mode de mise en oeuvre peuvent être associés entre eux pour réaliser différente formes du procédé selon l'invention Les caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux appréciés grâce à la description qui suit, description qui s'appuie sur les figures annexées qui représentent: - la figurel , Un synoptique général du procédé selon l'invention; - la figure 2, Un synoptique détaillé du même procédé. Comme il a été dit précédemment, le procédé selon l'invention a pour fonction de déterminer le nombre de capteurs de déformation nécessaires pour réaliser une estimation de la déformation subie par une surface donnée, ainsi que les positions de ces capteurs. Cette estimation est réalisée en tenant compte en particulier d'un critère caractérisant la précision attendue de cette estimation. Le nombre et la position de ces capteurs permet ainsi d'estimer de manière exhaustive, avec une précision donnée, la déformation en tout point de la surface considérée ou, tout au moins, en tout point d'intérêt. Dans le cas où la surface considérée est le plan rayonnant d'une antenne multi-sources par exemple, les positions des différentes sources constituent les points d'intérêt pour lesquels on cherche à connaitre l'estimation de la déformation. Le principe du procédé selon l'invention repose sur la constitution préalable d'un ensemble de déformées de référence 15, ces déformées constituant un espace, une base, de référence VD. Chaque déformée correspond à la réponse de la surface considérée à une contrainte type déterminée, prise comme référence. Elle est définie par un ensemble de valeurs de déplacement (de déformation) mesurées en différents points de la surface considérée, le plan d'une antenne active multisources par exemple, lorsque que la surface est soumise à ladite contrainte. Ces valeurs de déplacement, qui caractérisent la déformation subie par la surface, sont réalisées pour une pluralité de points considérés comme des points d'intérêt pour lesquels on souhaite connaitre la valeur de la déformée. Ces points d'intérêt sont par exemple M'N points de la surface disposés selon M lignes et N colonne. En ce qui concerne le cas des antennes multi-sources ces points peuvent par exemple être les emplacements des sources à la surface de l'antenne. Par suite, chaque déformée, qui représente la réponse de la surface à l'action d'une contrainte type donnée, est ainsi définie, pour chacun des M'N points d'intérêt, par la valeur du déplacement, de ce point selon une direction z perpendiculaire au plan de la surface non déformée. Ce déplacement traduit la valeur et le sens de la déformation au point considéré. Chaque déformée peut ainsi être représentée par un vecteur à MN composantes, chaque composante correspondant à une valeur de déplacement en un point donné de la surface, cette surface étant soumise à une contrainte type déterminée. Le déplacement en chaque point peut être mesuré ou calculé par tout moyen connu. Le nombre de points d'intérêt et leur répartition sur la surface sont par ailleurs déterminés en fonction notamment de la nature de la surface que l'on considère. L'espace VD 15 étant ainsi constitué, le procédé selon l'invention consiste à définir, de manière incrémentale, un ensemble 16 de points de test, appelé base de test, les points de test étant sélectionnés parmi les M'N points d'intérêt définissant les déformées de l'espace VD, cet ensemble comportant un nombre limité de points de test, nombre cependant suffisant pour que les mesures fournies par des capteurs positionnés en ces points de test permettent, par calcul, d'estimer convenablement la valeur de la déformation de la surface en chacun des M.N points d'intérêt de cette surface pour lesquels les déformées de VD sont définies. L'estimation est ici réalisée pour chacune des contraintes types c'est-à-dire pour chaque déformée de l'espace VD. Par suite le procédé présente la structure itérative globale illustrée schématiquement par la figure 1. Selon l'invention, on considère à chaque itération i les points de test déjà sélectionnés et on sélectionne 11 une déformées de référence de l'espace VD. On considère ensuite les valeurs des déformations mesurées, pour la déformée de référence considérée, au niveau des points de test déjà choisis et on réalise à partir des ces valeurs une estimation 12 de la déformée de référence en chacun des M'N points d'intérêt de la surface. La déformée ainsi estimée représente une estimation de la déformation de la surface à partir des mesures effectuées par des capteurs positionnés au niveau des points de test déjà choisis. L'estimation de la déformée ainsi réalisée est ensuite comparée 13, pour chacun des M.N points d'intérêt de la surface, à la valeur correspondante de déformée de référence considérée. Si l'estimation réalisée est jugée suffisamment concordante avec la déformée de référence considérée, l'ensemble des points de test pour l'itération donné est considéré comme provisoirement suffisant. Par suite une nouvelle itération est engagée qui met en jeu le même ensemble de points de test et une nouvelle déformée de référence sélectionnée dans l'espace VD. Inversement, si l'estimation réalisée n'est pas jugée comme suffisamment proche, un nouveau point de test est ajouté 14 à la base de test 16 pour permettre une meilleure estimation de la déformée de référence considérée. Par suite une nouvelle itération est engagée qui met en jeu une nouvelle déformée de référence et une base de test qui compte un point de test supplémentaire. Le procédé se répète ainsi de manière itérative pour l'ensemble des déformées de référence formant l'espace VD. II débute par le choix d'une première déformée de référence et se répète jusqu'à ce que toutes les déformées de VD aient été utilisées. L'ensemble des points de test constituant la base de test 16 en fin d'exécution du procédé selon l'invention définit la base de test 16 définitive déterminant avantageusement les emplacements sur lesquels des capteurs de déformation doivent être disposés. La suite du document détaille les différentes étapes de mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Elle s'appuie sur l'illustration de la figure 2. Comme l'illustre la figure 2, le procédé selon l'invention peut être décrit comme un ensemble d'étapes 21 à 25 exécutées itérativement. La première étape 21 a pour objet de sélectionner à chaque nouvelle itération i une nouvelle déformée de référence. La nouvelle déformée de référence est choisi parmi les déformées de l'espace VD 15 non encore utilisées au cours des itérations précédentes. Selon l'invention, les sélections successives des déformées de référence au cours des différentes itérations peut être réalisée de différentes façons qui sont présentées plus loin dans la description. II est à noter qu'au cours de l'exécution du procédé selon l'invention, une déformation de référence ne peut être sélectionnée qu'une seule fois, pour une itération donnée. Par suite, lorsque la totalité des déformées de référence constituant l'espace VD a été sélectionnée, le procédé selon l'invention s'arrête. La deuxième étape 22 a pour objet de déterminer une estimation de la déformée de référence sélectionnée à l'étape 21. La déformée de référence étant représentée par un vecteur 5réf dont les composantes sont les valeurs des déplacements pour les M.N points d'intérêt répartis sur la surface. Cette estimation est réalisée à partir des composantes du vecteur 8 éf qui correspondent aux emplacements des points de test, c'est-à-dire aux valeurs 15 des déplacements subis par ces points pour la contrainte correspondant à la déformée considérée. Selon l'invention, l'estimation SZ de la matrice de référence est un vecteur à M'N composantes défini par la relation générique suivante: 20 SZ=X-Cz [1] Dans la relation [1], le vecteur Cz est le vecteur des mesures réelles dont les composantes sont les composantes du vecteur Sref représentant la déformation de référence considérée, pour les emplacements correspondant 25 aux points de test déjà choisis à l'itération i. X représente, quant à lui, la matrice de passage du vecteur Cz des mesures réelles des déplacements, au vecteur SZ des valeurs estimées de mesures de déplacement réelles constituant la déformée de référence. Elle exprime en quelque sorte la contribution de la mesure réalisée en chacun 30 des points de test à l'estimation de la valeur de déplacement constituant la valeur de la déformée de référence au point d'intérêt considéré. Selon l'invention, cette matrice X est décomposée en un produit de deux matrices '51'3 et M: X=.% -M [2] .% est une matrice appelée "matrice de base". Elle est constituée de celles des déformées de référence sélectionnées aux itérations précédentes pour lesquels l'estimation réalisée n'était pas suffisamment concordante, compte tenu des points de test considérés pour estimer ces déformées. Or sachant que, comme décrit précédemment, cette insuffisance de concordance se traduit dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention par l'ajout d'un nouveau point de test à la base de test 16, le nombre de déformées constituant la matrice SB pour l'itération i considérée, est ici, selon l'invention, égal au nombre de points de test formant la base 16. M est quant à elle une matrice carrée, de dimension égale au carré du 15 nombre de points de test déjà choisis. Elle est constituée d'un nombre de colonnes égal au nombre des déformées constituant la matrice de base 8B chaque colonne représentant pour la déformée considérée le vecteur des mesures de déformations mesurées à l'emplacement de chaque point de test déjà retenu. Par suite M peut être représentée par la relation suivante: 20 M-1 = 1,1 CZ2,1 CZ1,2 CZ2,2 ... CZp,1 ... Czp 2 "Cz \ CZ 1,q CZ p,q ) Chaque élément Cz;,i de la matrice M"1 correspond à la mesure relevée à l'emplacement du point de test j de la base 16, pour la déformée i 25 de la matrice de base 8g . De la sorte la dimension de la matrice M varie en fonction du nombre de déformées constituant la matrice 8B , nombre qui est égal au nombre de points de test constituant l'ensemble des points de test sélectionnés, ou base 30 de test 16. M représente ici la matrice de passage de l'espace des points de test choisis vers l'espace des déformées de référence qui constituent la matrice de base 5'B. Par suite, les matrices 8g et M ne varient pas systématiquement à 5 chaque itération, mais seulement en cas de discordance entre la déformée de référence Bref et son estimation 8Z . II est à noter que la construction de la matrice SB est indépendante de la position des points de test constituant la base 16. Elle constitue la matrice 10 des déformations de référence, ayant contribué à la définition itérative de la base de test 16. La troisième étape 23 du procédé selon l'invention a pour objet de déterminer la valeur du critère de concordance entre la déformée de 15 référence sélectionnée au cours de l'étape 21 et l'estimation de cette déformée réalisée au cours de l'étape 22. Selon l'invention le critère de concordance choisi est la distance da définie pour chaque point d'intérêt de la surface, localisé dans la ligne m et dans la colonne n, par la relation suivante: 20 da(5éf,5Z)= EWm,n m,n SZ - SZ réf m,n m,n [3] Où les facteurs wm,n représentent des coefficients de pondération qui forment une table 27. 25 Le critère da représente une moyenne pondérée des écarts entre la valeur de l'estimée de la déformée de référence et la déformée elle-même, ces écarts étant calculés pour tous les points d'intérêt de la surface. Les coefficients wm,n traduisent l'importance accordée à la 30 concordance entre l'estimée de la déformée et la déformée elle-même pour le point considéré. Ainsi, en fonction de l'application, les coefficients de pondération peuvent prendre des valeurs différentes, et par exemple être pris tous égaux à un. On a alors da~sréf, Z)- EIsréfm,n - 5zmn m,n Dans le cas particulier où la surface dont on désire mesurer les déformations est le plan rayonnant d'une antenne, les valeurs des coefficients sont déterminées de façon à prendre en compte le caractère non uniforme des lois d'illumination de cette antenne. Pour une telle antenne, les déformées de référence sont mesurées pour des points d'intérêt correspondant aux emplacements des différentes sources. Ces sources constituant la partie active de l'antenne, on souhaite en particulier connaitre la déformation subie par l'antenne aux emplacements où sont localisées ces sources. Par suite en fonction de la loi d'illumination considérée on attribut à chaque emplacement un coefficient wm,n égal à la loi d'illumination de l'élément rayonnant considéré, ce qui a pour effet de renforcer la précision de l'estimation sur les déplacements des éléments qui présentent les illuminations les plus importantes. La quatrième étape 24 du procédé selon l'invention a pour objet de déterminer si la concordance mesurée entre l'estimée ÇZ de la déformée de référence S éf considérée, sélectionnée à l'étape 21, et la déformée elle- même, est suffisante. Pour ce faire, on compare la valeur de la distance da calculé à l'étape 23 à un seuil correspondant à une valeur de distance maximale dao qui traduit la discordance maximale tolérée entre deux déformées. Par suite la concordance est déterminée par la condition suivante: da L'étape 24 termine alors l'itération i considérée et une nouvelle itération débute, avec une base de test 16 et des matrices SB et M inchangées. 15 [4] En revanche si on à da > dao, alors la déformée estimée 6Z est considérée comme représentant la déformée de référence Sféf de manière non satisfaisante. L'étape 24 est alors suivie par l'étape 25 de mise à jour. Selon l'invention la distance maximale dao peut être déterminée de différentes façons en fonction de l'application considérée. Ainsi dans le cas particulier où la surface dont on désire mesurer les déformations est le plan rayonnant d'une antenne, la distance maximale dao est déterminée à partir de la tolérance angulaire maximale autorisée sur l'erreur de pointage de l'antenne. Cette tolérance est traduite par une valeur de distance maximale dao qui prend en compte les exigences sur le diagramme de rayonnement. Cette distance peut, par exemple, être un majorant de l'erreur de pointage. Par suite, connaissant les exigences sur l'erreur de pointage de l'antenne 5umax , la distance maximale tolérée dao entre la déformation réelle et son estimation peut être déterminée simultanément par les relations suivantes: dao = Sumax x wmn.m.dx m,n [6] et day = 5Umax dey E wm n.n.dy m,n [7] dx représente ici la distance entre les éléments rayonnants suivant une des directions de positionnement des points d'intérêt, l'axe Ox des lignes par exemple. De même dy représente la distance entre les éléments rayonnants suivant une des directions de positionnement des points d'intérêt, l'axe Oy des colonnes par exemple. Par suite, la distance dao retenue peut être la moyenne des distances dao et dao ou encore la plus faible de ces deux distances. y La cinquième étape 25 du procédé selon l'invention a pour objet de traiter les cas où, la déformée de référence sélectionnée pour une étape i donnée, n'est pas estimée de manière satisfaisante à partir des mesures correspondant aux points de test considérés, c'est-à-dire aux points de test déjà sélectionnés à l'étape i. Selon l'invention, le traitement appliqué consiste en premier lieu à introduire dans la base de test 16 un point de test supplémentaire choisi judicieusement de telle sorte que la déformée de référence considéré à l'étape i soit mieux estimée. Ainsi quand le résultat du test de concordance réalisé à l'étape 24 est négatif pour l'itération i considérée, l'exécution de l'étape suivante i+1 est précédée par l'exécution, au cours de l'étape 25, des opérations suivantes: - une première opération 251 d'accroissement de la base des déformées de référence 8B par ajout d'une nouvelle déformée de référence; - une deuxième opération 252 d'ajout d'un point de test à la base de test 16 et de détermination de la position du point de test ajouté; - une troisième opération 253 d'accroissement de la matrice M des contributions des différents points de test à l'estimation des déformées de la base 8g . Cette opération a pour objet d'adapter la dimension de la matrice M à celle de la matrice 8B ; agrandie. Ces différentes opérations sont réalisée de telle façon que si (S; , M; , Cz;) représentent les états des matrices 8g et M et du vecteur Cz lors de l'exécution de l'itération i, les états (SBf , Mf , CZf ) des matrices SB et M et du vecteur Cz en fin d'étape d'actualisation 25 sont définis de façon à ce que le critère de concordance da (45éf, SZ) vérifie la relation [5], avec SZ =SZBf .Mf .CZ f Les opérations d'accroissement des matrices SB et M sont réalisées comme suit. Comme il a été dit précédemment, l'opération 251 d'accroissement de la base des déformées de référence SB est réalisée par ajout d'une nouvelle déformée de référence. La déformation ajoutée dans la base SB est la déformation de référence qui a été mal estimée lors de l'exécution de l'étape 22 pour l'itération i considérée. L'ajout se fait donc de manière implicite, sans avoir à exécuter de traitement particulier, la déformée S éf considérée constituant la p-ième colonne de la matrice 51'3 actualisée. Cependant, pour qu'elle soit correctement prise en compte, la déformée 8 éf est ajoutée à la matrice de base 5' 8. Par suite la matrice de base actualisée SBf est définie comme suit: gZ Z B f 8B i Sréf où 5 éf représente la déformée de référence nouvellement ajoutée à SB . La dimension de la base SB est ainsi incrémentée de un. L'opération 252 d'ajout d'un point de test consiste à déterminer le point de mesure, de coordonnées (m, n) dans le plan de référence de la surface, pour lequel le déplacement mesuré (i.e. la composante correspondante du vecteur b éf représentant la déformée de référence considérée) et le déplacement estimé (i.e. la composante correspondante du vecteur SZ représentant l'estimée de cette déformée de référence) présentent l'écart le plus important. Ce point de mesure est choisi comme nouveau point de test (le q-ième point de test) et ajouté à la base de test 16. Il se situe de fait à un emplacement optimal pour placer un capteur supplémentaire permettant de restituer, avec les capteurs placés sur les points de test formant déjà la base de test 16, la déformée considérée. Par suite la position (mq, nq) du nouveau point de test est déterminée par la relation suivante: (mq, nq)=argmax(ISef -Szl 1 m,n J On augmente ensuite la taille de la matrice M et la dimension du vecteur Cz des mesures. L'opération 253 d'accroissement de taille de la matrice M a pour objet de former une matrice actualisée Mf qui rende compte de la contribution du point de test ajouté (q-ième point de test) à l'estimation des déformées déjà [8] [9]30 présentes dans la matrice de base initiale 8B; et de la contribution des points de test déjà pris en compte dans la base 16 à l'estimation de la déformée de référence nouvellement ajoutée à la matrice de base initiale (p-ième déformée) pour former SBf ainsi que de la contribution du point de test ajouté à l'estimation de la déformée de référence nouvellement ajoutée. Selon l'invention cette opération est réalisée en formant, à partir de la matrice M initiale, la matrice Mi' décrite comme suit: M;-1 [10] i CZpP,4-1 \~CZ1q CZP4,q/ \ Czp,a Chaque élément Cz;,i de la matrice M-1 correspondant à la mesure relevée à l'emplacement du point de test j de la base 16, pour la déformée i de la matrice de base 8B . Plus précisément, chaque élément Czpi correspond, pour le point de 15 test j de la base de test 16, à la valeur du vecteur 8 éf de la déformée de référence p ajoutée à la base 8B lors de l'exécution de l'opération 251; tandis que chaque élément Cz;,q correspond, pour la déformée i de la matrice de base 8B , à la valeur du vecteur 8 éf pour le point de test q ajouté à la base de test 16 lors de l'exécution de l'opération 252. 20 Par suite, chaque vecteur Cz; de composantes (Cz;,1, ...,Cz;,q) correspond aux mesures de la déformée i considérée correspondant aux q points de test sélectionnés. L'exécution itérative des étapes 21 à 25 permet ainsi de définir un 25 ensemble de points de test aux emplacements desquels doivent être placés des capteurs de déformation, de déplacement, les mesures effectuées par ces différents capteurs permettant par calcul d'estimer la déformation de la surface en tout point d'intérêt de cette surface. S'agissant d'un processus itératif le procédé selon l'invention comporte en outre une étape 26 d'initialisation permettant le démarrage du processus de détermination de la base 16 des points de test. A cet effet l'étape 26 d'initialisation sélectionne dans un premier temps une première déformée de référence, choisie dans l'espace VD, ainsi qu'un premier point de test. La première déformée de référence peut être choisie de différentes façons. On peut ainsi choisir la déformation moyenne de l'espace VD ou bien réaliser un choix basé sur des considérations statistiques, en sélectionnant par exemple la déformation la plus fréquemment constatée au cours de l'utilisation de la surface. En outre, en ce qui concerne les structures actuellement utilisé pour réaliser des surfaces, la sélection de la première déformée modale (premier mode propre) représente un choix possible. Le premier point de test sélectionné peut quant à lui être le point pour lequel où l'amplitude de la déformation représentée par la déformée sélectionnée est la plus forte. Dans le cas où la déformée sélectionnée est la première déformée modale, le premier point de test sélectionné peut par exemple coïncider avec un ventre de la première déformée modale. Ensuite l'étape d'initialisation définit, à partir de la déformée et du point de test sélectionnés, les matrices 8B et M initiales. La matrice bB initiale est par ailleurs constituée par le vecteur 5réf représentant cette première déformée de référence sélectionnée, tandis que la matrice M initiale est définie par la relation: M=1/Cz1,1 [Il] Qui s'écrit encore: [12] M-1=Cz1,1 Par suite, une matrice SB initiale ainsi qu'un premier point de test étant définis, le processus itératif peut être engagé. Comme cela a été mentionné précédemment, dans la description de 35 la première étape 21 du procédé selon l'invention, les sélections successives 30 des déformées de référence au cours des différentes itérations peut être réalisée de différentes façons. Néanmoins suivant le mode de sélection employé, le nombre de points de test sélectionné par le procédé selon l'invention peut être plus ou moins important pour une même performance d'estimation. Des travaux menés, par ailleurs, par la déposante montrent ainsi que l'optimisation de la taille des matrices utilisées (et donc du nombre de points d'intérêt nécessaires) dépend de l'ordre selon lequel choix de la nouvelle déformation considérée à chaque itération du procédé selon l'invention, donc sur le choix du parcours de la base de déformées que constitue VD. Autrement dit, selon l'ordre suivant lequel les déformées consécutives aux contraintes de référence sont considérées, l'exécution du procédé conduit à la définition d'un nombre de points d'intérêt nécessaires plus ou moins important. Par suite, une mise en oeuvre idéale du procédé selon l'invention s'accompagne de préférence d'une détermination préalable de l'ordre optimal de sélection des déformées de référence, l'ordre optimal étant celui qui conduit vraisemblablement à la définition minimale du nombre de points d'intérêt nécessaires. Selon l'invention différentes méthodes connues d'ordonnancement 20 peuvent être utilisées pour déterminer l'ordre de sélection des déformées de référence. Ainsi, selon une première méthode, l'ordre de sélection peut être déterminé aléatoirement. Une telle méthode, quoique non optimale, permet néanmoins de définir un ordre de sélection. Cet ordre de sélection conduira à 25 la définition d'un ensemble de points de test de taille réduite. Par suite la détermination en temps réel de la valeur de la déformation subie par la surface considérée en tout point pourra être réalisée sans avoir besoin de disposer d'une mesure réelle en tout point de la surface. Dans le cas d'une antenne multi-sources par exemple, on pourra ainsi à partir des points de 30 test déterminés, estimer la déformation subie par le plan d'antenne au niveau de chacune des sources, et ce, sans avoir besoin pour cela de mesurer le déplacement effectif de chaque source par rapport au plan de référence. Il est à noter par ailleurs que l'efficacité de cette méthode de détermination aléatoire de l'ordre de sélection peut être améliorée en mettant 35 en oeuvre le procédé selon l'invention plusieurs fois consécutivement avec des ordres de passage différents, déterminés de manière aléatoire, et en choisissant l'ordre conduisant à la définition de l'ensemble de points de test comportant le nombre de points de test le plus faible. De manière alternative, l'ordre de sélection peut être défini de manière plus déterministe, notamment en déterminant la déformée SZ à sélectionner, non plus avant mise en oeuvre du procédé, mais à chaque étape itérative i. Un premier mode de détermination basé sur ce principe procède à un calcul brut exhaustif de distance, et consiste de manière générale à calculer la déformée qui, si elle est ajoutée au système, rendra un maximum de déformée bien estimée. Un second mode de détermination, basé sur ce même principe, repose sur des considérations mathématiques d'orthogonalité. Selon ce second mode, on définit le produit scalaire dans l'espace VD des vecteurs représentant les déformées de référence, par la relation suivante définie pour un point de mesure de coordonnées (m, n): Z ççZ ççZ ~S1+V2 E VDY (5ZIZ 1v2 - ~Wmn-101m,n S2m,n m,n dans laquelle S. et 82 représentent deux déformées de référence quelconques de l'espace VD. Par suite on sélectionne à chaque itération i la déformée qui est la plus orthogonale (au sens du produit scalaire de l'espace des déformées) aux déformées constituant la base SB pour cette itération. La déformée la plus orthogonale à tous les vecteurs de la base SB est ici la déformée 5: qui Vérifiant la relation suivante: [13] P Ss = argmax E SZE Vp n=1 [14] La déformée de référence sélectionnée est alors la déformée 8s ainsi définie. On a alors S éf = Ss REVENDICATIONS1. Procédé pour réaliser le déploiement d'un ensemble de capteurs de déformation sur une surface donnée, le procédé définissant la position d'un ensemble de points de test formant une base de test (16), le nombre de points de test étant suffisant pour déterminer par calcul la déformation subie en tout point par la surface considérée au moyen des mesures effectuées par des capteurs de déplacement positionnés sur ces points de test; le procédé exploitant les données fournies par une base de donnée VD (15) constituée par un ensemble de déformées de référence, chaque déformée étant représentée par 7o un vecteur S éf dont chaque composante représente la valeur, en un point d'intérêt donné de la surface considérée, de la déformation subie par cette surface sous l'action d'une contrainte déterminée, différente d'une déformée à l'autre, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes répétées itérativement: 15 - une première étape (21) de sélection, pour une itération i donnée, d'une déformée de référence 5réf dans l'espace VD; - une deuxième étape (22) d'estimation de la déformée de référence en tout point d'intérêt de la surface à partir des mesures des cette déformée pour les points correspondant aux points de test 20 formant la base de test pour l'itération i; - une troisième étape (23) de calcul d'un critère de concordance entre la déformée de référence et l'estimée de cette déformée déterminée à l'étape précédente; - une quatrième étape (24) d'évaluation de la valeur du critère 25 de concordance par rapport à une valeur donnée; - une cinquième étape (25) d'actualisation de la base de test par intégration d'un point de test supplémentaire dans la base de test pour l'exécution de l'itération suivante i+1, La cinquième étape étant exécutée pour une itération i donnée seulement lorsque la quatrième 30 étape d'évaluation du critère de concordance donne un résultat négatif;le nombre de points de test formant la base de test (16) pour une itération i donnée étant fonction du nombre d'itérations précédant l'itération i pour lesquelles la cinquième étape (25) a été exécutée; 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, au cours de la deuxième étape (22) on détermine une estimée SZ de la déformée de référence S éf , l'estimée SZ étant définie pour chaque point d'intérêt de coordonnées (m, n) par la relation suivante: SZ =X-Cz où Cz représente le vecteur des mesures de la déformée de référence sélectionnée, pour les points de test formant la base de test (16) à l'itération i; et où X représente la matrice décrivant la contribution de chaque point de test dans l'estimation de la déformée de référence sélectionnée pour le point de mesure considéré. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisée en ce que la matrice X est définie par la relation suivante: X=6 .M où SB est la matrice constituée de celles des déformées de référence sélectionnées aux itérations précédentes qui ont donné lieu à l'exécution de la cinquième étape (25) de mise à jour de la base de test (16), et où M est la matrice carrée définie par la relation suivante:7CZ' CZ~, Cz_, l M-1= \CZ1,q CZ2,q ... CZp,q chaque élément Cz;,i de la matrice M-1 correspondant à la mesure relevée à l'emplacement du point de test j de la base de test (16), pour la déformée i de la matrice de base 8B . 4. Procédé selon l'un quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le critère de concordance choisi pour l'exécution de la troisième étape est la distance da(8réf, 8Z) entre la déformée de référence sélectionnée et son estimée, définie en tout point d'intérêt, de coordonnées (m, n), par la relation suivante: da(8réf,5Z)= EWm,n m,n sZ réf m,n - 8Z mnl Où Sréfm n et SZm n représentent respectivement la valeur de la déformée de référence sélectionnée et de son estimée pour le point d'intérêt de coordonnées (m, n) dans le plan de référence de la surface et Wm,n un coefficient de pondération associé à ce point d'intérêt. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, au cours de la quatrième étape (24) d'évaluation de la valeur du critère de concordance consiste à comparer la valeur de la distance da, calculée à la troisième étape (23), à une valeur de distance maximale dao qui traduit la discordance maximale tolérée des deux déformées; de sorte que si on à da > dao, alors la déformée estimée 8Z est considérée comme représentant la déformée de référence 8 éf de manière nonsatisfaisante et que la quatrième étape (24) est alors suivie par la cinquième étape (25) de mise à jour de la base de test (16). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, au cours de la cinquième étape (25), on réalise les opérations d'actualisation suivantes: - une première opération( 251) d'accroissement de la base des déformées de référence SB par ajout d'une nouvelle déformée de référence; - une deuxième opération (252) d'ajout d'un point de test à la base de test (16) et de détermination de la position du point de test ajouté; - une troisième opération (253) d'accroissement de la matrice M des contributions des différents points de test à l'estimation des déformées de la base SB , cette opération ayant pour objet d'adapter la dimension de la matrice M à celle de la matrice SB ; agrandie; 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la première opération (251) d'accroissement de la base des déformées de référence SB est réalisée par ajout, dans la matrice de base SB, de la déformation de référence p qui a été mal estimée lors de l'exécution de la deuxième étape (22) pour l'itération i considérée; le vecteur Sréf correspondant à cette déformée étant ajouté directement à la matrice de base SB ; la matrice de base actualisée SBf étant définie par les relations suivantes: 8Z = 8a, Z af où 8réf représente la déformée de référence nouvellement ajoutée à SB ; la dimension de la matrice de base SB étant ainsi incrémentée de un. 8. Procédé selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce la deuxième opération (252) d'ajout d'un point de test à la base detest (16) consiste à déterminer le point de mesure pour lequel la composante du vecteur b éf , représentant la déformée de référence considérée, et la composante correspondante du vecteur SZ , représentant l'estimée de cette déformée, présentent l'écart le plus 5 important; la position (mq,nq) du point de test ajouté étant alors déterminée par la relation suivante: (mq, nq)= argmax( m,nxz -sz réf 10 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que la troisième opération (253) d'accroissement de la matrice M est réalisé en construisant une matrice modifiée Mf à partir de la matrice M; existante, Mf étant déduite de M; par la relation suivante: 15 CZp 1 Mf1 = 1 M; / \CZpp,q-1 jCZiq CZp-1,q) (CZp,q dans laquelle chaque élément Czp,j correspond, pour le point de test j de la base de test (16), à la valeur du vecteur Sréf de la déformée de 20 référence p ajoutée à la base 4% lors de l'exécution de la première opération (251), et dans laquelle chaque élément CZi,q correspond, pour la déformée i de la matrice de base 4% , à la valeur du vecteur 8 éf pour le point de test q ajouté à la base de test (16) lors de l'exécution de la deuxième opération (252). 25 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte en outre une étape d'initialisation (26) mise en oeuvre en préalable à l'exécution de la première étape (21) de la première itération du procédé, durant laquelle onsélectionne dans l'espace VO des déformées de référence une première déformée de référence 8 éf pour constituer la valeur initiale de la matrice de base 8B et on sélectionne, parmi les M.N points d'intérêt, un premier point de test constituant la base de test initiale. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que le point de test sélectionné au cours de l'étape d'initialisation est le point d'intérêt pour lequel la composante du vecteur S éf représentant la déformée sélectionnée est la plus forte. 10 12.Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, au cours de la première étape (21) les déformées de référence sont sélectionnées suivant un ordre de sélection permettant de définir une base de test (16) comportant un 15 nombre de points de test minimum.
49,902
FR2960058A1
A1
20111118
doc_full
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L'invention concerne un capteur de mouvement sans contact à effet photoélectrique. Dans le cadre de l'invention, on appellera "capteur" une interface entre un processus physique et une information manipulable. Toujours dans le cadre de l'invention, le capteur fait appel à un détecteur à effet photo-électrique. L'effet photoélectrique désigne en premier lieu l'émission d'électrons par un matériau soumis à l'action de la lumière. Généralement, on utilise comme détecteur à effet photo-électrique un composant semi-conducteur du type photodiode ou équivalent. Un tel composant semi-conducteur a la capacité de détecter un rayonnement du domaine optique et de le transformer en signal électrique. Dans l'art connu, une des applications avantageuses des capteurs du type précité concerne la détection sans contact de mouvements. Pour ce faire, les signaux de sortie du détecteur à effet photo-électrique sont transmis à des circuits électroniques de traitement de signal, par exemple, via des circuits électroniques d'interface adaptés, à un calculateur à programme enregistré, par exemple un système à microprocesseur. La figure 1 placé en fin de la présente description illustre schématiquement un exemple de réalisation d'un capteur de mouvement sans contact Ca, à effet photoélectrique selon l'art connu. Dans cet exemple de réalisation, le capteur proprement dit Ca comprend essentiellement une photodiode D illuminée par une source de lumière, symbolisée par une lampe à incandescence SL générant un faisceau de lumière fl. On doit bien comprendre que l'on peut utiliser de nombreux types de sources de lumière, par exemple la lumière naturelle du soleil. Lorsque la photodiode D capte un faisceau lumineux, elle génère en sortie un signal électrique Ss transmis à des circuits électroniques de traitement de signal CETS. On suppose que ces circuits CETS sont agencés de telle sorte qu'ils réagissent à la disparition de la lumière incidente, par exemple lorsque le faisceau est occulté par un objet quelconque, par exemple par la main d'un opérateur (non représenté sur la figure 1). Ce dispositif selon l'art connu présente un inconvénient important. En effet, le capteur Ca ne capte que les stimuli situés à l'intérieur d'un cône d'axe de symétrie vertical, si on suppose que le détecteur est disposé dans un plan horizontal, dont l'angle au sommet ou angle d'acceptante ^ est réduit, typiquement de l'ordre de 40°. Un mouvement mvt ne sera donc capté avec exactitude qu'une seule fois (s'il s'effectue au-dessus du capteur Ca), et aléatoirement si ce mouvement s'effectue exclusivement en dehors du cône précité. L'invention vise à pallier les inconvénients des dispositifs de l'art connu, et dont certains viennent d'être rappelés. L'invention se fixe pour but un capteur de mouvement sans contact à effet photo-électrique permettant de capter 15 trois fois plus de mouvement qu'un dispositif selon l'art connu, suivant au moins une direction. Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif selon l'invention permettra cette détection triple suivant toutes les directions d'un plan. Pour ce faire, selon une 20 caractéristique importante de l'invention, on simule mécaniquement à destination du capteur un phénomène stroboscopique, c'est-à-dire, de façon pratique, en produisant une alternance de phases lumineuses. Selon l'invention, le capteur comprend, comme dans l'art 25 connu, un composant semi-conducteur à effet photo-électrique, de préférence une photodiode illuminée par un faisceau lumineux incident et sensible aux longueurs d'onde véhiculées par ce faisceau lumineux. Toujours de façon similaire à l'art connu, la photodiode est couplée en sortie à des circuits de 30 traitement de signaux détectant l'occultation du faisceau lumineux. De façon spécifique à l'invention, la photodiode est placée à l'intérieur d'une structure tridimensionnelle prenant la forme d'un trapèze isocèle plat, plus précisément 35 sur la face que l'on appellera supérieure de la paroi inférieure plane de cette structure. Toutes les parois sont en matériau translucide laissant passer en tout ou partie les longueurs d'onde véhiculées par le faisceau lumineux incident. Dans un mode de réalisation préféré, quatre lentilles convexes convergentes sont disposées sur les faces latérales du trapèze, à l'exception, la face opposée au capteur photodiode, à savoir la face supérieure du trapèze, étant dépourvue d'une telle lentille. Il peut être utile de rappeler, à ce stade de la description, qu'une lentille est un élément homogène, transparent, traditionnellement en verre, dont au moins l'une des faces n'est pas plane et destiné à faire converger ou diverger la lumière. Dans le cadre de l'invention, les lentilles mises en oeuvre reçoivent un faisceau de rayons essentiellement parallèles sur leur face plane, accolées aux parois latérales et concentrent ces rayons sur la photodiode. Enfin, des bandes présentant une opacité absolue au rayonnement lumineux, constituant des parties sombres, sont disposées au-dessus du capteur de part et d'autre des angles du trapèze, dans des zones supérieures des parois latérales et sur le pourtour de la paroi opposée à la photodiode. De ce fait, un seul mouvement qui part d'une région latérale du capteur vers une région latérale opposée, en passant au-dessus de la structure trapézoïdale, donc au-dessus des parties sombres opaques, est capté trois fois par le capteur à photodiode du fait de la double coupure créée par les bandes opaques. En outre, dans le mode de réalisation préféré de l'invention, du fait de la symétrie suivant deux axes orthonormés, les quatre faces latérales étant munies de lentilles et de bandes opaques, la détection de mouvement peut être obtenue de façon identique suivant ces deux axes. L'invention permet donc la captation simultanée ou successive d'un mouvement sous cinq angles différents dont quatre à travers des lentilles et un sans lentille. La captation grâce à ce dispositif peut se faire avec le même niveau de précision qu'il s'agisse de capter un mouvement horizontal ou vertical Grâce aux dispositions spécifiques de l'invention, un capteur conforme à celle-ci atteint bien les buts qu'elle s'est fixés. L'invention trouve une application particulière, bien que non exhaustive, dans le domaine du contrôle d'un contenu graphique d'un dispositif de visualisation. Le dispositif de visualisation peut être celui dont est pourvu un appareil de type livre électronique, un ordinateur portable, un téléphone cellulaire, ou tout autre appareil doté d'un écran nécessitant une action extérieure pour contrôler un contenu graphique, notamment pour remplacer et/ou compléter l'action d'un écran tactile et/ou d'un pointeur informatique, par exemple d'une souris. Pour fixer les idées, on se placera dans ce qui suit dans le cas de cette l'application préférée de l'invention. L'invention a donc pour objet principal un capteur de mouvement sans contact comportant un détecteur à effet photoélectrique disposé sur un support plan illuminé par un rayonnement lumineux incident, le détecteur étant sensible à tout ou partie des longueurs d'ondes du rayonnement lumineux et le convertissant en signaux électriques de sortie transmis à des circuits électroniques de traitement de signal, caractérisé en ce que les circuits électroniques de traitement de signal sont agencés pour détecter des occultations du rayonnement lumineux par un objet en mouvement, en ce qu'il comprend une structure trapézoïdale isocèle disposée sur le support plan comprenant quatre parois latérales entourant le détecteur et une paroi supérieure disposée dans un plan parallèle au support plan, en ce que la paroi supérieure est translucide au rayonnement lumineux, en ce que au moins deux parois latérales opposées sont translucides au rayonnement lumineux et sont munies de lentilles convexes convergentes transformant le rayonnement lumineux incident en un faisceau convergent, de manière à amplifier l'énergie lumineuse reçue par le détecteur, en ce que lesdites deux parois latérales opposées sont munies de bandes opaques au rayonnement lumineux dans des régions supérieures adjacentes avec leurs intersections avec la paroi supérieure, en ce que cette paroi supérieure comporte en périphérie et en continuité avec les bandes opaque latérale au moins deux bandes opaques au rayonnement lumineux, de manière à permettre une captation de mouvements dudit objet se déplaçant d'une région en regard d'une desdites deux parois latérales translucides vers une région en regard de la paroi latérale translucide opposée, sous trois segments angulaires différents, deux au travers desdites lentilles convexes convergentes et un au travers de la paroi supérieure. Selon une caractéristique de l'invention, les quatre parois latérales sont translucides au rayonnement lumineux et sont munies de lentilles convexes convergentes (L1-L4) transformant le rayonnement lumineux incident (fe) en un faisceau convergent (fs) et de bandes opaques au rayonnement lumineux dans des régions supérieures adjacentes avec leurs intersections avec la paroi supérieure, en ce que la paroi supérieure comporte en périphérie et en continuité avec les bandes opaques latérales quatre bandes opaques au rayonnement lumineux, de manière à permettre une captation de mouvements dudit objet se déplaçant d'une région en regard de n'importe quelle paroi latérale vers une région en regard d'une paroi latérale opposée, sous trois segments angulaires différents (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°), deux au travers desdites lentilles convexes convergentes (L1-L4) et un au travers de la paroi supérieure. Selon une autre caractéristique de l'invention, lesdits segments angulaires (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°) sont définis par les angles suivants : un premier segment angulaire, déterminé par une première paroi latérale, couvre des angles compris entre 0° et 40°, un deuxième segment angulaire, déterminé par la paroi supérieure, couvre des angles compris entre 60° et 120°, et un troisième segment angulaire, déterminé par une seconde paroi latérale opposée à ladite première paroi latérale, couvre des angles compris entre 140° et 180°. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, 35 ledit détecteur à effet photoélectrique est une photodiode de géométrie plane. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, la distance séparant ledit support plat et la paroi supérieure dite hauteur (h) du capteur est égale à 7 mm, la largeur (La) de la base de ladite structure trapézoïdale est de 15 mm environ et sa longueur (Lo) environ 30 mm. L'invention a encore pour un dispositif mettant en oeuvre 5 un tel capteur. L'invention concerne également un dispositif de détermination d'un mouvement au sein d'une interface graphique d'un appareil (Le) doté d'un écran (P1, P2) nécessitant une action extérieure pour contrôler un contenu 10 graphique, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité de capteurs (Calo à Cy22) agencés sur le pourtour dudit écran (P1r P2) de manière à détecter le mouvement et l'amplitude du mouvement d'un objet en déplacement à proximité dudit écran (Pl, P2) 15 Avantageusement, lesdits capteurs (Calo à Cy22) sont disposés suivant deux directions orthogonales. Avantageusement encore, ledit appareil est un livre électronique (Le) comprenant deux écrans (P1i P2) simulant les pages d'un livre standard. 20 D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention seront mieux compris à la lecture du complément de description qui va suivre de modes de réalisation donnés à titre d'exemple en se référant aux dessins annexés, parmi lesquels : 25 - la figure 1 illustre schématiquement un exemple de réalisation d'un capteur de mouvement sans contact à effet photoélectrique selon l'art connu ; - les figures 2 et 3 illustrent schématiquement la structure trapézoïdale du capteur de mouvement sans contact à 30 effet photoélectrique selon l'invention, seule et munie d'un élément à effet photoélectrique de type photodiode, respectivement ; - la figure 4 illustre schématiquement la structure de la figure 3 munie d'une lentille convergente sur une première 35 paroi latérale ; - la figure 5 illustre schématiquement le fonctionnement de la lentille dont est munie la structure de la figure 4 ; - la figure 6 illustre schématiquement la structure de la figure 3 munie d'une lentille convergente sur une seconde paroi latérale, opposée à dite première paroi latérale ; - les figures 7 à 9 illustrent l'adjonction de bandes sombres sur les parois latérales et sur la paroi supérieure de la structure trapézoïdale telle que représentée sur la figure 3 ; - la figure 10 illustre le processus de captation de mouvement triple selon une direction unique par un capteur de mouvement sans contact à effet photoélectrique selon le mode de réalisation de la figure 9 ; - la figure 11 illustre un exemple de capteur de mouvement sans contact à effet photoélectrique selon un mode de réalisation préféré de l'invention, en vue de dessus ; et - la figure 12 illustre un exemple d'application de capteurs de mouvement sans contact à effet photoélectrique conforme à l'invention permettant pour le contrôle d'un contenu graphique d'un appareil de type livre électronique. On va maintenant décrire des exemples de réalisation de capteurs de mouvement sans contact à effet photoélectrique conforme à l'invention par référence aux figures 2 à 11. Dans ce qui suit, les éléments communs à plusieurs figures portent les mêmes références et ne seront re-décrits qu'en tant que de besoin. De même, dans un but de simplification, le capteur de mouvement sans contact à effet photoélectrique selon l'invention sera dénommé seulement "capteur". Enfin, sans que cela limite en quoi que ce soit la portée de l'invention, on supposera dans ce qui suit que le composant semi-conducteur à effet photo-électrique est une photodiode. La figure 2 illustre schématiquement, en vue transversale dans l'espace, une des caractéristiques importantes du capteur, à savoir une structure tridimensionnelle 1, formant un trapèze isocèle plat, constituée de cinq parois translucides : les parois latérales 12 à 15 et la paroi supérieure 11. Dans le cadre de l'invention, on entend par "translucide" un matériau laissant passer sans affaiblissement notable tout ou partie des longueurs d'onde du rayonnement lumineux (figure 1 . fl) illuminant le capteur. La paroi inférieure 10 peut être quelconque quant à ses propriétés optiques : elle ne sert que de support à la photodiode comme il le sera montré par référence à la figure 3, par exemple. La figure 3 illustre schématiquement la structure de la figure 3 pourvue d'une photodiode 2 de structure plane, disposée sur la paroi inférieure 10. Bien que non illustrée sur cette figure 3, et sur les figures suivantes, il faut bien comprendre que les signaux électriques générés en sortie de la photodiode 2 sont transmis à des circuits de traitement de signaux analogues à ceux dont sont munis les capteurs de mouvement de l'art connu. On pourra se référer de nouveau à la figure 1 (circuits CETS). De fait, à ce stade de la description et à l'exception de la structure trapézoïdale particulière propre à l'invention, le fonctionnement et les caractéristiques du capteur de la figure 3 ne diffèrent pas de ceux d'un capteur de l'art connu. Il présente les inconvénients qui ont été rappelés dans le préambule de la présente description en regard de la description de la figure 1. En effet, le capteur ne peut capter que les stimuli situés à l'intérieur d'un cône dont l'angle au sommet ou angle d'acceptante a (figure 1) est réduit, par rapport à un axe orthogonal au plan de la photodiode 2. Il s'ensuit, comme il a été également indiqué, qu'un mouvement mvt (figure 1) ne sera capté avec exactitude qu'une seule fois s'il s'effectue au-dessus du capteur. Pour palier cet inconvénient et atteindre les buts que 30 s'est fixés l'invention, la structure 1 est pourvue d'éléments caractéristiques complémentaires. En premier lieu, selon une autre caractéristique importante, on adjoint aux parois latérales des lentilles convexes convergentes. Les faces planes de ces lentilles sont 35 apposées sur les faces internes de ces parois. La figure 4 illustre l'adjonction d'une lentille L1 sur la face interne de la paroi 15, ou paroi arrière sur cette figure. Le capteur est par ailleurs identique à celui décrit sur la figure 2 : photodiode 2 et structure trapézoïdale 1. La figure 5 illustre schématiquement le fonctionnement de la lentille L1 traversée par un faisceau lumineux fl produit par une source lumineuse appropriée SL, par exemple la lumière solaire ambiante On suppose que les rayons incidents du faisceau fl sont essentiellement parallèles. La lentille L1 fait converger les rayons lumineux en sortie fs vers un point unique du plan de la photodiode 2. Cette lentille permet en outre d'amplifier l'énergie lumineuse reçue par la photodiode 2. On doit bien comprendre, comme il le sera décrit ultérieurement en regard de la figure 9, que chaque paroi latérale, 12 à 15, est munie d'une lentille du même type que 15 la lentille L1. A titre d'exemple, la figure 6 illustre l'adjonction d'une lentille L2 sur la face interne de la paroi 14, ou paroi de gauche sur cette figure. La transformation du faisceau lumineux traversant la 20 lentille L2 et son action sur la photodiode 2 s'effectuent dans les mêmes conditions que celles décrites en regard de la figure 5. L'intérêt consistant à adjoindre des lentilles convergentes (par exemple L1 et L2) sur toutes les parois 25 latérales, 12 à 15, de la structure trapézoïdale 1 du capteur est de permettre est donc essentiellement une amplification de l'énergie du spectre lumineux afin d'accroître mécaniquement la sensibilité de ce capteur. Cela permet d'obtenir la même intensité lumineuse quelle 30 que soit la face latérale, 12 à 15, d'où provient la lumière. Ainsi, dès que cette lumière est caché par un élément quelconque, ce qui peut être interprété comme étant un mouvement, le capteur réagit d'autant plus rapidement à l'absence d'onde lumineuse ce qui a pour effet de déclencher 35 un signal électrique de bonne qualité par les circuits électriques de traitement de signal (figure 1 : CETS). Cette caractéristique n'est cependant pas suffisante pour atteindre les buts que s'est fixés l'invention. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, on munit les parois latérales, 12 à 15, et la paroi supérieure 11, de bandes, opaques au rayonnement produit par la source SL. Ces bandes forment des zones sombres de forme rectangulaire. Les figures 7 et 8 illustrent schématiquement cette disposition. Sur la figue 7, on a représenté des bandes opaques, 30 et 33, sur les parois latérales opposées, 13 et 15, respectivement. Elles sont parallèles à l'arête supérieure de ces parois et couvrent des zones supérieures de ces parois à partir des arêtes précitées. La paroi supérieure 11 est également pourvue de bandes opaques rectangulaires, 31 et 32, parallèles aux arêtes supérieures des parois latérales, 13 et 15, et formant continuité avec les bandes 30 et 33. Si on considère la structure illustrée par la figure 7, un seul mouvement décrit par un objet se déplaçant d'une région proche de la paroi latérale 14 vers une région proche de la paroi latérale 15, en passant au-dessus de la structure trapézoïdale 1, donc au-dessus des parties sombres opaques, 30 à 33, est capté trois fois par la photodiode 2 du fait de la double coupure créée par ces parties opaques. De même, sur la figue 8, on a représenté des bandes opaques, 34 et 37, sur les parois latérales opposées, 12 et 14, respectivement. Elles sont parallèles à l'arête supérieure de ces parois et couvrent des zones supérieures de ces parois à partir des arêtes précitées. De la même façon, la paroi supérieure 11 est également pourvue de bandes opaques rectangulaires, 35 et 36, parallèles aux arêtes supérieures des parois latérales, 12 et 14, et formant continuité avec les bandes 34 et 37. La figue 9 illustre un exemple de capteur complet combinant les structures illustrées sur les figures 4, 6 à 8. On a également représenté sur cette figure 9, la lentille L3 accolée à la paroi 12. En outre, bien que non visible sur la figure 9, il existe aussi une lentille que l'on dénommera L4 accolée à la paroi 13 (illustrée sur la figure 11), en sus de la lentille L1 accolée à la paroi 15 (figure 4), également non visible sur la figure 9. Il s'ensuit que, quel que soit le mouvement effectué au-dessus du capteur de gauche vers la droite, de droite vers la gauche, de l'avant vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant, le capteur capte systématiquement trois informations à chaque fois. La figure 9 illustre schématiquement pour un mouvement de droite à gauche la succession des trois informations de 10 mouvements captés, référencées Infol à Info3. Pour fixer les idées, dans un exemple de réalisation pratique, la hauteur h de la structure trapézoïdale 1 (distance entre le support 10 entre la paroi supérieure 11) est typiquement de l'ordre de 7 mm. Comme illustré en regard 15 de la figure 11, la longueur Lo est typiquement de l'ordre de 30 mm et la largeur La de l'ordre de 15 mm, valeurs prises à la base de la structure trapézoïdale 1. Comme illustré par la figure 10, le capteur est agencé de façon à ce qu'il permette la captation d'un mouvement 20 horizontal proche détecté au-dessus de la structure trapézoïdale 1 sous trois segments angulaires successifs . entre 0° et 01°, puis entre 02° et 03° , et enfin entre 04° et 180°. Typiquement, et quelles que soient les dimensions 25 relatives des parois, 10 à 15, de la structure trapézoïdale 1, d'une part, et des bandes opaques, 30 à 37, d'autre part, celle-ci est agencée pour que les valeurs de 01° à 04°, soient respectivement les suivantes : 40°, 60°, 120° et 140°, ce quel que soit le sens du mouvement, de la droite vers la 30 gauche et inversement (dans l'exemple de la figure 10), ou de l'avant vers l'arrière et inversement. La figure 11 illustre, en vue de dessus, un exemple de capteur C selon un mode de réalisation préféré de l'invention. On retrouve les éléments décrits sur les figures 35 2 à 10, qu'il est inutile de détailler de nouveau. La seule différence est que l'on prévoit, aux quatre coins supérieurs de la structure trapézoïdale 1, entre les bandes opaques, 30 à 37, des zones dites "blanches" donnant sur des espaces vides. Pour fixer les idées, le matériau constituant les parois 11 à 15 peut être du verre, du plastique ou tout autre matériau approprié laissant passer tout ou partie des longueurs d'onde de la lumière reçue par le capteur C. Cet aspect ne constitue qu'un choix technologique à la portée de l'Homme du Métier. La figure 12 illustre une application avantageuse de capteurs conforme à l'invention, par exemple du type illustré par la figure 11, pour déterminer un mouvement au sein d'une interface graphique d'un appareil doté d'un écran nécessitant une action extérieure pour contrôler un contenu graphique, en vue de remplacer et/ou compléter l'action d'un écran tactile et/ou d'un pointeur informatique, par exemple une souris. Dans l'exemple décrit sur la figure 12, l'appareil précité est un livre électronique Le comportant deux écrans repliables, P1 et P2, simulant les pages en regard d'un livre standard dit "papier". On doit comprendre que de nombreux autres appareils peuvent entrer dans le champ de cette application avantageuse de l'invention ordinateurs de bureau ou portables, téléphones cellulaires, consoles de jeux, etc. Toujours dans l'exemple de réalisation illustré par la 25 figure 12, on a disposé des séries de capteurs autour des zones utiles d'affichage, P1 et P2, du livre électronique Le. Ces capteurs sont dénommés C10 à CX13, suivant un axe horizontal et Cyll à Cy14i suivant un axe vertical, pour P1, et CX2o à Cx23, suivant un axe horizontal et Cy21 à Cy24, suivant un 30 axe vertical, pour P2. L'intérêt de prévoir plusieurs capteurs est la suivant. Deux capteurs mis à la suite l'un de l'autre, par exemple les capteurs CXio à C,t13, peuvent indiquer à la fois le sens du mouvement d'un objet en déplacement à proximité de 35 l'écran et l'amplitude de ce mouvement à répercuter sur l'interface graphique, en ayant recours à un calibrage préalable entre capteurs et distance théorique parcourue sur l'interface graphique, P1 ou P2. Si on détermine que chaque captation unitaire fait avancer un pointeur de x cm, typiquement de 1 cm, sur un écran graphique, alors un capteur multi-facettes à lentille convexe conforme à l'invention donne lieu à une progression du pointeur de 3 cm par mouvement effectué au-dessus de ce capteur. En effet du fait de la combinaison "captation lentille - capteur (1 cm) /zone opaque/ captation sans lentille (1 cm) / Zone opaque / captation lentille - capteur (1 cm)", on obtient une captation triplée. On peut considérer alors que les capteurs disposés à la suite l'un de l'autre forment une suite numérique u définie par : uxn = nx3, avec n = nombre de capteurs. Pour deux capteurs placés à la suite l'un de l'autre on obtient : ux2 = 6 informations captées. Pour trois capteurs placés à la suite les uns des autres on obtient : ux3 = 9 informations captées. L'invention permet donc, en disposant à la suite les uns des autres, une série de capteurs, par exemple du type décrit sur la figure 11, de créer un dispositif générant le résultat d'une information générale résultant d'une série de captations. Ce résultat, selon sa nature va déterminer, un mouvement au sein d'une interface graphique, par exemple des écrans, P1 et P2, du livre électronique Le. Ce dispositif crée une suite d'interfaces photosensibles pouvant être interprété comme une suite de mouvements dans une direction déterminée par la position du premier et du dernier capteur stimulé. Comme il a été indiqué, la stimulation des capteurs intervient lorsque le flux lumineux frappant la photodiode dont il est pourvu est occulté par un objet quelconque. Dans le cadre de ce type d'application, l'occultation du flux lumineux peut résulter de mouvements de la main d'un opérateur (non illustré sur la figure 12) devant les écrans P1 ou P2. A la lecture de ce qui précède, on constate aisément que l'invention atteint bien les buts qu'elle s'est fixée, et qu'il est inutile de rappeler entièrement. Toutefois, l'invention n'est pas limitée aux seuls dispositifs conformes aux modes de réalisation explicitement décrits en regard des figures 2 à 11, ni seulement à l'application préférée décrite en regard de la figure 12. Enfin, dans ce qui précède, le capteur selon l'invention a été décrit dans un mode de réalisation préféré permettant une captation de mouvements d'un objet se déplaçant d'une région en regard de n'importe quelle paroi latérale vers une région en regard d'une paroi latérale opposée, sans sortir du cadre de l'invention, dans une variante de réalisation que l'on peut qualifier de simplifiée, la structure trapézoïdale peut ne comporter que deux parois latérales translucides opposées (par exemple 12 et 14) munies de lentilles (par exemple L2-L3) de bandes opaques dans des régions supérieures (par exemple 35-36). La paroi supérieure de la structure trapézoïdale comporte également deux bandes opaques en périphérie (par exemple 35-37), formant continuité avec les bandes latérales opaques. Dans ces conditions, le capteur permet seulement une détection de mouvement triple d'un objet se déplaçant d'une région en regard d'une desdites deux parois latérales translucides vers une région en regard de la paroi latérale translucide opposée. REVENDICATIONS1. Capteur de mouvement sans contact comportant un détecteur à effet photoélectrique disposé sur un support plan illuminé par un rayonnement lumineux incident, le détecteur étant sensible à tout ou partie des longueurs d'ondes du rayonnement lumineux et le convertissant en signaux électriques de sortie transmis à des circuits électroniques de traitement de signal, caractérisé en ce que les circuits électroniques de traitement de signal (CETS) sont agencés pour détecter des occultations du rayonnement lumineux (fe) par un objet en mouvement, en ce qu'il comprend une structure trapézoïdale isocèle (1) disposée sur le support plan (10) comprenant quatre parois latérales (12-15) entourant le détecteur (2) et une paroi supérieure (11) disposée dans un plan parallèle au support plan (10), en ce que la paroi supérieure (11) est translucide au rayonnement lumineux (fe), en ce que au moins deux parois latérales opposées (12-14) sont translucides au rayonnement lumineux (fe) et sont munies de lentilles convexes convergentes (L3-L2) transformant le rayonnement lumineux incident (fe) en un faisceau convergent (fs), de manière à amplifier l'énergie lumineuse reçue par le détecteur (2), en ce que lesdites deux parois latérales opposées (12-14) sont munies de bandes opaques (35-36) au rayonnement lumineux dans des régions supérieures adjacentes à leurs intersections avec la paroi supérieure (11), en ce que cette paroi supérieure (11) comporte en périphérie et en continuité avec les bandes opaque latérale au moins deux bandes (35-37) opaques au rayonnement lumineux, de manière à permettre une captation de mouvements dudit objet se déplaçant d'une région en regard d'une desdites deux parois latérales translucides (12-14) vers une région en regard de la paroi latérale translucide opposée, sous trois segments angulaires différents (0°-e1°, 02°-03°, 04°-180°), deux au travers desdites lentilles convexes convergentes (L3-L2) et un au travers de la paroi supérieure (11). 2. Capteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les quatre parois latérales (12-15) sont translucides au rayonnement lumineux et sont munies de lentilles convexesconvergentes (L1-L4) transformant le rayonnement lumineux incident (fe) en un faisceau convergent (fs) et de bandes opaques (30, 33, 34, 36) au rayonnement lumineux dans des régions supérieures adjacentes avec leurs intersections avec la paroi supérieure (11), en ce que la paroi supérieure (11) comporte en périphérie et en continuité avec les bandes opaques latérales (30, 33, 34, 36) quatre bandes (31, 32, 35, 37) opaques au rayonnement lumineux, de manière à permettre une captation de mouvements dudit objet se déplaçant d'une région en regard de n'importe quelle paroi latérale (12-15) vers une région en regard d'une paroi latérale opposée, sous trois segments angulaires différents (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°), deux au travers desdites lentilles convexes convergentes (L1-L4) et un au travers de la paroi supérieure (11). 3. Capteur selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits segments angulaires (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°) sont définis par les angles suivants : un premier segment angulaire, déterminé par une première paroi latérale, couvre des angles compris entre 0° et 40°, un deuxième segment angulaire, déterminé par la paroi supérieure, couvre des angles compris entre 60° et 120°, et un troisième segment angulaire, déterminé par une seconde paroi latérale opposée à ladite première paroi latérale, couvre des angles compris entre 140° et 180°. 4. Capteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce ledit détecteur à effet photoélectrique est une photodiode de géométrie plane (2). 5. Capteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la distance séparant ledit support plat (10) et la paroi supérieure (11) dite hauteur (h) du capteur est égale à 7 mm, la largeur (La) de la base de ladite structure trapézoïdale (1) est d'environ 15 mm et sa longueur (Lo) environ 30 mm. 6. Dispositif de détermination d'un mouvement au sein d'une interface graphique d'un appareil (Le) doté d'un écran (P1, P2) nécessitant une action extérieure pour contrôler un contenu graphique caractérisé en ce qu'il comprend unepluralité de capteurs (Calo à Cy22) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 agencés sur le pourtour dudit écran (P1, P2) de manière à détecter le mouvement et l'amplitude du mouvement d'un objet en déplacement à proximité dudit écran (P1, P2) - 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits capteurs (Calo à Cy22) sont disposés suivant deux directions orthogonales. 8. Dispositifs selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que ledit appareil est un livre électronique (Le) comprenant deux écrans (P1i P2) simulant les pages d'un livre standard.
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FR2960059A1
A1
20111118
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La présente invention se rapporte à une installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet. Le contrôle de la qualité d'une surface peut être réalisé par déflectométrie à décalage de phase. La déflectométrie à décalage de phase est une technique consistant à déterminer la géométrie d'une surface réfléchissante ou transparente d'un objet par la forme de ses pentes et courbures locales, à partir de la déformation de l'image d'une mire, notamment de type grille, réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Par « mire», on entend un réseau de franges alternant des lignes claires et sombres, généralement à profil sinusoïdal ou binaire à transition franche de luminosité. La déformation de l'image de la mire est capturée par au moins un moyen de capture d'image, notamment de type caméra, chaque moyen de capture présentant un champ de vision. Le ou chaque moyen de capture est agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. L'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet contient un signal périodique formé par la luminance du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Le signal périodique est échantillonné sur au moins une période avec un minimum de trois échantillons pour une mesure de phase. Puis la carte de phase de l'image du réseau de franges est extraite classiquement des échantillons du signal périodique selon une méthode d'extraction de la composante fondamentale de Fourier. Pour obtenir une mesure complète des pentes de la surface de l'objet à contrôler, deux directions orthogonales des franges.sont nécessaires. En effet, les pentes ont deux composantes ; si la géométrie de la surface à contrôler est décrite dans un repère cartésien (x, y, z) par la fonction z(x, y), les deux composantes des pentes locales sont 8z/8x et 8z/8y. Deux techniques utilisées en déflectométrie sont connues de l'état de la technique : - le décalage de phase temporel, - le décalage de phase spatial. Le décalage de phase temporel nécessite classiquement 35 l'utilisation d'un affichage informatique d'une mire par un moniteur (de type LCD ou plasma) ou d'un vidéoprojecteur projetant sur un écran diffusant (en réflexion ou en transmission). La mire est déplacée par traitement informatique de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. L'inconvénient principal du décalage de phase temporel est la limitation de la taille du moniteur qui ne permet pas de réaliser des mesures des pentes pour une surface à contrôler de grande taille. Par « grande taille », on entend une surface présentant une superficie supérieure à 0,5 m2. Par ailleurs, l'emploi d'un vidéoprojecteur n'est pas adapté aux environnements industriels du fait de sa fragilité, de son coût élevé et de la durée de vie fortement limitée des ampoules utilisées. En outre, l'emploi d'un vidéoprojecteur rend l'installation encombrante car il faut y prévoir l'espace séparant le vidéoprojecteur de l'écran diffusant. Le décalage de phase spatial utilise une mire fixe. La mesure de la phase de l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet est effectuée au voisinage d'un point de la surface de l'objet à partir de la capture d'image d'un pixel d'une caméra visant ce point et par un groupe de pixels contigus. Ainsi, un premier inconvénient du décalage de phase spatial est une limitation de la résolution spatiale de la mesure de phase car plusieurs pixels contigus sont nécessaires pour faire une mesure locale. Par ailleurs, un deuxième inconvénient du décalage de phase spatial est la contrainte que l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet ne doit pas être trop déformée afin que la variation de la fréquence spatiale apparente de ladite image soit suffisamment faible pour extraire la phase. Ainsi, seuls des objets quasi plans, quasi sphériques, quasi cylindriques ou quasi toriques peuvent bénéficier d'un contrôle de surface par décalage de phase spatial. La présente invention vise à remédier en tout ou partie aux 30 inconvénients précités et concerne une installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet remarquable en ce qu'elle comporte : - un support de l'objet, - un panneau comprenant un réseau de franges alternant des lignes claires et sombres, le réseau de franges présentant une première série 35 de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une première direction et selon un premier pas, et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction, et selon un second pas, - des moyens d'éclairage agencés pour éclairer le réseau de franges, - au moins un moyen de capture d'image, notamment de type caméra, le ou chaque moyen de capture présentant un champ de vision, et étant agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet, et au moins un élément sélectionné dans le groupe comportant le support de l'objet, le panneau et le ou chaque moyen de capture est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de chaque élément sélectionné étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Ainsi, la présence d'un panneau formant une mire permet d'envisager la réalisation d'une mire de grande taille simple à mettre en oeuvre et à faible coût, notamment par impression de lignes sombres croisées sur un panneau de couleur claire, et par là-même permet d'effectuer un contrôle de qualité d'une surface de grande taille telle qu'une surface d'un véhicule automobile, contrairement au décalage de phase temporel. En outre, un tel panneau est robuste et pérenne, ce qui est favorable pour des environnements industriels. Par ailleurs, un tel réseau de franges permet une mesure complète des pentes de la surface à contrôler de l'objet. Une telle mobilité de l'élément sélectionné dans le groupe comportant le support de l'objet, le panneau et les moyens de capture permet l'introduction du décalage de phase ainsi que le contrôle de la qualité d'une surface d'un objet non nécessairement quasi plane, quasi sphérique, quasi cylindrique ou quasi torique, ce qui n'est pas envisageable dans le décalage de phase spatial. Dans un mode de réalisation, le panneau est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau de franges respectivement entre une première et une seconde pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant respectivement à une fraction entière prédéterminée du premier et du second pas du réseau de franges. Ainsi, une telle mobilité du panneau permet d'introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Avantageusement, le ou chaque moyen de capture d'image est agencé pour capturer l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet pour chacune de la première et de la seconde pluralité de positions du panneau. Ainsi, un tel agencement du ou de chaque moyen de capture permet d'optimiser la résolution spatiale de la mesure de phase. En effet, c'est le même pixel qui va capturer le signal périodique généré par le déplacement du panneau. Ce même pixel permet une mesure de la phase correspondant exactement au point de l'objet vu par ce pixel. Un tel agencement du ou de chaque moyen de capture permet de s'affranchir d'une mesure de phase dépendante d'un groupe de pixels contigus. Selon une forme d'exécution, l'installation comporte des moyens de déplacement du panneau comprenant au moins un premier actionneur et au moins un second actionneur, de préférence du type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, le premier et le second actionneur étant agencés pour respectivement déplacer le panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Ainsi, de tels moyens de déplacement assurent la cinématique du panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Avantageusement, l'installation comporte des moyens de guidage, de préférence des rails de guidage, agencés pour guider le panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Ainsi, de tels moyens de guidage permettent d'améliorer la précision de la cinématique du panneau. Selon une réalisation particulière, le panneau présente : - une face dite avant destinée à être orientée vers l'objet, et 30 comprenant le réseau de franges, - une face dite arrière opposée, - des orifices traversant ménagés en son sein, et le ou chaque moyen de capture est fixé sur la face arrière du panneau de manière à capturer dans le champ de vision correspondant à 35 travers les orifices traversant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Selon un mode de réalisation, l'installation comporte un moyen de capture et le support de l'objet est mobile autour du point de la surface de l'objet situé au centre du champ de vision du moyen de capture, lorsque l'objet est disposé sur le support, le déplacement entre deux positions successives du support étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies par la surface de l'objet. Ainsi, une telle mobilité du support est une alternative à la mobilité du panneau pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux 10 images du réseau de franges réfléchies par la surface de l'objet. Selon un mode de réalisation, le ou chaque moyen de capture est mobile autour du centre du champ de vision correspondant, le centre du champ de vision correspondant étant destiné à viser un point fixe de la surface de l'objet. 15 Ainsi, une telle mobilité du ou de chaque moyen de capture est une alternative à la mobilité du panneau et à la mobilité du support pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. En outre, une telle mobilité du ou de chaque moyen de capture est particulièrement adaptée « en 20 transmission », c'est-à-dire pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges transmises par la surface de l'objet. Selon une caractéristique avantageuse, le premier pas du réseau de franges est sensiblement égal au second pas. Ainsi, l'échantillonnage des signaux périodiques formés par la 25 luminance du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet ainsi que l'extraction de phase des échantillons sont simplifiés et nécessitent moins de temps de calcul. Avantageusement, le panneau est réalisé dans une matière souple et s'étend de manière à former une portion de cylindre. 30 Ainsi, une telle forme du panneau permet d'augmenter de manière significative la taille apparente de l'image du panneau sur un objet de forme convexe, l'objet étant destiné à être situé à l'intérieur de la portion de cylindre. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va suivre de trois modes de réalisation d'une installation de 35 contrôle de la qualité d'une surface d'un objet selon l'invention, donnés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 est une vue partielle d'une installation selon un premier mode de réalisation, - la figure 2 est une vue schématique d'une matrice de déplacements du panneau illustré à la figure 1, - la figure 3 est une vue partielle schématique d'une installation selon un deuxième mode de réalisation, - la figure 4 est une vue partielle schématique d'une installation selon un troisième mode de réalisation. Pour les différentes variantes de réalisation, les mêmes références 10 pourront être utilisées pour des éléments identiques ou assurant la même fonction, par souci de simplification de la description. L'installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet illustrée à la figure 1 comporte : - un support 1 de l'objet tel qu'un sol, 15 - un panneau 2, - des moyens d'éclairage (non représentés), tels que des tubes fluorescents ou un éclairage à diodes électroluminescentes, - des moyens de capture d'image comportant des caméras (non représentées). 20 Le panneau 2 comprend : - une face dite avant 20 destinée à être orientée vers l'objet, - une face dite arrière 21 opposée, - des orifices traversant (non représentés) ménagés en son sein. La face avant 20 du panneau 2 comprend un réseau 3 de franges 25 alternant des lignes claires 30 et sombres 31, le réseau 3 de franges présentant une première série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une première direction curviligne et selon un pas p, et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction curviligne, et 30 selon le pas p. Selon une forme d'exécution, le panneau 2 est réalisé dans un matériau opaque et les moyens d'éclairage sont agencés pour éclairer la face avant du panneau 2. Selon une variante d'exécution, le panneau 2 est réalisé dans un 35 matériau translucide et les moyens d'éclairage sont agencés pour éclairer la face arrière du panneau 2. Les caméras sont fixées sur la face arrière 21 du panneau 2. Chaque caméra présente un champ de vision et est agencée de manière à capturer dans leur champ de vision à travers les orifices traversant une image du réseau 3 de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Avantageusement, les caméras peuvent être synchronisées entre elles. Le panneau 2 est réalisé dans une matière souple et s'étend de manière à former sensiblement une portion de cylindre dont la génératrice s'étend sensiblement parallèlement à la seconde direction du réseau 3 de franges. L'objet est destiné à être disposé à l'intérieur de la portion de cylindre. Le panneau 2 est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau 3 de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Pour ce faire, le panneau 2 est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau 3 de franges respectivement entre une première et une seconde pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant à une fraction entière prédéterminée du pas p du réseau 3 de franges. Dans l'exemple illustré à la figure 2, le panneau 2 est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau 3 de franges respectivement entre une première pluralité de cinq positions (notées j et numérotées de 0 à 4) une seconde pluralité de cinq positions (notées i et numérotées de 0 à 4), le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant à un cinquième du pas p du réseau 3 de franges. Les caméras sont agencées pour capturer l'image du réseau 3 de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet pour chacune de la première et de la seconde pluralité de positions du panneau 2. L'installation comporte des moyens de déplacement du panneau 2 (non représentés) comprenant : - au moins un premier actionneur, pouvant être de type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, agencé pour déplacer le panneau 2 suivant la première direction du réseau 3 de franges, - au moins un second actionneur, pouvant être de type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, agencé pour déplacer le panneau 2 suivant la seconde direction du réseau 3 de franges. L'installation comporte : - deux rails de guidage circulaires (non représentés) disposés de part et d'autre du panneau 2 et agencés pour guider le panneau 2 suivant la première direction du réseau 3 de franges, - deux rails de guidage longitudinaux (non représentés) disposés de part et d'autre du panneau 2 et agencés pour guider le panneau 2 suivant la 10 seconde direction du réseau 3 de franges. Selon le mode de réalisation illustré à la figure 3, l'installation diffère de l'installation illustrée à la figure 1 en ce que : - le panneau 2 est fixe, - l'installation comporte au moins une caméra 5 (une seule est 15 représentée), - chaque caméra 5 est mobile autour du centre de son champ de vision, le centre du champ de vision visant un point P fixe de la surface d'un objet 4. Selon le mode de réalisation illustré à la figure 4, l'installation 20 diffère de l'installation illustrée à la figure 1 en ce que : - le panneau 2 est fixe, - l'installation comporte une caméra 5, - le support 1 d'un objet 4 est mobile autour du point P de la surface de l'objet 4 situé au centre du champ de vision de la caméra 5, le 25 déplacement entre deux positions successives du support 1 étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau 3 de franges réfléchies par la surface de l'objet 4. Une telle mobilité du support 1 de l'objet 4 consiste en des rotations autour de ce point P afin de déplacer une image du réseau 3 de franges 30 réfléchie par la surface de l'objet 4 sans déplacer l'objet 4 lui-même dans le champ de vision. Les rotations s'effectuent autour d'axes déterminés de manière à ce que les images du réseau 3 de franges réfléchies par la surface de l'objet 4 se déplacent dans des directions correspondant à leur décalage de phase. 35 Bien entendu, les modes de réalisation de l'invention décrits ci-dessus ne présentent aucun caractère limitatif. Des détails et améliorations peuvent y être apportés dans d'autres variantes d'exécution sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet (4) 5 caractérisée en ce qu'elle comporte : - un support (1) de l'objet (4), - un panneau (2) comprenant un réseau (3) de franges alternant des lignes claires (30) et sombres (31), le réseau (3) de franges présentant une première série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une 10 première direction et selon un premier pas (p), et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction, et selon un second pas (p), - des moyens d'éclairage agencés pour éclairer le réseau (3) de franges, 15 - au moins un moyen de capture d'image, notamment de type caméra (5), le ou chaque moyen de capture présentant un champ de vision, et étant agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau (3) de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet (4), et au moins un élément sélectionné dans le groupe comportant le 20 support (1) de l'objet, le panneau (2) et le ou chaque moyen de capture est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de chaque élément sélectionné étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau (3) de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet (4). 25 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le panneau (2) est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau de (3) franges respectivement entre une première et une seconde pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de la première et 30 de la seconde pluralité de positions correspondant respectivement à une fraction entière prédéterminée du premier et du second pas (p) du réseau (3) de franges. 3. Installation selon la revendication 2, caractérisée en ce que le ou 35 chaque moyen de capture d'image est agencé pour capturer l'image du réseau(3) de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet (4) pour chacune de la première et de la seconde pluralité de positions du panneau (2). 4. Installation selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de déplacement du panneau comprenant au moins un premier actionneur et au moins un second actionneur, de préférence du type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, le premier et le second actionneur étant agencés pour respectivement déplacer le panneau (2) suivant la première et la seconde direction du réseau (3) de franges. 5. Installation selon la revendication 4, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens de guidage, de préférence des rails de guidage, agencés pour guider le panneau (2) suivant la première et la seconde direction du réseau (3) de franges. 6. Installation selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que le panneau (2) présente : - une face dite avant (20) destinée à être orientée vers l'objet (4), et comprenant le réseau (3) de franges, - une face dite arrière (21) opposée, - des orifices traversant ménagés en son sein, et en ce que le ou chaque moyen de capture est fixé sur la face arrière (21) du panneau (2) de manière à capturer dans le champ de vision correspondant à travers les orifices traversant une image du réseau (3) de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. 7. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il comporte un moyen de capture, et en ce que le support (1) de l'objet (4) est mobile autour du point (P) de la surface de l'objet (4) situé au centre du champ de vision du moyen de capture, lorsque l'objet (4) est disposé sur le support (1), le déplacement entre deux positions successives du support (1) étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau (3) de franges réfléchies par la surface de l'objet (4). 8. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le ou chaque moyen de capture est mobile autour du centre du champ de visioncorrespondant, le centre du champ de vision correspondant étant destiné à viser un point (P) fixe de la surface de l'objet (4). 9. Installation selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en 5 ce que le premier pas (p) du réseau (3) de franges est sensiblement égal au second pas (p). 10. Installation selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que le panneau (2) est réalisé dans une matière souple et s'étend de 10 manière à former une portion de cylindre.
22,611
FR2960060A1
A1
20111118
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La présente invention se rapporte à une installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet. Le contrôle de la qualité d'une surface peut être réalisé par déflectométrie à décalage de phase. La déflectométrie à décalage de phase est une technique consistant à déterminer la géométrie d'une surface réfléchissante ou transparente d'un objet par la forme de ses pentes et courbures locales, à partir de la déformation de l'image d'une mire, notamment de type grille, réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Par « mire», on entend un réseau de franges alternant des lignes claires et sombres, généralement à profil sinusoïdal ou binaire à transition franche de luminosité. La déformation de l'image de la mire est capturée par au moins un moyen de capture d'image, notamment de type caméra, chaque moyen de capture présentant un champ de vision. Le ou chaque moyen de capture est agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. L'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet contient un signal périodique formé par la luminance du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Le signal périodique est échantillonné sur au moins une période avec un minimum de trois échantillons pour une mesure de phase. Puis la carte de phase de l'image du réseau de franges est extraite classiquement des échantillons du signal périodique selon une méthode d'extraction de la composante fondamentale de Fourier. Pour obtenir une mesure complète des pentes de la surface de l'objet à contrôler, deux directions orthogonales des franges sont nécessaires. En effet, les pentes ont deux composantes ; si la géométrie de la surface à contrôler est décrite dans un repère cartésien (x, y, z) par la fonction z(x, y), les deux composantes des pentes locales sont az/ax et az/ay. Deux techniques utilisées en déflectométrie sont connues de l'état de la technique : - le décalage de phase temporel, - le décalage de phase spatial. Le décalage de phase temporel nécessite classiquement 35 l'utilisation d'un affichage informatique d'une mire par un moniteur (de type LCD ou plasma) ou d'un vidéoprojecteur projetant sur un écran diffusant (en réflexion ou en transmission). La mire est déplacée par traitement informatique de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. L'inconvénient principal du décalage de phase temporel est la limitation de la taille du moniteur qui ne permet pas de réaliser des mesures des pentes pour une surface à contrôler de grande taille. Par «grande taille », on entend une surface présentant une superficie supérieure à 0,5 m2. Par ailleurs, l'emploi d'un vidéoprojecteur n'est pas adapté aux environnements industriels du fait de sa fragilité, de son coût élevé et de la durée de vie fortement limitée des ampoules utilisées. En outre, l'emploi d'un vidéoprojecteur rend l'installation encombrante car il faut y prévoir l'espace séparant le vidéoprojecteur de l'écran diffusant. Le décalage de phase spatial utilise une mire fixe. La mesure de la phase de l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet est effectuée au voisinage d'un point de la surface de l'objet à partir de la capture d'image d'un pixel d'une caméra visant ce point et par un groupe de pixels contigus. Ainsi, un premier inconvénient du décalage de phase spatial est une limitation de la résolution spatiale de la mesure de phase car plusieurs pixels contigus sont nécessaires pour faire une mesure locale. Par ailleurs, un deuxième inconvénient du décalage de phase spatial est la contrainte que l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet ne doit pas être trop déformée afin que la variation de la fréquence spatiale apparente de ladite image soit suffisamment faible pour extraire la phase. Ainsi, seuls des objets quasi plans, quasi sphériques, quasi cylindriques ou quasi toriques peuvent bénéficier d'un contrôle de surface par décalage de phase spatial. La présente invention vise à remédier en tout ou partie aux 30 inconvénients précités et concerne une installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet remarquable en ce qu'elle comporte : - un support de l'objet, - un panneau comprenant un réseau de franges alternant des lignes claires et sombres, le réseau de franges présentant une première série 35 de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une première direction et selon un premier pas, et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction, et selon un second pas, - des moyens d'éclairage agencés pour éclairer le réseau de franges, - au moins un moyen de capture d'image, notamment de type caméra, le ou chaque moyen de capture présentant un champ de vision, et étant agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet, et au moins un élément sélectionné dans le groupe comportant le support de l'objet, le panneau et le ou chaque moyen de capture est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de chaque élément sélectionné étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Ainsi, la présence d'un panneau formant une mire permet d'envisager la réalisation d'une mire de grande taille simple à mettre en oeuvre et à faible coût, notamment par impression de lignes sombres croisées sur un panneau de couleur claire, et par là-même permet d'effectuer un contrôle de qualité d'une surface de grande taille telle qu'une surface d'un véhicule automobile, contrairement au décalage de phase temporel. En outre, un tel panneau est robuste et pérenne, ce qui est favorable pour des environnements industriels. Par ailleurs, un tel réseau de franges permet une mesure complète des pentes de la surface à contrôler de l'objet. Une telle mobilité de l'élément sélectionné dans le groupe comportant le support de l'objet, le panneau et les moyens de capture permet l'introduction du décalage de phase ainsi que le contrôle de la qualité d'une surface d'un objet non nécessairement quasi plane, quasi sphérique, quasi cylindrique ou quasi torique, ce qui n'est pas envisageable dans le décalage de phase spatial. Dans un mode de réalisation, le panneau est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau de franges respectivement entre une première et une seconde pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant respectivement à une fraction entière prédéterminée du premier et du second pas du réseau de franges. Ainsi, une telle mobilité du panneau permet d'introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Avantageusement, le ou chaque moyen de capture d'image est agencé pour capturer l'image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet pour chacune de la première et de la seconde pluralité de positions du panneau. Ainsi, un tel agencement du ou de chaque moyen de capture permet d'optimiser la résolution spatiale de la mesure de phase. En effet, c'est le même pixel qui va capturer le signal périodique généré par le déplacement du panneau. Ce même pixel permet une mesure de la phase correspondant exactement au point de l'objet vu par ce pixel. Un tel agencement du ou de chaque moyen de capture permet de s'affranchir d'une mesure de phase dépendante d'un groupe de pixels contigus. Selon une forme d'exécution, l'installation comporte des moyens de déplacement du panneau comprenant au moins un premier actionneur et au moins un second actionneur, de préférence du type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, le premier et le second actionneur étant agencés pour respectivement déplacer le panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Ainsi, de tels moyens de déplacement assurent la cinématique du panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Avantageusement, l'installation comporte des moyens de guidage, de préférence des rails de guidage, agencés pour guider le panneau suivant la première et la seconde direction du réseau de franges. Ainsi, de tels moyens de guidage permettent d'améliorer la précision de la cinématique du panneau. Selon une réalisation particulière, le panneau présente : - une face dite avant destinée à être orientée vers l'objet, et 30 comprenant le réseau de franges, - une face dite arrière opposée, - des orifices traversant ménagés en son sein, et le ou chaque moyen de capture est fixé sur la face arrière du panneau de manière à capturer dans le champ de vision correspondant à 35 travers les orifices traversant une image du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Selon un mode de réalisation, l'installation comporte un moyen de capture et le support de l'objet est mobile autour du point de la surface de l'objet situé au centre du champ de vision du moyen de capture, lorsque l'objet est disposé sur le support, le déplacement entre deux positions successives du support étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies par la surface de l'objet. Ainsi, une telle mobilité du support est une alternative à la mobilité du panneau pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux 10 images du réseau de franges réfléchies par la surface de l'objet. Selon un mode de réalisation, le ou chaque moyen de capture est mobile autour du centre du champ de vision correspondant, le centre du champ de vision correspondant étant destiné à viser un point fixe de la surface de l'objet. 15 Ainsi, une telle mobilité du ou de chaque moyen de capture est une alternative à la mobilité du panneau et à la mobilité du support pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. En outre, une telle mobilité du ou de chaque moyen de capture est particulièrement adaptée «en 20 transmission », c'est-à-dire pour introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau de franges transmises par la surface de l'objet. Selon une caractéristique avantageuse, le premier pas du réseau de franges est sensiblement égal au second pas. Ainsi, l'échantillonnage des signaux périodiques formés par la 25 luminance du réseau de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet ainsi que l'extraction de phase des échantillons sont simplifiés et nécessitent moins de temps de calcul. Avantageusement, le panneau est réalisé dans une matière souple et s'étend de manière à former une portion de cylindre. 30 Ainsi, une telle forme du panneau permet d'augmenter de manière significative la taille apparente de l'image du panneau sur un objet de forme convexe, l'objet étant destiné à être situé à l'intérieur de la portion de cylindre. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va suivre de trois modes de réalisation d'une installation de 35 contrôle de la qualité d'une surface d'un objet selon l'invention, donnés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue partielle d'une installation selon un premier mode de réalisation, - la figure 2 est une vue schématique d'une matrice de déplacements du panneau illustré à la figure 1, - la figure 3 est une vue partielle schématique d'une installation selon un deuxième mode de réalisation, - la figure 4 est une vue partielle schématique d'une installation selon un troisième mode de réalisation. Pour les différentes variantes de réalisation, les mêmes références 10 pourront être utilisées pour des éléments identiques ou assurant la même fonction, par souci de simplification de la description. L'installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet illustrée à la figure 1 comporte : - un support 1 de l'objet tel qu'un sol, 15 - un panneau 2, - des moyens d'éclairage (non représentés), tels que des tubes fluorescents ou un éclairage à diodes électroluminescentes, - des moyens de capture d'image comportant des caméras (non représentées). 20 Le panneau 2 comprend : - une face dite avant 20 destinée à être orientée vers l'objet, - une face dite arrière 21 opposée, - des orifices traversant (non représentés) ménagés en son sein. La face avant 20 du panneau 2 comprend un réseau 3 de franges 25 alternant des lignes claires 30 et sombres 31, le réseau 3 de franges présentant une première série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une première direction curviligne et selon un pas p, et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction curviligne, et 30 selon le pas p. Selon une forme d'exécution, le panneau 2 est réalisé dans un matériau opaque et les moyens d'éclairage sont agencés pour éclairer la face avant du panneau 2. Selon une variante d'exécution, le panneau 2 est réalisé dans un 35 matériau translucide et les moyens d'éclairage sont agencés pour éclairer la face arrière du panneau 2. Les caméras sont fixées sur la face arrière 21 du panneau 2. Chaque caméra présente un champ de vision et est agencée de manière à capturer dans leur champ de vision à travers les orifices traversant une image du réseau 3 de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet. Avantageusement, les caméras peuvent être synchronisées entre elles. Le panneau 2 est réalisé dans une matière souple et s'étend de manière à former sensiblement une portion de cylindre dont la génératrice s'étend sensiblement parallèlement à la seconde direction du réseau 3 de franges. L'objet est destiné à être disposé à l'intérieur de la portion de cylindre. Le panneau 2 est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau 3 de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet. Pour ce faire, le panneau 2 est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau 3 de franges respectivement entre une première et une seconde pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant à une fraction entière prédéterminée du pas p du réseau 3 de franges. Dans l'exemple illustré à la figure 2, le panneau 2 est mobile suivant la première et la seconde direction du réseau 3 de franges respectivement entre une première pluralité de cinq positions (notées j et numérotées de 0 à 4) une seconde pluralité de cinq positions (notées i et numérotées de 0 à 4), le déplacement entre deux positions successives de la première et de la seconde pluralité de positions correspondant à un cinquième du pas p du réseau 3 de franges. Les caméras sont agencées pour capturer l'image du réseau 3 de franges réfléchie ou transmise par la surface de l'objet pour chacune de la première et de la seconde pluralité de positions du panneau 2. L'installation comporte des moyens de déplacement du panneau 2 (non représentés) comprenant : - au moins un premier actionneur, pouvant être de type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, agencé pour déplacer le panneau 2 suivant la première direction du réseau 3 de franges, - au moins un second actionneur, pouvant être de type linéaire électrique ou linéaire pneumatique, agencé pour déplacer le panneau 2 suivant la seconde direction du réseau 3 de franges. L'installation comporte : - deux rails de guidage circulaires (non représentés) disposés de part et d'autre du panneau 2 et agencés pour guider le panneau 2 suivant la première direction du réseau 3 de franges, - deux rails de guidage longitudinaux (non représentés) disposés de part et d'autre du panneau 2 et agencés pour guider le panneau 2 suivant la 10 seconde direction du réseau 3 de franges. Selon le mode de réalisation illustré à la figure 3, l'installation diffère de l'installation illustrée à la figure 1 en ce que : - le panneau 2 est fixe, - l'installation comporte au moins une caméra 5 (une seule est 15 représentée), - chaque caméra 5 est mobile autour du centre de son champ de vision, le centre du champ de vision visant un point P fixe de la surface d'un objet 4. Selon le mode de réalisation illustré à la figure 4, l'installation 20 diffère de l'installation illustrée à la figure 1 en ce que : - le panneau 2 est fixe, - l'installation comporte une caméra 5, - le support 1 d'un objet 4 est mobile autour du point P de la surface de l'objet 4 situé au centre du champ de vision de la caméra 5, le 25 déplacement entre deux positions successives du support 1 étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau 3 de franges réfléchies par la surface de l'objet 4. Une telle mobilité du support 1 de l'objet 4 consiste en des rotations autour de ce point P afin de déplacer une image du réseau 3 de franges 30 réfléchie par la surface de l'objet 4 sans déplacer l'objet 4 lui-même dans le champ de vision. Les rotations s'effectuent autour d'axes déterminés de manière à ce que les images du réseau 3 de franges réfléchies par la surface de l'objet 4 se déplacent dans des directions correspondant à leur décalage de phase. 35 Bien entendu, les modes de réalisation de l'invention décrits ci-dessus ne présentent aucun caractère limitatif. Des détails et améliorations peuvent y être apportés dans d'autres variantes d'exécution sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Installation de contrôle de la qualité d'une surface d'un objet (4) caractérisée en ce qu'elle comporte : - un support (1) de l'objet (4), - un panneau (2) comprenant un réseau (3) de franges alternant des lignes claires (30) et sombres (31), le réseau (3) de franges présentant une première série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une première direction et selon un premier pas (p), et une seconde série de franges sensiblement parallèles s'étendant suivant une seconde direction sensiblement perpendiculaire à la première direction, et selon un second pas (p), - des moyens d'éclairage agencés pour éclairer le réseau (3) de franges, - un moyen de capture d'image, notamment de type caméra (5), le moyen de capture présentant un champ de vision, et étant agencé pour capturer dans le champ de vision correspondant une image du réseau (3) de franges réfléchie par la surface de l'objet (4), et le support (1) de l'objet est mobile entre une pluralité de positions, le déplacement entre deux positions successives du support (1) de l'objet étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau (3) de franges réfléchies ou transmises par la surface de l'objet (4), et le support (1) de l'objet (4) est mobile autour du point (P) de la surface de l'objet (4) situé au centre du champ de vision du moyen de capture, lorsque l'objet (4) est disposé sur le support (1), le déplacement entre deux positions successives du support (1) étant conçu de manière à introduire un décalage de phase prédéterminé entre deux images du réseau (3) de franges réfléchies par la surface de l'objet (4). 2. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que le support (1) de l'objet est mobile en rotation autour d'axes déterminés de manière à ce que les images du réseau (3) de franges réfléchies par la surface de l'objet (4) se déplacent dans des directions correspondant à leur décalage de phase. 5 3. Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le premier pas (p) du réseau (3) de franges est sensiblement égal au second pas (p). 4. Installation selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que le panneau (2) est réalisé dans une matière souple et s'étend de manière à former une portion de cylindre.
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Procédé de détermination de taux de vide par spectrométrie de résonance acoustique non linéaire dans un milieu diphasique et application dans un réacteur nucléaire Le domaine de l'invention est celui de la détermination (ou caractérisation) de taux dit de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide, correspondant à la détermination (ou caractérisation) de volume de bulles de gaz au sein d'un volume de liquide. Il existe de nombreux domaines dans lesquels la détermination de taux de vide présente un intérêt et notamment dans des domaines aussi variés que l'industrie nucléaire, l'industrie agroalimentaire, l'industrie pétrolière, l'industrie chimique, les applications cryogéniques, la médecine (imagerie et problèmes de maladie de décompression) ou bien encore le 1 o domaine de l'acoustique sous-marine. Plus précisément dans le domaine nucléaire, et notamment pour la quatrième génération de réacteur nucléaire à neutrons rapides « RNR », le réacteur SFR « Sodium Fast Reactor » apparaît très prometteur. Cette famille de réacteurs présente plusieurs défis, en particulier du 15 point de vue de l'amélioration de la surveillance. Parmi les contrôles à effectuer dans la cuve des SFR, il en est un qui n'avait pas été pris en compte dans le cadre du développement et de l'exploitation des SFR Phénix et Superphénix : la mesure de l'engazement continu du sodium primaire. Plus précisément, on définit par engazement la présence de gaz 20 dans un liquide (ou un solide) sous forme de bulles (gaz libre). Les gaz dissous dans la phase liquide ne sont pas considérés comme appartenant au volume de gaz mais appartenant au volume de liquide, lors de l'évaluation d'un taux dit de vide. De manière générale, un « RNR » est un réacteur dont le coeur n'est 25 pas modéré. Le fonctionnement en spectre rapide présente un certain nombre d'avantages tels que la possibilité de mettre en oeuvre la surgénération ou la transmutation des actinides mineurs mais il nécessite l'utilisation d'un fluide caloporteur à faible section de capture neutronique tel que le sodium liquide. La figure 1 illustre le schéma d'un tel type de réacteur 30 selon l'art connu. En effet, le sodium liquide possède les propriétés attendues d'un fluide caloporteur à savoir de bonnes propriétés thermiques, une faible nocivité, un faible coût ... Ses principaux inconvénients sont sa réactivité à l'air et surtout à l'eau et son opacité qui rend l'inspectabilité des réacteurs plus difficile que dans l'eau. Le gaz présent sous forme libre dans le sodium liquide des SFR peut avoir diverses origines et être de diverses natures. Il existe deux lieux possibles d'existence de bulles de gaz dans le sodium : le circuit primaire (la cuve principale dans laquelle baigne le coeur) et le circuit secondaire (circuit des échangeurs). Les réacteurs type SFR utilisent le sodium liquide comme fluide caloporteur. Cette phase fluide, présente dans la cuve primaire du réacteur, circule à travers le coeur, les pompes et les échangeurs afin d'extraire la chaleur issue de la fission nucléaire. Cette piscine de sodium est surmontée d'un gaz de couverture, aussi nommé ciel de pile (généralement de l'argon). Idéalement, ce sodium liquide est parfaitement pur et monophasique. Dans la réalité, ce n'est pas le cas : en plus de comporter quelques impuretés et des gaz dissous, le sodium comporte de façon continue des bulles de gaz libre. Cet engazement continu présente pourtant plusieurs conséquences négatives et notamment la présence de bulles dans un liquide qui modifie très fortement ses propriétés acoustiques (célérité, atténuation, diffusion, propriétés non linéaires...). La mise en place de méthodes de mesures acoustiques pour la surveillance continue, qui est effectuée à la puissance nominale (mesure de déplacement de têtes d'assemblages, thermométrie ultrasonore basée sur la mesure de temps de vol), ou les contrôles périodiques fonctionnant en régime d'arrêt (télémétrie ultrasonore, métrologie de surface, contrôle volumique, ...) demandent de connaître un ordre de grandeur des coefficients d'atténuation, pour prouver a priori que l'amplitude du signal est suffisante, ainsi qu'un ordre de grandeur du défaut d'homogénéité de la répartition spatiale, pour prouver que les étalonnages de la vitesse faits à quelque distance du point de mesure effective, restent utilisables. Les mesures précitées imposent ainsi nécessairement de connaître la valeur du taux de vide, renforcée le cas échéant par certaines données concernant l'histogramme des rayons des bulles (au moins les bornes). Si le taux de vide évalué n'est pas directement dommageable en lui-même vis-à-vis du fonctionnement du coeur, il l'est indirectement s'il participe à la génération de poches de gaz en points hauts des structures immergées. La caractérisation de l'engazement primaire continu dans un réacteur peut ainsi servir de donnée d'entrée pour des essais ou des calculs de formation et de relâchement de ces poches de gaz. Il est à signaler que le relâchement brusque de poches de gaz accumulées fit partie des scénarios envisagés pour l'explication de la série d'arrêts d'urgence sur des réacteurs ayant fonctionné par le passé. 1 o Par ailleurs, le suivi continu du taux d'engazement semble nécessaire à la maîtrise du non dépassement de plusieurs seuils et notamment : - le seuil de perturbation neutronique (a priori trop haut pour pouvoir être atteint dans les conditions normales de fonctionnement du réacteur : de 15 l'ordre de plusieurs pour-cent) ; - le seuil d'aveuglement des systèmes de mesure de l'activité dans le ciel de pile. Actuellement, afin de déterminer des taux de vide, des techniques optiques sont utilisables dans les liquides translucides, mais ces dernières ne 20 sont plus transposables dans des milieux opaques tels que le sodium liquide. Les techniques acoustiques linéaires basées sur l'atténuation ou la diffusion d'une onde acoustique sont utilisables mais présentent une ambiguïté - entre bulle résonante et grosse bulle - impossible à lever sans connaissance à priori sur le nuage de bulles. Pour certaines gammes de taux 25 de vide et de tailles de bulles, des mesures de célérité sont parfois mises en oeuvre pour déterminer le taux de vide. Dans ce contexte et pour adresser la problématique de détermination de taux de vide applicable en milieu non translucide diphasique gaz/liquide et notamment de taux de vide pouvant être très faible, typiquement de l'ordre 30 de 10-6 à 10-8, la présente invention propose d'exploiter la méthode dite « NRUS », fréquemment rencontrée dans la littérature sous l'acronyme signifiant « Nonlinear Resonant Ultrasound Spectroscopy », c'est-à-dire une méthode de spectroscopie de résonance ultrasonore non linéaire. C'est une technique d'acoustique non linéaire principalement utilisée dans le domaine 35 de l'acoustique des solides. De manière générale, un système mécanique possède des modes de résonances, tous associés à une fréquence de résonance propre. En règle générale, ces fréquences de résonance sont fonction des caractéristiques géométriques et de la célérité des ondes dans le milieu constituant le système. Or la célérité dans un milieu est fonction de sa masse volumique et de sa compressibilité. Dans le cas de l'acoustique non linéaire, le module d'élasticité n'est pas constant et est fonction de la contrainte appliquée. Il en découle que la fréquence de résonance d'un système mécanique non linéaire varie en fonction de la contrainte appliquée et donc 1 o de l'amplitude d'excitation acoustique. La spectroscopie de résonance ultrasonore non linéaire consiste à observer ce type de phénomène en excitant le système mécanique considéré en effectuant un balayage fréquentiel à différentes amplitudes. Un décalage entre les pics de résonance apparaît alors. 15 Les auteurs K. Van Den Abeele et al. ont notamment proposé dans l'article, « On the quasi-analytic treatment of hysteretic nonlinear response in elastic wave propagation" - J. Acoust. Soc. Am. 101 (4), April 1997 1885-1898, le modèle du module d'élasticité non linéaire suivant : 1+,(3E +aAe+signa£ e at) K/e as,-= K0 at 20 Avec 3 le paramètre non linéaire classique et a le paramètre non linéaire non classique, & étant la déformation instantanée et && l'amplitude de la déformation. Si fo est la fréquence de résonance linéaire d'un système mécanique (mesurée à de faibles amplitudes) et f la fréquence de résonance mesurée 25 pour des ondes de plus grande amplitude et en considérant le paramètre a comme largement prédominant sur le paramètre 3, ce qui semble confirmé par les expérimentations décrites dans les articles de K. Van Den Abeele et al. - Nonlinear ElasticWave Spectroscopy (NEWS) Techniques to Discern Material Damage, Part l: Nonlinear Wave Modulation Spectroscopy (NWMS), 30 Part 11: Single Mode Nonlinear Resonance Acoustic Spectroscopy - Res Nondestr Eval (2000) 12: 17-42 ou Micro-damage diagnostics using nonlinear elastic wave spectroscopy (NEWS) - NDT&E International 34 (2001) 239-248], on obtient la relation : fo -f - aae fo La méthode NRUS consiste en la mesure d'un décalage fréquentiel qui s'avère être proportionnel au paramètre non linéaire non classique par balayage en fréquences. Le décalage fréquentiel observé est un phénomène de dynamique rapide. Le domaine de l'élasticité non linéaire de matériaux et notamment de matériaux tels que les roches a déjà été exploré depuis longtemps, mais la technique aujourd'hui appelée NRUS a commencé à être approfondie et exploitée pour la caractérisation des milieux réellement vers le milieu des 1 o années 1990. Il a été notamment décrit dans le brevet US6330827, une méthode NRUS pour la caractérisation de l'endommagement des matériaux. Il s'agit dans ce brevet d'appliquer la méthode NRUS et de déduire du décalage fréquentiel, un endommagement du matériau testé. 15 L'article de M. Muller et al. - Nonlinear resonant ultrasound spectroscopy (NRUS) applied to damage assesment in bone - J. Acous. Soc. Am., Vol. 118(6), p. 3946-3952, Dec. 2005, présente une autre application intéressante de la technique NRUS : la détection de fissures dans les os. La spectroscopie d'un os sain présente une constance de la 20 fréquence de résonance alors qu'un os fissuré présente un décalage fréquentiel. Ainsi, selon l'art connu, les méthodes de type NRUS sont employées pour détecter des défauts constituant des discontinuités sources de non-linéarités dans des milieux solides. La présente invention propose 25 d'appliquer ce type de méthode à un milieu diphasique liquide/gaz et ce pour déterminer un taux de bulles de gaz dans un milieu liquide. Plus précisément la présente invention a pour objet un procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide, correspondant à la fraction de volume de gaz correspondant à la présence 30 de bulles dans le milieu liquide dans un volume total de gaz et de liquide caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes : - la mise en place d'un résonateur d'ondes élastiques de volume en contact et couplé acoustiquement avec le milieu diphasique ; - le choix d'une gamme de fréquences centrée sur la fréquence de résonance dudit résonateur ; - la mesure par spectroscopie de résonance ultrasonore non-linéaire du milieu diphasique comportant le balayage en fréquences et en amplitudes dans la gamme de fréquences donnée et dans une gamme d'amplitudes donnée, d'ondes élastiques de volume émises et détectées au niveau dudit résonateur et conduisant à l'obtention d'un ensemble de courbes de résonance présentant des maxima ; - la détermination d'une droite définie par l'ensemble des maxima 1 o desdites courbes et de la pente de ladite droite ; - la détermination du taux de vide à partir de ladite pente. Selon une variante de l'invention, le procédé comprend une étape préalable de détermination de la fréquence de résonance desdites bulles de gaz. 15 Selon une variante de l'invention, l'étape préalable de détermination de la taille des plus grosses bulles présente - afin de choisir un résonateur dont la fréquence de résonance est adéquate - est effectuée par mesure optique. Selon une variante de l'invention, les bulles ayant un rayon de l'ordre 20 d'une centaine de microns, le balayage fréquentiel par la mise en oeuvre de la méthode NRUS est effectué en dessous de 33 KHz, fréquence de résonance des bulles d'air de 100 microns dans l'eau. Selon une variante de l'invention, le résonateur à ondes de volume comporte une première plaque métallique connecté à un émetteur, une 25 seconde plaque métallique connectée à un récepteur. Selon une variante de l'invention, la première plaque est connectée à un transducteur. Selon une variante de l'invention, la seconde plaque est connectée à un hydrophone. 30 Selon une variante de l'invention, le résonateur à ondes de volume est de type Helmholtz. Selon une variante de l'invention, le liquide est un métal à l'état liquide. Selon une variante de l'invention, le liquide est du sodium. L'invention a aussi pour objet l'application du procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'invention, dans un réacteur nucléaire pour déterminer un taux de vide dans un liquide de caloporteur. Selon une variante de l'invention, le réacteur nucléaire est un réacteur à neutrons rapides. Selon une variante de l'invention, le résonateur est de type plaque et est placé dans le circuit primaire du réacteur. Selon une variante de l'invention, le résonateur est de type 10 résonateur de Helmoltz et est placé en dérivation du circuit primaire ou du circuit secondaire du réacteur. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre donnée à titre non 15 limitatif et grâce aux figures annexées parmi lesquelles : - la figure 1 illustre le schéma d'un réacteur nucléaire comportant des circuits primaire et secondaire selon l'art connu ; - la figure 2 illustre un ensemble de courbes établies dans le 20 procédé de l'invention permettant de définir un taux de vide ; - la figure 3 illustre un premier exemple de dispositif comportant un résonateur à ondes élastiques de volume de type plaques, utilisé dans le procédé de l'invention ; - la figure 4 illustre un second exemple de dispositif comportant 25 un résonateur à ondes élastiques de volume type Helmholtz utilisé dans le procédé de l'invention. Le procédé de détermination de taux de vide de l'invention est appliqué en milieu diphasique liquide /gaz, le liquide pouvant être notamment 30 un fluide caloporteur chargé en bulles de gaz voire en bulles d'air. Les bulles présentes dans ledit liquide génèrent des non-linéarités en terme acoustique et le coefficient de non linéarité est déterminé via une spectroscopie de résonance, c'est-à-dire un balayage en fréquence et en amplitude. Les non linéarités liées à la présence de bulles dans le milieu liquide induisent un décalage de fréquence. C'est ce décalage qui permet de déduire un coefficient de non linéarité. Selon l'art connu, la problématique de la propagation d'une onde acoustique dans un liquide bulleux est souvent traitée de façon linéaire. Cette approche est valable pour des oscillations de faibles amplitudes. Lorsqu'elle est applicable, elle permet par ailleurs d'établir une bonne approximation des célérités, atténuations, diffusions... en milieux diphasiques. Comme tout système mécanique, une bulle présente une fréquence de résonance. Considérons une bulle d'air sphérique dans un volume d'eau. Ce système possède, de par les compressibilités respectives de l'air et de l'eau, une infinité de degrés de liberté et donc une infinité de modes propres d'oscillation. Néanmoins une bulle d'air dans l'eau possède une particularité : la présence d'une résonance radiale fondamentale se situant à une fréquence correspondant à des longueurs d'onde dans l'air et dans l'eau, très grandes devant la taille de la bulle. Ce mode radial fondamental est en général le seul considéré lorsque l'on parle de résonance de bulles car très largement prépondérant d'un point de vue énergétique. Il est possible de n'envisager que les pulsations de volume à symétrie sphérique des bulles (mode 0) que lorsque k.a « 1. Seul le mode 0 donne lieu à des variations de volume comme décrit dans l'article de A. Bouakaz, P. Palanchon, N. de Jong - Dynamique de la microbulle - Chapitre de Echographie de contraste, Springer, 2007. La fréquence correspondant au mode fondamental de résonance d'une bulle porte le nom de fréquence de Minnaert décrit dans l'article - On musical air bubbles and the sound of running water - Phil. Mag., 16(7), p. 235 à 248, 1933. La résonance de Minnaert met en jeu des longueurs d'ondes acoustiques grandes devant le rayon des bulles. Le phénomène vibratoire des bulles dans un fluide peut alors être considéré comme un modèle d'oscillateur harmonique (système masse-ressort dont la masse est constituée par le fluide environnant la bulle et le ressort par le gaz compressible de la bulle). Le modèle de Minnaert, le plus ancien décrivant la fréquence de résonance d'une bulle de rayon R est le suivant (signalons que dans bien des cas, ce modèle linéaire simple suffit) : Prés avec : 1 3 Y ho 2JTR Pl y = exposant isentropique du gaz (s.u.) po = pression statique (Pa) 1 o pi= masse volumique du liquide (kg.m-3) Pour le système air-eau, cela donne un coefficient de : fréquence * rayon = 3,29 SI Ceci constitue donc le critère pour le choix de la fréquence du 15 résonateur. La présence de bulles fera ensuite diminuer la fréquence de résonance du résonateur et ce de façon dépendante du taux de vide. N'ayant pas de connaissance a priori du taux de vide (puisqu'on cherche à le mesurer), il doit donc être effectué de 0 à la fréquence calculée 20 précédemment + environ 20%. Exemple de détermination de taux de bulles d'air dans un milieu aqueux: Pour un nuage de bulles donc les bulles présentent un rayon 25 inférieur à 100 microns, la fréquence de résonance des plus grosses bulles est de 333 kHZ. On choisira une fréquence de résonance du résonateur très inférieure : (divisée par 5 environ) soit 6kHz environ. Le balayage fréquentiel par la mise en oeuvre de la méthode NRUS peut ainsi être effectué de 0 à 7,2 kHz (6kHz + 20%). 30 A titre illustratif du procédé de l'invention, la figure 2 schématise comment déterminer via un ensemble de courbes donnant l'amplitude des ondes de volume analysées selon un balayage en fréquence, et via les maxima desdites courbes, le coefficient a permettant de déterminer un taux de vide du milieu, (mesures effectuées grâce à un résonateur plaque dont la fréquence de résonance est située au alentour de 15kHz). Il est à noter que le procédé de l'invention permet d'accéder à une large gamme de taux de vide mesurables, permet de ne pas avoir d'ambiguïté de mesure contrairement aux méthodes linéaires et les non linéarités des bulles dominant très largement toutes les autres non linéarités en présence (électronique, eau...), ces dernières deviennent alors 1 o négligeables. Premier exemple d'application de dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention positionné dans un premier endroit d'un circuit primaire de réacteur nucléaire 15 Le procédé de la présente invention permet de déterminer le taux de bulles présentes dans un fluide caloporteur de sodium liquide. La mise en résonance d'une lame de fluide diphasique est mise en oeuvre grâce à l'utilisation d'un résonateur constitué de deux plaques comme illustré en 20 figure 3, typiquement pouvant être espacées de quelques dizaines de millimètres. Une première plaque est connectée à un émetteur, une seconde plaque est connectée à un hydrophone. L'émetteur est un transducteur émettant par exemple à 100 kHz. Un générateur de signaux 1 alimente un amplificateur de puissance 25 2, connecté à un transducteur capable de générer des ondes élastiques de volume 10, le résonateur d'ondes de volume est formé par deux plaques 20. En sortie les ondes de volume sont captées par un hydrophone basse fréquence 30, relié pour analyse à un amplificateur de charge 3, couplé à un oscilloscope 4. 30 Deuxième exemple d'application de dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé de l'invention positionné dans un deuxième endroit en dérivation du circuit primaire ou secondaire d'un réacteur nucléaire. 35 Un résonateur de type Helmoltz est défini de la façon suivante : 1- une cavité fermée de volume Vqui communique avec l'extérieur par l'intermédiaire d'un petit tube de longueur L et de section A ; 2- les dimensions pré-citées sont petites devant la longueur des ondes acoustiques considérées. Un résonateur de Helmholtz permet d'obtenir une résonance acoustique à la fréquence de résonance du résonateur de Helmhotz définie par : c A f VL Avec A, V et L les dimensions précitées et c la célérité acoustique dans le milieu considéré. Comme illustré en figure 4, un émetteur 11 est placé à une extrémité 15 du résonateur de type Helmoltz, de manière à générer des ondes de volume, reçues au niveau de récepteurs acoustiques 31 après résonance dans la cavité 21. 10 REVENDICATIONS1. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide, correspondant à la fraction de volume de gaz correspondant à la présence de bulles dans le milieu liquide dans un volume total de gaz et de liquide, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes suivantes : - la mise en place d'un résonateur d'ondes élastiques de volume 1 o en contact et couplé acoustiquement avec le milieu diphasique ; - la mesure par spectroscopie de résonance ultrasonore non-linéaire du milieu diphasique comportant le balayage en fréquences et en amplitudes dans une gamme de fréquences donnée et dans une gamme d'amplitudes donnée, d'ondes élastiques de volume émises et détectées au 15 niveau dudit résonateur et conduisant à l'obtention d'un ensemble de courbes de résonance présentant des maxima ; - la détermination d'une droite définie par l'ensemble des maxima desdites courbes et de la pente (a) de ladite droite ; - la détermination du taux de vide à partir de ladite pente. 20 2. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une étape préalable de détermination de la fréquence de résonance desdites bulles de gaz. 25 3. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'étape préalable de définition de la taille des plus grosses bulles présentes pour déterminer la plage des fréquences à balayer par la suite est effectuée par 30 mesure optique. 4. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les bulles ayant un rayon de l'ordre d'une centaine de microns, le 35 balayage fréquentiel par la mise en oeuvre de la méthode NRUS est effectuéen dessous de 33 kHz, le milieu liquide étant l'eau, les bulles étant des bulles d'air. 5. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le résonateur à ondes de volume est placé dans ledit milieu diphasique et comporte une première plaque métallique connectée à un émetteur, une seconde plaque métallique connectée à un récepteur. 6. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 5, caractérisé en ce que la première plaque est connectée à un transducteur. 7. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu 15 diphasique gaz/liquide selon la revendication 5, caractérisé en ce que la seconde plaque est connectée à un hydrophone. 8. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 5, caractérisé en ce que les 20 plaques sont les faces avant des émetteurs et récepteurs. 9. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le résonateur à ondes de volume est de type Helmholtz, le milieu 25 diphasique étant introduit dans ledit résonateur. 10. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le liquide est un métal à l'état liquide. 11. Procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 10, caractérisé en ce que le liquide est du sodium. 30 12. Application du procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 1 à 11, dans un réacteur nucléaire. 13. Application du procédé de détermination du taux de vide dans un milieu diphasique gaz/liquide selon la revendication 12, caractérisé en ce que le réacteur nucléaire est un réacteur à neutrons rapides. 14. Application du procédé de détermination du taux de vide dans 1 o un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que le résonateur est de type plaque et est placé au sein du liquide de type sodium du circuit primaire du réacteur. 15. Application du procédé de détermination du taux de vide dans 15 un milieu diphasique gaz/liquide selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce que le résonateur est de type résonateur de Helmoltz et est placé en dérivation du circuit primaire ou secondaire du réacteur.
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DOMAINE TECHNIQUE GENERAL La présente invention se rapporte au domaine des bioréacteurs capables de simuler des organes d'organismes vivants tels que des organes de mammifères, en particulier des organes humains. L'invention concerne l'application de tels bioréacteurs pour le criblage à haut débit de toxiques sur des organes ainsi simulés. Plus précisément, elle concerne un procédé permettant d'identifier et de quantifier des perturbations métaboliques endogènes liées à la présence de toxiques, grâce à des organes bioartificiels. ETAT DE L'ART Les cultures de cellules représentent à présent un moyen fiable pour réaliser l'évaluation toxicologique de substances chimiques ou biologiques, c'est-à-dire la mesure de leur éventuelle capacité à provoquer des effets néfastes sur une forme de vie. En concevant des systèmes de culture in vitro de cellules d'un tissu ou d'un organe animal ou humain (un tel système, appelé « tissu ou organe bioartificiel », est donc un tissu ou organe synthétique, capable de mimer le comportement biologique du tissu ou de l'organe correspondant dit « naturel » c'est-à-dire pris dans son environnement naturel au sein de l'organisme vivant), on peut prévoir la réaction du tissu ou de l'organe naturel vis-à-vis d'une substance comme un xénobiotique, un cosmétique, un médicament et, plus généralement, n'importe quel principe ou agent potentiellement actif, et ainsi développer des modèles d'étude et d'analyse in vitro particulièrement utiles. Ces modèles sont de plus en plus souvent utilisés dans toutes les phases de la recherche pharmaceutique car ils représentent une alternative avantageuse aux modèles in vivo, c'est à dire à l'expérimentation animale, contre laquelle des pressions à la fois économiques et éthiques apparaissent au niveau international. De plus, les coûts associés et la 1 logistique nécessaires à l'expérimentation animale, dans des conditions conformes à la réglementation française et européenne sur le bien-être animal et aux recommandations des services sanitaires compétents, peuvent rendre cette technique prohibitive. Les méthodes actuelles d'évaluation toxicologique in vitro utilisent généralement des boîtes de Pétri. Ces boîtes, contenant un milieu nutritif et placées dans un environnement favorable à la croissance cellulaire, sont ensemencées avec les cellules du tissu ou de l'organe à simuler. Une fois celles-ci développées, elles sont mises en contact avec la substance à tester. L'impact sur les cellules est déterminé via le prélèvement et l'analyse des métabolites, c'est-à-dire les produits de transformation et/ou de dégradation de la substance par les cellules. Cet impact peut être évalué qualitativement, dans ce cas là on parle de « perturbation métabolique », et/ou quantitativement par mesure de marqueurs par exemple, on parle cette fois de « réponse métabolique ». On parle également de « métabolome » pour désigner l'ensemble des métabolites et autres molécules que l'on peut trouver dans un échantillon. Cependant, ces techniques ne donnent qu'une satisfaction très relative pour déterminer la toxicité d'une molécule particulière et prévoir son impact sur l'organe et, plus généralement, sur l'organisme vivant. En effet, on ne peut se concentrer que sur la recherche de certains métabolites prédéterminés, et donc passer à coté d'autres qui auraient pu être très intéressants. Et une culture cellulaire in vitro est inapte à reproduire le comportement d'un tissu ou organe dans son environnement naturel. La cellule cultivée in vitro ne se trouve évidemment pas dans le même environnement que lorsqu'elle est au sein du tissu ou de l'organe, a fortiori dans l'organisme vivant. Or, les conditions environnementales ont une influence directe sur la ou les réponses biologiques des cellules. Typiquement, une cellule vivante placée dans son environnement naturel intervient dans des voies métaboliques multiples et complexes, qu'il est impossible de reproduire en milieu de culture synthétique. La ou les réponses biologiques de la cellule varieront donc, parfois considérablement, selon qu'elle est cultivée in vitro ou qu'elle est dans le tissu ou l'organe et, plus généralement, dans l'organisme vivant. De plus, les cellules sur boîtes de Pétri sont cultivées dans des conditions « statiques » (sans circulation de fluides) et non « dynamiques » (avec circulation de fluides), lesquelles sont pourtant les seules susceptibles de refléter le comportement réel d'un tissu ou organe irrigué. Pour toutes ces raisons, plusieurs études récentes ont proposé de remplacer en tant que moyen de culture cellulaire les boîtes de Pétri par des bioréacteurs. Ces dispositifs reproduisent un environnement favorable au développement et à l'organisation de cellules, proche de celui d'un tissu ou d'un organe animal ou humain, le plus souvent par des architectures et des matériaux particuliers. Cependant ces systèmes s'avèrent difficilement compatibles avec les techniques d'analyse du métabolome. Par exemple, un système décrit dans le document « NMR bioreactor development for live in-situ microbial functional analysis », J Magn Reson 192 (1), 159-166 (2008), par Majors, P.D., McLean, J.S., & Scholten, J.C., propose un bioréacteur situé à l'intérieur d'un spectromètre RMN (Résonance Magnétique Nucléaire). La spectrométrie RMN permet d'analyser facilement le milieu de culture du bioréacteur, mais au prix de contraintes très spécifiques. En effet, le bioréacteur se voit interdire les microstructures ainsi que des matériaux autres que le verre, ce qui limite ses possibilités à celles des boîtes de Pétri. Une autre réalisation, décrite dans le document « Metabolomics for high-resolution monitoring of the cellular physiological state in cell culture engineering », Metab Eng (2009), par Chrysanthopoulos, P.K., Goudar, C.T., & Klapa, M.I, consiste en l'utilisation d'un bioréacteur particulier permettant d'échantillonner et d'analyser les métabolites cellulaires par GCMS (Gaz Chromatography-Mass Spectrometry). Ce type de spectromètre a prouvé son efficacité dans l'identification de substances, et est notamment utilisé dans les aéroports de monde entier Toutefois, il nécessite que les constituants à identifier soient sous une forme gazeuse. Ainsi, dans le système de Chrysanthopoulos, les métabolomes présents dans le bioréacteur subissent ce que l'on appelle une «dérivatisation », c'est-à-dire la transformation ciblée de certains groupes fonctionnels des molécules pour les rendre plus volatiles. Et cela réduit fortement le nombre de métabolites potentiellement détectables, car elle est restreinte aux métabolites ciblés par la dérivatisation. Une troisième réalisation, décrite dans le document « Highthroughput nuclear magnetic resonance metabolomic footprinting for tissue engineering », Tissue Eng Part C Methods 14 (2008), par Seagle, C., Christie, M.A., Winnike, J.H., McClelland, R.E., Ludlow, J.W., O'Connell, T.M., Gamcsik, M.P., & MacDonald, J.M., consiste en la mesure RMN de métabolites issus de milieux de cultures d'organes bioartificiels. Cette mesure est suivie d'une analyse statistique. L'idée est de détecter des pics particuliers du spectre RMN obtenu, et donc de « voir » les effets de la substance testée. Cependant, il s'agit d'une analyse univariée rudimentaire du spectre RMN. Seules des effets très forts, très localisés peuvent être détectés, une grande part de l'information est perdue. La détection ciblée reste nécessaire, avec toutes les incertitudes qu'elle comporte, si l'on souhaite évaluer finement une perturbation métabolique Finalement, aucun de ces travaux ne peut trouver une réelle application en évaluation toxicologique, les performances n'étant pas au rendez-vous. De plus ceux-ci ne sont pas directement applicables à l'analyse « inverse » qu'est le criblage toxicologique, une méthode permettant d'identifier une substance inconnue à travers ses effets toxicologiques connus. Ce criblage n'est aujourd'hui possible que par comparaison, c'est-à-dire en observant les effets de la substance (in vivo ou in vitro), et en comparant avec les effets connus de diverses substances jusqu'à trouver la plus proche avec un degré de confiance suffisant. Pour toutes ces raisons, les techniques in vitro n'ont pas encore supplanté les techniques in vivo, et restent encore à améliorer. PRESENTATION DE L'INVENTION La présente invention vise à résoudre ces difficultés en proposant un procédé d'évaluation toxicologique sur des tissus ou organes bioartificiels simulant parfaitement des organes réels, et proposant une nouvelle approche d'analyse de la réponse métabolique. Un but annexe de l'invention est de parvenir à cet objectif tout en proposant un procédé plus rapide et moins coûteux à mettre en oeuvre, plus fiable, offrant des résultats parfaitement reproductibles et bien plus facilement exploitables. La présente invention se rapporte donc à un procédé d'évaluation toxicologique d'une substance candidate sur au moins un tissu ou organe, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes de : (a) Obtention d'un tissu ou organe bioartificiel par simulation ou modélisation de l'activité métabolique dudit tissu ou organe par au moins un bioréacteur ; (b) Exposition dudit tissu ou organe bioartificiel à ladite substance ; (c) Observation de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel et acquisition d'un jeu de données multidimensionnel associé ; (d) Identification au moyen d'une méthode d'analyse statistique multivariée des composantes du jeu de données multidimensionnel quantitativement corrélées à des variables prédéterminées ; (e) Génération d'un modèle prédictif à partir des composantes du jeu de données effectivement retenues ; (f) Test du caractère prédictif dudit modèle par au moins une méthode statistique d'estimation de fiabilité ; (g) Identification de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel sous la forme de biomarqueurs associés aux composantes du jeu de données retenues pour le modèle. 5 L'évaluation classique par prélèvement des substances toxiques et de leurs résidus (c'est à dire des métabolites xénobiotiques), dite directe, se fait par méthodes enzymatiques ou spectrométrie de masse couplée ou non à une méthode séparative de type chromatographie. Ces méthodes sont dites ciblées car elles font appel à la détection de substances pour lesquelles un protocole de détection spécifique est mis en oeuvre. En revanche, ces méthodes ne sont pas appropriées pour la détection et l'identification de marqueurs des effets d'une substance inconnue, comme expliqué précédemment. Afin de répondre à cette problématique, l'invention se propose d'étudier les conséquences indirectes de l'exposition des organes bioartificiels à une substance toxique, en caractérisant la signature métabolique de la réponse à cette substance. L'invention se focalise sur l'utilisation de méthodes dites « non ciblées » de type spectroscopie par Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) ou spectrométrie de masse (SM), avec ou sans couplage chromatographique, afin de détecter le plus grand nombre possible de métabolites endogènes. Afin d'identifier une réponse globale à l'échelle du métabolisme, ces différentes mesures parallèles sont alors analysées par statistiques multidimensionnelles. Ces analyses visent en fait à « expliquer » les paramètres de l'expérience grâce aux milliers de variables mesurées, et d'en déduire un modèle de prédiction. Il est en effet possible d'utiliser des techniques de reconnaissance de formes supervisées telles que l'analyse discriminante, la régression aux moindres carres partiels (ou régression PLS), les réseaux de neurones artificiels, etc. Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non limitatives : - la méthode d'analyse multivariée utilisée à l'étape (d) est une analyse discriminante par régression aux moindres carrés partiels (PLS-DA) ; - l'étape (d) est précédée d'une étape (dl) de repérage et d'élimination des points aberrants dans ledit jeu de données multidimensionnel ; 2960062 7. - l'étape (dl) comprend une analyse non supervisée par composantes principales (PCA) ; - l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) est une validation croisée ; 5 - l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) est une validation par l'hypothèse nulle ; - l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) comprend le calcul de l'aire sous une courbe Receiver Operative Characteristic (ROC) ; 10 - les variables prédéterminées utilisées à l'étape (d) sont choisies parmi les conditions de culture, le type cellulaire du tissu ou de l'organe bioartificiel, le type de ladite substance, et sa dose ; - l'étape (c) s'effectue par au moins une technique de chimie analytique choisie, parmi les techniques du groupe comprenant la spectroscopie RMN 15 du proton, la spectroscopie RMN du carbone, la spectrométrie de masse, la chromatographie en phase gazeuse, la chromatographie en phase liquide, et les méthodes de détection multiplexées ; - l'étape (c) s'effectue dans le milieu de culture en sortie de bioréacteur afin d'observer la réponse métabolique extracellulaire ; 20 - l'étape (c) s'effectue sur les culots cellulaires afin d'observer la réponse métabolique endogène intracellulaire ; - le procédé comprend en outre une étape (h) d'obtention d'une signature de toxicité spécifique de ladite substance à partir de la liste des biomarqueurs obtenue à l'étape (g) ; 25 - le procédé comprend en outre une étape (i) dans laquelle on renseigne une banque de marqueurs et/ou de signatures de toxicité à l'aide des informations obtenues lors des étapes précédentes. La présente invention vise aussi à permettre un criblage 30 toxicologique fiable à très haut débit, selon un deuxième aspect. La présente invention se rapporte donc en outre à un procédé de criblage toxicologique d'une substance candidate sur au moins un tissu ou organe, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes de : (a) Obtention d'un tissu ou organe bioartificiel par simulation ou modélisation de l'activité métabolique dudit tissu ou organe par au moins un bioréacteur ; (b) Exposition dudit tissu ou organe bioartificiel à ladite substance ; (c) Observation de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel et acquisition d'un jeu de données multidimensionnel associé ; (d) Identification au moyen d'une méthode d'analyse statistique multivariée des composantes du jeu de données multidimensionnel quantitativement corrélées à des variables prédéterminées ; (e) Génération d'un modèle prédictif à partir des composantes du jeu de données effectivement retenues ; (f) Test du caractère prédictif dudit modèle par au moins une méthode statistique d'estimation de fiabilité ; (g) Identification de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel sous la forme de biomarqueurs associés aux composantes du jeu de données retenues pour le modèle ; (h) Obtention d'une signature de toxicité spécifique de ladite substance à partir de la liste des biomarqueurs obtenue à l'étape (g) (i) Comparaison des biomarqueurs et/ou de la signature de toxicité spécifique avec une banque de marqueurs et/ou signatures de toxicité, de manière à identifier ladite substance. Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non limitatives : - ladite banque de marqueurs et/ou signatures de toxicité a été établie par la mise en oeuvre d'au moins un procédé selon le premier aspect de l'invention. Ce criblage à haut débit de substances est rendu possible via la constitution d'une base ou banque de données compilant les résultats d'expériences préalables. Cette application ouvre la porte au criblage analytique de substances dont la toxicité n'aurait jamais été démontrée, par comparaison rapide, immédiate et statistique avec des substances de référence, dont on connaît la signature de toxicité, c'est-à-dire une représentation spécifique de la réponse métabolique. L'invention vise enfin des systèmes, l'un comprenant au moins un bioréacteur, des moyens de traitement de données et un dispositif de détection de biomarqueurs, caractérisé en ce qu'il est apte à mettre en oeuvre un procédé d'évaluation toxicologique selon le premier aspect de l'invention, et l'autre comprenant en outre des moyens de stockage de données, caractérisé en ce qu'il est apte à mettre en oeuvre un procédé de criblage toxicologique selon le deuxième aspect de l'invention. PRESENTATION DES FIGURES D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation préférentiel. Cette description sera donnée en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est un exemple de spectre 1H RMN (RMN du proton) ; - la figure 2 est un graphique illustrant le résultat d'une première expérience comparant un procédé d'évaluation toxicologique selon l'invention et un procédé similaire qui utiliserait des boîtes de Pétri grâce a une modélisation des spectres 1H RMN par régression aux moindres carrés partiels ; - la figure 3 est un graphique illustrant le résultat d'une seconde expérience comparant différents types cellulaires par 1H RMN et régression 30 PLS ; - les figures 4a-c sont trois graphiques illustrant le résultat d'une troisième expérience comparant une réponse métabolique à différentes doses d'un même xénobiotique par analyse 1H RMN et régression PLS ; - les figures 5a-b sont deux exemples de courbes Receiver Operating Characteristic utilisées dans une mode de réalisation du procédé d'évaluation toxicologique selon l'invention. DESCRIPTION DETAILLEE 10 Evaluation toxicologique Le procédé d'évaluation toxicologique selon le premier aspect de l'invention commence par une étape d'obtention d'un tissu ou organe artificiel, sur lequel la substance va être testée. Pour cela, des bioréacteurs 15 sont utilisés. Ceux-ci comprennent avantageusement une chambre de culture comportant une paroi supérieure et une paroi inférieure microstructurées favorisant le développement cellulaire, un point d'entrée de fluide et un point de sortie de fluide pour permettre le passage d'un fluide nutritif nécessaire au développement et à la croissance des cellules et à 20 terme l'exposition à la substance dont on souhaite étudier les propriétés toxicologiques. De tels bioréacteurs sont décrits de manière détaillée dans la demande de brevet FR0954288 déposée le 23 juin 2009, à laquelle on fait ici référence. L'invention n'est toutefois pas limitée à ce type de bioréacteur en particulier. 25 Les microstructures d'un bioréacteur rendent possible le développement de tissus ou d'organes bioartificiels présentant une structure cellulaire élaborée conforme à la réalité. La croissance est accélérée et autonome. Les bioréacteurs se montent facilement en série ou en parallèle. Il est ainsi possible de cultiver à la suite différentes familles de cellules, qui 30 ensemble simulent un organe. Les organes vivants sont en effet des systèmes très complexes qui abritent en général un type de cellules principal, plus de nombreuses autres, dont la présence d'avère essentielle. Par exemple, dans le cas du foie 80 % des cellules sont ce que l'on appelle des hépatocytes. Mais l'on trouve également des cellules endothéliales, des cellules de Küppfer, des cellules de Ito, des lymphocytes hépatocytaires... Plus simplement, il est aussi possible de viser plutôt une reproduction structurelle de la fonction de l'organe, et par là de le modéliser. On peut citer par exemple le cas du rein. Par ailleurs, le fonctionnement dynamique du bioréacteur permet, outre une meilleure simulation du tissu ou de l'organe, d'exposer à une substance puis de récupérer facilement la réponse métabolique des cellules cultivées au niveau de la connectique de sortie du bioréacteur. Dans ce cas là, on observe la réponse métabolique dite extracellulaire. Alternativement il peut être utile d'observer la réponse métabolique endogène, c'est-à-dire à l'intérieur même des cellules. Dans ce cas là on récupère la réponse métabolique directement sur les culots cellulaires. Les tissus ou organes bioartificiels sont donc cultivés jusqu'à maturité, puis exposé à une substance à tester. Après un temps prédéterminé selon le protocole du test, des échantillons sont récupérés, que ce soit en sortie à l'intérieur des cellules. Les échantillons sont préparés pour observation. Comme expliqué, les méthodes dites « non ciblées » du type RMN ou spectrométrie de masse sont particulièrement préférées. Ces méthodes ainsi que de nombreuses autres, sont largement utilisées en chimie analytique et connues de l'homme du métier. Un spectre RMN d'un échantillon de milieu de culture d'un organe bioartificiel permet par exemple une acquisition en parallèle et sans a priori de signaux de plusieurs dizaines, voire centaines de métabolites, c'est-à-dire une acquisition multidimensionnelle. La RMN est une méthode de spectroscopie appliquée à une particule ou à un ensemble de particules. En particulier, les RMN basées sur des atomes caractéristiques des molécules organiques, comme l'hydrogène ou le carbone s'appliquent particulièrement à l'invention. Dans le mode de réalisation préféré décrit, on utilise la spectroscopie 1H RMN (RMN du proton, qui permet de détecter les atomes d'hydrogène), avec laquelle une série de tests ont été réalisés. Ces tests ont impliqué deux lignées de cellules et trois substances potentiellement toxiques, les deux lignées pouvant être éventuellement en co-culture. Ces cellules sont d'un coté des HEPG2/C3A, simplement nommées C3A, des cellules hépatocytes humaines, et de l'autre coté des MDCK (Madin-Darby Canine Kidney Cells), des cellules de rein du chien. On notera que l'invention n'est nullement limitée à des organes bioartificiels de type foie ou rein, et que l'homme du métier pourra transposer l'invention à tout type d'organe bioartificiel simulable ou modélisable en bioréacteur. En particulier, on peut citer le pancréas, le coeur, les testicules, des parties du cerveau, etc. Les xénobiotiques auxquels ont été exposées les cellules utilisées dans les tests sont l'ammoniac (NH3), le Diméthysulfoxyde (DMSO) et le N- acétyl-para-aminophénol (APAP), plus connu sont le nom de paracétamol. Ces trois substances sont connues pour avoir des effets nocifs sur le foie à haute dose. Les échantillons de milieu sont par exemple préparés en utilisant 350 pL de milieu, mélange avec 200 pL de solution saline a 0.9 g/L composée a 90% d'eau (H2O) et de 10% d'eau lourde (D2O) à des fins de calibration. Les 550 pL de solution sont ensuite transférés dans un tube d'analyse RMN. L'acquisition RMN est faite à une fréquence de 700 MHz en utilisant une sonde proton. Un spectre RMN 1 D est enregistré en utilisant une pré- saturation de la résonance de l'eau suivant la séquence suivante : Trd-P90-tl-P90-tm-P90-Taq. Trd représente un délai de 2s durant lequel la résonance de l'eau est sélectivement irradiée, P90 est une impulsion de radiofréquence de 90° et t1 correspond à un délai de 3 µs. La résonance de l'eau est irradiée une deuxième fois pendant le temps de mélange (tm=100ms) et un temps d'acquisition de 1.95s. Pour chaque échantillon, 128 interférogrammes sont accumulés en vue d'augmenter le rapport signal/bruit. Ces interférogrammes sont multipliés par une fonction exponentielle correspondant à un élargissement de raie de 0.3Hz. Préalablement à l'obtention d'une transformée de Fourier, la largeur de l'interférogramme est doublée en ajoutant des points nuls en fin d'interférogramme, afin de ne pas dégrader la résolution du spectre. L'échelle dans la dimension horizontale correspond aux déplacements chimiques 1H. Elle s'étend sur une fenêtre de 10 ppm autour de la résonance de l'eau. L'échelle dans la dimension verticale correspond à l'intensité des résonances qui est proportionnelle au nombre de protons présents pour un groupement chimique de chaque molécule de l'échantillon. Les spectres sont alors phasés et une correction linéaire de ligne de base est effectuée, avant calibration sur le signal de l'anomère beta du glucose à 5.23ppm. La région entre 4.67ppm et 5ppm autour du signal résiduel de l'eau est supprimée pour une meilleure visibilité, et les spectres sont exportés en tant que jeu de données multimidimensionnels. La figure 1 montre un exemple de spectre 1H RMN d'un échantillon de surnageant de culture de cellules C3A exposées à l'ammoniac (25pl/min, 10 mM NH3). La région comprenant les résonances aromatiques (entre 6.5 et 10 ppm) a été agrandie. Les pics des métabolites principaux sont annotés à titre d'exemple. Légende: His: histidine, Phe: phénylalanine, Tyr: tyrosine, Glc: glucose, Lac: lactate, Oxa: oxaloacétate, Pyr: pyruvate, Gln: Glycine, Arg: Arginine, Ala: alanine, Eth: éthanol, Val: valine, Leu: leucine, IIe:Isoleucine. L'analyse statistique consiste tout d'abord en une analyse non supervisée par composantes principales afin de repérer les points aberrants dans le jeu de données multidimensionnel. L'analyse en composante principale permet de compresser les 40,000 RMN redondantes présentes dans le jeu de données dans un nouveau repère orthonormé, chaque axe représentant une composante principale de la variance du jeu de donnée, qui est donc multidimensionnel. Une analyse statistique multivariée, dite supervisée, est alors effectuée afin de discriminer conditions de culture ou les groupes de doses, et identifier les signatures métaboliques spécifiques aux effets toxicologiques. Cette analyse supervisée est principalement effectuée grâce à la régression aux moindres carrés partiels (Partial Least Squares), à travers l'analyse discriminante par régression aux moindres carrés partiels, connue sous les initiales PLS-DA, sans toutefois s'y limiter. Une régression PLS, tout comme la régression linéaire, permet d'identifier les composantes du jeu de données (variables explicatives, X) qui sont quantitativement corrélées à la variable à expliquer (Y), que ce soient des conditions de culture, le type cellulaire de l'organe bioartificiel, le type de traitement administré ou la dose du traitement. Des structures de réseaux de neurones artificiels peuvent également être programmées pour effectuer cette analyse multivariée. Afin de tester le caractère prédictif des modèles supervisés (modèles PLS dans le cas présent), plusieurs stratégies sont mises en oeuvre. Une fois générée la règle de discrimination ou de régression, l'estimation des erreurs associées à cette règle fournit un outil de validation de celle-ci. La validation croisée permet d'appréhender la robustesse de la méthode de discrimination ou de régression, sans avoir recours à un jeu d'individus à tester, et de clarifier l'incidence d'un nombre restreint de mesures sur le modèle. Chaque jeu de données est aléatoirement subdivisé en plusieurs parties. Les sous-parties sont alors itérativement utilisées soit pour calibrer le modèle, soit pour être soumis à une prédiction du modèle. Pour chaque itération de validation croisée, une partie du jeu de donnée est retirée ; le reste du jeu de données sert à calibrer le modèle. Une fois la règle de décision ou de régression générée avec les échantillons de calibration, les coordonnées des échantillons du jeu test sont alors calculées, ce qui permet d'attribuer une prédiction (dose ou groupe) à ces échantillons tests, et de calculer l'erreur de prédiction. L'erreur de prédiction peut se présenter sous la forme d'une matrice de confusion permettant de calculer un taux d'erreur (ou de bonne prédiction), ou bien sous la forme du calcul d'un coefficient d'erreur, typiquement, Q2. Dans un deuxième temps, il est également possible de tester la robustesse du modèle en générant aléatoirement une série de jeux de données pour lesquels la variable à expliquer Y a été permutée. Il n'y a donc plus de relation entre la variable à expliquer Y et les variables explicatives X, ce qui correspond en statistiques à la validation par l'hypothèse nulle. Typiquement, une série de plusieurs centaines de modèles suivant l'hypothèse nulle est générée et leur robustesse est évaluée par validation croisée. Il est alors possible de montrer que plus les modèles sont aléatoires, plus il est difficile de construire un modèle prédictif. On peut alors montrer que le modèle initial est significativement différent de la population de modèles aléatoires suivant l'hypothèse nulle, ce qui valide d'autant plus fortement le modèle initial. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, on peut utiliser des courbes appelées « Receiver Operating Characteristic », ou simplement ROC (« caractéristique de fonctionnement d'un récepteur » en terminologie anglo-saxonne). Ces courbes, connues de l'homme du métier, sont utilisées pour évaluer la performance d'un classifieur binaire. Une courbe ROC donne le taux de classifications correctes dans un groupe (dit taux de vrais positifs) en fonction du nombre de classifications incorrectes (taux de faux positifs) pour ce même groupe. La courbe est donc incluse dans un carré de coté 1, et passe nécessairement par (0,0) et (1,1). Pour l'appliquer aux modèles générés par l'invention, on va tester des échantillons positifs ou négatifs, et les classer suivant la justesse ou non de la prédiction. Dans le cas d'un modèle parfait, la courbe ROC passe par (0,1). Dans le cas d'un modèle qui ne donnerait pas de meilleurs résultats que le tirage au sort la courbe ROC serait la droite y=x. Dans le premier cas l'intégrale entre 0 et 1 de la courbe vaut 1, et dans le second cas %. On va donc mesurer l'aire sous la courbe, appelée « Area Under the Curve » (AUC), qui correspond mathématiquement à la probabilité que le modèle ait raison lors d'une prédiction. Cette valeur sera ainsi un très bon indicateur de la validité d'un modèle. Quand le modèle a prouvé sa validité, une étape d'identification de biomarqueurs suit. Elle permet de mieux traduire la réalité de la réponse métabolique, puisqu'elle permet de retrouver les métabolites associés aux composantes du jeu de données retenues pour le modèle, c'est-à-dire les plus caractéristiques de l'exposition à la substance toxique. Cette étape se fait par exemple par lecture par un professionnel des pics associés sur le spectre RMN. Avantageusement, on déduit de ces biomarqueurs une signature de toxicité spécifique de ladite substance. Il n'y a pas de format caractéristique de signature de toxicité, ce peut être tout simplement une liste de métabolites, chacun caractérisé par un coefficient de corrélation (sens de la variation de la concentration du métabolite par rapport à une situation témoin). Ce peut être également une signature graphique, par exemple un spectre simplifié, réduit aux pics détectés somme essentiels par l'analyse multivariée. L'invention n'est pas limitée à une signature de toxicité en particulier. Encore plus avantageusement, ces signatures sont stockées dans une base de données afin de constituer une banque de signature. On peut envisager une banque de marqueurs, Chaque biomarqueur étant référence par la liste des substances dans le cas desquelles il a été impliqué. Une telle banque pourra être très utile pour un autre aspect de l'invention qui sera décrit plus bas. Résultats expérimentaux Quatre expériences ont été réalisées suivant le mode de réalisation décrit précédemment afin de montrer l'efficacité du procédé d'évaluation toxicologique selon l'invention : 30 1- Comparaison des signatures métaboliques entre organes bioartificiels et boites de Pétri ;25 2- Comparaison des signatures métaboliques de différents organes bioartificiels (foie C3A, rein MDCK et co-culture foie-rein) ; 3- Comparaison des réponses métaboliques spécifiques des différents organes bioartificiels (foie C3A, rein MDCK et co-culture foie-rein) à la même substance (NH3); ; 4- Comparaison des réponses métaboliques spécifiques d'un foie bioartificiel à différentes substances (NH3, DMSO, APAP). Les résultats des expériences 1 à 4 sont exposés respectivement dans les tables 1 à 4. Premièrement, la signature métabolique d'une culture d'organes bioartificiels en bioréacteur a été comparée a celle d'une culture classique en boites de Pétri. Le métabolisme de foies bioartificiels C3A en bioréacteur a été comparé a celui de cellules C3A en culture classique en boite de Pétri. Deux analyses discriminantes aux moindres carrés partiels (PLS-DA) ont été construites afin de comparer la culture de cellules C3A en boites de Pétri a celle de cellules C3A en bioréacteur avec un flux optimal de 10 pL/min (Fig.2). Les modèles PLS-DA montrent une discrimination claire entre les cellules cultivées en boites de Pétri et au sein des bioréacteurs, démontrant une signature métabolique endogène des organes bioartificiels, directement reliée à la culture en bioréacteurs. Les coefficients de chaque modèle PLS ont été analysés afin de repérer les métabolites significativement affectés par la culture en bioréacteur. La comparaison des listes de métabolites pour chaque condition de culture en bioréacteur (table 1) montre qu'un organe bioartificiel présente une réponse métabolique unique et caractéristique, liée à la physiologie cellulaire d'un organe en trois dimensions, avec une circulation du milieu de culture autour des cellules, ce que ne reproduit pas une culture cellulaire en boîte de Pétri. La figure 2 illustre également ce résultat en montrant que les boites de Pétri et les bioréacteurs ont différentes signatures métaboliques. Le graphe du nuage des individus montre un écart significatif entre les deux familles. Métabolite Signe de la corrélation en bioréacteur par rapport a Pétri Lactate - Formate - Glucose + Glycine + Pyruvate + Oxaloacetate + Alpha-hydroxybutyrate + Table 1 Deuxièmement, les signatures métaboliques des différents organes bioartificiels ont comparées, plus précisément dans le cas du foie (cellules C3A), du rein (cellules MDCK), et de la co-culture foie-rein (C3A/MDCK) en l'absence totale de traitement. Trois analyses discriminantes aux moindres carrés partiels (PLS-DA) ont été construites afin de comparer les cultures de foies bioartificiels C3A aux cultures de reins bioartificiels MDCK et aux co-cultures C3A/MDCK avec un flux optimal de 10 pL/min (Fig.3). Les modèles PLS-DA montrent une ségrégation claire entre les 3 types d'organes. Les coefficients de chaque modèle PLS ont été analysés afin de repérer les métabolites significativement différents entre les organes bioartificiels. La comparaison des listes de métabolites pour chaque organe bioartificiel révèle une signature métabolique unique démontrant ainsi la présence d'un métabolisme endogène spécifique à chaque type d'organe bioartificiel, directement relié à la fonction physiologique de cet organe dans l'organisme entier (Table 2). Cela est confirmé par la figure 3.25 Métabolite Signe de la Signe de la Signe de la corrélation corrélation corrélation C3A MDCK C3A-MDCK Co-culture Glycine - Glutamate + Succinate + + Oxaloacetate - Pyruvate - Pyroqlutamate + Alanine + + Valine + Leucine + Isoleucine + Table 2 Troisièmement, les réponses métaboliques des différents organes à différentes expositions au NH3 ont été étudiées. Trois doses de NH3 ont été administrées (OmM, 5mM et 10mM) à chaque type d'organe bioartificiel. Afin d'augmenter la robustesse du système et s'affranchir des variations métaboliques liées à la densité de culture, celles-ci ont été répliquées plusieurs fois avec différentes densités ; de 200 000 a 1 million de cellules (Figure 4a-c, Table 3). Un modèle de régression multidimensionnelle aux moindres carrés partiels (PLS) a été construit, afin d'identifier une relation quantitative entre la dose NH3 administrée et la réponse métabolique pour chaque type d'organe bioartificiel. Il en résulte trois modèles PLS spécifiques a chaque type d'organe: foie (C3A, Fig.3A), rein (MDCK, Fig.3B) et co-culture (C3A/MDCK, Fig.3C). Les modèles de régression PLS montrent une relation quantitative de dose-effet, démontrant une réponse métabolique endogène indirecte quantitativement reliée à la dose de NH3 administrée. Les coefficients de chaque modèle PLS ont été analysés afin de repérer les métabolites significativement affectés par la dose de NH3. La comparaison des listes de métabolites pour chaque organe bioartificiel montre que chacun présente une réponse métabolique unique et caractéristique, liée à la physiologie et toxicologie cellulaire propre à chaque organe. Dans la table 3, pour chaque métabolite est indiqué le signe de la variation de sa concentration quand la dose de NH3 à laquelle l'organe 5 bioartificiel est exposé augmente. Organe Métabolites Variation Alanine + Valine + Isoleucine + Foie bioartificiel Leucine + (Cellules C3A) Alpha-keto-methylvalerate - Alpha-ketoisovalerate - Succinate + Glutamine - Oxaloacetate - Rein bioartificiel Pyruvate - (cellules MDCK) Pyroglutamate + Lysine - Unknown - Glutamine + Succinate + Glutamate + Co-culture C3A-MDCK Alpha-hydroxyisobutyrate + Valine + Lysine + ornithine - Table 3 Quatrièmement, les réponses métaboliques spécifiques de foies bioartificiels exposés à différentes toxines ont été caractérisées (Table 4). Plusieurs substances toxiques (NH3 (0, 5 et 10mM), DMSO (0% 1%, 2% 4%); APAP (0, 1 mM)) ont été administrées à des foies bioartificiels constitués de cellules C3A. Dans le cas du traitement par APAP, nous avons comparé la réponse du foie bioartificiel avec celui de cellules de foie en culture dans des boites de Pétri. Pour chaque exposition, un modèle de régression multidimensionnelle aux moindres carrés partiels (PLS) a été construit, afin d'identifier une relation quantitative entre la dose administrée de chaque substance et la réponse métabolique du pour chaque type d'organe bioartificiel. Il en résulte quatre modèles PLS spécifiques a chaque type de traitement: NH3 sur foie bioartificiel C3A), DMSO sur foie bioartificiel C3A, APAP sur foie bioartificiel C3A et finalement APAP sur culture cellulaire C3A en boites de Pétri. Les modèles de régression PLS montrent une relation quantitative de dose-effet, démontrant une réponse métabolique endogène indirecte des foies bioartificiels quantitativement reliées à chaque traitement administré. Les coefficients de chaque modèle PLS ont été analysés afin de repérer les métabolites endogènes hépatiques significativement affectés par un traitement ou un autre. La comparaison des listes de métabolites pour chaque traitement montre que le foie bioartificiel présente une réponse métabolique unique et caractéristique de chaque molécule toxique administrée (Table 4). Dans cette table, pour chaque métabolite est indiqué entre parenthèses le signe de la variation de sa concentration quand la dose du xénobiotique de l'expérience augmente. Ces résultats sont chacun une signature de toxicité du xénobiotique, qui lui est propre. NH3 DMSO APAP APAP pétri Alanine (+) Glucose (+) Valine (+) Isoleucine (+) Isoleucine (-) Isoleucine (-) Leucine (+) Leucine (-) Succinate (+) Succinate (-) Alpha-keto- Alpha-keto- methylvalerate (-) methylvalerate (-) Alpha- Alpha- ketoisovalerate (-) ketoisovalerate (-) Phenylalanine (+) Phenylalanine (-) Tyrosine (+) Lactate (-) Unknown (-) Acetate (+) Tyrosine (+) Pyruvate/oxaloacet ate (-) Ethanol (-) Glutamate (-) Lysine (-) Arginine (-) Table 4 En marge de ces quatre expériences, des courbes ROC ont été calculées pour plusieurs modèles afin d'évaluer leurs performances. Les prédictions de toxicité ont par exemple été faites pour un jeu exposé à de l'APAP à 10mM, et à du NH3 à 5 mM. Les courbes ROC obtenues sont respectivement représentées par les figures 5a et 5b. L'AUC vaut respectivement 0.943723 et 0.9335968, soit une confiance de près de 95%. Un modèle d'évaluation de toxicité du NH3 à 10mM à même atteint un AUC de 0.9994318 (99.94% de confiance). Les performances des modèles sont donc pleinement satisfaisantes. Criblage toxicologique L'invention propose selon un deuxième aspect un procédé de criblage toxicologique. 10 L'idée est de constituer une base de signatures par comparaison avec lesquelles on va pouvoir très rapidement identifier un xénobiotique. Avantageusement, à chaque fois que l'on évalue une nouvelle substance avec le procédé selon le premier aspect, on rajoute sa signature dans une base de données. Au fur et à mesure une base de données de plus en plus 15 complète apparaît. Lorsque l'on souhaite identifier une substance inconnue, on commence par procéder à l'ensemble des étapes de l'évaluation toxicologique, de façon à obtenir sa signature de toxicité. Ensuite, sont recherchées dans la base de données et identifiées la ou les signatures 20 comparables à la signature de la substance inconnue. Avantageusement, un seuil de tolérance est fixé par l'utilisateur. Un niveau de tolérance très faible augmente la probabilité de ne pas détecter une substance pourtant connue, mais assure un grand degré de confiance si la substance est effectivement identifiée. Un niveau de tolérance plus faible permet de 25 proposer plusieurs solutions, et de laisser l'utilisateur conclure. Alternativement, ce n'est pas les signatures qui sont comparées, mais les listes de biomarqueurs détectés, ou directement les spectres. Ce procédé permet, si une substance à déjà été rencontrée, de l'identifier avec une grande certitude en quelques minutes seulement, 30 ouvrant des perspectives de criblage haut débit. Actuellement, les seules méthodes d'identification d'une substance inconnue consistent en une5 succession de tests chimiques décidés par l'utilisateur, nécessitant de faire des hypothèses, et d'y passer du temps et des moyens conséquents. Systèmes L'invention propose selon un dernier aspect des systèmes mettant en oeuvre le procédé d'évaluation toxicologique selon le premier aspect de l'invention, ou mettant en oeuvre le procédé de criblage toxicologique selon le deuxième aspect de l'invention. Ces systèmes comprennent au moins un bioréacteur, des moyens de traitement de données et un dispositif de détection de biomarqueurs. Pour le système destiné au criblage toxicologique il possède en outre des moyens de stockage de données, sur lequel va pouvoir être stockée la base de données contenant par exemple les signatures des xénobiotiques connus. REVENDICATIONS1. Procédé d'évaluation toxicologique d'une substance candidate sur au moins un tissu ou organe, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes de : (a) Obtention d'un tissu ou organe bioartificiel par simulation ou modélisation de l'activité métabolique dudit tissu ou organe par au moins un bioréacteur ; (b) Exposition dudit tissu ou organe bioartificiel à ladite substance ; (c) Observation de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel et acquisition d'un jeu de données multidimensionnel associé ; (d) Identification au moyen d'une méthode d'analyse statistique multivariée des composantes du jeu de données multidimensionnel quantitativement corrélées à des variables prédéterminées ; (e) Génération d'un modèle prédictif à partir des composantes du jeu de données effectivement retenues ; (f) Test du caractère prédictif dudit modèle par au moins une méthode statistique d'estimation de fiabilité ; (g) Identification de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel sous la forme de biomarqueurs associés aux composantes du jeu de données retenues pour le modèle. 2. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la méthode d'analyse multivariée utilisée à l'étape (d) est une analyse discriminante par régression aux moindres carrés partiels (PLSDA). 3. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'étape (d) est précédée d'une étape (dl) de repérage 20 25 30et d'élimination des points aberrants dans ledit jeu de données multidimensionnel. 4. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'étape (dl) comprend une analyse non supervisée par composantes principales (PCA). 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) est une validation croisée. 6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) est une validation par l'hypothèse nulle. 7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'une des méthodes statistiques d'estimation de fiabilité utilisée à l'étape (d) comprend le calcul de l'aire sous une courbe Receiver Operative Characteristic (ROC). 8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les variables prédéterminées utilisées à l'étape (d) sont choisies parmi les conditions de culture, le type cellulaire du tissu ou de l'organe bioartificiel, le type de ladite substance, et sa dose. 25 9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'étape (c) s'effectue par au moins une technique de chimie analytique choisie, parmi les techniques du groupe comprenant la spectroscopie RMN du proton, la spectroscopie RMN du carbone, la 30 spectrométrie de masse, la chromatographie en phase gazeuse, la chromatographie en phase liquide, et les méthodes de détection multiplexées. 20 10. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'étape (c) s'effectue dans le milieu de culture en sortie de bioréacteur afin d'observer la réponse métabolique extracellulaire. 11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'étape (c) s'effectue sur les culots cellulaires afin d'observer la réponse métabolique endogène intracellulaire. 12. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une étape (h) d'obtention d'une signature de toxicité spécifique de ladite substance à partir de la liste des biomarqueurs obtenue à l'étape (g). 13. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une étape (i) dans laquelle on renseigne une banque de marqueurs et/ou de signatures de toxicité à l'aide des informations obtenues lors des étapes précédentes. 20 14. Procédé de criblage toxicologique d'une substance candidate sur au moins un tissu ou organe, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes de : (a) Obtention d'un tissu ou organe bioartificiel par simulation ou modélisation de l'activité métabolique dudit tissu ou organe par au moins un 25 bioréacteur ; (b) Exposition dudit tissu ou organe bioartificiel à ladite substance ; (c) Observation de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel et acquisition d'un jeu de données multidimensionnel 30 associé ; 10 15(d) Identification au moyen d'une méthode d'analyse statistique multivariée des composantes du jeu de données multidimensionnel quantitativement corrélées à des variables prédéterminées ; (e) Génération d'un modèle prédictif à partir des composantes 5 du jeu de données effectivement retenues ; (f) Test du caractère prédictif dudit modèle par au moins une méthode statistique d'estimation de fiabilité ; (g) Identification de la réponse métabolique du tissu ou de l'organe bioartificiel sous la forme de biomarqueurs associés aux 10 composantes du jeu de données retenues pour le modèle ; (h) Obtention d'une signature de toxicité spécifique de ladite substance à partir de la liste des biomarqueurs obtenue à l'étape (g) (i) Comparaison des biomarqueurs et/ou de la signature de toxicité spécifique avec une banque de marqueurs et/ou signatures de 15 toxicité, de manière à identifier ladite substance. 15. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que ladite banque de marqueurs et/ou signatures de toxicité a été établie par la mise en oeuvre d'au moins un procédé selon la revendication 20 13. 16. Système comprenant au moins un bioréacteur, des moyens de traitement de données et un dispositif de détection de biomarqueurs, caractérisé en ce qu'il est apte à mettre en oeuvre un 25 procédé d'évaluation toxicologique selon l'une des revendications 1 à 13. 17. Système selon la revendication précédente comprenant en outre des moyens de stockage de données, caractérisé en ce qu'il est apte à mettre en oeuvre un procédé de criblage toxicologique selon l'une 30 des revendications 14 et 15.
48,384
FR2960063A1
A1
20111118
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La présente invention est relative au domaine des dispositifs optoélectroniques. Plus particulièrement, l'invention concerne un dispositif de mesure optique de déplacement d'une cible. Il existe de nombreux types de dispositifs de mesure de déplacement, de vibration, de distance,..., d'une cible permettant des mesures dites non destructives, c'est à dire ne détériorant pas la cible sur laquelle elles sont effectuées. Des méthodes optiques sont souvent utilisées car elles présentent l'avantage d'être sans contact avec la cible et non intrusives. Elles sont basées sur la transmission d'un faisceau lumineux par une source lumineuse laser vers une cible et la mesure des changements des propriétés optiques du faisceau lumineux renvoyé de la cible par des moyens de détection et de mesure adaptés. Parmi les dispositifs optiques existants, on peut citer entre autre les interféromètres de type Michelson, les interféromètres à fibre optique, les capteurs par triangulation. Cependant, pour ces types de dispositifs, l'utilisation de nombreux composants optiques est nécessaire, ce qui rend difficile la réalisation de capteurs compacts, simples d'utilisation et de faible coût. Ces dispositifs présentent de plus, pour certains, une plage de mesure limitée sur quelques centimètres voire millimètres. Les dispositifs basés sur le phénomène de rétro-injection optique, généralement connu sous le nom anglo-saxon de self-mixing, offrent en comparaison un système de réalisation compact et flexible, à faible coût. Ces dispositifs sont simples à réaliser et ne nécessitent qu'une source lumineuse laser émettant un faisceau lumineux de mesure sur la cible dont le déplacement est à mesurer par exemple. Une portion du faisceau de mesure est réfléchie par la cible et réinjectée dans une cavité active de la source laser, produisant des interférences dans la cavité active de la source laser. Lorsqu'un chemin optique parcouru par le faisceau de mesure issu de la source lumineuse laser et rencontrant la cible varie, par exemple en fonction du déplacement de la cible ou de la variation de l'indice de réfraction du milieu dans lequel se trouve la cible, des fluctuations notamment de la puissance optique émise se produisent, causées par ces interférences. Ces fluctuations sont détectées soit par un photo-détecteur, tel que par exemple une photodiode située sur une face arrière de la source laser, soit directement via une tension de jonction de la source lumineuse laser. Les signaux issus de la photodiode ou de la tension de jonction de la source lumineuse laser sont traités par des moyens de traitement adaptés et l'information relative au déplacement de la cible ou à la variation de l'indice de réfraction du milieu en est déduite. Ainsi la source laser joue à la fois le rôle d'une source lumineuse et d'un micro-interféromètre, sans nécessiter de composants optiques externes. Toutefois, lorsque la cible est placée au-delà de quelques centimètres, une lentille peut être intercalée entre la source lumineuse laser et la cible. Ces dispositifs par rétro-injection optique présentent ainsi l'avantage d'être auto-alignés, compacts et moins coûteux que par interférométrie traditionnelle. Cependant, ces dispositifs sont notamment sensibles aux vibrations parasites. Ils nécessitent par conséquent d'être posés sur un support stable et immobile par rapport à la cible, tel que par exemple une table optique, pour garantir la précision de la mesure effectuée. Cette condition d'une part entraîne un coût supplémentaire important et d'autre part est inadaptée pour une utilisation de ces dispositifs en conditions réelles, tels que par exemple l'installation sur des sites industriels. L'invention a donc pour but de proposer un dispositif de mesure basé sur le phénomène de rétro-injection optique répondant à des contraintes de taille, de performance et de coût rendant son utilisation réaliste en milieu industriel. A cet effet, la présente invention a pour objet un dispositif de mesure optique d'un paramètre physique. Le dispositif de mesure comporte : - une source lumineuse laser pour générer un faisceau de mesure en direction d'une cible et pour recevoir le faisceau de mesure réfléchi par ladite cible, ledit faisceau de mesure parcourant un chemin optique dont la variation est fonction du paramètre physique à déterminer, ladite source lumineuse laser comportant une cavité optique, - un capteur de mouvement de la source lumineuse laser, - des moyens de calcul du paramètre physique à partir d'un signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser et d'un signal mesuré par le capteur de mouvement. Le chemin optique est défini comme une distance géométrique parcourue par le faisceau lumineux rapportée aux propriétés réfringentes du milieu que traverse le faisceau lumineux, c'est à dire en multipliant cette distance géométrique par l'indice de réfraction du milieu. Le paramètre physique à déterminer, modifiant le chemin optique du faisceau de mesure est par exemple une variation d'indice de réfraction du milieu dans lequel se trouve la cible, une contrainte (mécanique, thermique,...) appliquée sur une fibre optique située en regard de la source lumineuse laser, et préférentiellement un déplacement de la cible en mouvement selon un axe optique passant par la source lumineuse laser. La source lumineuse laser émet le faisceau de mesure en direction de la cible, qui en réfléchit une fraction. Le faisceau de mesure réfléchi est réinjecté, en tout ou partie, dans la cavité optique de la source lumineuse laser produisant avec le faisceau de mesure émis des interférences dans ladite cavité. De préférence, la source lumineuse laser est une diode laser mais l'utilisation de tout autre type de source lumineuse laser, telle que par exemple un laser à gaz, est possible. Lorsque le chemin optique parcouru par le faisceau de mesure varie, les interférences induites génèrent notamment une variation de la puissance optique du faisceau incident émis par la diode laser. Le signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser est fonction de cette variation de puissance optique du faisceau de mesure. Cette variation est fonction de la variation de chemin optique. Le signal mesuré est par exemple une tension, un courant ou un signal numérique. Le capteur de mouvement permet avantageusement de mesurer le déplacement relatif aux mouvements de la source lumineuse laser en mode de fonctionnement. Ces mouvements peuvent par exemple être des déplacements de la source lumineuse laser inhérents aux besoins de l'application ou des déplacements parasites dus à des vibrations subies par la source lumineuse laser. Le capteur de mouvement est un dispositif apte à mesurer le déplacement de la source lumineuse laser en fonctionnement, tels que par exemple un accéléromètre, un gyroscope ou un capteur optique. Lorsque le capteur de mouvement est un accéléromètre par exemple, il est positionné de préférence aussi près que possible de la source lumineuse laser et solidaire de celle-ci. Lorsque le capteur de mouvement est un capteur sans contact, optique par exemple, celui-ci peut être positionné à distance et son faisceau lumineux dirigé en direction de la source lumineuse laser. Le signal mesuré par le capteur de mouvement est fonction du déplacement de la source lumineuse laser. Le signal mesuré est par exemple un courant, une tension ou un signal numérique. Des moyens de calcul permettent ensuite de déterminer le paramètre physique à partir du signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser et du signal mesuré par le capteur de mouvement. Les moyens de calcul comportent : - un premier moyen de conversion du signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser en une mesure de variation de chemin optique, dite mesure de variation de chemin optique totale, - un second moyen de conversion du signal mesuré par le capteur de mouvement en une mesure du déplacement de la source lumineuse laser, dite mesure de déplacement. La mesure de la variation de chemin optique totale tient compte à la fois de la mesure de la variation de chemin optique réelle et de la mesure de déplacement. Dans un mode préféré de réalisation de l'invention, les moyens de calculs comportent en outre des moyens de calibrage du capteur de mouvement par rapport à la source lumineuse laser. Dans un exemple de réalisation, les moyens de calibrage consistent en une compensation de l'erreur sur le gain du capteur de mouvement et une synchronisation temporelle entre la chaîne de mesure de la source lumineuse laser et la chaîne de mesure du capteur de mouvement. Dans un mode de réalisation du dispositif de mesure, les moyens de 5 calibrage sont placés, sur la chaîne de mesure du capteur de mouvement, en sortie du second moyen de conversion. Dans un mode de réalisation du dispositif de mesure, pour améliorer le signal rapport sur bruit, le dispositif de mesure comporte une photodiode en sortie de la source lumineuse laser, en amont du premier moyen de 10 conversion, et le signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser est un signal acquis par la photodiode. Dans un mode préféré de réalisation du dispositif de mesure, lorsque la source lumineuse laser est une diode laser, la photodiode est une photodiode intégrée dans un même boîtier que la diode laser. 15 Dans un autre mode de réalisation du dispositif de mesure, lorsque la source lumineuse laser est une diode laser, le signal mesuré au niveau de la diode laser est un signal acquis par amplification de la tension de jonction de ladite diode laser. Dans un autre mode de réalisation du dispositif de mesure, lorsque la 20 cible est placée à une distance de la source lumineuse laser supérieure à quelques centimètres, le dispositif de mesure comporte une lentille placée sur l'axe optique XX', entre la source lumineuse laser et la cible. La lentille, de préférence convexe, permet de focaliser/collimater le faisceau de mesure. Ladite lentille peut être une lentille adaptative pour une collimation/focalisation 25 automatisée. Dans un autre mode de réalisation du dispositif de mesure, pour améliorer sa résolution, ledit dispositif de mesure comporte, entre la source lumineuse laser et la cible, un modulateur électro-optique apte à moduler la phase du faisceau de mesure. 30 Suivant un autre aspect, l'invention concerne un procédé de mesure d'un paramètre physique par une mesure laser. Le procédé comporte des étapes de : - émission d'un faisceau de mesure par la source lumineuse laser en direction de la cible, - mesure au niveau de la source lumineuse laser d'un signal représentatif de la variation de chemin optique totale, - mesure par le capteur de mouvement d'un signal représentatif du déplacement de la source lumineuse laser, pendant la mesure au niveau de la source lumineuse laser, - détermination de la variation de chemin optique totale par le premier moyen de conversion, à partir du signal mesuré par la source lumineuse laser, - détermination du déplacement de la source lumineuse laser par le second moyen de conversion, à partir du signal mesuré par le capteur de mouvement, - détermination du paramètre physique à partir de la variation de chemin optique totale et du déplacement de la source lumineuse laser. La mesure au niveau de la source lumineuse laser du signal représentatif de la variation de chemin optique totale, et la mesure par le capteur de mouvement du signal représentatif du déplacement de la source lumineuse laser sont réalisées de manière synchrone avec une même origine. L'ordre de mise en oeuvre de l'étape de détermination de la variation de chemin optique totale par le premier moyen de conversion, à partir du signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser et de l'étape de détermination du déplacement de la source lumineuse laser par le second moyen de conversion, à partir du signal mesuré par le capteur de mouvement, n'est pas imposé et suivant le procédé, peuvent être réalisées dans l'ordre inverse de l'ordre décrit ou préférentiellement réalisées simultanément sans modifier le résultat desdites étapes. L'invention est également relative à l'utilisation du dispositif de mesure optique à l'inspection et au contrôle non destructif de matériaux et pièces manufacturés ainsi qu'à leur analyse modale. L'invention est également relative à l'utilisation du dispositif de mesure optique à la mesure de déplacements et de vibrations d'une cible. L'invention est également relative à l'utilisation du dispositif de mesure optique à la détection de variation d'un mélange gazeux et/ou liquide. Parmi d'autres utilisations de ce dispositif de mesure optique, on peut citer par exemple les mesures de déplacements aléatoires de cibles, le suivi de joint/soudure, la détection d'impact, l'optimisation de l'usinage grande vitesse, la mesure de contraintes mécaniques dans les matériaux. La mise en oeuvre de ce dispositif de mesure entre autre dans les utilisations susnommées est du ressort de l'homme du métier. Ce dispositif de mesure optique présente aussi l'avantage de pouvoir 10 être utilisé même dans un système embarqué en mouvement. Dans un mode préféré de réalisation, le dispositif de mesure optique permet la mesure d'un déplacement d'une cible selon un axe XX'. Ledit dispositif de mesure comporte : - une source lumineuse laser pour générer un faisceau de mesure 15 en direction de la cible et pour recevoir le faisceau de mesure réfléchi par ladite cible, ledit faisceau de mesure parcourant un chemin optique dont la variation est fonction du déplacement de la cible, et ladite source lumineuse laser comportant une cavité optique, 20 - un capteur de mouvement de la source lumineuse laser, - des moyens de calcul du déplacement de la cible à partir d'un signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser et d'un signal mesuré par le capteur de mouvement L'invention est également relative à un système pour la mesure de 25 déplacements d'une cible selon N axes, N supérieur ou égal à deux, comportant N dispositifs de mesure optique placés chacun selon un axe. La description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple d'un mode de réalisation de l'invention, est faite en se référant aux figures annexées dans lesquelles : 30 Figure 1, illustre schématiquement un exemple de dispositif de mesure de déplacement d'une cible, basé sur le phénomène de rétro-injection optique selon l'invention, Figure 2, illustre un exemple de traitement de signal du dispositif de mesure, Figure 3, illustre les courbes de déplacement mesuré et reconstruit pour un premier exemple de fonctionnement, Figure 4, illustre les courbes de déplacement mesuré et reconstruit pour un deuxième exemple de fonctionnement, Figure 5, illustre les courbes de déplacement mesuré et reconstruit pour un troisième exemple de fonctionnement, Figure 6, illustre les courbes de déplacement mesuré et reconstruit pour un quatrième exemple de fonctionnement. L'exemple de réalisation du dispositif de mesure est décrit de manière détaillée dans son application au cas d'une mesure de déplacement d'une cible. Ce choix n'est pas limitatif et l'invention s'applique également à d'autres paramètres physiques, tels que par exemple une variation de l'indice de réfraction optique du milieu, due à une contrainte appliquée sur une fibre optique située devant le laser ou à une variation de mélange gazeux entre le laser et la cible. La figure 1 illustre schématiquement un dispositif optique 10 pour la mesure de déplacement d'une cible 20 selon un mode particulier de réalisation de l'invention et basé sur le phénomène de rétro-injection optique. Le dispositif comporte une source lumineuse laser 11, une lentille 12, un détecteur 13, un capteur de mouvement 14 et des moyens de calcul 15 du déplacement de la cible. La source lumineuse laser 11, la lentille 12 et la cible 20 sont placées 25 sur un axe optique commun XX'. La source lumineuse laser 11 est sensible à la rétro-injection optique, elle comporte une cavité optique 111 et est adaptée pour émettre un faisceau optique de mesure, de longueur d'onde X, selon l'axe optique XX' en direction de la cible 20 et pour recevoir le faisceau de mesure réfléchi. 30 De préférence, la source lumineuse laser 11 est une diode laser, mais l'utilisation de tout autre type de source lumineuse laser, telle que par exemple un laser à gaz, est possible. Dans un mode préféré de réalisation, la diode laser 11 est alimentée avec un courant à valeur sensiblement continue dans le temps. Dans un autre mode de réalisation, la diode laser 11 est alimentée par un courant variable au cours du temps, tel qu'un courant périodique, par exemple de type sinusoïdal ou triangulaire. Au contraire des interféromètres classiques, il n'est pas obligatoire de stabiliser la diode laser en longueur d'onde au moyen de systèmes d'asservissement entraînant un surcoût, la précision atteignable sans asservissement étant suffisante pour de nombreuses applications nécessitant un dispositif à faible coût. La diode laser 11 est placée à une distance Lext de la cible. La lentille 12 est placée sur un chemin optique parcouru par le faisceau optique de mesure et interposée entre la source laser et la cible. De préférence, la lentille 12 est utilisée pour la mesure de déplacement de cible située pour des distances Lext supérieures à quelques centimètres. Elle n'est généralement pas nécessaire pour des distances Lext inférieures à quelques centimètres. La lentille 12 est choisie d'une part de sorte à recevoir un faisceau de mesure issu de la diode laser 11 et à collimater/focaliser ledit faisceau de mesure en direction de la cible et d'autre part pour recevoir une fraction du faisceau de mesure réfléchi par la cible et pour le collimater/focaliser vers la cavité interne 111 de la diode laser 11. La cible 20 est en mouvement, comme indiqué schématiquement à titre d'exemple par la flèche 21, selon l'axe optique XX'. Le dispositif de mesure 10 selon l'invention est donc adapté à mesurer la projection du déplacement de la cible 20 le long de la direction de l'axe optique XX'. La cible 20 est adaptée pour recevoir au moins une partie du faisceau de mesure issu de la diode laser et présente une surface 21 pour réfléchir ledit 30 faisceau de mesure. De préférence, la surface 21 de la cible 20 est sensiblement plane et sensiblement perpendiculaire à l'axe optique XX' afin d'obtenir la meilleure précision possible. Cependant, une surface plane et une perpendicularité par rapport à l'axe optique ne sont pas essentielles pour obtenir une mesure de déplacement de la cible suivant l'invention. D'autres formes de surface peuvent être utilisées dès lors qu'elles réfléchissent au moins une partie du faisceau de mesure vers la cavité optique de la diode laser. En cas de non perpendicularité du déplacement, la mesure du déplacement de la cible se fera suivant la projection selon l'axe optique XX'. Dans un exemple de réalisation, la cible 20 peut être une partie d'un objet pour lequel le déplacement doit être mesuré. Alternativement, la cible 20 peut être séparée de l'objet mais attachée à l'objet, de sorte que la mesure de déplacement de la cible est équivalente à la mesure du déplacement de l'objet. Ainsi le faisceau de mesure, non collimaté, issu de la diode laser 11, se dirige vers la lentille 12 qui le collimate/focalise vers la cible 20. La cible 20 réfléchit une fraction du faisceau de mesure. Le faisceau de mesure réfléchi, après passage par la lentille 12, est réinjecté dans la cavité optique 111 de la diode laser 11 créant avec le faisceau de mesure émis par la diode laser des interférences. Lorsque la cible 20 est en déplacement selon l'axe optique XX', la longueur de chemin optique parcourue par le(s) faisceau(x), c'est-à-dire la distance aller-retour entre la diode laser 11 et la cible 20, varie, les interférences dépendantes du déplacement de la cible génèrent une variation de la puissance optique du faisceau de mesure émis par la diode laser 11. Un détecteur de mesure 13 détecte la variation de la puissance optique du faisceau de mesure émis par la diode laser et la convertit en un signal, dit signal SM, comportant les interférences dépendantes du déplacement de la cible. Ce signal SM peut être par exemple, un signal d'intensité de courant, de tension, de puissance, un signal numérique. Le détecteur de mesure est de préférence une photodiode 13. Dans un exemple préféré de réalisation, la photodiode 13 est une photodiode intégrée dans un même boîtier que la diode laser 11 et située sur une face arrière de la diode laser. Cette photodiode, servant habituellement à asservir la puissance d'émission de la diode laser, est mise à contribution pour détecter les variations de la puissance optique de la diode laser, induites par le phénomène de rétro-injection optique. En sortie de la photodiode, comme illustré sur la figure 2, un moyen de conversion, dit premier moyen de conversion 151, traite le signal SM issu de la photodiode et le convertit en une mesure de déplacement, dite mesure de déplacement total DsM. Cette mesure de déplacement total DsM tient compte de la mesure de déplacement de la cible et de déplacement dû aux mouvements de la diode laser 11 lorsqu'elle est en fonctionnement. Dans un exemple de réalisation, le premier moyen de conversion 151 utilise une méthode de comptage de franges pour reconstruire le déplacement total DsM à partir du signal SM. La précision de cette méthode est liée à la longueur d'onde de la diode laser utilisée. Dans un autre exemple de réalisation, le premier moyen de conversion 15 151 utilise une méthode de dépliement de phase pour reconstruire le déplacement total DsM à partir du signal SM. Les deux méthodes énoncées ci-avant, comptage de franges et dépliement de phase, sont des méthodes connues en tant que telles et ne seront donc pas décrites. 20 Le premier moyen de conversion 151 peut être analogique ou numérique suivant le signal SM. Le dispositif de mesure 10 comporte en outre un capteur de mouvement 14. Dans un exemple préféré de réalisation, ce capteur de mouvement est un accéléromètre disposé à proximité de la diode laser 11, de 25 préférence solidaire de la diode laser. Selon l'invention, l'accéléromètre 14 est avantageusement utilisé pour mesurer le déplacement dû aux mouvements de la diode laser 11. L'accéléromètre 14 peut être par exemple de type optique ou piézoélectrique. Dans un exemple préféré de réalisation, l'accéléromètre est un 30 accéléromètre à base de systèmes microélectromécaniques, dit MEMS. Les accéléromètres à base de MEMS sont de faible encombrement et permettent avantageusement de positionner ledit accéléromètre au plus proche de la source laser. Le déplacement dû aux mouvements de la diode laser est mesuré indirectement par la mesure de l'accélération de la source laser par l'accéléromètre. En sortie de l'accéléromètre, un moyen de conversion, dit second moyen de conversion 152, traite un signal, dit signal d'accélération, issu de l'accéléromètre et le convertit en une mesure de déplacement de la diode laser, dite mesure de déplacement Dp. Le signal d'accélération peut être par exemple, un signal de tension, un signal numérique. Dans un exemple de second moyen de conversion, comme illustré sur la figure 2, ledit second moyen de conversion 152 utilise une méthode de double intégration du signal d'accélération pour reconstruire le déplacement de la diode laser à partir du signal d'accélération Le second moyen de conversion 152 peut être analogique ou numérique suivant le signal d'accélération. En sortie du second moyen de conversion 152, un moyen de calibrage 153 de l'accéléromètre 14 par rapport à la diode laser 11 calibre la mesure de déplacements de la diode laser 11. Dans un exemple de réalisation du moyen de calibrage 153, comme illustré sur la figure 2, ledit moyen de calibrage comporte un système à gain variable 154 pour permettre de compenser les erreurs de gain de l'accéléromètre lui-même et un déphaseur 155 pour synchroniser les deux chaînes de mesure, à savoir la chaîne de mesure de la diode laser et la chaîne de mesure de l'accéléromètre. Le déplacement réel reconstitué DT de la cible 20 est ensuite déterminé par une soustraction entre la mesure de déplacement total DsM obtenue par la diode laser soumise à un mouvement et la mesure calibrée de déplacement Dacc obtenue à partir de l'accéléromètre. Le premier et deuxième moyen de conversion 151, 152, ainsi que le moyen de calibrage 153 constituent les moyens de calculs 15. Le dispositif de mesure 10 selon l'invention permet de reconstituer la mesure du déplacement de la cible DT. Ce dispositif peut être utilisé avantageusement sur une grande plage de mesure. En effet, la plage de mesure peut être limitée par la demi-longueur de cohérence de la diode laser. La plage de mesure peut aller jusqu'à plusieurs mètres, suivant la source lumineuse laser choisie. Afin d'illustrer le déplacement reconstitué de la cible à partir du dispositif de mesure selon l'invention, de nombreuses expériences ont été réalisées et sont synthétisées ci dessous sur la forme de quatre exemples. Pour toutes les expériences : - la source lumineuse laser est une diode laser de type HL 7851G d' Hitachi® émettant à une longueur d'onde de 785nm avec photodiode intégrée. La diode laser est alimentée par un courant d'injection constante de 30mA, et a une puissance de sortie maximale de 50mW, - le capteur d'accélération est un accéléromètre de type ADXL311 de Analog Devices® avec une résolution de 300pgkHz et une bande passante de 5kHz, - les vibrations/déplacements susceptibles par exemple d'être parasites pour la diode laser sont générés par un pot vibrant auquel la diode laser et l'accéléromètre sont solidaires, - la cible est positionnée à une distance de 45cm de la diode laser, et le déplacement de celle-ci est généré par un capteur piézoélectrique de type P753.2CD de Physik Instrumente®. Ce capteur piézoélectrique est couplé à un capteur capacitif pour mesurer directement le déplacement du capteur piézoélectrique avec une résolution de 2nm. Pour obtenir les coefficients de calibrage sur le gain et la phase du moyen de calibrage, une phase de calibrage du dispositif de mesure selon un mode particulier de l'invention est utilisée dans cet exemple de réalisation afin d'obtenir une meilleure précision. Pendant cette phase de calibrage, seule la diode laser se déplace, dans cet exemple, à l'aide du pot vibrant, tandis que la cible est immobile. Quatre séries de mesures ont été réalisées entre 20Hz et 400Hz par pas de 20Hz. Les signaux extraits de l'accéléromètre et de la diode laser sont comparés pour obtenir les coefficients de calibrage de gain et de phase et sont stockés dans une table de valeur. Après cette phase de calibrage, l'erreur mesurée sur la phase est inférieure à 2° et l'erreur mesurée sur le gain est inférieure à 3%. Quatre expériences sont maintenant présentées. Les résultats obtenus sont illustrés respectivement figures 3, 4, 5 et 6. Pour chaque figure : - la courbe numérotée 1 illustre le signal de déplacement total, reconstruit à partir des signaux obtenus par la diode laser, - la courbe numérotée 2 illustre le signal de déplacement réel, reconstruit à partir des signaux obtenus par la diode laser et par l'accéléromètre, - la courbe numérotée 3 illustre le signal de déplacement de la cible, c'est la courbe de référence. Exemple 1 : la cible et le pot vibrant vibrent à la même fréquence de manière sinusoïdale. Dans ce premier exemple, le pot vibrant et la cible vibrent à une fréquence identique de 81 Hz, avec une amplitude de signal de 3,5pm et 2.5pm respectivement. Les résultats sont obtenus sur la figure 3. On constate que pour la courbe 1, on obtient une amplitude de déplacement erronée de 5pm, tandis que pour la courbe 2, on est proche de la courbe 3. Ce premier exemple permet de montrer que le dispositif de mesure suivant l'invention permet de reconstituer le déplacement réel de la cible même en présence d'une vibration de même fréquence. Ceci peut fréquemment arriver dans le cas d'un couplage mécanique indésirable entre le dispositif de mesure et la cible vibrante. Exemple 2 : la cible et le pot vibrant vibrent à des fréquences différentes de façon sinusoïdale. Dans ce deuxième exemple, le pot vibrant vibre à une fréquence de 167Hz avec une amplitude de signal de 2pm et la cible vibre à une fréquence de 97Hz avec une amplitude de signal de 2,5pm. Les résultats sont obtenus sur la figure 4. On constate, dans ce deuxième exemple, que pour la courbe 1, on obtient un signal de déplacement distordu, tandis que pour la courbe 2, on est proche de la courbe 3. Exemple 3 : la cible et le pot vibrant vibrent de façon arbitraire. Le pot vibrant vibre à une combinaison de fréquences de 46Hz-92Hz-194Hz-276Hz. La cible vibre à une combinaison de fréquences de 26Hz-104Hz-216Hz. Les résultats sont obtenus sur la figure 5. On constate, dans ce troisième exemple, que pour la courbe 1, on obtient un signal de déplacement très distordu avec de fortes amplitudes, tandis que pour la courbe 2, on est à nouveau proche de la courbe 3 de référence. Exemple 4 : la cible vibre à une fréquence fixe de manière sinusoïdale et le pot vibrant vibre de façon arbitraire. Le pot vibrant vibre à une combinaison de fréquences de 46Hz-92Hz-194Hz-276Hz. La cible vibre à une fréquence de 91 Hz avec une amplitude de 2,3 pm. Les résultats sont obtenus sur la figure 6. On constate, dans ce quatrième exemple, que pour la courbe 1, on obtient un signal de déplacement distordu et une forte amplitude, tandis que pour la courbe 2, on est à nouveau proche de la courbe 3 de référence. Le dispositif de mesure suivant l'invention permet avantageusement de réduire l'erreur de mesure de déplacement de la cible par un capteur à retro-injection optique causée par les déplacements de la diode laser. Le dispositif de mesure suivant l'invention est un dispositif simple à réaliser, peu encombrant, auto-aligné et robuste pour la mesure de déplacement avec une précision de 300 nm pour la présente réalisation, avec l'accéléromètre de type ADXL311 de Analog Devices. Il présente également l'avantage d'être d'un coût abordable et transportable en milieu industriel. Dans une variante de réalisation de l'invention, il est possible d'envisager un système de mesure formé par l'association d'au moins deux dispositifs de mesure optique 10, positionnés selon des axes différents, pour la mesure conjointe de déplacements transverses de la cible 20. Dans un exemple de réalisation, lorsque l'ensemble est formé de deux dispositifs de mesure optique 10 positionnés selon deux axes différents, le déplacement de la cible 20 est alors déterminé bidimensionnellement, dans un plan formé par les deux axes. Dans un autre exemple de réalisation, lorsque l'ensemble est formé de trois dispositifs de mesure optique 10 positionnés selon trois axes différents, le déplacement de la cible 20 est déterminé tridimensionnellement. REVENDICATIONS1 - Dispositif de mesure optique (10) d'un paramètre physique caractérisé en ce que ledit dispositif de mesure comporte : - une source lumineuse laser (11) pour générer un faisceau de mesure en direction d'une cible (20) et pour recevoir le faisceau de mesure réfléchi par ladite cible, ledit faisceau de mesure parcourant un chemin optique dont la variation est fonction du paramètre physique à déterminer, et ladite source lumineuse laser comportant une cavité optique (111), - un capteur de mouvement (14) de la source lumineuse laser (11), - des moyens de calcul (15) du paramètre physique à partir d'un signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser (11) et d'un signal mesuré par le capteur de mouvement (14). 2 - Dispositif de mesure selon la revendication 1 dans lequel les moyens de calcul (15) comportent un premier moyen de conversion (151) du signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser (11) en une mesure de variation de chemin optique totale et un second moyen de conversion (152) du signal mesuré par le capteur de mouvement (14) en une mesure de déplacement de la source lumineuse laser. 3 - Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes dans lequel les moyens de calcul (15) comportent un moyen de calibrage (153) du capteur de mouvement (14) par rapport à la source lumineuse laser (11). 4 - Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes dans lequel le capteur de mouvement (14) est un accéléromètre. 5 - Dispositif de mesure selon l'une des revendications 2 à 4 comportant une photodiode (13) en sortie de la source lumineuse laser (11), en amont du premier moyen de conversion (151). 6 - Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes dans lequel la source lumineuse laser (11) est une diode laser. 7 - Procédé de mesure d'un paramètre physique à partir du dispositif de mesure optique conforme à l'une des revendications 1 à 6 caractérisé ence que le procédé comporte les étapes de : - émission d'un faisceau de mesure par la source lumineuse laser (11) en direction de la cible (20), - mesure au niveau de la source lumineuse laser (11) d'un signal représentatif de la variation de chemin optique totale, - mesure par le capteur de mouvement (14) d'un signal représentatif du déplacement de la source lumineuse laser (11), pendant la mesure de la source lumineuse laser, - détermination de la variation de chemin optique totale par le premier moyen de conversion (151), à partir du signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser (11), - détermination du déplacement de la source lumineuse laser par le second moyen de conversion (152), à partir du signal mesuré par le capteur de mouvement (14), - détermination du paramètre physique à partir de la variation de chemin optique totale et du déplacement de la source lumineuse laser. 8 - Utilisation du dispositif de mesure optique selon l'une des revendications 1 à 6 à l'inspection et au contrôle non destructif de matériaux et pièces manufacturés. 9 - Utilisation du dispositif de mesure optique selon l'une des revendications 1 à 6 à la mesure de déplacements et de vibrations d'une cible. 10 - Utilisation du dispositif de mesure optique selon l'une des revendications 1 à 6 à la détection de variation d'un mélange gazeux et/ou liquide. 11 - Système embarqué comportant un dispositif selon l'une des revendications 1 à 6. 12 - Dispositif de mesure optique (10) selon un axe XX' d'un déplacement d'une cible (20) caractérisé en ce que ledit dispositif de mesure comporte : - une source lumineuse laser (11) pour générer un faisceau de mesure en direction de la cible et pour recevoir le faisceau de mesure réfléchi par ladite cible, ledit faisceau de mesure parcourant un chemin optique dont la variation est fonction du déplacement de la cible, et ladite source lumineuse laser 5comportant une cavité optique (111), - un capteur de mouvement (14) de la source lumineuse laser (11), - des moyens de calcul (15) du déplacement de la cible à partir d'un signal mesuré au niveau de la source lumineuse laser (11) et d'un signal mesuré par le capteur de mouvement (14). 13 - Système pour la mesure de déplacements d'une cible selon N axes, N supérieur ou égal à deux, comportant N dispositifs de mesure optique conformes à la revendication 12.
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FR2960064A1
A1
20111118
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Domaine de l'invention La présente invention se rapporte à un capteur micromécanique comprenant au moins un substrat et une masse sismique suspendue au substrat par l'intermédiaire d'au moins une poutre de torsion pour mesurer une grandeur physique agissant sur la masse sismique. L'invention se rapporte également à un procédé de mesure d'une grandeur inertielle ou d'une force à l'aide d'un capteur micromécanique. Etat de la technique Selon le document DE 10 2008 017 156 Al, on connaît un capteur d'accélération micromécanique comportant au moins un substrat et un ou plusieurs châssis dont au moins un premier châssis est suspendu directement ou indirectement au substrat par l'intermédiaire d'un élément à ressort ; sous l'effet d'au moins une première accélération, le châssis est écarté du substrat. Au moins une première masse sismique comportant au moins un élément de ressort, est suspendue au premier châssis ou a un châssis supplémentaire. Sous l'effet d'une accélération, notamment différente de la première accélération, ce châssis est écarté du premier châssis. Les éléments de ressort comportent notamment des zones piézo-électriques pour saisir l'accélération. Ces zones sont obtenues par dopage de la surface des éléments de ressort. Exposé et avantages de l'invention La présente invention a pour objet un capteur micromécanique du type défini ci-dessus, caractérisé en ce que tout le volume au moins d'une poutre de torsion est dopé pour constituer une matière piézorésistante. L'invention a également pour objet un procédé de mesure utilisant un tel capteur du type défini ci-dessus, caractérisé en ce qu'on suspend une masse sismique par l'intermédiaire d'au moins une poutre de torsion à un substrat, le procédé comprenant les étapes suivantes : - déterminer l'amplitude de la grandeur inertielle ou de la force agissant sur la masse sismique en saisissant une variation de la résistance électrique d'au moins une poutre de torsion, 2 - toute la section de la poutre de torsion étant utilisée pour saisir la variation de résistance. L'invention repose sur l'utilisation d'une matière piézo-électrique en volume, ce qui évite des zones dopées, introduites de manière ciblée. L'invention repose sur le fait que l'amplitude et le signe d'une grandeur physique à mesurer, peuvent se déterminer indépendamment l'un de l'autre. Pour déterminer l'amplitude de la grandeur à mesurer, on utilise une masse sismique suspendue à au moins une poutre de torsion. La grandeur physique agissant sur la masse sismique provoque la torsion de la poutre et produit par l'effet piézorésistant, une variation de la résistance électrique de la poutre de torsion. Ainsi, on peut utiliser tout le volume de la poutre de torsion pour la mesure, de sorte que tout le volume de la poutre de torsion, pourra être dopé pour former la matière piézorésistante. On supprime ainsi tout autre mise en structure du dispositif de capteur qui nécessiterait l'introduction ciblée de zones dopées, ce qui permet d'avoir des dimensions plus petites. En particulier, pour des capteurs (direction z) qui saisissent une accélération perpendiculaire à leur plan, l'invention s'applique d'une manière particulièrement avantageuse. En effet, dans ce cas, la difficulté a traiter est celle de la suspension de la masse sismique qui se situe dans le même plan que celui de la masse sismique elle-même et sous l'effet d'une accélération (z) appliqué à la masse sismique, celle-ci n'est pas simplement sollicitée en traction ou en compression ; ainsi cela ne permet pas tout simplement d'utiliser tout le volume de la suspension pour déterminer la tension mécanique par effet piézorésistant. Pour qu'ainsi une accélération (z) produise un mouvement de la masse sismique autour de l'axe de torsion d'au moins une poutre de torsion et d'au moins une torsion de la poutre de torsion, il faut que le centre de gravité de la masse sismique, se trouve à l'extérieur de l'axe de torsion. Toute la masse sismique se trouve de préférence sur un côté de l'axe de torsion. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, on détermine le signe algébrique de la grandeur agissant sur la masse 3 sismique grâce à une poutre de flexion supplémentaire. Au moins cette poutre de flexion est installée pour qu'un mouvement de la masse sismique sous l'effet de la grandeur à mesurer, se traduise par une compression ou une extension de la poutre de flexion. Cela permet que tout le volume de la masse piézo-électrique soit celui de la poutre de flexion pour déterminer le signe algébrique de la grandeur à mesurer en utilisant la résistance électrique. Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, au moins une poutre de torsion à laquelle est suspendue la masse sismique est précontrainte pour permettre de déterminer le signe algébrique de la grandeur physique à mesurer. La valeur mesurée de la résistance électrique, se compose alors de la valeur correspondant à la précontrainte et celle de la variation de résistance occasionnée par la grandeur à mesurer. En comparant la valeur de la résistance mesurée et la valeur de la résistance correspondant à la précontrainte, on obtient l'amplitude et le signe algébrique de la grandeur à mesurer. Dessins La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide d'exemples de réalisation d'un capteur selon l'invention représenté dans les dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue de dessus d'un premier exemple de réalisation d'un capteur selon l'invention, - la figure 2 montre une vue de côté du premier exemple de réalisation du capteur selon l'invention, - la figure 3 est une vue en perspective du premier mode de réalisation du capteur selon l'invention, - la figure 4 est une vue en perspective d'un second mode de réalisation du capteur selon l'invention, - la figure 5 montre le flux du courant dans le premier exemple de réalisation du capteur selon l'invention, - la figure 6 montre en vue de dessus un troisième exemple de réalisation du capteur selon l'invention, - la figure 7 est une vue de côté du troisième exemple de réalisation du capteur selon l'invention.35 4 Description de modes de réalisation de l'invention Dans les différentes figures, on utilisera les mêmes références pour désigner les mêmes composants ou des composants de même fonction. La figure 1 est une vue schématique d'un capteur 10 de saisie d'une accélération z selon un premier exemple de réalisation préférentiel de l'invention, le capteur étant représenté en vue de dessus. Le capteur 10 comprend une masse sismique 11 sous la forme d'une plaque reliée par deux poutres ou barres de torsion 12 à des suspensions de substrat 13. Les deux poutres de torsion 12 ont les mêmes dimensions et s'étendent le long d'un axe de torsion commun. Cet axe se trouve sur le côté transversal de la plaque 11 de sorte que le centre de gravité de la masse sismique 11 est situé au-delà de l'axe de torsion et s'écarte perpendiculairement aux deux grands côtés de la plaque 11 constituant la masse sismique 11. Le montage pourrait également être vu de façon inverse comme poutre de torsion 12 avec partant de sa zone centrale, la masse sismique 11 s'étendant à angle droit. Les poutres de torsion 12 sont réalisées pour être aussi rigides en flexion que possible dans les directions x, y et z, mais souples en torsion le long de l'axe de torsion. La sensibilité du capteur vis-à-vis des accélérations dans la direction x ou dans la direction y, est de ce fait faible. Dans le premier exemple de réalisation préférentiel, le capteur 10 comporte en outre deux poutres de flexion 14 reliant, la masse sismique 11 aux suspensions de substrat 15. Mais on pourrait également envisager de n'utiliser que l'une des deux poutres de flexion ou plus de deux poutres de flexion. Les deux poutres de flexion 14 s'étendent dans une direction perpendiculaire à l'axe de torsion. Les suspensions de substrat 13 et 15 sont elles-mêmes accrochées dans un substrat non représenté dans les dessins. La figure 2 est une vue schématique de côté du capteur 10 correspondant au premier exemple de réalisation préférentiel de l'invention. La figure 2 montre que les poutres de flexion 14 en position de repos du capteur 10, s'étendent parallèlement à la direction d'extension de la plaque 11. En particulier, le côté inférieur de la poutre de flexion 14 est coplanaire avec la face inférieure de la plaque 11. Les poutres de flexion 14 sont en outre beaucoup plus minces que la plaque 11 si bien que la zone dans laquelle les poutres sont reliées à la plaque 5 11, se situe en dessous de l'axe de torsion autour duquel se déplace la masse sismique 11. Les poutres de flexion 14 peuvent également être installées plus bas pour que le côté supérieur des poutres vienne de façon adjacente contre la face inférieure de la plaque 11. La figure 3 est une vue en perspective schématique du capteur 10 correspondant au premier exemple de réalisation préférentiel de l'invention. La figure 3 montre de manière plus précise la disposition relative des masses sismiques 11 et des poutres 12 et 14. Les poutres de torsion 12 de forme quadrangulaire sont montées pour que leurs grands côtés chaque fois opposés de la masse sismique 11, se trouvent pratiquement coplanaires avec le côté de la masse sismique 11 tourné vers les poutres de torsion 12. La hauteur des poutres de torsion 12 correspond en outre à l'épaisseur de la plaque 11 de sorte que le côté supérieur et le côté inférieur respectifs des poutres de torsion 12, se situent chaque fois dans un plan passant par le côté supérieur et le côté inférieur de la plaque 11. Selon l'exemple de réalisation préférentiel, la masse sismique 11 et les poutres de torsion 12 sont réalisées dans une couche de silicium polycristallin à développement épitaxial ayant de préférence une épaisseur comprise entre 10 et 20 µm. Les poutres de flexion 14 sont réalisées dans une seconde couche de silicium polycristallin ayant une épaisseur de préférence comprise entre 500 nm et 2 µm. De cette manière, les deux couches peuvent être structurées indépendamment l'une de l'autre. Lorsqu'on réalise une matière piézo-électrique, on peut doper de manière homogène les deux couches ce qui simplifie considérablement la fabrication. Mais on peut limiter le dopage seulement aux poutres 12 et 14. La figure 4 est une vue en perspective schématique du capteur 10' selon un second exemple de réalisation préférentiel de l'invention. 6 Le capteur 10' se distingue du capteur 10 par la position des poutres de flexion 14'. La disposition de la masse sismique 11 et des poutres de torsion 12, correspond à celle du premier exemple de réalisation de l'invention. En revanche, dans le cas du capteur 10', les poutres de flexion 14', ne se situent pas dans un plan avec la plaque 11, mais sont perpendiculaires à ce plan. De cette manière, une accélération de la masse sismique 11 dans la direction z, se traduit directement par une compression ou une extension des poutres de flexion 14'. Le fonctionnement des deux modes de réalisation préférentiels du capteur selon l'invention, sera décrit ci-après à l'aide de la figure 5 pour le capteur 10 du premier exemple de réalisation préférentiel de l'invention. La figure 5 est une vue de dessus du capteur 10 représentée sous une forme schématique et montrant les chemins du courant. A la figure 5, les flèches portant la référence 11, désignent le flux du courant à travers les poutres de torsion 12, alors que les flèches portant la référence 12, désignent le flux du courant traversant les poutres de flexion 14. Si la masse sismique 11 subit une accélération dans la direction z, c'est-à-dire dans une direction perpendiculaire à sa direction d'extension, cela se traduit par un couple autour de l'axe de torsion, car le centre de gravité de la masse 11 ne se situe pas sur l'axe de torsion. Les poutres 12 sont ainsi tordues, ce qui engendre des tensions mécaniques internes modifiant la résistance électrique. Comme une torsion génère toujours une tension de poussée indépendamment du sens, la valeur de la résistance électrique mesurée sur le chemin du courant 11, donne une information relative à l'amplitude de l'accélération z. Pour avoir en outre le signe algébrique de l'accélération z, on saisit en outre par le chemin du courant 12, la résistance électrique des poutres de flexion 14 qui auront été comprimées ou allongées par le mouvement de la masse sismique 11. En procédant par multiplexage dans le temps, on peut saisir alternativement l'amplitude et le signe algébrique de l'accélération z. La figure 6 est une vue schématique d'un capteur 20 servant à saisir une accélération z correspondant à un troisième 7 exemple de réalisation préférentiel de la présente invention ; le capteur est représenté en vue de dessus. Le capteur 20 selon ce troisième exemple de réalisation de l'invention se distingue des capteurs 10 et 10' en ce qu'il ne nécessite pas de poutres de flexion. Mais il comporte également une masse sismique 21 sous la forme d'une plaque reliée par deux poutres de torsion 22 aux suspensions 23 du substrat. La structure de principe de la masse sismique 21 et des poutres de torsion 22, correspond à celle des exemples de réalisation précédents. La figure 7 est une vue de côté schématique du troisième exemple de réalisation préférentiel du capteur 20 selon l'invention. La figure 7 montre que la masse sismique 21 présente un débattement même à l'état de repos ce qui se traduit par une précontrainte de la poutre 22. Cette précontrainte de la poutre 22 sert à déterminer le signe algébrique d'une accélération z agissant sur la masse 21. Dans le cas de la poutre de torsion 22, précontrainte, la tension mécanique augmente pour un débattement dans la direction dans laquelle la masse sismique 21 avance et cette tension mécanique diminue pour l'autre sens. Pour une mesure de la résistance électrique de la poutre de torsion 22 pour laquelle une tension est appliquée aux suspensions 23 du substrat, on a un décalage de la valeur mesurée correspondant à la résistance électrique générée par la précontrainte et on retranche cette résistance ce qui permet en même temps d'avoir le signe algébrique et de mesurer l'amplitude de l'accélération z. Ainsi, la plage de mesure se limite à la direction opposée au débattement préalable jusqu'au point où la tension mécanique disparait. La présente invention a été décrite dans le cadre d'un capteur d'accélération z. Mais l'invention se transpose également à d'autres capteurs, par exemple des capteurs de vitesse de rotation ou des capteurs de force.35 NOMENCLATURE 10 capteur d'accélération z 10' capteur 11 plaque/masse sismique 12 poutre de torsion 13 suspension 14 poutre de flexion 14' poutre de flexion 15 suspension 21 masse sismique 22 poutre de torsion 23 suspension15 REVENDICATIONS1 °) Capteur micromécanique comprenant au moins un substrat et une masse sismique (11) suspendue au substrat par l'intermédiaire d'au moins une poutre de torsion (12) pour mesurer une grandeur physique agissant sur la masse sismique (11), capteur micromécanique caractérisé en ce que tout le volume au moins d'une poutre de torsion (12) est dopé pour constituer une matière piézorésistante. 2°) Capteur micromécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce qu' il est réalisé pour mesurer une grandeur inertielle, notamment une accélération z. 3°) Capteur micromécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la masse sismique (11) et au moins une poutre de torsion (12) sont en silicium et au moins une poutre de torsion (12) est dopée de manière homogène. 4°) Capteur micromécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que le capteur (10) est réalisé pour qu'une variation de la résistance électrique d'au moins une poutre de torsion (12) donne une mesure de l'amplitude de la grandeur à mesurer. 5°) Capteur micromécanique selon la revendication 4, caractérisé en ce que le capteur (10) comporte en outre au moins une poutre de flexion (14) pour déterminer le signe algébrique de la grandeur à mesurer, la poutre de flexion (14) étant installée pour être comprimée ou allongée sous l'effet d'un mouvement de la masse sismique (11). 6°) Capteur micromécanique selon la revendication 5, caractérisé en ce qu' 10 au moins une poutre de flexion (14) se situe dans un plan parallèle à l'extension de la masse sismique (11) dans sa position de repos et écartée de l'axe de torsion d'au moins une poutre de torsion (12), la poutre de flexion (14) s'étendant dans une direction perpendiculaire à la direction de l'axe de torsion. 7°) Capteur micromécanique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le capteur (10) comporte exactement deux poutres de flexion (14) parallèles l'une à l'autre. 8°) Capteur micromécanique selon la revendication 4, caractérisé en ce qu' au moins une poutre de torsion est précontrainte pour déterminer le signe algébrique de la grandeur à mesurer. 9°) Procédé de mesure d'une grandeur inertielle ou d'une force à l'aide d'un capteur micromécanique (10) selon lequel, on suspend une masse sismique (11) par l'intermédiaire d'au moins une poutre de torsion (12) à un substrat, procédé comprenant les étapes suivantes : - déterminer l'amplitude de la grandeur inertielle ou de la force agissant sur la masse sismique (11) en saisissant une variation de la résistance électrique d'au moins une poutre de torsion (12), - toute la section de la poutre de torsion (12) étant utilisée pour saisir la variation de résistance. 10°) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que le capteur (10) comporte en outre au moins une poutre de flexion (14) installée pour se comprimer ou s'allonger sous l'effet d'un mouvement de la masse sismique (11) et le signe algébrique de la grandeur inertielle ou de la force se détermine par la saisie d'une variation de la résistance électrique de la poutre de flexion (14). 11 11 °) Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce qu' on saisit en multiplexage dans le temps alternativement l'amplitude et le signe algébrique de la grandeur inertielle ou de la force. 12°) Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu' au moins une poutre de torsion (12) est précontrainte et pour déterminer l'amplitude et le signe algébrique de la grandeur inertielle ou de la force agissant sur la masse sismique (11), on compare la valeur mesurée de la résistance électrique d'au moins une poutre de torsion (12) à la valeur de la résistance correspondant à la précontrainte. 20
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FR2960065A1
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20111118
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DISPOSITIF COMBINE D'OBSERVATION ET D'EMISSION, ET PROCEDE DE VISUALISATION D'UNE DIRECTION D'EMISSION D'UN TEL DISPOSITIF La présente invention concerne un dispositif combiné d'observation et d'émission, ainsi qu'un procédé de visualisation d'une direction d'émission d'un tel dispositif. Des dispositifs connus combinent une fonction d'observation avec une fonction d'émission optique. Ce peut être, par exemple, une paire de jumelles qui comporte un dispositif d'éclairage d'un point qui est situé dans le champ d'entrée optique des jumelles. Un tel dispositif peut notamment permettre de pointer un objet éloigné avec un faisceau lumineux. La figure 1 est un schéma fonctionnel qui illustre le principe de fonctionnement d'un tel dispositif. Le dispositif, qui est désigné globalement par la référence 100, comprend un système optique d'observation 10 et une voie d'émission 20. Le système optique d'observation 10 comprend lui-même : - un objectif 1, qui est adapté pour former une image d'une scène observée dans un plan focal PF, et - un capteur d'image 2, qui est disposé dans le plan focal PF et adapté pour saisir l'image formée. Bien que l'objectif 1 soit représenté par simplicité sous la forme d'une lentille convergente unique, il possède couramment une structure plus complexe qui comprend plusieurs composants réfléchissants ou réfractifs. De telles structures d'objectifs sont connues de l'Homme du métier, si bien qu'il n'est pas nécessaire de les décrire ici. Par exemple, le système 10 peut constituer un moyen d'observation optronique appelé aussi jumelle optronique. D'une façon qui est aussi connue, le capteur d'image 2 comprend des éléments photosensibles 2e qui sont juxtaposés dans le plan focal PF. De plus, un tel capteur 2 est usuellement muni en entrée d'un filtre de coupure fixe 2f, 2960065 -2- ou «cut-off filter» en anglais. Le filtre de coupure 2f atténue un rayonnement qui serait situé en dehors d'un intervalle spectral d'observation et qui parviendrait aux éléments photosensibles 2e. Autrement dit, le filtre de coupure 2f du capteur 2 détermine l'intervalle spectral d'observation du système optique 5 10, et l'objectif 1 est conçu pour être transparent sur un domaine spectral qui comprend cet intervalle d'observation. Couramment, le filtre de coupure 2f comprend une plaque rigide absorbante qui recouvre continûment tous les éléments photosensibles 2e du capteur 2. Pour cette raison, le filtre 2f est encore appelé filtre de fermeture du capteur d'image 2. 10 Lorsque le système optique d'observation 10 est conçu pour produire une image polychrome de la scène observée, dans l'intervalle de lumière visible, i.e. entre 450 nm (nanomètre) et 700 nm environ, des filtres de sélection de couleur peuvent en outre être interposés sur le chemin de la lumière qui entre dans le système 10. Dans une configuration très usuelle, de 15 tels filtres qui sélectionnent des couleurs différentes, par exemple le bleu, le vert et le rouge, peuvent être associés individuellement aux éléments photosensibles 2e, de façon à saisir chaque image avec une information de couleur. Ces filtres de sélection de couleur peuvent être transparents ou partiellement transparents non seulement pour la couleur concernée, mais 20 aussi pour des longueurs d'onde éloignées de cette couleur, notamment dans le domaine proche infrarouge. Dans ce cas, l'information de couleur n'est pas altérée par un rayonnement infrarouge qui proviendrait simultanément de la scène, grâce au filtre de coupure 2f. Le système optique d'observation 10 possède un axe optique qui 25 détermine la direction d'observation D10. Un rayonnement qui provient de la scène observée dans la direction D10 converge alors au centre C du capteur d'image 2. La voie d'émission 20 comprend une source radiative 21, qui est adaptée pour produire un rayonnement d'émission en direction de la scène, selon une direction d'émission D20. Les directions D10 et D20 peuvent être différentes, et il est nécessaire qu'un utilisateur du dispositif 100 connaisse précisément la position de la 2960065 -3- direction d'émission D20 dans la scène qu'il est en train d'observer à travers le système 10. Pour cela, le dispositif 100 comprend en outre un coupleur optique 30, qui est agencé dans une position active pour diriger une partie au moins du rayonnement d'émission vers le capteur d'image 2, de façon que cette partie 5 du rayonnement d'émission soit focalisée sur les éléments photosensibles 2e. Ainsi, une partie du rayonnement qui est produit par la source radiative 21 est redirigée vers le capteur 2, à travers le filtre de coupure 2f, vers au moins un point d'image H qui correspond à la direction d'émission D20. Ce point d'image H permet à l'utilisateur de visualiser la position de la direction d'émission D20 10 par rapport au champ optique d'entrée du système d'observation 10. Eventuellement, le point d'image H peut apparaitre en superposition dans l'image de la scène observée. En outre, l'image de la direction d'émission D20 peut recouvrir plusieurs éléments photosensibles 2e adjacents du capteur 2, en fonction de la divergence du faisceau du rayonnement d'émission qui est 15 produit par la source radiative 21. Ces éléments photosensibles correspondent alors à autant de points d'image de la direction d'émission D20. Pour que la direction d'émission D20 puisse être visualisée ainsi, il est nécessaire que la source radiative 21 possède au moins une longueur d'onde qui est située dans l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de 20 coupure 2f du capteur 2. Lorsque le système 10 est conçu pour permettre une observation de la scène dans l'intervalle spectral de la lumière visible, l'impact du rayonnement d'émission de la source radiative 21 est alors visible dans la scène par un témoin externe. Or certaines applications nécessitent que l'éclairage d'un objet de la scène par la source radiative 21 du dispositif 100 25 reste discrète, en étant invisible à l'oeil nu. Un but de la présente invention est de répondre à ce besoin. Un but complémentaire est de proposer un tel dispositif dont le coût n'est pas notablement augmenté par rapport aux dispositifs existants. En particulier, un autre but de l'invention est de modifier la conception d'un 30 dispositif existant tel que décrit précédemment, en utilisant des composants qui sont disponibles commercialement. Pour atteindre ces buts et d'autres, l'invention propose d'introduire les 2960065 -4- modifications suivantes dans un dispositif combiné d'observation et d'émission tel que décrit plus haut : - le rayonnement d'émission qui est produit par la source radiative est situé à l'intérieur d'un domaine spectral de sensibilité des éléments 5 photosensibles du capteur d'image, mais en dehors de l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de coupure ; et - le filtre de coupure possède une transmission résiduelle pour le rayonnement d'émission qui est produit par la source radiative, et cette dernière possède une puissance d'émission qui est suffisante pour 10 que, lorsque le coupleur est dans sa position active, le ou les point(s) d'image qui correspond(ent) à la direction d'émission de la source radiative soit (soient) détecté(s) par le capteur d'image à travers le filtre de coupure. Ainsi, selon l'invention, la source radiative fonctionne notamment à une 15 longueur d'onde qui est située en dehors de l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de coupure, alors que sa direction d'émission peut néanmoins être visualisée à l'aide du système optique d'observation. L'invention est particulièrement avantageuse lorsque l'intervalle spectral d'observation qui est déterminé par le filtre de coupure est situé en 20 dessous de la longueur d'onde 700 nm, et lorsque le rayonnement d'émission produit par la source radiative possède une longueur d'onde qui est supérieure à 700 nm. De préférence, la longueur d'onde du rayonnement d'émission est comprise entre 700 nm et 1100 nm, 1100 nm étant la limite usuelle de sensibilité des capteurs d'image qui sont utilisés en imagerie couleur de jour. 25 En effet, le dispositif permet alors d'observer la scène en lumière visible, et de diriger simultanément le faisceau du rayonnement d'émission vers un objet sélectionné dans cette scène, sans que cet éclairage soit visible par un témoin à l'oeil nu. De plus, le pointage du faisceau sur l'objet dans la scène peut être visualisé par l'utilisateur en utilisant le même dispositif. Avantageusement, ce 30 pointage peut être visualisé en superposition avec l'image de la scène observée, en temps réel pendant l'éclairage de l'objet et en continuant d'observer la scène dans son ensemble. 2960065 -5- L'invention propose aussi un procédé de visualisation d'une direction d'émission d'un dispositif combiné d'observation et d'émission, lorsque ce dispositif comprend : - le système optique d'observation, comprenant lui-même l'objectif et le 5 capteur d'image, avec les éléments photosensibles et le filtre de coupure comme décrits précédemment ; et - la source radiative, pour produire le rayonnement d'émission à l'intérieur d'un domaine spectral de sensibilité des éléments photosensibles du capteur d'image, mais en dehors de l'intervalle spectral d'observation 10 qui est déterminé par le filtre de coupure. Pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention, le filtre de coupure possède une transmission résiduelle pour le rayonnement d'émission qui est produit par la source radiative, et la source radiative possède une puissance d'émission suffisante pour que, lorsqu'une partie au moins du rayonnement 15 d'émission est focalisée sur le capteur d'image à travers le filtre de coupure, au moins un point d'image correspondant à la direction d'émission de la source radiative soit détecté par le capteur d'image. Le procédé de l'invention comprend alors les étapes suivantes : /1/ focaliser ladite partie au moins du rayonnement d'émission sur le 20 capteur d'image à travers le filtre de coupure ; et /2/ visualiser ledit au moins un point d'image correspondant à la direction d'émission de la source radiative. Un tel procédé peut être mis en oeuvre en utilisant un dispositif combiné d'observation et d'émission tel que modifié par l'invention. 25 D'autres particularités et avantages de la présente invention apparaîtront dans la description ci-après d'un exemple de réalisation non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1, déjà décrite, est un schéma de principe d'un dispositif combiné d'observation et d'émission auquel l'invention peut être 30 appliquée ; 2960065 -6- - la figure 2 reproduit un diagramme de densité optique de deux filtres de coupure pouvant être utilisés pour mettre en oeuvre l'invention ; - la figure 3 reproduit un diagramme de transmission spectrale de trois filtres de sélection chromatique pouvant être utilisés pour mettre en 5 oeuvre l'invention ; et - la figure 4 montre un coupleur optique pouvant être utilisé pour mettre en oeuvre l'invention. L'invention est maintenant décrite en détail lorsqu'elle appliquée au dispositif 100 de la figure 1. Les éléments de cette figure qui ont déjà été ~o décrits et dont l'utilisation n'est pas modifiée, ne sont pas répétés. Toutefois, les possibilités suivantes de mise en oeuvre sont indiquées, pour les avantages particuliers qui résultent de leur combinaison avec l'invention : - le système optique d'observation 10 peut comprendre une voie d'observation d'une jumelle optronique ; 15 - le filtre de coupure 2f peut être un filtre de fermeture du boîtier du capteur d'image 2, c'est-à-dire qu'il comprend une plaque rigide qui recouvre continûment tous les éléments photosensibles 2e ; et - l'intervalle spectral d'observation qui est déterminé par le filtre de coupure 2f peut être situé en dessous de la longueur d'onde 700 nm, et 20 le rayonnement d'émission qui est produit par la source radiative 21 peut posséder une longueur d'onde supérieure à 700 nm. Le coupleur optique 30 peut avantageusement comprendre un rétroréflecteur, dont la propriété est de réfléchir du rayonnement dans une direction qui est indépendante de l'orientation du rétroréflecteur lui-même. 25 Ainsi, le point d'image H dans le plan focal PF qui correspond à la direction d'émission D20 ne dépend que des positions relatives des directions D10 et D20, sans varier en fonction de la position ni de l'orientation du coupleur 30. Il n'est alors pas nécessaire de positionner ni orienter précisément le coupleur 30, ce qui permet une réalisation simplifiée du dispositif 100. 30 Dans un mode de réalisation particulièrement simple qui est illustré par la figure 4, un tel rétroréflecteur peut comprendre trois surfaces planes 30a, 2960065 -7- 30b et 30c qui sont au moins partiellement réfléchissantes, et qui sont disposées en coin de cube. La figure 4 montre le trajet d'un rayon lumineux qui est réfléchi par ce rétroréflecteur : le rayon est successivement réfléchi par les trois surfaces 30a, 30b et 30c dans un ordre variable qui dépend de son point 5 d'entrée dans le rétroréflecteur, puis ressort parallèlement à sa direction d'incidence. Selon un perfectionnement possible de l'invention, le coupleur optique 30 peut être amovible, et agencé pour être placé soit dans la position active, soit dans une position de retrait pour laquelle aucune partie du rayonnement 10 d'émission qui est produit par la source radiative 21 n'est focalisée sur le capteur d'image 2. Ainsi, dans la position de retrait du coupleur 30, tout le rayonnement d'émission qui est produit par la source 21 est transmis vers la scène selon la direction d'émission D20. Une intensité de rayonnement maximale est ainsi obtenue, à puissance égale de la source 21, pour éclairer à 15 distance, et même éventuellement à grande distance, l'élément qui est sélectionné dans la scène. Dans une configuration simple du dispositif 100, le coupleur optique 30 peut être agencé, dans sa position active, pour diriger vers le capteur d'image 2 la partie du rayonnement d'émission à travers l'objectif 1 du système optique 20 d'observation 10. De cette façon, l'objectif 1 est utilisé en outre pour focaliser la partie redirigée du rayonnement d'émission sur les éléments photosensibles 2e du capteur 2. Une telle configuration est adaptée, notamment, lorsque le rayonnement d'émission est produit par la source radiative 21 sous forme d'un faisceau parallèle ou quasi-parallèle, ou bien lorsqu'il est collimaté à la sortie 25 de la source 21. Dans un mode de réalisation préféré du dispositif 100, la source radiative 21 peut être du type à émission laser. Par exemple, ce peut être une source laser de petite dimension, voire une diode laser, d'un modèle qui est disponible commercialement et peu onéreux. Ce peut être un pointeur laser du 30 format d'un stylo, avec une puissance d'émission lumineuse de quelques milliwatts, par exemple. Lorsque l'intervalle spectral d'observation du système 10 est l'intervalle de la lumière visible pour l'oeil humain, une telle source 21 à 2960065 -8- émission laser peut fonctionner à la longueur d'onde de 850 nm, par exemple, qui est invisible pour l'oeil humain. Eventuellement, et afin d'éviter une saturation des éléments photosensibles 2e du capteur 2 au point d'image H qui correspond à la 5 direction d'émission D20, le dispositif 100 peut comprendre en outre un atténuateur optique 31 qui est adapté pour absorber partiellement le rayonnement d'émission, en plus du filtre de coupure 2f. Un tel atténuateur peut être disposé entre le coupleur optique 30 dans sa position active et le capteur d'image 2. Par exemple, l'atténuateur optique 31 peut être combiné et 10 solidaire avec le coupleur optique 30. Lorsqu'une source à émission laser est utilisée pour la source radiative 21, l'atténuateur 31 peut avoir un facteur d'atténuation important, de l'ordre de 103 par exemple, pour le rayonnement d'émission. Comme indiqué précédemment, et parce que le filtre de coupure 2f est 15 fixe sur le capteur d'image 2, la partie du rayonnement d'émission qui est redirigée par le coupleur optique 30, dans la position active de ce dernier, est focalisée sur les éléments photosensibles 2e à travers le filtre de coupure 2f. Pour que la direction d'émission D20 puisse être détectée effectivement par le capteur d'image 2, il est donc nécessaire que le filtre de coupure 2f possède 20 une transmission résiduelle pour la longueur d'onde d'émission de la source radiative 21, bien que cette longueur d'onde soit en dehors de l'intervalle spectral d'observation. Evidemment, il est aussi nécessaire que la longueur d'onde d'émission de la source radiative 21 appartienne au domaine spectral de sensibilité des 25 éléments photosensibles 2e du capteur 2. La figure 2 illustre un mode de mise en oeuvre de l'invention qui correspond aux paramètres suivants : - l'intervalle spectral d'observation du système 10 est limité par le filtre de coupure 2f à l'intervalle visible pour l'oeil humain, de 450 nm à 700 nm ; 30 - le rayonnement d'émission qui est produit par la source radiative 21 est monochromatique, à la longueur d'onde de 850 nm ; et 2960065 -9- - les éléments photosensibles 2e du détecteur d'image 2 sont à base de silicium semiconducteur. Dans ces conditions, le domaine spectral de sensibilité des éléments photosensibles 2e du détecteur d'image 2 comprend l'intervalle de lumière 5 visible, et s'étend continûment dans le proche infrarouge à partir de la limite supérieure de cet intervalle de lumière visible au moins jusqu'à la longueur d'onde de 1000 nm. Ainsi, la longueur d'onde d'émission appartient au domaine spectral de sensibilité des éléments photosensibles 2e du détecteur 2, tout en étant en dehors de l'intervalle spectral d'observation du système 10. 10 La figure 2 reproduit un diagramme de densité optique de deux filtres qui sont disponibles commercialement, et qui peuvent être utilisés pour l'invention en tant que filtres de coupure 2f. La longueur d'onde À est indiquée en abscisse, et la densité optique DO est indiquée en ordonnée. De façon connue, la densité optique est reliée à la transmission spectrale T(À) du filtre 15 par la formule : DO = -IogioT(À). Ainsi, ces filtres sont essentiellement transparents entre 330 nm et 700 nm, en étant essentiellement absorbants pour les longueurs d'onde d'émission supérieures à 700 nm. Pour la longueur d'onde de 850 nm par exemple, la densité optique DO1 du premier filtre de coupure est égale 1,7 environ, correspondant à un niveau de transmission 20 T1(850 nm) = 2%. De même, la densité optique DO2 du second filtre de coupure est égale 3,40 environ pour À = 850 nm, correspondant à un niveau de transmission T2(850 nm) = 0,04%. En fait, les deux courbes DO1 et DO2 correspondent à des lames qui sont constituées d'un même matériau absorbant et sélectif, avec des épaisseurs respectives de 1 mm (millimètre) et 25 2 mm. Dans des modes de mise en oeuvre différents l'invention, en fonction des applications du dispositif 100, le capteur 2 peut être du type CCD ou CMOS. De même, le capteur 2 peut être adapté pour saisir des images 30 polychromes, avec des filtres de différentes couleurs qui sont associés individuellement à des éléments photosensibles 2e voisins. La figure 3 reproduit un diagramme de transmission spectrale de trois types de filtres 2960065 -10- colorés, qui sont compatibles avec l'invention. Les lettres B, G er R désignent respectivement des filtres de couleur bleue, verte et rouge. Chacun d'entre eux présente aussi une transmission résiduelle à 850 nm, qui permet aux éléments photosensibles 2e de détecter le rayonnement d'émission qui est produit par la 5 source 21, lorsque le coupleur optique 30 est dans sa position active. En fait, une transmission résiduelle des filtres B, G et R à 850 nm, qui est de l'ordre de 10% à 80 %, est suffisante pour détecter le rayonnement d'émission à travers le filtre de coupure 2f, ces filtres B, G et R, et éventuellement aussi à travers l'atténuateur 31. 10 Lors d'une utilisation du dispositif 100, l'opérateur peut d'abord placer le coupleur optique 30 dans sa position active, en même temps que la source radiative 21 est elle-même activée. L'opérateur visualise ainsi, à travers le système d'observation 10, le point d'image H qui correspond à la direction d'émission D20 de la source radiative 21. Le point d'image H peut être décalé 15 par rapport au point central C du champ de visualisation du système 10, ce point central C correspondant à la direction d'observation D10. Un tel décalage correspond à un défaut de coalignement du système d'observation 10 et de la voie d'émission 20. Eventuellement, l'opérateur peut alors déplacer un réticule qui est 20 visible dans l'image, pour superposer un centre de ce réticule au point d'image H qui correspond à la direction d'émission D20 de la source radiative 21. De façon commode, un tel réticule est superposé électroniquement aux images qui sont réellement saisies par le capteur 2, lors de l'affichage de ces images sur un écran de visualisation. Un tel écran de visualisation est noté DISPLAY sur la 25 figure 1 et référencé 3. Le réticule ainsi ajusté est alors maintenu fixe par rapport au champ d'entrée optique du système d'observation 10. Il peut ensuite apparaître en superposition dans l'image qui est visualisée, lors d'une observation de la scène à travers le système 10. 30 Lorsqu'il est amovible, le coupleur optique 30 peut être déplacé ensuite vers sa position de retrait. Aucune image de la direction d'émission D20 n'est alors visible sur l'écran 3, mais le centre du réticule indique encore la position -11-de cette direction D20. L'opérateur peut alors orienter le dispositif 100 en direction de la scène en amenant le centre du réticule en superposition, dans l'image qu'il visualise de la scène, avec un objet qu'il sélectionne dans cette scène. Lorsqu'il maintient le dispositif 100 dans cette position pendant une durée déterminée, et qu'il active simultanément la source radiative 21, le rayonnement d'émission parvient à l'objet sélectionné pendant cette durée. Cet objet est ainsi pointé à distance dans la scène, d'une façon invisible à l'oeil nu, et peut être traité par ailleurs en visant la tache d'éclairement qui est produite par rayonnement ~o d'émission, avec un moyen de visée annexe qui ne fait pas partie de l'invention et qui est sensible à la longueur d'onde du rayonnement d'émission. REVENDICATIONS1 Dispositif combiné d'observation et d'émission (100), comprenant : - un système optique d'observation (10), comprenant lui-même : . un objectif (1), adapté pour former une image d'une scène observée dans un plan focal (PF), et . un capteur d'image (2) disposé dans le plan focal et adapté pour saisir l'image formée, ledit capteur comprenant des éléments photosensibles (2e) et étant muni en entrée d'un filtre de coupure (2f) fixe et adapté pour atténuer un rayonnement situé en dehors d'un intervalle spectral d'observation et parvenant aux dits éléments photosensibles ; - une source radiative (21) adaptée pour produire un rayonnement d'émission en direction de la scène, selon une direction d'émission (D2o) ; - un coupleur optique (30), agencé dans une position active pour diriger vers le capteur d'image (2) une partie au moins du rayonnement d'émission, de façon que ladite partie au moins du rayonnement d'émission soit focalisée sur les éléments photosensibles (2e) du capteur d'image à travers le filtre de coupure (2f), en au moins un point d'image (H) correspondant à la direction d'émission (D20), le dispositif (100) étant caractérisé en ce que le rayonnement d'émission produit par la source radiative (21) est situé à l'intérieur d'un domaine spectral de sensibilité des éléments photosensibles (2e) du capteur d'image (2), mais en dehors de l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de coupure (2f), ledit filtre de coupure (2f) ayant une transmission résiduelle pour le rayonnement d'émission produit par la source radiative (21), et ladite source radiative ayant une puissance d'émission suffisante de sorte que lorsque le coupleur (30) est dans la position active, ledit au moins un point d'image (H) 2960065 -13- correspondant à la direction d'émission (D20) de la source radiative (21) soit détecté par le capteur d'image (2) à travers le filtre de coupure. 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le filtre de coupure (2f) comprend une plaque rigide recouvrant continûment tous les éléments 5 photosensibles (2e) du capteur d'image (2). 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dans lequel l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de coupure (2f) est situé en dessous de la longueur d'onde 700 nm, et suivant lequel le rayonnement d'émission produit par la source radiative (21) possède une longueur d'onde 10 supérieure à 700 nm. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la source radiative (21) est du type à émission laser. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant en outre un atténuateur optique (31) adapté pour absorber 15 partiellement le rayonnement d'émission, en plus du filtre de coupure (2f), et disposé entre le coupleur optique (30) dans la position active et le capteur d'image (2). 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le coupleur optique (30) est agencé, dans la position active dudit 20 coupleur optique, pour diriger vers le capteur d'image (2) ladite partie au moins du rayonnement d'émission à travers l'objectif (1) du système optique d'observation (10). 7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le coupleur optique (30) est amovible et agencé pour être placé 25 soit dans la position active, soit dans une position de retrait pour laquelle aucune partie du rayonnement d'émission produit par la source radiative (21) n'est focalisée sur le capteur d'image (2). 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le coupleur optique (30) comprend un rétroréflecteur. 2960065 -14- 9. Dispositif selon la revendication 8, dans lequel le rétroréflecteur comprend trois surfaces planes (30a, 30b, 30c) au moins partiellement réfléchissantes, disposées en coin de cube. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, 5 dans lequel le système optique d'observation (10) comprend une jumelle optronique d'observation. 11. Procédé de visualisation d'une direction d'émission (D20) d'un dispositif combiné d'observation et d'émission (100), ledit dispositif comprenant : 10 - un système optique d'observation (10), comprenant lui-même : . un objectif (1), adapté pour former une image d'une scène observée dans un plan focal (PF), et . un capteur d'image (2) disposé dans le plan focal et adapté pour saisir l'image formée, ledit capteur comprenant des éléments 15 photosensibles (2e) et étant muni en entrée d'un filtre de coupure (2f) fixe et adapté pour atténuer un rayonnement situé en dehors d'un intervalle spectral d'observation et parvenant aux dits éléments photosensibles ; - une source radiative (21) adaptée pour produire un rayonnement 20 d'émission en direction de la scène, selon une direction d'émission (D2o) ; le procédé étant caractérisé en ce que le rayonnement d'émission produit par la source radiative (21) est situé à l'intérieur d'un domaine spectral de sensibilité des éléments photosensibles (2e) du capteur d'image (2), mais en 25 dehors de l'intervalle spectral d'observation déterminé par le filtre de coupure (2f), ledit filtre de coupure (2f) ayant une transmission résiduelle pour le rayonnement d'émission produit par la source radiative (21), et ladite source radiative ayant une puissance d'émission suffisante de sorte que lorsqu'une partie au moins du rayonnement d'émission est focalisée sur le capteur 2960065 -15- d'image (2) à travers le filtre de coupure, au moins un point d'image (H) correspondant à la direction d'émission de la source radiative soit détecté par le capteur d'image, le procédé comprenant les étapes suivantes : 5 /1/ focaliser ladite partie au moins du rayonnement d'émission sur le capteur d'image (2) à travers le filtre de coupure (2f) ; et /2/ visualiser ledit au moins un point d'image (H) correspondant à la direction d'émission (D20) de la source radiative (21). 12. Procédé selon la revendication 11, comprenant en outre l'étape 10 supplémentaire suivante : /3/ déplacer un réticule visible dans l'image pour superposer un centre dudit réticule audit au moins un point d'image (H) correspondant à la direction d'émission (D20) de la source radiative (21). 13. Procédé selon la revendication 12, comprenant en outre l'étape 15 supplémentaire suivante : /4/ orienter le dispositif (100) en direction de la scène, de sorte que le centre du réticule apparaisse en superposition, dans l'image visualisée de la scène, avec un objet sélectionné dans ladite scène ; et /5/ maintenir le dispositif (100) avec le centre du réticule superposé dans 20 l'image avec l'objet sélectionné dans la scène, pendant une durée déterminée, et simultanément activer la source radiative (21) de sorte que le rayonnement d'émission parvienne audit objet sélectionné pendant ladite durée. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, suivant 25 lequel le dispositif combiné d'observation et d'émission (100) utilisé est conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 10.
29,514
FR2960066A1
A1
20111118
doc_full
-1
PROCÉDÉ ET DISPOSITIF DE; SIGNALISATION D'UN OBSTACLE POTENTIEL, TEL QU'UN PIÉTON, À DESTINATION D'UN CONDUCTEUR DE VÉHICULE, NOTAMMENT D'UN CONDUCTEUR D'ENGIN. L'invention concerne un procédé de signalisation d'un obstacle potentiel, tel qu'un piéton, à destination d'un conducteur de véhicule, notamment d'un conducteur d'engin. Elle s'étend à. un dispositif de signalisation demise en oeuvre de ce procédé de .signalisation. Les risques: de collision entre des véhicules,. tels que des to engins, et deS obstacles, tels que des piétons, dans des milieux hostiles tels que des chantiers, des mines... c'est-à-dire des sites sur lesquels notamment la visibilité est restreinte, sont élevés et on dénombre actuellement de nombreux accidents souvent mortels intervenant sur ce type de sites. De. nombreuses techniques ont été développées. en vue de réduire ce nombre d'accidents, et différentes techniques sont notamment répertoriées .dans l'article rédigé par M. Ruff et publié en mai 2000: tee results of collision. warning systems for surface mining dump trucks. » Une de ces techniques, .notamment, considérée comme susceptible de constituer une ..solution efficace vis-à-vis des risques 20 d'accidents consiste - à. équiper chaque piéton de moyens d'émission, dits émetteur, aptes à délivrer un signal de présence du dit piéton,. à équiper chaque véhicule de moyens, dits récepteur,. de réception des signaux de présence émis par les émetteurs des piétons, 25 - et à déclencher des moyens d'alarme sonore et/ou visuelle l'ers de la présence d'un piéton dans le voisinage d'un véhicule. Cette technique de ignalisation .est, en outre, décrite de façon plus détaillée notamment dans le brevet FR2886440 et dans l'affidé rédigé par M. Ruff et publié en 199e : « application of radio-frequency identification so. systems to collision avoidance métal non metal mines », relatifs 'à une solution selon laquelle les émetteurs peinés par les piétons consistent en des émetteursRFID. Cette technique s'est toutefois avérée présenter de nombreux inconvénients. En effet, et en premier lieu, les ondes émises subissent souvent des réflexions multiples au contact notamment des structures et/ou objets métalliques, et les ondes ainsi réfléchies perturbent de façon notoire les signaux captés par les récepteurs et faussent le fonctionnement global du système de signalisation. De plus, quelle que soit l'influence des réflexions des signaux incidents, il est apparu que les signaux délivrés par les émetteurs n'étaient correctement captés par les récepteurs que pour une orientation préférentielle des dits émetteurs correspondant, selon un choix évident, à la position debout des piétons. Autrement dit, seules les personnes en position debout sont correctement détectées, tandis que les personnes accroupies ou allongées, c'est à dire en règle générale, les personnes connaissant un problème physique et donc les personnes les plus vulnérables, ne sont pas "vues" au 15 moyen du système de signalisation. La présente invention vise à pallier ces inconvénients et a pour premier objectif de fournir un procédé de signalisation d'obstacles tels que des piétons, consistant à équiper ces derniers d'un émetteur dont la détection est assurée quelle que soit l'orientation dans l'espace de celui-ci. 20 Un autre objectif de l'invention est de fournir un procédé de signalisation insensible a la présence de structures et/ou objets métalliques. A cet effet, l'invention vise un procédé de signalisation d'un obstacle potentiel, tel qu'un piéton, à destination d'un conducteur de véhicule, notamment d'un conducteur d'engin, consistant à équiper chaque obstacle de 25 moyens d'émission, dits émetteur, aptes à délivrer un signal de présence du dit obstacle, et chaque véhicule de moyens, dits récepteur, de réception des signaux de présence émis par les émetteurs des obstacles. Selon l'invention, ce procédé de signalisation se caractérise en ce que l'on utilise : - des émetteurs comportant deux antennes d'émission au moins sensiblement orthogonales, et des moyens d'alimentation adaptés pour délivrer des signaux en quadrature de phase vers les dites antennes, - et des récepteurs comportant deux antennes de réception au moins sensiblement orthogonales que l'on dispose de façon que les dites deux antennes de réception s'étendent dans un plan au moins sensiblement horizontal. Selon ce procédé, chaque émetteur est donc équipé de deux antennes d'émission orthogonales alimentées par des signaux en quadrature de phase de sorte que ces deux antennes ne se perturbent pas et génèrent deux champs magnétiques dans deux directions différentes, tandis que chaque récepteur comporte deux antennes de réception orthogonales disposées horizontalement. De telles dispositions permettent de garantir la réception des signaux émis par les émetteurs quelle que soit leur orientation. En effet, dans le cas le plus défavorable correspondant à une position couchée du piéton, où une des antennes d'un émetteur se trouve orientée selon un axe vertical, la seconde antenne se trouve obligatoirement dans un plan horizontal, de sorte que le signal émis par cette seconde antenne est obligatoirement capté par au moins une des antennes de réception. De plus, dans toutes les autres positions envisageables du porteur d'un émetteur, (position assise, accroupie, debout...), les signaux émis par les deux antennes d'émission comportent obligatoirement une composante horizontale qui garantit leur réception par les récepteurs équipant les véhicules. Selon un mode de mise en oeuvre avantageux conduisant à supprimer les phénomènes de réflexion des signaux délivrés par les émetteurs, chacun des dits émetteurs est adapté pour émettre un signal de présence consistant en une porteuse non modulée de fréquence sensiblement 3a comprise entre 100 KHz et 1000 KHz. Du fait de la suppression des phénomènes de perturbation, par des obstacles, des signaux émis par les émetteurs, il est donc possible d'identifier chaque émetteur dont le signal est reçu par un récepteur, de comptabiliser le nombre d'émetteurs dont les signaux sont captés par un récepteur, et d'éviter des interférences au cas où les signaux émis par plusieurs émetteurs sont reçus simultanément par un récepteur. Ainsi, notamment, en vue de l'identification des émetteurs, chaque émetteur comporte avantageusement une fréquence d'émission spécifique dédiée au dit émetteur, et chaque récepteur consiste avantageusement en un récepteur multicanaux comportant des moyens de détection indépendante des signaux émis par les différents émetteurs. Cette disposition permet de détecter de façon indépendante autant d'émetteurs que de canaux des récepteurs multicanaux. Par ailleurs, selon un mode de mise en oeuvre avantageux de 15 l'invention, des balises émettrices comportant des moyens d'émission adaptés pour délivrer un signal d'inhibition du fonctionnement des émetteurs sont positionnées dans des zones dites sécurisées telles que abris de chantier, cabines des véhicules..,. De plus, chaque émetteur comporte alors, avantageusement, des moyens de réception des signaux d'inhibition, et est 20 adapté pour interrompre l'émission des signaux de présence lors de la réception d'un signal d'inhibition. La présence de balises dans les cabines des véhicules permet d'interrompre l'émission des signaux de présence par l'émetteur porté par un piéton installé dans la dite cabine, et évite donc un déclenchement intempestif 25 non justifié des moyens d'alarme. De plus, ces balises situées dans les cabines des véhicules permettent également d'éviter que les récepteurs des véhicules détectent les émetteurs positionnés dans les cabines d'autres véhicules. De plus, lors de leur positionnement dans des zones sécurisées 30 telles qu'abri de chantier...de telles balises permettent également d'éviter des déclenchements intempestifs non justifiés des moyens d'alarme. Il est, en outre, à noter que, quelle que soit la position des balises, ces dernières conduisent avantageusement à commander un fonctionnement des émetteurs dans un mode « de veille » correspondant à un mode de faible consommation électrique. A titre de mode de mise en oeuvre avantageux de l'invention, les moyens d'émission du signal d'inhibition équipant chaque balise émettrice consistent en des émetteurs RFID actifs. Par ailleurs, à des fins de fiabilité du procédé selon l'invention ainsi qu'à des fins de sécurité, on équipe avantageusement chaque émetteur 10 d'un circuit d'auto test de détection d'anomalies de fonctionnement du dit émetteur, et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle adaptés pOUr être activés lors de la détection d'une anomalie de fonctionnement. Cette procédure d'auto test a pour but, notamment, de détecter les anomalies telles que : charge de batterie faible, champ magnétique généré 15 insuffisant, anomalie de l'oscillateur générateur de fréquence (pilote HF)... Egalement à des fins de fiabilité et de sécurité, on équipe avantageusement chaque récepteur : d'un circuit de test comportant une boucle de test disposée à proximité des antennes de réception et de moyens d'alimentation de la dite 2a boucle de test en un signal de fréquence de test prédéterminée, et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle adaptés pour être activés lors de la détection, par le circuit de test, d'une anomalie de fonctionnement de la chaîne de réception, Selon un autre mode de mise en oeuvre avantageux de 25 l'invention et en vue de la signalisation de la présence d'un obstacle, on équipe chaque véhicule de moyens de traitement des signaux de présence émis par les émetteurs, aptes à calculer des valeurs représentatives de la distance séparant chaque obstacle du dit véhicule, et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle adaptés pour être activés par les moyens de traitement 3o lorsque la distance entre un obstacle et le véhicule devient inférieure à un seuil déterminé. De plus, les moyens de traitement sont alors avantageusement programmés pour calculer, pour chaque obstacle, la vitesse relative de rapprochement entre le dit obstacle et le véhicule équipé des dits moyens de traitement, à partir des variations de la puissance du signal de présence reçu de l'émetteur du dit obstacle, et pour ajuster la valeur seuil de distance d'activation des moyens d'alarme en fonction de la valeur de la dite vitesse de rapprochement. Cette fonction qui consiste à estimer la vitesse relative de rapprochement a pour but de modifier le seuil de détection afin d'alerter plus tôt lors d'un rapprochement rapide et plus tard lors d'un rapprochement lent. De plus, lors d'un éloignement (vitesse de rapprochement négative), cette fonction permet de stopper l'alarme. L'invention s'étend à un dispositif de signalisation d'un obstacle potentiel, tel qu'un piéton, à destination d'un conducteur de véhicule, 15 notamment d'un conducteur d'engin, comprenant : - adaptés pour équiper chaque obstacle, des moyens d'émission, dits émetteur, aptes à délivrer un signal de présence du dit obstacle, - adaptés pour équiper chaque véhicule, des moyens, dits 20 récepteur, de réception des signaux de présence émis par les émetteurs des obstacles, - et des moyens d'alarme sonore et/ou visuelle adaptés pour être déclenchés lors de la présence d'un obstacle dans le voisinage d'un véhicule. 25 Selon l'invention, ce dispositif de signalisation se caractérise en ce que : - chaque émetteur comporte deux antennes d'émission au moins sensiblement orthogonales, et des moyens d'activation adaptés pour délivrer des signaux en quadrature de phase vers les dites antennes, 30 - et chaque récepteur comporte deux antennes de réception au moins sensiblement orthogonales destinées à être disposées de façon que les dites deux antennes de réception s'étendent dans un plan au moins sensiblement horizontal. De plus, ce dispositif de signalisation comporte avantageusement. des balises émettrices destinées à être positionnées dans des zones dites .sécurisées telles que abris de chantier, cabines dès véhicules.s. et comportant des moyens d'émission adaptés pour délivrer un signal dit d'inhibition, chacun des. émetteurs comportant des moyens de réception du dit signal d'inhibition et étant adapté pour interrompre l'émission des signaux de présence kens de la. réception d'un signal d'inhibition. 1 D'invention s'étend, en outre, à un dispositif de signalisation comportant prises seules ou. en combinaison, rune..quelconque des caractéristiques énoncées dans les revendications de la présente demande et/du .décrites dans la description de ptéàehte demande.. D'autres caractéristiques buts et avantages de l°invention 15 ressortiront de la description détaillée qui suit en référence aux dessins annexés-qui en représentent à titre d'exemple non limitatif un mode de réalisation préférentiel. Sur ces dessine : - figure I est un schéma représentant un site de chantier sur lequel les locaux, Fe personnel et les véhicules sont équipés du dispositif 20 de signalisation conforme einvention, - la figure 2 est un schéma synoptique fonctionnel d'un émetteur du dispositif de signalisation selon l'invention, et la figure 3 est. un schéma synoptique fonctionnel d'un récepteur et. des moyens de traitement des signaux de présence du. dispositif 25 de signalisation selon l'invention. Le dispositif de signalisation selon l'invention représenté echématiquernent à figure 1 a pour but d'assurer la protection des piétons P circulant dans une zone hostile à faible visibilité, telle qu'un chantier, une mine dans laquelle circulent des véhicules V tels que des. engins de 30 chantier. A cet effet, le principe de l'invention est d'équiper : - chaque piéton P d'un émetteur Em conçu pour émettre un signal de présence consistant en une porteuse non modulée de fréquence dédiée à chaque émetteur, - chaque véhicule V d'un récepteur Re pour la réception des signaux de présence émis par les émetteurs Em, de moyens de traitement des dits signaux de présence, et de moyens d'alarme adaptés pour être activés par les moyens de traitement lorsque la distance entre un piéton et le véhicule devient inférieure à un seuil déterminé, et pour avertir conjointement le piéton P et le conducteur du véhicule V. En premier lieu, chaque émetteur Em se présente sous la forme d'un boîtier portable intégrant, outre les composants décrits ci-dessous, des moyens d'alimentation électrique, tels qu'un accumulateur, (non représentés) rechargeables par exemple au niveau d'un tableau d'alimentation électrique T situé dans un local approprié L tel que local de chantier, vestiaire... Tel que représenté â 1a figure 2, chacun de ces émetteurs Em comporte deux antennes Al, A2 constituées classiquement d'un bobinage disposé autour d'un barreau en ferrite, les dites antennes présentant selon l'invention les particularités d'être : - disposées physiquement en quadrature, c'est-à-dire disposées de façon que les axes longitudinaux des deux barreaux de ferrite s'étendent selon des axes perpendiculaires, - alimentées électriquement par des signaux en quadrature de phase. En vue de cette alimentation électrique, chaque émetteur Em comporte, tel que représenté à la figure 2, un oscillateur générateur de fréquence 1, un module de filtrage 2, un comparateur 3 à double sorties dont les deux sorties sont connectées à un module 4 diviseur et déphaseur dont les sorties sont connectées à un module 5 de commande des deux antennes A1, A2. Ces composants sont, en outre, conçus pour que chaque antenne Al, A2 émette un signal de présence consistant en une porteuse non modulée de fréquence sensiblement comprise entre 400 KHz et 500 KHz. De plus, ces composants sont également conçus de façon que chaque émetteur (Em) comporte une fréquence d'émission spécifique dédiée au dit émetteur. A titre d'exemple de valeurs de fréquences, les fréquences des émetteurs peuvent être sélectionnées dans une bande de fréquences centrée sur une valeur médiane de 450 KHz, avec un pas de 100 Hz entre deux fréquences voisines. Chaque émetteur Em comporte également un microprocesseur 6 vers lequel sont délivrés deux signaux de contrôle représentatifs des champs magnétiques émis par chacune des antennes Al, A2. Ce microprocesseur 6 est notamment programmé pour 15 posséder une fonction d'auto test basée notamment sur l'analyse des signaux en provenance des deux antennes AI, A2, de détection d'anomalies de fonctionnement de l'émetteur Em, telles que : charge de batterie faible, champ magnétique généré insuffisant, anomalie de l'oscillateur générateur de fréquence 1 (pilote HF) 20 De plus, ce microprocesseur 6 est relié à une interface 7 comportant notamment des moyens d'alarme sonore et/ou visuelle de tout type connu en soi, adaptés pour être activés lors de la détection d'une anomalie de fonctionnement. Chaque émetteur Em comporte, enfin, un récepteur 8 adapté 25 pour recevoir des signaux d'inhibition en provenance de balises Bl, B2 positionnées dans des zones sécurisées, à réception desquels le microprocesseur 6 est programmé pour interrompre l'émission des signaux de présence. Tel que représenté à la figure 1, les balises B1, B2 sont 3o destinées à être positionnées : - d'une part, dans des locaux L tels qu'abris de chantier_ (balises BI) c'est-à-dire dans les lieux où le personnel est abrité vis-à-vis des véhicules V, - d'autre part, dans les cabines des véhicules V (balise B2). En vue de l'émission des signaux d'inhibition, chaque balise BI, B2 comporte un émetteur RFID actif 28 ou « identifiant actif RFID » dont la zone de couverture est ajustée de façon à correspondre à la surface de la zone sécurisée. Chaque récepteur multicanaux Re est, quant à lui, destiné à être disposé sur le toit de la cabine d'un véhicule V. Chacun de ces récepteurs multicanaux Re comporte, tel que représenté à la figure 3, deux antennes Ax, Ay constituées classiquement d'un bobinage disposé autour d'un barreau en ferrite, les dites antennes étant : - disposées physiquement en quadrature, c'est-à-dire 15 disposées de façon que les axes longitudinaux des deux barreaux de ferrite s'étendent selon des axes perpendiculaires, - destinées à s'étendre dans un plan sensiblement horizontal. Chaque récepteur multicanaux Re comporte, en outre, associée à chaque antenne Ax, Ay, une chaîne de réception en sortie de 20 laquelle est délivré un signal respectivement Vx, Vy, chacune des chaînes de réception comportant un amplificateur différentiel 9, un module de filtrage 10 et un amplificateur asymétrique 11. Chaque récepteur multicanaux Re comporte, enfin, un circuit de test comportant une boucle de test 12 disposée à proximité des antennes de 25 réception Ax, Ay, adaptée pour être alimentée en un signal de fréquence de test prédéterminée généré par l'unité de traitement décrite ci-dessous, et destinée à signaler toute anomalie de fonctionnement de la chaîne de réception. Les moyens de traitement des signaux Vx, Vy en provenance 3o d'un récepteur multicanaux Re comportent, en premier lieu, une unité de .1 traitement Ts consistant en un boîtier destiné à être logé dans la cabine d'un véhicule V... Cette unité de traitement Ts comporte, en premier lieu, pour chaque ligne Vx, Vy, un convertisseur analogique 13. Cette unité de traitement Ts comporte également un circuit logique programmable 14 et un microprocesseur 15 adaptés pour convertir les données brutes issues des convertisseursl3 en un spectre différentiel dans une bande de fréquences prédéterminée, et pour traiter ce spectre différentiel afin d'effectuer, pour chaque canal de réception, en fonction de la puissance du signal de présence reçu et des variations de ce signal de présence, une estimation de la distance séparant l'émetteur Em et le véhicule V, la vitesse relative de rapprochement entre l'émetteur Em et le véhicule V, en vue de permettre d'ajuster la valeur seuil de distance de 15 déclenchement de l'alarme. A cet effet, le circuit logique programmable 14 et le microprocesseur 15 intègrent, pour chaque ligne Vx, Vy, un module « 1Q » 16 de translation des fréquences vers une bande de fréquences centrée sur la valeur 0 Hz, un module 17 de filtrage et de mise en forme des signaux, et un 20 module « FFT » de réalisation des transformées de Fourier. Ce circuit logique programmable 14 et ce microprocesseur comportent, enfin, un module unique de traitement 19 des signaux issus des deux modules « FFT » 18, en sortie duquel est délivré un flux série de données, 25 Les moyens de traitement des signaux Vx, Vy comportent également un boîtier avertisseur !HM destiné à être logé dans la cabine d'un véhicule V, vers lequel est délivré le flux série de données en provenance de l'unité de traitement Ts. Ce boîtier avertisseur IHM comporte, en premier lieu, un 3o microprocesseur 20 comportant un module 21 de traitement du flux série, un module 22 de gestion des différents émetteurs Em et un module 23 de génération d'alarmes à destination - de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle 24 destinés à être disposés dans la cabine du véhicule V en vue d'avertir le conducteur, - d'un afficheur 25 pour, par exemple, l'affichage du nombre d'émetteurs Em détectés, - et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle 26 destinés à être disposés sur le toit de la cabine du véhicule V en vue d'avertir les piétons. De plus, ce boîtier avertisseur HM comporte un capteur de 10 luminosité 27 pour le réglage de la luminosité de l'afficheur 25. Un tel dispositif de signalisation permet, en premier lieu, de garantir la réception des signaux émis par les émetteurs quelle que soit leur orientation, et donc dans le cas de piétons, quelle que soit la position de ces derniers. De plus, ce dispositif de signalisation permet d'identifier chaque émetteur dont le signal est reçu par un récepteur, de comptabiliser le nombre d'émetteurs dont les signaux sont captés par un récepteur, et d'éviter des interférences lorsque les signaux émis par plusieurs émetteurs sont reçus simultanément par un récepteur. REVENDICATIONS1/ Procédé de signalisation d'un obstacle potentiel, tel qu'un piéton (P), à destination d'un conducteur de véhicule (V), notamment d'un conducteur d'engin, selon lequel : - on équipe chaque obstacle (P) de moyens d'émission (Em), dits émetteur, aptes à délivrer un signal de présence du dit obstacle, - on équipe chaque véhicule (V) de moyens (Re), dits récepteur, de réception des signaux de présence émis par les émetteurs (Em) des obstacles (P), - et on déclenche des moyens d'alarme sonore et/ou visuelle 10 (24, 25) lors de la présence d'un obstacle (P) dans le voisinage d'un véhicule (V), le dit procédé de signalisation étant caractérisé en ce que l'n utilise - des émetteurs (Em) comportant deux antennes d'émission 15 (A1, A2) au moins sensiblement orthogonales, et des moyens d'alimentation (1-5) adaptés pour délivrer des signaux en quadrature de phase vers les dites antennes, - et des récepteurs (Re) comportant deux antennes de réception (Ax, Ay) au moins sensiblement orthogonales que Ibn dispose de 20 façon que les dites deux antennes de réception s'étendent dans un plan au moins sensiblement horizontal. 21 Procédé de signalisation selon la revendication 1 caractérisé en ce que chaque émetteur (Em) est adapté pour émettre un signal de présence consistant en une porteuse non modulée de fréquence sensiblement 25 comprise entre 100 KHz et 1000 KHz. 31 Procédé de signalisation selon la revendication 2 caractérisé en ce que chaque émetteur (Em) comporte une fréquence d'émission spécifique dédiée au dit émetteur, chaque récepteur (Re) consistant en unrécepteur multicanaux comportant des moyens de détection indépendante des signaux émis par les différents émetteurs. 4/ Procédé de signalisation selon l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce qu'il consiste à positionner dans des zones dites sécurisées telles que abris de chantier (L), cabines des véhicules (V)..., des balises émettrices (BI, B2) comportant des moyens d'émission (28) adaptés pour délivrer un signal d'inhibition du fonctionnement des émetteurs (Em), chacun des dits émetteurs comportant des moyens de réception (8) du dit signal d'inhibition et étant adapté pour interrompre l'émission des signaux de présence lors de la réception d'un signal d'inhibition. 5/ Procédé de signalisation selon la revendication 4 caractérisé en ce que les moyens d'émission du signal d'inhibition équipant chaque balise émettrice (BI, B2) consistent en des émetteurs RFID actifs (28). 6/ Procédé de signalisation selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que l'on équipe chaque émetteur (Em) d'un circuit d'auto test (6) de détection d'anomalies de fonctionnement du dit émetteur, et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle (7) adaptés pour être activés lors de la détection d'une anomalie de fonctionnement. 7/ Procédé de signalisation selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'on équipe chaque récepteur (Re) : d'un circuit de test comportant une boucle de test (12) disposée à proximité des antennes de réception (Ax, Ay) et de moyens d'alimentation de la dite boucle de test en un signal de fréquence de test prédéterminée, - et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle (25) adaptés pour être activés lors de la détection, par le circuit de test, d'une anomalie de fonctionnement de la chaîne de réception. 8/ Procédé de signalisation selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que, en vue de la signalisation de la présence d'un obstacle (P), on équipe chaque véhicule (V) de moyens de traitement (Te) des signaux de présence émis par les émetteurs (Em), aptes à calculerdes valeurs représentatives de la distance séparant chaque obstacle (P) du dit véhicule, et de moyens d'alarme sonore et/ou visuelle (24, 26) adaptés pour être activés par les moyens de traitement lorsque la distance entre un obstacle et le véhicule devient inférieure à un seuil déterminé. 91 Procédé de signalisation selon la revendication 8 caractérisé en ce que les moyens de traitement (Ts) sont programmés pour calculer, pour chaque obstacle (P), la vitesse relative de rapprochement entre le dit obstacle et le véhicule (V) équipé des dits moyens de traitement, à partir des variations de la puissance du signal de présence émis par l'émetteur (Em) du dit obstacle, et pour ajuster la valeur seuil de distance d'activation des moyens d'alarme (24, 26) en fonction de la valeur de la dite vitesse de rapprochement. IO/ Dispositif de signalisation d'un obstacle potentiel, tel qu'un piéton (P), à destination d'un conducteur de véhicule (V), notamment d'un conducteur d'engin, comprenant : - adaptés pour équiper chaque obstacle (P), des moyens d'émission (Em), dits émetteur, aptes à délivrer un signal de présence du dit obstacle, - adaptés pour équiper chaque véhicule (V), des moyens (Re), dits récepteur, de réception des signaux de présence émis par les émetteurs 20 (Em) des obstacles (P), et des moyens d'alarme sonore et/ou visuelle (24, 25) adaptés pour être déclenchés lors de la présence d'un obstacle (P) dans le voisinage d'un véhicule (V), le dit dispositif de signalisation étant caractérisé en ce que : 25 - chaque émetteur (Em) comporte deux antennes d'émission (Al A2) au moins sensiblement orthogonales, et des moyens d'alimentation (1-5) adaptés pour délivrer des signaux en quadrature de phase vers les dites antennes, et chaque récepteur (Re) comporte deux antennes de 30 réception (Ax, Ay) au moins .sensiblement orthogonales destinées à êtredisposées de façon qLle les dites deux antennes de réception s'étendent dans un plan au moins sensiblement horizontal. Dispositif de signalisation selon la revendication 10 caractérisé en ce qu'il comporte des balises émettrices (B1, B2) destinées à être positionnées dans des zones dites sécurisées telles que abris de chantier (L), cabines des véhicules..., et comportant des moyens d'émission (28) adaptés pour délivrer un signal d'inhibition du fonctionnement des émetteurs (Em), chacun des dits émetteurs comportant des moyens de réception (8) du dit signal d'inhibition et étant adapté pour interrompre l'émission des signaux de présence lors de la réception d'un signal d'inhibition.
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FR2960067A1
A1
20111118
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Procédé de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile et système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile La présente invention concerne un procédé de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile. Elle concerne aussi un système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile Elle trouve application par exemple : - dans un système de géolocalisation autonome et étanche, équipé d'un circuit de démarrage par détection de secousse, et rechargeable à distance ; - un dispositif antivol extérieur notamment sur : - une automobile, - un navire ; - une balise en mer équipant par exemple un équipement de pêche ou d'ostréiculture ; ou - un traceur `tout-terrain' pouvant être porté par une personne, un animal ou un véhicule. Dans l'état de la technique, il existe de nombreux systèmes de surveillance qui produisent une alerte ou une alarme quand une utilisation non autorisée est envisagée. Particulièrement, il est connu de surveiller l'utilisation d'un véhicule en détectant l'utilisation par un conducteur non reconnu par le système de surveillance. Il est par ailleurs connu de détecter la position et donc par différences, le déplacement d'un véhicule en utilisant un service de géopositionnement et/ou de géolocalisation comme les systèmes GPS ou Galileo. Si le véhicule est enregistré comme devant être immobile et que le système de géopositionnement et/ou de géolocalisation le détecte en déplacement, alors un message d'alerte est produit depuis un central de surveillance de l'utilisation. Cependant, dans cet état de la technique, les inventeurs ont découvert qu'il existait un problème essentiel lié à l'alimentation électrique de la partie embarquée dans le véhicule et particulièrement dans le cas où le véhicule devait rester immobilisé pendant une longue période, de plusieurs mois par exemple. C'est le cas d'un navire de plaisance qui ne sert que pendant les mois d'été et qui reste au parcage dans un port de gardiennage. Le problème de l'alimentation électrique d'un système de surveillance sur un tel véhicule se conjugue avec celui de l'effet corrosif ou destructeur des circuits électriques et des accumulateurs électriques, et des connexions électriques dans les milieux marins, sous-marins, et souvent à la longue même dans les milieux atmosphériques. Les traits essentiels de ce problème électrique sont : - la consommation nécessaire pour les circuits du système de surveillance ; - les effets négatifs de pollution et d'agression sur les connexions et les circuits électriques ; - l'exigence de durée de la surveillance, dépassant les capacités d'un accumulateur de taille réduite. La présente invention apporte remède à ces inconvénients de l'état de la technique en ce qu'elle concerne un procédé de surveillance de l'utilisation d'un objet qui peut prendre deux états, immobile ou mobile, coopérant avec des circuits électriques dotés d'un accès à un réseau de communications et une alimentation électrique, caractérisé en qu'il consiste : - à détecter un changement d'état de l'objet mobile ou immobile ; - à produire en réponse une activation de l'alimentation intégrée à l'objet mobile vers au moins une partie des circuits électriques de l'objet mobile ; - à émettre ensuite à l'aide de la partie des circuits électriques réveillés un message de détection d'un changement d'état mobile ou immobile sur le réseau de communications vers au moins une station destinatrice du message de détection. Selon une autre caractéristique de l'invention, le procédé consiste de plus, lorsque l'alimentation a été activée, à émettre au moins un message de surveillance de l'utilisation de l'objet mobile au moins sur une station de réception connectée au réseau de communications exécutant un logiciel de surveillance pour y enregistrer des informations de détection de changement d'état et/ou d'utilisation et/ou pour prendre en réponse au moins une action déterminée parmi une liste d'actions prédéterminées. Selon une autre caractéristique, le procédé consiste : - lors de la production du message de détection et/ou d'utilisation à insérer dans le message un code d'identification et/ou de géolocalisation de l'objet surveillé ; et - lors de l'émission du message de détection et/ou de surveillance, à accéder à un enregistrement dans une base de données contenant un statut d'utilisation pour l'objet mobile identifié pour signaler l'état d'utilisation selon ledit message de détection et/ou de surveillance. L'invention concerne aussi un système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile du genre comportant : - un moyen d'émission de messages sur un réseau de communication, - une alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile. Le système de l'invention comporte : - un moyen de détection d'un déplacement de l'objet mobile même mis en état hors alimentation ; - un moyen de mise hors alimentation ; - un moyen pour réaliser une mise en charge sans connexion galvanique de l'alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile, même mis en état hors alimentation. Selon une autre caractéristique, le moyen de détection d'un déplacement de l'objet mobile même mis en état hors alimentation comporte un interrupteur sensible au déplacement en position ouverte au repos et qui se ferme lors d'un déplacement, connecté sur l'alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile en parallèle avec le moyen de mise hors alimentation, de sorte qu'au moins le moyen d'émission de messages sur un réseau de communication soit activé et produise un message de détection selon le procédé de l'invention. Selon une autre caractéristique, l'interrupteur sensible au déplacement en position ouverte au repos et qui se ferme lors d'un déplacement comporte un interrupteur au mercure ou un accéléromètre programmable, notamment en sensibilité aux secousses. Selon une autre caractéristique, le moyen pour réaliser une mise en charge sans connexion galvanique de l'alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile, même mis en état hors alimentation comporte une embase fixe connectée à un réseau d'alimentation électrique fixe, et comportant un oscillateur haute fréquence connecté à une antenne inductive intégrée dans l'embase, et une antenne inductive intégrée à l'objet mobile surveillé l'antenne inductive recevant l'onde de chargement de l'antenne de l'embase fixe étant aussi connectée à un circuit pour générer un courant de charge d'un accumulateur électrique intégré à l'objet mobile. Selon une autre caractéristique, le système est constitué dans un boîtier étanche comportant une face près de laquelle est implantée l'antenne inductive de réception et coopérant avec l'embase de chargement par son antenne, le boîtier étanche étant préférentiellement réalisé dans un matériau électriquement isolant et moulé. Selon une autre caractéristique, le système comporte un contrôleur microprogrammé connecté par un port de commande à un transistor pour réinitialiser la mise en veille du système, et connecté à un transistor pour shunter une résistance de charge et un condensateur connectés à l'interrupteur de façon à rouvrir l'interrupteur de puissance pour annuler la tension d'alimentation des circuits du système. Selon une autre caractéristique, le contrôleur microprogrammé commande au moins l'une des ressources suivantes : - une ressource de géolocalisation connecté à un port de lecture pour insérer à des instants prédéterminés des informations de géolocalisation dans les messages d'alerte ; - une ressource de surveillance du niveau de charge par un convertisseur analogique numérique et produisant une alerte spécifique de défaut de charge, par un port de commande sur un afficheur et/ou dans les messages d'alerte générés par la ressource de communication; - une ressource pour réveiller périodiquement le système et comportant une horloge programmée connecté à un port de lecture du contrôleur pour réveiller par le port de commande l'alimentation du système ; - une ressource pour reprogrammer le système en utilisant une technique de courant porteur de ligne (CPL) mise en oeuvre par l'embase de recharge et/ou par décodage de messages numériques transmis par un central sur un réseau de téléphonie cellulaire reçu par la ressource de communication; - une mémoire non-volatile pour enregistrer localement tout ou partie des informations des messages d'alerte générés selon l'étape (S3) du procédé de l'invention. D'autres avantages et caractéristiques de la présente invention seront mieux compris à l'aide de la description et des figures annexées : la figure 1 est un diagramme expliquant les 30 séquences du procédé de l'invention; - la figure 2 est un schéma représentatif d'un mode de réalisation du système de l'invention ; et - la figure 3 est un schéma représentant les circuits électriques et l'alimentation électrique d'un système de surveillance dans un mode de réalisation de l'invention. Le procédé de l'invention concerne la surveillance d'un objet devant être mobilisé lors de son utilisation normale. Il peut s'agir d'objets de valeur, de personnes, de véhicules, etc. L'objet est équipé de ressources électroniques qui permettent de mettre en oeuvre le procédé de l'invention. Ces ressources qui seront décrites plus loin peuvent être déjà totalement ou partiellement présentes dans l'objet surveillé ou spécialement rassemblées dans une unité ou dispositif qui est alors mécaniquement solidarisée à l'objet surveillé. Dans la suite de la description, on utilisera le terme d'objet mobile pour désigner tous ces dispositifs. Un objet dont l'utilisation doit être surveillée grâce au procédé de l'invention peut prendre deux états : un état immobile et un état mobile. Le procédé de l'invention comprend une étape pour détecter, puis pour signaler, le changement d'état de l'objet, de l'état immobile à l'état mobile. En fonction de diverses circonstances connues, comme la mise au parking d'un véhicule, la date du signalement du changement d'état, etc., le changement d'état est un critère pour détecter une utilisation illicite ou non autorisée. A cette fin, le procédé de l'invention, dans le mode de réalisation représenté à la figure 1 comporte une étape pour détecter un déplacement de l'objet mobile S1. Dans cette étape, le procédé consiste à détecter des secousses, c'est-à-dire des accélérations intenses et brèves caractéristiques du début d'un déplacement de grande ampleur. A cette fin, l'objet mobile à surveiller est équipé d'une ressource pour détecter un tel déplacement comme un accéléromètre. Dans une deuxième étape S2, le procédé consiste à produire en réponse une activation de l'alimentation intégrée à l'objet mobile vers au moins une partie des circuits électriques de l'objet mobile. Selon l'invention, il faut équiper l'objet mobile à surveiller de plusieurs ressources électriques telle la ressource pour détecter un déplacement lors de la première étape du procédé, et d'autres qui seront décrites plus loin. Si ces ressources sont alimentées en permanence pendant l'état immobile de l'objet, l'énergie électrique interne à l'objet, par exemple dans une batterie électrique, s'épuise par leur consommation. Il existe alors une probabilité pour que l'énergie électrique nécessaire à la mise en oeuvre du procédé de l'invention soit épuisée avant que la secousse initiatrice du déplacement de l'objet soit détectée. Afin d'éviter cet inconvénient présenté par l'état de la technique, l'invention consiste à éteindre complètement l'alimentation des diverses ressources électriques pendant les périodes d'immobilité. Par exemple, cette opération d'extinction de l'alimentation est exécutée lorsqu'un navire surveillé selon le procédé de l'invention est mis au parking dans un hivernage. Selon la technique utilisée pour la ressource de détection de déplacement, tout ou partie des ressources de mise en oeuvre du procédé de l'invention sont coupées de l'alimentation électrique de l'objet mobile. Mais dès qu'un déplacement commençant, comme une secousse est détectée, l'alimentation électrique des diverses ressources électriques déconnectées est rétablie. Dans une troisième étape S3, le procédé consiste à produire ensuite à l'aide de la partie des circuits électriques ré alimentés un message de détection d'un déplacement sur le réseau de communications. Le réseau de communication peut être un réseau de téléphonie mobile, selon un protocole voix ou données comme le GPRS ou WAP. Le message est destiné à au moins un destinataire dont l'adresse sur le réseau de communication est enregistrée sur la ressource de production d'un message de détection de déplacement. Dans une étape ultérieure, le procédé consiste à produire à la réception du message produit lors de S3 un message d'alarme de détection d'un déplacement au moins sur une station de réception connectée au réseau de communications. Dans un mode de réalisation, la station de réception est un destinataire du message de détection du déplacement et elle est programmée pour émettre un message d'alerte par exemple auprès d'un agent de surveillance de l'objet mobile surveillé. On note que les étapes S3 et suivantes peuvent être réduites à un signalement d'une alarme locale, par exemple par activation d'un avertisseur sonore ou lumineux sur l'objet mobile surveillé. On note que une fois le procédé de l'invention démarré, la surveillance est exécutée en permanence en relevant les positions enregistrées par un système de géopositionnement implémenté sur une ressource de géopositionnement comme GPS ou Galileo. Un message de surveillance de l'utilisation de l'objet surveillé est généré lors de l'étape S3 de sorte que, par exemple, la position instantanée de l'objet mobile peut être suivie à chaque émission S3. On décrira maintenant comment suivre les opérations entre un objet mobile selon l'invention et un réseau de communications, notamment lors de l'étape ultérieure à `étape S3 du procédé de la Figure 1. L'objet mobile, doté des ressources électroniques et de l'alimentation électrique embarquée nécessaires à la mise en oeuvre du procédé de l'invention, comporte : des ressources permettant le réveil de l'alimentation des autres ressources électriques de l'objet mobile ; des ressources permettant de surveiller l'utilisation de l'objet mobile - une ressource de connexion à un réseau de communication comme le réseau de téléphonie mobile GSM ; - une ressource de géopositionnement GPS ou Galileo. L'objet mobile est dans la présente description confondu avec ces ressources. Ces dernières peuvent ainsi être associées mécaniquement ou autrement à un véhicule, à un autre objet mobile, comme un casier de pêche ou une poche de culture d'huîtres, un animal, une personne, etc. Les ressources permettant le réveil de l'alimentation électrique activent automatiquement la transmission d'un message de détection d'un changement d'état « immobile vers mobile » AL par une ressource de communication GSM. Celle-ci peut utiliser la forme d'un message de type SMS (Small Messaging System) dans lequel sont insérées les informations d'identification de l'objet mobile et d'au moins un destinataire sur le réseau de communication GSM. Soit un destinataire #j, constitué par une station de surveillance bâtie autour d'un ordinateur équipé d'une ressource de connexion au service SMS du réseau GSM. Le message de détection reçu, la station de surveillance destinatrice #j exécute un logiciel de surveillance de l'utilisation de l'objet mobile. Ce logiciel coopère avec une base de données (ou plusieurs bases de données) incorporant avec les relations correspondantes : - L'identifiant ID de chaque objet mobile pouvant émettre un message d'alerte vers la station destinatrice #j ; - L'état dans lequel devrait se trouver l'objet mobile émetteur du message d'alerte, soit l'état mobile ou l'état immobile ; - une liste d'actions déterminées parmi lesquelles le logiciel exécuté par la station destinatrice #j doit sélectionner au moins une action à destination d'un « Agent destinataire » connecté à un réseau de communication auquel a accès la station de surveillance #i ; et - la position et/ou le déplacement détecté par la ressource de géopositionnement et/ou géolocalisation GPS de l'objet mobile en surveillance, et transmis dans des messages de surveillance produits à des instants déterminés par l'objet mobile en cours de surveillance. Dans un mode de réalisation, une telle action déterminée peut être l'envoi d'une équipe de sécurité chargée de récupérer l'objet mobile qui a signalé qu'il était passé de l'état immobile à l'état mobile alors qu'il était enregistré comme devant être immobile à la date de réception du message d'alerte par la station destinatrice #j. Pour faciliter l'action déterminée prise par le logiciel de surveillance à la station destinatrice de surveillance #j, l'objet mobile surveillé comporte une ressource GPS qui produit une séquence de positions reconnues, chaque position reconnue étant alors transmise par un message spécifique de surveillance d'utilisation UT de l'objet mobile par la ressource de communication GSM sur le réseau de communication à la station de surveillance #j et/ou à un autre destinataire #i, comme un « Agent destinataire ». Dans un mode de réalisation, la communication sur le réseau de communication GSM utilise une messagerie « ad hoc » selon le protocole UDP. Dans un mode particulier de réalisation, l'objet mobile est initialement configuré pour que, lorsqu'il n'y a plus de déplacement de l'objet ou de la personne qui le porte, un message d'alerte spécifique AL = `absence de mouvement' soit envoyé. Dans un mode particulier de réalisation, la détection de déplacement (ou de non-déplacement), autrement dit le changement de l'état mobile à l'état immobile et inversement, est réalisée par une analyse des informations du module de géopositionnement GPS, l'objet mobile exécutant le procédé de l'invention étant déjà alimenté, et l'information transmise par un message UT spécifique. Dans un mode particulier de réalisation, le logiciel de surveillance de la station destinatrice #j analyse et stocke les messages de détection et/ou de surveillance, provenant de l'objet mobile, acheminés via le réseau de télécommunications, puis les affiche sur un écran d'ordinateur (affichage de la position sur une carte, de l'heure, de la vitesse, des alarmes...) pour l'exploitation directe par un opérateur. Dans un mode de réalisation de l'invention, un système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile comporte une unité étanche et hermétique qui est solidarisée avec l'objet mobile. Ce système est composé d'une batterie, d'une bobine à induction, de régulateurs de tension, d'un système de détection de secousse, d'un récepteur GPS (ou Galileo), d'un modem GSM (ou GPRS/EDGE/UMTS, ou autre module radio ou satellite), d'un processeur, et éventuellement d'un voyant à LED et/ou d'un afficheur de messages, comme l'indication instantanée de la position fournie par la ressource de géolocalisation GPS. Le boîtier est parfaitement étanche de sorte que les connexions électriques sont parfaitement protégées ainsi que les ressources électriques des actions corrosives du milieu dans lequel est stationné l'objet mobile, comme un navire dans un hivernage. Dans un exemple de réalisation, le boîtier est constitué par l'ensemble des ressources électriques noyé dans une résine moulée. La résine moulée est transparente notamment pour la visualisation d'un avertisseur lumineux associé à la ressource de détection de déplacement. Le boîtier est sans aucune connexion ni bouton extérieur, garantissant ainsi une grande fiabilité dans le temps. Dans un mode de réalisation, le boîtier est de forme parallélépipédique de 75 mm x 35 mm x 35 mm. A la figure 2, on a représenté un mode de réalisation d'un système de surveillance d'utilisation d'un objet mobile comporte le boîtier de forme parallélépipédique en résine isolante à l'intérieur duquel est noyée une plaque de circuit imprimé 23. La plaque de circuit imprimé porte : - un circuit intégré spécialisé pour la ressource de géolocalisation 24, comme le réseau GPS de manière à fournir la liste des déplacements une fois que le procédé de l'invention a permis la ré alimentation des circuits du système de surveillance ; - un contrôleur micro programmé 25 notamment pour implémenter le procédé de l'invention et les diverses méthodes décrites pour la réalisation du système de surveillance de l'invention ; - un circuit intégré spécialisé pour la ressource de communication avec un système de communication cellulaire de données 26, comme GPRS notamment pour transférer un message de détection et/ou de surveillance généré lors de l'étape S2 du procédé de l'invention ; - un circuit intégré spécialisé pour la ressource de détection de secousses ou d'un premier déplacement 27 produisant ainsi la ré alimentation des autres circuits du système de surveillance, par exemple un accéléromètre ; - une batterie B ou accumulateur d'électricité qui alimente les circuits du système de surveillance lorsqu'une secousse a été détectée par la ressource 27 ; - un régulateur 28 pour fournir l'énergie électrique adaptée (en courant et en tension) pour chaque ressource du système de surveillance lorsque l'alimentation électrique a été ré activée par la détection par la ressource 27 ; - un circuit 31 contrôlant notamment la recharge électrique de la batterie B ; - une antenne inductive de réception 29 d'une onde de chargement électrique par induction, donc sans contact, de la batterie B sous le contrôle du circuit 31 ; l'antenne réceptrice 29 étant disposée sous forme d'un enroulement de spires rectangles, par exemple sur un circuit imprimé plan placé au voisinage et parallèlement au fond plan du boîtier en résine moulée isolante 21 ; - une embase 20 présentant une face, supérieure au dessin, plane de façon à recevoir la face inférieure du boîtier moulé 21 dans une référence de position déterminée de charge électrique ; - une antenne d'induction émettrice 30, adaptée à l'antenne d'induction réceptrice 29, noyée à la surface plane, supérieure au dessin, de l'embase 20 de sorte que, lorsque le boîtier 21 est posé sur l'embase 20, la recharge exécutée par l'embase 20 soit optimale ; et enfin - un cordon 34 de connexion à une station (non représentée) contrôlant la recharge électrique de la batterie B du boîtier 21 contenant le système de surveillance de l'invention. Le boîtier 21 est complété par une poignée 22 constituée par une bande souple dont deux extrémités ont été insérées dans la résine isolante du boîtier moulé 21 avant sa polymérisation dans un moule de polymérisation. La poignée 22 permet la manipulation du boîtier 21 notamment pour la recharge de la batterie embarquée B sur l'embase 20. Dans un mode de réalisation, la poignée 22 coopère aussi avec des moyens de solidarisation mécanique permanente à l'objet à surveiller, par rivetage, collage, ou avec des moyens de solidarisation mécanique amovible comme une fixation par boulon ou par introduction dans une rainure prévue sur l'objet à surveiller. Le boîtier 21 comporte ensuite une ressource électrique 31 de recharge de la batterie B électrique qui comporte une partie intégrée au boîtier proprement dit et une partie dans une embase 20 connectée à un réseau d'alimentation électrique. Pour éviter toute connexion électrique, la ressource électrique de recharge exploite un effet inductif. A cette fin, le boîtier proprement dit intègre, noyé dans la résine, une antenne réceptrice d'induction 29, tandis qu'une embase 20 comporte une antenne émettrice d'induction 30. L'antenne inductrice 30 de l'embase 20 est connectée par un câble 34 à un générateur d'une onde électrique, par exemple de forme carrée, qui est convertie par l'antenne émettrice 30 en une f.e.m. inductrice captée par l'antenne de réception 29. La tension d'alimentation de l'antenne 30 est produite par exemple par le port de communication USB d'un ordinateur portable connecté au câble 34 et l'ordinateur exécutant un programme de production d'une onde de tension, d'amplitude et de fréquence déterminées par l'effet d'induction désiré pour les antennes 29 et 30 et la recharge correcte de la batterie B. Dans un mode de réalisation, l'onde de tension pour la recharge de la batterie est aussi superposée par une onde à une autre fréquence, selon la technique des communications par courant porteur, pour la re-programmation du processeur 25 du système de surveillance de l'invention. Il est ainsi possible d'intervenir par exemple sur des paramètres de fonctionnement du système et notamment sur : - les adresses des destinataires des messages de détection et/ou de surveillance ; - des paramètres de détection d'une secousse pour rendre le système de surveillance plus ou moins sensible aux 25 secousses et/ ou aux déplacements. Dans un exemple de réalisation, la charge de la batterie B est assurée en posant le boîtier 21 sur l'embase 20 à induction alimentée par le cordon 34 par une onde carrée de courant I = 500mA environ ; la bobine 29 transmet par la connexion 32 le 30 courant induit à un régulateur de charge 31 et le courant régulé (par pont de diodes et un condensateur) est transmis à la batterie B par une liaison filaire 33. A la figure 3, on a représenté un mode particulier de réalisation d'un système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile selon l'invention. On a représenté une bobine d'induction 40 pour la réception de l'onde de recharge de la batterie 53, alcaline polarisée, par l'intermédiaire d'un régulateur de tension 41. Une ressource de détection de déplacements 50, et préférentiellement, de déplacement initiaux d'un mouvement de grande ampleur, comme une ou plusieurs secousses est connectée sur la ligne d'alimentation positive (+) issue de la batterie 53. La ressource de détection de déplacements 50 est construite autour d'un interrupteur changeant d'état de connexion, passant ou bloqué, selon le niveau de secousse ou de déplacement détecté. La ressource de détection 50 est connectée à la masse électrique d'une part et à l'électrode de commande d'un interrupteur de puissance T3 d'autre part. L'interrupteur T3 est disposé sur la ligne d'alimentation positive. L'interrupteur de puissance T3 est ouvert lorsque l'objet mobile surveillé par le système de surveillance de l'invention est au repos, de sorte que la tension d'alimentation positive 61, en aval de l'interrupteur de puissance T3 et qui alimente (non représenté à la figure 3) l'ensemble des ressources du système de surveillance de l'invention, soit à une tension nulle sur une impédance infinie, assurant une consommation électrique nulle sur la batterie aux fuites près. L'alimentation électrique 61 est protégée par le dipôle composé d'une diode 60 polarisée dans le sens direct et une résistance de charge 62 dont l'autre extrémité est connectée à la masse électrique. Lorsque la ressource 50 détecte une secousse imprimée par l'objet mobile auquel le boîtier 21 du système de l'invention est mécaniquement associé, sa sortie change d'état et l'interrupteur de puissance T3 se ferme, ce qui place la tension d'alimentation 61 à la tension positive de la batterie 53 et active l'ensemble des ressources 42, 51, 52 et 47 du système de surveillance. Dans un mode particulier de l'invention qui a été représenté à la Figure 3, un interrupteur supplémentaire S, de type manuel, comme un bouton-poussoir connecté aux bornes de l'interrupteur T3, permet à l'utilisateur d'activer manuellement l'alimentation embarquée 53, 61 de l'objet mobile. Le système de surveillance de l'invention émet alors immédiatement un message d'alerte selon l'étape S3 du procédé décrit ci-dessus. Particulièrement, selon l'état immobile/mobile dans lequel doit être l'objet mobile, la réception du message d'alerte par une station de surveillance sur le réseau de communication auquel est connectée une ressource GSM de communication de l'objet mobile, est interprété de manière à ce que le logiciel qui équipe cette station de surveillance destinatrice produise une action déterminée en fonction de la liste d'actions prédéterminées qui y est enregistrée. Dans un exemple de réalisation, le bouton-poussoir S permet d'appeler une action de secours. On va maintenant décrire un mode de réalisation de la ressource 50 de détection d'un déplacement de l'objet mobile. Une résistance de charge R' est connectée d'une part à la ligne + issue de la batterie 53 et à une première borne d'un interrupteur au mercure S. L'autre borne de l'interrupteur au mercure S est connectée à une résistance R dont l'autre extrémité est connectée à la masse électrique. La résistance R est shuntée par un transistor de puissance Tl, à l'état bloqué lorsque le système de surveillance n'est pas actif et qu'il n'y a pas encore eu de secousse détectée. Un condensateur C est placé en parallèle avec la résistance R et le point commun de l'interrupteur au mercure S, du transistor Ti, de la résistance R et du condensateur C st connecté à l'électrode de commande de l'interrupteur de puissance T3. Au démarrage, le système de surveillance est en veille, l'interrupteur au mercure est passant, le condensateur C est chargé et les trois transistors MOS Ti et T2, et l'interrupteur de puissance T3 sont bloqués : les composants de la carte ne sont pas alimentés, la tension 61 étant nulle. Si des secousses surviennent, l'interrupteur au mercure S va s'ouvrir (plus ou moins longtemps selon l'intensité et la durée des secousses), et le condensateur C va se décharger dans la résistance R. En dessous d'un certain seuil de tension, l'interrupteur de puissance T3 devient passant, et le transistor Ti devient passant. Il prend le relais de l'interrupteur au mercure, alimentant ainsi la carte. Le processeur 42 démarre et active un port de commande 49 pour laisser un transistor MOS T2 bloqué. La sensibilité aux secousses est réglable en ajustant R ou C. Le processeur 42 par un port de commande programmé 56 commande le circuit GSM 52 pour qu'il envoie par son antenne dédiée 54 un message d'alerte à l'utilisateur sur le réseau de communication choisi, ici un réseau de téléphonie cellulaire. Si les informations GPS sont disponibles, la position récupérée du circuit de géopositionnement 57 avec sa propre antenne 55 est récupérée sur le port de communication 57 par le processeur 42, qui produit le message d'alerte de l'étape S2 du procédé de l'invention et qui est aussi envoyée dans le message d'alerte par le port 56 sur le circuit GSM 52. Après un certain temps (plus de secousses ou plus de position GPS), le système de surveillance de l'invention est programmé pour se remettre en veille automatiquement. Le processeur envoie un `1' par son port de commande 40 sur le transistor MOS T2, qui devient passant, et bloque l'interrupteur de puissance T3. Le système de surveillance retourne à l'état de veille. Options/Variantes : Dans un autre mode de réalisation, l'interrupteur au mercure S est remplacé par un accéléromètre numérique, avec mode de veille intégré (type LIS331 DLM). L'avantage est la faible consommation en veille (5pA) d'un tel circuit accéléromètre, et la programmation des seuils peut être assuré lorsque le système de surveillance est actif. Dans ce cas, à distance, une station de programmation contacte le système de surveillance par son module 52 de communication GSM et fourni les nouveaux paramètres de fonctionnement de l'accéléromètre S. Dans ce mode de réalisation non représenté, un port de commande du processeur 42 est connecté à un port de configuration du circuit accéléromètre S, permettant de réveiller le système de surveillance de l'invention selon un choc plus ou moins fort. Un convertisseur analogique numérique (CAN/ADC) intégré au processeur 42 permet de surveiller la tension de la batterie 53 par une ligne de connexion connectée à un port de détection de tension 43. Lorsque la tension mesurée descend sous un certain seuil, le processeur 42 génère une alarme spécifique par exemple par un message sur le réseau de communication GSM par le port 56 et le circuit 52. Dans un autre mode de réalisation non exclusif, le défaut de charge est signalé à l'utilisateur par une diode LED 44 connectée à un port de sortie 45 du processeur 42 qui est alors programmé pour faire clignoter cette diode. Dans les deux modes de réalisation, via GSM ou via diode LED, l'utilisateur est averti qu'il faut recharger la batterie 53 en replaçant le boîtier étanche 21 sur son embase de recharge 20. Dans un autre mode de réalisation, le dispositif de l'invention est complété par un afficheur par exemple à LED (voyants à allumer ou matrice de points) ou à LCD (écran à cristaux liquides) pour présenter à un utilisateur la position géographique produite par la ressource de géolocalisation et/ou de géopositionnement ainsi que les informations d'état et de configuration du dispositif de surveillance. Dans un autre mode de réalisation, une horloge 47 (RTC faible consommation de 500 nA) fonctionne en permanence sur la batterie 53 qui est connectée à un port de lecture 48 du contrôleur 42, afin de réveiller périodiquement le système de surveillance de l'invention. Dans ce cas, le port de lecture 48 est détecté et lorsqu'il est activé par le signal d'horloge du circuit 46, le programme exécuté sur le contrôleur 42 active le port de sortie 49 pour former un signal de réveil reliée au transistor Ti par le transistor MOS T2. Dans un autre mode de réalisation, une mémoire non-volatile (EEPROM non représentée) est ajoutée au système de surveillance de l'invention, afin de mémoriser les différentes alarmes et réveils qui ont eu lieu. Elle est alors connectée par un port de commande (non représenté) du contrôleur 42 et par son bus de données, de sorte que les paramètres d'alerte transmis par le réseau GSM sont enregistrés localement dans la mémoire non-volatile. Le module peut être configuré à distance via le modem GSM : reprogrammation du firmware, ou paramétrage de différentes valeurs : - seuil de réveil de l'accéléromètre (on peut placer un seuil très haut pour le mode `transport', tant que le module n'est pas opérationnel, et ensuite un seuil de fonctionnement normal déterminé par l'opérateur) - paramètres de remise en veille (période d'horloge x secondes, arrêt de mouvement, acquittement du destinataire, etc.), - mode de transmission des messages d'alerte (SMS, E-mail, UDP, etc.) et destinataires associés, - périodicité d'envoi des messages d'alerte, - tout autre paramètre nécessaire au fonctionnement. Avantaqes : Grâce à ce système très faible consommation en veille (ordre de grandeur : 10 microampère), la batterie n'a besoin d'être rechargée qu'au bout de plusieurs semaines, plusieurs mois, ou plusieurs années, ce qui se fait grâce à la bobine à induction, donc sans avoir ni à ouvrir le module, ni à brancher aucun connecteur ; donc il n'est pas gênant que le module soit recouvert de salissures, d'algues, ou toute autre matière. Les systèmes de géolocalisation similaires disponibles sur le marché nécessitent tous une connexion par câble ou une ouverture de boîtier pour recharger ou changer la batterie, et même si certains sont estampillés `étanche IP68', ils utilisent des systèmes de fermeture mécaniques (joints, vis...), ce qui ne garantit jamais une fiabilité 100% dans le temps. REVENDICATIONS1 - Procédé de surveillance de l'utilisation d'un objet qui peut prendre deux états, immobile ou mobile, coopérant avec des circuits électriques dotés d'un accès à un réseau de communications et une alimentation électrique, caractérisé en qu'il consiste : - à détecter (S1) un changement d'état de l'objet mobile ou immobile ; - à produire (S2) en réponse une activation de l'alimentation intégrée à l'objet mobile vers au moins une partie des circuits électriques de l'objet mobile ; - à produire ensuite (S3) à l'aide de la partie des circuits électriques réveillés un message de détection d'un changement d'état mobile ou immobile sur le réseau de communications vers au moins une station destinatrice du message de détection. 2 - Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il consiste de plus, lorsque l'alimentation a été activée, à émettre au moins un message de surveillance de l'utilisation de l'objet mobile au moins sur une station de réception connectée au réseau de communications exécutant un logiciel de surveillance pour y enregistrer des informations de détection de changement d'état et/ou d'utilisation et/ou pour prendre en réponse au moins une action déterminée parmi une liste d'actions prédéterminées. 3 - Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il consiste de plus : - lors de la production du message de détection et/ou de surveillance à insérer dans le message un code d'identification de l'objet surveillé et/ou une information d'utilisation comme une information de géolocalisation ; et/ou - lors de l'émission du message de détection et/ou de surveillance, à accéder à un enregistrement dans une base de données contenant un statut d'utilisation pour l'objet mobile identifié pour signaler l'état d'utilisation selon ledit message de détection et/ou de surveillance. 4 - Système de surveillance de l'utilisation d'un objet mobile du genre comportant : - un moyen d'émission de messages (52 ; 24) sur un réseau de communication comme un réseau de téléphonie cellulaire (GSM), - une alimentation électrique (B ; 53) embarquée dans l'objet mobile ; caractérisé en ce qu'il comporte : - un moyen de détection (50) d'un déplacement de l'objet mobile même mis en état hors alimentation et connecté au moyen d'émission de messages et activant ce dernier (52 ; 54) ; - un moyen de mise hors alimentation (T3), activé par le moyen de détection (50) à la détection d'une secousse ; - un moyen (29, 30 ; 40) pour réaliser une mise en charge sans connexion galvanique de l'alimentation électrique embarquée (B ; 53) dans l'objet mobile, même mis en état hors alimentation. 5 - Système de surveillance selon la revendication 4, caractérisé en ce que il comporte de plus : - un moyen pour forcer manuellement par un utilisateur l'émission d'un message d'alerte par activation de l'alimentation électrique embarquée (B ; 53). 6 - Système de surveillance selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que le moyen de détection (50) d'un déplacement de l'objet mobile même mis en état hors alimentation comporte un interrupteur (S) sensible au déplacement changeant d'état de connexion lors d'un déplacement et connecté sur l'alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile en parallèle avec le moyen de mise hors alimentation, de sorte qu'au moins le moyen d'émission de messages (52) sur un réseau de communication soit activé et produise un message de détection selon le procédé de l'une quelconque des revendications 1 à 3. 7 - Système de surveillance selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'interrupteur sensible au déplacement (S) comporte un interrupteur au mercure ou un accéléromètre programmable. 8 - Système de surveillance selon la revendication 4, caractérisé en ce que le moyen pour réaliser une mise en charge sans connexion galvanique de l'alimentation électrique embarquée dans l'objet mobile, même mis en état hors alimentation comporte une embase fixe (20) connectée à un réseau d'alimentation électrique fixe, et coopérant avec un générateur d'une onde paramétrée en intensité et fréquence connecté à une antenne inductive (30) intégrée dans l'embase (20), et une antenne inductive (29 ; 40) intégrée à l'objet mobile surveillé, l'antenne inductive recevant l'onde de chargement de l'antenne de l'embase fixe étant aussi connectée à un circuit (41) pour générer un courant de charge d'un accumulateur électrique (B ; 53) intégré à l'objet mobile. 9 - Système selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il est constitué dans un boîtier étanche (21) comportant une face près de laquelle est implantée l'antenne inductive de réception (29) et coopérant avec l'embase (20) de chargement par son antenne (30), le boîtier étanche étant préférentiellement réalisé dans un matériau électriquement isolant et moulé. 10 - Système selon l'une des revendications 4 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte un contrôleur microprogrammé (42) connecté par un port de commande à un transistor (T2) pour ré initialiser la mise en veille du système, et connecté à un transistor (T2) pour shunter une résistance de charge (R) et un condensateur (C) connectés à l'interrupteur (S) de façon à rouvrir l'interrupteur de puissance (T3) pour annuler la tension d'alimentation (61) des circuits du système. 11 - Système selon la revendication 10, caractérisé en ce que le contrôleur microprogrammé (42) commande au moins l'une des ressources suivantes : - une ressource de géolocalisation (51) connectée à un port de lecture (57) pour insérer à des instants prédéterminés des informations de géolocalisation dans les messages de détection et/ou dans des messages de surveillance transmettant le suivi de la position du système ; - une ressource de surveillance du niveau de charge de l'alimentation embarquée par un convertisseur analogique numérique et produisant une alerte spécifique de défaut de charge, par un port de commande (45) sur un afficheur (44) et/ou dans les messages d'alerte générés par la ressource de communication (52) ; - une ressource pour réveiller périodiquement le système et comportant une horloge programmée (47) connecté à un port de lecture (48) du contrôleur (42) pour réveiller par le port de commande (49) l'alimentation du système ; - une ressource pour reprogrammer le système en utilisant une technique de courant porteur de ligne (CPL) mise en oeuvre par l'embase de recharge (20) et/ou par décodage de messages numériques transmis par un central sur un réseau de téléphonie cellulaire reçu par la ressource de communication (52) ; - un moyen d'affichage d'informations comme un voyant à LED et/ou un afficheur de messages, comme l'indication instantanée de la position fournie par la ressource de géolocalisation GPS et/ou les informations d'état et/ou de configuration du système ; - une mémoire non-volatile pour enregistrer localement 30 tout ou partie des informations des messages d'alerte générés selon l'étape (S3) du procédé de l'invention.
42,257
FR2960068A1
A1
20111118
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DESCRIPTION La présente invention concerne le domaine de la détection de présence ou de proximité d'éléments, objets ou articles métalliques, plus particulièrement ferromagnétiques, et plus spécifiquement dans un environnement industriel. L'invention a plus particulièrement pour objet un dispositif de détection d'éléments métalliques en plaques, plus particulièrement un dispositif dit de détection de double tôles, ainsi qu'un système de prélèvement et de transfert de tels éléments. Lors de la réalisation de parties métalliques en tôles, ces 10 dernières sont amenées à proximité du poste de découpe, d'emboutissage, de pliage ou autre, sous la forme d'éléments plans empilés. Elles doivent alors être prélevées une à une pour être amenées vers ou dans le poste de traitement, ou sur une bande d'alimentation d'un tel poste. 15 A cette occasion, il y a lieu de garantir que les tôles sont amenées individuellement pour éviter tout dysfonctionnement ou arrêt du poste de traitement pouvant être provoqué par le traitement simultané de deux ou plusieurs tôles empilées. Pour écarter ce risque, divers dispositifs de détection d'éléments 20 métalliques en plaques tels que des tôles ou feuilles métalliques, destinés notamment à coopérer avec ou à être intégrés à un système de prélèvement, de déplacement, de transfert et/ou de positionnement ou analogue de tels éléments, ont déjà été proposés. Ainsi, par le document DE 3505671, on connaît un dispositif de 25 mesure de l'épaisseur d'une tôle par la détermination de la modification de l'inductance d'un électro-aimant et, par le document DE 3425354, on connaît un dispositif de mesure de l'épaisseur d'une tôle en utilisant les courants de Foucault, ce par la détermination d'une tension différentielle entre la tension relevée aux bornes d'une bobine de détection et une tension 30 de référence. Les procédés mis en oeuvre dans ces documents sont complexes et reposent sur l'évaluation et l'interprétation de la valeur d'une mesure analogique absolue, d'où il résulte une fiabilité incertaine. De plus, aucune -2- réalisation constructive d'un dispositif matériel n'est divulguée par ces documents. On connaît, par ailleurs, des dispositifs détecteurs dits "de double tôles" qui sont principalement constitués chacun, d'une part, par une bobine émettrice alimentée par des moyens de commande adaptés et générant un champ magnétique, d'autre part, par une bobine de réception ou réceptrice disposée de manière à permettre la génération par induction d'une tension aux bornes de ladite bobine sous l'action du champ magnétique précité et, enfin, par des moyens de traitement et d'évaluation du signal de tension fourni par ladite au moins une bobine de réception, permettant de fournir un signal informatif indiquant l'absence ou la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques à proximité desdites bobines. Dans ces détecteurs de double tôles connus et mis en oeuvre notamment dans le cadre de la construction automobile, la tôle ou le bord de la tôle doit obligatoirement passer dans l'intervalle entre les deux bobines, ces dernières étant disposées en regard. Cette contrainte ralentit le déplacement des tôles manipulées et nécessite un positionnement précis, avec un déplacement selon une trajectoire additionnelle, voire un poste de contrôle spécifique au niveau du moyen d'alimentation du poste ou de la machine de traitement desdites tôles. En outre, ces détecteurs double tôles connus à bobines opposées présentent un encombrement important. La présente invention a pour but de pallier les inconvénients 25 précités. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de détection d'éléments métalliques en plaques tels que des tôles ou feuilles métalliques, destiné notamment à coopérer avec ou à être intégré à un système de prélèvement, de déplacement, de transfert et/ou de positionnement ou 30 analogue de tels éléments, dispositif principalement constitué, d'une part, par une bobine d'émission ou émettrice alimentée par des moyens de commande adaptés et générant un champ magnétique, d'autre part, par une bobine de réception ou réceptrice disposée de manière à permettre la génération par induction d'une tension aux bornes de ladite bobine sous 35 l'action du champ magnétique précité et, enfin, par des moyens de traitement et d'évaluation du signal de tension fourni par ladite au moins une bobine de réception, permettant de fournir un signal informatif -3- indiquant l'absence ou la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques à proximité desdites bobines, dispositif caractérisé en ce que la bobine d'émission et la bobine de réception sont toutes deux montées dans un boîtier ou une tête de capteur présentant une face active de détection avec une zone de détection associée, et sont positionnées avec une inclinaison déterminée l'une par rapport à l'autre et par rapport à ladite face, de telle manière que le couplage magnétique entre les deux bobines, et par conséquent l'amplitude et/ou la puissance du signal de tension aux bornes de la bobine de réception, sont modifiés par la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques à proximité de ladite face active, l'ampleur de ladite modification dépendant du nombre d'éléments présents et étant déterminée et exploitée par les moyens de traitement et d'évaluation. Grâce à ces dispositions, il n'est plus nécessaire de faire passer les tôles ou les bords des tôles entre les deux bobines émettrices et réceptrices, un simple passage de leurs bords à proximité de la face active du capteur faisant partie du dispositif de détection, dans la zone de détection, étant suffisant. Un tel positionnement momentané des tôles peut aisément être intégré dans un mouvement de déplacement global desdites tôles, éventuellement sans modification de la trajectoire, avec éventuellement uniquement un léger décalage ou retard dans l'exécution dudit mouvement. De plus, la manière dont les éléments sont amenés et le parcours effectué par ces éléments sont indifférents. L'invention repose essentiellement sur la constatation surprenante de l'inventeur que, pour la discrimination simple tôle / tôles multiples, la présence d'une partie périphérique ou du bord des tôles dans la zone de détection était suffisante. Par positionnement mutuel incliné des bobines, on entend dans la présente un positionnement mutuel relatif, tel que les axes de symétrie ou axes centraux XE et XR des bobines d'émission et de réception, axes préférentiellement coplanaires, sont sécants et forment entre eux un angle compris théoriquement entre 0°(axes parallèles) et 180°(axes confondus - bobines mutuellement en regard), pratiquement entre environ 45° et environ 135°, préférentiellement entre environ 75° et 105°. En outre, les bobines sont disposées relativement proches l'une de l'autre de telle manière qu'en l'absence d'élément métallique dans la zone de détection, et compte tenu de l'orientation mutuelle relative desdites -4- bobines, un couplage électromagnétique suffisant existe entre elles pour fournir un signal de réception dont les variations sont significatives et exploitables en présence d'élément(s) métallique(s). Préférentiellement, les bobines d'émission et de réception sont arrangées selon une configuration telle que, vues en coupe selon un plan contenant leurs axes de symétrie respectifs, elles forment avec la face active de détection sensiblement un triangle rectangle, dont ladite face active constitue l'hypoténuse. En outre, le dispositif selon l'invention peut également 10 présenter une ou plusieurs des caractéristiques ou variantes constructives suivantes : - les bobines d'émission et de réception peuvent être montées à proximité immédiate l'une de l'autre et dans ou sur un corps support, assurant leur positionnement incliné l'une par rapport à l'autre, par exemple 15 sensiblement perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, ledit corps support définissant, le cas échéant, également matériellement la face active de détection ; - la bobine d'émission peut être constituée de deux bobines élémentaires accolées et coaxiales, actives de manière alternative ; 20 - les bobines d'émission et de réception peuvent être logées dans une tête de capteur faisant partie d'un capteur dont le boîtier renferme au moins une partie des moyens de commande et des moyens de traitement et d'évaluation ; - les moyens de commande peuvent alimenter la bobine 25 d'émission avec un signal de fréquence (fosc) déterminée, adaptée au matériau constituant les éléments métalliques en plaques à détecter ; - un condensateur de capacité CR peut être monté en parallèle de la bobine de réception d'inductance LR, CR et LR étant tels que : LRxCRx(2xIlxfosc)2=1; 30 - les moyens de traitement et d'évaluation peuvent comprendre des moyens de filtrage, préférentiellement de type passe-bande, et éventuellement d'amplification de la tension alternative recueillie aux bornes de la bobine de réception, des moyens de démodulation du signal filtré et amplifié, des moyens de conversion analogique/numérique traitant 35 l'amplitude du signal démodulé et, le cas échéant, de comparaison de la valeur du signal démodulé et converti avec une valeur de référence prédéfinie, préenregistrée ou communiquée, par exemple correspondant à la -5- présence d'un unique élément métallique en plaque dans la zone de détection associée à la face active du capteur ; - les moyens de traitement et d'évaluation peuvent comprendre un circuit apte à délivrer un signal de cadencement ou d'horloge aux moyens de commande de la bobine émettrice, de manière à synchroniser l'excitation de cette dernière avec l'acquisition du signal de réception, et/ou - une pièce formant ferrite peut être associée à la bobine émettrice et/ou à la bobine réceptrice. L'invention concerne également un système de prélèvement et de transfert d'éléments métalliques en plaques, superposés en tas, ledit système comportant au moins un organe de manipulation, par exemple du type bras robot muni de ventouses ou d'un moyen de saisie magnétique, prélevant lesdits éléments un à un et les déplaçant selon une trajectoire déterminée, système caractérisé en ce qu'il comprend également un dispositif de détection tel que décrit ci-dessus, installé de telle manière qu'au cours du déplacement d'un élément métallique prélevé par l'organe de manipulation l'un des bords latéraux au moins de l'élément métallique se trouve positionné dans la zone de détection associée à la face active du boîtier ou de la tête de capteur dudit dispositif de détection. L'invention sera mieux comprise, grâce à la description ci-après, qui se rapporte à des modes de réalisation préférés, donnés à titre d'exemples non limitatifs, et expliqués avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels : La figure 1 est un schéma synoptique d'un dispositif de 25 détection selon l'invention, aucun élément métallique en plaque n'étant présent dans la zone de détection ; Les figures 2A et 2B sont des vues de détails schématiques illustrant la modification de la configuration des lignes de champ et du couplage électromagnétique en présence d'une tôle (figure 2A) et de deux 30 tôles (figure 2B) ; Les figures 3A et 3B sont des vues en coupe illustrant un arrangement de bobines dans une tête de capteur faisant partie de modes de réalisation pratiques du dispositif selon l'invention ; Les figures 4 à 6 sont des représentations schématiques de trois 35 variantes de réalisation de moyens de commande d'une bobine émettrice faisant partie du dispositif selon l'invention, ainsi que les chronogrammes ou signaux de commande associés, et, -6- La figure 7 est une représentation schématique d'un mode de réalisation de moyens de filtrage et de prétraitement faisant partie du dispositif selon l'invention. La figure 1 et partiellement les figures 3 illustrent un dispositif 1 de détection d'éléments métalliques en plaques 2 tels que des tôles ou feuilles métalliques, destiné notamment à coopérer avec ou à être intégré à un système de prélèvement, de déplacement, de transfert et/ou de positionnement ou analogue de tels éléments. Ce dispositif 1 est principalement constitué, d'une part, par une bobine 3 d'émission ou émettrice alimentée par des moyens de commande 4 adaptés et générant un champ magnétique, d'autre part, par une bobine 5 de réception ou réceptrice disposée de manière à permettre la génération par induction d'une tension aux bornes de ladite bobine 5 sous l'action du champ magnétique précité et, enfin, par des moyens 6, 7 de traitement et d'évaluation du signal de tension fourni par ladite au moins une bobine de réception 5, permettant de fournir un signal informatif indiquant l'absence ou la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques 2 à proximité desdites bobines 3, 5. Conformément à l'invention, la bobine d'émission 3 et la bobine de réception 5 sont montées dans un boîtier ou une tête de capteur 8 présentant une face active 9 de détection avec une zone de détection 9' associée, et sont positionnées avec une inclinaison déterminée l'une par rapport à l'autre et par rapport à ladite face 9, de telle manière que le couplage magnétique entre les deux bobines 3 et 5, et par conséquent l'amplitude et/ou la puissance du signal de tension aux bornes de la bobine de réception 5, sont modifiés par la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques 2 à proximité de ladite face active 9, l'ampleur de ladite modification dépendant du nombre d'éléments 2 présents et étant déterminée et exploitée par les moyens 6, 7 de traitement et d'évaluation. Préférentiellement, les bobines 3 et 5 d'émission et de réception sont arrangées selon une configuration telle que, vues en coupe selon un plan contenant leurs axes de symétrie (XE et XR) respectifs, elles forment avec la face active de détection 9 sensiblement un triangle rectangle, dont ladite face active 9 constitue l'hypoténuse. Comme le montrent les figures 3A et 3B et de manière pratique, les bobines d'émission 3 et de réception 5 sont montées dans ou sur un corps support 8', assurant leur positionnement incliné l'une par -7- rapport à l'autre, par exemple sensiblement perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, ledit corps support 8' définissant, le cas échéant, également matériellement la face active de détection 9. La face active 9 de détection, généralement considérée comme étant une surface plane, peut être confondue en totalité avec la face matérielle sensiblement plane de la tête de capteur 8 ou du boîtier de capteur 8", fournissant ou renfermant le corps support 8', comme le montre la figure 3A. La configuration matérielle du corps support 8' et/ou de la tête 8 ou du boîtier 8" du capteur peut également être non plane, par exemple renfoncée (figure 3B), les bobines 3 et 5 étant éventuellement positionnées de manière affleurante dans un renfoncement ou une cavité similaire de la face du capteur concernée. Dans ce dernier cas, le corps support 8' peut, le cas échéant, être réalisé en un matériau métallique, et éventuellement être réalisé de manière monobloc avec le boîtier et/ou la tête de capteur. Les bobines 3 et 5 peuvent alors être positionnées (avec leur encapsulation plastique) dans des ouvertures ménagées dans ce corps 8' (figure 3B). L'inventeur a constaté qu'avec le dispositif 1 selon l'invention, la variation de l'amplitude du signal relevé au niveau de la bobine de réception 5 est peu dépendante de l'épaisseur de l'élément en plaque 2 présenté au niveau de la face active 9. Au contraire, la variation du signal constatée au niveau de la bobine de réception 5 est significative, dès que plusieurs éléments 2 en plaques, tels que des tôles (même empilées), sont présentés à proximité de la face active 9 et cela que les bords 2' des tôles soient alignés ou pas. Il a en effet été constaté qu'une marge de quelques millimètres en retrait ou en avant est admise par le dispositif 1 qui continue malgré cela à détecter correctement la présence de plusieurs tôles 2. Le mode de fonctionnement du dispositif 1 selon l'invention est décrit plus en détails ci-après, en relation avec les figures annexées et sur la base de différentes variantes de réalisation de certaines parties dudit dispositif 1. Un champ magnétique est produit par l'intermédiaire de la bobine d'émission 3 excitée de manière adaptée (une ferrite peut être utilisée pour concentrer les lignes de champ produite par la bobine d'émission). -8- Cette bobine d'émission 3 est commandée par l'intermédiaire de moyens 4 adaptés comprenant des commutateurs et/ou des amplificateurs, configurés pour alimenter ladite bobine d'émission 3 avec une fréquence fosc (plusieurs configurations sont possibles : Pont en H, ...). Le cas échéant, les commutateurs précités peuvent être directement commandés à la fréquence fosc par le circuit 7 de traitement analogique/numérique (du type microcontrôleur, ASIC, DSP ou autre), permettant ainsi de synchroniser l'acquisition (échantillonnage) du signal de réception avec l'envoi des impulsions de la bobine d'émission 3 (détection synchrone). Néanmoins, les commutateurs peuvent en variante être commandés via un circuit indépendant du circuit 7 de traitement analogique/numérique (par exemple un générateur d'impulsions) qui oscille à la fréquence fosc choisie. La détection synchrone n'est en effet pas indispensable pour détecter de manière fiable par l'intermédiaire du dispositif 1. La composante alternative du champ magnétique produit par la bobine d'émission 3 induit une tension alternative dans la bobine de réception 5. Une fréquence fosc d'environ 2 kHz convient bien à la détection de tôles en acier, mais d'autres fréquences peuvent être choisies pour procéder à la détection d'autres matériaux. L'amplitude de la tension alternative présente aux bornes de la bobine de réception 5 est fonction : - de l'amplitude de tension d'alimentation de la bobine d'émission 3 ; - de l'impédance du circuit à laquelle est raccordée la bobine de réception 5 ; - du milieu métallique qui avoisine les bobines 3 et 5. Il convient de noter qu'une ferrite peut être utilisée pour concentrer les lignes de champ captées par la bobine de réception 5. Afin d'obtenir un signal facilement exploitable et d'amplitude maximale, il est préférable de raccorder en parallèle à la bobine de réception 5 d'inductance LR, un condensateur CR de telle sorte que soit respecté le critère : LR X CR x (2 x H x fosc)2 = 1. La tension alternative recueillie aux bornes de la bobine de réception 5 est ensuite traitée par des moyens adaptés 6 pour être filtrée et -9- amplifiée (de préférence à l'aide d'un filtre passe bande pour éliminer les fréquences parasites de type fréquence secteur et/ou interférences RF), puis démodulée afin de pouvoir exploiter l'amplitude du signal de réception via le circuit 7 de conversion et de traitement analogique/numérique. En fonction de la nature du milieu métallique (présence de tôles 2 ou de tout autre objet métallique), le signal relevé aux bornes de la bobine de réception 5 va être plus ou moins atténué. Ainsi, en présence du rebord 2' d'une tôle 2 (ou de plusieurs tôles, plaquées ou pas les unes aux autres), le signal perçu par la bobine et le circuit de réception est atténué. Comme indiqué précédemment, l'atténuation du signal de réception dépend très peu de l'épaisseur de la (ou des) tôle(s) 2 présentée(s) et dépend principalement, voire exclusivement, du nombre de tôles 2 détectées. En effet, du fait que les lignes de champ magnétique qui longent les tôles 2 produisent des courants induits dans ces tôles 2, chaque tôle 2 devient un consommateur d'énergie et constitue de ce fait un récepteur qui vient "concurrencer " la bobine de réception 5. La présence de plusieurs tôles 2 est ainsi équivalente à la mise 20 en parallèle de plusieurs circuits consommateurs d'énergie. Ainsi, plus il y a de tôles 2 présentées aux abords (zone de détection 9') du couple de bobines émission/réception 3 et 5, plus le couplage électromagnétique qui lie la bobine d'émission 3 à la bobine de réception 5 sera faible et, de ce fait, plus le signal perçu par la bobine de 25 réception 5 sera atténué. Dans le cas de plusieurs tôles, les inventeurs ont pu constater que le fait que celles-ci soient ou non plaquées les unes contre les autres, ou que celles-ci soient ou non décalées (de quelques millimètres) les unes par rapport aux autres, ne modifie en rien la capacité du dispositif 1 à détecter 30 la présence de plusieurs tôles 2 de même matière, et cela que leurs épaisseurs soient identiques ou non. En comparant le niveau du signal de réception à un environnement de référence (présence d'une seule tôle 2 par exemple), il est défini (par l'intermédiaire du circuit 7 de traitement analogique/numérique) 35 un niveau de référence. Ce niveau de référence est ensuite comparé à tout autre niveau lié à la présence ou non de tôles. - 10 - Il devient ainsi possible de comparer le niveau du signal de réception mesuré au niveau de référence et d'avertir, par l'intermédiaire d'un élément ou circuit de communication 13 par exemple, de la présence de plusieurs tôles. Le niveau de référence peut être défini lors de la fabrication ou via l'utilisateur (par une interface utilisateur 14) ou par tout autre moyen de communication si le dispositif 1 en est doté. Les figures 4 à 6 illustrent différentes variantes de réalisation du circuit de commande 4, ainsi que les chronogrammes des signaux 10 d'actionnement respectivement associés. Comme le montrent les figures 4 et 5, un signal "carré" de période 1/fosc peut être appliqué à la bobine d'émission 3 (avec ou sans modulation de largeur d'impulsion), par exemple par l'intermédiaire des commutateurs S1, S2, Si' et S2' d'un pont en H (figure 4), ou encore par 15 l'intermédiaire d'une structure (figure 5) qui minimise le nombre de commutateurs électroniques du fait de l'utilisation de deux bobines d'émission 3' sollicitées chacune sur une demi-période par des commutateurs S1 et S2 associés. En variante, et comme le montre la figure 6, le circuit de 20 commande 4 peut également appliquer un signal sinusoïdal de fréquence fosc à la bobine d'émission 3, éventuellement après amplification. La figure 7 illustre de manière schématique une variante de réalisation possible des moyens de prétraitement 6, incluant un circuit de filtrage et un circuit de démodulation, l'amplification n'étant pas forcément 25 obligatoire lorsqu'un condensateur CR est mis en parallèle avec la bobine de réception 5. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers 30 éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. REVENDICATIONS1. Dispositif de détection d'éléments métalliques en plaques tels que des tôles ou feuilles métalliques, destiné notamment à coopérer avec ou à être intégré à un système de prélèvement, de déplacement, de transfert et/ou de positionnement ou analogue de tels éléments, dispositif principalement constitué, d'une part, par une bobine d'émission ou émettrice alimentée par des moyens de commande adaptés et générant un champ magnétique, d'autre part, par une bobine de réception ou réceptrice disposée de manière à permettre la génération par induction d'une tension aux bornes de ladite bobine sous l'action du champ magnétique précité et, enfin, par des moyens de traitement et d'évaluation du signal de tension fourni par ladite au moins une bobine de réception, permettant de fournir un signal informatif indiquant l'absence ou la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques à proximité desdites bobines, dispositif (1) caractérisé en ce que la bobine d'émission (3) et la bobine de réception (5) sont toutes deux montées dans un boîtier ou une tête de capteur (8) présentant une face active (9) de détection avec une zone de détection (9') associée, et sont positionnées avec une inclinaison déterminée l'une par rapport à l'autre et par rapport à ladite face (9), de telle manière que le couplage magnétique entre les deux bobines (3 et 5), et par conséquent l'amplitude et/ou la puissance du signal de tension aux bornes de la bobine de réception (5), sont modifiés par la présence d'un ou de plusieurs éléments métalliques (2) à proximité de ladite face active (9), l'ampleur de ladite modification dépendant du nombre d'éléments (2) présents et étant déterminée et exploitée par les moyens (6, 7) de traitement et d'évaluation. 2. Dispositif de détection selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bobines (3 et 5) d'émission et de réception sont arrangées selon une configuration telle que, vues en coupe selon un plan contenant leurs axes de symétrie (XE et XR) respectifs, elles forment avec la face active de détection (9) sensiblement un triangle rectangle, dont ladite face active (9) constitue l'hypoténuse. 3. Dispositif de détection selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les bobines d'émission (3) et de réception (5) sont montées à proximité immédiate l'une de l'autre et dans ou sur un corps- 12 - support (8'), assurant leur positionnement incliné l'une par rapport à l'autre, par exemple sensiblement perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, ledit corps support (8') définissant, le cas échéant, également matériellement la face active de détection (9). 4. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bobine d'émission (3) est constituée de deux bobines élémentaires (3') accolées et coaxiales, actives de manière alternative. 5. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les bobines d'émission (3) et de réception (5) sont logées dans une tête de capteur (8) faisant partie d'un capteur dont le boîtier (8") renferme au moins une partie des moyens (4) de commande et des moyens (6, 7) de traitement et d'évaluation. 6. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de commande (4) alimentent la bobine d'émission (3) avec un signal de fréquence (fosc) déterminée, adaptée au matériau constituant les éléments métalliques (2) en plaques à détecter. 7. Dispositif de détection selon la revendication 6, caractérisé 20 en ce qu'un condensateur de capacité CR est monté en parallèle de la bobine de réception (5) d'inductance LR, CR et LR étant tels que : LRxCRx(2x1Ixfosc)2=1. 8. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les moyens de traitement et 25 d'évaluation (6, 7) comprennent des moyens de filtrage (10), préférentiellement de type passe-bande, et éventuellement d'amplification (11) de la tension alternative recueillie aux bornes de la bobine de réception (5), des moyens de démodulation (12) du signal filtré et amplifié, des moyens (7) de conversion analogique/numérique traitant l'amplitude du 30 signal démodulé et, le cas échéant, de comparaison de la valeur du signal démodulé et converti avec une valeur de référence prédéfinie, préenregistrée ou communiquée, par exemple correspondant à la présence d'un unique élément métallique en plaque (2) dans la zone de détection (9') associée à la face active (9) du capteur. 35 9. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens de traitement et d'évaluation (6, 7) comprennent un circuit apte à délivrer un signal de- 13 - cadencement ou d'horloge aux moyens de commande (4) de la bobine émettrice (3), de manière à synchroniser l'excitation de cette dernière avec l'acquisition du signal de réception. 10. Dispositif de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'une pièce formant ferrite est associée à la bobine émettrice (3) et/ou à la bobine réceptrice (5). 11. Système de prélèvement et de transfert d'éléments métalliques en plaques, superposés en tas, ledit système comportant au moins un organe de manipulation, par exemple du type bras robot muni de ventouses ou d'un moyen de saisie magnétique, prélevant lesdits éléments un à un et les déplaçant selon une trajectoire déterminée, système caractérisé en ce qu'il comprend également un dispositif (1) de détection selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, installé de telle manière qu'au cours du déplacement d'un élément métallique (2) prélevé par l'organe de manipulation l'un des bords latéraux (2') au moins de l'élément métallique (2) se trouve positionné dans la zone de détection (9') associée à la face active (9) du boîtier ou de la tête de capteur (8) dudit dispositif de détection (1).
28,741
FR2960069A1
A1
20111118
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-1 «Procédé de fabrication d'un guide de lumière, et guide de lumière obtenu par ce procédé» Domaine technique La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un guide de lumière. Elle concerne aussi un guide de lumière obtenu par ce procédé, et un dispositif de fabrication d'un guide de lumière mettant en oeuvre ce procédé. Un tel procédé permet de fabriquer un guide de lumière de manière simple et propre par rapport à l'état de la technique antérieure. Le domaine de l'invention est plus particulièrement mais de manière non limitative celui des guides de lumière pour module d'éclairage, de préférence pour module de rétro-éclairage pour tout type d'écran d'affichage tel un écran LCD, ou un écran publicitaire. Etat de la technique antérieure On connaît des modules d'éclairage qui sont typiquement utilisés pour rétro-éclairer un écran de télévision ou tout type d'écran LCD. Un tel module comprend typiquement un panneau guide de lumière ayant la forme d'une plaque de matière transparente munie de deux faces planes opposées dont : - une face de transmission agencée pour transmettre vers un objet à éclairer (écran LCD) de la lumière émise par des sources d'émission de lumière, et - une face de renvoi faisant face à la face de transmission, les sources d'émission de lumière étant insérées dans le guide de lumière par le côté de la face de renvoi. Un problème pour fabriquer un tel module concerne la fabrication du panneau guide de lumière. Jusqu'à présent, on fabrique une simple plaque, que l'on usine par la suite pour personnaliser le panneau selon l'emplacement souhaité des sources de lumière à insérer. Un tel procédé de fabrication selon l'état de la technique antérieur a pour désavantage d'être peu « propre », car l'étape d'usinage est source de poussières qui peuvent 2960069 -2 perturber la capacité du guide à guider puis transmettre de la lumière bien uniformément. Un but de l'invention est de proposer un procédé de fabrication d'un 5 guide de lumière simple et propre par rapport à l'état de la technique antérieur. Exposé de l'invention Cet objectif est atteint avec un procédé de fabrication d'un guide de 10 lumière à partir de matière fluide comprenant une solidification de la matière initialement fluide, caractérisé en ce que l'on donne au guide avant la solidification de la matière une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 15 Dans une variante, le procédé selon l'invention peut comprendre, avant la solidification, une extrusion de la matière fluide à travers une filière selon une direction d'extrusion pour donner au guide une forme , et en ce que avant la solidification on munit le guide, de préférence parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée prévue pour accueillir 20 des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. Dans ce cas : - la filière peut avoir la même section que celle du guide à fabriquer muni de l'au moins une tranchée, de sorte que l'on munit le guide, parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée ou - on peut réaliser l'au moins une tranchée après l'extrusion à travers 25 la filière mais avant la solidification, par exemple soit en réalisant l'au moins une tranchée par pression d'un système de rouleau en rotation contre le guide de sorte que l'on munit le guide, parallèlement ou perpendiculairement ou obliquement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée, soit en réalisant l'au moins une tranchée au moyen 30 d'un peigne comprenant une dent par tranchée réalisée de sorte que l'on munit le guide, parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée. Dans une autre variante, le procédé selon l'invention peut comprendre, avant la solidification, un moulage de la matière fluide (par 2960069 -3 exemple par coulée ou par injection) dans un moule pour donner au guide une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide, et en ce que la matière se solidifie dans le moule. 5 Selon le procédé selon l'invention, on peut presser le guide avant la solidification de la matière pour le munir de motifs en reliefs. Dans la variante à extrusion, on peut presser le guide pour le munir des motifs avant de réaliser l'au moins une tranchée. Dans la variante à extrusion, les 10 motifs peuvent être réalisés par pression d'un système de rouleau contre le guide, de préférence par pression du système de rouleau réalisant l'au moins une tranchée. En outre : - la densité surfacique des motifs peut être une fonction de la distance 15 des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs : de préférence, plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus cette densité est faible ; ou - la densité surfacique des motifs peut être croissante d'une tranchée à une autre. 20 De plus : - la taille (surface) des motifs peut être une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs : de préférence, plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus cette taille est faible ; ou 25 - la taille (surface) des motifs peut être croissante d'une tranchée à une autre. Selon le procédé selon l'invention, l'au moins une tranchée peut comprendre une partie centrale et une partie périphérique, la partie centrale étant plus profonde que la partie périphérique. La partie périphérique forme 30 de préférence une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. Selon le procédé selon l'invention, l'au moins une tranchée peut comprendre une rainure la séparant en deux et/ou formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 2960069 -4 De préférence, on donne au guide avant la solidification de la matière une forme munie de plusieurs tranchées sensiblement parallèles entre elles et prévues pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 5 Selon le procédé selon l'invention, on peut insérer une rangée de sources d'émission de lumière par tranchée. Chaque rangée de sources d'émission de lumière est de préférence insérée après la solidification de la matière fluide. Pour chaque rangée insérée, on peut combler l'espace séparant la rangée insérée et le guide par de la matière initialement fluide 10 puis se solidifiant. Suivant encore un autre aspect de l'invention, il est proposé un guide de lumière ayant une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 15 L'au moins une tranchée peut comprendre une partie centrale et une partie périphérique, la partie centrale étant plus profonde que la partie périphérique. La partie périphérique forme de préférence une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. L'au moins une tranchée peut comprendre une rainure la séparant en 20 deux et/ou formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. Le guide selon l'invention a de préférence une forme munie de plusieurs tranchées sensiblement parallèles entre elles et prévues pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 25 Suivant encore un autre aspect de l'invention, il est proposé un dispositif de fabrication d'un guide de lumière à partir de matière fluide, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour donner au guide avant une solidification de la matière une forme munie d'au moins une tranchée 30 prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. Le dispositif selon l'invention peut comprendre des moyens pour solidifier la matière initialement fluide, Dans une variante, le dispositif selon l'invention peut comprendre des moyens pour, avant la solidification, extruder de la matière fluide à travers 2960069 -5 une filière selon une direction d'extrusion pour donner au guide une forme , et des moyens pour, avant la solidification, munir le guide, de préférence parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 5 Dans ce cas : - la filière peut avoir la même section que celle du guide à fabriquer muni de l'au moins une tranchée, de manière à munir le guide, parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée, ou - le dispositif selon l'invention peut comprendre des moyens pour 10 réaliser l'au moins une tranchée après l'extrusion à travers la filière mais avant la solidification, par exemple soit un système de rouleau en rotation contre le guide pour réaliser l'au moins une tranchée par pression du système de rouleau en rotation contre le guide de manière à munir le guide, parallèlement ou perpendiculairement ou obliquement à la direction 15 d'extrusion, de l'au moins une tranchée, soit un peigne comprenant une dent par tranchée à réaliser de manière à munir le guide, parallèlement à la direction d'extrusion, de l'au moins une tranchée,. Dans une autre variante, le dispositif selon l'invention peut comprendre un moule pour la matière fluide, ledit moule étant apte à 20 donner au guide une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide, et étant apte à conserver la matière alors qu'elle se solidifie dans le moule. Le dispositif selon l'invention peut comprendre des moyens pour presser le guide avant la solidification de la matière pour le munir de motifs 25 en reliefs. Dans la variante à extrusion, les moyens pour presser le guide pour le munir de motifs peuvent être agencés pour munir de motifs le guide avant de réaliser l'au moins une tranchée. Dans la variante à extrusion, les moyens pour presser le guide pour le munir de motifs peuvent comprendre un système de rouleau en rotation contre le guide, de 30 préférence le système de rouleau en rotation contre le guide réalisant l'au moins une tranchée. Dans toutes les variantes, la densité surfacique des motifs peut être une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs. 2960069 -6 L'au moins une tranchée peut comprendre une partie centrale et une partie périphérique, la partie centrale étant plus profonde que la partie périphérique. La partie périphérique forme de préférence une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 5 L'au moins une tranchée peut comprendre une rainure la séparant en deux et/ou formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. De préférence, les moyens pour donner au guide avant la solidification de la matière une forme munie d'au moins une tranchée sont 10 agencés pour donner au guide avant la solidification de la matière une forme munie de plusieurs tranchées sensiblement parallèles entre elles et prévues pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. Le dispositif selon l'invention peut comprendre en outre des moyens 15 pour insérer une rangée de sources d'émission de lumière par tranchée, de préférence après la solidification de la matière fluide. Le dispositif selon l'invention peut comprendre en outre des moyens pour, pour chaque rangée insérée, combler l'espace séparant la rangée insérée et le guide par de la matière initialement fluide puis se solidifiant. 20 Description des figures et modes de réalisation D'autres avantages et particularités de l'invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée de mises en oeuvre et de modes de réalisation nullement limitatifs, et des dessins annexés suivants : - la figure 1 est une vue schématique de profil d'un premier ou troisième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, - la figure 2 est une vue schématique de profil d'un deuxième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, - la figure 3 est une vue de face (i.e. dans un plan perpendiculaire à la direction d'extrusion 12) en coupe d'un dispositif selon l'invention selon l'axe I de la figure 1 ou 2, 25 30 2960069 -7- - la figure 4 est une vue de face d'un rouleau du premier ou deuxième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, - la figure 5 est une vue de face d'un rouleau du troisième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, - la figure 6 est une vue schématique de profil d'un quatrième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, - la figure 7 est une vue de face en coupe d'un panneau selon l'invention, - la figure 8 est une vue de trois quart d'une partie d'un panneau selon l'invention, - la figure 9 est une vue schématique de profil de rouleau dans une variante du troisième mode de réalisation de dispositif selon l'invention, et - les figures 10 et 11 sont des vues de face en coupe de variantes de guide de lumière selon l'invention. On va par la suite décrire plusieurs modes de réalisation de procédé selon l'invention pour fabriquer un panneau guide de lumière ayant la forme 20 d'une plaque de matière transparente ou translucide, et munie de deux faces planes parallèles opposées dont : - une face de transmission agencée pour transmettre vers un objet à éclairer (typiquement un écran LCD, un écran de télévision, une pièce dans le cas d'un éclairage d'ambiance, ou une affiche à rétro-éclairer 25 comme une affiche publicitaire) de la lumière émise par des sources d'émission de lumière, et - une face de renvoi faisant face à la face de transmission, cette face de renvoi étant munie de plusieurs tranchées prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit 30 panneau, les sources d'émission de lumière étant insérées dans le guide de lumière par le côté de la face de renvoi. Les tranchées sont espacées de manière régulière, typiquement de 10, 20, 30, 40 ou 50 cm selon le modèle de panneau fabriqué. 5 10 15 2960069 -8 On va tout d'abord décrire, en référence aux figures 1 et 2, les points communs des premier 1, deuxième 2 et troisième 3 modes de réalisation de dispositif (ou « extrudeuse ») selon l'invention mettant en oeuvre respectivement un premier, deuxième et troisième mode de réalisation de 5 procédé selon l'invention par extrusion. L'extrusion est un procédé de fabrication mécanique ou (thermo)mécanique par lequel un matériau compressé est contraint de traverser une filière ayant sensiblement la section de la pièce à obtenir. On forme en continu un produit généralement long et plat (plaque épaisse, ou 10 plaque fine comme une feuille ou un film). Les cadences de production sont élevées. Par « section » du panneau, on appelle la forme du panneau dans un plan perpendiculaire à la direction d'extrusion. Par « section » de la filière, on appelle la forme de l'ouverture de 15 sortie de la filière dans un plan perpendiculaire à la direction d'extrusion. Chacun des premier, deuxième et troisième modes de réalisation de dispositif selon l'invention comprend : - une cuve cylindrique 5 chauffante à l'intérieur de laquelle tourne une vis sans fin 6, 20 - une trémie d'alimentation 7, - une buse de sortie 8 de la cuve, aussi appelée filière 8, - un système de pression par rouleau 9a, 9b, - un bac de refroidissement 10, - un système de traction par rouleau 11a, iib, et 25 - une guillotine 13. Dans chacun des premier, deuxième et troisième modes de réalisation de procédé selon l'invention, on fabrique un panneau guide de lumière à partir de matière thermoplastique fluide 14, en solidifiant la matière thermoplastique initialement fluide, mais en donnant au panneau 30 avant la solidification de la matière une forme de plaque munie de plusieurs tranchées longitudinales parallèles, chaque tranchée étant prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit panneau. La matière fluide peut être du Polycarbonate ou du polyméthacrylate de méthyle (PMMA). 2960069 -9 Par « fluide », on entend un liquide, même très visqueux, et aussi de préférence ce que l'homme du métier appelle parfois « matière molle » pouvant englober notamment les gels ou de la matière « pâteuse ». Par contre, par « fluide », on n'entend pas un gaz. 5 Chacun des premier, deuxième et troisième modes de réalisation de procédé selon l'invention comprend, avant la solidification, une extrusion de la matière fluide 14 à travers la filière 8 selon une direction d'extrusion 12 pour donner au panneau une forme de plaque. Avant la solidification, on munit la plaque de plusieurs tranchées parallèles s'étendant chacune 10 parallèlement à la direction d'extrusion 12, et prévues chacune pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit panneau. La solidification de la matière extrudée est réalisée par refroidissement de la matière extrudée. Pour cela, on remplit en granulés de matière thermoplastique la 15 trémie d'alimentation 7. Dans l'extrudeuse 1, 2 ou 3 (parfois nommée boudineuse), à l'intérieur de la cuve 5, tourne la vis sans fin alimentée en granulés. La vis 6 malaxe, compresse, échauffe et transporte vers la buse en continu la matière thermoplastique ainsi fluidifiée et homogène. 20 La buse 8 confère à la matière thermoplastique et donc au panneau une forme désirée de section sensiblement rectangulaire. Après que la matière soit passée par la buse 8, on presse le panneau à chaud avant la solidification de la matière pour le munir de motifs en reliefs 28, au moyen du système de cylindres 9a, 9b en rotation en contact 25 avec le panneau et munis du négatif 17 des motifs en reliefs 28 à réaliser sur le panneau. Les motifs en reliefs sont réalisés : - sur une surface supérieure (face de renvoi) du panneau sur laquelle on réalise aussi les tranchées ; dans ce cas, le cylindre 30 supérieure 9a est muni du négatif des motifs en reliefs à réaliser sur la panneau ; et/ou - sur une surface inférieure (face de transmission) du panneau, opposée à celle sur laquelle on réalise aussi les tranchées ; dans ce 2960069 -10- cas, le cylindre supérieure 9b est muni du négatif des motifs en reliefs à réaliser sur la panneau. Les motifs en reliefs comprennent des creux et/ou des bosses, chaque creux ou bosse pouvant par exemple avoir une forme de prisme, de 5 pyramide, de V (« V-cut »), de lentille ou de portion de sphère. Une fois réalisés sur le panneau, les motifs en reliefs permettent une diffusion de la lumière par les surfaces externes du panneau guide de lumière. La densité surfacique des motifs (nombre de motifs par unité de 10 surface) est une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs. Plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus la densité est faible. La matière thermoplastique fluide 14 est ensuite refroidie et se solidifie par échange thermique avec un flux d'eau circulant dans le bac de 15 refroidissement 10. Pendant tout ce procédé, le système de traction par rouleau 11a, iib tire le panneau selon la direction d'extrusion vers la guillotine 13 coupant le panneau afin de fabriquer un panneau de longueur donnée. Ainsi, selon l'invention, on évite : 20 - une étape d'usinage supplémentaire pour fabriquer les tranchées, et - une création de poussière lors d'un usinage et une étape supplémentaire de nettoyage sans garantie que toutes les poussières soient éliminées. Ainsi, le procédé selon l'invention est par rapport à l'état de la 25 technique : - plus « propre », car il peut se passer d"étape d'usinage qui serait source de poussières qui pourraient perturber la capacité du guide à guider puis transmettre de la lumière bien uniformément. - moins long, compliqué et couteux, notamment car il ne nécessite pas 30 d'étape supplémentaire d'usinage et d'étape supplémentaire de nettoyage des poussières. On va maintenant décrire plus en détails, en référence aux figures 1, 3 et 4 le premier 1 mode de réalisation de dispositif (ou « extrudeuse ») 2960069 -11 selon l'invention mettant en oeuvre le premier mode de réalisation de procédé de fabrication selon l'invention. La figure 3 est une vue de face en coupe du dispositif 1 selon l'axe I de la figure 1, et est donc une vue de la section de la filière 8 dans 5 un plan perpendiculaire à la direction d'extrusion 12, ladite filière comprenant une dent 18 par tranchée réalisée. Dans le dispositif 1, la filière a, perpendiculairement à la direction d'extrusion, la même section que celle du panneau à fabriquer muni des tranchées, c'est-à-dire qu'elle a une forme telle que le panneau de matière 10 a directement en sortie de la filière 8 la forme de plaque munie des tranchées parallèles. La figure 4 est une vue de face de chacun des rouleaux 9a ou 9b. Chaque rouleau 9a, 9b possède : - des zones 15 dénuées de négatif des motifs en 15 reliefs à réaliser sur le panneau, correspondant à des parties du panneau sur lesquelles sont réalisées les tranchées, et - des zones 16 porteuses de négatifs des motifs 17 en reliefs à réaliser sur le panneau ; la densité surfacique des négatifs des motifs 17 est une fonction de la distance des 20 négatifs 17 par rapport à la zone 15 la plus proche de ces négatifs ; plus les négatifs sont proches d'une zone 15, plus la densité est faible : la densité 16a est plus faible que la densité 16b. Ainsi, on prend directement en compte la position des tranchées lors 25 de la réalisation des motifs en reliefs. On va maintenant décrire plus en détails, en référence aux figures 2, 3 et 4 le deuxième 2 mode de réalisation de dispositif (ou « extrudeuse ») selon l'invention mettant en oeuvre le deuxième mode de réalisation de 30 procédé de fabrication selon l'invention. Dans ce deuxième mode de réalisation de l'invention, on réalise les tranchées après l'extrusion à travers la filière (c'est-à-dire après sortie de la matière de la filière 8) mais avant la solidification. 2960069 - 12 - Pour cela, on réalise les tranchées au moyen d'un peigne 19 comprenant une dent par tranchée réalisée. La figure 3 est une vue de face en coupe du dispositif 2 selon l'axe I de la figure 2, et est donc une vue de la section du peigne 19 dans un plan 5 perpendiculaire à la direction d'extrusion 12, comprenant une dent 18 par tranchée réalisée. Dans le dispositif 2, le peigne a une forme telle que le panneau de matière a en sortie du peigne 19 la forme de plaque munie des tranchées parallèles. 10 La figure 4 est une vue de face de chacun des rouleaux 9a ou 9b. Chaque rouleau 9a, 9b possède : - des zones 15 dénuées de négatif des motifs en reliefs à réaliser sur le panneau, correspondant à des parties du panneau sur lesquelles sont réalisées les tranchées, et 15 - des zones 16 porteuses de négatifs des motifs 17 en reliefs à réaliser sur le panneau ; la densité surfacique des négatifs des motifs 17 est une fonction de la distance des négatifs 17 par rapport à la zone 15 la plus proche de ces négatifs ; plus les négatifs sont proches d'une zone 15, plus 20 la densité est faible : la densité 16a est plus faible que la densité 16b. On presse le panneau pour réaliser les motifs avant de réaliser les tranchées avec le peigne 19. Ainsi, on n'écrase pas le panneau muni de tranchées, et on ne prend pas le risque de reboucher même partiellement 25 ces tranchées. On va maintenant décrire plus en détails, en référence aux figures 1, et 5 le troisième 3 mode de réalisation de dispositif (ou « extrudeuse ») selon l'invention mettant en oeuvre le troisième mode de réalisation de 30 procédé de fabrication selon l'invention. Ce troisième mode de réalisation de l'invention est le mode de réalisation préférentiel de l'invention. Dans ce troisième mode de réalisation de l'invention, on réalise les tranchées après l'extrusion à travers la filière (c'est-à-dire après sortie de la matière de la filière 8) mais avant la solidification. 2960069 - 13 - Dans ce mode de réalisation, la section de la filière 8 dans un plan perpendiculaire à la direction d'extrusion 12 est un simple rectangle, sans dents 18. On réalise les tranchées par pression du système de rouleau 9a, 9b 5 en rotation contre le panneau. Les tranchées sont donc réalisées par calandrage entre les rouleaux 9a et 9b. Le panneau est donc réalisé par un procédé d'extrusion-calandrage. Ce troisième mode de réalisation permet de fabriquer des panneaux beaucoup plus large que les premier ou deuxième modes de réalisation de l'invention. 10 La figure 5 est une vue de face du rouleau supérieur 9a qui comprend : - des zones 15 dénuées de négatif des motifs en reliefs à réaliser sur le panneau, correspondant à des parties du panneau sur lesquelles sont réalisées les tranchées, et - des zones 16 porteuses de négatifs des motifs 17 en reliefs à réaliser sur le panneau ; la densité surfacique des négatifs des motifs 17 est une fonction de la distance des négatifs 17 par rapport à la zone 15 la plus proche de ces négatifs ; plus les négatifs sont proches d'une zone 15, plus la densité est faible : la densité 16a est plus faible que la densité 16b. Les motifs sont réalisés par pression du système de rouleau 9a, 9b réalisant les tranchées. Pour cela, le rouleau supérieur 9a comprend une couronne 20 par tranchée à réaliser de manière à « imprimer » la forme 25 d'une tranchée dans le guide de lumière, c'est-à-dire une couronne au niveau de chaque zone 15, chaque couronne ayant une symétrie de révolution autour du rouleau 9a. On presse le panneau pour réaliser les motifs en même temps que l'on réalise les tranchées avec le peigne 19. Ainsi, on diminue le risque 30 d'écraser le panneau muni de tranchées, et on diminue le risque de reboucher même partiellement ces tranchées. 15 20 2960069 - 14 - On va maintenant décrire, en référence à la figure 6, le quatrième 4 mode de réalisation de dispositif selon l'invention mettant en oeuvre le quatrième mode de réalisation de procédé de fabrication selon l'invention. Dans ce mode de réalisation, le dispositif selon l'invention comprend 5 un moule 21. Dans ce mode de réalisation, on fabrique aussi un panneau guide de lumière à partir de matière fluide 14 , en solidifiant la matière initialement fluide, mais en donnant au panneau avant la solidification de la matière une forme de plaque munie de plusieurs tranchées longitudinales, chaque 10 tranchée étant prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit panneau. Par « fluide », on entend un liquide, même très visqueux, et aussi de préférence ce que l'homme du métier appelle parfois « matière molle » pouvant englober notamment les gels ou de la matière « pâteuse ». Par 15 contre, par « fluide », on n'entend pas un gaz. La matière fluide comprend de préférence un polymère acrylique ou une résine, comme par exemple une résine époxy, ou encore du Polycarbonate, ou du polyméthacrylate de méthyle (PMMA), ou encore une matière à base d'ACRYLATE ou METHACRYLATE comme des EPDXY ACRYLATE, EPDXY METHHACRYLATE, 20 URETHANE ACRYLATE, URETHANE M ETHACRYLATE, ACRYLATE. Avant la solidification, on verse dans le moule 21 de la matière fluide 14 pour donner au panneau une forme de plaque munie des tranchées prévues pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit panneau, puis la matière se solidifie dans le moule par refroidissement, ou 25 par réaction chimique dans le cas de résine époxy, par thermofusion, par polymérisation, par réticulation ou autre. Le guide est donc fabriqué par coulée de matière dans le moule dans des conditions normales de pression. Ce type de moulage se distingue d'un moulage par injection qui serait aussi envisageable pour l'invention bien que 30 moins préférentiel. La plaque est munie de motifs en reliefs pour diffuser de la lumière. En effet, la surface 22 du moule en contact avec la matière 14 comprend des négatifs des motifs à réaliser sur le panneau. Les motifs en reliefs sont 2960069 - 15 réalisés sur une surface du panneau porteuse des tranchées (face de renvoi). Les motifs en reliefs comprennent des creux et/ou des bosses, chaque creux ou bosse pouvant par exemple avoir une forme de prisme, de 5 pyramide, de V (« V-cut »), de lentille ou de portion de sphère. Une fois réalisés sur le panneau, les motifs en reliefs permettent une diffusion de la lumière par les surfaces externes du panneau guide de lumière. La densité surfacique des motifs est une fonction de la distance des 10 motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs. Plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus la densité est faible. Finalement, on démoule le panneau une fois la matière solidifiée. On va maintenant décrire, en référence à la figure 7, les dernières 15 étapes de l'un quelconque des modes de réalisation de procédé de fabrication selon l'invention précédemment décrit, ainsi que le panneau selon l'invention obtenu à partir de l'un quelconque des modes de réalisation de procédé de fabrication selon l'invention. La figure 7 est une vue de face (i.e. dans un plan perpendiculaire à la 20 direction d'extrusion 12 selon l'axe II de la figure 1 ou 2 dans le cas de l'extrusion) en coupe d'un panneau selon l'invention, obtenu avec l'un quelconque des premier, deuxième, troisième ou quatrième mode de réalisation de dispositif ou procédé selon l'invention. Cette figure n'est pas à l'échelle et n'est que schématique car un 25 panneau comprend typiquement plusieurs dizaines de tranchées parallèles. Les sources d'émission de lumière comprennent des diodes 26a, 26b montées sur un support 29. Du fait de la forme des dents 18 pour le premier ou deuxième mode de réalisation ou de la forme des couronnes 20 pour le troisième mode de 30 réalisation ou de la forme du moule 21 pour le quatrième mode de réalisation, chaque tranchée réalisée comprend : - une partie centrale 23 et une partie périphérique 24, la partie centrale 23 étant plus profonde que la partie périphérique 24 et la partie 2960069 -16 périphérique 24 formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière, et en outre - une rainure 25 parallèle à la tranchée (c'est-à-dire s'étendant parallèlement à la direction longitudinale de la tranchée) et séparant en 5 deux cette tranchée, plus exactement séparant en deux la partie centrale de cette tranchée, et formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière (plus précisément pour le support 29 des diodes 26a, 26b). Chaque rainure 25 est sensiblement centrée à l'intérieur de sa tranchée, dans la partie centrale 23 de cette tranchée. Bien entendu, la 10 rainure 25 n'est qu'optionnelle, et on peut imaginer des modes de réalisation dénués de rainure 25. Ensuite, on insère une rangée de sources d'émission de lumière par tranchée (mais pas forcément pour toutes les tranchées, certaines pouvant rester libres). La ou les rangées sont insérées par un système de 15 une ou plusieurs bobines de rangée de diode, chaque bobine (non illustrée) étant agencée (motorisée) pour se dérouler vers l'intérieur d'une tranchée et ainsi insérer une rangée de sources d'émission de lumière dans cette tranchée. Chaque rangée de sources d'émission de lumière comprend typiquement une rangée de paires de sources de lumière 26a, 26b montées 20 sur un circuit 29 imprimé et alignées parallèlement à la direction longitudinale des tranchées, typiquement cinq paires de diodes alignées sur une longueur de 4 cm parallèlement à la direction longitudinale des tranchées. Chaque paire de source de lumière est séparée par la rainure, de sorte que pour chaque paire de source, une des sources se trouve d'un côté 25 de la rainure dans la partie centrale 23 et l'autre source se trouve de l'autre côté de la rainure 25 dans la partie centrale 23. Chaque source 26a ou 26b comprend typiquement une Diode Electro Luminescentes (DEL) « front view » émettant de la lumière en direction de la face de transmission ou « side view » émettant de la lumière 30 sensiblement parallèlement à la face de renvoi. Sur la variante de la figurez, chaque paire comprend deux diodes « side view » émettant dans des directions opposées 30, 31. Les différentes dimensions (profondeurs et largeurs) de la partie centrale, de la partie périphérique et de la rainure sont indiquées sur la 2960069 - 17 figure 7 en millimètres. L'épaisseur de la plaque est 4 mm. La profondeur de la partie périphérique est 0,3 mm. La profondeur de la partie périphérique est telle que, après l'insertion du support 29 dans la partie périphérique 24, rien ne dépasse de la face de 5 renvoi, c'est-à-dire que la face de renvoi est bien plane. Chaque rangée de sources d'émission de lumière est insérée après la solidification de la matière fluide 14. Pour chaque rangée insérée, on comble l'espace 27 de la tranchée séparant la rangée insérée dans cette tranchée et le panneau par de la 10 matière initialement fluide puis se solidifiant, par exemple une résine époxy, ou encore du Polycarbonate, ou du polyméthacrylate de méthyle (PMMA), ou encore une matière à base d'ACRYLATE ou METHACRYLATE comme des EPDXY ACRYLATE, EPDXY METHHACRYLATE, URETHANE ACRYLATE, URETHANE METHACRYLATE, ACRYLATE, de préférence la même matière que 15 le guide. Ainsi, on évite les espaces d'air intermédiaires, et on évite donc de devoir traiter les surfaces intérieures des tranchées avec un traitement antireflet pour diminuer les pertes d'énergie lumineuse par réflexion. Pour chaque tranchée à combler, cet espace 27 est comblé par une pompe ou seringue (non illustrée) qui injecte de la matière fluide : 20 - dans la tranchée avant d'insérer la rangée, la matière dans l'espace 27 étant encore fluide lors de l'insertion de la rangée et collant le panneau à la rangée insérée lors de sa solidification, ou - dans l'espace 27 après avoir inséré la rangée, la seringue 25 piquant à travers le support 29, la matière fluide insérée dans l'espace 27 à travers le support 29 collant le panneau à la rangée insérée lors de sa solidification Les surfaces d'appui facilite l'insertion des sources d'émission de la lumière et donc la fabrication des panneaux, et améliore la précision du 30 positionnement des sources d'émission de la lumière. En particulier, la surface d'appui formée par la rainure 25 peut servir de position de référence en s'intercalant très exactement entre deux diodes 26a, 26b d'une paire. La figure 8 est une vue de trois quart d'une partie du panneau selon l'invention, obtenu avec l'un quelconque des premier, deuxième, troisième 2960069 -18 ou quatrième mode de réalisation de dispositif ou procédé selon l'invention, et déjà illustré sur la figure 7, mais avant l'insertion des diodes 26a, 26b. Les figures sont schématiques. En particulier, dans le cas où le panneau de la figure 7 est produit par extrusion, on n'a pas des angles vifs 5 mais des angles ayant un rayon de courbure minimum entre 0,1 et 0,2 mm. On va maintenant décrire, en référence à la figure 9, une variante du troisième mode de réalisation de dispositif selon l'invention. Cette variante ne sera décrite que pour ses différences par rapport au troisième mode 10 précédemment décrit en référence aux figures 1 et 5. La figure 9 est une vue schématique de profil du rouleau supérieur 9a dans cette variante du troisième mode de réalisation de dispositif selon l'invention Dans cette variante, le rouleau supérieur 9a comprend (à la place des couronnes 20 ayant chacune une symétrie de révolution autour du rouleau 15 9a) une protubérance 32 par tranchée à réaliser de manière à « imprimer » la forme d'une tranchée dans le guide de lumière. Dans le cas illustré sur la figure 9, chaque protubérance s'étend parallèlement à l'axe de rotation 33 du cylindre 9a selon une ligne droite, de sorte que les tranchées réalisées sont perpendiculaires à la direction 20 d'extrusion 12. Dans d'autres cas, chaque protubérance s'étend obliquement par rapport à l'axe de rotation 33 du cylindre 9a selon une ligne courbe, de sorte que les tranchées réalisées sont obliques par rapport à la direction d'extrusion 12. 25 Toutes les protubérances sont parallèles entre elles, de sorte que les tranchées réalisées sont parallèles entre elles. Finalement, en référence aux figures 10 et 11, un guide de lumière obtenu par un premier, deuxième, troisième ou quatrième mode de 30 réalisation de dispositif ou procédé selon l'invention n'est pas forcément un panneau en forme de plaque, mais peut avoir une forme de demi cylindre ou de portion de cylindre par exemple, comprenant une face de renvoi plane et une face de transmission en forme de demi cylindrique ou de portion de cylindre. Ainsi, on peut fabriquer (de préférence par extrusion 2960069 -19 mais aussi éventuellement par moulage) un guide de lumière et l'utiliser pour remplacer des tubes d'éclairage type tube à néon. Dans ce cas, les diodes 26a, 26b sont de préférence des « front view ». 5 Bien sûr, l'invention n'est pas limitée aux exemples qui viennent d'être décrits et de nombreux aménagements peuvent être apportés à ces exemples sans sortir du cadre de l'invention. En particulier, dans une variante, on ne comble pas l'espace 27 séparant la rangée insérée et le panneau par de la matière initialement 10 fluide puis se solidifiant, mais on laisse un espace intermédiaire 27 vide ou comprenant du gaz comme par exemple de l'air. En outre, dans des variantes, les motifs en reliefs peuvent être réalisés plutôt : - par sérigraphie de points après la solidification, ou 15 - par un traitement laser avec des entailles dans la plaque avant ou après la solidification. Enfin, pour refroidir et solidifier la plaque, on peut utiliser à la place du bac de refroidissement : - des rouleaux successifs sur laquelle passe la plaque pour 20 se refroidir, du fluide de refroidissement circulant dans ces rouleaux, de préférence pour une plaque ayant une épaisseur inférieure à 6 mm, ou - un « laminoir » dans laquelle passe la plaque pour se refroidir, de préférence pour une plaque ayant une épaisseur 25 supérieure à 6 mm. Finalement, dans d'autres variantes de guide de lumière, dispositif ou procédé selon l'invention : - la densité surfacique des motifs peut être une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs : de 30 préférence, plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus cette densité est faible ; ou - la densité surfacique des motifs peut être croissante d'une tranchée à une autre ; et/ou 2960069 -20- - la taille (surface) des motifs peut être une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs : de préférence, plus les motifs sont proches d'une tranchée, plus cette taille est faible ; ou 5 - la taille (surface) des motifs peut être croissante d'une tranchée à une autre. 10 REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'un guide de lumière à partir de matière fluide (14) comprenant une solidification de la matière initialement fluide, caractérisé en ce que l'on donne au guide avant la solidification de la matière une forme munie d'au moins une tranchée (23, 24) prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière (26a, 26b) pour éclairer ledit guide. 2. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, avant la solidification, une extrusion de la matière fluide à travers une filière (8) selon une direction d'extrusion (12) pour donner au guide une forme , et en ce que avant la solidification on munit le guide de lumière de l'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 3. Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce que la filière (8) a la même section que celle du guide à fabriquer muni de l'au moins une tranchée. 4. Procédé de fabrication selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'on réalise l'au moins une tranchée après l'extrusion à travers la filière mais avant la solidification. 5. Procédé de fabrication selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on réalise l'au moins une tranchée par pression d'un système de rouleau (9a, 9b) en rotation contre le guide. 30 6. Procédé de fabrication selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on réalise l'au moins une tranchée au moyen d'un peigne (19) comprenant une dent (18) par tranchée réalisée. 2960069 - 22 - 7. Procédé de fabrication selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend, avant la solidification, un moulage de la matière fluide dans un moule (21) pour donner au guide une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des 5 sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide, et en ce que la matière se solidifie dans le moule. 8. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on presse le guide 10 avant la solidification de la matière pour le munir de motifs en reliefs (28). 9. Procédé de fabrication selon la revendication 8 et dépendante de la revendication 4 ou 6, caractérisé en ce que l'on 15 presse le guide pour le munir des motifs avant de réaliser l'au moins une tranchée. 10. Procédé de fabrication selon la revendication 8 et dépendante de la revendication 5, caractérisé en ce que les motifs 20 sont réalisés par pression du système de rouleau réalisant l'au moins une tranchée. 11. Procédé de fabrication selon la revendication 8, 9 ou 10 caractérisé en ce que la densité surfacique (16a, 16b) des motifs est 25 une fonction de la distance des motifs par rapport à la tranchée la plus proche de ces motifs. 12. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'au moins une tranchée comprend une partie centrale (23) et une partie périphérique (24), la partie centrale étant plus profonde que la partie périphérique et la partie périphérique formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 2960069 - 23 - 13. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'au moins une tranchée comprend une rainure (25) la séparant en deux et formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 5 14. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on donne au guide avant la solidification de la matière une forme munie de plusieurs tranchées parallèles prévues pour accueillir des sources 10 d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 15. Procédé de fabrication selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on insère une rangée de sources d'émission de lumière (26a, 26b) par tranchée. 16. Procédé de fabrication selon la revendication 15, caractérisé en ce que chaque rangée de sources d'émission de lumière est insérée après la solidification de la matière fluide. 17. Procédé de fabrication selon la revendication 15 ou 16, caractérisé en ce que pour chaque rangée insérée, on comble l'espace (27) séparant la rangée insérée et le guide par de la matière initialement fluide puis se solidifiant. 18. Guide de lumière ayant une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 19. Guide de lumière selon la revendication 18, caractérisé 30 en ce que l'au moins une tranchée comprend une partie centrale et une partie périphérique, la partie centrale étant plus profonde que la partie périphérique et la partie périphérique formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 15 20 25 2960069 -24- 20. Guide de lumière selon la revendication 18 ou 19, caractérisé en ce que l'au moins une tranchée comprend une rainure la séparant en deux et formant une surface d'appui pour les sources d'émission de la lumière. 21. Guide de lumière selon l'une quelconque des revendications 18 à 20, caractérisé en ce qu'il a une forme munie de plusieurs tranchées parallèles prévues pour accueillir des sources d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 10 22. Dispositif de fabrication d'un guide de lumière à partir de matière fluide, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour donner au guide avant une solidification de la matière une forme munie d'au moins une tranchée prévue pour accueillir des sources 15 d'émission de lumière pour éclairer ledit guide. 5
43,997
FR2960070A1
A1
20111118
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BOITIER DE RACCORDEMENT DE FIBRES OPTIQUES La présente invention a pour objet un boîtier de raccordement de fibres optiques. Elle concerne en particulier un boîtier permettant de raccorder des fibres optiques d'un utilisateur à des fibres optiques issues d'un câble d'acheminement de fibres optiques. Ce type de boîtier de raccordement de fibres optiques comprend au moins un raccord apte à raccorder des fibres optiques d'un utilisateur à des fibres optiques issues d'un câble d'acheminement de fibres optiques. La connexion entre le raccord et les fibres optiques de l'utilisateur s'effectue à l'aide d'un connecteur, typiquement une fiche mâle, qui est insérée dans une partie femelle du raccord, en bas du boîtier. Le connecteur de l'utilisateur constitue une zone sensible, car le connecteur est généralement inséré dans le raccord à proximité du sol. Le connecteur peut ainsi être soumis à différents contacts comme des coups de pieds ou des passages d'objets, comme par exemple un balai ou un aspirateur. Ces différents contacts sont susceptibles d'endommager le connecteur ou de le déconnecter du raccord. On connaît différentes solutions pour remédier à ce problème. Une première solution, tel qu'illustré à la figure 1, consiste à munir le boîtier 1 de raccordement de fibres optiques d'un capot 2 recouvrant partiellement le raccord 3 et le connecteur 4. Cette solution est toutefois peu esthétique et ne protège pas efficacement le connecteur. Il est également connu, tel qu'illustré à la figure 2, sur laquelle les éléments identiques à ceux de la figure 1 portent les mêmes références, d'intégrer le raccord 3 à l'intérieur du boîtier 1. Ceci a pour inconvénient d'augmenter le dimensionnement du boîtier s'il y a plusieurs raccords et d'être peu ergonomique pour l'installation du connecteur. Une troisième solution consiste à disposer le raccord 3 en bordure du boîtier 1 (figure 3). Dans ce cas, le raccord 3 est protégé, mais pas le connecteur 4. L'invention vise à remédier à ces inconvénients. L'invention propose en particulier un boîtier de raccordement de fibres optiques qui permet de protéger le connecteur et qui permet d'installer et de désinstaller facilement le connecteur. L'invention a ainsi pour objet un boîtier de raccordement de fibres 5 optiques, comprenant un corps de boîtier et au moins un raccord de fibres optiques apte à être relié à un connecteur d'un utilisateur. Le boîtier selon l'invention comprend un volet monté sur le corps de boîtier et mobile entre une position fermée permettant la protection de chaque connecteur et une position ouverte permettant l'accès de l'utilisateur à chaque 10 connecteur. L'utilisation d'un volet mobile permet à la fois de protéger les connecteurs et d'accéder aux connecteurs pour les insérer ou les retirer. Chaque raccord est de préférence disposé à l'intérieur du corps de boîtier. 15 Le volet peut être disposé en bordure inférieure du boîtier. Le volet en position fermée peut être apte à recouvrir au moins partiellement chaque connecteur. Le volet est de préférence lié au corps de boîtier par une liaison pivot. L'extrémité inférieure du corps de boîtier peut être située au-dessus de 20 l'extrémité inférieure du volet en position fermée, au moins sur la partie du corps de boîtier recouvrant les raccords. En d'autres termes, l'extrémité ou bordure du corps de boîtier située derrière le volet peut être recouverte par le volet en position fermée, au moins sur la partie du corps de boîtier recouvrant le ou les raccords. De cette façon, on crée un espace de préhension des 25 connecteurs. Le volet peut comprendre des moyens de repérage de chaque raccord. Chaque moyen de repérage peut comprendre une couleur associée à un raccord. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention 30 apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante donnée à titre d'exemple illustratif et non limitatif et faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : - les figures 1 à 3, déjà décrites, illustrent des boîtiers de raccordement de fibres optiques selon l'état de la technique, - la figure 4 est une vue de face d'un boîtier selon l'invention, et - les figures 5 et 6 sont des vues en perspective du boîtier. Le boîtier 1 de raccordement de fibres optiques selon l'invention, tel qu'illustré à la figure 4, comprend un corps de boîtier 6 sensiblement parallélépipédique ainsi qu'un volet mobile 5, amovible ou non, disposé en bordure inférieure du corps de boîtier 6. Le corps de boîtier 6 peut être un couvercle du boîtier 1 destiné à recouvrir une base du boîtier comprenant des raccords de fibres optiques et au moins une cassette de lovage de fibres et de maintien d'épissures. Le volet 5 est en rotation autour d'un axe horizontal situé en haut du volet 5 et dans le sens de la longueur du corps de boîtier 6. Le volet 5 est muni de quatre zones de repérage 5a,5b,5c,5d permettant de repérer quatre raccords disposés derrière le volet. En effet, dans les zones d'habitation denses, il est fréquent d'utiliser dans le même boîtier quatre raccords permettant d'accéder à quatre fibres optiques, chaque fibre optique étant associée à un opérateur différent. Les zones de repérage 5a,5b,5c,5d peuvent être quatre zones 5a,5b,5c,5d de couleurs différentes, chaque couleur correspondant à un opérateur. Les zones de marquage 5a,5b,5c,5d peuvent par exemple être disposées sur une étiquette amovible. On peut également faire figurer sur le volet 5 un logo laser signalant une source laser. Il est également possible de positionner un identifiant sur une zone du corps de boîtier 6 située sous le volet 5. Les figures 5 et 6, sur lesquelles les éléments identiques à ceux de la figure 4 portent les mêmes références, montrent le boîtier 1 en configuration opérationnelle, c'est-à-dire lorsqu'il est connecté à un connecteur 4 d'un utilisateur. Le connecteur 4 permet de connecter une fibre optique issue d'un cordon optique 7 à une fibre optique située à l'intérieur du boîtier 1 et connectée à un des quatre raccords situés à l'intérieur du boîtier 1. Le volet 5, tel qu'illustré à la figure 5, est en position fermée, c'est-à-dire que le volet 5 est rabattu sur le corps de boîtier 6. Le volet 5 protège le connecteur 4 en recouvrant au moins partiellement le connecteur 4, formant ainsi une barrière de protection entre le connecteur 4 et l'utilisateur. Le repérage des raccords est réalisé grâce aux quatre couleurs des quatre zones 5a,5b,5c,5d. La position fermée du volet 5 assure la protection du connecteur 4. La figure 6 montre le volet mobile 2 en position ouverte. La position ouverte du volet 5 libère la barrière de protection et laisse apparente au moins une partie du connecteur 4 et permet ainsi à l'utilisateur d'accéder au connecteur 4. La bordure inférieure 6a du corps de boîtier 6 s'étend avantageusement au-dessus de l'extrémité inférieure du volet 5 en position fermée, au moins sur la partie du boîtier 1 recouvrant les raccords, de manière à libérer un espace vide constituant une zone de préhension pour l'utilisateur. L'extrémité inférieure du corps de boîtier 6 située du côté de la zone de préhension, dans le sens la profondeur du corps de boîtier 6, entre l'avant et l'arrière du corps de boîtier 6, peut être concave, de manière à protéger latéralement le connecteur 4 tout en délimitant la zone de préhension. Ainsi, l'utilisation d'un volet permet de laisser un volume libre autour de chaque connecteur. Le volet ouvert procure une bonne ergonomie pour l'insertion et l'extraction du connecteur. Une fois fermé, le volet protège le connecteur. Le marquage, amovible ou non, situé sur le volet permet l'identification des différents opérateurs. L'identification par marquage ou étiquette amovible est particulièrement économique. Le volet a également une fonction esthétique, puisqu'il masque le connecteur lorsqu'il est en position fermée. REVENDICATIONS1. Boîtier (1) de raccordement de fibres optiques, comprenant un corps de boîtier (6) et au moins un raccord de fibres optiques apte à être relié à un connecteur (4) d'un utilisateur, caractérisé en ce que le boîtier (1) comprend un volet (5) monté sur le corps de boîtier (6) et mobile entre une position fermée permettant la protection de chaque connecteur (4) et une position ouverte permettant l'accès de l'utilisateur à chaque connecteur (4). 2. Boîtier (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque raccord est disposé à l'intérieur du corps de boîtier (6). 3. Boîtier (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le volet (5) est disposé en bordure inférieure du boîtier (1). 4. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le volet (5) en position fermée est apte à recouvrir au moins partiellement chaque connecteur (4). 5. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le volet (5) est lié au corps de boîtier (6) par une liaison pivot. 6. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'extrémité (6a) du corps de boîtier (6) située derrière le volet (5) est recouverte par le volet (5) en position fermée, au moins sur la partie du corps de boîtier (6) recouvrant le ou les raccords. 7. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le volet (5) comprend des moyens de repérage (5a,5b,5c,5d) de chaque raccord. 8. Boîtier (1) selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque moyen de repérage (5a,5b,5c,5d) comprend une couleur associée à un raccord.
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BOITIER DE RACCORDEMENT DE FIBRES OPTIQUES La présente invention a pour objet un boîtier de raccordement de fibres optiques. Elle concerne en particulier un boîtier permettant de raccorder des fibres optiques d'un utilisateur à des fibres optiques issues d'un câble d'acheminement de fibres optiques. Ce type de boîtier de raccordement de fibres optiques comprend généralement une face avant et une face arrière, la face avant étant munie d'un ou plusieurs raccords aptes à raccorder, par exemple mécaniquement, les fibres de l'utilisateur aux fibres issues d'un câble d'acheminement. La face avant comprend en outre typiquement au moins une cassette de lovage de fibres et de maintien d'épissures. L'entrée du câble d'acheminement de fibres dans le boîtier se fait 15 généralement par la face avant du boîtier. Le câblage par la face avant du boîtier permet une installation intuitive pour l'installateur qui installe d'abord le boîtier puis ensuite le câble. Toutefois, une fois le boîtier câblé en usine, il n'est pas possible de faire pivoter le boîtier et de choisir l'entrée de câble lors de l'installation. 20 Une solution a été développée en utilisant un boîtier de forme carrée, comprenant une casette pouvant être montée dans différentes positions sur le corps de boîtier. Le corps de boîtier est ainsi pivoté dans la position souhaitée et la cassette est clipsée dans la position requise. Cette solution est toutefois mal adaptée à un boîtier pré-cablé, car 25 dans ce cas, il faut faire pivoter la cassette et désinstaller partiellement la fibre destinée à l'utilisateur pour ensuite la réinstaller. En outre, si le boîtier doit comprendre plusieurs raccords, le boîtier devient rectangulaire et cette solution ne peut plus s'appliquer. L'invention vise à remédier à ces inconvénients. 30 L'invention propose un boîtier de raccordement de fibres optiques permettant une installation simplifiée du boîtier dans différentes positions, en particulier lorsque le boîtier est pré-câblé et/ou qu'il comprend plusieurs raccords. L'invention a ainsi pour objet un boîtier de raccordement de fibres optiques, comprenant une partie avant et une partie arrière, la partie avant comprenant au moins un raccord apte à raccorder des fibres d'un utilisateur à des fibres issues d'un câble d'acheminement de fibres optiques. Le boîtier selon l'invention comprend au moins une entrée de câble située dans la partie avant et au moins une entrée de câble située dans la partie arrière, ainsi qu'une zone permettant le passage du câble depuis la partie arrière vers la partie avant. Le boîtier peut comprendre une pluralité d'entrées de câble situées 10 dans la partie arrière et/ou une pluralité d'entrées de câble situées dans la partie avant. Grâce à la pluralité d'entrées de câble, il est possible de fixer le boîtier dans la position souhaitée, l'entrée du câble dans le boîtier pouvant être choisie parmi les différentes entrées. 15 Le câble peut être pré-installé. Le câble peut entrer dans le boîtier via une entrée de la partie arrière ou via une entrée de la partie avant. La partie avant et/ou la partie arrière comprennent avantageusement des moyens de guidage du câble vers la ou les entrées de câble, de préférence un élément de guidage par entrée de câble. Les moyens de guidage peuvent 20 être aptes à guider le câble le long des côtés de la partie arrière et/ou de la partie avant du boîtier. Les moyens de guidage de la partie arrière peuvent être disposés par exemple sur les côtés situés entre l'entrée de câble et la zone permettant le passage du câble depuis la partie arrière vers la partie avant, ou au voisinage de ces côtés, de manière à ce que le câble soit guidé le 25 long des côtés situés entre l'entrée de câble et ladite zone de passage. Le boîtier peut comprendre au moins quatre entrées de câble par partie du boîtier. Le boîtier peut en particulier comprendre une ou plusieurs entrées de câble sur chaque côté de la partie arrière et/ou sur chaque côté de la partie avant. Les quatre entrées de câble peuvent être disposées de façon à 30 ce que l'angle entre deux entrées de câble consécutives soit sensiblement égal à 90°. Le boîtier peut comprendre quatre raccords. La partie avant peut comprendre au moins une cassette de lovage de fibres et de maintien d'épissures. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante donnée à titre d'exemple illustratif et non limitatif et faite en référence aux dessins annexés sur lesquels : - les figures 1 et 2 sont des vues de face de la partie arrière d'un boîtier de raccordement de fibres optiques selon l'invention, et - la figure 3 est une vue de face de la partie avant du boîtier. Le boîtier 1, tel qu'illustré à la figure 1, comprend une partie arrière 2, également appelée face arrière. La partie arrière 2 est de section rectangulaire et comprend quatre bords 2a,2b,2c,2d. La partie arrière 2 est délimitée par une paroi centrale 3 qui délimite également la partie avant du boîtier 1, située de l'autre côté du boîtier 1. Le boîtier 1 est ainsi constitué d'une partie avant et d'une partie arrière 2, séparées et délimitées par une paroi centrale 3. Un câble 4 d'acheminement de fibres optiques entre dans le boîtier 1 par une entrée 5 de câble située dans un bord 2a de la partie arrière 2. Le câble 4 est enroulé à l'intérieur de la partie arrière 2. Des éléments de guidage 6 sont aptes à guider le câble 4 d'acheminement le long des côtés 2b,2c de la partie arrière 2. Le câble 4 peut ensuite relié à la face avant du boîtier 1 via par exemple une ouverture 7 située dans la paroi 3. La figure 2, sur laquelle les éléments identiques à ceux de la figure 1 portent les mêmes références, illustre différentes entrées 5 possibles du câble 4. Le boîtier 1 peut ainsi comprendre quatre entrées 5 de câble, chaque entrée 5 étant située dans un des quatre côtés 2a,2b,2c,2d de la bordure de la partie arrière 2 du boîtier 1. Chaque côté 2a,2b,2c,2d de la partie arrière 2 peut comprendre plusieurs entrées 5 de câble. On peut ainsi choisir n'importe quelle position modulo 90° du boîtier 1. Le câble 4 est avantageusement pré-installé, c'est-à-dire que le câble 4 est pré-raccordé à au moins un raccord situé dans la partie avant du boîtier 1, chaque raccord étant apte à raccorder des fibres d'un utilisateur aux fibres issues du câble 4 d'acheminement. On dit dans ce cas que le boîtier 1 est pré- câblé. Le développement récent des programmes FTTH, qui implique des interventions plus nombreuses dans les boîtiers de raccordement, accroît cette demande de boîtier pré-câblé. FTTH est l'abréviation du terme anglais « Fiber To The Home », signifiant littéralement en français « fibre jusqu'au foyer ». Il s'agit du nom d'une technologie visant à remplacer les technologies DSL (Digital Subscriber Line en langue anglaise) en installant de la fibre optique jusque chez l'abonné. Ainsi, grâce aux entrées 5 situées dans chacun des bords 2a,2b,2c,2d de la partie arrière 2 du boîtier 1, il est possible de faire pivoter le boîtier 1 pré-câblé jusqu'à la position souhaitée. Le câble 4 d'acheminement issu de l'ouverture 7 est inséré dans les éléments de guidage 6, puis est dirigé jusqu'à l'entrée 5 de câble correspondant au pivotement choisi. Le boîtier 1 peut ensuite être retourné, plaqué au mur et fixé. Le boîtier 1 peut ainsi être fixé dans la position souhaitée, sans qu'il soit nécessaire de décâbler le boîtier 1. On peut également choisir de quel côté le câble 4 entre dans le boîtier 1. Que le boîtier 1 soit seulement fixé au mur dans le cas d'un boîtier pré-câblé en usine ou que le boîtier 1 soit installé sur site, le boîtier 1 conserve son aptitude à la rotation, ce qui est utile pour faire face à la réalité du terrain, sans entraîner de perte de temps pour l'installateur. La figure 3 illustre la partie avant 8 du boîtier 1. Comme expliqué ci-dessus, la partie avant 8 est délimitée par la paroi centrale 3. La partie avant 8 peut comprendre quatre raccords 9, par exemple des raccords mécaniques, et un support de cassette de lovage de fibres et de maintien d'épissures. Chaque raccord 9 est destiné à accueillir une ou plusieurs fibres optiques du câble 4 d'acheminement via un connecteur 4a inséré dans la partie supérieure du raccord 9. Les fibres optiques de l'utilisateur peuvent ensuite être raccordées aux fibres optiques du câble 4 d'acheminement via des connecteurs 10 insérés dans la partie inférieure des raccords 9. Le boîtier 1 peut également comprendre des entrées de câble 11 situées dans la partie avant 8 du boîtier 1, par exemple sur chaque côté 8a,8b,8c,8d de la bordure de la partie avant 8. Les entrées de câble 11 permettent de conserver un câblage intuitif par la face avant 8. REVENDICATIONS1. Boîtier (1) de raccordement de fibres optiques, comprenant une partie avant (8) et une partie arrière (2), la partie avant (8) comprenant au moins un raccord (9) apte à raccorder des fibres d'un utilisateur à des fibres issues d'un câble (4) d'acheminement de fibres optiques, caractérisé en ce que le boîtier (1) comprend au moins une entrée (11) de câble située dans la partie avant (8) et au moins une entrée (5) de câble située dans la partie arrière (2), ainsi qu'une zone (7) permettant le passage du câble depuis la partie arrière (2) vers la partie avant (8). 2. Boîtier (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une pluralité d'entrées (5) de câble situées dans la partie arrière (2) et/ou une pluralité d'entrées (11) de câble situées dans la partie avant (8). 3. Boîtier (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le câble (4) est pré-installé, le câble entrant dans le boîtier via une entrée (5) de la partie arrière (2). 4. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la partie avant (8) et/ou la partie arrière (2) comprennent des moyens de guidage (6) du câble vers la ou les entrées (5,11) de câble. 5. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend une ou plusieurs entrées (5,11) de câble sur chaque côté (2a,2b,2c,2d) de la partie arrière (2) et/ou sur chaque côté (8a,8b,8c,8d) de la partie avant (8). 6. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend quatre raccords (9). 7. Boîtier (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la partie avant (8) comprend au moins une cassette de lovage de fibres et de maintien d'épissures.
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Dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" Domaine technique de l'invention L'invention concerne un dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" formé par au moins une cellule d'affichage ayant un état initial, au moins un état inactif et au moins un état actif, ladite cellule comportant, sur un substrat, un empilement d'au moins une première électrode E1 et une seconde électrode E2 séparées par un électrolyte solide conducteur d'un ion spécifique, le passage d'un état inactif à un état actif étant obtenu par application d'au moins une tension U12 entre les première et seconde électrodes, E1 et E2, durant un temps t12. État de la technique Les dispositifs électrochromiques sont des dispositifs qui se colorent sous l'action d'un champ électrique. Les dispositifs électrochromiques sont particulièrement adaptés pour l'affichage d'informations statiques à grande surface, par exemple, pour des applications dans le domaine de la publicité commerciale où une vitesse de commutation élevée n'est pas requise. Les dispositifs électrochromes comportent une électrode active et une contre-électrode séparées par un électrolyte. L'électrode active est classiquement composée d'un matériau électrochromique en mesure d'insérer, réversiblement et simultanément, des ions et des électrons. Sous l'effet d'une différence de potentiel appliquée entre l'électrode active et la contre-électrode, les ions s'insèrent dans le matériau électrochromique de l'électrode active pour donner une coloration persistante de l'état d'oxydation correspondant. En appliquant une polarisation inverse, les ions se désinsèrent de l'électrode active qui revient à son état d'oxydation initial, coloré ou transparent. Les états d'oxydation du matériau électrochromique correspondent, par conséquent, aux états insérés et désinsérés et sont d'une coloration distincte lorsqu'ils sont soumis à une alimentation électrique appropriée. Il est d'usage de ranger les dispositifs électrochromiques en trois catégories en fonction de l'électrolyte utilisé: - une première catégorie dans laquelle l'électrolyte se présente sous la forme d'un polymère ou d'un gel comme, par exemple, un polymère à conduction protonique ou un polymère à conduction d'ion lithium, les autres couches du système étant généralement de nature minérale, - une seconde catégorie couramment désignée sous le nom de dispositif «tout solide » dans laquelle l'électrolyte est également constitué d'une couche minérale formant un conducteur ionique et isolée électriquement et, - une troisième catégorie couramment désignée sous le nom de dispositif "tout-polymère" dans laquelle l'ensemble les couches sont à base de polymère. Le document EP-B-1532483 décrit notamment un dispositif d'affichage électrochrome "tout polymère" permettant l'affichage de toutes les couleurs. Le dispositif comporte une pluralité de pixels indépendamment adressables formant une matrice active d'affichage. Comme représenté à la figure 1, chaque pixel comporte entre des premier et second substrats, respectivement 1 a et lb, une contre-électrode 2, un premier électrolyte 3a et un empilement de trois couches électrochromatiques, 4a, 4b et 4c, en matériau polymère conducteur, séparées par un second électrolyte 3b et un troisième électrolyte 3c. Le second électrolyte 3b est constitué par un polymère solide ou un isolant poreux rempli d'électrolyte liquide et a une tenue mécanique suffisante pour supporter les couches électrochromatiques 4a, 4b et 4c. Chaque couche électrochromatique, 4a, 4b et 4c, peut passer d'un état transparent à un état coloré en appliquant une tension appropriée négative ou positive à travers le pixel. La différence de réponse optique se produit en contrôlant le flux de courant appliqué à travers le pixel. Contrairement aux configurations conventionnelles où le transport des électrons est réalisé dans le sens de la profondeur du dispositif d'affichage, le transport des électrons peut être réalisé latéralement. Les couches électrochromatiques, 4a, 4b et 4c, servent alors d'électrodes et la connexion est réalisée par l'intermédiaire de plots de connexion, 6a, 6b et 6c, en contact avec des fils de connexion 7a, 7b et 7c. Ce dispositif d'affichage électrochrome reste néanmoins compliqué à fabriquer à cause de la multitude de couches à réaliser et induit une forte atténuation de la transmittance du dispositif en mode transparent. En outre, la conduction électronique latérale induit un allongement du temps de réponse et, par conséquent, une hétérogénéité des couleurs observées. Les dispositifs "tout solide" sont particulièrement intéressants car ils présentent les meilleures performances en termes de durabilité et de fiabilité comparativement aux dispositifs à électrolyte liquide ou gel. À l'usage, la couche de matériau électrochromatique des dispositifs à électrolyte liquide ou gel a tendance à s'éroder et à se décoller de l'électrode active. L'électrode active ainsi exposée tend alors à se dissoudre dans l'électrolyte liquide ou gel. Les dispositifs "tout solide" sont également préférés du fait de leur mise en oeuvre simple, industrialisable et adaptée aux systèmes d'affichage à grande surface. Des exemples de dispositifs "tout solide" ont été proposés. On citera, à titre d'exemple, le document US-A-4253742 qui décrit un dispositif d'affichage électrochromique "tout solide" comportant une couche solide d'électrolyte conducteur ionique à base de lithium. Comme représenté à la figure 2, le dispositif d'affichage électrochromique "tout solide" se présente sous forme d'un empilement de couches minces solides sur un substrat 1. En particulier, le dispositif d'affichage électrochromique comporte, successivement à partir du substrat 1, une contre-électrode 2 transparente d'oxyde d'indium et d'étain, un électrolyte conducteur ionique 3 de nitrure de lithium (Li3N), une électrode active électrochromatique 4 d'oxyde de tunsgtène (WO3), un conducteur électrique 8 transparent d'oxyde d'étain et d'indium (en anglais "Indium Tin Oxide", ITO) et un revêtement 9 protecteur à base de résine acrylique ou d'époxy. Une couche isolante transparente 10 d'oxyde de silicium (SiO2) est, également, disposée sur l'électrolytique conducteur ionique 3 qui n'a pas été recouvert par l'électrode active électrochromatique 4, entre l'électrolyte conducteur ionique 3 et l'électrode active électrochromatique 4 de manière à délimiter l'électrode active électrochromatique 4. L'électrode active électrochromique 4 est constituée par un matériau capable d'insérer de façon réversible et simultanée des ions et des électrons. Des plots de contact, 6a et 6b, situés respectivement sur le conducteur électrique 8 et la contre-électrode 2 permettent via un circuit d'alimentation externe 7 de contrebalancer les charges et d'assurer l'électroneutralité du dispositif d'affichage électrochrome. Avant application de la différence de potentiel, la couleur affichée est celle du substrat 1, obtenue par transmittance à travers l'empilement de couche ITO/ WO3/Li3N/ITO. Après application d'une différence de potentiel entre l'électrode active 4 et la contre-électrode 2, on obtient un affichage monochromatique correspondant à celui du matériau électrochromatique de l'électrode active 4. Les auteurs ont mis en évidence les performances améliorées des dispositifs d'affichage électrochrome décrits ci-dessus, notamment en matière de temps de réponse. Ces améliorations sont dues essentiellement à la forte mobilité des ions Li+. Ces dispositifs d'affichage électrochrome présentent néanmoins le désavantage de se limiter à un affichage monochromatique. À l'heure actuelle, aucun dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" polychromatique fiable et performant n'a été proposé. Objet de l'invention L'objet de l'invention a pour but un dispositif d'affichage électrochrome offrant un affichage polychromatique homogène et de qualité, fiable et performant, ainsi qu'un temps de réponse court. L'objet de l'invention a, également, pour but de proposer un dispositif d'affichage électrochrome réalisable industriellement, avec un rendement élevé et à faible coût de production. 25 Selon l'invention, ce but est atteint par le fait que chacune des électrodes El et E2 est formée par un matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion dudit ion spécifique et possède : - un taux en ion spécifique Q; répondant à l'équation (1) suivante : Q;= n; / M; (1) 30 dans laquelle n; représente le nombre de moles d'ions spécifiques dans une électrode E; et,20 M; le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E; , et - un taux seuil en ion spécifique Q;s déterminant la transition réversible d'une phase non-colorée vers une phase colorée de ladite électrode E; 5 lorsque le taux en ion spécifique Q; devient supérieur ou égal audit taux seuil et par le fait qu'à l'état actif, la première électrode El constitue une électrode émettrice Eue dudit ion spécifique et la seconde électrode E2 constitue une électrode réceptrice E2r dudit ion spécifique en phase colorée, le taux en ion 10 spécifique Q2r de ladite électrode réceptrice E2r étant supérieur ou égal au taux seuil Q2S et défini par l'équation (3) suivante : Q2r= (n2° + N)/ M2 (3) dans laquelle n2 représente le nombre de moles d'ion spécifique dans l'électrode E2 à 15 l'état inactif, N le nombre total de moles d'ion spécifique reçues par l'électrode réceptrice E2r et provenant d'au moins la première électrode émettrice Eue et, M2 le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E2. 20 Selon l'invention, ce but est également atteint par le fait qu'à l'état actif, le taux en ion spécifique Q1e de l'électrode émettrice Ele est inférieur au taux seuil Qis. 25 Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, le dispositif d'affichage comporte des première, seconde et troisième électrodes, respectivement El, E2 et E3, pour l'affichage du bleu, vert et rouge. Selon un développement particulier préféré de l'invention, l'ion spécifique est 30 l'ion lithium. Description sommaire des dessins D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de modes particuliers de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés aux dessins annexés, dans lesquels : La figure 1 représente, schématiquement et en coupe, un dispositif d'affichage électrochrome selon l'art antérieur, La figure 2, représente, schématiquement et en coupe, un autre dispositif 10 d'affichage électrochrome selon l'art antérieur, La figure 3, représente, schématiquement et en coupe, un dispositif d'affichage électrochrome selon un mode particulier de réalisation de l'invention. La figure 4, représente, schématiquement et en coupe, un dispositif 15 d'affichage électrochrome selon un autre mode particulier de réalisation de l'invention. Description de modes particuliers de réalisation. Un dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" est formé par au moins une cellule d'affichage comportant, sur un substrat, un empilement d'au moins une première électrode El et une seconde électrode E2 séparées par un électrolyte solide conducteur d'un ion spécifique. Le dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" est, de préférence, polychromatique. On entend par polychromatique, un dispositif permettant l'affichage, simultané ou successif, de différentes couleurs. 30 Chacune des première et seconde électrodes, respectivement El et E2, est formée par un matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion de l'ion spécifique. 20 25 L'ion spécifique est, avantageusement, l'ion lithium Li+. L'ion Li+ présente une mobilité supérieure aux autres ions comme le sodium ou l'argent du fait de la petite taille de l'ion lithium, diminuant le temps de réponse du dispositif d'affichage électrochrome. Les première et seconde électrodes, El et E2, peuvent être formées d'une couche en matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion de l'ion Li+. La conduction électronique sera, classiquement, assurée par des collecteurs de courant, par exemple, en oxyde d'indium et d'étain, en contact avec les première et seconde électrodes, El et E2. La cellule d'affichage a un état initial, au moins un état inactif et au moins un état actif. On entend par "état inactif', un état où aucune tension n'est appliquée entre les deux électrodes considérées, El et E2. On entend par "état actif' un état où au moins une tension est appliquée entre les deux électrodes, El et E2, par l'intermédiaire du circuit électrique externe. Le passage d'un état inactif à un état actif est, classiquement, obtenu par application d'au moins une tension U12 entre les première et seconde 20 électrodes, respectivement El et E2, durant un temps t12. La cellule d'affichage comporte, avantageusement, au moins trois électrodes El, E2 et E3. 25 Selon un premier mode de réalisation particulier représenté à la figure 3, le dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" comporte une cellule d'affichage 11 ayant des première, seconde et troisième électrodes, respectivement, El, E2 et E3. 30 La cellule d'affichage 11 comporte, sous forme d'un empilement de couches solides successives déposées sur un substrat 12, une première couche électriquement conductrice 13, des première, seconde et troisième 9 électrodes, respectivement, El, E2 et E3, et une seconde couche électriquement conductrice 14. La seconde électrode E2 est séparée de la première électrode El et de la troisième électrode E3 par un électrolyte solide 15 conducteur d'ion Li+. L'électrolyte solide 15 conducteur d'ion Li+ peut, par exemple, être un oxynitrure de phosphore et de lithium, noté LiPON. Le substrat 12 est choisi parmi un matériau transparent, opaque et un matériau comportant une surface réfléchissante de manière à réaliser un effet miroir. Le substrat 12 est, de préférence, choisi parmi les matériaux transparents comme le verre, le quartz ou l'alumine et les plastiques comme le polyimide. La position des première, seconde et troisième électrodes, El, E2 et E3 dans l'empilement délimite une zone d'affichage Za et une zone de non-affichage Zna (figure 3). La zone d'affichage Za correspond à la partie du dispositif d'affichage électrochrome visible par un observateur et la zone de non- affichage Zna à la partie invisible. Alternativement, la zone de non-affichage Zna peut être visible par un observateur à la condition que le fonctionnement du dispositif d'affichage ne produise aucun changement de couleur au niveau de cette zone Zna. Les différentes couches de l'empilement sont obtenues selon tout procédé connu, par exemple, par dépôts successifs par pulvérisation, dépôt physique en phase vapeur ("physical vapor deposition", PVD) et/ou dépôt chimique en phase vapeur ("chemical vapor deposition", CVD). L'électrolyte solide 15 est constitué, de préférence, par plusieurs couches d'électrolyte solide. Une première couche d'électrolyte 15a peut être réalisée 30 après dépôt de la première électrode El sur la première couche électriquement conductrice 13 de manière à recouvrir la première électrode El. La seconde électrode E2 est disposée sur la face supérieure de la première couche d'électrolyte 15a et se prolonge le long d'une des faces latérales de la première couche d'électrolyte 15a jusqu'à atteindre une troisième couche électriquement conductrice 16 (à droite à la figure 3) située sur le substrat 12. Une seconde couche d'électrolyte 15b est située sur la face supérieure de la seconde électrode E2 (en haut à la figure 3) et se prolonge latéralement jusqu'à atteindre la première couche conductrice 13 et le substrat 12 (à gauche à la figure 3). La troisième électrode E3 est située sur la face supérieure de la seconde couche d'électrolyte 15b (en haut à la figure 3). La seconde couche conductrice 14 recouvre une partie au moins de la face 20 supérieure de la troisième électrode E3 (en haut à la figure 3) et se prolonge sur une partie latérale de la seconde couche d'électrolyte 15b (à gauche à la figure 3) jusqu'à atteindre une quatrième couche conductrice 17. La quatrième couche conductrice 17 est disposée sur le substrat 12 et en contact avec la seconde couche conductrice 14 de manière à assurer la 25 continuité de la conduction électronique. Les première, troisième et quatrième couches conductrices, respectivement 13, 16 et 17, sont déposées sur le substrat 12 de façon adjacente et séparées entre-elles par au moins l'électrolyte solide 15, pour assurer la 30 conduction ionique entre les électrodes El, E2 et E3 et éviter tout court-circuit. Les première, troisième et quatrième couches conductrices,15 respectivement 13, 16 et 17, sont connectées à un circuit électrique externe (non représenté). Les première, seconde, troisième et quatrième couches conductrices, respectivement 13, 14, 16 et 17, sont avantageusement transparentes. L'empilement est réalisé de manière à permettre le transfert des ions Li+ à travers l'électrolyte solide 15 entre les première, seconde et troisième électrodes, El, E2 et E3. L'agencement des couches de la cellule d'affichage 11 permet également le transfert électronique entre les première, seconde et troisième électrodes, El, E2 et E3 et, respectivement, les première, troisième et quatrième couches conductrice, 13, 16 et 17. Pour une meilleure compréhension de l'invention et pour des raisons de clarté, lorsque la description s'appliquera indifféremment à l'une quelconque des électrodes de la cellule d'affichage 11 ou à une de ses caractéristiques, on utilisera dans la suite de la description un indice i pour identifier l'électrode. En revanche, lorsque la description s'appliquera à une électrode en particulier ou à une caractéristique spécifique de ladite électrode, on utilisera à la place de l'indice i, le rang correspondant de l'électrode considérée. Ainsi, on utilisera E; pour identifier l'une quelconque des électrodes El, E2 ou E3 et, El si l'on souhaite identifier uniquement la première électrode de rang i=1. Chaque électrode E; est caractérisée par une phase non-colorée, de préférence transparente, et par une phase colorée. La coloration de l'électrode E; dépend du taux en ion lithium Q; dans l'électrode E; c'est-à-dire de la concentration en ion lithium inséré dans le matériau électrochrome inorganique. Le taux en ion lithium Q; dans l'électrode E; répond à l'équation (1) suivante : Q;= n; / M; (1) dans laquelle n; représente le nombre de moles de lithium dans l'électrode E; et, M; le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E;. La couleur associée à une électrode E; est révélée lors du passage de la phase non-colorée à la phase colorée. La couleur associée à chaque électrode E; est caractéristique du matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion de l'ion Li+ choisi. 10 La coloration associée à une couche de matériau électrochrome inorganique est proportionnelle au taux d'insertion des ions Li+ dans le matériau électrochrome inorganique. La coloration est inexistante ou peu prononcée pour un taux d'insertion faible et très importante pour un taux d'insertion 15 élevé. Les matériaux électrochromes inorganiques choisis sont, avantageusement, différents pour chaque électrode E; de la cellule d'affichage 11 afin de pouvoir produire dans la zone d'affichage Za, alternativement ou 20 simultanément, des couleurs différentes. On peut ainsi obtenir une large gamme de couleurs, avec différents tons correspondant à la combinaison de plusieurs couleurs primaires affichées. Pour chaque électrode E;, on définit une valeur de transmittance seuil T;s 25 dans le domaine du spectre visible à partir de laquelle on considère que l'électrode E; affiche la couleur associée au matériau électrochrome inorganique et au-dessous de laquelle on considère que l'électrode E; n'affiche pas la couleur associée. Ainsi, l'électrode E; peut être légèrement colorée et considérée néanmoins en phase non-colorée si la valeur seuil de 30 transmittance T;s n'est pas atteinte c'est-à-dire si la transmittance Ti mesurée est inférieure à la valeur seuil T.5 En outre, la transmittance seuil T;s correspond à un taux seuil en ion lithium Q;s déterminant la transition réversible de la phase non-colorée vers la phase colorée de l'électrode E; . Le taux seuil en ion lithium Q;s dans l'électrode E; est défini par l'équation (2) suivante : Qis= nos / Mi (2) dans laquelle n;s représente le nombre de moles seuil de lithium inséré dans le matériau électrochrome inorganique de ladite électrode E; et, M; le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans ladite électrode E;. Lorsque le taux en ion lithium Q; dans l'électrode E; devient supérieur ou égal au taux seuil en ion lithium Q;s, l'électrode E; passe de la phase non-colorée vers la phase colorée. La phase non-colorée est, de préférence, transparente. Les ions Li+ sont initialement incorporés dans chaque matériau électrochrome inorganique selon tout procédé connu, par exemple, par copulvérisation lors du dépôt de l'électrode E; ou par évaporation thermique sur l'électrode E; une fois déposée. À l'état initial, toutes les électrodes E; situées dans la zone d'affichage Z. ont, avantageusement, un taux en ion lithium Q; strictement inférieur à Q;s, pour obtenir la transparence de cette zone Za. Avantageusement, le taux en ion lithium Q; est strictement supérieur à zéro afin d'obtenir un réservoir d'ions lithium le plus important possible. À l'état inactif, chaque électrode E; contient un nombre de moles initial n;° correspondant à un taux en ion lithium initial Q i°.30 Le passage d'un état inactif à un état actif est obtenu par application d'au moins une tension U; aux bornes de deux électrodes E;. L'application d'une différence de potentiel U; provoque la migration des ions Li+ insérés dans l'une des électrodes vers l'autre électrode selon un procédé d'insertion et de désinsertion connu. Selon la valeur de la tension U; appliquée aux deux électrodes E;, la migration des ions Li+ s'effectuera dans un sens ou dans l'autre. La même électrode E; peut ainsi jouer un rôle d'émetteur d'ion Li+ en donnant des ions Li+ par désinsertion ou un rôle de récepteur en acceptant les ions Li+ par insertion. Pour des raisons de clarté, dans la suite de la description, nous distinguerons une même électrode E; en la qualifiant d'électrode émettrice Er et d'électrode réceptrice E( selon qu'elle donne ou reçoit des ions Li+ à l'état actif. Ainsi, à l'état actif, la première électrode El constitue une électrode émettrice Eue de l'ion lithium et la seconde électrode E2 constitue une électrode réceptrice E2r de l'ion lithium en phase colorée. L'application d'une tension U12 entre des première et seconde électrodes, respectivement El et E2, provoque la désinsertion des ions Li+ de l'électrode émettrice Eue et l'insertion des ions Li+ dans l'électrode réceptrice E2r. La coloration associée au matériau électrochrome inorganique de l'électrode réceptrice E2r s'effectue alors de façon progressive. À l'état actif, le taux en ion lithium Q2' de l'électrode réceptrice E2r est supérieur ou égal au taux seuil en ion lithium Q2S et défini par l'équation (3) suivante : Q2r= (n2° + N)/ M2 (3) dans laquelle n2 représente le nombre de moles d'ion lithium dans l'électrode E2 à l'état inactif, N le nombre total de moles d'ions lithium reçues par l'électrode réceptrice E2` et provenant d'au moins la première électrode émettrice E1e et, M2 le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E2. Le nombre de moles d'ion lithium n2 de l'électrode réceptrice E2` est égal à la somme (n2°+ N) et répond à la condition suivante : n2 n2s L'électrode émettrice E1e devient, de préférence, transparente. À l'état actif, le taux en ion lithium Q1e de l'électrode émettrice E1e est, avantageusement, inférieur au taux seuil en ion lithium Q1s. Le nombre total N de moles d'ions Lithium reçues par l'électrode réceptrice E2` peut, avantageusement, provenir d'une ou de plusieurs électrodes émettrices E(. 20 Ainsi, lorsque le nombre total N de moles d'ions Li+ provient d'une unique électrode émettrice E1e, le passage de l'état inactif à l'état actif est obtenu par application d'une différence de potentiel U12 aux bornes des électrodes E1 et E2. La tension U12 est appliquée durant un temps d'application t12 déterminé de manière à ce que le nombre de moles de lithium n2 dans l'électrode 25 réceptrice E2r est supérieur ou égal à n2S. Ainsi, l'électrode E2 passe d'une phase non-colorée à l'état inactif à une phase colorée à l'état actif. Le temps d'application t12 varie en fonction de la cinétique de diffusion des ions Li+ de l'électrode émettrice E1e à l'électrode réceptrice E2`. Le temps 30 d'application t12 est, avantageusement compris entre 1 seconde et 100 secondes.15 En revanche, lorsque le nombre total N de moles d'ions Li+ provient de plusieurs électrodes émettrices Eie, le passage de l'état inactif à l'état actif est obtenu par applications successives de tensions Ui entre les couples d'électrodes (Eie , E2t) correspondants. Dans tous les cas, la somme des n i° des électrodes émettrices Er doit être supérieure ou égale à N. En d'autres termes, les électrodes émettrices E e doivent contenir suffisamment d'ions lithium pour que la condition suivante soit remplie : 10 Q2r z Q2s De même, à l'état initial, la somme des nombres de moles de lithium des électrodes Ei doit être supérieure ou égale au nombre de moles seuil de lithium de l'électrode réceptrice E2r. Ainsi, la condition suivante est remplie : 15 ni ? n2s avec niini étant le nombre de moles de lithium de l'électrode Ei à l'état initial. Le dispositif comporte, avantageusement, des première, seconde et troisième électrodes, respectivement, El, E2 et E3, pour l'affichage du bleu, 20 vert et rouge. À titre de premier exemple, on décrit ci-dessous les différentes étapes successives d'un procédé de fonctionnement du dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" décrit ci-dessus permettant le passage successif 25 d'un état transparent initial à une coloration bleue puis à une coloration rouge. La première électrode El est constituée par une couche d'oxyde de tungstène, WO3, capable de passer d'une phase non-colorée transparente à 30 une phase colorée en bleu par insertion d'ion Li+. La valeur de la transmittance seuil Tis est égale à 20% pour une longueur d'onde de 550 nm et le taux seuil en ion lithium QlS est fixé à 0,3 mole de Li+ par mole de WO3.5 Ainsi, on obtient une coloration bleue prononcée pour un taux en ion lithium QI supérieur ou égal à 0,3 mole de lithium par mole de WO3 . La seconde électrode E2 est constituée par une couche d'oxyde de vanadium V2O5, capable de passer d'une phase non-colorée transparente à une phase colorée en vert par insertion d'ion Li+. La valeur de la transmittance seuil Tes est égale à 50% pour une longueur d'onde de 550 nm et le taux seuil de lithium Q2s est fixé à 0,5 mole de Li+ par mole de V2O5. Ainsi, on obtient une coloration verte prononcée pour un taux en ion lithium Q2 supérieur ou égal à 0,5 mole de lithium par mole de V2O5. La troisième électrode E3 est constituée par une couche d'oxyde de tungstène dopé par de l'or, Au/WO3, capable de passer d'une phase non-colorée transparente à une phase colorée en rouge par insertion d'ion Li+. La valeur de la transmittance seuil Tas est égale à 50% pour une longueur d'onde de 550 nm et le taux en ion lithium seuil Q3s est fixé à 0,47 mole de Li+ par mole de Au/WO3. Ainsi, on obtient une coloration rouge prononcée pour un taux en ion lithium Q3 supérieur ou égal à 0,47 mole de lithium par mole de Au /WO3 . Etape 1 -Etat transparent initial À l'état initial, toutes les électrodes El, E2 et E3 situées dans la zone d'affichage Za ont, respectivement, un taux en ion lithium QI, Q2 et Q3 strictement inférieur à Qis, Q2s et Q3S. De même, chacun des taux en ion lithium QI, Q2 et Q3 est strictement supérieur à zéro. La cellule d'affichage 11 est à l'état inactif. Le nombre de moles de Li+ initial nl°, n2° et n3 dans les électrodes El, E2 et E3, est respectivement égal à 0,03 mole Li+/mole WO3, 0,27 mole Li+/mole V2O5 et 0,2 mole Li+/mole Au/WO3. En outre, les taux en ion lithium initiaux QI°, Q2° et Q3° sont égaux à, respectivement, 0,03, 0,27 et 0,2, en considérant que l'on a une mole de matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion du Li+ pour chacune des électrodes El, E2 et E3. Etape 2 - Coloration bleue La cellule d'affichage 11 passe à l'état actif par application d'une tension U12 correspondant à une différence de potentiel IU1-U21 de 1,5V entre les électrodes E1 et E2 durant un temps d'application t12 de quelques secondes. L'électrode E1 constitue l'électrode réceptrice E1r et l'électrode E2 l'électrode émettrice E2e. La tension U12 est appliquée durant un temps d'application t12 jusqu'à atteindre, dans l'électrode réceptrice E1', un taux en ion lithium QI' égal à 0,3 mole de Li+ par mole de W03. 1 o Le potentiel U1 est égal à 2,1V vs. Li+/Li et correspond au potentiel électrochimique de l'état final de l'électrode E1 pour Q1r égal à 0,3. Le potentiel U2 est égal à 3,6V vs. Li+/Li et correspond au potentiel électrochimique de l'état final de l'électrode E2 pour Q2 égal à 0. À l'état actif, le taux en ion lithium Q1' correspond alors à la formule (4) suivante : Q1 r_ (n1°+ n2°)/M1 (4) 20 Le taux en ion lithium Q1r étant supérieur à Q1s, l'électrode réceptrice E1' prend alors une couleur bleue prononcée. Le taux en ion lithium Q2 de l'électrode émettrice E2e est égal à 0. L'électrode émettrice E2e est alors transparente. 25 Lorsqu'on arrête d'appliquer la tension U12 entre les électrodes E1 et E2, on revient à un nouvel état inactif dans lequel Q1° est égal à 0,3 mole Li+/mole W03 et Q2° à 0. La coloration bleue de l'électrode E1 persiste. Il n'y a pas de migration spontanée des ions Li+ de l'électrode E1 vers l'électrode E2 ou vers 30 l'électrolyte solide 15. 15 19 Pour que la cellule d'affichage 11 passe d'une couleur bleue à une couleur rouge, on passe d'abord d'une coloration bleue à l'état transparent initial puis de l'état initial transparent à une coloration rouge. Etape 3 -Etat transparent initial À partir du dispositif d'affichage produisant une coloration bleue décrit ci-dessus, on applique une tension -U12 égale à -1,5V entre les première et seconde électrodes, E2 et E1, durant un temps d'application t21 de quelques secondes. On passe ainsi de l'état inactif précédent où Q1° = 0,3 mole Li+/mole WO3 et Q2° = 0 mole Li+/mole V2O5 à un nouvel état actif. Lors de cette étape, l'électrode E1 constitue l'électrode émettrice E1e et l'électrode E2 l'électrode réceptrice E2r. La tension U21 est appliquée durant un temps d'application t21, avantageusement égal à t12, pour faire migrer les ions Li+ de E1e vers E2r jusqu'à revenir à un Q1 égal à 0,03 et un Q2' égal à 0,27. Lorsqu'on arrête d'appliquer la tension U21 entre les électrodes E1 et E2, on revient à un nouvel état inactif dans lequel Q1° est égal à 0,03 mole Li+/mole WO3 et Q2° à 0,27 mole Li+/mole V2O5. Etape 4 -Coloration rouge Comme précédemment, pour le passage de l'état transparent à la coloration bleue, la cellule d'affichage 11 passe à l'état actif par application d'une tension U32 correspondant à une différence de potentiel IU3-U21 de 2V entre les électrodes E3 et E2 durant un temps d'application t32 de quelques secondes. L'électrode E3 constitue l'électrode réceptrice E3' et l'électrode E2 l'électrode émettrice E2e. La tension U32 est appliquée durant un temps d'application t32 jusqu'à atteindre, dans l'électrode E3r, un taux en ion lithium Q3r égal à 0,47 mole de Li+ par mole de Au/WO3. Le taux en ion lithium Q2 de l'électrode émettrice E2e est égal à O. L'électrode émettrice E2e devient alors transparente. Le taux en ion lithium Q3r de l'électrode réceptrice E3r correspond alors à la formule (5) suivante : Q3 _ (n3° + n2°)/M3 (5) Le taux en ion lithium Q3r étant supérieur au taux seuil en lithium Q3s de l'électrode réceptrice E3r, l'électrode réceptrice E3r prend une couleur rouge 1 o prononcée. Selon un second mode de réalisation particulier, le dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" est identique au premier mode de réalisation à l'exception du fait qu'il comporte au moins trois électrodes E; formant, à l'état 15 actif, une électrode réceptrice E( et au moins deux électrodes émettrices E. Ce mode de réalisation particulier est particulièrement avantageux pour des matériaux électrochromes inorganiques nécessitant une forte concentration en ion Li+, pour passer d'une phase non-colorée à une phase colorée c'est-à-dire ayant une valeur de Q;s élevée, par exemple supérieure à 1 mole de 20 lithium. Selon ce mode de réalisation particulier, le nombre total de moles d'ion Li+ reçues par l'électrode réceptrice E(, N, provient d'au moins les deux électrodes émettrices E;e. N est avantageusement égal à la somme des n i° 25 des électrodes émettrices E. À titre de second exemple, on décrit ci-dessous les différentes étapes successives du procédé de fonctionnement du dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" selon le second mode de réalisation particulier 30 permettant le passage successif d'un état transparent initial à une coloration verte. Etape 1 -Etat transparent initial L'étape 1 est identique à l'étape 1 du premier exemple décrit ci-dessus. Etape 2 - Coloration verte La cellule d'affichage 11 passe à l'état actif par application successive d'une tension U21 correspondant à une différence de potentiel IU2-UiI de 0,3 V entre les électrodes E2 et E1 puis d'une tension U23 correspondant à une différence de potentiel IU2-U31 de 0,4 V entre les électrodes E2 et E3. Les tensions U21 et U23 sont successivement appliquées durant un temps d'application, respectivement t21 et t23, de quelques secondes. L'électrode E2 constitue l'électrode réceptrice E2r et les électrodes E1 et E3 constituent les électrodes émettrices E1e et E3 e. Chaque taux en ion lithium Q1 et Q3, respectivement, des électrodes émettrices E1e et E3e est égal à O. Les électrodes émettrices E1e et Es' deviennent transparentes. Le taux en ion lithium Q2r de l'électrode réceptrice E2' est alors égal à 0,5 selon l'équation (3) dans laquelle : N= En;' = n1°+ n3° avec nie est le nombre de moles d'ion Li+ provenant de l'électrode émettrice Ee. Lorsque le taux en ion lithium Q2r est supérieur ou égal à Q2s, l'électrode réceptrice E2' prend une couleur verte prononcée. Selon un troisième mode de réalisation particulier représenté à la figure 4, le dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" comporte au moins trois électrodes E; formant à l'état actif deux électrodes réceptrices E( et une électrode émettrice Ee. 30 Comme représenté à la figure 4, le dispositif selon ce mode de réalisation particulier comporte trois électrodes E1, E2 et E3 situées dans la zone25 d'affichage Za et au moins une électrode E4 additionnelle située dans la zone de non-affichage Zna. L'électrode E4 peut être formée par une couche en matériau d'insertion et de désinsertion du lithium, avantageusement, en matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion du lithium. L'électrode E4 additionnelle constitue un réservoir d'ions lithium. L'électrode E4 permet d'alimenter successivement ou simultanément toutes les électrodes actives El, E2 et E3. En cours de fonctionnement, le dispositif vieillit et une électrode peut perdre du lithium et passer ainsi en dessous du taux de lithium nécessaire pour l'affichage d'une couleur. Le lithium manquant peut alors être fourni par l'électrode E4 additionnelle. La quatrième électrode E4 est disposée de façon adjacente par rapport aux première, seconde et troisième électrodes, respectivement El, E2 et E3. La quatrième électrode E4 peut également être disposée de façon adjacente à l'empilement de manière à se situer dans la zone de non-affichage Zna. Ainsi, l'électrode E4 peut être en matériau électrochrome et peut changer de couleur au cours du fonctionnement du dispositif sans interférer avec l'affichage des autres couleurs des électrodes actives El, E2 et E3 puisque l'électrode E4 se situe dans la zone de non-affichage Zna. Alternativement, la quatrième électrode E4 peut être en matériau d'insertion et de désinsertion du lithium non électrochrome. Dans ce cas, la quatrième électrode E4 peut se situer dans la zone d'affichage Za visible puisqu'elle ne présentera pas de changement de couleur au cours du fonctionnement du dispositif. La quatrième électrode E4 est déposée sur une cinquième couche conductrice 18 située sur le substrat 12, entre les première et quatrième couches conductrices, respectivement 13 et 17 (figure 4). La cinquième couche conductrice 18 est reliée à un circuit extérieur (non représenté) pour permettre la connexion électrique de la quatrième électrode E4. Selon une variante non représentée, le dispositif d'affichage électrochrome comporte au moins deux cellules d'affichage identiques à celle décrite ci-dessus, disposées de façon adjacente l'une par rapport à l'autre sur le substrat. Les cellules d'affichages sont alimentées de façon indépendante et peuvent ainsi former des pixels indépendants dans le dispositif d'affichage électrochrome de l'invention. Selon une autre variante non représentée, le dispositif d'affichage électrochrome comporte au moins deux cellules d'affichage, identiques à celle décrite ci-dessus, empilées l'une au-dessus de l'autre. L'empilement de cellules d'affichage permet, avantageusement, d'obtenir un effet tridimensionnel par superposition de couleurs selon tout procédé connu. Contrairement à l'état de l'art, dans le dispositif d'affichage électrochrome "tout" solide selon l'invention, l'électrolyte solide conducteur ne joue pas le rôle de réservoir d'ion lithium Li+ mais uniquement un rôle de conducteur ionique pour le transfert des ions Li+ entre les électrodes E. À l'état actif, la ou les électrodes réceptrices E( sont alimentées en ions Li+ par l'une ou plusieurs autres électrodes E; du dispositif d'affichage constituant alors, à l'état actif, une ou plusieurs électrodes émettrices Er. Ainsi, le dispositif d'affichage électrochrome selon l'invention présente des performances améliorées, supérieures à celles de l'art antérieur. En particulier, le dispositif d'affichage polychromatique selon l'invention est fiable et performant, et présente des temps de réponse courts et une résistance à l'usure élevée. Le dispositif d'affichage électrochrome selon l'invention offre la possibilité d'afficher une large gamme de couleurs et sa fabrication est compatible avec les techniques de fabrication industrielle, notamment, pour une application dans le domaine industriel d'affichage d'informations statiques à grande surface. REVENDICATIONS1. Dispositif d'affichage électrochrome "tout solide" formé par au moins une cellule d'affichage (11) ayant un état initial, au moins un état inactif et au moins un état actif, ladite cellule (11) comportant, sur un substrat (12), un empilement d'au moins une première électrode E1 et une seconde électrode E2 séparées par un électrolyte solide (15) conducteur d'un ion spécifique, le passage d'un état inactif à un état actif étant obtenu par application d'au moins une tension U12 entre les première et seconde électrodes, E1 et E2, durant un temps t12, caractérisé en ce que chacune des électrodes E1 et E2 est formée par un matériau électrochrome inorganique d'insertion et de désinsertion dudit ion spécifique et possède : - un taux en ion spécifique Q; répondant à l'équation (1) suivante : Q;= n; / M; (1) dans laquelle n; représente le nombre de moles d'ions spécifiques dans une électrode E; et, M; le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E; , et - un taux seuil en ion spécifique Q;s déterminant la transition réversible d'une phase non-colorée vers une phase colorée de ladite électrode E; lorsque le taux en ion spécifique Q; devient supérieur ou égal audit taux seuil Qis, et en ce qu'à l'état actif, la première électrode E1 constitue une électrode émettrice El' dudit ion spécifique et la seconde électrode E2 constitue une électrode réceptrice E2r dudit ion spécifique en phase colorée, le taux en ion spécifique Q2' de ladite électrode réceptrice E2r étant supérieur ou égal au taux seuil Q2S et défini par l'équation (3) suivante : Q2r= (n2° + N)/ M2 (3) dans laquelle 24 n2 représente le nombre de moles d'ion spécifique dans l'électrode E2 à l'état inactif, N le nombre total de moles d'ion spécifique reçues par l'électrode réceptrice E2r et provenant d'au moins la première électrode émettrice E1e et, M2 le nombre de moles du matériau électrochrome inorganique dans l'électrode E2. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce en ce qu'à l'état actif, le taux en ion spécifique Qie de l'électrode émettrice E1e est inférieur au taux seuil Qis. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'ion spécifique est l'ion lithium. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte des première, seconde et troisième électrodes, respectivement El, E2 et E3, pour l'affichage du bleu, vert et rouge. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte au moins trois électrodes E;, formant à l'état actif, une électrode réceptrice E( et au moins deux électrodes émettrices E;e 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte une électrode additionnelle en matériau d'insertion et de désinsertion de l'ion spécifique. 7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte une zone d'affichage Za et une zone de non-affichage Zna et en ce que l'électrode additionnelle est située dans la zone de non-affichage Zna. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte une zone d'affichage Za et en ce qu'à l'état initial, toutes30 les électrodes E; situées dans la zone d'affichage Za ont un taux en ion spécifique Q; strictement inférieur à Q. 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'à l'état initial, toutes les électrodes E; situées dans la zone d'affichage Za ont un taux en ion spécifique Q; strictement supérieur à zéro. 10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que le substrat (12) est choisi parmi un matériau transparent, opaque et un matériau comportant une surface réfléchissante. 11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux cellules d'affichage (11) adjacentes l'une par rapport à l'autre sur le substrat (12). 12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte au moins deux cellules d'affichage (11) empilées l'une au-dessus de l'autre.15
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FR2960074A1
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20111118
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PROCEDE DE COMMANDE D'UNE CELLULE DE TRAVAIL AUTOMATISEE L'invention concerne un procédé de commande d'une cellule de travail comprenant un robot, une centrale de commande, un dispositif de contrôle du robot et un bus de communication entre la centrale de commande et le dispositif de contrôle du robot. Dans le domaine du pilotage de bras robotisés, il est connu qu'une centrale de commande communique, par l'intermédiaire d'un bus, avec des contrôleurs d'axes adaptés pour piloter des moteurs permettant de mouvoir les différentes parties d'un robot. Une telle centrale de commande interprète les consignes de mouvement données par un utilisateur ou un programme créé par l'utilisateur, de façon à définir des consignes de mouvement de chacun des axes de mouvement du robot. Les mouvements des parties du robot par rapport aux différents axes sont calculés au niveau de la centrale de commande en appliquant un modèle géométrique inverse qui dépend du type de bras de robot utilisé. Pour déplacer effectivement les différentes parties du robot, chacun des moteurs se voit ordonner des déplacements correspondant aux consignes de mouvement d'axes. Ces déplacements sont calculés en appliquant le modèle cinématique des transmissions propre au bras de robot qui tient compte des rapports de réductions et d'éventuelles équations de couplage. Il est en effet courant que le déplacement d'un axe soit le résultat de la commande de deux ou plusieurs moteurs. Dans la mesure où chaque robot comporte des caractéristiques cinématiques spécifiques, il est nécessaire d'incorporer à la centrale de commande des caractéristiques inhérentes au type de robot utilisé tels que le modèle cinématique inverse et le modèle cinématique des transmissions. Ceci a pour effet de rendre les programmes incorporés à la centrale de commande relativement complexes et peu versatiles puisqu'ils doivent être modifiés si le type de robot utilisé change. De plus, les programmes mis en oeuvre par la centrale de commande doivent traiter les contraintes de fonctionnement liées à la spécificité d'un bras de robot qui fait que chaque commande ou évènement concernant un moteur peut nécessiter un traitement qui implique les autres moteurs du bras de robot. Par exemple, en cas de défaillance d'un des moteurs du bras de robot, les autres moteurs doivent être stoppés et l'ensemble des moteurs du bras de robot doit être déclaré hors service. C'est à ces inconvénients qu'entend remédier l'invention en proposant un nouveau procédé de commande d'une cellule de travail automatisée, permettant de simplifier la programmation de la centrale de commande, d'améliorer la vitesse de communication avec les différents contrôleurs d'axes ainsi que d'améliorer la précision de la commande du robot. 2 A cet effet, l'invention concerne un procédé de commande d'une cellule de travail automatisée, incluant au moins un bras de robot avec au moins trois degrés de liberté pilotés suivant plusieurs axes de commande, une centrale de commande, un dispositif de contrôle du bras de robot, incluant plusieurs contrôleurs de moteurs pilotant chacun le fonctionnement d'un moteur adapté pour manoeuvrer au moins une partie du bras de robot, et un bus de communication entre la centrale de commande et le dispositif de contrôle du bras de robot. Ce procédé est caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : a) associer à chaque axe de commande de mouvement du bras de robot un contrôleur d'axe fictif censé recevoir des consignes et piloter au moins un moteur en fonction de ces consignes ; b) déterminer, au niveau de la centrale de commande pour chaque axe de commande de mouvement du bras de robot, des consignes destinées au contrôleur d'axe fictif correspondant à chacun de ces axes ; c) transmettre les consignes, déterminées à l'étape b) à une unique unité de calcul appartenant au dispositif de contrôle du bras de robot ; Le pilotage d'un bras de robot s'appuie sur l'identification d'axes de commande de mouvement, c'est-à-dire des grandeurs géométriques telles que des longueurs ou des angles qui permettent d'exprimer le mouvement de l'extrémité du bras de robot. Grâce à l'invention, le programmeur de la centrale de commande peut considérer chacun des axes de commande de mouvement du bras de robot comme un axe indépendant avec lequel il communique de la même façon qu'avec un contrôleur d'axe d'un autre moteur qui ne ferait pas partie d'un bras de robot. La présence de l'unité de calcul dans le dispositif de contrôle du robot permet de simplifier la programmation de la centrale de commande, dans la mesure où celle-ci n'a pas à incorporer des données spécifiques à chaque bras de robot et ne doit pas gérer la communication avec chacun des contrôleurs de moteurs. Suivant une première possibilité, chaque axe de commande de mouvement du bras de robot correspond à un degré de liberté du bras de robot. Le programmeur de la centrale de calcul est alors dispensé de la connaissance du modèle cinématique des transmissions. Suivant une deuxième possibilité, chaque axe de commande de mouvement du bras de robot correspond à un axe cartésien ou une rotation correspondante de déplacement de l'extrémité du bras de robot. Le programmeur de la centrale de commande est alors dispensé de la connaissance du modèle géométrique inverse du bras de robot. Ce modèle est appliqué au niveau de l'unité de calcul appartenant au dispositif de contrôle du bras de robot. Le programmeur peut envisager de changer de type de bras de robot sans avoir à remettre à jour un modèle cinématique inverse mise en oeuvre par la centrale de commande. Selon des caractéristiques avantageuses mais non obligatoires de l'invention, un tel procédé de commande peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises avec toute combinaison techniquement admissible : - Le procédé comprend des étapes supplémentaires consistant à d) déterminer, au sein de l'unité de calcul et à partir des consignes reçues de la centrale de commande, des ordres pour le moteur piloté par chaque contrôleur de moteur ; e) transmettre à chaque contrôleur de moteur un ordre, déterminé à l'étape d), pour le moteur piloté par ce contrôleur de moteur. Comme la détermination des consignes incluant les calculs des ordres de mouvement pour chacun des moteurs du robot est effectuée, dans l'unité de calcul qui appartient au dispositif de contrôle du robot, en prenant en compte l'ensemble des consignes émises par la centrale de commande, on peut optimiser le fonctionnement du robot et de la cellule de travail robotisée. De plus, l'unité de calcul met en oeuvre les traitements imposés par la spécificité d'un bras de robot. Elle épargne ainsi au programmeur de la cellule de la centrale de commande la nécessité d'incorporer des procédures d'arrêt ou de démarrage sophistiquées qui relèvent du savoir faire des roboticiens. - Le procédé comprend des étapes supplémentaires consistant à : f) transmettre, à partir de chaque contrôleur de moteur et à destination de l'unité de calcul, la position du moteur qu'il pilote ; g) calculer, au sein de l'unité de calcul et sur la base de l'ensemble des positions des moteurs, les positions de chacun des axes de commande de mouvement du bras de robot ; et h) transmettre à la centrale de commande les positions de chacun des axes de commande calculées à l'étape g). - Avantageusement, l'unité de calcul tient compte dans le calcul de l'étape g) des dates de mesure des positions des moteurs et de la date de la transmission à la centrale de commande des positions de chacun des axes de commande du bras de robot pour corriger les positions des axes de commande de mouvement du bras de robot en fonction du mouvement présumé du bras de robot. L'unité de calcul améliore ainsi sa synchronisation avec la centrale de commande. - A l'étape d) des ordres de mouvements comprenant les positions à atteindre pour chaque moteur pour respecter les consignes émises par la centrale de commande sont calculés. - A l'étape d), le calcul des ordres de mouvements pour chaque moteur s'accompagne d'une prévision du couple à fournir pour chaque moteur, basée sur les consignes émises par la centrale de commande. - Le procédé comprend une étape consistant à : i) transmettre à la centrale de commande un signal représentatif de l'état de mise sous tension du robot, dans lequel le robot est respectivement déclaré comme prêt à fonctionner ou mis hors tension, seulement si tous les moteurs sont mis sous tension ou mis hors tension et freinés. - Le procédé comporte une étape consistant à : j) transmettre, à partir de l'unité de calcul et à destination de la centrale de commande, un signal représentatif de l'état de fonctionnement de toutes les parties du robot, dans lequel toutes les parties du robot sont déclarées comme étant en défaut, si au moins une de ces parties est détectée comme ne fonctionnant pas. - Le bus supporte un mode de communication synchrone. - Le bus fonctionne sur un modèle d'interface de type SERCOS. - La centrale de commande communique avec les contrôleurs d'axes fictifs associés aux axes de commande de mouvement du bras de robot en utilisant les commandes du profil de matériel « Profile drive ». Ces commandes standard associées au profil de matériel « profile drive » sont largement utilisées pour la programmation des contrôleurs d'axe isolés. Le programmeur n'a pas à développer ou à utiliser des commandes spécifiques pour mettre en oeuvre un bras de robot dans une cellule de travail automatisée. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un procédé de commande d'une cellule de travail automatisée conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 est un schéma structurel d'une cellule de travail automatisée mettant en oeuvre un procédé de commande conforme à l'invention ; la figure 2 est un schéma fonctionnel de principe qui fait apparaître les fonctions principales et les flux de communication en relation avec le procédé de commande conforme à l'invention. Comme représenté à la figure 1, une cellule de travail automatisée 2 comprend un bras de robot 4, un dispositif 6 de contrôle du bras de robot 4, une centrale de commande 8 ainsi que deux actionneurs électriques partiellement représentés. Le bras de robot 4 est ici constitué par un bras robotisé à six axes référencés Al à A6. Le terme « axe » est ici utilisé au sens robotique, c'est-à-dire concerne un degré de liberté. Dans le cas d'espèce, les degrés de liberté ou axes Al à A6 sont des rotations. Le dispositif 6 de contrôle du robot est disposé à proximité du bras de robot 4 et comprend six contrôleurs de moteurs 61 à 66. Chacun de ces contrôleurs de moteurs 61 à 66 est adapté pour piloter le fonctionnement d'un moteur M1 à M6 apte à manoeuvrer une partie du bras de robot 4. L'actionnement du moteur M1 permet la rotation d'ensemble de la partie du bras de robot 4 située entre l'axe Al et l'extrémité mobile du bras de robot (4) sans qu'aucun autre axe ne tourne sur lui-même. De même, l'actionnement des moteurs M2, M3, M4 et M6 permettent respectivement la rotation isolée des axes A2, A3, A4 et A6. En revanche, l'actionnement du moteur M5 a pour conséquence la rotation des axes A5 et A6. Il existe un couplage entre les axes A5 et A6 et une rotation isolée de l'axe A5 requiert l'actionnement des moteurs M5 et M6. Chacun des moteurs M1 à M6 est équipé d'un codeur 12 placé sur l'arbre du moteur, permettant de mesurer la position angulaire de l'arbre du moteur et de délivrer un signal électrique Si2i, pour i entier entre 1 et 6, contenant l'information de cette position. Chacun des deux actionneurs électriques est manoeuvré par un moteur M21 et M22, chacun de ces moteurs étant respectivement piloté par un contrôleur d'axe 121 et 122 et associé à un codeur 12 qui délivre un signal de position S1221 ou S1222. Comme représenté schématiquement à la figure 2, la centrale de commande 8 commande le fonctionnement de la cellule automatisée 2 à partir de programmes 30 créés par des utilisateurs pour la réalisation d'actions précises, comme par exemple l'assemblage d'un objet nécessitant des mouvements du bras de robot 4 et d'éventuelles actions d'un préhenseur ou d'un convoyeur qui comprend les actionneurs électriques manoeuvrés par les moteurs M21 et M22. Par exemple, de tels programmes peuvent contenir des suites de coordonnées cartésiennes à atteindre par l'extrémité du bras de robot 4. En variante, les actions peuvent être décidées en temps réel par l'utilisateur à partir d'un panneau de contrôle 32 fixe ou portatif accessible à l'utilisateur ou au programmeur de la cellule de travail automatisée 2. La centrale de commande 8 communique avec le dispositif de contrôle 6 par l'intermédiaire d'un bus de terrain 14, fonctionnant de préférence sur le modèle d'interface temps réel série SERCOS 3. La centrale de commande 8 est « maître » alors que le dispositif de contrôle 6 est « esclave ». Le dispositif de contrôle 6 comporte une carte de communication 60 dédiée à la communication avec la centrale de commande 8 par l'intermédiaire du bus de terrain 14. Le dispositif de contrôle 6 comporte également une unité de calcul 10, dont la fonction est d'assurer l'élaboration et la transmission de consignes telles que des ordres de mouvements ou de mise sous tension vers les contrôleurs de moteurs 61 à 66. L'unité de calcul 10 comprend notamment à cet effet des microprocesseurs et des mémoires. L'unité de calcul 10 est adaptée pour communiquer avec chacun des contrôleurs de moteurs 61 à 66. De cette façon, chaque transmission de données entre les contrôleurs de moteurs 61 à 66 et la centrale de commande 8 est gérée par l'unité de calcul 10, aussi bien des contrôleurs de moteurs vers la centrale que de la centrale vers les contrôleurs de moteurs. Les axes de commande du bras de robot 4 sont choisis comme étant les axes Al à A6 qui correspondent aux degrés de liberté du bras de robot 4. Lors de la phase d'initialisation propre au modèle d'interfaçage SERCOS 3, la communication est définie de sorte que chaque axe Al à A6 du bras de robot 4 est associé à un contrôleur d'axe fictif. Ces contrôleurs d'axes fictifs sont censés recevoir des consignes de la centrale de commande 8, de la même façon que des contrôleurs d'axes génériques et piloter au moins un moteur sur la base de ces consignes. Ils sont déclarés comme conformes au profil de matériel « Profil drive » qui définit un ensemble de commandes pour la configuration, le pilotage, l'interrogation des états et des positions, le diagnostic et la supervision. Les consignes élaborées par la centrale de commande 8 sur la base des commandes associées au profil de matériel « Profil drive » et exploitables par les contrôleurs d'axe fictifs sont réceptionnées par l'unité de calcul 10. Chaque contrôleur d'axe fictif se voit attribuer une adresse au même titre que les deux contrôleurs d'axe 121 et 122 qui commandent les actionneurs extérieurs au bras de robot 4 et présents dans la cellule de travail automatisée 2. Le procédé de commande selon l'invention s'applique à la phase de mise sous tension de tous les moteurs du bras de robot 4 préalable à toute opération du bras de robot de la cellule de travail automatisée 2. Cette mise sous tension est initiée par la centrale de commande 8 qui émet sur le bus 14 un ou plusieurs télégrammes de données maître comportant des consignes Co;, avec i entre 1 et 6, de mise sous tension de chacun des axes Al à A6. La carte de communication 60 du dispositif de contrôle 6 capte ces télégrammes. Elle adresse alors des demandes d'interruption à l'unité de calcul 10 qui récupère ces télégrammes, en extrait les consignes Co; pour chacun des axes Al à A6 du bras de robot 4 et procède à leur traitement. Le protocole d'interfaçage SERCOS 3 prévoit que chacun des dispositifs connectés sur le bus 14 est instruit de la localisation des données qui le concernent dans un télégramme de données maître. L'unité de calcul 10 enregistre les consignes de mise sous tension et émet un télégramme de réponse à destination de la centrale de commande 8 dans lequel les axes concernés par la consigne sont déclarés comme étant mis sous tension. Les moteurs ne sont réellement mis sous tension et les freins desserrés qu'après réception de la dernière consigne de mise sous tension émise par la centrale de commande 8. Des ordres de mise sous tension 02;, avec i entre 1 et 6, pour chaque moteur M1 à M6 sont envoyés par l'unité de calcul 10 à chaque contrôleur de moteur 61 à 66. Lorsque tous les moteurs sont mis sous tension et lorsque l'unité de calcul 10 a reçu des contrôleurs de moteurs 61 à 66 l'information que chacun des moteurs M1 à M6 est sous tension, un télégramme To, indiquant à la centrale de commande 8 que le dernier axe est prêt à fonctionner, est émis par l'unité de calcul 10, à travers la carte 60. Pour le programmeur de la centrale de commande 8, les ordres de mise sous tension des moteurs M1 à M6 des axes Al à A6 du bras de robot 4 sont semblables à ceux de mise sous tension des autres moteurs M21 et M22 mis en oeuvre dans la cellule automatisée 2 puisque les axes du bras de robot 4 et les deux autres axes sont connus de la centrale de commande 8 comme conformes au profil de matériel « Profile drive ». Comme l'unité de calcul 10 considère l'ensemble des consignes destinées à chacun des axes Al à A6 du bras de robot 4 pour gérer la mise sous tension des différents moteurs, la programmation de la centrale de commande 8 est simplifiée. Lorsque la cellule automatisée 2 réalise le processus qu'elle automatise, la centrale de commande 8 exécute un programme de fonctionnement 30 qui contient des ordres de mouvement que le robot doit exécuter. A chaque cycle de communication, les consignes de mouvement C,;, avec i entre 1 et 6 pour chaque axe Al à A6 associé à un contrôleur d'axe fictif du bras de robot 4 sont calculées par un générateur de trajectoire 34 qui met en oeuvre un modèle géométrique inverse 36 lorsque les ordres de mouvement du bras de robot 4 expriment les coordonnées cartésiennes d'un déplacement de son extrémité. Conformément au protocole d'interfaçage SERCOS 3, pour chaque cycle de communication défini, l'intégralité des consignes C,; de mouvements d'axes est envoyée sur le bus sous la forme d'un télégramme de données maître T,(C,;). La carte de communication 6 reçoit ce télégramme. Elle adresse alors une demande d'interruption à l'unité de calcul 10 qui récupère le télégramme, en extrait les consignes C,; de mouvements d'axes et procède à leur traitement. Lors de ce traitement, l'unité de calcul 10 calcule des ordres de mouvements 0,;, avec i entre 1 et 6, pour chacun des moteurs M1 à M6 pilotés par les contrôleurs de moteurs 61 à 66. Les ordres de mouvements O,; pour chacun des moteurs sont calculés à partir de l'ensemble des consignes C,; reçues en provenance de la centrale de commande 8 en appliquant le modèle cinématique des transmissions 38. Ces ordres comprennent les positions à atteindre pour les moteurs. Le calcul prend alors en compte le couplage existant entre l'axe A5 et l'axe A6, le mouvement de l'axe A5 nécessitant la mise en oeuvre des moteurs M5 et M6. Le calcul des ordres de mouvement 01; pour chaque moteur tient également compte des rapports de réduction entre les moteurs et les axes de rotation de robot. Les ordres de mouvements 01; pour chaque moteur M1 à M6 sont transmis au contrôleur de moteurs 61 à 66 de chacun des moteurs qui, se chargent de déterminer et de réguler le courant d'alimentation des phases des moteurs. La position angulaire des arbres de chaque moteur est détectée grâce au codeur 12 placé sur l'arbre de chaque moteur. Cette information transmise à chaque contrôleur de moteur sous la forme de signaux S121 à S126 permet l'asservissement 48 du courant d'alimentation des phases des moteurs. L'unité de calcul 10 dispose également au travers de ses connections avec les contrôleurs de moteurs 61 à 66 de la position angulaire des arbres de chaque moteur du bras de robot 4 et calcule les positions angulaires P;, avec i entier entre 1 et 6, des parties mobiles autour des axes Al à A6 du bras de robot 4 en appliquant un modèle cinématique inverse des transmissions 40. Du fait du couplage des axes A5 et A6, les positions angulaires des arbres des moteurs M5 et M6 interviennent dans la détermination de la position angulaire P6 de l'axe A6. L'unité de calcul 10 peut également, à partir des mesures, calculer les vitesses de rotation des parties mobiles autour des axes du robot, les couples fournis lors de ces mouvements, ou toute autre donnée utile. Dès lors et suivant le protocole de communication SERCOS 3, à chaque cycle de communication synchrone, l'unité de calcul 10 du robot élabore un télégramme de données T'1 qui contient les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4 et le transmet à la centrale de commande 8 au travers de la carte de communication 60. Ces informations sont alors exploitables par le programme 30 qui régit le fonctionnement de la cellule automatisée 2. La centrale de commande 8 peut appliquer un modèle géométrique direct 42 pour obtenir par exemple la position cartésienne Pc de l'extrémité du bras de robot 4 qui pourra ensuite être affichée sur le panneau de contrôle 32. Le comportement du bras de robot 4 est sensiblement amélioré si l'asservissement de chaque moteur tient compte d'une prédiction du couple F;, avec i entre 1 et 6, appliqué aux articulations du fait de la gravité ou des efforts d'inertie. Cette prédiction de couple F; est établie pour chaque moteur du bras de robot 4 au niveau de l'unité de calcul 10 qui met en oeuvre un modèle dynamique 44. Le modèle dynamique s'appuie sur la connaissance des consignes de mouvement C1; de chaque axe qui permettent d'évaluer les accélérations requises au niveau de chaque partie du bras de robot 4. Compte tenu de la structure du bras de robot 4, la prédiction du couple F; sur l'arbre de chaque moteur du bras de robot 4 doit prendre en compte les consignes de mouvement C,; de tous les axes Al à A6. Une fois la prédiction de couple F; établie, elle est traduite en consigne de courant en appliquant les données ou « constantes » 46 des moteurs et transmise aux contrôleurs de moteurs 61 à 66 pour être incorporée en entrée des boucles de contrôle 50 des courants d'alimentation des phases des moteurs. Suivant une variante, le calcul de la prévision du couple F; à fournir au niveau de chaque articulation peut utiliser également les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4. Le procédé selon l'invention prend également en compte les éventuels défauts de fonctionnement de chacune des parties du robot 4. L'unité de calcul 10 du dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 supervise le fonctionnement de l'ensemble des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Il met en oeuvre des logiciels qui permettent de détecter les défauts de fonctionnement au niveau des contrôleurs de moteurs 61 à 66, des moteurs M1 à M6 ou des codeurs 12. Dans le cas où une panne d'un moteur se produit, l'unité de calcul 10 procède à l'arrêt de tous les autres moteurs du bras de robot 4 et commande l'émission, à destination de la centrale de commande 8, d'un télégramme de données T2 dans lequel non seulement l'axe dont la rotation est normalement permise par le moteur en question est déclaré comme étant en défaut de fonctionnement, mais également tous les axes du bras de robot 4. En d'autres termes, un défaut de fonctionnement sur l'un des axes du bras de robot 4 entraîne la déclaration de l'impossibilité de fonctionner de l'ensemble du bras de robot. Cette information est envoyée à la centrale de commande 8. Dans la mesure où la centrale de commande 8 n'a pas à gérer la mise en défaut de tous les axes du robot, sa programmation est simplifiée. Cela permet d'éviter la communication entre chaque contrôleur de moteurs 61 à 66 et la centrale de commande 8, ce qui accélère le traitement des défauts et améliore la sécurisation du bras de robot 4. Comme il vient d'être décrit, l'unité de calcul 10 assure la cohérence du comportement du bras de robot 4 en cas de défaut sur l'un des axes Al à A6. Il en est de même lors de la mise hors tension d'un des axes du bras de robot 4. Chacun des moteurs mi à M6 doit alors nécessairement être mis hors tension. De plus, pour des raisons de sécurité, la mise hors tension d'un moteur doit être précédée du serrage de freins permettant d'arrêter la rotation des moteurs. La consigne de mise hors tension du bras de robot 4 en provenance de la centrale de commande 8 est appliquée par l'unité de calcul 10 à chacun des contrôleurs de moteurs. Dès qu'une consigne, de mise hors tension d'un des axes Ai, avec i entier entre 1 et 6 du bras de robot 4, est détectée par l'unité de calcul 10, cette consigne est généralisée à tous les moteurs M1 à M6 du bras de robot 4 L'unité de calcul 10 envoie alors à chaque contrôleur de moteur 61 à 66 un ordre O';, avec i entre 1 et 6, de mise hors tension des moteurs M1 à M6. Lors de la coupure effective du courant, l'unité de calcul 10 s'assure que les arbres de chacun des moteurs du bras de robot 4 sont bien freinés afin d'éviter tout accident. Lorsque toutes les vérifications sont effectuées, l'unité de calcul 10, émet, un télégramme T3 spécifiant à la centrale de commande 8 que tous les axes Ai, avec i entier entre 1 et 6, du bras de robot 4 ont été mis hors tension. Le procédé de l'invention permet l'amélioration de la synchronisation des mouvements gérés par la centrale de commande 8. Il s'appuie sur un modèle de communication client-serveur dans lequel la centrale de commande 8 est le serveur. Le bus 14 permet un mode de communication synchrone. La communication entre la centrale de commande 8 et le dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 par l'intermédiaire du bus 14 se fait à une fréquence, dite fréquence de communication, dont la valeur est adaptée au nombre de dispositifs, tels que les contrôleurs de moteurs, à commander. L'unité de calcul 10 fonctionne à une fréquence, dite fréquence de contrôle, dont la valeur est plus élevée que celle de la fréquence de communication. L'asservissement effectué au sein d'un contrôleur de moteurs 61 à 66 se fait à une fréquence, dite fréquence d'asservissement, dont la valeur est plus élevée que celle de la fréquence de contrôle. Des calculs d'interpolations sont donc nécessaires entre chaque transmission d'ordre de mouvement O,; pour les moteurs de l'unité de calcul 10 au contrôleur de moteur. Ces calculs sont effectués, au sein de chaque contrôleur de moteurs 61 à 66. Le programme de fonctionnement de la cellule de travail automatisée 2 mis en oeuvre par la centrale de commande 8 génère des consignes C,; et nécessite la connaissance des positions angulaires P; des axes du bras de robot 4. A chaque transmission de consigne C,;, la centrale de commande 8 demande les positions angulaires de chacun des axes du bras de robot 4. L'unité de calcul 10 dispose des positions des arbres de chaque moteur grâce aux codeurs 12. Elles lui proviennent des contrôleurs de moteurs 61 à 66 et lui permettent de calculer les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4 en appliquant le modèle cinématique inverse des transmissions 40. Ces traitements et ces transmissions de données génèrent des délais susceptibles de désynchroniser l'unité de calcul 10 et la centrale de commande 8. Pour éviter cette désynchronisation, l'unité de calcul 10 date les informations de position angulaire en provenance des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Chaque mesure de la position angulaire de l'arbre du moteur détectée par les codeurs 12 est donc associée à une date de mesure. Comme la communication par le bus 14 est de type synchrone, l'unité de calcul 10 sait à quel moment elle devra émettre les valeurs de position angulaire P; des axes du bras de robot 4 à la demande de la centrale de commande 8. Elles sont alors corrigées en fonction de la date de mesure, en fonction du mouvement présumé du bras du robot 4 au moment de la mesure et de l'intervalle de temps séparant la date de mesure de la date de transmission à la centrale de commande 8. L'unité de calcul 10 effectue une synchronisation. En variante, le procédé de commande selon l'invention peut mettre en oeuvre un bus portant un mode de communication asynchrone. Dans une autre variante, le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre avec un bus CAN (Controller area network) qui intègre une couche applicative CANopen. Il est également compatible avec les protocoles de communication Powerlink et EtherCAT. Selon une autre variante, les axes de commande de mouvement du bras de robot 4 sont choisis comme étant les axes cartésiens X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz au lieu des axes Al à A6 du bras de robot 4. Le programmeur de la centrale de commande 8 exprime alors les déplacements souhaités de l'extrémité du bras de robot 4 suivant 3 directions X, Y et Z et l'orientation de l'extrémité du bras de robot 4 suivant les rotations Rx, Ry et Rz autour des axes X, Y et Z. Dans ce cas, la centrale de commande 8 transmet au dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 des positions cartésiennes à atteindre. Cela permet de simplifier la programmation de la centrale de commande 8, dans la mesure où il n'est pas nécessaire d'inclure dans celle-ci les caractéristiques spécifiques au robot commandé. L'unité de calcul 10 incorpore le modèle géométrique inverse du bras de robot 4 et le met en oeuvre pour déterminer les consignes de déplacement à destination des contrôleurs de moteurs 61 à 66. De même, l'unité de calcul 10 incorpore et met en oeuvre le modèle géométrique direct qui permet de calculer avant de transmettre à la centrale de commande 8 les positions des axes de commande de mouvement X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz à partir des positions angulaires des arbres de chaque moteur du bras de robot 4. L'invention ne se limite pas à l'utilisation d'un robot à 6 degrés de liberté et peut s'appliquer par exemple à des robots à 7 degrés de liberté. Dans ce cas, le programmeur pourra avantageusement choisir comme axes de commande de mouvement les axes cartésiens X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz de déplacement de l'extrémité du bras de robot. L'unité de calcul du dispositif de contrôle du bras de robot mettra en oeuvre le modèle géométrique inverse sophistiqué permettant de résoudre les redondances. L'invention a été décrite avec un dispositif de contrôle du robot 6 qui comprend une carte de communication 60, une unité de calcul 10 et des contrôleurs de moteurs 61 à 66. L'unité de calcul 10 est apte à traiter les informations en provenance de la centrale 12 de commande 8 et générer des consignes de déplacement à destination des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Ces contrôleurs de moteurs 61 à 66 sont fonctionnellement assimilables à des contrôleurs d'axe usuels tels que les contrôleurs d'axe 121 et 122. Ils reçoivent des consignes de position et assurent le pilotage asservi des courants qui alimentent les phases des actionneurs électriques. Cependant, l'invention s'applique également à une structure qui met en oeuvre une unité de calcul directement capable de générer les consignes de courant à destination de cartes de puissance non représentées. Ces cartes de puissance sont aptes à contrôler les courants circulants dans les phases de un ou plusieurs actionneurs électriques. L'invention n'est pas limitée par la structure du dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4. REVENDICATIONS1.- Procédé de commande d'une cellule de travail (2) automatisée comprenant au moins un bras de robot (4) avec au moins trois degrés de liberté pilotés suivant plusieurs axes de commande (A1-A6 ; X, Y, Z, Rx, Ry, Rz), une centrale de commande (8), un dispositif (6) de contrôle du bras de robot (4), incluant plusieurs contrôleurs de moteur (61-66) pilotant chacun le fonctionnement d'un moteur (M1-M6) adapté pour manoeuvrer au moins une partie du bras de robot (4), un bus (14) de communication entre la centrale de commande (8) et le dispositif de contrôle du bras de robot (4), caractérisé en ce que ce procédé comprend des étapes consistant à : a) associer à chaque axe de commande de mouvement (A1-A6 ; X, Y, Z, Rx, Ry, Rz) du bras de robot (4) un contrôleur d'axe fictif censé recevoir des consignes 15 et piloter au moins un moteur en fonction de ces consignes ; b) déterminer, au niveau de la centrale de commande (8) et pour chaque axe de commande de mouvement (A1-A6 ; X, Y, Z, Rx, Ry, Rz) du bras de robot (4), des consignes (C,;) destinées au contrôleur d'axe fictif correspondant à chacun de ces axes ; 20 c) transmettre les consignes (C,;) déterminées à l'étape b) à une unique unité de calcul (10) appartenant au dispositif (6) de contrôle du bras de robot (4) . 2.- Procédé de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque axe de commande de mouvement du bras de robot (4) correspond un degré de liberté 25 (A1-A6) du bras de robot. 3.- Procédé de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque axe de commande de mouvement du bras de robot (4) correspond à un axe cartésien (X, Y, Z) ou une rotation correspondante (Rx, Ry, Rz) de déplacement de l'extrémité du bras 30 de robot. 4.- Procédé de commande selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des étapes supplémentaires consistant à : d) déterminer au sein de l'unité de calcul (10) et à partir des consignes (C,;) 35 reçues de la centrale de commande (8), des ordres (0,;, 02;, O';) pour le moteur (M1-M6) piloté par chaque contrôleur de moteur (61-66) ; 10e) transmettre à chaque contrôleur de moteur (61-66) un ordre (0,;, 02;, O';), déterminé à l'étape d), pour le moteur (M1-M6) piloté par ce contrôleur de moteur. 5.- Procédé de commande selon une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend des étapes supplémentaires consistant à : f) transmettre à partir de chaque contrôleur de moteur (61-66) et à destination de l'unité de calcul (10), la position du moteur (M1-M6) qu'il pilote ; g) calculer, au sein de l'unité de calcul (10) et sur la base de l'ensemble des positions des moteurs, les positions (P;) de chacun des axes de commande de mouvement du bras de robot (4) ; h) transmettre à la centrale de commande (8) les positions (P;) de chacun des axes de commande calculées à l'étape g). 6.- Procédé de commande selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'unité de calcul (10) tient compte dans le calcul de l'étape g) des dates de mesure des positions des moteurs (M1-M6) et de la date de la transmission à la centrale de commande (8) des positions (P;) de chacun des axes de commande de mouvement du bras de robot (4) pour corriger les positions (P;) des axes de commande de mouvement en fonction du mouvement présumé du bras de robot (4). 7.- Procédé de commande selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'à l'étape d) des ordres de mouvements (O,;) comprenant les positions à atteindre pour chaque moteur (M1-M6) pour respecter les consignes (C,;) émises par la centrale de commande (8) sont calculés. 8.- Procédé de commande selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'à l'étape d), le calcul des ordres de mouvements (O,;) pour chaque moteur (M1-M6) s'accompagne d'une prévision (F;) du couple à fournir pour chaque moteur, basée sur les consignes (C,;) émises par la centrale de commande (8). 9.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant à : i) transmettre à la centrale de commande (8) un signal (To, T3) représentatif de l'état de mise sous tension du bras de robot (4), dans lequel le bras de robot (4) est respectivement déclaré comme prêt à fonctionner ou mis hors tensionseulement si tous les moteurs (M1-M6) sont mis sous tension ou mis hors tension et freinés. 10.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une étape consistant à : transmettre à partir de l'unité de calcul (10) et à destination de la centrale de commande (8) un signal (T2) représentatif de l'état de fonctionnement de toutes les parties du bras de robot (4), dans lequel toutes les parties du bras de robot (4) sont déclarées comme étant en défaut si au moins une de ces parties est détectée comme ne fonctionnant pas. 11.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bus (14) supporte un mode de communication synchrone. 15 12.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bus (14) fonctionne sur un modèle d'interface de type SERCOS. 13.- Procédé de commande selon la revendication 10, caractérisé en ce que la centrale de commande (8) communique avec les contrôleurs d'axes fictifs associés aux 20 axes de commande de mouvement du bras de robot (4) en utilisant les commandes du profil de matériel « Profile drive ». 1) 10
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FR2960075A1
A1
20111118
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PROCEDE DE COMMANDE D'UNE CELLULE DE TRAVAIL AUTOMATISEE L'invention concerne un procédé de commande d'une cellule de travail comprenant un robot, une centrale de commande, un dispositif de contrôle du robot et un bus de communication entre la centrale de commande et le dispositif de contrôle du robot. Dans le domaine du pilotage de bras robotisés, il est connu qu'une centrale de commande communique, par l'intermédiaire d'un bus, avec des contrôleurs d'axes adaptés pour piloter des moteurs permettant de mouvoir les différentes parties d'un robot. Une telle centrale de commande interprète les consignes de mouvement données par un utilisateur ou un programme créé par l'utilisateur, de façon à définir des consignes de mouvement de chacun des axes de mouvement du robot. Les mouvements des parties du robot par rapport aux différents axes sont calculés au niveau de la centrale de commande en appliquant un modèle géométrique inverse qui dépend du type de bras de robot utilisé. Pour déplacer effectivement les différentes parties du robot, chacun des moteurs se voit ordonner des déplacements correspondant aux consignes de mouvement d'axes. Dans la mesure où chaque robot comporte des caractéristiques cinématiques spécifiques, il est nécessaire d'incorporer à la centrale de commande des caractéristiques inhérentes au type de robot utilisé. Il en résulte des complications relativement élevées des programmes incorporés à la centrale de commande. La centrale de commande communiquant avec chacun des contrôleurs d'axes, alors que les ordres de mouvement concernent chacune des parties du robot, cette communication induit la nécessité de transmettre les ordres de la centrale de commande à chacun des contrôleurs d'axes, ce qui induit des temps de communication relativement longs. C'est à ces inconvénients qu'entend remédier l'invention en proposant un nouveau procédé de commande d'une cellule de travail automatisée, permettant de simplifier la programmation de la centrale de commande, d'améliorer la vitesse de communication avec les différents contrôleurs d'axes ainsi que d'améliorer la précision de la commande du robot. A cet effet, l'invention concerne un procédé de commande d'une cellule de travail automatisée, incluant au moins un bras de robot avec au moins trois degrés de liberté pilotés suivant plusieurs axes de commande, une centrale de commande, un dispositif de contrôle du bras de robot, incluant plusieurs contrôleurs de moteurs pilotant chacun le fonctionnement d'un moteur adapté pour manoeuvrer au moins une partie du bras du robot, et un bus de communication entre la centrale de commande et le dispositif de contrôle du bras de robot. Ce procédé est caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : a) transmettre des consignes, émises par la centrale de commandepour le pilotage des axes de commande, à une unique unité de calcul appartenant au dispositif de contrôle du bras de robot ; b) déterminer, au sein de cette unité de calcul et à partir de plusieurs des consignes reçues de la centrale de commande, des ordres pour le moteur piloté par chaque contrôleur de moteur ; c) transmettre à chaque contrôleur de moteur un ordre, déterminé à l'étape b), pour le moteur piloté par ce contrôleur de moteur ; Le pilotage d'un bras de robot s'appuie sur l'identification d'axes de commande de mouvement, c'est-à-dire des grandeurs géométriques telles que des longueurs ou des angles qui permettent d'exprimer le mouvement de l'extrémité du bras de robot. Grâce à l'invention, les calculs des ordres de mouvement pour chacun des moteurs du robot sont effectués de façon interdépendante dans l'unité qui appartient au dispositif de contrôle du robot, en prenant en compte l'ensemble des consignes émises par la centrale de commande. Cela permet d'optimiser le fonctionnement du robot. La présence de l'unité de calcul dans le dispositif de contrôle du robot permet de simplifier la programmation de la centrale de commande, dans la mesure où celle-ci n'a pas à incorporer des données spécifiques à chaque robot et ne doit pas gérer la communication avec chacun des contrôleurs d'axe. Comme la détermination des consignes incluant les calculs des ordres de mouvement pour chacun des moteurs du robot est effectuée, dans l'unité de calcul qui appartient au dispositif de contrôle du robot, en prenant en compte l'ensemble des consignes émises par la centrale de commande, on peut optimiser le fonctionnement du robot et de la cellule de travail robotisée. De plus, l'unité de calcul met en oeuvre les traitements imposés par la spécificité d'un bras de robot. Elle épargne ainsi au programmeur de la cellule de la centrale de commande la nécessité d'incorporer des procédures d'arrêt ou de démarrage sophistiquées qui relèvent du savoir faire des roboticiens.Selon des caractéristiques avantageuses mais non obligatoires de l'invention, un tel procédé de commande peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises avec toute combinaison techniquement admissible : - Le procédé comprend des étapes supplémentaires consistant à : d) transmettre, à partir de chaque contrôleur de moteur et à destination de l'unité de calcul, la position du moteur qu'il pilote ; e) calculer, au sein de l'unité de calcul et sur la base de l'ensemble des positions des moteurs, les positions de chacun des axes de commande du bras de robot ; f) transmettre à la centrale de commande les positions calculées à l'étape e). - L'unité de calcul tient compte dans le calcul de l'étape e) des dates de mesure des positions des moteurs et de la date de la transmission à la centrale de commande des positions de chacun des axes de commande du bras de robot pour corriger les positions des axes de commande en fonction du mouvement présumé du bras de robot. - A l'étape b), des ordres de mouvements comprenant les positions à atteindre pour chaque moteur pour respecter les consignes émises par la centrale de commande sont calculés. - A l'étape b), le calcul des ordres de mouvements pour chaque moteur s'accompagne d'une prévision du couple à fournir pour chaque moteur, basée sur les consignes émises par la centrale de commande. - Le procédé comprend une étape consistant à : g) transmettre à la centrale de commande un signal représentatif de l'état de mise sous tension du bras de robot, dans lequel le bras du robot est respectivement déclaré comme prêt à fonctionner ou mis hors tension seulement si tous les moteurs sont mis sous tension ou mis hors tension et freinés. - Le procédé comporte une étape consistant à : h) transmettre à partir de l'unité de calcul et à destination de la centrale de commande un signal représentatif de l'état de fonctionnement de toutes les parties du bras de robot, dans lequel toutes les parties du bras de robot sont déclarées comme étant en défaut si au moins une de ces parties est détectée comme ne fonctionnant pas. - Le bus supporte un mode de communication synchrone. - Le bus fonctionne sur un modèle d'interface de type SERCOS. - La centrale de commande communique avec l'unité de calcul en utilisant les commandes du profil de matériel « profile drive ». L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un procédé de commande d'une cellule de travail automatisée conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est un schéma structurel d'une cellule de travail automatisée mettant en oeuvre un procédé de commande conforme à l'invention ; la figure 2 est un schéma fonctionnel de principe qui fait apparaître les fonctions principales et les flux de communication en relation avec le procédé de commande conforme à l'invention. Comme représenté à la figure 1, une cellule de travail automatisée 2 comprend un bras de robot 4, un dispositif 6 de contrôle du bras de robot 4, une centrale de commande 8 ainsi que deux actionneurs électriques partiellement représentés. Le bras de robot 4 est ici constitué par un bras robotisé à six axes référencés Al à A6. Le terme « axe » est ici utilisé au sens robotique, c'est-à-dire concerne un degré de liberté. Dans le cas d'espèce, les degrés de liberté ou axes Al à A6 sont des rotations. Le dispositif 6 de contrôle du robot est disposé à proximité du bras de robot 4 et comprend six contrôleurs de moteurs 61 à 66. Chacun de ces contrôleurs de moteurs 61 à 66 est adapté pour piloter le fonctionnement d'un moteur M1 à M6 apte à manoeuvrer une partie du bras de robot 4. L'actionnement du moteur M1 permet la rotation d'ensemble de la partie du bras de robot 4 située entre l'axe Al et l'extrémité mobile du bras de robot (4) sans qu'aucun autre axe ne tourne sur lui-même. De même, l'actionnement des moteurs M2, M3, M4 et M6 permettent respectivement la rotation isolée des axes A2, A3, A4 et A6. En revanche, l'actionnement du moteur M5 a pour conséquence la rotation des axes A5 et A6. Il existe un couplage entre les axes A5 et A6 et une rotation isolée de l'axe A5 requiert l'actionnement des moteurs M5 et M6. Chacun des moteurs M1 à M6 est équipé d'un codeur 12 placé sur l'arbre du moteur, permettant de mesurer la position angulaire de l'arbre du moteur et de délivrer un signal électrique S12i, pour i entier entre 1 et 6, contenant l'information de cette position. Chacun des deux actionneurs électriques est manoeuvré par un moteur M21 et M22, chacun de ces moteurs étant respectivement piloté par un contrôleur d'axe 121 et 122 et associé à un codeur 12 qui délivre un signal de position S1221 ou S1222. Comme représenté schématiquement à la figure 2, la centrale de commande 8 commande le fonctionnement de la cellule automatisée 2 à partir de programmes 30 créés par des utilisateurs pour la réalisation d'actions précises, comme par exemple l'assemblage d'un objet nécessitant des mouvements du bras de robot 4 et d'éventuelles actions d'un préhenseur ou d'un convoyeur qui comprend les actionneurs électriques manoeuvrés par les moteurs M21 et M22. Par exemple, de tels programmes peuvent contenir des suites de coordonnées cartésiennes à atteindre par l'extrémité du bras de robot 4. En variante, les actions peuvent être décidées en temps réel par l'utilisateur à partir d'un panneau de contrôle 32 fixe ou portatif accessible à l'utilisateur ou au programmeur de la cellule de travail automatisée 2. La centrale de commande 8 communique avec le dispositif de contrôle 6 par l'intermédiaire d'un bus de terrain 14, fonctionnant de préférence sur le modèle d'interface temps réel série SERCOS 3. La centrale de commande 8 est « maître » alors que le dispositif de contrôle 6 est « esclave ». Le dispositif de contrôle 6 comporte une carte de communication 60 dédiée à la communication avec la centrale de commande 8 par l'intermédiaire du bus de terrain 14. Le dispositif de contrôle 6 comporte également une unité de calcul 10, dont la fonction est d'assurer l'élaboration et la transmission de consignes telles que des ordres de mouvements ou de mise sous tension vers les contrôleurs de moteurs 61 à 66. L'unité de calcul 10 comprend notamment à cet effet des microprocesseurs et des mémoires. L'unité de calcul 10 est adaptée pour communiquer avec chacun des contrôleurs de moteurs 61 à 66. De cette façon, chaque transmission de données entre les contrôleurs de moteurs 61 à 66 et la centrale de commande 8 est gérée par l'unité de calcul 10, aussi bien des contrôleurs de moteurs vers la centrale que de la centrale vers les contrôleurs de moteurs. Les axes de commande du bras de robot 4 sont choisis comme étant les axes Al à A6 qui correspondent aux degrés de liberté du bras de robot 4. Lors de la phase d'initialisation propre au modèle d'interfaçage SERCOS 3, la communication est définie de sorte que chaque axe Al à A6 du bras de robot 4 est associé à un contrôleur d'axe fictif. Ces contrôleurs d'axes fictifs sont censés recevoir des consignes de la centrale de commande 8, de la même façon que des contrôleurs d'axes génériques et piloter au moins un moteur sur la base de ces consignes. Ils sont déclarés comme conformes au profil de matériel « Profil drive » qui définit un ensemble de commandes pour la configuration, le pilotage, l'interrogation des états et des positions, le diagnostic et la supervision. Les consignes élaborées par la centrale de commande 8 sur la base des commandes associées au profil de matériel « Profil drive » et exploitables par les contrôleurs d'axe fictifs sont réceptionnées par l'unité de calcul 10. Chaque contrôleur d'axe fictif se voit attribuer une adresse au même titre que les deux contrôleurs d'axe 121 et 122 qui commandent les actionneurs extérieurs au bras de robot 4 et présents dans la cellule de travail automatisée 2. Le procédé de commande selon l'invention s'applique à la phase de mise sous tension de tous les moteurs du bras de robot 4 préalable à toute opération du bras de robot de la cellule de travail automatisée 2. Cette mise sous tension est initiée par la centrale de commande 8 qui émet sur le bus 14 un ou plusieurs télégrammes de données maître comportant des consignes Co;, avec i entre 1 et 6, de mise sous tension de chacun des axes Al à A6. La carte de communication 60 du dispositif de contrôle 6 capte ces télégrammes. Elle adresse alors des demandes d'interruption à l'unité de calcul 10 qui récupère ces télégrammes, en extrait les consignes Co; pour chacun des axes Al à A6 du bras de robot 4 et procède à leur traitement. Le protocole d'interfaçage SERCOS 3 prévoit que chacun des dispositifs connectés sur le bus 14 est instruit de la localisation des données qui le concernent dans un télégramme de données maître. L'unité de calcul 10 enregistre les consignes de mise sous tension et émet un télégramme de réponse à destination de la centrale de commande 8 dans lequel les axes concernés par la consigne sont déclarés comme étant mis sous tension. Les moteurs ne sont réellement mis sous tension et les freins desserrés qu'après réception de la dernière consigne de mise sous tension émise par la centrale de commande 8. Des ordres de mise sous tension 02;, avec i entre 1 et 6, pour chaque moteur M1 à M6 sont envoyés par l'unité de calcul 10 à chaque contrôleur de moteur 61 à 66. Lorsque tous les moteurs sont mis sous tension et lorsque l'unité de calcul 10 a reçu des contrôleurs de moteurs 61 à 66 l'information que chacun des moteurs M1 à M6 est sous tension, un télégramme To, indiquant à la centrale de commande 8 que le dernier axe est prêt à fonctionner, est émis par l'unité de calcul 10, à travers la carte 60. Pour le programmeur de la centrale de commande 8, les ordres de mise sous tension des moteurs M1 à M6 des axes Al à A6 du bras de robot 4 sont semblables à ceux de mise sous tension des autres moteurs M21 et M22 mis en oeuvre dans la cellule automatisée 2 puisque les axes du bras de robot 4 et les deux autres axes sont connus de la centrale de commande 8 comme conformes au profil de matériel « Profile drive ». Comme l'unité de calcul 10 considère l'ensemble des consignes destinées à chacun des axes Al à A6 du bras de robot 4 pour gérer la mise sous tension des différents moteurs, la programmation de la centrale de commande 8 est simplifiée. Lorsque la cellule automatisée 2 réalise le processus qu'elle automatise, la centrale de commande 8 exécute un programme de fonctionnement 30 qui contient des ordres de mouvement que le robot doit exécuter. A chaque cycle de communication, les consignes de mouvement C,;, avec i entre 1 et 6 pour chaque axe Al à A6 associé à un contrôleur d'axe fictif du bras de robot 4 sont calculées par un générateur de trajectoire 34 qui met en oeuvre un modèle géométrique inverse 36 lorsque les ordres de mouvement du bras de robot 4 expriment les coordonnées cartésiennes d'un déplacement de son extrémité. Conformément au protocole d'interfaçage SERCOS 3, pour chaque cycle de communication défini, l'intégralité des consignes C,; de mouvements d'axes est envoyée sur le bus sous la forme d'un télégramme de données maître T,(C,;). La carte de communication 6 reçoit ce télégramme. Elle adresse alors une demande d'interruption à l'unité de calcul 10 qui récupère le télégramme, en extrait les consignes C,; de mouvements d'axes et procède à leur traitement. Lors de ce traitement, l'unité de calcul 10 calcule des ordres de mouvements Oli, avec i entre 1 et 6, pour chacun des moteurs M1 à M6 pilotés par les contrôleurs de moteurs 61 à 66. Les ordres de mouvements O,; pour chacun des moteurs sont calculés à partir de l'ensemble des consignes C,; reçues en provenance de la centrale de commande 8 en appliquant le modèle cinématique des transmissions 38. Ces ordres comprennent les positions à atteindre pour les moteurs. Le calcul prend alors en compte le couplage existant entre l'axe A5 et l'axe A6, le mouvement de l'axe A5 nécessitant la mise en oeuvre des moteurs M5 et M6. Le calcul des ordres de mouvement O,; pour chaque moteur tient également compte des rapports de réduction entre les moteurs et les axes de rotation de robot. Les ordres de mouvements O,; pour chaque moteur M1 à M6 sont transmis au contrôleur de moteurs 61 à 66 de chacun des moteurs qui, se chargent de déterminer et de réguler le courant d'alimentation des phases des moteurs. La position angulaire des arbres de chaque moteur est détectée grâce au codeur 12 placé sur l'arbre de chaque moteur. Cette information transmise à chaque contrôleur de moteur sous la forme de signaux S121 à S126 permet l'asservissement 48 du courant d'alimentation des phases des moteurs. L'unité de calcul 10 dispose également au travers de ses connections avec les contrôleurs de moteurs 61 à 66 de la position angulaire des arbres de chaque moteur du bras de robot 4 et calcule les positions angulaires P;, avec i entier entre 1 et 6, des parties mobiles autour des axes Al à A6 du bras de robot 4 en appliquant un modèle cinématique inverse des transmissions 40. Du fait du couplage des axes A5 et A6, les positions angulaires des arbres des moteurs M5 et M6 interviennent dans la détermination de la position angulaire P6 de l'axe A6. L'unité de calcul 10 peut également, à partir des mesures, calculer les vitesses de rotation des parties mobiles autour des axes du robot, les couples fournis lors de ces mouvements, ou toute autre donnée utile. Dès lors et suivant le protocole de communication SERCOS 3, à chaque cycle de communication synchrone, l'unité de calcul 10 du robot élabore un télégramme de données T', qui contient les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4 et le transmet à la centrale de commande 8 au travers de la carte de communication 60. Ces informations sont alors exploitables par le programme 30 qui régit le fonctionnement de la cellule automatisée 2. La centrale de commande 8 peut appliquer un modèle géométrique direct 42 pour obtenir par exemple la position cartésienne Pc de l'extrémité du bras de robot 4 qui pourra ensuite être affichée sur le panneau de contrôle 32. Le comportement du bras de robot 4 est sensiblement amélioré si l'asservissement de chaque moteur tient compte d'une prédiction du couple F;, avec i entre 1 et 6, appliqué aux articulations du fait de la gravité ou des efforts d'inertie. Cette prédiction de couple F; est établie pour chaque moteur du bras de robot 4 au niveau de l'unité de calcul 10 qui met en oeuvre un modèle dynamique 44. Le modèle dynamique s'appuie sur la connaissance des consignes de mouvement C,; de chaque axe qui permettent d'évaluer les accélérations requises au niveau de chaque partie du bras de robot 4. Compte tenu de la structure du bras de robot 4, la prédiction du couple F; sur l'arbre de chaque moteur du bras de robot 4 doit prendre en compte les consignes de mouvement C,; de tous les axes Al à A6. Une fois la prédiction de couple F; établie, elle est traduite en consigne de courant en appliquant les données ou « constantes » 46 des moteurs et transmise aux contrôleurs de moteurs 61 à 66 pour être incorporée en entrée des boucles de contrôle 50 des courants d'alimentation des phases des moteurs. Suivant une variante, le calcul de la prévision du couple F; à fournir au niveau de chaque articulation peut utiliser également les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4. Le procédé selon l'invention prend également en compte les éventuels défauts de fonctionnement de chacune des parties du robot 4. L'unité de calcul 10 du dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 supervise le fonctionnement de l'ensemble des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Il met en oeuvre des logiciels qui permettent de détecter les défauts de fonctionnement au niveau des contrôleurs de moteurs 61 à 66, des moteurs M1 à M6 ou des codeurs 12. Dans le cas où une panne d'un moteur se produit, l'unité de calcul 10 procède à l'arrêt de tous les autres moteurs du bras de robot 4 et commande l'émission, à destination de la centrale de commande 8, d'un télégramme de données T2 dans lequel non seulement l'axe dont la rotation est normalement permise par le moteur en question est déclaré comme étant en défaut de fonctionnement, mais également tous les axes du bras de robot 4. En d'autres termes, un défaut de fonctionnement sur l'un des axes du bras de robot 4 entraîne la déclaration de l'impossibilité de fonctionner de l'ensemble du bras de robot. Cette information est envoyée à la centrale de commande 8. Dans la mesure où la centrale de commande 8 n'a pas à gérer la mise en défaut de tous les axes du robot, sa programmation est simplifiée. Cela permet d'éviter la communication entre chaque contrôleur de moteurs 61 à 66 et la centrale de commande 8, ce qui accélère le traitement des défauts et améliore la sécurisation du bras de robot 4. Comme il vient d'être décrit, l'unité de calcul 10 assure la cohérence du comportement du bras de robot 4 en cas de défaut sur l'un des axes Al à A6. Il en est de même lors de la mise hors tension d'un des axes du bras de robot 4. Chacun des moteurs mi à M6 doit alors nécessairement être mis hors tension. De plus, pour des raisons de sécurité, la mise hors tension d'un moteur doit être précédée du serrage de freins permettant d'arrêter la rotation des moteurs. La consigne de mise hors tension du bras de robot 4 en provenance de la centrale de commande 8 est appliquée par l'unité de calcul 10 à chacun des contrôleurs de moteurs. Dès qu'une consigne, de mise hors tension d'un des axes Ai, avec i entier entre 1 et 6 du bras de robot 4, est détectée par l'unité de calcul 10, cette consigne est généralisée à tous les moteurs M1 à M6 du bras de robot 4 L'unité de calcul 10 envoie alors à chaque contrôleur de moteur 61 à 66 un ordre O';, avec i entre 1 et 6, de mise hors tension des moteurs M1 à M6. Lors de la coupure effective du courant, l'unité de calcul 10 s'assure que les arbres de chacun des moteurs du bras de robot 4 sont bien freinés afin d'éviter tout accident. Lorsque toutes les vérifications sont effectuées, l'unité de calcul 10, émet, un télégramme T3 spécifiant à la centrale de commande 8 que tous les axes Ai, avec i entier entre 1 et 6, du bras de robot 4 ont été mis hors tension. Le procédé de l'invention permet l'amélioration de la synchronisation des mouvements gérés par la centrale de commande 8. Il s'appuie sur un modèle de communication client-serveur dans lequel la centrale de commande 8 est le serveur. Le bus 14 permet un mode de communication synchrone. La communication entre la centrale de commande 8 et le dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 par l'intermédiaire du bus 14 se fait à une fréquence, dite fréquence de communication, dont la valeur est adaptée au nombre de dispositifs, tels que les contrôleurs de moteurs, à commander. L'unité de calcul 10 fonctionne à une fréquence, dite fréquence de contrôle, dont la valeur est plus élevée que celle de la fréquence de communication. L'asservissement effectué au sein d'un contrôleur de moteurs 61 à 66 se fait à une fréquence, dite fréquence d'asservissement, dont la valeur est plus élevée que celle de la fréquence de contrôle. Des calculs d'interpolations sont donc nécessaires entre chaque transmission d'ordre de mouvement 01; pour les moteurs de l'unité de calcul 10 au contrôleur de moteur. Ces calculs sont effectués, au sein de chaque contrôleur de moteurs 61 à 66. Le programme de fonctionnement de la cellule de travail automatisée 2 mis en oeuvre par la centrale de commande 8 génère des consignes C,; et nécessite la connaissance des positions angulaires P; des axes du bras de robot 4. A chaque transmission de consigne C,;, la centrale de commande 8 demande les positions angulaires de chacun des axes du bras de robot 4. L'unité de calcul 10 dispose des positions des arbres de chaque moteur grâce aux codeurs 12. Elles lui proviennent des contrôleurs de moteurs 61 à 66 et lui permettent de calculer les positions angulaires P; des axes du bras de robot 4 en appliquant le modèle cinématique inverse des transmissions 40. Ces traitements et ces transmissions de données génèrent des délais susceptibles de désynchroniser l'unité de calcul 10 et la centrale de commande 8. Pour éviter cette désynchronisation, l'unité de calcul 10 date les informations de position angulaire en provenance des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Chaque mesure de la position angulaire de l'arbre du moteur détectée par les codeurs 12 est donc associée à une date de mesure. Comme la communication par le bus 14 est de type synchrone, l'unité de calcul 10 sait à quel moment elle devra émettre les valeurs de position angulaire P; des axes du bras de robot 4 à la demande de la centrale de commande 8. Elles sont alors corrigées en fonction de la date de mesure, en fonction du mouvement présumé du bras du robot 4 au moment de la mesure et de l'intervalle de temps séparant la date de mesure de la date de transmission à la centrale de commande 8. L'unité de calcul 10 effectue une synchronisation. En variante, le procédé de commande selon l'invention peut mettre en oeuvre un bus portant un mode de communication asynchrone. Dans une autre variante, le procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre avec un bus CAN (Controller area network) qui intègre une couche applicative CANopen. Il est également compatible avec les protocoles de communication Powerlink et EtherCAT. Selon une autre variante, les axes de commande de mouvement du bras de robot 4 sont choisis comme étant les axes cartésiens X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz au lieu des axes Al à A6 du bras de robot 4. Le programmeur de la centrale de commande 8 exprime alors les déplacements souhaités de l'extrémité du bras de robot 4 suivant 3 directions X, Y et Z et l'orientation de l'extrémité du bras de robot 4 suivant les rotations Rx, Ry et Rz autour des axes X, Y et Z. Dans ce cas, la centrale de commande 8 transmet au dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4 des positions cartésiennes à atteindre. Cela permet de simplifier la programmation de la centrale de commande 8, dans la mesure où il n'est pas nécessaire d'inclure dans celle-ci les caractéristiques spécifiques au robot commandé. L'unité de calcul 10 incorpore le modèle géométrique inverse du bras de robot 4 et le met en oeuvre pour déterminer les consignes de déplacement à destination des contrôleurs de moteurs 61 à 66. De même, l'unité de calcul 10 incorpore et met en oeuvre le modèle géométrique direct qui permet de calculer avant de transmettre à la centrale de commande 8 les positions des axes de commande de mouvement X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz à partir des positions angulaires des arbres de chaque moteur du bras de robot 4. L'invention ne se limite pas à l'utilisation d'un robot à 6 degrés de liberté et peut s'appliquer par exemple à des robots à 7 degrés de liberté. Dans ce cas, le programmeur pourra avantageusement choisir comme axes de commande de mouvement les axes cartésiens X, Y, Z, et les rotations correspondantes Rx, Ry, Rz de déplacement de l'extrémité du bras de robot. L'unité de calcul du dispositif de contrôle du bras de robot mettra en oeuvre le modèle géométrique inverse sophistiqué permettant de résoudre les redondances. L'invention a été décrite avec un dispositif de contrôle du robot 6 qui comprend une carte de communication 60, une unité de calcul 10 et des contrôleurs de moteurs 61 à 66. L'unité de calcul 10 est apte à traiter les informations en provenance de la centrale de commande 8 et générer des consignes de déplacement à destination des contrôleurs de moteurs 61 à 66. Ces contrôleurs de moteurs 61 à 66 sont fonctionnellement assimilables à des contrôleurs d'axe usuels tels que les contrôleurs d'axe 121 et 122. Ils reçoivent des consignes de position et assurent le pilotage asservi des courants qui alimentent les phases des actionneurs électriques. Cependant, l'invention s'applique également à une structure qui met en oeuvre une unité de calcul directement capable de générer les consignes de courant à destination de cartes de puissance non représentées. Ces cartes de puissance sont aptes à contrôler les courants circulants dans les phases de un ou plusieurs actionneurs électriques. L'invention n'est pas limitée par la structure du dispositif de contrôle 6 du bras de robot 4. REVENDICATIONS1.- Procédé de commande d'une cellule de travail (2) automatisée comprenant au moins un bras de robot (4), avec au moins trois degrés de liberté pilotés suivant plusieurs axes de commande (A1-A6, X, Y, Z, Rx, Ry, Rz) - une centrale de commande (8), - un dispositif (6) de contrôle du bras de robot (4), incluant plusieurs contrôleurs de moteurs (61-66) pilotant chacun le fonctionnement d'un moteur (M1-M6) adapté pour manoeuvrer au moins une partie du bras du robot (4), - un bus (14) de communication entre la centrale de commande (8) et le dispositif de contrôle du bras du robot (4), caractérisé en ce que ce procédé comprend des étapes consistant à : a) transmettre des consignes (C,;), émises par la centrale de commande (8)pour le pilotage des axes de commande, à une unique unité de calcul (10) appartenant au dispositif (6) de contrôle du bras de robot (4) ; b) déterminer au sein de l'unité de calcul (10) et à partir de plusieurs des consignes (C,;) reçues de la centrale de commande (8), des ordres (0,;, 02;, O';) pour le moteur (M1-M6) piloté par chaque contrôleur de moteur (61-66) ; c) transmettre à chaque contrôleur de moteur un ordre (0,;, 02;, O';)), déterminé à l'étape b), pour le moteur (M1-M6) piloté par ce contrôleur de moteur. 2.- Procédé de commande selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend des étapes supplémentaires consistant à : d) transmettre, à partir de chaque contrôleur de moteur (61-66) et à destination de l'unité de calcul (10), la position du moteur (M1-M6) qu'il pilote ; e) calculer, au sein de l'unité de calcul (10) et sur la base de l'ensemble des positions des moteurs, les positions (P;, Pc) de chacun des axes de commande (A1-A6, X, Y, Z, Rx, Ry, Rz) du bras de robot (4) ; f) transmettre à la centrale de commande (8) les positions (P;, Pc)calculées à l'étape e). 3.- Procédé de commande selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'unité de calcul (10) tient compte dans le calcul de l'étape e) des dates de mesure des positions des moteurs (Ml-M6) et de la date de la transmission à la centrale de commande (8) des positions (P;, Pc) de chacun des axes de commande (Al-A6, X, Y, Z, Rx, Ry, Rz) du bras de robot (4) pour corriger les positions (P;, Pc) des axes de commande en fonction du mouvement présumé du bras de robot (4). 4.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, à l'étape b) des ordres de mouvements (O,;) comprenant les positions à atteindre pour chaque moteur (M1-M6) pour respecter les consignes (C,;) émises par la centrale de commande (8) sont calculés. 5.- Procédé de commande selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'à l'étape b), le calcul des ordres de mouvements (O,;) pour chaque moteur (M1-M6) s'accompagne d'une prévision du couple à fournir pour chaque moteur, basée sur les consignes (C,;) émises par la centrale de commande (8). 6.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant à : transmettre à la centrale de commande (8) un signal (To, T3) représentatif de l'état de mise sous tension du bras de robot (4), dans lequel le bras du robot (4) est respectivement déclaré comme prêt à fonctionner ou mis hors tension seulement si tous les moteurs (M1-M6) sont mis sous tension ou mis hors tension et freinés. 20 7.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une étape consistant à : h) transmettre à partir de l'unité de calcul (10) et à destination de la centrale de commande (8) un signal (T2) représentatif de l'état de fonctionnement de toutes les parties du bras de robot (4), dans lequel toutes les parties du bras de robot (4) sont déclarées comme étant en défaut si au moins une de ces parties est détectée comme ne fonctionnant pas. 8.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bus (14) supporte un mode de communication synchrone. 9.- Procédé de commande selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le bus (14) fonctionne sur un modèle d'interface de type SERCOS. 10.- Procédé de commande selon la revendication 9, caractérisé en ce que la 35 centrale de commande (8) communique avec l'unité de calcul (10) en utilisant les commandes du profil de matériel « Profile drive ». g) 15 25 30
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FR2960076A1
A1
20111118
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L'invention concerne un procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable. L'invention concerne également un système pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. L'invention trouve une application particulièrement avantageuse, bien que non exhaustive, dans le domaine à l'acquisition sans contact des mouvements d'un objet à proximité d'un organe de visualisation d'un appareil informatique, la forme de l'objet étant susceptible de varier dans le temps. Elle s'applique plus particulièrement encore à l'acquisition sans contact des mouvements de la main d'un opérateur et des positions prises par les doigts de cette main. Sans que cela soit limitatif en quoi que ce soit à sa 15 portée, on se placera dans ce qui suit dans ce cadre d'application préféré de l'invention. A titre d'exemples non limitatifs, les organes de visualisation précités comprennent notamment les écrans des ordinateurs portables, des livres dits "électroniques" ou "e- 20 books", selon la terminologie anglo-saxonne couramment utilisée, des téléphones cellulaires, des consoles de jeux électroniques, etc.,. De façon avantageuse, les écrans peuvent être du type à dalle tactile. Cette technologie permet une interaction élevée avec l'appareil informatique 25 par simple touché du doigt ou à l'aide d'un stylet, cette action provoquant divers processus tels que la modification des éléments textuels ou graphiques affichés, le lancement de programmes, etc... Dans l'état de la technique, on connaît notamment des 30 systèmes d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet faisant appel à des capteurs du type caméras pour détecter divers paramètres associés à ces mouvements. On recourt notamment à des caméras numériques en circuit intégré faisant appel à la technologie dite "CMOS" (pour "Complementary Metal 35 Oxide Semicondutor" ou Semi-conducteur en oxyde de métal de type complémentaire) disposée près de la périphérie de l'écran. Un tel composant comprend une pluralité de transistors CMOS sensibles à un rayonnement du domaine optique pour le convertir en un signal électrique transmis à un circuit de traitement approprié. De façon plus précise, les transistors CMOS sont agencés selon une configuration matricielle à deux dimensions. Chaque transistor CMOS capte une fraction élémentaire de l'image d'un objet ou pixel. Le nombre de pixels constitue un paramètre essentiel pour définir la résolution plus ou moins élevée de l'image captée par la caméra. Chaque transistor CMOS est associé à un processeur de signal propre. Dans le cadre de l'application préféré de l'invention les signaux de sortie de ces processeurs sont transmis à des circuits de traitement de signaux à programme enregistrés, par exemple à l'unité centrale d'un ordinateur portable comprenant, notamment, un microprocesseur et des organes de mémoire pour l'enregistrement de données et desdits programmes. Pour acquérir complètement les mouvements d'un objet, il est nécessaire d'obtenir au moins quatre catégories de 20 paramètres importants, à savoir : - la détection du mouvement proprement dit objet immobile ou en mouvement ; - type de mouvement : linéaire, rotation, etc. ; - le type de stimuli détecté, c'est-à-dire la forme de 25 l'objet qui déclenche la reconnaissance d'un mouvement ; et - le sens du mouvement de l'objet. La mise en oeuvre d'une caméra, par exemple du type "CMOS" précité, permet l'acquisition d'informations pour la détermination de la forme de l'objet, dans de bonnes 30 conditions et avec une bonne précision si la résolution de la caméra est élevée (nombre important de pixels). Il suffit de traiter les informations acquises, par exemple, par l'unité centrale d'un système informatique à l'aide de programmes appropriés, comme il est bien connu de l'homme de métier. 35 Par contre, la détection des autres paramètres, et surtout du sens du mouvement de l'objet ne peut être obtenue directement, pour le moins simplement et avec précision, par le seul traitement des signaux de sortie de la caméra CMOS. L'invention vise à pallier les inconvénients des dispositifs de l'art connu, et dont certains viennent d'être rappelés. L'invention se fixe pour but un procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable, et plus particulièrement de la main d'un opérateur : poignet et positions des doigts (serrés, écartés, repliés, etc.) de cette main à proximité d'un organe de visualisation d'un appareil informatique, permettant une acquisition complète 10 des tous les paramètres associés à ce mouvement. L'invention se fixe pour but également un système pour la mise en oeuvre d'un tel procédé. Pour ce faire, selon une première caractéristique importante de l'invention, on associe au capteur de type 15 caméra une pluralité de capteurs de mouvement sans contact à effet photoélectrique. Ces capteurs sont implémentés en périphérie de l'organe de visualisation. Ces capteurs sont des composants semi-conducteurs sensibles à un rayonnement du domaine optique, par exemple à 20 une gamme d'ondes lumineuses comprise dans l'infrarouge, et transforment le rayonnement incident capté en signal électrique de sortie. Dans un mode de réalisation préféré, les capteurs précités sont constitués par des photodiodes. 25 L'invention a donc pour objet un procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans le temps se déplaçant devant un organe de visualisation d'un appareil informatique comprenant un écran, caractérisé en ce qu'il comprend : 30 - une phase préliminaire comprenant la construction d'une base de données constituée d'une série finie d'enregistrements numériques ayant la structure de tables (RM1, RM5) à deux dimensions constituées d'éléments binaires, chaque table représentant une forme distincte (M1i M5) 35 prédéfinie d'image dudit objet projeté sur l'écran de l'organe de visualisation, ledit objet (M1, M5) étant disposé dans l'espace à une distance déterminée de l'écran, et - au moins une phase ultérieure d'acquisition sans contact des mouvements dudit objet (M) se déplaçant dans l'espace devant l'écran comprenant au moins les étapes suivantes : une étape d'acquisition d'une première série d'informations obtenues par la captation de l'image dudit objet projeté sur le plan image d'une caméra numérique (CAM) fixé à l'écran, la caméra (CAM) scindant l'image captée en un nuage de points convertis en une pluralité de signaux électriques numériques élémentaires rassemblés dans une table à deux dimensions constituée d'éléments binaires (ICI, IC6), une étape itérative de comparaison du contenu de ladite table (ICI, IC6) générée par la caméra numérique (CAM) avec les contenus des tables (RM1, RM5) enregistrées dans la base de données jusqu'à l'obtention d'un résultat de comparaison positif, de manière à déterminer la forme de l'objet (M), cette forme étant celle représentée par l'enregistrement numérique ayant provoqué ledit résultat positif, et une étape d'acquisition d'une seconde série d'informations à l'aide d'une pluralité de capteurs unitaires photosensibles (Cy1 à Cx6), disposés sur la périphérie de l'écran, détectant le passage dudit objet (M) dans des régions délimitées de l'espace situées au-dessus desdits capteurs (Cyl à Cx6) et générant une combinaison séquentielle ou simultanée de signaux de sortie (BSC) en réponse à la détection de ces passages et de l'ordre de ces passages d'un capteur au suivant, lesdites premières et secondes séries d'informations étant corrélées, de façon à déterminer au moins le sens, la direction et la nature du mouvement de l'objet (M) se déplaçant devant l'écran. Avantageusement, les étapes itératives de comparaison étant réalisées par un processus de corrélation entre les deux tables (RM1, RM5, ICI, IC6) d'éléments binaires à deux dimensions, le procédé comprend une étape supplémentaire, exécutée à la suite de l'obtention d'un résultat de comparaison positif, consistant à vérifier si un seuil dit de concordance de contenu minimal desdites deux tables est atteint. Avantageusement encore, ledit objet est la main (M) d'un opérateur, le poignet (PG) et les doigts (P, I) de ladite main (M) se déplaçant dans l'espace devant l'écran, les variations des orientations de ce poignet dans l'espace et les positions relatives des doigts (P, I) entre eux et par rapport au poignet (PG) occasionnant des variations de la forme des images de cette main (M) projetées sur l'écran et captées par ladite caméra numérique (CAM). L'invention concerne également un système d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans un appareil informatique pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le système comprenant au moins un organe de visualisation muni d'un écran devant lequel ledit objet se déplace, un dispositif de traitement de données numériques comprenant des moyens de calcul et des moyens de mémorisation de données, caractérisé en ce que lesdits moyens de mémorisation de données stockent, pendant ladite phase initiale, ladite série finie de tables à deux dimensions (RM1r RM5) constituées d'éléments binaires représentant des formes distinctes dudit objet (M1, M5), en ce qu'il comprend une caméra numérique (CAM) captant l'image dudit objet (M) sur un plan image et générant en sortie (Bscam) ladite table à deux dimensions (ICI, IC6) constituées d'éléments binaires représentant ladite image, des moyens de comparaisons du contenu de cette table (ICI, IC6) avec les contenus des tables (RMI, RM5) de la base de données sous la commande desdits moyens de calcul, en ce qu'il comprend une série de capteurs unitaires photosensibles (Cy10 à Cx13) répartis sur la périphérie de l'écran détectant le passage dudit objet (M) dans des régions délimitées de l'espace, de manière à générer ladite seconde série d'informations, et en ce qu'il comprend des moyens de corrélation desdites premières et secondes séries d'informations sous la commande desdits moyens de calcul (3), de façon à déterminer au moins le sens, la direction et la nature du mouvement de l'objet (M)se déplaçant devant l'écran (20). Ladite caméra numérique (CAM) peut être une caméra en technologie CMOS. Lesdits capteurs unitaires photosensibles peuvent être des photodiodes (Cyl à Cx6) sensibles une gamme d'ondes 5 lumineuses comprise dans l'infrarouge. Lesdites photodiodes (C) peuvent être agencées de façon à permettre une captation des mouvements dudit objet sous trois segments angulaires différents (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°), de manière à générer trois informations successives lors d'un 90 déplacement de l'objet (M) au-dessus de cette structure suivant une direction quelconque d'un plan au-dessus de la photodiode (C), l'ordre de détection permettant de déterminer le sens du mouvement. Ledit appareil électronique peut être un livre 15 électronique (Le) comprenant deux écrans (P1, P2) simulant les pages d'un livre standard, en ce qu'il comprend une caméra en technologie CMOS fixée dans une région basse de l'un desdits écrans (P2) et des première (Cy10 à Cx13) et seconde (Cy20 à Cx23) séries de photodiodes disposées en 20 périphérie des premier (P1) et second (P2) écrans. Ledit appareil électronique peut être un micro-ordinateur comprenant un organe de visualisation muni d'un écran plat définissant un premier plan (ZY) et un clavier définissant un second plan (XY), lesdits premier et second 25 plans étant orthogonaux entre eux, en ce que il comprend une caméra (CAM) en technologie CMOS fixée dans une région basse de l'écran, en ce qu'il comprend une première série de photodiodes (Cz) disposées sur la périphérie de l'écran et une seconde série de photodiodes (Cy) disposées suivant deux 30 directions orthogonales (X, Y) sur le second plan (XY), de manière à capter les coordonnées dudit objet suivant sept axes (OG, OX, OZ, XE, EG, ZF et FG). Lorsque la photodiode capte un faisceau lumineux, elle génère donc en sortie un signal électrique transmis à des 35 circuits électroniques de traitement de signal appropriés. On suppose que ces circuits sont agencés de telle sorte qu'ils réagissent à la disparition de la lumière incidente, par exemple lorsque le faisceau est occulté par la main d'un opérateur. Cependant, la structure d'une photodiode classique présente un inconvénient important. En effet, la photodiode ne capte que les stimuli situés à l'intérieur d'un cône d'axe de symétrie vertical, si on suppose que le détecteur est disposé dans un plan horizontal, dont l'angle au sommet ou angle d'acceptante est réduit, typiquement de l'ordre de 400. Un mouvement de la main ne sera donc capté avec exactitude qu'une seule fois (s'il s'effectue au-dessus du capteur de la photodiode), et aléatoirement si ce mouvement s'effectue exclusivement en dehors du cône précité Aussi, dans une variante préférée de réalisation de l'invention, on met en oeuvre un capteur de mouvement sans contact à effet photo-électrique dont la structure dotée d'une structure particulière permettant de capter trois fois plus de mouvement suivant toutes les directions d'un plan. Cette structure sera détaillée avec plus de précision ci-après dans le corps de la description. De façon plus précise, le procédé selon l'invention comprend une phase préliminaire pendant laquelle on enregistre dans une base de informatique des séries représentant chacun une forme données associée à l'appareil d'enregistrements numériques distincte de l'objet, c'est-à- dire une image susceptible d'être acquise par la caméra CMOS lorsque celui-ci se déplacera devant l'écran de visualisation. Dans l'exemple de réalisation préféré de l'invention, il s'agit des formes prises par la main et des positions 30 relatives des doigts. Dans la pratique, et bien que théoriquement le nombre de ces séries est infini, on enregistre un nombre fini de représentations distinctes, leur nombre dépendant du degré de précision désiré, et, de façon pratique, ce nombre de 35 représentations étant limité aussi par la résolution du capteur CMOS de la caméra. Chaque enregistrement en mémoire est constitué d'une table à deux dimensions constituée d'éléments binaires, chaque table représentant une forme distincte prédéfinie d'image, c'est-à-dire un nuage de points ou pixels dont le nombre total est limité par la définition de l'écran graphique utilisé. Pour fixer les idées, si l'écran graphique possède une définition de 800X600 pixels, un enregistrement en mémoire représente une image de 480000 pixels. Dans les phases ultérieures du procédé selon l'invention, que l'on peut qualifier d'opérationnelles ou "utiles", la caméra CMOS acquière des premières séries d'informations représentatives des images de l'objet, par exemple une main et ses doigts, en déplacement ou immobile. Chaque pixel des images captées définit une information élémentaire du type "tout ou rien" : "0" ou "1" logique, les "1" représentant, par exemple, les parties appartenant à l'image d'un objet. L'ensemble des signaux transmis aux moyens de calcul se présente également sous la forme d'une table à deux dimensions constituée d'éléments binaires représentant l'image instantanée de l'objet projeté sur le plan image de la caméra. On effectue ensuite une recherche dans la base de données, de façon à procéder à une comparaison entre le contenu de la table d'éléments binaires représentant l'image captée et les tables représentant les formes d'image distinctes préenregistrées dans la base de données pendant la phase préliminaire. En ayant recourt à des algorithmes de corrélation, bien connus de l'Homme du Métier, on détermine si l'image captée correspond à une des formes d'objet contenues dans la base de données. De façon pratique, la résolution du capteur et la précision du processus d'acquisition n'étant pas infinies, il est nécessaire de vérifier si un seuil minimum préétabli, que l'on appellera de concordance de contenu des tables, est atteint. Typiquement, pour fixer les idées, un seuil de 85% pourra être retenu. Si le résultat de la comparaison est positif, on en déduit que l'image captée par la caméra CMOS correspond effectivement à une forme d'objet préenregistrée et donc connue. Les capteurs à photodiodes individuels disposés en périphérie de l'écran de visualisation sont tous identiques, qu'ils soient placés selon des directions que l'on appellera arbitrairement horizontale ou verticale. Ces capteurs acquièrent des deuxièmes séries d'informations renseignant notamment sur le sens du mouvement en fonction de l'ordre des capteurs "survolés" par l'objet en mouvement, mais aussi sur sa direction. A chaque survol, une photodiode particulière capte une ou plusieurs occultations d'un rayonnement lumineux selon la structure de capteur mise en oeuvre. Pour effectuer un traitement approprié des signaux électriques générés en sortie des photodiodes qui vont permettre de reproduire par leur action simultanée le procédé du multipointage, on fait appel avantageusement à une propriété mathématique bien connue, à savoir celle associée aux "séquents". Un séquent représente un couple de listes finies de formules usuellement notées : A1, . . , An H B 1 , . . , Bp Les valeurs AX (avec x prenant les valeurs 1 à n) représentent des hypothèses et BX (avec x prenant les valeurs 1 à p) des conclusions du séquent. Al peut représenter la même formule que An. On dit alors que cette formule possède plusieurs occurrences dans le séquent. Les valeurs du séquent sont reliées par des connecteurs logiques, par exemple "ET logique", représenté par le symbole "n", "OU logique", représenté par le symbole "y", "NON logique", représenté par le symbole "-7", constante "FAUX", représentée par le symbole ".-" etc. De façon pratique, dans l'exemple d'application préféré de l'invention, la conjonction logique d'événements représente le fait que ces événements sont présents simultanément. La conjonction de deux propositions A et B est donc vraie si les deux propositions sont simultanément vraies; sinon elle est fausse. A titre d'exemple, si on utilise des capteurs à triple 35 captation, dans l'exemple de réalisation préféré du système de l'invention, en appliquant les propriétés des séquents précités, on obtient pour un capteur unique : -(A1= lère captation ; A2 = 2ème captation ; A3 = 3ème captation) = hypothèses -(B1 = lère information ; B2 = 2ème information ; B3 3ème information) = conclusions L'opérateur logique qui décrit chaque capteur est donc de type ternaire. Il s'ensuit que, pour un mouvement de la main allant de : Al vers A2, on obtient la condition logique suivante : (A1 (1 A2 fl A3) --> (B1 fl B2 fl B3) correspondant à l'information générée par une seule photodiode. Cela signifie que s'il existe une première captation, puis une deuxième et une troisième, cela implique l'envoi de trois informations successives. De même pour "n" capteurs photodiodes placés à la suite les uns des autres, on obtiendra "3n" informations. L'ordre d'arrivée de ces informations renseignement sur le sens du mouvement de l'objet. Enfin, les capteurs étant disposés sur le pourtour de l'écran de visualisation, de préférence suivant deux axes orthonormés, on peut également déterminer l'axe du mouvement, c'est-à-dire la direction du déplacement projetée sur un plan. Simultanément, une information de distance de la main ou de l'objet qui passe devant l'écran par rapport à cet écran peut être obtenue toujours par l'intermédiaire des informations acquises par les capteurs photodiodes en les corrélant à celles obtenues par la caméra CMOS. En effet, l'évaluation de la distance séparant l'objet de l'écran peut être obtenue en opérant une comparaison entre l'identification d'une taille réelle de main et/ou de doigts, qui peut être préenregistrée dans l'appareil informatique ou saisie par l'opérateur part l'intermédiaire, par exemple, d'un clavier d'entrée de données, et sa correspondance d'affichage après captation par la caméra CMOS. Les traitements des informations générées par les capteurs et les opérations de calculs nécessaires à ces traitements peuvent être effectuées, de façon bien connue en soi, par des organes de calcul associés à l'appareil informatique, sous la conduite de programme enregistré, par exemple par l'unité centrale à microprocesseur d'un micro-ordinateur. Dans une variante supplémentaire du système mettant en oeuvre le procédé de l'invention, on dispose des capteurs photodiodes ou équivalents dans deux plans formant entre eux un angle non nul, de préférence dans deux plans orthogonaux entre eux. Dans un mode de réalisation préféré de cette variante supplémentaire, des premiers capteurs sont disposés suivant deux axes orthonormés sur le pourtour de l'écran de visualisation d'un appareil informatique, formant un premier plan de captation, et des deuxièmes capteurs sont disposés sur un clavier d'entrée de donnée, suivant deux axes orthonormés, formant un deuxième plan de captation. Ces capteurs sont complétés, comme précédemment, par une caméra CMOS solidaire dudit écran de visualisation. Cette disposition à l'avantage de permettre une acquisition de mouvement en trois dimensions, en multipliant les axes de captation des capteurs à photodiodes. Grâce aux dispositions spécifiques de l'invention qui viennent d'être rappelées, celle-ci atteint bien les buts qu'elle s'est fixés L'invention a donc pour objet principal un procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans le temps se déplaçant devant un organe de visualisation d'un appareil informatique comprenant un écran, caractérisé en ce qu'il comprend : - une phase préliminaire comprenant la construction d'une base de données constituée d'une série finie d'enregistrements numériques ayant la structure de tables à deux dimensions constituées d'éléments binaires, chaque table représentant une forme distincte prédéfinie d'image dudit objet projeté sur l'écran de l'organe de visualisation, ledit objet étant disposé dans l'espace à une distance déterminée de l'écran ; et - au moins une phase ultérieure d'acquisition sans contact des mouvements dudit objet se déplaçant dans l'espace devant l'écran comprenant au moins les étapes suivantes : une étape d'acquisition d'une première série d'informations obtenues par la captation de l'image dudit objet projeté sur le plan image d'une caméra numérique fixé à l'écran, la caméra scindant l'image captée en un nuage de points convertis en une pluralité de signaux électriques numériques élémentaires rassemblés dans une table à deux dimensions constituée d'éléments binaires ; une étape itérative de comparaisons du contenu de ladite table générée par la caméra numérique avec les contenus des tables enregistrées dans la base de données jusqu'à l'obtention d'un résultat de comparaison positif, de manière à déterminer la forme de l'objet, cette forme étant celle représentée par l'enregistrement numérique ayant provoqué ledit résultat positif ; et une étape d'acquisition d'une seconde série d'informations à l'aide d'une pluralité de capteurs unitaires photosensibles, disposés sur la périphérie de l'écran, détectant le passage dudit objet dans des régions délimitées de l'espace situées au-dessus desdits capteurs et générant une combinaison séquentielle ou simultanée de signaux de sortie en réponse à la détection de ces passages et de l'ordre de ces passages d'un capteur au suivant, lesdites premières et secondes séries d'informations étant corrélées, de façon à déterminer au moins le sens, la direction et la nature du mouvement de l'objet se déplaçant devant l'écran. L'invention a encore pour objet un système pour la mise en oeuvre d'un tel procédé assurant les fonctions de pointage multiple sur écran. L'invention va maintenant être décrite de manière plus détaillée en se référant aux dessins annexés, parmi lesquels: - la figure 1 illustre schématiquement un exemple de réalisation d'un système d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans le temps selon l'invention, - les figures 2A à 2E illustrent schématiquement cinq exemples de formes/positions de main enregistrées dans une base de données pendant une phase initiale du procédé selon l'invention, - les figures 3 à 5 illustrent schématiquement l'acquisition de la forme d'une main se déplaçant selon un mouvement circulaire devant un écran, - les figures 6 à 8 illustrent un mode de réalisation préféré des photodiodes utilisées pour détecter le sens du 10 mouvement de l'objet, - la figure 9 illustre un livre dit électronique implémentant le procédé de l'invention, et - la figure 10 illustre un mode de réalisation supplémentaire d'un système d'acquisition sans contact des 15 mouvements d'un objet de forme variable permettant de capter les coordonnées de l'objet suivant sept axes. Dans ce qui suit, sans en limiter en quoi que ce soit la portée, on se placera ci-après dans le cadre de l'application préférée de l'invention, sauf mention contraire, c'est-à-dire 20 dans le cas d'un procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable devant un écran de visualisation d'un appareil informatique, de façon plus précise de la main d'un opérateur, poignet et doigts. Dans ce qui suit toujours, les éléments communs à 25 plusieurs figures portent les mêmes références et ne seront re-décrits qu'en tant que de besoin. De même, dans un but de simplification, les composants semi-conducteurs à effet photo-électrique seront supposés être des photodiodes et la caméra numérique de captation d'image du type CMOS, sans que 30 cela ne limite en quoi que ce soit la portée de l'invention. Le procédé selon l'invention va maintenant être décrit par référence aux figures 1 à 10. La figure 1 illustre schématiquement un micro-ordinateur 1 comprenant un organe de visualisation 2 dont l'écran est du 35 type à dalle tactile 20. Ce type de technologie est bien connu de l'Homme du Métier et il est inutile de le décrire plus avant. Le micro-ordinateur 1 comprend également une unité centrale 3 dotée d'au moins de moyens de calcul (non expressément représentés) et d'une unité de mémoire de masse, par exemple à disque dur 4, que l'on a représenté, pour faciliter la description qui va suivre, externe à l'unité centrale. On prévoit généralement des moyens d'entrée de données : clavier 5, souris informatique 6 et stylet 7 de pointage sur l'écran 20, étant entendu que le pointage peut aussi s'effectuer, en fonction de la technologie d'écran tactile 20 mise en oeuvre, par simple toucher de doigt de l'opérateur (non représenté) sur l'écran 20. L'unité centrale 3 commande l'affichage de l'écran, par exemple l'affichage d'un élément graphique quelconque EG, par l'intermédiaire d'un bus de sortie 30 et de circuits d'entrée-sortie et d'interface (non représentés). Le clavier 5 communique avec l'unité centrale 3 par l'intermédiaire d'un bus de sortie 50 et la souris par l'intermédiaire d'une liaison filaire 60. On peut naturellement faire appel à des liaisons sans fils pour tout ou partie des périphériques rappelés ci-dessus. Enfin, le disque dur 4 communique avec l'unité centrale 3 par l'intermédiaire d'un bus bidirectionnel de transmission de données 31. A ce stade de la description, l'architecture du micro-ordinateur 1 de la figure 1 ne diffère en rien de l'architecture d'un micro-ordinateur de l'art connu. De façon spécifique, selon une première caractéristique importante de l'invention, on prévoit un premier type de capteur, à savoir une caméra numérique CAM, de préférence réalisée en technologie CMOS. Les transistors CMOS constituent des sites photosensibles selon une configuration matricielle à deux dimensions, aux intersections de lignes et de colonnes. L'image d'un objet, par exemple de la main M d'un opérateur, est projetée sur le plan image de la caméra (matrice de sites photosensibles), scindée en un nuage de points ou pixels convertis, chacun, en un signal électrique de sortie élémentaire par les transistors CMOS. La camera CMOS communique avec l'unité centrale 3 par l'intermédiaire d'un bus de sortie Bscam de façon à transmettre les informations lumineuses captées et converties en signaux électriques. Chaque signal électrique élémentaire est converti en un signal binaire, de valeur "1" ou "0" logique. L'une de ces valeurs, par exemple le "1" logique, est attribuée aux zones comprises dans l'image, l'autre valeur, "0" logique", aux zones extérieures à l'image. Les informations délivrées par la caméra CAM représentent donc l'image, sous forme d'un nuage de points ou pixels, de la main M d'un opérateur et des positions 10 relatives des doigts de la main M. Dans l'exemple illustré sur la figure 1, le pouce P et l'index I sont complètement écartés. Bien que représentée à l'extérieur de l'écran pour des raisons de clarté du dessin, on doit bien comprendre que la main M se déplace devant 15 l'écran 20 et à proximité de celui-ci, par exemple, pour fixer les idées à une distance de 10 à 15 cm, compte tenu des dimensions habituelles d'un écran de micro-ordinateur. La main M est supposée ici sensiblement parallèle au plan de l'écran 20. 20 La main M est susceptible de se déplacer de façon quelconque devant l'écran 20. Notamment, la main peut effectuer des déplacements circulaires Mvtr et les doigts, par exemple l'index I et le pouce P, des déplacements en translation MVtr lorsqu'ils s'écartent (position écartée 25 représentée sur la figure 1) ou se rapprochent. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, des capteurs individuels de type photodiode sont disposés en périphérie de l'écran de visualisation 20 : pour fixer les idées, dans l'exemple décrit, deux sur le côté 30 gauche, Cyl et Cy2, deux sur le côté droit, Cy3 et Cy4, trois sur le côté supérieur, Cxl à Cx3, et trois sur le côté inférieur, Cy4 à Cx6. Naturellement, le nombre de photodiodes dépend de la précision souhaitée pour une application particulière. Les photodiodes sont sensibles dans le domaine 35 de l'infrarouge. Les photodiodes, Cyl à Cx6, sont disposées, de préférence, selon deux axes orthonormés YX, et les signaux électriques générés en sortie des photodiodes, Cyl à Cx6, sont transmis à l'unité centrale 3 via des liaisons filaires, représentées sur la figure 1 par un bus unique BSC. Comme il a été rappelé dans le préambule de la présente description, les signaux de sortie de la caméra CAM sont représentatifs des caractéristiques de l'image de la main M projetée sur le plan image de cette caméra. De façon plus précise, ils représentent un nuage de points, chacun étant associé à élément binaire, "1" ou à un "0" logique, selon qu'un point est situé ou non à l'intérieur de la main M et de 90 ces doigts, I et P. L'ensemble de ces éléments binaires est rassemblé dans une table à deux dimensions. Pour déterminer quelle est la forme instantanée de la main M, il est nécessaire, selon l'invention de comparer le contenu de cette table, c'est-à-dire une distribution particulière de "1" et 15 de "0", aux contenus des tables préenregistrées dans une base de données pendant une phase initiale. La comparaison s'effectue en mettant en oeuvre un algorithme de corrélation entre des tableaux matriciels de valeurs binaires ("1" ou Le mode d'obtention de cette série de tables 20 préenregistrées sera explicité ci-après par référence aux figures 2A à 2E. la base de données peut être constituée par un ensemble de positions de mémoire du disque dur 4 réservées à cet effet. Le processus de comparaison est effectué sous la 25 commande de l'unité centrale 3, à l'aide de programmes appropriés. L'élaboration de programme de comparaison de données est tout à fait classique et à la portée de l'Homme de Métier. De façon pratique, l'unité centrale 3 adresse des positions successives de la mémoire 4 jusqu'à l'obtention 30 d'un résultat de comparaison positif. Le contenu de la table particulière permettant d'obtenir ce résultat positif représente la forme de l'objet capté, la main M : poignet PG, pouce P et index I. Comme il a été rappelé également, il convient de vérifier si un seuil dit de concordance de 35 contenu est atteint pour s'assurer que l'acquisition est correcte. Dans certains cas, ce critère ne pourra être vérifié et aucune comparaison positive ne pourra donc être obtenue, par exemple si la main M est trop éloignée de l'écran 20 ou pour toutes autres raisons. Dans ces circonstances, l'unité centrale 3 peut commander l'affichage sur l'écran 20 d'un message destiné à l'opérateur pour qu'il réessaie un autre mouvement de la main M jusqu'à obtention d'un résultat positif. Cette première série d'informations générées par le capteur CAM n'est pas suffisante, comme il a également été précisé, pour, notamment, déterminer le sens du mouvement de la main M devant de l'écran 20. Pour ce faire, les signaux de sortie des capteurs, Cyl à Cx6, véhiculés sur le bus multifilaire Bsc sont également collectés par l'unité centrale 3 et traitées par une série de calculs en faisant appel aux propriétés des séquents rappelés dans le préambule de la présente description. Puisque les capteurs, Cyl à Cx6, sont répartis sur deux axes orthonormés, arbitrairement dits vertical Y (gauche . Cyl - Cy2 et Cy3 et droite : Cy4), et horizontal X (inférieur : Cxl - Cx3 et supérieur : Cx4 - Cx6) , les coordonnées de la main M sont captées et transmises à l'unité centrale 3 sur un total de quatre axes. On obtient donc grâce aux capteurs, Cyl à Cx6, des informations de sens de mouvement, de vitesse et de longueur et, selon leurs positions sur la périphérie de l'écran 20, des informations d'axe du mouvement (orientation). La gestion d'un mouvement opéré sur l'axe horizontal est définie par une moyenne des résultats obtenus sur les deux axes de façon simultanée. Du fait du double processus qui vient d'être décrit, l'unité centrale 3 connaît la forme de la main M, et dans le cas général d'un objet quelconque, sa taille, à quelle distance elle se trouve de l'écran 20, son sens de déplacement et l'axe de ce déplacement par rapport au plan XY de l'écran 20. Lorsque le mouvement s'arrête ou s'inverse, les capteurs photodiodes, Cyl et Cx6, permettent l'acquisition d'un nouvel emplacement de pointage sur l'écran qui correspond soit au point d'arrêt du mouvement, soit au point d'une autre direction de déplacement. L'initialisation du processus d'acquisition peut être commandée par l'opérateur, par exemple par un pointage double ou simple sur une zone spécifique de l'écran tactile 20 à l'aide du stylet 7. Une réinitialisation et/ou l'arrêt de ce processus peut être obtenue également par l'opérateur, par exemple par un nouveau pointage. Ces actions pourraient également résulter d'un mouvement spécifique de la main M devant l'écran 20, par exemple en pointant l'index I vers l'écran 20 d'une manière préétablie, ce mouvement ou cette combinaison de mouvements étant détectée et interpréter par l'unité centrale 3 comme une commande également spécifique. De manière plus générale, l'acquisition de mouvements particuliers de la main Met des formes prises par celle-ci : poing fermé, doigts écartés, etc., peut conduire à la génération de commandes à distance, c'est-à-dire sans contact, d'affichages d'éléments graphiques divers, par exemple EV, et/ou textuels, de modifications de ces affichages et/ou occasionner leurs déplacements sur l'écran 20. On peut également générer de cette façon des commandes de lancement de logiciels particuliers : lancement d'un logiciel de traitement de texte, de messagerie, etc... On va maintenant décrire la façon de pré-enregistrer dans la base de données 4, lors d'une phase préliminaire, différentes formes d'objet dont les images seront susceptibles d'être captées par la caméra CAM pendant des phases opérationnelles ultérieures. Comme il a été rappelé, les images captées sont représentées par une pluralité d'éléments binaires, "0" ou "1" logique. Ces différentes tables, en nombre fini, sont enregistrées dans la base de données 4 sous la forme de tables ou tableaux matriciels à deux dimensions. Ces tables sont accessibles en leur attribuant une adresse de mémoire distincte. Chaque cellule de la table enregistre une valeur binaire, "1" ou "0", dont les coordonnées sont représentatives de l'appartenance ou non à l'image de l'objet. Il suffira alors, pendant la phase opérationnelle, d'adresser séquentiellement les diverses positions de mémoire de la base de données 4 et de lire la pluralité de données binaire (table matricielle) qui y sont enregistrées en vue d'effectuer des comparaisons avec le contenu de la table représentant l'image instantanée de la main M projetée sur le plan image de la caméra CAM. Les tables enregistrées dans la base de données 4 peuvent être obtenues par diverses méthodes : par exemple de façon théorique, par le calcul et pré-chargées, ou de façon expérimentale en utilisant la caméra CAM et en plaçant un objet similaire, sinon identique, à celui utilisé ultérieurement, par exemple la main M d'un opérateur, dans des positions prédéfinies de l'espace par rapport au plan de l'écran 20, en imprimant également au poignet et aux doigts des positions prédéfinies : doigts écartés, serrés, etc. On peut aussi recourir à des algorithmes d'apprentissage. Bien que la phase d'enregistrement préliminaire soit a priori unique, contrairement aux phases opérationnelles ultérieures que l'on peut qualifier d'utiles, l'invention n'interdit pas la mise à jour, de façon régulière ou non, de la base de données 4, par adjonction de tables représentant de nouvelles formes d'objet, correction de certaines tables qui conduise à l'acquisition de formes d'objet défectueuses par exemple et/ou suppression pure et simple de tables devenues inutiles. Il suffit de prévoir une commande du processus de mise à jour de la base de donnée qui peut être saisie, par exemple par l'intermédiaire du clavier 5 ou d'un organe de pointage, souris 6, stylet 7, etc. Pour fixer les idées, on va maintenant décrire par références aux figures 2A à 2E cinq exemples de formes/positions de main : poignet et doigts, notamment de la paire de doigts index-pouce. En regard de chaque image, on a représenté un tableau composé de quatre colonnes et de quatre lignes, soit un quadrillage de seize cases ou cellules. Ce tableau représente schématiquement l'image de la main qui sera perçue par la caméra CAM, c'est-à-dire le nuage de points précité, à une distance prédéfinie du plan de l'écran 20, typiquement comprise entre 3 et 10 centimètres environ. Plus précisément, les cellules du tableau représentant des points appartenant à l'image de l'objet sont arbitrairement noircies, les autres cellules ont été laissées vides. Les quadrillages précités constituent une reproduction imparfaite de la main vue par la caméra CAM dans une série finie de positions prédéfinies. Dans la pratique, les tableaux ont la taille de l'écran 20 et le nombre de cellules est beaucoup plus grand que seize. Comme il a été rappelé, le nombre de cellules est toutefois limité par la définition de l'écran 20. Il est au plus égal au nombre de pixels de l'écran 20, par exemple au plus égal à 480000 pour un écran 20 de 800x600 pixels. Cependant, la reconnaissance de forme ne s'effectuera que sur un nuage de points répartis sur le périmètre de l'ensemble des cellules noircies d'un tableau et non pas sur la totalité des cellules de celui-ci, ce qui limite le temps nécessaire aux comparaisons successives entre tables préenregistrées et table représentant le nuage de points captés par la caméra CAM à un instant donné. Ces opérations de comparaisons nécessitent notamment des adressages successifs de la base de données 4, pour chaque table lue dans la base de données, une opération de comparaisons entre le contenu de cette table (représentant une forme particulière d'objet) et la table captée, une opération de vérification permettant de déterminer si un seuil déterminé, dit de concordance de contenu, est respecté (seuil supérieur typiquement de 85 %), jusqu'à l'obtention d'un résultat positif sur ces deux dernières opérations. La figure 2A illustre schématiquement une forme de main M1 et des positions relatives du pouce et de l'index correspondant, sur cette figure, à celles illustrées sur la figure 1 : poignet PG parallèle à la surface de l'écran 20 et pouce P et index I complètement écartés, les autres doigts étant repliés. Le tableau RM1 correspondant représente schématiquement l'image qui d'une telle main M1. Il comporte six cellules noircies, celles du milieu et de gauche représentant le poignet et la case noircie supérieure l'index et la cellule noircie inférieure, décalée vers la droite, le pouce. Comme il a été rappelé, il s'agit d'une représentation très grossière de l'image de la main M1 donnée dans un seul but d'illustration du procédé permettant l'enregistrement de représentations numériques de nuages de points dans la base de données. La figure 2B illustre schématiquement une forme de main M2 de forme et de position semblable à celles de la main M1 mais pour laquelle le pouce et l'index sont jointifs. Le tableau RM2 comprend un carré de seulement quatre cellules noircies sur la gauche et dans une zone centrale du tableau. La figure 2C illustre schématiquement une forme de main M3, avec tous les doigts repliés sauf l'index. Ce dernier est pointé vers l'écran 20. Le tableau RM3 comprend un rectangle de six cellules noircies sur la gauche et dans une zone centrale du tableau (s'étendant sur deux lignes et trois colonnes). La figure 2D illustre schématiquement une forme de main M4, avec tous les doigts sont dépliés et serrés. Le tableau RM4 comprend un rectangle de six cellules noircies sur la droite, dans des positions miroirs de celles du tableau RM3. La figure 2E illustre une forme de main M5 semblable à celle de la main M4r mais située dans un plan sensiblement perpendiculaire au plan de l'écran 20. Le tableau RM5 comprend un rectangle de six cellules noircies sur la gauche et dans une zone inférieure du tableau (s'étendant sur trois lignes et deux colonnes). Ces tableaux sont convertis en une pluralité d'éléments binaires ("1" et "0" logiques) rassemblés dans des tables à deux dimensions enregistrées dans la base de données 4 pendant la phase initiale. On va maintenant décrire un exemple de mouvement de main devant l'écran 20 par référence aux figures 3 à 5. Sur ces figures on a représenté une main M' se déplaçant selon un arc de cercle de 180° entre une position initiale M' 1 (figure 1) et une position finale M'6 (figure 5) devant l'écran 20. Sur la figure 3, la main M' a la forme prise par la main M de la figure 1 : doigts repliés sauf le pouce Pl_P6 et l'index Il-I6 écartés. On suppose que cette forme reste invariable pendant le déplacement circulaire (sens horaire dans l'exemple décrit). On a également représenté sur les figures 3 et 5 les projections des extrémités des pouce et index sur le plan de l'écran 20, par rapport à un quadrillage XY orthonormé de l'écran : images II1 et IP1 (positions de départ) et 116 et IP6 (positions finales). On a également représenté les projections de la main M' sur le plan image de la caméra CAM schématisé par un carré symbolisant l'arrangement matriciel : plan image constitué par une pluralité de transistors CMOS. Ces projections sont les images successives de la main, M'1 à M'6, lors de son déplacement circulaire. Les six images successives captées par la caméra CAM sont représentées schématiquement par les tableaux ICI à IC6. Le tableau ICI correspond à la forme préenregistrée de la figure 2A (main M : figure 1). Une recherche dans la base de données 4 va conduire à un résultat positif après une étape de comparaisons successives, et la forme correspondant à la figure 2A va être acquise par le système symbolisée par le tableau RM1. On doit bien comprendre que les zones noircies du tableau RMI sont une vue "miroir" des zones noircies du tableau ICI. A l'examen des tableaux ICI et IC6i on constate que, lors du déplacement circulaire de la main, M' l à Ar,, la forme de l'image captée par la caméra CAM reste bien invariable : les positions relatives des cellules noircies restent en effet inchangées. Il en est de même pour le contour de l'image projetée qui en définit les frontières. Les coordonnées des cellules noircies sur la matrice de transistors CMOS vont par contre varier au gré du déplacement circulaire de la main et de sa projection sur le plan de la caméra CAM. Les tableaux matriciels d'éléments binaires reçus par les organes de calcul de l'unité centrale 3 (figure 1) reflètent ces caractéristiques : invariance de la forme et variations des coordonnées des images élémentaires dans la matrice. Sur les figures 4B à 4D, on a seulement représenté les orientations successives des tableaux, 1c2 à IC5, représentant les projections de la main, 14'2 à M"5, sur le plan image de la caméra CAM, c'est-à-dire les orientations intermédiaires entre la position de départ, ICI, et la position finale IC6. Simultanément, les photodiodes, Cyl à Cx6, génèrent des informations de sens de mouvement, de vitesse, de longueur et, selon leurs positions sur le périphérie de l'écran 20, des informations d'axe (orientation) du mouvement de la main, M'1 à M'6. Ces informations permettent, quelle que soit l'orientation instantanée de la main, M'1 à M'6, par rapport au plan de l'écran 20 (quadrillage orthonormé XY), d'effectuer une comparaison avec le contenu de la base de 10 données 4 (figure 1) qui conduit toujours à sélectionner, en temps réel, la forme représentée par la figure 2A. Les organes de calcul procédent à une ré-orintation des tableaux, ICI à IC6, pour retrouver le tableau IC1, en fonction des informations délivrées par les photodiodes, Cyl à Cx6, le 15 corréler avec le tableau RM1 et acquérir la forme correspondante à ce tableau. Comme il a été indiqué précédemment, les photodiodes de conception classique présentent un inconvénient important car elles ne captent que les stimuli situés à l'intérieur d'un 20 cône restreint d'axe de symétrie vertical. Aussi, dans un mode de réalisation préféré, on met en oeuvre des capteurs à photodiode dotée d'une structure permettant une captation triple du mouvement d'un objet suivant une direction quelconque d'un plan. Une telle 25 structure de diode va maintenant être décrite par référence aux figures 6 à 8. La figure 6 illustre schématiquement, en vue transversale dans l'espace, une des caractéristiques importantes du capteur C selon ce mode de réalisation à 30 savoir une structure tridimensionnelle, formant un trapèze isocèle plat, constituée de cinq parois translucides : les parois latérales 82 à 85 et la paroi supérieure 81. Dans le cadre de l'invention, on entend par "translucide" un matériau laissant passer sans affaiblissement notable tout ou partie 35 des longueurs d'onde du rayonnement lumineux illuminant le capteur et pour celles pour lesquelles celui-ci est sensible. La paroi inférieure 80 peut être quelconque quant à ses propriétés optiques : elle ne sert que de support à une photodiode D de structure plane. Selon une autre caractéristique importante, on adjoint aux parois latérales, 82 à 85, des lentilles convexes convergentes, dont deux, L2 et L3, sont visibles sur la figure 6. Les faces planes de ces lentilles, L2 et L3, sont apposées sur les faces internes de ces parois. L'intérêt consistant à adjoindre des lentilles convergentes (par exemple L2 et L3) sur toutes les parois latérales, 82 à 85, de la structure trapézoïdale du capteur C est essentiellement de permettre une amplification de l'énergie du spectre lumineux atteignant la photodiode D, afin d'accroître mécaniquement la sensibilité de ce capteur. Selon une autre caractéristique importante de l'invention, on munit les parois latérales, 82 à 85, et la paroi supérieure 81, de bandes, opaques au rayonnement lumineux. Ces bandes forment des zones sombres de forme rectangulaire. Des premières bandes, 90, 93-94 et 97, sont parallèles à l'arête supérieure de ces parois et couvrent des zones supérieures de ces parois à partir des arêtes précitées. La paroi supérieure 81 est également pourvue, sur sa périphérie, de bandes opaques rectangulaires, 91-92, 95-96, parallèles aux arêtes supérieures des parois latérales et formant continuité avec les bandes latérales. Si on considère la structure illustrée par la figure 6, il s'ensuit que, quel que soit le mouvement effectué au-dessus du capteur C, de gauche vers la droite, de droite vers la gauche, de l'avant vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant, le capteur C capte systématiquement trois informations à chaque fois. La figure 6 illustre schématiquement, pour un mouvement de droite à gauche, la succession des trois informations de mouvements captés, sont référencées Info1 à Info3. Pour fixer les idées, dans un exemple de réalisation pratique, la hauteur h de la structure trapézoïdale du capteur C (distance entre le support 80 entre la paroi supérieure 81) est typiquement de l'ordre de 7 mm. Comme illustré en regard de la figure 8, la longueur Lo est typiquement de l'ordre de 30 mm et la largeur La de l'ordre de 15 mm, valeurs prises à la base de la structure trapézoïdale. Comme illustré par la figure 7, le capteur est agencé de façon à ce qu'il permette la captation d'un mouvement horizontal proche détecté au-dessus de la structure trapézoïdale sous trois segments angulaires successifs . entre 0° et 01°, puis entre 02° et 03° , et enfin entre 04o et 180°. Typiquement, et quelles que soient les dimensions relatives des parois, 10 à 15, de la structure trapézoïdale 1, d'une part, et des bandes opaques, 30 à 37, d'autre part, celle-ci est agencée pour que les valeurs de 01° à 04°, soient respectivement les suivantes : 40°, 60°, 120° et 140°, ce quel que soit le sens du mouvement, de la droite vers la gauche et inversement (dans l'exemple de la figure 7), ou de l'avant vers l'arrière et inversement. La figure 8 illustre, en vue de dessus, un exemple de capteur C selon un mode de réalisation préféré de l'invention. On retrouve les éléments décrits sur les figures 6 et 7, qu'il est inutile de détailler de nouveau. La seule différence est que l'on prévoit, aux quatre coins supérieurs de la structure trapézoïdale, entre les bandes opaques, 90 à 97, des zones dites "blanches" donnant sur des espaces vides 900 à 903. Pour fixer les idées, le matériau constituant les parois 81 à 85 peut être du verre, du plastique ou tout autre matériau approprié laissant passer tout ou partie des longueurs d'onde de la lumière reçue par le capteur C. Cet aspect ne constitue qu'un choix technologique à la portée de l'Homme de Métier. La figure 9, illustre un appareil de type dit "livre électronique" pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention et incorporant des capteurs à photodiodes du type de celui décrit en regard des figures 6 à 8. Le livre électronique Le comporte deux écrans repliables, P1 et P2, simulant les pages en regard d'un livre standard dit "papier". Toujours dans l'exemple de réalisation illustré par la figure 9, on a disposé des séries de capteurs autour des zones utiles d'affichage, P1 et P2, du livre électronique Le. Ces capteurs sont dénommés, Cx10 à Cx13, suivant un axe horizontal et, Cy11 à Cy14i suivant un axe vertical, pour P1, et Cx20 à Cx23r suivant un axe horizontal et Cy21 à CY2 4 r suivant un axe vertical, pour P2. Naturellement, on prévoit également un capteur du type caméra CAM, ayant la même fonction que celle implémentée dans le micro-ordinateur de la figure 1. La caméra CAM peut être disposée dans la partie inférieure gauche de la l'écran P2. Comme précédemment également, on prévoit notamment des moyens de traitement de signaux à programme enregistré et de mémorisation pour l'enregistrement de la base de données créée dans la phase initiale. Dans le cas d'appareils informatiques spécifiques tels que des ordinateurs portables, il est possible de disposer d'un repère orthonormé en trois dimensions comme le montre la figure 10 qui illustre un mode de réalisation supplémentaire de l'invention. L'écran plat 20 définit un premier plan d'axes orthonormés ZY, supposé vertical sur la figure 10, et le clavier 5 un second plan, d'axes orthonormés XY, orthogonal au premier et supposé horizontal. Dans cette structure particulière, on place des capteurs photodiodes tel que précédemment (figures Czy, et sur deux axes sous la référence également un capteur inférieure de l'écran spécifié dans les dispositifs décrits 1 et 9), autour de l'écran : capteurs orthogonaux sur le clavier 5 : capteurs unique C, . Naturellement, on place CAM, de type caméra CMOS sur la partie 20, comme précédemment. Cette disposition avantageuse permet de gérer plus facilement la profondeur de champ de capteurs ainsi formée, le tout avec la caméra CMOS pour confirmer les mouvements via le processus d'identification avec les enregistrements de la base de données (non représentée sur la figure 10). Ainsi, un objet en position E dans l'espace se trouve dans un champ dont les coordonnées en temps réel sont captées et transmises sur un total de sept axes : 0G, OX, OZ, XE, EG, ZF et FG au lieu de seulement quatre axes pour les systèmes en deux dimensions décrits en regard des figures 1 et 9. A la lecture de ce qui précède, on constate aisément que 10 l'invention atteint bien les buts qu'elle s'est fixée, et qu'il est inutile de rappeler entièrement. Toutefois, l'invention n'est pas limitée aux seuls dispositifs conformes aux modes de réalisation explicitement décrits en regard des figures 1 à 10. 15 Notamment, l'organe de visualisation ne nécessite pas la mise en oeuvre d'un écran à dalle tactile. REVENDICATIONS1. Procédé d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans le temps se déplaçant devant un organe de visualisation d'un appareil informatique comprenant un écran, caractérisé en ce qu'il comprend : - une phase préliminaire comprenant la construction d'une base de données (4) constituée d'une série finie d'enregistrements numériques ayant la structure de tables (RM1, RM5) à deux dimensions constituées d'éléments binaires, chaque table représentant une forme distincte (M1, M5) prédéfinie d'image dudit objet projeté sur l'écran de l'organe de visualisation (20), ledit objet (M1, M5) étant disposé dans l'espace à une distance déterminée de l'écran (20), et - au moins une phase ultérieure d'acquisition sans contact des mouvements dudit objet (M) se déplaçant dans l'espace devant l'écran (20) comprenant au moins les étapes suivantes : une étape d'acquisition d'une première série d'informations obtenues par la captation de l'image dudit objet projeté sur le plan image d'une caméra numérique (CAM) fixé à l'écran (20), la caméra (CAM) scindant l'image captée en un nuage de points convertis en une pluralité de signaux électriques numériques élémentaires rassemblés dans une table à deux dimensions constituée d'éléments binaires (IC1, IC6), une étape itérative de comparaisons du contenu de ladite table (ICI, IC6) générée par la caméra numérique (CAM) avec les contenus des tables (RM1i RM5) enregistrées dans la base de données (4) jusqu'à l'obtention d'un résultat de comparaison positif, de manière à déterminer la forme de l'objet (M), cette forme étant celle représentée par l'enregistrement numérique ayant provoqué ledit résultat positif, et une étape d'acquisition d'une seconde série d'informations à l'aide d'une pluralité de capteurs unitaires photosensibles (Cyl à Cx6), disposés sur la périphérie de l'écran (20), détectant le passage dudit objet (M) dans des régions délimitées de l'espace situées au-dessus desditscapteurs (Cyl à Cx6) et générant une combinaison séquentielle ou simultanée de signaux de sortie (BSC) en réponse à la détection de ces passages et de l'ordre de ces passages d'un capteur au suivant, lesdites premières et secondes séries d'informations étant corrélées, de façon à déterminer au moins le sens, la direction et la nature du mouvement de l'objet (M) se déplaçant devant l'écran (20). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, les étapes itératives de comparaison étant réalisées par un processus de corrélation entre les deux tables (RM1, RM5, ICI, IC6) d'éléments binaires à deux dimensions, il comprend une étape supplémentaire, exécutée à la suite de l'obtention d'un résultat de comparaison positif, consistant à vérifier si un seuil dit de concordance de contenu minimal desdites deux tables est atteint. 3. Procédé selon les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit objet est la main (M) d'un opérateur, le poignet (PG) et les doigts (P, I) de ladite main (M) se déplaçant dans l'espace devant l'écran (20), les variations des orientations de ce poignet dans l'espace et les positions relatives des doigts (P, I) entre eux et par rapport au poignet (PG) occasionnant des variations de la forme des images de cette main (M) projetées sur l'écran (20) et captées par ladite caméra numérique (CAM). 4. Système d'acquisition sans contact des mouvements d'un objet de forme variable dans un appareil informatique pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le système comprenant au moins un organe de visualisation muni d'un écran devant lequel ledit objet se déplace, un dispositif de traitement de données numériques comprenant des moyens de calcul et des moyens de mémorisation de données, caractérisé en ce que lesdits moyens de mémorisation de données (4) stockent, pendant ladite phase initiale, ladite série finie de tables à deux dimensions (RM1r RM5) constituées d'éléments binaires représentant des formes distinctes dudit objet (M1i M5), en ce qu'il comprend une caméra numérique (CAM) captant l'image dudit objet (M) sur un plan image et générant en sortie (Bscam) ladite tableà deux dimensions (ICI, IC6) constituées d'éléments binaires représentant ladite image, des moyens de comparaisons du contenu de cette table (ICI, IC6) avec les contenus des tables (RM1, RM5) de la base de données (4) sous la commande desdits moyens de calcul (3), en ce qu'il comprend une série de capteurs unitaires photosensibles (Cy10 à Cx13) répartis sur la périphérie de l'écran (20) détectant le passage dudit objet (M) dans des régions délimitées de l'espace, de manière à générer ladite seconde série d'informations, et en ce qu'il comprend des moyens de corrélation desdites premières et secondes séries d'informations sous la commande desdits moyens de calcul (3), de façon à déterminer au moins le sens, la direction et la nature du mouvement de l'objet (M)se déplaçant devant l'écran (20). 5. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite caméra numérique (CAM) est une caméra en technologie CMOS. 6. Système selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits capteurs unitaires photosensibles sont des 20 photodiodes (Cyl à Cx6) sensibles une gamme d'ondes lumineuses comprise dans l'infrarouge. 7. Système selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdites photodiodes (C) sont agencées de façon à permettre une captation des mouvements dudit objet sous trois 25 segments angulaires différents (0°-01°, 02°-03°, 04°-180°), de manière à générer trois informations successives lors d'un déplacement de l'objet (M) au-dessus de cette structure suivant une direction quelconque d'un plan au-dessus de la photodiode (C), l'ordre de détection permettant de déterminer 30 le sens du mouvement. 8. Système selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que ledit appareil électronique est un livre électronique (Le) comprenant deux écrans (P1r P2) simulant les pages d'un livre standard, en ce qu'il comprend 35 une caméra en technologie CMOS fixée dans une région basse de l'un desdits écrans (P2) et des première (Cy10 à Cx13) et seconde (Cy20 à Cx23) séries de photodiodes disposées en périphérie des premier (P1) et second (P2) écrans. 9. Système selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que ledit appareil électronique est un micro-ordinateur comprenant un organe de visualisation muni d'un écran plat (20) définissant un premier plan (ZY) et un clavier (5) définissant un second plan (XY), lesdits premier et second plans étant orthogonaux entre eux, en ce que il comprend une caméra (CAM) en technologie CMOS fixée dans une région basse de l'écran (20), en ce qu'il comprend une première série de photodiodes (CZy) disposées sur la périphérie de l'écran et une seconde série de photodiodes (Cy) disposées suivant deux directions orthogonales (X, Y) sur le second plan (XY), de manière à capter les coordonnées dudit objet suivant sept axes (OG, OX, OZ, XE, EG, ZF et FG).
60,630
FR2960077A1
A1
20111118
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DISPOSITIF DE GESTION DYNAMIQUE D'APPLICATIONS TÉLÉCHARGEABLES, POUR UN ÉQUIPEMENT DE COMMUNICATION L'invention concerne les équipements de communication d'usagers, éventuellement de type mobile, et plus précisément le téléchargement d'applications (informatiques) par de tels équipements de communication. Le nombre d'applications (informatiques) mises à la disposition des usagers d'équipements de communication (filaires ou non filaires), par exemple via l'Internet, ne cessant de croître, ces usagers ont de plus en plus de difficulté non seulement à trouver des applications qui correspondent à leur besoins de façon temporaire ou permanente, mais également à être mis au courant des nouvelles applications susceptibles de les intéresser. En raison de ces difficultés, plusieurs outils logiciels ont été 15 récemment proposés aux usagers pour faciliter l'accessibilité aux applications. C'est notamment le cas de l'outil appelé Chorus@ (commercialisé par Envio Networks). Ce dernier permet à des usagers d'attribuer des notes aux applications qu'ils ont téléchargées et utilisées, et propose aux amis et relations de ces usagers des applications qu'ils n'ont pas encore téléchargées 20 et dont les notes moyennes sont supérieures à un seuil. L'inconvénient principal de cet outil réside dans le fait que les applications qu'il propose ne correspondent que rarement aux besoins réels des usagers du fait que ces derniers, bien qu'étant des amis ou des relations, ne partagent pas toujours les mêmes centres d'intérêt ou goûts et/ou n'ont pas les mêmes exigences. 25 En outre, cette solution ne propose que des listes d'applications qui sont issues d'autres listes contenant des nombres très réduits d'applications, si bien qu'elles ne tiennent pas compte de la plus grande partie des applications qui sont effectivement disponibles mais qui n'ont pas encore été téléchargées par les autres usagers. De plus, chaque usager doit télécharger 30 manuellement chaque application, puis l'installer manuellement et éventuellement la désinstaller manuellement si il ne s'en sert plus. Enfin, cet outil ne tient compte ni du contexte en cours de l'usager, ni de l'activité en cours de cet usager, si bien que les applications qui lui sont proposées ont peu de chance de présenter un intérêt immédiat. C'est également le cas des outils appelés YapplerO et AppsFireO. Ces derniers permettent aux usagers de créer leurs propres listes d'applications personnalisées, et éventuellement de les mettre automatiquement à jour, puis de s'échanger ces listes entre amis et/ou entre membres d'un réseau social. Ces deux outils présentent des inconvénients sensiblement identiques à ceux présentés par l'outil Chorus®. C'est également le cas de l'outil appelé SideBarO. Ce dernier sélectionne périodiquement pour chaque usager, parmi les nouvelles applications, celles qui satisfont à des critères résultant des réponses que cet usager a donné à des questions relatives à ses informations démographiques âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle) et à ses préférences, puis adresse à chaque usager un descriptif de chaque application sélectionnée pour lui. Comme dans le cas des outils précédents, chaque usager doit télécharger manuellement chaque application qui a été sélectionnée pour lui et qui l'intéresse, puis il doit l'installer manuellement et éventuellement la désinstaller manuellement si il ne s'en sert plus. En outre, cet outil ne tient compte ni du contexte en cours de l'usager, ni de l'activité en cours de cet usager, et donc les applications qui lui sont proposées ont peu de chance de présenter un intérêt immédiat. C'est également le cas de l'outil appelé Apple Genius®. Ce dernier détermine des affinités entre les applications qui ont été téléchargées par un usager et des applications que ce dernier n'a pas encore téléchargées, afin de lui proposer de nouvelles applications. L'inconvénient principal de cet outil réside dans le fait qu'il ne propose que des nouvelles applications qui présentent au moins une fonctionnalité commune avec une application qui a été précédemment téléchargée par un usager, et donc les autres nouvelles applications ne sont jamais proposées alors même que certaines d'entre elles pourraient s'avérer intéressantes. En outre, cet outil ne tient compte ni du contexte en cours de l'usager, ni de l'activité en cours de cet usager, et donc les applications qui lui sont proposées ont peu de chance de présenter un intérêt immédiat. L'invention a donc pour but de remédier à tout ou partie des inconvénients présentés ci-avant, Elle propose à cet effet un dispositif, destiné à gérer des applications pour un équipement de communication d'un usager capable de se connecter à un réseau de communication, et comprenant: - des moyens de recherche agencés (ou conçus) pour déterminer, via le réseau et en fonction d'au moins un paramètre, des applications qui peuvent être téléchargées et utilisées par l'équipement de communication et qui sont potentiellement utiles à l'usager, et des moyens de gestion agencés (ou conçus) pour ordonner (ou déclencher) le téléchargement dans des moyens de stockage, par l'équipement de communication, de l'une au moins des applications déterminées afin de la proposer à l'usager, et pour contrôler l'installation de chaque application proposée sélectionnée par l'usager afin qu'elle puisse être éventuellement utilisée au moins temporairement. 15 Le dispositif de gestion selon l'invention peut comporter d'autres caractéristiques qui peuvent être prises séparément ou en combinaison, et notamment : chaque paramètre peut être choisi parmi (au moins) l'activité en cours de l'usager, des informations contextuelles, un profil de l'usager, des 20 préférences de l'usager, la capacité de stockage restante des moyens de stockage, une quantité maximale de données que l'on autorise à télécharger, la bande passante du réseau pouvant être utilisée par l'équipement de communication, la couverture du réseau, une estimée de durée de l'activité en cours de l'usager, une prévision de changement de 25 contexte ou d'activité, et l'énergie disponible dans l'équipement de communication; > les informations contextuelles peuvent être choisies parmi (au moins) les applications qui sont en cours d'utilisation par l'usager, le lieu où est situé l'usager, l'heure considérée, le jour considéré, les informations qui 30 sont contenues dans un agenda électronique de l'usager, l'environnement social de l'usager, les applications qu'utilise habituellement l'usager lorsqu'il exerce l'activité en cours, des applications utilisées par des équipements de communication 2960077 usager appartenant à des usagers situés dans le voisinage l' considéré; 1^ il peut comprendre des moyens d'analyse agencés pour déduire l'activité en cours de l'usager de certaines informations contextuelles et/ou d'informations de localisation de cet usager et/ou d'activités antérieures de l'usager; o les moyens d'analyse peuvent être agencés pour déduire de futures informations contextuelles et/ou une durée de validité des informations contextuelles courantes de l'activité en cours de l'usager; o les moyens d'analyse peuvent être agencés pour déduire une future activité de l'usager de l'activité en cours de cet usager et d'éventuelles habitudes antérieures de cet usager; ses moyens de gestion peuvent être agencés pour ordonner le 15 téléchargement de chaque application déterminée dans des moyens de stockage qui sont dédiés au stockage temporaire; ses moyens de gestion peuvent être agencés pour proposer les applications téléchargées dans les moyens de stockage par affichage dans une zone dédiée d'un écran d'affichage de l'équipement de communication; 20 > ses moyens de gestion peuvent être agencés pour contrôler l'affichage dans la zone dédiée d'un nombre d'applications proposées qui est inférieur ou égal à un premier seuil (éventuellement configurable par l'usager); ses moyens de gestion peuvent être agencés pour déterminer chaque 25 application précédemment installée et devenue inutile compte tenu du contexte en cours et d'un éventuel futur contexte déduit et/ou de l'activité en cours et d'une éventuelle future activité déduite, et pour ordonner la désinstallation de chaque application inutile déterminée; ses moyens de gestion peuvent être agencés pour incrémenter d'une 30 unité une valeur qui est représentative du nombre de fois qu'une application a été téléchargée par l'équipement de communication et utilisée par son usager, et, lorsqu'une application est devenue inutile, soit pour ordonner sa suppression desdits moyens de stockage lorsque sa valeur associée est inférieure à un deuxième seuil, soit son stockage dans d'autres moyens de stockage dédiés lorsque sa valeur associée est supérieure ou égale au deuxième seuil, afin de pouvoir la proposer de nouveau ultérieurement sans avoir à la télécharger de nouveau; - ses moyens de gestion peuvent être agencés pour proposer à l'usager de transférer une application stockée dans les moyens de stockage vers d'autres moyens de stockage qui sont dédiés au stockage permanent d'applications, lorsque la valeur associée à cette application est supérieure à un troisième seuil; ses moyens de gestion peuvent être agencés pour analyser l'usage des applications téléchargées en fonction d'un contexte en cours et/ou d'une activité en cours, de manière à établir une correspondance entre des types d'application et des contextes et/ou activités; 15 il peut être agencé pour recevoir du réseau la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans des équipements de communication voisins, et/ou pour transmettre la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans son équipement de communication. L'invention propose également un équipement de communication 20 d'usager pouvant se connecter à un réseau de communication (éventuellement mobile ou cellulaire) et équipé d'un dispositif de gestion du type de celui présenté ci-avant. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et du dessin annexé, sur lequel 25 l'unique figure illustre de façon très schématique et fonctionnelle un réseau de communication auquel sont connectés un serveur d'applications et un équipement de communication d'usager équipé d'un exemple de réalisation d'un dispositif de gestion selon l'invention. Le dessin annexé pourra non seulement servir à compléter 30 l'invention, mais aussi contribuer à sa définition, le cas échéant. L'invention a pour objet d'offrir un dispositif D destiné à gérer dynamiquement des applications pour un équipement de communication EC d'un usager, capable de se connecter à un réseau de communication R. 6 2960077 Dans ce qui suit, on considère à titre d'exemple non limitatif que les usagers sont munis d'équipements de communication EC de type non filaire, comme par exemple des téléphones mobiles (éventuellement de type smartphone), pouvant se connecter par voie d'ondes à un réseau de 5 communication R de type non filaire (par exemple un réseau mobile (ou cellulaire)). Mais, l'invention n'est limitée ni à ce type de réseau de communication, ni à ce type d'équipement de communication. Elle concerne en effet tout type de réseau de communication filaire ou non filaire, et donc tout type d'équipement de communication pouvant se connecter à un réseau de communication filaire ou non filaire et pouvant télécharger et utiliser des applications. Par conséquent, le réseau de communication R pourra également être un réseau filaire (par exemple de type ADSL), et les équipements de communication EC pourront également être des ordinateurs fixes ou portables, des téléphones fixes, des assistants personnels 15 numériques communicants (ou « PDAs »), des récepteurs de contenus (tels que des passerelles de domicile (ou "home gateways") ou des set-top boxes (STBs)), ou des consoles de jeux communicantes, par exemple. On a schématiquement représenté sur l'unique figure un réseau (de communication) R auquel sont connectés, d'une première part, un 20 équipement (de communication) EC, appartenant à un usager qui est client (directement ou indirectement (nomade)) de l'opérateur dudit réseau R, et, d'autre part, un équipement de réseau SA (comme par exemple un serveur d'applications (ou "application store")) dans lequel se trouvent stockées des applications téléchargeables. 25 On notera, d'une part, que plusieurs, voire une multitude, d'équipements (de communication) EC peuvent être connectés au réseau (de communication) R, et, d'autre part, que plusieurs équipements de réseau SA, stockant chacun des applications téléchargeables, peuvent être connectés directement ou indirectement au réseau R. 30 Comme illustré sur l'unique figure, l'équipement EC comprend notamment des premiers moyens de stockage MS1, une interface homme machine IH et un écran d'affichage EA. Les premiers moyens de stockage MS1 sont agencés de manière à 7 2960077 stocker de façon permanente des applications dites permanentes APP. On entend ici par "stockage permanent" un stockage a priori de longue durée, par opposition à un stockage temporaire qui doit se faire sur une courte durée. On comprendra que la définition fournie ci-avant n'interdit pas qu'une application s téléchargée dans le but d'être stockée de façon permanente, peut être supprimée des premiers moyens de stockage MS1 très rapidement après son téléchargement si elle ne donne pas satisfaction à l'usager. Ces premiers moyens de stockage MS1 peuvent se présenter sous n'importe quelle forme connue de l'homme de l'art, comme par exemple une mémoire (éventuellement purement logicielle). L'écran d'affichage EA est agencé de manière à afficher des données. Ainsi, il peut par exemple comprendre une zone principale ZP dans laquelle peuvent être affichées des icônes représentatives des applications permanentes APP qui sont stockées dans les premiers moyens de stockage MS1 et qui ont été précédemment installées. L'interface homme/machine 1H est agencée de manière à assurer l'interface entre son équipement EC et l'usager (par exemple via l'écran d'affichage EA qui peut être tactile et/ou via un clavier et/ou une souris (ou des moyens de sélection analogues)). 20 L'invention propose d'associer un dispositif de gestion D à chaque équipement EC pour gérer dynamiquement les applications qu'il peut télécharger. Dans l'exemple non limitatif illustré sur l'unique figure, le dispositif (de gestion) G fait partie de l'équipement EC. Mais, il pourrait être externe à cet 25 équipement EC tout en lui étant couplé. Par conséquent, le dispositif D selon l'invention peut être réalisé sous la forme de modules logiciels (ou informatiques), ou bien d'une combinaison de circuits électroniques et de modules logiciels, ou encore de circuits électroniques, Comme illustré sur l'unique figure, un dispositif D, selon l'invention, 30 comprend au moins des moyens de recherche MR et des moyens de gestion MG. Les moyens de recherche MR sont agencés pour déterminer, via le réseau R et en fonction d'au moins un paramètre, des applications qui 2960077 s peuvent être téléchargées (ici auprès du serveur d'applications SA) et utilisées par leur équipement EC, après stockage dans des deuxièmes moyens de stockage MS2, et qui sont potentiellement utiles à l'usager de cet équipement EC. 5 Les moyens de recherche MR agissent en quelque sorte comme un moteur décisionnel. On notera que la sélection d'applications peut par exemple être similaire à la résolution du problème de Knapsack où la capacité du sac est le minimum entre l'espace physiquement disponible et la quantité de données téléchargeables, et où l'on attribue à chaque application une taille (poids) et une pertinence (valeur). Il s'agit plus précisément ici de sélectionner le jeu d'applications qui va notamment maximiser la satisfaction de l'usager (par exemple via la somme des pertinences attribuées aux applications) et dont la taille est inférieure ou égale à la capacité restante du sac (ou des deuxièmes moyens de stockage MS2). Comme indiqué ci-avant, un ou plusieurs autres paramètres additionnels et/ou une ou plusieurs contraintes peuvent également entrer en ligne de compte lors de la sélection. Ainsi, on peut décider de ne pas sélectionner d'applications redondantes et/ou rendre prioritaire les applications qui ont une pertinence très élevée même si leurs 20 poids sont élevés. Dans l'exemple non limitatif illustré sur l'unique figure, les deuxièmes moyens de stockage MS2 font partie de l'équipement EC. Mais, cela n'est pas obligatoire. Par ailleurs, dans l'exemple non limitatif illustré sur l'unique figure, les deuxièmes moyens de stockage MS2 sont indépendants des premiers 25 moyens de stockage MS1. Mais, ils pourraient faire partie de ces derniers (MS1). Ces deuxièmes moyens de stockage MS2 peuvent se présenter sous n'importe quelle forme connue de l'homme de l'art, comme par exemple une mémoire (éventuellement purement logicielle). 30 Tout type de paramètre connu de l'homme de l'art et de nature à permettre une sélection (ou filtration) d'applications peut être utilisé. Ainsi, on pourra par exemple utiliser l'un au moins des paramètres mentionnés ci-dessous de façon non exhaustive (et de préférence plusieurs): l'activité en cours de l'usager (c'est-à-dire l'action qu'il est en train d'effectuer, comme par exemple téléphoner, utiliser un logiciel, courir, marcher, se trouver dans (ou devant) un magasin ou une salle de spectacle), des informations contextuelles, comme par exemple et de façon non exhaustive les applications qui sont en cours d'utilisation par l'usager, le lieu où est situé l'usager (connu d'un système de localisation qui fait partie soit de l'équipement EC, soit du réseau R), l'heure considérée, le jour considéré, les informations qui sont contenues dans un agenda 10 électronique (accessible) de l'usager, l'environnement social de l'usager (liste d'amis, appartenance à un réseau social ou professionnel, notamment), les applications qu'utilise habituellement l'usager lorsqu'il exerce l'activité en cours (ce qui nécessite d'enregistrer dans une table de correspondance des types d'activité en correspondance d'applications 15 utilisées), des applications qui sont en cours d'utilisation par des équipements de communication EC' qui appartiennent à des usagers qui sont situés dans le voisinage de l'usager de l'équipemen EC considéré, la capacité de stockage restante des deuxièmes moyens de stockage MS2, 20 - la bande passante du réseau R qui peut être utilisée par l'équipement EC considéré (laquelle est accessible auprès du réseau R), la couverture du réseau R (laquelle définit les éventuelles zones d'ombre, zones de fort trafic et zones de faible trafic), - l'estimée de la durée de l'activité en cours de l'usager, 25 une prévision de changement de contexte, - une prévision de changement d'activité, l'énergie qui est disponible dans l'équipement EC (laquelle est fonction du niveau de charge de la batterie dans le cas d'un équipement EC de type mobile ou portable), 3o un profil de l'usager de l'équipement EC considéré (on entend ici par « profil d'usager » un ensemble de données numériques qui définissent l'identité d'un usager comme par exemple ses données démographiques (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle) et des intérêts (ou des préférences ou des habitudes ou encore des passe temps) pour un ou plusieurs sujets - ce profil peut être stocké dans l'équipement EC ou bien dans un équipement de réseau (par exemple de l'opérateur du réseau R) accessible via ce dernier (R)), des préférences de l'usager de l'équipement EC considéré, par exemple fournies par ledit usager (ces préférences peuvent être stockées dans l'équipement EC ou bien dans un équipement de réseau accessible via le réseau R), a quantité maximale de données que l'on autorise à télécharger (cette quantité peut être soit définie par l'usager, soit fonction d'au moins un autre paramètre, comme par exemple l'un au moins de ceux mentionnés ci-avant, le prix de l'application et/ou la marge réalisée par le fournisseur 15 d'application et/ou l'opérateur sur l'application téléchargée. Comme illustré non limitativement sur l'unique figure, certains au moins des paramètres de recherche peuvent être déterminés par des moyens (ou modules) qui font partie du dispositif D. Ainsi, le dispositif D peut par exemple comporter des moyens de collection MC chargés de collecter les 20 informations contextuelles (notamment celles précitées). On notera que ces moyens de collection MC peuvent éventuellement effectuer des traitements de certaines données collectées afin d'en déduire des informations contextuelles. Ainsi, ils peuvent éventuellement transformer une position géographique (telle qu'un point ORS) en une adresse de lieu connu ou de 25 magasin connu, ou bien effectuer une correspondance entre un environnement social et un réseau social afin de déterminer des amis ou relations situés à proximité de l'usager considéré, ou encore déduire de données accélérométriques ou de positions géographiques successives le fait que l'usager considéré est statique, en train de marcher ou de courir dans une 30 direction, ou circule dans un moyen de transport. Egalement comme illustré non limitativement sur l'unique figure, le dispositif D peut par exemple comporter des moyens d'analyse MA chargés, au moins, de déduire l'activité en cours de l'usager de certaines informations Il contextuelles et/ou d'informations de localisation de cet usager et/ou d'activités antérieures de l'usager. A cet effet, ils sont couplés aux moyens de collection MC. On notera que ces moyens d'analyse MA peuvent être également agencés pour déduire de futures informations contextuelles et/ou la durée de validité des informations contextuelles courantes de l'activité en cours de l'usager. Ils peuvent être également agencés pour déduire une future activité de l'usager de l'activité en cours de cet usager et d'éventuelles habitudes antérieures de cet usager. Par exemple, ils peuvent fournir des descriptions sémantiques des activités en cours ou futures et des contextes en cours ou futurs. A titre d'exemples non limitatifs, ils peuvent: - déduire d'un contexte de type "usager situé dans un cinéma" l'activité "usager regarde un film", - utiliser une séquence de contextes successifs (ou de changements de 15 contextes) pour en déduire une activité en cours, - déduire de l'activité en cours de l'usager sa future activité (par exemple si l'usager fait du sport ils peuvent en déduire qu'il sera prochainement chez lui), - déduire d'activité anciennes l'activité en cours et/ou la future activité, 20 lorsque l'usager effectue toujours la même séquence d'actions (ou d'activités) dans un contexte donné (comme par exemple toujours rentrer chez lui par le même trajet, ou toujours rejoindre son lieu de travail en empruntant le même trajet, ou bien toujours rentrer chez lui après avoir couru, ou encore toujours faire ses courses le vendredi soir dans un même 25 magasin). Egalement comme illustré non limitativement sur l'unique figure, le dispositif D peut par exemple comporter des moyens d'estimation ME chargés d'estimer la quantité de données (et donc indirectement le nombre d'applications) qui peuvent être téléchargées compte tenu de l'un au moins 30 des paramètres précités, et notamment le contexte en cours ou futur, l'activité en cours ou future, l'estimée de durée de l'activité en cours de l'usager, une prévision de changement de contexte, la capacité de stockage restante des deuxièmes moyens de stockage MS2 l'énergie disponible dans 12 2960077 l'équipement EC. A cet effet, ils sont couplés aux moyens de collection Les moyens de gestion MG sont agencés, d'une part, pour ordonner (ou déclencher) le téléchargement dans les deuxièmes moyens de stockage MS2, par l'équipement de communication EC, de l'une au moins des 5 applications déterminées par les moyens de recherche MR, afin de la proposer à l'usager (en vue d'une éventuelle sélection via l'interface homme/machine IH), et, d'autre part, pour contrôler l'installation de chaque application proposée à cet usager et sélectionnée par ce dernier afin qu'elle puisse être éventuellement utilisée au moins temporairement. Comme illustré non limitativement sur l'unique figure, les moyens de gestion MG peuvent comprendre un premier sous-module SM1 chargé de contrôler l'affichage des icônes des applications proposées APT, via l'interface homme/machine IH, et un deuxième sous-module SM2 chargé de contrôler l'installation de chaque application APT sélectionnée par l'usager au 15 moyen de cette même interface homme/machine IH. On notera que les deuxièmes moyens de stockage MS2 sont de préférence dédiés au stockage temporaire des applications qui ont été téléchargées. Ces applications APT sont dites temporaires. Comme illustré non limitativement sur l'unique figure, les moyens de 20 gestion MG peuvent être avantageusement agencés pour proposer à l'usager les applications temporaires APT (qui n'ont été que téléchargées) par affichage d'icônes qui les représentent dans une zone dédiée ZD de l'écran d'affichage EA de l'équipement EC. Comme illustré, cette zone dédiée ZD est par exemple située juste au-dessus (ou en variante juste en dessous) de la 25 zone principale ZP dans laquelle sont affichées les icônes qui représentent les applications permanentes APP (stockées dans les premiers moyens de stockage MS 1). On notera que les moyens de gestion MG peuvent être éventuellement agencés pour contrôler l'affichage dans la zone dédiée ZD 30 d'un nombre d'applications APT proposées qui est inférieur ou égal à un premier seuil SI , qui peut être éventuellement configurable par l'usager. Les moyens de gestion MG peuvent être également agencés, d'une part, pour déterminer chaque application temporaire APT qui a été précédemment installée et qui est devenue inutile compte tenu du contexte en cours et d'un éventuel futur contexte déduit et/ou de l'activité en cours et d'une éventuelle future activité déduite, et, d'autre part, pour ordonner la désinstallation de chaque application temporaire APT inutile ainsi déterminée. Comme illustré non limitativement sur l'unique figure, les moyens de gestion MG peuvent comprendre un troisième sous-module SM3 chargé de contrôler chaque désinstallation d'une application temporaire APT précédemment sélectionnée par l'usager. On notera que la désinstallation d'une application temporaire APT peut être accompagnée d'une suppression de cette application temporaire APT des deuxièmes moyens de stockage MS2 ou bien d'un transfert de cette application temporaire APT des deuxièmes moyens de stockage MS2 vers des troisièmes moyens de stockage MS3 dédiés. Ce choix est effectué par les moyens de gestion MG (et plus précisément leur troisième sous-module SM3). Dans ce cas, le troisième sous-module SM3 peut par exemple être agencé pour incrémenter d'une unité une valeur V qui est représentative du nombre de fois qu'une application temporaire APT a été téléchargée par l'équipement EC puis utilisée par l'usager. Lorsqu'une application temporaire APT est devenue inutile (du fait qu'elle n'a pas été utilisée par l'usager depuis une durée supérieure à un seuil), le troisième sous-module SM3 peut soit ordonner sa suppression des deuxièmes moyens de stockage MS2 lorsque sa valeur V associée est inférieure à un deuxième seuil S2 (V S2). Cette option est destinée à rendre permanente une application qui était jusque là temporaire. Cette proposition se fait via l'interface homme/machine 1H. On comprendra qu'une fois qu'une application APT a été transférée dans les premiers moyens 20 de stockage MS1, son icône apparaît dans la seule zone principale ZP de l'écran d'affichage EA. Par ailleurs, les moyens de gestion MG peuvent être également et éventuellement agencés pour analyser l'usage que l'usager fait des applications temporaires APT téléchargées en fonction d'un contexte en cours 25 et/ou d'une activité en cours. Cela permet en effet d'établir une correspondance entre des types d'application et des contextes et/ou activités potentiellement utiles aux moyens de recherche MR lorsqu'ils effectuent leurs déterminations d'applications à télécharger. Dans ce cas, les moyens de gestion MG du dispositif doivent stocker des informations d'usage, par exemple dans les quatrièmes moyens de stockage MS4. On notera que le dispositif D peut être éventuellement agencé de manière à recevoir du réseau R la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans des équipements EC' voisins, et/ou à transmettre la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans son propre équipement EC. Cette transmission peut éventuellement se faire en mode diffusion (ou "broadcast"), soit directement par chaque équipement EC, soit indirectement via un équipement de réseau. Un exemple de scénario susceptible de survenir à un usager A, et les conséquences que cela induit dans son équipement EC du fait de la présence d'un dispositif D, est décrit ci-après. L'usager A s'apprête à prendre un avion pour aller en Espagne. Lorsqu'il arrive à l'aéroport le dispositif D de son équipement EC peut par exemple spontanément télécharger des applications relatives au trafic aérien, à l'enregistrement électronique, à la cartographie de l'aéroport, à des informations (ou nouvelles) si l'usager A est assis, et/ou à un comparateur de prix si l'usager A est en train de marcher dans une galerie marchande de l'aéroport. Ces applications sont déterminées selon les préférences et/ou activités et/ou besoins en cours de l'usager A. On notera que les contenus de chaque application peuvent être éventuellement personnalisés. Une fois que l'avion a décollé, toutes les applications téléchargées sont devenues inutiles, à l'exception de celle relative au trafic aérien (utile 20 pour le vol du retour), et sont donc supprimées de l'équipement EC. Lorsque l'usager A arrive à l'aéroport espagnol de destination, le dispositif D de son équipement EC peut par exemple spontanément télécharger des applications relatives à la location de voiture, aux divers moyens de transport public (trains, cars, bus, taxi), et/ou à la cartographie de 25 la ville principale à côté de laquelle est situé l'aéroport. Lorsque l'usager quitte l'aéroport, toutes les applications téléchargées sont devenues inutiles, à l'exception de celles relatives au trafic aérien (util pour le vol du retour) et à la cartographie de la ville principale (prochainement utile), et sont donc supprimées de l'équipement EC. La ville étant Madrid, lorsque l'usager A se promène dans le voisinage du musée le Prado, le dispositif D de son équipement EC peut par exemple spontanément télécharger des applications relatives au Prado car il sait que son usager A est amateur d'art et, par exemple, que ces applications sont en cours d'utilisation par d'autres usagers (car il en a été averti). Le bénéfice est alors double pour l'usager A du fait qu'il est alerté de la présence du Prado dans son voisinage et qu'il dispose de toutes les informations publiques utiles à la visite du Prado. L'invention offre un certain nombre d'avantages, parmi lesquels: elle permet de proposer aux usagers des applications qui sont déterminées parmi toutes celles qui sont accessibles via un réseau, elle permet de proposer aux usagers, de façon opportuniste, des applications qui sont susceptibles de leur être utile à l'instant considéré, compte tenu de leur contexte et/ou de leur activité, et donc d'anticiper les besoins des usagers, elle offre un nouveau moyen de découverte d'applications nouvelles, elle permet de rendre les applications pertinentes immédiatement utilisables, sans intervention de l'usager. L'invention ne se limite pas aux modes de réalisation de dispositif de gestion et d'équipement de communication décrits ci-avant, seulement à titre d'exemple, mais elle englobe toutes les variantes que pourra envisager l'homme de l'art dans le cadre des revendications ci-après. REVENDICATIONS1. Dispositif (D) de gestion d'applications pour un équipement de communication (EC) d'un usager pouvant se connecter à un réseau de communication (R), caractérisé en ce qu'il comprend i) des moyens de recherche (MR) agencés pour déterminer via ledit réseau (R) des applications pouvant être téléchargées et utilisées par ledit équipement de communication (EC) et potentiellement utiles audit usager en fonction d'au moins un paramètre, et ii) des moyens de gestion (MG) agencés pour ordonner le téléchargement dans des moyens de stockage (MS2), par ledit équipement de communication (EC), de l'une au moins des applications déterminées afin de la proposer audit usager, et pour contrôler l'installation de chaque application proposée sélectionnée par ledit usager afin qu'elle puisse être éventuellement utilisée au moins temporairement. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de recherche (MR) sont agencés pour déterminer chaque application en fonction d'au moins un paramètre choisi dans un groupe comprenant au moins l'activité en cours de l'usager, des informations contextuelles, un profil dudit usager, des préférences dudit usager, la capacité de stockage restante desdits moyens de stockage (MS2), une quantité maximale de données que l'on autorise à télécharger, la bande passante du réseau (R) pouvant être utilisée par ledit équipement de communication (EC), la couverture du réseau (R), une estimée de durée de l'activité en cours dudit usager, une prévision de changement de contexte, une prévision de changement d'activité, et l'énergie disponible dans ledit équipement de communication (EC). 3. Dispositif selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdites informations contextuelles sont choisies dans un groupe comprenant au moins les applications en cours d'utilisation par ledit usager, le lieu où est situé ledit usager, l'heure considérée, le jour considéré, les informations contenues dans un agenda électronique dudit usager, l'environnement social dudit usager, les applications qu'utilise habituellement ledit usager lorsqu'il exerce ladite activité en cours, des applications utilisées par des équipements de communication appartenant à des usagers situés dans le voisinage dudit 18 2960077 usager. 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'analyse (MA) agencés pour déduire l'activité en cours dudit usager de certaines informations contextuelles et/ou d'informations de s localisation de cet usager et/ou d'activités antérieures dudit usager. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens d'analyse (MA) sont agencés pour déduire de futures informations contextuelles et/ou une durée de validité des informations contextuelles courantes de ladite activité en cours de l'usager. 6. Dispositif selon l'une des revendications 4 et 5, caractérisé en ce que lesdits moyens d'analyse (MA) sont agencés pour déduire une future activité de l'usager de ladite activité en cours de cet usager et d'éventuelles habitudes antérieures dudit usager. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que 15 lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour ordonner le téléchargement par ledit équipement de communication (EC) de chaque application déterminée dans des moyens de stockage (MS2) dédiés au stockage temporaire. 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que 20 lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour proposer lesdites applications téléchargées dans lesdits moyens de stockage (MS2) par affichage dans une zone dédiée (ZD) d'un écran d'affichage (EA) dudit équipement de communication (EC). 9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits 25 moyens de gestion (MG) sont agencés pour contrôler l'affichage dans ladite zone dédiée (ZD) d'un nombre d'applications proposées inférieur ou égal à un premier seuil. 10. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour déterminer chaque application précédemment installée et devenue inutile compte tenu du contexte en cours et d'un éventuel futur contexte déduit et/ou de l'activité en cours et d'une éventuelle future activité déduite, et pour ordonner la désinstallation de chaque application inutile déterminée. 19 2960077 1 1. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour incrémenter d'une unité une valeur représentative du nombre de fois qu'une application a été téléchargée par ledit équipement de communication (EC) et utilisée par ledit usager, et, s lorsqu'une application est devenue inutile, soit pour ordonner sa suppression desdits moyens de stockage (MS2) lorsque sa valeur associée est inférieure à un deuxième seuil, soit son stockage dans d'autres moyens de stockage (MS3) dédiés lorsque sa valeur associée est supérieure ou égale audit deuxième seuil, afin de pouvoir la proposer de nouveau ultérieurement sans 10 avoir à la télécharger de nouveau. 12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour proposer audit usager de transférer une application stockée dans lesdits moyens de stockage (MS2) vers d'autres moyens de stockage (MSI) dédiés au stockage permanent 15 d'applications, lorsque ladite valeur associée à cette application est supérieure à un troisième seuil. 13. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que lesdits moyens de gestion (MG) sont agencés pour analyser l'usage desdites applications téléchargées en fonction d'un contexte en cours et/ou 20 d'une activité en cours, de manière à établir une correspondance entre des types d'application et des contextes et/ou activités. 14. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il est agencé pour recevoir dudit réseau (R) la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans des équipements de communication voisins, 25 et/ou pour transmettre la liste des applications qui sont en cours d'utilisation dans ledit équipement de communication (EC). 15. Equipement de communication (EC) d'usager, propre à se connecter à un réseau de communication (R), caractérisé en ce qu'il comprend un dispositif de gestion (D) selon l'une des revendications 30 précédentes.
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FR2960078A1
A1
20111118
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Aide à la navigation à traitement de données d'affichage perfectionné La présente invention concerne un traitement de données d'affichage sur écran pour une aide à la navigation ou plus généralement pour une aide à l'orientation sur un parcours entre un point de position courante et un point de destination. De nombreux produits de navigation mobiles ou sédentaires offrent une visualisation d'un itinéraire entre un point de position courante et un point de destination, tels que : - les dispositifs nomades utilisant le système GPS (pour « Global Positionning System »), - les applications de géo-localisation sur terminaux mobiles (assistant numériques personnels ou terminaux téléphoniques perfectionnés dits « SmartPhones »), - les dispositifs d'aide à la navigation GPS fixés durablement dans les véhicules, - les applications téléchargeables via des sites internet proposant des présentations de plans ou cartes, - des systèmes de visualisation globale (par exemple de cartes maritimes), - ou encore des systèmes d'aide au parcours de randonnée en ville et/ou en campagne. Tous ces produits utilisent généralement trois types de représentation graphique d'une partie au moins du parcours : - un premier type de représentation, plane, de l'ensemble du parcours, selon un graphique 2D (par exemple avec superposition sur une photographie satellite), - un deuxième type de représentation, dit en « mode oiseau » du début seulement du parcours depuis le point de position courante (souvent une représentation graphique en isométrie 2D), et - un troisième type de représentation 3D, en perspective, du tout début du parcours seulement (premiers bâtiments par exemple d'un diaporama face au point de position courante). Il n'existe actuellement aucun dispositif proposant une combinaison de plusieurs de ces représentations, chaque représentation excluant en principe une autre de ces représentations. Par exemple, le troisième type de représentation ne permet pas de donner une vision globale de l'itinéraire que l'utilisateur souhaite emprunter. Le premier ou le deuxième type de représentation ne permet pas de réduire l'appréhension liée à un parcours inconnu. La présente invention vient améliorer la situation. Elle propose à cet effet un procédé de traitement de données d'affichage sur écran pour une aide à l'orientation entre un point de position courante et un point de destination, l'affichage sur écran comportant au moins une représentation 3D d'un panorama face audit point de position courante selon un sens de déplacement courant. Le procédé au sens de l'invention comporte : - une étape de comparaison d'une distance depuis le point de position courante, à au moins une distance seuil, et - une étape de traitement de données d'affichage, en fonction de ladite comparaison, pour piloter une commande de l'affichage sur écran avec au moins, respectivement depuis le bas de l'écran vers le haut de l'écran : ^ une première représentation 3D suivant une perspective définie avec un premier angle de vue par rapport à un plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance inférieure à ladite distance seuil, et ^ une deuxième représentation suivant une perspective définie avec un deuxième angle de vue par rapport audit plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance supérieure à ladite distance seuil, le premier angle étant inférieur au deuxième angle. Ainsi, la mise en oeuvre de la présente invention permet de représenter à la fois, au cours d'un même affichage sur écran : - une vue de détail 3D, en perspective, par exemple des premiers bâtiments d'un panorama face au point de position courante, et - une vue plus d'ensemble, avec un angle de perspective plus grand, des bâtiments suivants de ce panorama. La mise en oeuvre de la présente invention permet alors d'offrir plus de confort à l'utilisateur lors du déplacement, en réduisant sa charge de stress. Elle permet en particulier de simplifier la perception qu'a un utilisateur d'un trajet donné et des actions futures à effectuer. Elle lui permet d'optimiser l'anticipation et offre alors une meilleure appréhension du contexte. Ainsi, la présente invention rend plus facile la lecture, la mémorisation de l'information et, par conséquent, réduit la charge mentale de l'utilisateur, limitant notamment les risques d'inattention du conducteur et, de fait, les risques d'accident de véhicule. Le plan choisi précité peut être de manière générale un plan horizontal. Toutefois, dans une réalisation particulière où le type de représentation 3D choisi tient compte d'un relief géologique, ce plan peut ne pas être strictement horizontal. La présente invention vise aussi un programme informatique comportant des instructions pour la mise en oeuvre du procédé tel que défini ci-avant ou tel qu'il sera décrit plus en détail ci-après en référence aux dessins, lorsque ce programme est exécuté par un processeur. L'algorithme d'un tel programme peut être représenté par l'organigramme illustré sur la figure 8 commentée ci-après. La présente invention vise aussi un module de traitement de données d'affichage sur écran pour une aide à l'orientation entre un point de position courante et un point de destination. Ce module comporte en particulier des moyens pour la mise en oeuvre du procédé tel que défini ci-avant ou tel qu'il sera décrit plus en détail ci-après en référence aux dessins. En particulier, un exemple de réalisation d'un tel module est illustré sur la figure 2 commentée ci-après. La présente invention vise aussi un dispositif d'aide à l'orientation, par exemple d'aide à la navigation, entre un point de position courante et un point de destination, et comportant en particulier un module de traitement de données d'affichage au sens de l'invention. En particulier, un exemple de réalisation d'un tel dispositif est illustré sur la figure 1 commentée ci-après. D'ailleurs, d'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à l'examen de la description détaillée ci-après, et des dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 illustre un exemple de dispositif pour la mise en oeuvre du procédé au sens de l'invention ; - la figure 2 illustre un exemple de module de traitement de données graphiques que comporte un tel dispositif pour la mise en oeuvre du procédé au sens de l'invention ; - la figure 3 représente un exemple d'affichage sur écran au sens de l'invention ; - les figures 4A et 4B illustrent respectivement en vues de face et en coupe les projections que calcule le module au sens de l'invention pour l'affichage représenté sur la figure 3 ; - les figures 5A à 5D illustrent les changements d'échelles dans différentes zones de l'affichage au sens de l'invention, en fonction de la distance restant à parcourir ; - la figure 6 illustre une vue dans l'espace des projections que calcule le module au sens de l'invention pour l'affichage représenté sur la figure 3 ; - la figure 7 illustre un cas d'affichage sur écran dans lequel le point de destination n'est pas dans la continuité de l'itinéraire représenté dans les première et deuxième représentations ; - la figure 8 résume quelques étapes du procédé au sens de l'invention, dans un exemple de réalisation. On a représenté sur la figure 1 un exemple de dispositif d'aide à la navigation entre un point de position courante POSC et un point de destination DEST. Le dispositif comporte typiquement : - des moyens de stockage ST de données d'au moins un point de destination DEST, - des moyens de réception REC de données d'un point de position courante POSC (par exemple par liaison avec un satellite), - un écran d'affichage ECR pour une aide à la navigation d'un utilisateur entre le point de position courante POSC et le point de destination DEST, et - des moyens de commande COM d'affichage sur l'écran ECR selon au moins une représentation 3D d'un panorama face au point de position courante selon un sens de déplacement courant. On indique ici que le « sens de déplacement courant » peut être déterminé par un module de calcul CALC capable de déterminer ce sens de déplacement par comparaison entre un point de position courante POSC et un point de position précédente. Dans une réalisation pratique, ce module de calcul CALC définit aussi un itinéraire recommandé ITIN entre le point de position courante POSC et le point de destination DEST. En particulier, le dispositif comporte en outre : - des moyens de comparaison à une distance seuil DS d'une distance depuis le point de position courante, et - un module TRAIT de traitement de données d'affichage sur l'écran, comprenant des moyens PERS de détermination de perspectives graphiques Al-A2 en fonction de cette comparaison pour piloter une commande (flèche PIL) de l'affichage sur écran avec au moins la première représentation 3D précitée et la deuxième représentation suivant un angle de vue A2 supérieur à l'angle de vue Al de la première représentation. Plus précisément, le module de traitement TRAIT comporte les moyens précités de commande COM d'affichage sur l'écran ECR, ainsi que les moyens de détermination de perspectives graphiques PERS. En particulier, les moyens de commande COM construisent les données d'affichage AFF en fonction notamment de la commande PIL de perspectives graphiques que déterminent les moyens PERS. En particulier, dans l'exemple représenté sur la figure 1, le module de calcul CALC peut effectuer la comparaison précitée à la distance seuil DS de la distance depuis le point de position courante. Dans une réalisation, cette distance seuil peut être fixe, par exemple de deux kilomètres, comme on le verra dans un exemple de réalisation illustré sur la figure 3. Hormis l'écran ECR, les éléments du dispositif au sens de l'invention peuvent être matérialisés par un processeur PROC apte à coopérer avec une mémoire de travail MEM pour stocker par exemple, temporairement au moins, les données d'affichage DAT précitées pendant leur traitement par le module COM (pour leur construction notamment), avant leur communication à l'écran ECR. On a représenté sur la figure 2 un détail du module TRAIT de traitement des données d'affichage AFF, lequel comporte en particulier les moyens de détermination de perspectives graphiques PERS en fonction de la comparaison à la distance seuil DS, pour piloter (flèche PIL) une commande de l'affichage sur écran avec au moins la première représentation 3D précitée, selon l'angle de vue Al, et la deuxième représentation suivant l'angle de vue A2 (supérieur à l'angle de vue Al de la première représentation). Préférentiellement, le module PERS comporte des moyens CONT pour calculer des projections graphiques selon une variation continue d'angle de vue entre le premier angle Al et le deuxième angle A2, de sorte que l'affichage comporte une transition continue entre la première et la deuxième représentation, avec une variation continue d'angle de vue depuis le premier angle Al jusqu'au deuxième angle A2, comme on le verra en détails en référence aux figures 4B et 6. Dans un exemple de réalisation représenté sur la figure 3, le deuxième angle A2 est de 90°, de sorte que la deuxième représentation est alors une vue 2D de dessus du panorama au- delà du seuil de distance précité DS. Ainsi, en référence maintenant à la figure 3, l'affichage sur l'écran ECR comporte alors, respectivement depuis le bas de l'écran vers le haut de l'écran : une première représentation 3D suivant une perspective définie avec un premier angle de vue Al par rapport à un plan choisi, d'un panorama comportant les premiers bâtiments BAT1 et séparé du point de position courante POSC d'une distance inférieure à la distance seuil DS1, et une deuxième représentation suivant une perspective définie avec un deuxième angle de vue A2, ici de 90°, par rapport audit plan choisi, d'un panorama comportant de seconds bâtiments BAT2 et séparé du point de position courante d'une distance supérieure à la distance seuil DS2, le premier angle Al (choisi par exemple dans une gamme de 30 à 45°) étant inférieur au deuxième angle A2 (de 90° dans l'exemple décrit). 25 Bien entendu, la distance seuil DS2 est supérieure à la distance seuil DS1. On a représenté sur la figure 3 un exemple d'axe de distance DIST depuis le point de position courante POSC. On relèvera alors plusieurs distances remarquables depuis le point de position courante POSC : 30 - une distance seuil DSl en-dessous de laquelle la représentation est tridimensionnelle (3D) avec un angle Al de perspective par exemple de 30°, et - une autre distance seuil DS2 au-delà de laquelle la représentation est de type en « vue d'oiseau », donc bidimensionnelle (2D), avec un angle A2 de vue de 90°. 20 En particulier, entre ces deux distances seuils DS1 et DS2, la transition d'angle de vue de 30° à 90° est continue. Ainsi, en référence à la figure 4B, le point de fuite PF par rapport au point de vue (virtuel) de l'utilisateur PVU forme un angle Al avec un plan horizontal PH1, pour la première représentation 3D. En revanche, cet angle Al devient l'angle A2 de la figure 4B pour la deuxième représentation, avec l'angle A2 égal à 90° par rapport au plan PH2 supportant les seconds bâtiments. En outre, le point de fuite de la deuxième représentation se décale vers l'infini face au point de vue PVU, pour devenir une représentation 2D selon une vue de dessus. On relèvera dans la zone Z (correspondant aux distances intermédiaires entre les seuils DS1 et DS2) que la transition entre l'angle Al et l'angle A2 est continue. En particulier, par rapport au point de vue (virtuel) de l'utilisateur PVU, en référence à la figure 6, les représentations sur l'écran ECR se succèdent selon une surface concave SC inscrite dans la paroi interne d'une forme de tulipe TUL. A partir du point de position courante POSC, l'utilisateur peut ainsi visualiser une portion du panorama total l'entourant (sur 360°). Cette « portion » de panorama correspond à son champ de vision. Le point de vue de l'utilisateur PVU est alors au coeur de la tulipe précitée. En tournant sur lui-même, l'utilisateur visualise la portion de panorama correspondant à son champ courant de vision. On comprendra ainsi que le module de traitement au sens de l'invention calcule avantageusement des projections graphiques selon les perspectives graphiques définies par les angles Al et A2, pour établir les représentations 3D et 2D précitées, ainsi qu'une représentation de la zone de transition continue Z entre ces deux représentations 3D et 2D. La figure 3 montre aussi un changement d'échelles de représentation. En effet : - la première représentation 3D (portant la référence A' sur la figure 4A) est à une première échelle Echl pour les distances à compter du point de position courante POSC, inférieures au seuil DS1, et - la deuxième représentation (portant la référence B sur la figure 4A) est à une deuxième Ech2 pour les distances à compter du point de position courante POSC, supérieures au seuil DS2, la deuxième échelle Ech2 étant supérieure à la première échelle Echl. En référence encore à la figure 3, l'affichage comporte en outre, en haut de l'écran, une troisième représentation (portant la référence C sur la figure 4A) incluant le point de destination DEST. Cette troisième représentation est effectuée suivant une perspective définie avec le deuxième angle de vue A2 (par exemple 90°) et surtout avec une échelle Ech3 supérieure ou égale à l'échelle Ech2 de la deuxième représentation B. En particulier, le procédé au sens de l'invention comporte dans l'exemple décrit ici un traitement supplémentaire des données d'affichage pour modifier l'échelle de la troisième représentation C en fonction d'une distance séparant le point de position courante POSC du point de destination DEST. Ainsi, pour des distances supérieures à une distance seuil DS3, l'échelle de représentation correspond à l'échelle Ech3, plus grande que l'échelle Ech2 de la deuxième représentation B entre les distances DS2 et DS3. Dans un exemple de réalisation particulier illustré sur les figures 5A à 5D, la transition entre les échelles Ech2 et Ech3 n'est pas continue. Ainsi, tant que la distance séparant le point de position courante POSC et la destination DEST est supérieure à la distance seuil DS3, la représentation C est effectuée avec l'échelle Ech3 (figure 5A). En revanche, si cette distance devient inférieure au seuil DS3 (figure 5B), l'échelle de la représentation C devient l'échelle Ech2 de la représentation B. Ainsi, le procédé comporte un traitement des données d'affichage en fonction d'une deuxième distance seuil DS3 depuis le point de position courante POSC, définissant : - une échelle Ech3 de la troisième représentation C qui est supérieure à l'échelle Ech2 de la deuxième représentation B si le point de position courante POSC est séparé du point de destination DEST d'une distance supérieure à la deuxième distance seuil DS3, et - une échelle Ech2 de la troisième représentation C qui est égale à l'échelle de la deuxième représentation B si le point de position courante POSC est séparé du point de destination DEST d'une distance inférieure à la deuxième distance seuil DS3. Dans l'exemple représenté sur la figure 5C, si la distance séparant le point de position courante POSC et la destination DEST devient encore inférieure à un autre seuil DS4, la troisième représentation C peut disparaître et seules les représentations A' et B subsistent. Ensuite, en référence maintenant à la figure 5D, si la distance séparant le point de position courante POSC et la destination DEST devient inférieure au premier seuil DS1 de la figure 3, la deuxième représentation B peut aussi disparaître et seule la représentation A' subsiste jusqu'à l'arrivée à destination. La fonction de la troisième représentation C est d'indiquer le point de destination. On comprendra qu'il n'existe pas nécessairement de continuité entre la deuxième représentation B et la troisième représentation C. La figure 7 illustre tout particulièrement ce principe. Dans l'exemple représenté, l'itinéraire recommandé consiste à faire tout d'abord demi-tour comme l'indique la flèche DTR. On relèvera néanmoins que le panorama face à l'utilisateur selon les représentations A' et B continue de s'afficher mais qu'en revanche, le point de destination DEST est présumé maintenant être dans le dos de l'utilisateur. Pourtant, il est affiché dans la représentation C. On a résumé des étapes de traitement des données graphiques d'un exemple de réalisation du procédé au sens de l'invention sur la figure 8. Sans nécessairement spécifier une destination DEST ou sans recevoir de données sur la destination DEST, le dispositif de l'invention affiche par défaut à l'étape S1 la représentation A' selon l'angle de vue Al et à l'échelle Echl. Ensuite, si une destination est spécifiée, le module CALC (figure 1) détermine la distance D séparant le point de position courante du point de destination DEST et si cette distance D est supérieure au seuil précité DS1 (flèche O en sortie du test S2), une consigne d'affichage est construite à l'étape S3 pour commander un affichage : - selon la première représentation A', et - selon la deuxième représentation B avec l'angle de vue A2 et l'échelle Ech2. Ensuite, si la distance D est en outre supérieure au seuil précité DS4 (test S4), mais reste inférieure au seuil DS3 (flèche N en sortie du test S5), une consigne d'affichage est construite à l'étape S7 pour commander un affichage : - selon la première représentation A' avec l'angle de vue Al et l'échelle Echl, - selon la deuxième représentation B avec l'angle de vue A2 et l'échelle Ech2, et - selon la troisième représentation C avec l'angle de vue A2 et l'échelle Ech2. En revanche, si la distance D est supérieure à la fois au seuil DS4 (test S4) et au seuil DS3 (flèche 0 en sortie du test S5), une consigne d'affichage est construite à l'étape S6 pour commander un affichage en particulier de la troisième représentation C avec l'angle de vue A2 mais avec l'échelle Ech3. La présente invention propose donc une représentation mixte d'une cartographie 2D et d'une navigation 3D. L'écran ECR affiche plus particulièrement une vision proche 3D avec une présentation des informations plus éloignées en mode plan (2D). On prévoit dans un exemple de réalisation une continuité de lecture entre la 3D et la 2D, donc d'une vision volume vers une vision plane. Par ailleurs, dans un exemple de réalisation encore, on affiche simultanément et de manière concomitante dans une même interface trois représentations morcelées ou visions d'un même itinéraire : - une représentation en vision proche (zone A'), affichée en 3D (donc en volume) qui offre une lecture plus proche de la réalité, donc une meilleure appréhension et reconnaissance des lieux ; des correspondances (ou « mappings ») de textures, ou des photos des vrais bâtiments peuvent être appliqués sur les volumes 3D, - une vision intermédiaire (zone B) qui offre une lecture épurée et plane ; sa représentation est sous forme de plan dessiné ou réaliste sous forme photographique (aérienne ou satellite) ; - une vision éloignée (zone C) selon un principe d'affichage identique à la vision intermédiaire mais avec une échelle supérieure ou égale. On indique ainsi à l'utilisateur : - sa position à l'instant présent selon la vision proche en 3D, - la position immédiate à laquelle il se rend selon la vision éloignée 2D avec par exemple le prochain changement de direction s'il a lieu d'être (par exemple la flèche recommandant de tourner à droite à 5350 mètres sur la figure 3), et - la position de destination selon une vision encore plus éloignée en 2D. On peut prévoir en outre une zone Z de transition entre la vision proche 3D et éloignée 2D de la zone B. La transition continue entre la vision 3D et la vision intermédiaire 2D, bien qu'optionnelle, présente des avantages : - elle facilite l'appréhension du contexte présent dans lequel se trouve l'utilisateur et - permet ensuite une meilleure projection de l'utilisateur par rapport à l'environnement futur. Lors de la saisie de la destination, l'utilisateur peut directement visualiser l'intégralité de son parcours. L'affichage sur écran utilise alors, dans un exemple de réalisation, trois échelles qui permettent une vue étendue, éventuellement globale de l'itinéraire. Comme décrit précédemment en référence aux figures 5A à 5D, l'utilisation de différentes échelles de distances permet l'affichage de grandes distances. L'échelle de la zone 3D (zone A') est préférentiellement fixe et il s'agit de l'échelle la plus petite parmi les représentations sur l'écran, les échelles des autres représentations B et C étant plus grandes. Ainsi, la vision proche 3D (zone A) est à échelle fixe permettant une vision réaliste des lieux (bâtiments, reliefs géographiques locaux, et autres). La vision moyenne plane (zone B) est à échelle intermédiaire et la vision lointaine plane (zone C) est à grande échelle et peut s'adapter à la distance restante au point de destination. On relèvera sur la gauche de la figure 3 des sigles désignant dans l'exemple représenté un restaurant et un parking. Préférentiellement, plus un élément du graphique (tel un bâtiment ou une route) est éloigné et plus l'information associée à cet élément est épurée. L'information affichée sur l'écran est hiérarchisée selon l'échelle de distance : plus l'échelle est grande et moins l'écran affiche d'informations (par exemple les axes principaux et les axes secondaires pour une échelle donnée et seulement les axes principaux pour une échelle plus grande). L'indication du point de destination dans la zone C à grande échelle permet une levée d'ambiguïté. En effet, quand l'utilisateur saisit une destination, le dispositif affiche l'intégralité du futur parcours de l'utilisateur jusqu'à la zone C, ce qui permet une levée d'ambigüité par exemple sur des destinations ayant un même nom mais dans des départements ou des pays différents. Bien entendu, la présente invention ne se limite pas à la forme de réalisation décrite ci-avant à titre d'exemple ; elle s'étend à d'autres variantes. Ainsi, on comprendra par exemple que la zone de transition Z précitée entre les représentations A' et B peut être supprimée dans une réalisation moins sophistiquée dans laquelle la transition entre les représentations A' et B est abrupte. De même, la troisième représentation C décrite ci-avant est optionnelle et peut être supprimée dans une réalisation moins sophistiquée. Elle permet néanmoins de visualiser en permanence le point de destination vers lequel le dispositif au sens de l'invention indique l'itinéraire. On a décrit ci-avant des seuils de distance fixes DS1 (de 2km depuis la position courante POSC), DS2 (3km), DS3 (10km). Toutefois, dans une variante plus sophistiquée, ces seuils peuvent dépendre de la distance à parcourir pour atteindre la destination DEST. Les échelles des deuxième et troisième représentations Ech2 et Ech3, notamment, peuvent alors être adaptées en fonction des seuils calculés DS2 et DS3. Par exemple, si la destination est à 20km, le seuil DS2 peut être à 3km et le seuil DS3 à 10km. En revanche, si la destination est à 130km, le seuil DS2 peut être à 3km et le seuil DS3 à 30km, ce qui implique une augmentation d'échelle notamment de la troisième zone C d'un facteur 10. Par ailleurs, la première représentation précitée, dite « 3D », est de façon générale une représentation des volumes. Il peut s'agir d'une représentation selon un angle Al choisi avec une perspective respectée comme décrit ci-avant en référence aux figures. Dans une variante possible, il peut s'agir d'une vue en perspective axonométrique (dite «perspective isométrique »). Dans ce cas, il peut être choisi de représenter de premiers bâtiments du panorama selon cette perspective isométrique avec une première échelle, des bâtiments de second plan avec une plus grande échelle, et ainsi de suite jusqu'à la représentation B en mode oiseau. On a décrit ci-avant une application à l'aide à la navigation pour un véhicule en particulier. L'invention admet toutefois des variantes d'applications, par exemple dans la cartographie pour jeux vidéo ou pour des simulateurs. REVENDICATIONS1. Procédé de traitement de données d'affichage sur écran pour une aide à l'orientation entre un point de position courante (POSC) et un point de destination (DEST), l'affichage sur écran comportant au moins une représentation 3D d'un panorama face audit point de position courante selon un sens de déplacement courant, caractérisé en ce qu'il comporte : - une étape de comparaison d'une distance depuis le point de position courante, à au moins une distance seuil (DS1 ; DS2), et - une étape de traitement de données d'affichage, en fonction de ladite comparaison, pour piloter une commande de l'affichage sur écran avec au moins, respectivement depuis le bas de l'écran vers le haut de l'écran : ^ une première représentation 3D suivant une perspective définie avec un premier angle de vue (Al) par rapport à un plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance inférieure à ladite distance seuil (DS1 ; DS2), et ^ une deuxième représentation suivant une perspective définie avec un deuxième angle de vue (A2) par rapport audit plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance supérieure à ladite distance seuil (DS1 ; DS2), le premier angle étant inférieur au deuxième angle. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le deuxième angle (A2) est de 25 90°, et en ce que la deuxième représentation est une vue 2D de dessus. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'affichage comporte une transition continue entre la première et la deuxième représentation, avec une variation continue d'angle de vue depuis le premier angle (Al) jusqu'au deuxième angle (A2). 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première représentation 3D et la deuxième représentation sont respectivement à une première échelle (Echl) et à une deuxième échelle (Ech2), la deuxième échelle étant supérieure à la première échelle. 20 30 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'affichage comporte en outre, vers le haut de l'écran, une troisième représentation incluant ledit point de destination (DEST), suivant une perspective définie avec ledit deuxième angle de vue et avec une échelle (Ech3) supérieure ou égale à une échelle de la deuxième représentation. 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'il comporte un traitement des données d'affichage pour modifier l'échelle (Ech3) de la troisième représentation en fonction d'une distance séparant le point de position courante du point de destination. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comporte un traitement des données d'affichage en fonction d'une comparaison d'une distance depuis le point de position courante à une deuxième distance seuil (DS3), définissant : - une échelle de la troisième représentation qui est supérieure à l'échelle de la deuxième représentation si le point de position courante est séparé du point de destination d'une distance supérieure à la deuxième distance seuil, et - une échelle de la troisième représentation qui est égale à l'échelle de la deuxième représentation si le point de position courante est séparé du point de destination d'une distance inférieure à la deuxième distance seuil. 8. Programme informatique comportant des instructions pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications 1 à 7, lorsque ce programme est exécuté par un processeur. 9. Module (TRAIT) de traitement de données d'affichage sur écran pour une aide à l'orientation entre un point de position courante et un point de destination, l'affichage sur écran comportant au moins une représentation 3D d'un panorama face audit point de position courante selon un sens de déplacement courant, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (PERS) pour piloter, en fonction d'une distance estimée depuis le point de position courante, une commande de l'affichage sur écran (PIL) avec au moins, respectivement depuis le bas de l'écran vers le haut de l'écran : une première représentation 3D suivant une perspective définie avec un premier angle de vue (Al) par rapport à un plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance inférieure à une distance seuil (DS), etune deuxième représentation suivant une perspective définie avec un deuxième angle de vue (A2) par rapport audit plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance supérieure à la distance seuil (DS), le premier angle étant inférieur au deuxième angle. 10. Dispositif d'aide à l'orientation entre un point de position courante et un point de destination, comportant : - des moyens de stockage (ST) de données d'au moins un point de destination, - des moyens de réception (REC) de données d'un point de position courante, - un écran d'affichage (ECR) pour une aide à l'orientation entre un point de position courante et un point de destination, et - un module (COM) de commande d'affichage sur l'écran selon au moins une représentation 3D d'un panorama face audit point de position courante selon un sens de déplacement courant, caractérisé en ce qu'il comporte en outre : - des moyens (CALC) de comparaison d'une distance depuis le point de position courante, à au moins une distance seuil (DS), et - un module (TRAIT) de traitement de données d'affichage sur l'écran, comprenant des moyens (PERS) pour piloter, en fonction de ladite comparaison, une commande de l'affichage sur écran avec au moins, respectivement depuis le bas de l'écran vers le haut de l'écran : une première représentation 3D suivant une perspective définie avec un premier angle de vue par rapport à un plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance inférieure à la distance seuil (DS), et une deuxième représentation suivant une perspective définie avec un deuxième angle de vue par rapport audit plan choisi, d'un panorama séparé du point de position courante d'une distance supérieure à la distance seuil (DS), le premier angle étant inférieur au deuxième angle.
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FR2960080A1
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20111118
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TRADUCTION AUTOMATIQUE STATISTIQUE UTILISANT UN APPRENTISSAGE EFFICACE DE PARAMÈTRES La description qui suit a trait aux techniques de traduction automatique, de traduction automatique statistique, etc. La traduction automatique d'une langue source vers une langue cible est connue. Une telle traduction automatique peut par exemple traduire automatiquement une phrase en langue source en anglais, en français, en chinois ou en une autre langue naturelle vers une phrase correspondante en langue cible en une autre langue naturelle. Certains systèmes de traduction automatique comprennent en outre une interface utilisateur via laquelle la traduction automatique est présentée à un utilisateur comme une proposition de traduction, qui peut être acceptée, rejetée ou modifiée par l'utilisateur via l'interface utilisateur. Dans les systèmes à mémoire de traduction, une mémoire de traduction stocke du texte traduit antérieurement sous forme de contenu en langue source et de contenu traduit en langue cible correspondant, avec des unités textuelles correspondantes (par ex. des mots, syntagmes, phrases, etc.) dans les langues source et cible associées. Lorsqu'un contenu en langue source est reçu pour être traduit, il est comparé aux contenus en langue source de la mémoire de traduction. Si une correspondance complète ou approximative est trouvée, le contenu en langue cible aligné correspondant est présenté à l'utilisateur. Si la correspondance est approximative, l'utilisateur peut également être informé des différences. L'approche par mémoire de traduction dépend de l'exactitude et de l'exhaustivité des contenus de la mémoire pour englober une partie suffisamment grande du contenu en langue source reçu qu'il faut traduire. Une autre technique connue pour de la traduction automatique est la traduction automatique statistique (TAS). Dans cette approche, des syntagmes de langue source/langue cible d'une base de données sont stockés sous forme d'un tableau de syntagmes. (Le terme « syntagme » tel qu'utilisé ici et dans la littérature TAS doit généralement être compris comme une unité de texte, par ex. un mot ou une séquence de mots pouvant dans certains cas comprendre une ponctuation - le terme « syntagme » n'est de manière générale pas limité dans le présent document ou dans la littérature TAS à des syntagmes grammaticaux). Un modèle de traduction est fourni ou développé. Ce modèle comporte une probabilité conditionnelle de traduction alignée. La « traduction alignée » comprend un ou plusieurs syntagmes en langue cible selon une séquence particulière (c.-à-d. un alignement), chaque syntagme en langue cible correspondant à un syntagme du contenu en langue source. En fonctionnement, la TAS génère des traductions candidates pour du contenu en langue source reçu à traduire en sélectionnant des syntagmes en langue cible dans le tableau de syntagmes qui correspondent aux syntagmes en langue source du contenu en langue source. Le modèle de traduction est utilisé pour évaluer les traductions candidates afin de sélectionner une traduction offrant une forte probabilité estimée par le modèle. Étant donné que le nombre de traductions candidates peut être trop grand pour une recherche exhaustive, dans certaines configurations de TAS, le modèle de traduction est utilisé pour guider la génération de traductions candidates, par exemple en modifiant des traductions candidates générées précédemment pour générer de nouvelles traductions candidates présentant de fortes probabilités telles qu'estimées par le modèle. De manière similaire à l'approche par mémoire de traduction, la TAS dépend de l'exhaustivité et de l'exactitude du tableau de syntagmes. Cependant, comme les syntagmes sont généralement sensiblement plus courts que les unités textuelles d'une mémoire de traduction, il est normalement plus facile de générer un tableau de syntagmes exact et raisonnablement exhaustif. La TAS dépend également de l'exactitude du modèle de traduction. À cette fin, le modèle de traduction est généralement conçu pour être « ajustable », c'est-à-dire que le modèle de traduction comprend des paramètres de modèle qui peuvent être optimisés sur base d'un ensemble de données de développement comprenant des phrases en langue source et des traductions alignées en langue cible correspondantes. Le texte suivant décrit diverses améliorations d'appareils et procédés de traduction automatique. Un aspect de l'invention procure un système de traduction automatique statistique (TAS) réalisé à l'aide d'au moins un processeur numérique. L'au moins un processeur numérique est configuré pour traduire du contenu en langue source, dans une langue naturelle source, en une langue naturelle cible par traduction automatique statistique (TAS) en employant une probabilité de traduction conditionnelle, conditionnée par le contenu en langue source ; et optimiser des valeurs de paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle par un processus d'optimisation itératif opérant sur une réserve de traduction, l'optimisation comprenant l'ajout de traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour une phrase en langue source selon la probabilité de traduction conditionnelle. Dans un autre mode de réalisation, ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer ledit échantillonnage en : échantillonnant des chemins à travers un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source. Dans un autre mode de réalisation, ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer ledit échantillonnage de chemins en : sélectionnant une traduction alignée candidate échantillonnée en parcourant le réseau de traduction de son noeud racine à son noeud final, dans lequel chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de probabilités de traduction conditionnelles des arêtes disponibles s'éloignant du noeud courant. Dans un autre mode de réalisation, ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer le processus d'optimisation itératif en utilisant le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). Dans un autre mode de réalisation, pour une itération courante du processus d'optimisation itératif, l'échantillonnage est conforme à la probabilité de traduction conditionnelle utilisant des valeurs de paramètres de l'itération courante. Dans un autre mode de réalisation, la probabilité de traduction conditionnelle est quantitativement équivalente à : K exp 1À.khk(e,a,f) P(e,a l f) = vk=1 K 1(e',a')ELeXp 1Àkhk (e',a',f ) \k=1 où f désigne la phrase en langue source, L désigne l'ensemble de traductions alignées candidates disponibles, (e,a) désigne une traduction alignée candidate pour laquelle la probabilité conditionnelle est calculée, hk(...) ,k =1,...,K désigne un ensemble de K fonctions-attribut, et 4, ,k =1,...,K désigne les paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle. Un autre aspect de l'invention pourvoit un appareil comprenant : un système de traduction automatique statistique (TAS) utilisant une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source ; et un moteur d'optimisation de paramètres de modèle configuré pour optimiser des valeurs de paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle en utilisant une réserve de traduction comprenant des traductions alignées candidates pour des phrases en langue source ayant des traductions de référence, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle ajoutant des traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles conformément à la probabilité de traduction conditionnelle ; dans lequel le système TAS et le moteur d'optimisation de paramètres de modèle sont réalisés à l'aide d'un ou plusieurs processeurs numériques. Dans un autre mode de réalisation, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle est configuré pour optimiser par itération des valeurs des paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle ajoutant lors de chaque itération des traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles conformément à la probabilité de traduction conditionnelle avec des valeurs de paramètres de l'itération courante. Dans un autre mode de réalisation, le processus d'optimisation itératif utilise le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). Dans un autre mode de réalisation, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle est configuré pour échantillonner les traductions alignées candidates disponibles pour chaque phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle en échantillonnant des chemins à travers un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source. Le système et l'appareil décrits ici sont configurés pour mettre en oeuvre un procédé comprenant : la traduction d'un contenu en langue source dans une langue naturelle source vers une langue naturelle cible en employant une traduction automatique statistique (TAS) utilisant une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source ; et l'optimisation de valeurs de paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle par un processus d'optimisation itératif opérant sur une réserve de traduction, l'optimisation comprend l'ajout de traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour une phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle ; dans lequel la TAS et l'optimisation sont mises en oeuvre par un système TAS réalisé à l'aide d'au moins un processeur numérique. Dans un autre exemple du procédé, l'échantillonnage comprend : l'échantillonnage de chemins à travers un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source. Dans un autre exemple du procédé, l'échantillonnage de chemins comprend : la sélection d'une traduction alignée candidate échantillonnée en parcourant le réseau de traduction de son noeud racine à son noeud final, dans lequel chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de probabilités de traduction conditionnelles des arêtes disponibles s'éloignant du noeud courant. Dans un autre exemple du procédé, le processus d'optimisation itératif utilise le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). Dans un autre exemple du procédé, pour une itération courante du processus d'optimisation itératif, l'échantillonnage est conforme à la probabilité de traduction conditionnelle utilisant des valeurs de paramètres de l'itération courante. Dans un autre exemple du procédé, la probabilité de traduction conditionnelle est quantitativement équivalente à : K exp 1Â,khk(e,a,f) P(e,alf)= vk=1 K 1(e',a')ELeXp 1 Âkhk (e',a',f ) \k=1 où f désigne la phrase en langue source, L désigne l'ensemble de traductions alignées candidates disponibles, (e,a) désigne une traduction alignée candidate pour laquelle la probabilité conditionnelle est calculée, hk(...) ,k =1,...,K désigne un ensemble de K fonctions-attribut, et 4, ,k =1,...,K désigne les paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle. Dans un autre exemple du procédé, la traduction comprend le calcul de : K (e*,a*) = arg max l ehk (e, a,f ) e,a \k=1 où Apt ,k =1,...,K désigne les paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle optimisés par l'optimisation, et (e*,a*) désigne la traduction. Dans un autre exemple du procédé, l'échantillonnage comprend : la sélection d'une traduction alignée candidate échantillonnée en parcourant un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source de son noeud racine à son noeud final, dans lequel chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de K probabilités de traduction conditionnelles 6(ei ) =12khk(ei) des arêtes disponibles ei k=1 s'éloignant du noeud courant. La présente invention décrit également un moyen de stockage stockant des instructions exécutables par un processeur numérique pour mettre en oeuvre les procédés décrits ci-dessus. La présente invention décrit en outre un moyen de stockage stockant des instructions exécutables par un processeur numérique pour mettre en oeuvre les procédés décrits ci-dessus. La présente invention décrit en outre un moyen de stockage stockant des instructions exécutables par un processeur numérique pour mettre en oeuvre un procédé comprenant (i) la traduction du contenu en langue source dans une langue naturelle source vers une langue naturelle cible sur base d'une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source, et (ii) l'ajustement de la probabilité de traduction conditionnelle en utilisant une réserve de traduction, dans lequel l'ajustement comprend : la sélection de traductions alignées candidates pour une phrase en langue source disposant d'une traduction de référence en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par la phrase en langue source, et l'ajout des traductions alignées candidates sélectionnées à la réserve de traduction. Dans un autre exemple du moyen de stockage, la sélection comprend : l'élaboration d'un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source ; et l'échantillonnage des traductions alignées candidates disponibles en échantillonnant des chemins à travers le réseau de traduction. Dans un autre exemple du stockage, la probabilité de traduction conditionnelle pour une traduction (e,a) d'un contenu en langue source f croît de façon monotone avec K exp 1À.khk(e,a,f) où hk(...) , k =1,...,K désigne un ensemble de K fonctions-attribut \ k=1 et À.k ,k =1,...,K désigne des paramètres d'ajustement de la probabilité de traduction conditionnelle. Dans un autre exemple du moyen de stockage, l'ajustement utilise le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). Dans un autre exemple du moyen de stockage, la traduction comprend le calcul de : K t* = arg max 12 t hk (t,f ) t \ k=1 où Â,pr ,k =1,...,K désigne les paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle optimisés par l'optimisation, et t * désigne la traduction. Dans un autre exemple du moyen de stockage, la sélection comprend : l'élaboration d'un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source ; et l'échantillonnage des traductions alignées candidates disponibles en échantillonnant des chemins à travers le réseau de traduction de son noeud racine à son noeud final, dans lequel chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de probabilités de traduction conditionnelles K 6(ei) = 12khk(ei) des arêtes disponibles e, s'éloignant du noeud courant. k=1 La figure 1 représente sous forme d'un diagramme un système de traduction automatique statistique (TAS) comprenant un moteur d'optimisation de paramètres de modèle tel qu'énoncé ici. La figure 2 représente sous forme d'un diagramme un réseau de traduction illustratif représentant certaines traductions possibles de la phrase « I have a blue car » en langue source anglaise vers la langue cible française. La figure 3 représente sous forme d'un diagramme des traductions accessibles pour une phrase unique en utilisant un modèle de traduction disposant de deux fonctions-attribut. La figure 4 représente sous forme d'un diagramme le fonctionnement du moteur d'optimisation de paramètres de modèle du système TAS de la figure 1. En référence à la figure 1, un système de traduction automatique statistique (TAS) 10 est mis en oeuvre de manière appropriée par un ou plusieurs ordinateurs, tels qu'un ordinateur illustratif 12 disposant d'un affichage 14 ou autre dispositif de sortie d'interface utilisateur, d'un clavier 16 et d'une souris (non représentée) ou autre dispositif d'entrée d'interface utilisateur. Le ou les ordinateurs comportent au moins un processeur numérique (non illustré) configuré par un logiciel, un micrologiciel, ou une combinaison des deux pour effectuer une traduction automatique statistique, c'est-à- dire, configuré pour réaliser le système TAS 10. Plus généralement, le système TAS 10 est réalisé par un ou plusieurs processeurs numériques qui peuvent en général être des processeurs d'ordinateur, des processeurs de dispositifs numériques de poche, ou un ou plusieurs autres microprocesseurs, microcontrôleurs, etc. programmés de manière approprié. Les composants d'interface utilisateur 12, 14 sont utilisés par un utilisateur humain pour formuler une demande de traduction comprenant du contenu 20 exprimé dans une langue naturelle source. Le système TAS 10 génère une traduction 22 du contenu 20 dans une langue naturelle cible, qui est ensuite présentée sur l'affichage 14 ou dans le cas contraire utilisée. Il est également envisagé d'omettre l'utilisateur humain pour le traitement. Le contenu en langue source 20 peut par exemple être généré automatiquement, par exemple par une application qui extrait le contenu en langue source 20 à partir d'un document. De même, la traduction en langue cible 22 peut être utilisée automatiquement, par exemple par l'application en produisant une version traduite du document dans la langue cible. Pour les modes de réalisation dans lesquels le système TAS 10 est réalisé par un ou plusieurs processeurs numériques d'un ou de plusieurs ordinateurs, il est entendu que l'un ou plusieurs ordinateurs peuvent inclure un ou plusieurs ordinateurs de bureau, un ou plusieurs ordinateurs portables, un ou plusieurs serveurs de réseau, un ou plusieurs serveurs Internet, ou diverses combinaisons de ceux-ci. Dans certains modes de réalisation, l'un ou plusieurs ordinateurs comprennent un ordinateur d'interface utilisateur comprenant les composants d'interface utilisateur 14, 16, et un ordinateur serveur de réseau séparé comportant un ou plusieurs processeurs numériques configurés pour effectuer la traduction automatique statistique. Dans de tels modes de réalisation, l'ordinateur d'interface utilisateur est utilisé par un utilisateur humain pour formuler une demande de traduction comprenant du contenu exprimé dans une langue naturelle source, et ce contenu est communiqué via le réseau (par exemple un réseau local câblé, un réseau local sans fil, l'Internet, une combinaison de ceux-ci, etc.) à l'ordinateur serveur qui héberge le système TAS 10, et une traduction du contenu dans une langue naturelle cible est ensuite communiquée en retour via le réseau à l'ordinateur d'interface utilisateur où la traduction est présentée sur l'affichage 14 ou est, dans le cas contraire, transmise à l'utilisateur humain. Dans certains modes de réalisation, l'un ou plusieurs ordinateurs comprennent un ordinateur unique comprenant les composants d'interface utilisateur 14, 16, ainsi que l'un ou plusieurs processeurs numériques configurés pour effectuer la traduction automatique statistique. Dans de tels modes de réalisation, l'ordinateur d'interface utilisateur est employé par un utilisateur humain pour formuler une traduction, l'un ou plusieurs processeurs numériques intégrés effectuent la traduction automatique statistique, et la traduction qui en résulte est présentée sur l'affichage 14 de l'ordinateur. Dans certains modes de réalisation, un moyen de stockage (non illustré) stocke des instructions exécutables par un processeur numérique pour mettre en oeuvre les techniques décrites de traduction automatique statistique comprenant les modes de réalisation décrits d'optimisation de paramètres. Le moyen de stockage peut par exemple inclure un ou plusieurs des éléments suivants : un disque dur ou autre moyen de stockage magnétique ; un disque optique ou autre support optique ; une mémoire morte (ROM), une mémoire morte effaçable électriquement et programmable (EEPROM), une mémoire flash, une mémoire vive (RAM) ou un autre moyen de stockage électronique ; une combinaison de deux ou plus des éléments précités ; etc. En référence toujours à la figure 1, le système TAS 10 traduit le contenu en langue source 20, en langue naturelle source, dans la langue naturelle cible (de manière à générer la traduction 22) par traduction automatique statistique (TAS) en utilisant un modèle de traduction 30 comprenant une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source. Le modèle de traduction 30 reçoit un contenu en langue source et une traduction possible pour le contenu en langue source reçu, et calcule une probabilité de traduction conditionnelle pour la traduction qui est conditionnée par le contenu en langue source reçu. Le contenu en langue source reçu est désigné dans ce document par f . La traduction correspondante reçue dont la probabilité conditionnelle conditionnée par f doit être calculée est désignée par (e,a) . Cette traduction est une traduction alignée, ce qui signifie que l'ensemble des syntagmes e présente un alignement spécifié a par rapport aux syntagmes correspondants du contenu en langue source f . Si le contenu en langue source f est un syntagme unique, l'alignement a ne signifie alors rien et peut être ignoré. La probabilité de traduction conditionnelle 30 est paramétrée, ce qui signifie qu'elle comprend des paramètres de modèle 32 dont les valeurs peuvent être ajustées pour optimiser ou régler la probabilité de traduction conditionnelle 30. A titre d'exemple illustratif, dans les modes de réalisation illustratifs décrits ici, la probabilité de traduction conditionnelle 30 utilise un modèle log-linéaire comme suit : K exp 1À.khk(e,a,f) \ k=1 K 1(e,a,>ELexp 12khk(e',a',f) \k-1 où f désigne le contenu en langue source, L désigne un ensemble de traductions 20 alignées candidates disponibles, (e',a') désigne une traduction appartenant à l'ensemble L, (e,a) désigne une traduction alignée candidate pour laquelle la probabilité conditionnelle est calculée, hk(...) ,k =1,...,K désigne un ensemble de K fonctions-attribut, et À.k ,k =1,...,K désigne les paramètres 32 de la probabilité de traduction conditionnelle. 25 Pour générer des traductions alignées candidates, un tableau de syntagmes 34 contenant des paires de syntagmes langue source - langue cible est utilisé pour composer des traductions alignées en langue cible possibles pour un contenu en langue source multi-syntagme. Pour chaque syntagme en langue source dans le contenu en langue source, le tableau de syntagmes 34 est parcouru pour trouver des P(e,a If) = syntagmes en langue cible possibles correspondants, qui sont alors combinés avec divers alignements pour générer des traductions alignées candidates. Toujours en référence à la figure 1 et avec une brève référence à la figure 2, dans certains modes de réalisation, un décodeur 36 effectue l'élaboration et la mise à jour d'un réseau de traduction pour générer un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates. La figure 2 représente un réseau de traduction potentiel pour la traduction en français du contenu en anglaise « I have a blue car ». Le réseau de traduction est parcouru depuis l'état initial (désigné par « 0 ») jusqu'à l'état final (désigné par (F)). Le réseau de traduction illustratif de la figure 2 représente trois traductions possibles correspondant aux chemins transversaux : 0-1-2-F ; 0-3-4- F ; et 0-5-4-F. De manière plus générale cependant, le réseau de traduction peut représenter des dizaines, voire des centaines, de traductions possibles pour un contenu en langue source donné. En référence toujours à la figure 1, le décodeur 36 consulte le tableau de syntagmes 34 pour générer l'ensemble L de traductions alignées candidates disponibles. L'ensemble L peut comprendre des dizaines, voire des centaines, de traductions possibles pour un contenu en langue source donné, mais n'est pas nécessairement exhaustif - en d'autres termes, il peut encore y avoir d'autres traductions possibles qui ne sont pas incluses dans l'ensemble L de traductions alignées candidates disponibles. Le décodeur 36 sélectionne la traduction proposée finale 22 dans l'ensemble L de traductions alignées candidates disponibles. Le décodeur 36 choisit la traduction 22 dans l'ensemble L de traductions alignées candidates disponibles de manière à maximiser la probabilité de traduction conditionnelle 30 conditionnée par le contenu en langue source 20. En référence à nouveau à la probabilité de traduction conditionnelle log-linéaire illustrative de l'équation (1), on remarquera que le dénominateur de l'équation (1) ne dépend pas de la traduction candidate particulière (e,a) pour laquelle la probabilité conditionnelle est calculée. Dès lors, dans le but de maximiser la probabilité conditionnelle de l'équation (1) respectivement à la traduction candidate (e,a) , le dénominateur peut être omis, ainsi que l'exponentielle dans le numérateur. Dès lors, le décodeur 36 sélectionne de manière appropriée la traduction 22 comme étant la traduction optimale (e*,a*) de la manière suivante : K (e*,a*) = argmax 12 thk(e,a,f) (2), e,a =1 où À.°kp` , k =1,...,K désigne les valeurs des paramètres 32 de la probabilité de traduction conditionnelle 30 qui sont optimisés pour la tâche de traduction, et (e*,a*) désigne la traduction 22. Avec une brève référence de nouveau à la figure 2, la recherche de la traduction optimale selon l'équation (1) ou l'équation (2) est NP-complète. Dans une approche appropriée plus rapide, un algorithme heuristique de recherche en faisceau est utilisé pour résoudre le problème de manière approximative. Dans une telle approche, le décodeur 36 procède par extension progressive des préfixes de traduction en ajoutant un nouveau syntagme à la fois, en « consommant » ainsi des parties de la phrase source. Chaque préfixe est associé à un noeud dans un graphe et reçoit un score selon le modèle. Chaque fois que deux préfixes disposant exactement des mêmes extensions possibles sont détectés, celui au score le plus faible est fusionné dans l'autre, créant ainsi une réentrance dans le graphe orienté, qui a alors les caractéristiques d'un réseau (voir l'exemple de la figure 2). Les arêtes dans le réseau sont marquées avec la paire de syntagmes qui a été utilisée pour réaliser l'extension correspondante, les positions de mot source qui ont été couvertes en procédant à l'extension, et l'accroissement correspondant du score de modèle. Des termes comme « optimiser », « minimiser », « maximiser », etc. tels qu'utilisés en référence à l'équation 2, et tels qu'utilisés en général dans le présent document, doivent être interprétés largement comme englobant de manière approximative ou non globale l'optimisation, la minimisation, la maximisation, etc. Par exemple, dans l'évaluation de l'équation (2), il est entendu que l'évaluation porte sur l'ensemble de traductions alignées candidates disponibles, qui peut ne pas inclure les traductions globalement les meilleures. En outre, même si la traduction globalement la meilleure est comprise dans l'ensemble de traductions alignées candidates disponibles, l'évaluation de l'équation (2) peut utiliser une optimisation non exhaustive qui peut identifier une traduction localement la meilleure plutôt que la traduction globalement la meilleure. Il est entendu qu'une interprétation large comparable s'applique respectivement à l'optimisation des paramètres 32 de la probabilité de traduction conditionnelle. Les paramètres .1k , k = 1,...,K 32 déterminent l'importance relative des différentes fonctions-attribut hk(...) ,k =1,...,K dans le score global de l'équation (1) ou de l'équation (2). Dans certains modes de réalisation, les paramètres 32 sont ajustés de manière appropriée par validation croisée. De manière plus générale, les paramètres 32 sont ajustés par un moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 utilisant un ensemble de données de développement 42 comprenant des phrases en langue source disposant de traductions de référence dans la langue cible, fournies par exemple par un traducteur humain. Bien que le moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 est présenté sous forme de diagramme dans la figure 1 en tant que composant individuel du système TAS 10, en fonctionnement, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 interagit avec d'autres composants coopérants du système TAS tels que le modèle de traduction 30 et le décodeur 36. (Voir, par ex. la figure 4 et la discussion qui a trait dans le présent document). En fonctionnement, le moteur d'optimisation 40 examine l'espace de vecteurs de paramètres 2 _ R , ... , 2K]T pour identifier un vecteur de paramètres l' = qui minimise l'erreur entre des traductions des phrases en langue source de l'ensemble de données de développement 42 commise par le décodeur 36 en utilisant le modèle de traduction 30 avec les valeurs des paramètres optimisés 1'. Le moteur d'optimisation 40 fonctionne sur une réserve de traduction 44 contenant des traductions candidates du contenu en langue source généré (dans le mode de réalisation illustré) par le décodeur 36. Dans certains modes de réalisation adaptés, l'erreur est mesurée de manière appropriée par une mesure d'erreur telle que la métrique d'erreur BLEU 46 définie conformément au procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). Voir, par ex. Papineni et al., « Bleu: a method for automatic evaluation of machine translation », dans ACL `02: Proceedings of the 40th Annual Meeting on Association for Computational Linguistics, pages 311 à 318 (Philadelphia, PA, USA, 2002), qui est incorporé ici comme référence dans son intégralité. La métrique d'erreur BLEU 46 mesure la moyenne géométrique des précisions avec lesquelles la traduction générée par la TAS récupère les N-grammes de différents ordres à partir de la/des traduction(s) de référence disponible(s). L'optimisation effectuée par le moteur d'optimisation des paramètres du modèle 40 est de manière appropriée un type d'apprentissage à taux d'erreur minimal (soit Minimum Error Rate Training ou MERT). L'algorithme démarre par l'initialisation du vecteur de paramètres 1. Dans des modes de réalisations décrits ici, pour chaque phrase source dans l'ensemble de données de développement 42, la réserve de traduction 44 est initialisée avec un ensemble de traductions candidates généré par échantillonnage de traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30. En utilisant la réserve de traduction 44 et les traductions de référence correspondantes, une procédure d'optimisation est exécutée par le moteur d'optimisation 40 pour mettre à jour le vecteur de paramètres à une valeur mise à jour 1' qui présente une erreur réduite pour la réserve de traduction 44 en comparaison avec le vecteur 1, telle que mesurée par BLEU ou une autre métrique d'erreur adaptée. Des traductions alignées candidates supplémentaires sont alors ajoutées à la réserve de traduction 44 par échantillonnage additionnel des traductions alignées candidates disponibles pour les phrases en langue source de l'ensemble de données de développement 42, de nouveau conformément à la probabilité de traduction conditionnelle. Les traductions alignées candidates additionnelles sont fusionnées dans la réserve de traduction 44, et le processus est répété de manière itérative jusqu'à ce qu'un critère d'arrêt soit rempli. Le processus mis en oeuvre par le moteur d'optimisation 40 présente certaines similitudes avec un algorithme MERT « Best-N » tel que décrit dans Och, « Minimum error rate training in statistical machine translation », dans ACL `03: Proceedings of the 41 st Annual Meeting on Association for Computational Linguistics, pages 160 à 167 (Sapporo, Japon, 2003), qui est incorporé ici comme référence dans son intégralité. Dans l'approche Best-N MERT, la réserve de traduction est mise àjour lors de chaque itération avec une liste de traductions candidates à score N-best selon le modèle utilisant les valeurs actuelles des paramètres de modèle. En revanche, l'approche du moteur d'optimisation 40 est d'ajouter des traductions alignées candidates à la réserve de traduction 44 pour chaque phrase en langue source de l'ensemble de données 42 en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30 conditionnée par la phrase en langue source. La procédure Best-N procure une efficacité de calcul, sur base de l'observation que BLEU ne dépend que de la traduction obtenant le meilleur score du modèle de traduction dans la réserve de traduction. Cela signifie d'autre part, pour une phrase en langue source donnée quelconque, que sa contribution à BLEU change seulement lorsque la valeur des paramètres varie d'une manière telle que la traduction candidate la mieux classée selon le modèle change d'une traduction candidate à une autre. Cette situation ne change pas lorsqu'on considère toutes les phrases en langue source dans un ensemble de développement au lieu d'une seule phrase : en faisant varier le vecteur 1, le score BLEU varie seulement lorsqu'il y a une modification au sommet du classement des alternatives pour au moins une phrase en langue source de l'ensemble. En d'autres termes, BLEU est constant par parties dans 1. Le MERT Best-N continue alors à calculer de manière efficace en effectuant une recherche itérative par ligne en fixant à chaque fois la valeur de tous les composants de 1 à l'exception d'une seule : pour un tel paramètre libre, un optimum global peut alors être identifié par énumération de tous les points qui provoquent un changement dans BLEU. La valeur du composant est alors fixée au milieu d'un intervalle avec un BLEU maximum, et la procédure est itérée jusqu'à une convergence. Étant donné que la fonction d'erreur est très irrégulière, et qu'il n'est pas garanti que la recherche itérative par ligne converge vers un optimum global, la procédure est répétée de nombreuses fois avec différentes initialisations, et le meilleur point de convergence est retenu. L'algorithme MERT Best-N suppose à chaque itération que l'ensemble des candidats ayant une chance d'atteindre le haut du classement (pour une certaine valeur du vecteur de paramètres 1) est bien représenté dans la réserve de traduction. Cependant, du fait que la réserve de traduction est composée par fusionnement des listes N-best, cette supposition est facilement remise en cause en pratique. En effet, la liste N-best contient souvent seulement des candidats présentant des différences mineures et représente seulement un échantillon réduit de traductions alternatives possibles, fortement biaisé par le réglage de paramètre actuel. Par conséquent, l'approche Best-N calcule de manière efficace, mais converge lentement si le vecteur de paramètres . initial est fort éloigné de la valeur optimale Par ailleurs, les traductions N-best ont tendance à être similaires entre elles, ce qui à son tour tend à causer une convergence lente. Le processus mis en oeuvre par le moteur d'optimisation 40 présente également certaines similitudes avec un autre algorithme MERT tel que décrit dans Macherey et al., « Lattice-based minimum error rate training for statistical machine translation », dans EMNLP `08: Proceedings of the Conference on Empirical Methods in Natural Language Processing, pages 725 à 734 (Morristown, NJ, USA, 2008), qui est incorporé ici comme référence dans son intégralité. Cette approche de Macherey et al. étend l'algorithme MERT de manière à utiliser l'ensemble complet de traductions candidates représenté de manière compacte dans le réseau de recherche produit par le décodeur, au lieu seulement d'une liste des candidats N-best extraite de celui-ci dans l'approche Best-N. L'utilisation de l'ensemble complet de traductions candidates est effectuée via un algorithme de programmation dynamique élégant mais relativement lourd qui diffuse des statistiques suffisantes (appelées enveloppes) dans tout le graphique de recherche. La complexité théorique du pire cas de cet algorithme rapporté dans Macherey et al. est 0(1 V I I El log I E I) , où V et E sont respectivement l'ensemble des sommets et l'ensemble des arêtes du réseau. L'approche de Macherey et al. surmonte les lacunes de l'approche Best-N en utilisant toutes les traductions candidates disponibles. Par conséquent, le risque d'un biais de la liste N-best vers la valeur en-cours du vecteur de paramètres . ou de la liste N-best comprenant des traductions similaires est sensiblement moins probable. Cependant, même si l'approche de Macherey et al. utilise un algorithme relativement efficace, son utilisation de toutes les traductions candidates disponibles résulte néanmoins en un traitement par itération lent par rapport à l'approche Best-N. En d'autres termes, même si le nombre d'itérations est réduit de manière avantageuse par l'utilisation de toutes le traductions candidates disponibles, la complexité de calcul de chaque itération est sensiblement accrue. Une différence de l'approche du moteur d'optimisation 40 de la figure 1 par rapport à celle de Macherey et al. est que le moteur d'optimisation 40 utilise seulement un échantillonnage des traductions candidates disponibles, tandis que Macherey et al. utilise toutes les traductions candidates disponibles. L'approche du moteur d'optimisation 40 de la figure 1 génère un ensemble de traductions alignées candidates qui est plus représentatif de la distribution complète qu'une liste N-best, tout en évitant la complexité de calcul liée à la propagation d'enveloppes à travers le réseau suivant le procédé de Macherey et al. La complexité de calcul de l'approche du moteur d'optimisation 40 de la figure 1 est augmentée de manière marginale seulement par rapport à l'approche de la liste N-best, tout en apportant des améliorations significatives à la qualité de traduction finale, comparables aux améliorations rapportées lors de l'utilisation du réseau entier suivant le procédé de Macherey et al. En référence à la figure 3, les avantages de l'approche par échantillonnage du moteur d'optimisation 40 de la figure 1 sont décrits plus en détail à titre d'exemple. Dans la figure 3, un cas simplifié est illustré, dans lequel la probabilité de traduction conditionnelle possède seulement deux fonctions-attribut hl, h2, et la figure 3 représente sous forme d'un graphique toutes les traductions possibles qui peuvent être générées en utilisant les syntagmes du tableau de syntagmes 34 pour une seule phrase en langue source. Ces traductions possibles sont indiquées par des symboles circulaires ouverts ou fermés dans la figure 3. La traduction de référence est indiquée dans la figure 3 par un symbole « + ». La traduction « la plus accessible » est également identifiée dans la figure 3. Il s'agit de la traduction qui peut être composée en utilisant le tableau de syntagmes 34 qui est la plus proche de la traduction de référence telle que mesurée par une erreur appropriée ou une mesure de similitude telle que BLEU. Une valeur courante pour le vecteur de paramètres 1 est indiquée dans la figure 3, avec la prochaine itération du vecteur de paramètres 2'N_best qui serait généré par une seule itération de l'algorithme MERT N-best. L'étendue limitée des listes N-best (c'est-à-dire limitée aux N-best traductions candidates pour la valeur courante de 1) exclut beaucoup de traductions alternatives qui recevraient le meilleur score pour une certaine ou certaines valeur(s) du vecteur de paramètres 1. Comme le montre le petit polygone en traits interrompus dans la figure 3, l'étendue des listes N-best est limitée à l'extrême droite de l'ensemble des traductions disponibles. L'ensemble complet de traductions qui peut être généré en utilisant le tableau de syntagmes 34 (également nommé les « traductions accessibles » dans le présent document) pour la phrase source est représenté dans la figure 3 comme un ensemble de vecteurs (c.-à-d. par des symboles circulaires) dans l'espace occupé par les fonctions-attribut hl, h2. Toutes les traductions similaires n'ont cependant pas la même chance de recevoir le meilleur score pour une valeur quelconque du vecteur de paramètres. En effet, si des traductions h, h' ,h" sont telles que hk hk' En référence toujours à la figure 3, les courbes indiquent des régions de perte constante (c'est-à-dire de scores iso-BLEU). La figure 3 est schématique, et ces lignes de scores iso-BLEU sont en général de forme sensiblement plus irrégulières que ce qui est représenté sur la figure 3. Pour la phrase source donc, le choix optimal des paramètres serait proche de 1*. La réalisation d'une étape d'optimisation sur base de l'enveloppe d'échantillonnage aléatoire résulterait en une mise à jour plus marquée (2'sample) dans le sens du meilleur vecteur de paramètres que si une liste N-best est utilisée (2'N_best ). Tandis que la figure 3 montre un exemple simplifié avec seulement deux fonctions-attribut, le nombre de fonctions-attribut sera en pratique sensiblement plus grand, avec typiquement entre cinq et vingt fonctions-attribut pour certains systèmes TAS. Dans de tels cas, une fraction sensiblement plus grande des traductions candidates tendra à se situer sur l'enveloppe convexe de l'ensemble, et non à l'intérieur du contour convexe. En somme, l'optimisation comprenant l'ajout de traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour une phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30, telle que décrite ici, fournit des ajouts de réserve de traduction qui sont sensiblement meilleurs (en terme de probabilité de déplacement vers la traduction de référence) par rapport à l'approche MERT N-best, tout en ayant une complexité de calcul comparable à l'approche MERT N-best et sensiblement inférieure à l'approche « réseau entier » de Macherey et al. En référence à la figure 4, certains modes de réalisation illustratifs d'optimisation de paramètre mis en oeuvre de manière appropriée par le moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 sont décrits. Dans la figure 4, l'ensemble de données de développement 42 est représentée comme incluant les phrases en langue source 50 et les traductions de référence en langue cible correspondantes 52. Lors d'une opération 60, les paramètres de modèle sont initialisés. Pratiquement n'importe quelle procédure d'initialisation est appropriée. Dans certains modes de réalisation, les paramètres sont initialisés à des valeurs égales, par ex. s'il y a K paramètres, chaque paramètre est fixé à une valeur initiale de 1/K (de manière à obtenir un vecteur de paramètres initial 1 normalisé à l'unité). Si une information suggérant de meilleures valeurs de pondération initiale est a priori disponible, cette information est utilisée de manière appropriée dans l'opération d'initialisation 60. Lors d'une opération 62, le décodeur 36 (voir figure 1) est utilisé pour élaborer des réseaux de traduction correspondant aux phrases en langage source 50. L'opération 62 fait référence au tableau de syntagmes 34 (voir figure 1) lors de l'élaboration des réseaux de traduction. Lors de l'opération 64, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 (voir figure 1) échantillonne le réseau de traduction pour chaque phrase en langue source pour générer des traductions candidates à ajouter à la réserve de traduction 44. L'échantillonnage est conforme à la probabilité de traduction conditionnelle 30, en utilisant de manière appropriée les valeurs de paramètres courantes du vecteur de paramètres courant 1. La première itération de l'opération 64 initialise efficacement la réserve de traduction 44, et N traductions candidates échantillonnées sont ainsi ajoutées à la réserve de traduction 44 lors de l'itération initiale. Lors d'itérations successives, l'opération 64 consistant à ajouter des traductions candidates à la réserve de traduction 44 par échantillonnage conformément à la probabilité de traduction conditionnelle implique la fusion des traductions candidates récemment échantillonnées avec les traductions candidates déjà contenues dans la réserve de traduction 44. Dès lors, si une traduction candidate récemment échantillonnée se trouve déjà dans la réserve de traduction 44, elle n'est pas « ajoutée à nouveau » mais le nouvel échantillonnage est plutôt écarté. Dans ce cas, le nombre de traductions candidates ajoutées pendant cette itération est inférieur à N. Dans une approche alternative, si une traduction candidate récemment échantillonnée se trouve déjà dans la réserve de traduction 44, une autre traduction candidate peut être échantillonnée de manière à conserver un nombre de traductions candidates ajoutées égal à N pour chaque itération. Une opération 68 met à jour les paramètres de modèle du vecteur de paramètres 1 pour obtenir de meilleures valeurs de paramètres telles que mesurées par une métrique appropriée en comparant la traduction candidate sélectionnée par le décodeur 36 (voir figure 1) pour chaque phrase en langue source 50 avec la traduction de référence correspondante 52. Dans un mode de réalisation approprié, l'opération de mise à jour des paramètres 68 utilise la métrique d'erreur BLEU 46, bien que d'autres métriques d'erreur soient également envisagées. L'opération de mise à jour 68 s'effectue de manière similaire à l'opération correspondante d'un algorithme MERT Best-N, par exemple, tel que décrit par Och, « Minimum error rate training in statistical machine translation », dans ACL `03: Proceedings of the 41 St Annual Meeting on Association for Computational Linguistics, pages 160 à 167 (Morristown, NJ, USA, 2003), qui est incorporé ici comme référence dans son intégralité. Cependant, l'opération 68 s'effectue sur une réserve de traduction 44 constituée par échantillonnage du réseau de traduction pendant l'opération 64, où l'échantillonnage est conforme à la probabilité de traduction conditionnelle 30. Lors d'une opération de décision 72, un critère d'arrêt adapté est utilisé pour déterminer si d'autres itérations doivent ou non être réalisées. Le critère d'arrêt peut être basé par exemple sur l'amélioration itération par itération de la valeur de la métrique BLEU 46, et/ou sur un nombre maximum de critères d'arrêts d'itération, et/ou sur base d'un seuil pour la norme de mise à jour du vecteur de paramètres 1, etc. Si les itérations doivent se poursuivre, l'algorithme retourne à l'opération d'élaboration du réseau de traduction 62 pour l'étendre ou le mettre à jour, et le réseau de traduction mis à jour ou étendu est ensuite échantillonné par l'opération d'échantillonnage 64 pour effectuer un échantillonnage additionnel en utilisant la probabilité de traduction conditionnelle 30 avec des valeurs de vecteurs de paramètres mises à jour par l'opération de mise à jour 68 de l'itération précédente. Dans certains modes de réalisation (non représentés), il est envisagé en alternative que l'algorithme revienne directement à l'opération d'échantillonnage 64 pour la prochaine itération, sans employer préalablement l'opération d'élaboration 62 pour étendre ou mettre à jour le réseau. Une mise en oeuvre pertinente de l'opération d'échantillonnage 64 est décrite. Dans cette approche, N candidats sont échantillonnés dans le réseau de traduction selon la distribution de probabilité sur des chemins induits par le modèle 30, compte tenu du réglage courant des paramètres 1. L'échantillonnage procède à partir du noeud racine du réseau de traduction, correspondant à un candidat de traduction vide ne portant sur aucun mot de la phrase en langue source 50, en choisissant pas à pas l'arête suivante à suivre. La distribution de probabilité pour chaque suivi possible est la probabilité a posteriori de suivre l'arête étant donné le préfixe de chemin dérivé du réseau de traduction. Dans une approche appropriée, la probabilité a posteriori est obtenue par un balayage préliminaire en arrière. En d'autres mots, la traduction candidate est échantillonnée conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30, par exemple comme indiqué dans l'équation (1), en parcourant le réseau de traduction à partir de son noeud racine jusqu'à son noeud final moyennant quoi chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de probabilités de traduction conditionnelles (fournies de nouveau par l'équation (1)) des arêtes disponibles s'éloignant du noeud courant. Les fonctions-attribut sont progressives le long des arêtes du réseau de traduction. Par conséquent, la probabilité de non-normalisation d'un chemin comprenant m arêtes ou transitions est fournie par : P(el,...,em)=exp la(ei) (3), \ i=1 où : (4) K 6(ei) = 1/Lkhk(ei) k=1 est le score de l'arête ei. Avec une modification mineure de notation, le score a(ei) est également désigné ici par 6(nf k) , où l'arête ei va du noeud ni du réseau de traduction jusqu'au noeud nk du réseau de traduction. Le score du noeud ni , c'est-à-dire le logarithme de la probabilité non normalisée cumulée de tous les chemins du réseau qui vont du noeud ni jusqu'à un noeud final, est en outre désigné ici par 6(ni) . La probabilité non normalisée du noeud de sélection ni partant de ni peut alors être exprimée de manière récursive comme suit : S(n1 I ni) exp(6(n1) + a(ni i )) Les scores requis pour calculer ces probabilités d'échantillonnage peuvent être obtenus par une passe en arrière dans le réseau. Soit P , qui désigne l'ensemble de successeurs de ni. La log-probabilité non normalisée totale d'atteindre un état final (c.-à-d. avec une traduction complète) à partir de ni est alors fournie par : a(n~) =1og l exp(a(n1) + 6(ni )) v'i EP où a(ni ) = 0 est fixé si P = Il , c'est-à-dire si ni est le noeud final du réseau de traduction. À la fin du balayage en arrière, a(no) contient la probabilité cumulative non normalisée de tous les chemins, c'est-à-dire la fonction de partition. Notez que cette constante de normalisation s'annule lors du calcul de probabilités d'échantillonnage local pour des noeuds parcourus dans le réseau de traduction. Dès que la probabilité de transition est connue pour chaque noeud selon l'équation (5), des traductions candidates sont échantillonnées en commençant dans le noeud racine du réseau de traduction et à chaque étape en sélectionnant de manière aléatoire parmi ses successeurs, jusqu'à ce que le noeud final soit atteint. La procédure d'échantillonnage complète est répétée autant de fois que le nombre d'échantillons recherchés (par ex. N fois dans le cas d'un échantillonnage de N traductions candidates). Après la collecte d'échantillons pour chaque phrase source 50, la liste entière est utilisée pour accroître la réserve de traduction 44 en fusionnant la liste avec les contenus déjà présents (le cas échéant) dans la réserve de traduction 44. Une analyse de la complexité temporelle de l'optimisation de paramètres de la figure 4 est maintenant abordée. Pour chaque recherche par ligne dans la boucle interne de l'algorithme MERT, tous les procédés considérés ici (c.-à-d., Best-N, échantillonnage selon le moteur d'optimisation de paramètres de modèle 40 de la figure 1, ou approche de Macherey et al.) calculent la projection de l'enveloppe convexe qui peut être numérisée en laissant inchangées toutes les composantes sauf une. Si la réserve de traduction 44 est créée et mise à jour en utilisant soit des listes N-best, soit une échantillonnage conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30, et M est la taille de la réserve de traduction 44, alors le calcul de l'enveloppe peut être réalisé dans le temps O(MlogM) en utilisant l'algorithme SweepLine. (Voir algorithme 1 dans in Macherey et al., « Lattice-based minimum error rate training for statistical machine translation », dans EMNLP `08: Proceedings of the Conference on Empirical Methods in Natural Language Processing, pages 725 à 734 (Morristown, NJ, USA, 2008), qui est incorporé ici comme référence dans son intégralité). Tel que décrit par Macherey et al., le procédé de réseau pour calculer l'enveloppe est 0(1 V II E I log I E I) , où V est l'ensemble des sommets du réseau, et E est son ensemble d'arêtes. Dans certains modes de réalisation du décodeur 36, il y a une limite maximale D à la distorsion permise, et les sommets du réseau sont organisés en J files d'attente prioritaires (parfois appelées « piles ») de taille inférieure ou égale à a, où J est la longueur de la phrase source et a est un paramètre du décodeur fixé par l'utilisateur. En outre, il y a une limite K au nombre maximum de mots source compris dans un syntagme, et au plus c traductions alternatives pour un même syntagme source sont conservées dans le tableau de syntagmes 34. Dans ces conditions, le nombre d'arêtes E' sortant de chaque sommet du réseau peut être limité par une constante. Une première façon de voir cela est de considérer que si une hypothèse est étendue avec un syntagme, l'hypothèse étendue aboutir dans la plupart des piles K à droite de l'originale. II n'y a que aK emplacements dans ces piles, de telle sorte que I E'1 La complexité découle de la longueur de la phrase source dans le cas du procédé de Macherey et al., et de la taille de la réserve de traduction dans le cas aussi bien du procédé par liste N-best que du procédé d'échantillonnage utilisé par le moteur d'optimisation 40 de la figure 1 dans le présent document. Les deux derniers procédés sont asymptotiquement plus efficaces tant que la taille de la liste de l'échantillon ou N-best grandit sous-quadratiquement dans la longueur de la phrase. Ce qui précède porte sur la complexité de la boucle la plus interne, qui recherche un optimum global le long d'une ligne dans l'espace des paramètres. Cette recherche de ligne est répétée plusieurs fois, et a donc un impact important sur la complexité d'ensemble de chacun des procédés d'optimisation des paramètres (top N, échantillonnage, ou procédé de Macherey et al.). Dans la suite, les différents procédés sont considérés en termes d'opérations effectuées dans le cadre de l'itération externe, c'est-à-dire lors du re-décodage de l'ensemble de développement avec un nouveau vecteur de paramètres. Pour le procédé par liste N-best, cette itération externe implique l'élaboration d'une liste N-best à partir du réseau de traduction. Ceci peut être effectué dans un temps linéairement proportionnel à la taille J de la phrase et à N , avec un balayage en arrière dans le réseau de traduction. Dans le cas du procédé de Macherey et al., l'itération externe n'implique aucune opération du tout, étant donné que tout le réseau est parcouru pour la propagation d'enveloppe vers la boucle intérieure. Le procédé d'échantillonnage mis en oeuvre par le moteur d'optimisation 40 en utilisant l'échantillonnage décrit ici en référence aux équations (3) à (6) implique N échantillonnages du réseau de traduction conformément à la distribution de probabilité conditionnelle 30 dérivée des pondérations selon ses arêtes. L'approche des équations (3) à (6) utilise une approche de programmation dynamique pour le calcul de probabilités a posteriori du parcours des arêtes. Dans cette phase, chaque arête du réseau de traduction est examinée exactement une fois ; cette phase est par conséquent linéaire selon le nombre d'arêtes dans le réseau, et par conséquent sous des hypothèses standard, selon la longueur J de la phrase dans ce cas. Dès que des probabilités a posteriori sont calculées pour le réseau de traduction, N chemins sont échantillonnés à partir de celui-ci, dont chacun est composé d'au plus J arêtes (en supposant que toutes les paires de syntagmes couvrent au moins un mot source). Afin de sélectionner une nouvelle arête à parcourir parmi toutes les arêtes possibles sortant du noeud courant, les arêtes sortantes sont triées de manière appropriée dans un arbre de recherche binaire, en stockant des intervalles de probabilités non normalisées cumulatives, suite à quoi une recherche binaire est effectuée sur celui-ci avec un nombre aléatoire généré uniformément : si I E'I est le nombre de successeurs d'un noeud, alors le coût de calcul est O(I E'I log I E'I) la première fois qu'un noeud est échantillonné (tous les noeuds ne sont pas nécessairement toujours échantillonnés) pour constituer l'arbre binaire, et ensuite 0(log I E'I) pour parcourir l'arbre lors de chaque opération d'échantillonnage. Le coût d'ensemble pour échantillonner N chemins est donc O(I E 1 +NJ(I El log(I El) +log(I E'I))) . Selon des hypothèses standard, I E'I est une constante et I E I- O(J) , donc l'échantillonnage complet est également O(NJ) , qui est de même complexité que l'extraction de la liste N-best. Par conséquent, on peut conclure que les techniques d'optimisation des paramètres décrites ici, qui utilisent un échantillonnage conformément à la probabilité de traduction conditionnelle 30 des traductions candidates disponibles (par exemple telles qu'encodées dans un réseau de traduction), ont une complexité de calcul comparable à celle de l'approche par liste N-best. Toutefois, les approches par échantillonnage décrites ici fournissent des performances sensiblement accrues en termes de vitesse de convergence et de robustesse en ce qui concerne la probabilité de convergence vers un ensemble de paramètres optimisés qui est proche des valeurs de paramètres idéaux. Il est entendu que plusieurs caractéristiques et fonctions (ou alternatives correspondantes) décrites ci-dessus et autres peuvent être avantageusement combinées dans de nombreux autres systèmes ou applications. REVENDICATIONS1. Système de traduction automatique statistique (TAS) réalisé à l'aide d'au moins un processeur numérique, ledit au moins un processeur numérique étant configuré pour traduire un contenu en langue source dans une langue naturelle source vers une langue naturelle cible à l'aide d'une traduction automatique statistique (TAS) en employant une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source ; et optimiser des valeurs de paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle par un processus d'optimisation itératif agissant sur une réserve de traduction, l'optimisation comprenant l'ajout de traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles pour une phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle. 2. Système de traduction automatique statistique (TAS) selon la revendication 1, dans lequel ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer ledit échantillonnage en : échantillonnant des chemins à travers un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source. 3. Système de traduction automatique statistique (TAS) selon la revendication 2, dans lequel ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer ledit échantillonnage de chemins en : sélectionnant une traduction alignée candidate échantillonnée en parcourant le réseau de traduction de son noeud racine à son noeud final, dans lequel chaque transition d'un noeud courant à un noeud suivant est sélectionnée sur base de probabilités de traduction conditionnelles des arêtes disponibles partant du noeud courant. 4. Système de traduction automatique statistique (TAS) selon la revendication 1, dans lequel ledit au moins un processeur numérique est configuré en outre pour effectuer le processus d'optimisation itératif en employant le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). 5. Système de traduction automatique statistique (TAS) selon la revendication 1, dans lequel pour une itération courante du processus d'optimisation itératif, l'échantillonnage est conforme à la probabilité de traduction conditionnelle utilisant des valeurs de paramètres de l'itération courante. 6. Système de traduction automatique statistique (TAS) selon la revendication 1, dans lequel la probabilité de traduction conditionnelle est quantitativement équivalente à : K exp 12khk(e,a,f) P(e,a l f) = \k=1 K 1(e.,a.)ELeXp 1 Àkhk (e',a',f ) \k=1 où f désigne la phrase en langue source, L désigne l'ensemble de traductions alignées candidates disponibles, (e,a) désigne une traduction alignée candidate pour laquelle la probabilité conditionnelle est calculée, hk(...) ,k =1,...,K désigne un ensemble de K fonctions-attribut, et Àk ,k =1,...,K désigne les paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle. 7. Appareil comprenant : un système de traduction automatique statistique (TAS) utilisant une probabilité de traduction conditionnelle conditionnée par le contenu en langue source ; et un moteur d'optimisation de paramètres de modèle configuré pour optimiser des valeurs de paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle en utilisant une réserve de traduction constituée de traductions alignées candidates pour des phrases en langue source disposant de traductions de référence, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle ajoutant des traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignées candidates disponibles conformément à la probabilité de traduction conditionnelle ; dans lequel le système TAS et le moteur d'optimisation de paramètres de modèle sont réalisés à l'aide d'un ou plusieurs processeurs numériques. 8. Appareil selon la revendication 7, dans lequel le moteur d'optimisation de paramètres de modèle est configuré pour optimiser par itération des valeurs des paramètres de la probabilité de traduction conditionnelle, le moteur d'optimisation de paramètres de modèle ajoutant, lors de chaque itération, des traductions alignées candidates à la réserve de traduction en échantillonnant des traductions alignéescandidates disponibles conformément à la probabilité de traduction conditionnelle avec des valeurs de paramètres de l'itération courante. 9. Appareil selon la revendication 8, dans lequel le processus d'optimisation itératif utilise le procédé BLEU (« Bilingual Evaluation Understudy »). 10. Appareil selon la revendication 7, dans lequel le moteur d'optimisation de paramètres de modèle est configuré pour échantillonner les traductions alignées candidates disponibles pour chaque phrase en langue source conformément à la probabilité de traduction conditionnelle en échantillonnant des chemins à travers un réseau de traduction représentant les traductions alignées candidates disponibles pour la phrase en langue source.
63,106
FR2960082A1
A1
20111118
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PROCEDE ET SYSTEME POUR FUSIONNER DES DONNEES ISSUES DE CAPTEURS D'IMAGES ET DE CAPTEURS DE MOUVEMENT OU DE POSITION L'objet de la présente invention concerne un système et un procédé permettant de fusionner des données issues de capteurs d'images et de capteurs de mouvement ou de position pour une localisation robuste, c'est-à-dire peu sensible aux perturbations extérieures (mouvement brusques, éclairage, etc., et précise d'un système visuel, d'une caméra, etc. 1 o Elle s'applique, par exemple, pour la localisation et la modélisation en 3 dimensions ou 3D d'un environnement. Elle permet aussi le calcul d'une trajectoire en 3D en temps réel, et peut ainsi être utilisée afin de mettre en oeuvre des techniques de « Réalité augmentée ». L'invention s'applique pour des systèmes comprenant une caméra 15 embarquée ou non (par exemple les caméras HD dans le cinéma) et un capteur de mouvement (inertial) ou tout autre capteur de position (GPS pour Global Position System, odomètres, etc.) De manière plus générale, elle s'applique pour des techniques de vision par ordinateur, le domaine de la réalité augmentée, la reconstruction 20 3D et la modélisation, robotique, etc. Définitions Le mot pose intègre la notion de position et d'orientation d'une caméra ou d'un dispositif composé d'une caméra et d'un module de mesure de mouvement. La notion de fonction de coût dans le domaine de 25 l'ajustement de faisceaux est définie selon l'art antérieur comme étant associée à l'algorithme d'optimisation qui calcule l'erreur de projection (minimisation au sens des moindres carrés de la distance entre les observations 2D (mesures sur les images) et les reprojections théoriques. Le mot scène désigne un ensemble de primitives caractérisées 30 notamment par leurs positions en 3 dimensions (par exemple, des points 3D, des segments 3D, etc.). Ces éléments ou primitives forment la reconstruction de l'environnement réel, filmé par la ou les caméras. En résumé, le mot "scène" correspond à un environnement reconstruit. Le terme « dispositif » sera utilisé dans la description pour désigner l'ensemble formé par une caméra intégrant un module de mesure de mouvement ou un capteur d'images et un capteur de mouvement ou de position. Le mot « système » désigne l'ensemble qui comprend en plus du dispositif prédéfini, des moyens de traitement des informations ou des données, ainsi que des moyens de communication. 1 o Le système calcule la pose du dispositif (qui est en mouvement). On ne calcule pas la pose du système car si l'unité de traitement n'est pas sur un même bâti que le dispositif, alors les poses sont différentes. En fait dans le procédé selon l'invention, on détermine la pose des éléments mobiles du système. 15 Chaque capteur observe le monde (la scène) et donne une mesure de son propre déplacement (et non celui du dispositif). Donc pour obtenir le mouvement du dispositif, on applique un simple changement de repère, connu de l'Homme du métier, (modélisé aussi dans la fonction Hk définie plus loin dans la description) 20 Le problème posé dans la présente invention est notamment de répondre au problème de la fusion de données image et inertielle dans le but de déterminer une trajectoire d'un objet ou de reconstruire un environnement en 3D sans a priori sur les incertitudes liées aux différents capteurs, ou 25 encore de manière plus générale de localiser un dispositif. En effet, il n'est pas toujours possible d'avoir les caractéristiques du bruit (image, inertiel, GPS) venant brouiller les images ou les informations délivrées par les capteurs bruit qui, de plus, peuvent varier dans le temps. La majorité des techniques de localisation qui intègrent des données vision 30 et inertielles sont basées sur une méthode d'optimisation par Filtre de Kalman Etendu, voire par un filtre à particules connus de l'Homme du métier. Ces méthodes estiment, la pose d'un système à l'aide des algorithmes de vision, et fusionnent ensuite cette mesure "vision" par un filtrage de Kalman étendu. Pour fusionner ces données hétérogènes, il leur est nécessaire d'introduire un terme de covariance du bruit sur les différentes mesures. Ce terme, très important, est souvent difficile à estimer et est généralement fixé a priori. La précision de la localisation dépend fortement de ce paramètre. Un autre problème de l'optimisation par Kalman est son inefficacité à gérer une importante masse de données de la scène. Ces techniques optimisent deux principaux éléments qui sont l'état du système et la carte de l'environnement (la scène). L'état du système dépend du modèle de mouvement choisi pour modéliser la dynamique du système. On y retrouve généralement la pose du système (le mot pose intégrant la notion de position et d'orientation), exprimé dans un repère global, ainsi qu'éventuellement les vitesses, voire les accélérations. La carte de l'environnement est constituée d'éléments localisés, par exemple, des points de la scène filmée. Dans les conditions du temps-réel, les méthodes de localisation et modélisation d'environnement en temps réel plus connues sous l'abréviation anglo-saxonne « SLAM » (Simultaneous Localization and Mapping) basées sur Kalman doivent limiter le nombre d'éléments de la carte (quelques dizaines). Cette réduction a pour effet de diminuer fortement la précision de la localisation finale. De plus, il a été montré dans l'art antérieur que le filtre de Kalman Etendu est une approximation de l'optimisation de Gauss-Newton (première itération). En conclusion, malgré les avantages offerts par ces méthodes, elles présentent toutefois les inconvénients suivants. La localisation par vision seule est peu robuste (problème des mouvements rapides, des mouvements critiques comme les rotations pures, des occultations temporaires de la caméra, etc.). De plus, la caméra peut se décalibrer (chocs, changements de température,..). La localisation par intégration des données inertielles ne permet pas une localisation précise à moyen et long terme: problèmes de dérive, de biais de capteurs, de bruit, etc. Il est donc nécessaire d'utiliser plusieurs capteurs pour localiser de manière précise un système. t = instant donné w: Indice d'un capteur quelconque soit une caméra et donc w=c, soit un capteur de mouvement w=k c : indice désignant un capteur caméra (ou l'indice du capteur image lorsqu'il y a plusieurs capteurs) xt vecteur contenant l'estimation de la scène (ou une partie) et des poses de la caméra (ou une partie) à l'instant t zr vecteur d'observations lié à une mesure effectuée par le capteur w à l'instant t s : la scène (l'environnement reconstruit) p : une pose d'une caméra, celle-ci contient la position T et l'orientation R Le système et le procédé selon l'invention reposent sur une nouvelle approche qui met en oeuvre une pondération automatique entre les données de déplacement et/ou de position avec les données liées aux images par l'intermédiaire d'ajustement de faisceaux. L'invention concerne un procédé pour fusionner des données issues d'un premier capteur images et d'un module de mesure de mouvement et/ou de position, ledit premier capteur et ledit module de mesure de mouvement et/ou de position étant solidaire et formant un dispositif, le procédé étant exécuté par un module de traitement afin de localiser ledit dispositif caractérisé en ce qu'il comporte au moins les étapes suivantes : - Une première étape consistant à acquérir plusieurs points sur les images pour définir une pose pr du dispositif (caméra image et module de mesure mouvement et/ou position) pour un instant donné t - Une étape de prédiction de la pose pr du dispositif (caméra et capteur mouvement/position) pour un même instant donné t et en utilisant les mesures du module de mesure de mouvement et/ou de position 5 - Une étape où l'on détermine une contrainte Ek associée pour le dispositif (caméra et capteur) k, - Une étape où l'on détermine automatiquement un coefficient de pondération Àt de ladite contrainte, - Une étape d'estimation de la pose courante pt dudit dispositif, - Une étape d'optimisation simultanée par la technique d'ajustement des faisceaux en utilisant la fonction de coût suivante : r-- 1 t EBA = (X t, Z) _ EE, (L[~t'S 1~ j+ E Ep (Lpt's ], Zt t'=t-(N-1) avec Ep~xt,Zt)= cc ~xtzt )+%,t sk «xt,zt o : erreurs de reprojection de la scène dans les images o Xt : = [psi la pose du dispositif et la scène o Zt : = les observations de la scène détectées dans l'image de la caméra c à l'instant t o z= z z' ensemble de toutes les mesures pour tous les capteurs caméra c et des capteurs k ou module de mouvement et/ou de position à un instant t Le procédé comporte, par exemple, une étape d'initialisation des bases de données des poses clés et des éléments de scène (3D) en reconstruisant l'environnement du capteur images en utilisant un nombre donné de premières poses et en exécutant une triangulation des primitives 3D à partir des éléments d'intérêts les constituant pour les poses choisies. Selon un mode de réalisation, l'étape de sélection automatique du coefficient de pondération utilise le résultat d'une étape de raffinement de la pose du dispositif en partant d'une première estimée de pose du dispositif délivrée par le module d'estimation de la pose par vision et en tenant compte des éléments de scène précédemment estimés et en ajoutant au terme de coût, l'erreur de la prédiction (contrainte) délivrée par le module de sélection automatique de la pondération et pondérée par un facteur lambda ou appris dans le module de sélection automatique de pondération, à la fin de l'étape de raffinement, la pose courante du système est ajoutée à la base de 1 o données (historique) des poses. L'étape de sélection automatique de la pondération comporte, par exemple, une étape de raffinement de la pose du dispositif, dans le module de raffinement, la fonction de coût est uniquement composée des erreurs de reprojections des primitives 3D de la scène sur la caméra dont la pose est 15 actuellement raffinée suivie d'une étape de construction de la contrainte, puis de l'étape de sélection automatique de la pondération, à la fin de l'étape de raffinement, la pose courante du système est ajoutée à la base de données (historique) des poses. Le procédé peut aussi comporter une étape de sélection d'images 20 clés comprenant les étapes suivantes : sélectionner une première image 11 comme une image clé, puis une seconde image 12 choisie aussi éloignée que possible de 11 dans la vidéo et possédant au moins M points de correspondance d'intérêt avec 11, puis choisir une troisième image 13, la plus éloignée de 12 de façon telle que il y a au moins M points d'intérêts 25 correspondant entre 13 et 12 et au moins M' points d'intérêts correspondant entre 13 et 11, et ainsi de suite pour les images ln suivantes, procéder de même en vérifiant que les images ln-2, ln-1 et ln possèdent au moins M points d'intérêts correspondant à la même primitive 3D. La valeur de la contrainte est, par exemple, choisie parmi la liste 30 des contraintes suivante : Contrainte de position ek (xr,z, )_ Tk -T Contrainte d'orientation : ER(xt,z, )= RY RY -13V avec R la matrice de rotation paramétrisant l'orientation, / la matrice Identité, Contrainte de facteur d'échelle (ou de la norme de la translation) k) Tk-Tt-1-T-T1 Le procédé peut utiliser pour prédire la pose pr du dispositif le modèle d'observation inverse Ht f qui offre une estimation de l'état du dispositif xr à un instant t' Afin de mieux faire comprendre le principe et les modules mis en oeuvre dans l'invention, l'exemple qui suit est donné à titre illustratif et nullement limitatif pour un système comprenant une caméra image et un capteur de mouvement et/ou de position en relation avec un dispositif de traitement adapté pour exécuter les étapes des différents modes de réalisation du procédé. Dans certains cas, il sera possible d'utiliser une caméra pourvue d'un module permettant de mesurer son mouvement. En résumé, le procédé selon l'invention va intégrer des contraintes inter-pose pondérées (c'est-à-dire une contrainte sur la pose mesurée par la vision liée au dispositif de mesure de trajectoire) dans une étape "d'Ajustement de faisceaux", dans une application de localisation (SLAM). Les données inertielles associées à un modèle de mouvement servent à prédire la pose du système à l'instant d'une nouvelle image. Cette prédiction est ensuite utilisée afin de construire une contrainte inter-pose. Une technique issue de la théorie de l'apprentissage sélectionne le coefficient de pondération (ratio des covariances de bruit des signaux) de manière efficace, c'est-à-dire automatique et adaptée au contexte directement dans l'ajustement de faisceaux en temps réel). La contrainte inter-pose ainsi pondérée est ensuite intégrée dans la fonction de coût de l'ajustement de faisceaux. L'ajustement de faisceaux contraint est plus précis que les algorithmes de type Kalman car il effectue notamment plusieurs itérations de Gauss-Newton. La figure 1 représente un exemple de schéma d'une architecture système dans laquelle le procédé peut être mis en oeuvre. Le système selon l'invention 100 comporte: - un capteur d'images 101, tel qu'une caméra sténopé (pinhole), omnidirectionnelle, caméra 3D-TOF, caméra stéréoscopique, Webcam, Infrarouge, - un capteur de mouvement ou de position 102, tel qu'un GPS, un odomètre, le capteur d'images 101 et le capteur de mouvement peuvent être sur un même bâti, le capteur de mouvement ou de position 102 peut aussi comporter une mémoire tampon 107 mémorisant les données qu'il génère ou qu'il mesure, - une unité de traitement 103 qui peut elle être sur le même bâti ou encore délocalisée. Dans le cas où cette unité de traitement est éloignée des capteurs d'images et de position, elle échange les informations ou les données à l'aide de moyens de communication physiques (filaires, Internet) ou encore des moyens radios ou sans fil, - l'unité de traitement 103 est composée, par exemple d'un processeur 104 adapté à exécuter les étapes du procédé selon l'invention, des moyens de stockage des données, par exemple, une base de données 105 des poses du système, une base de données 106 des primitives 3D de la scène et des relations liant les primitives 3D et leurs observations dans les images. Dans le cas où le capteur de mouvement ne comporte pas de mémoire tampon pour mémoriser les données produites par le capteur de mouvement, cette dernière sera insérée au niveau de l'unité de traitement 103. Un moyen de visualisation 108 par un opérateur, tel qu'un écran LCD, ou un moniteur de PC, un module 109 commandant un actionneur (moteur, etc.) dans le but de faire par exemple de la navigation autonome d'un robot (on déplace le robot grâce au procédé selon l'invention en commandant les moteurs du robot par exemple.) Chaque capteur observe le monde (la scène) et donne une mesure de son propre déplacement (et non celui du dispositif). Donc, pour obtenir le mouvement du dispositif, dans le cas d'un dispositif composé d'un capteur caméra et d'un capteur de mouvement, on applique un simple changement de repère, connu de l'Homme du métier (modélisé aussi dans la fonction H décrite ci-après). Dans le cas d'une caméra comprenant un dispositif de traitement, l'unité de traitement 103 sera intégrée à la caméra. Avant de décrire les différentes étapes mises en oeuvre par le procédé selon l'invention, quelques rappels utiles pour la compréhension du procédé selon l'invention sont donnés. Rappels Le problème de fusion des capteurs peut être formulé comme un problème inverse, discrétisé dans le domaine temporel. Le processus d'observation est défini pour un capteur w par l'expression du vecteur d'observation suivant : zt = Ht (xt )+ nt Où il' est une fonction de projection exécutée par le capteur w à un instant donné t. Elle associe un objet réel ou une information xt (ici la localisation du système et la scène) à un vecteur d'observation zr . La fonction H inclut le changement de repère qui permet le passage d'observations exprimées dans le repère propre au capteur concerné au repère du système selon l'invention. Ceci peut être estimé par une procédure de calibrage connue de l'Homme du métier. Le vecteur erreur nr est habituellement représenté par un vecteur de fonctions gaussiennes caractérisées par une moyenne nulle (bruit blanc). Le vecteur erreur nr modélise l'imprécision introduite pendant les phases de mesure. L'objectif du problème inverse est de récupérer le vecteur réel inconnu xt à partir d'observations multiples délivrées par les capteurs. Pour un système dynamique, un modèle de mouvement définissant le comportement du dispositif au cours du temps doit être employé. Le modèle 3o utilisé sera xt = Ft (xt_j+ wt Où Ft définit le nouvel état wt du dispositif (comprenant notamment la pose) à partir de son état précédant. Les systèmes statiques, comme par exemple la scène s, sont par 5 définition constants au cours du temps et peuvent donc être exprimés sans l'indice temporel t. Estimation Bayesien récursive Le filtrage statistique consiste à estimer l'état d'un système dynamique qui valide au mieux les mesures incertaines et a priori, sachant 1 o que les mesures peuvent être bruitées. On considère dans cette méthode que l'état du système (toutes les mesures des capteurs) est un vecteur de variable aléatoire pour lesquelles on recherche un pdf. Un Estimateur récursif Bayesien a pour objectif de trouver ce pdf, minimisant la valeur espérée d'une fonction de cout. La fonction de cout la 15 plus connue est la fonction d'erreur quadratique moyenne ou MSE pour laquelle on cherche à minimiser l'erreur quadratique entre un estimateur et ses observations. Pour un capteur, on définit le l'erreur quadratique moyenne comme 11 e 2/ h) i a i k k 20 Avec dt est le vecteur de mesure résiduel et nt sa longueur, telle que uHét Lorsque toutes les mesures sont considérées comme indépendantes les unes des autres avec la covariance k 25 avec /s la matrice identité On obtient alors E tl e . t( t v7t Le problème de la fusion de capteur consiste à minimiser toutes les erreurs quadratiques moyennes des capteurs. Un exemple d'estimateur Bayesien est l'ajustement de faisceaux. Technique de l'ajustement de faisceaux La technique d'ajustement de faisceaux ou BA pour Bundle Adjustment est une technique d'optimisation basée sur une méthode de résolution des moindres carrés non-linéaires (par exemple Gauss-Newton, Levenberg-Marquardt,...). La fonction objective E à minimiser est généralement un terme de coût basé sur l'image (l'unité étant le pixel) et l'on utilise par exemple l'Erreur Quadratique Moyenne MSE: l'erreur de reprojection E(xr,zr )= E, (xr,zr) qui est la somme des distances élevées au carré entre les observations 2D, Zt de la caméra c à l'image t et les reprojections de la scène dans l'image. E? : erreur définie précédemment xt : = [psi la pose du dispositif et la scène Z : = les observations de la scène détectées dans l'image à l'instant t par la caméra c. La technique d'ajustement de faisceaux est utilisée pour différents propos, en fonction des variables d'entrée à optimiser. Habituellement, les variables peuvent être la dernière pose pt seulement et l'on parle de "raffinement de pose", de la scène seule s ou d'un certain nombre de poses et de la scène et l'on parlera alors d'ajustement de faisceaux local ou global (si on raffinement toutes les poses) [pt s]. Par exemple, afin de raffiner la scène et la pose du dispositif on résout l'équation : xr =argminE(xt,zr ), l'exposant c signifie que ce sont des observations effectuées par la caméra. L'exposant * indique une optimisation. Cette équation peut être résolue par une technique de l'art antérieur telle que Gauss-Newton ou Levenberg-Marquardt. Erreur de reprojection On définit ici l'erreur de reprojection : )= 1 n (0«1)2 11.zt -Y`(x,,s') Avec Y[(xr,s') la fonction de projection d'un ensemble de primitives 3D s' de la scène dans l'image opérée par la caméra c dont la pose pt est contenue dans xt. Cette fonction est propre au type de caméra et au type de primitives 3D utilisés dans le système. On peut, par exemple, prendre une caméra de type sténopé et des primitives formées de points 3D. La figure 2 représente une projection d'un point 3D Ez~x zt)- I 1 ,(x ) ra. )2 criJ l'écart type de l'observation zg si celui-ci est connu (sinon 1 et {zt = ql, } les observations de la camera c à l'instant t. D'autres types existent dans le domaine et sont connus de l'Homme du métier. Modules pour l'architecture système Les figures 3 et 4 décrivent deux exemples de variante de mise en oeuvre pour le procédé selon l'invention. Les modules et leurs fonctionnalités mis en oeuvre dans ces deux variantes vont être décrits. Partie localisation par vision [201,301] Module de localisation par vision situé au niveau du 25 dispositif du traitement des données Dans ce module les techniques de l'état de l'art sont utilisées pour estimer la pose du système à partir des images de la caméra. Ce module peut contenir divers algorithmes de l'état de l'art et peut donc varier suivant les implémentations. L'important pour le procédé selon l'invention est de disposer en sortie de la partie vision : - d'une estimée de la pose du système - d'un historique des dernières poses du système (ou une partie) - d'un historique des primitives 3D de la scène et leurs observations dans les images (ou une partie). [202,302] Acquisition des images On considère un module d'acquisition des images provenant d'une caméra de manière synchrone ou asynchrone. [204,304] Estimation de la pose par la vision On estime la pose (position et orientation) du dispositif dans le cas où les capteurs ne sont pas sur le même bâti que l'unité de traitement à l'aide des images définies précédemment. L'estimation de la pose s'opère au travers des méthodes suivantes Détection des éléments d'intérêt 2D Lorsqu'une image arrive au module [204,304], le procédé exécute une détection des éléments d'intérêt. Un élément d'intérêt est une observation d'une primitive 3D qui a une position bien définie dans une image et qui correspond à un point de l'espace détectable de manière robuste au changement de point de vue ou d'éclairage. Il existe de nombreux détecteurs connus de l'Homme du métier. Description des éléments d'intérêt Les éléments d'intérêts sont ensuite caractérisés par des descripteurs permettant de les différencier les uns des autres et de pouvoir les retrouver dans les images suivantes. Il permet de reconnaître le point grâce à son environnement proche. Il existe de nombreux descripteurs (ZNCC, abréviation anglo-saxonne de 30 Zero Mean Normalized Cross Correlation, etc.) connus de l'Homme du métier. Mise en correspondance des éléments d'intérêt Considérons maintenant que l'on dispose de deux images de la même scène prises selon des points de vue différents. Pour chacune d'elles, on suppose que l'on a détecté des éléments d'intérêt et calculé les descripteurs correspondants. La phase d'appariement proprement dite consiste à établir une correspondance entre les éléments ayant des caractérisations similaires entre les deux images. Il existe plusieurs méthodes d'appariement connues de l'Homme du métier. 1 o Calcul de la pose à partir des correspondances Une pose du dispositif est définie par la position Tt en 3 dimensions (x, y, z) dans un repère global ainsi que l'orientation, stockée par exemple sous la forme d'une matrice de rotation Rt. La méthode peut varier, par exemple on peut prendre l'algorithme des 5 points ou des 8 points 15 (méthodes classiques en vision par ordinateur) et calculer la pose à partir de N images. On peut aussi calculer la pose du dispositif en utilisant la scène déjà reconstruite (algorithme de resection connu de l'Homme du métier). Les paramètres décrivant la pose peuvent aussi varier (un quaternion au lieu d'une matrice de rotation, etc). 20 Estimation robuste de la pose La première estimée de la pose peut être perturbée par des erreurs dues aux méthodes précédentes et l'on propose ici d'estimer de manière plus précise et robuste la pose du dispositif. Pour cela l'Homme du métier utilise des méthodes connues : RANSAC, M-Estimateur, etc... 25 Sélection des poses clés Le mouvement entre deux images consécutives doit être suffisamment important pour calculer de manière précise la géométrie épipolaire, et ainsi estimer la pose des deux images. Ainsi, le procédé sélectionne des images relativement éloignées les unes des autres mais qui 30 ont suffisamment de points en commun. Pour cela, la première image 11 est toujours sélectionnée comme une image clé. La seconde image 12 sélectionnée est choisie aussi éloignée que possible de 11 dans la vidéo mais c'est une image qui doit posséder au moins M points de correspondance d'intérêt avec 11. Ensuite, pour 13, on choisit l'image la plus éloignée de 12 de façon telle que il y a au moins M points d'intérêts correspondant entre 13 et 12 et au moins M' points d'intérêts correspondant entre 13 et 11. Ainsi, il y a suffisamment de points d'intérêts communs entre les images pour déterminer le mouvement de la caméra. Pour les images ln suivantes, on procède de même en vérifiant que les images ln-2, ln-1 et ln possèdent au moins M points d'intérêts correspondant à la même primitive 3D. Une image 1 ne devient une image clé ln que si elle respecte ces règles. Cette méthode de détection des images clé peut varier et non proposons ici un exemple. Initialisation de la scène L'initialisation de la scène n'est opérée qu'une seule fois en début de séquence. Il s'agit ici de reconstruire une première fois l'environnement. Pour cela, on peut par exemple utiliser les 3 premières poses clés et trianguler les primitives 3D à partir de leurs observations (éléments d'intérêt) dans les 3 images (méthode de triangulation 3D). Elle permet notamment de constituer les bases de données des poses clés et des éléments de scène (3D). [212,312] Base de données des poses clés On considère que l'on possède une base de données qui contient les N (de 2 à toutes) dernières poses du système (avec les paramètres de calibrage courants de la caméra). [213,313] Base de données des éléments de scène On considère que l'on possède une base de données des primitives 3D de la scène reconstruite, ainsi que leurs correspondances (associations observations 2D (x,y) - primitive 3D) dans chaque image clé dans lesquelles l'élément aura été détecté (dont on connait la pose (position et orientation) grâce à la base de données [212]). Les primitives 3D sont par exemple des points 3D (x,y,z) mais peuvent être d'autres éléments (patch, segment, etc...). [209,309] Raffinement contraint de la pose (Extended Pose refinement) Les modules raffinement de la pose « pose refinement » et raffinement contraint de la pose « extended pose refinement » sont basés sur un algorithme très connu dans le domaine de la vision par ordinateur : l'ajustement de faisceaux. Plus précisément, dans cette partie, le procédé raffine juste la pose courante du dispositif en partant d'une première estimée de pose délivrée par le module [204,304] et en tenant compte des éléments de scène précédemment estimés. Dans le module [309], la fonction de coût est uniquement composée des erreurs de reprojections des primitives 3D de la scène sur la caméra dont la pose est actuellement raffinée. Dans le module [209], on ajoute au terme de coût, l'erreur de la prédiction (contrainte) délivrée par le module [208] et pondérée par un facteur lambda ou A' , appris dans le module de sélection automatique de pondération [208,308]. A la fin du raffinement, la pose courante du système est ajoutée à la base de données (historique) des poses [212,312]. Le raffinement de la pose peut être exécuté de la manière détaillée décrite ci-après. Dans un procédé de suivi incrémentai SfM, lorsqu'une nouvelle image ou une image clé est détectée un raffinement est exécuté sur la localisation de la caméra. Ainsi, il est possible de récupérer la pose courante pt du dispositif qui explique les mesures de capteurs Z, = [zrzr ] (ensemble de toutes les mesures pour tous les capteurs caméra c et des capteurs de mouvement k à un instant t). La fonction d'agrégation des coûts est ensuite construite avec le terme d'erreur standard visuel , ainsi que la contrainte sélectionnée E't( basée sur la prédiction de pose donnée par le capteur k ou de la caméra lorsque cette dernière comporte un module intégré de mesure de mouvement. Le second terme est pondéré avec un facteur de pondération sélectionné préalablement comme il sera détaillé plus loin dans la description. Le terme MSE (erreur quadratique moyenne) global est alors donné par la formule Ep(xt,Zt)= (xt,zr )+Î, 8k(xt,z,) pour un capteur de mouvement ou de position k, une camera c, un instant t. La pose courante pt est ensuite optimisée en utilisant l'algorithme de Levenberg-Marquardt avec la fonction de coût E p (xt, Zt) pour résoudre pt =argminEp(xt,Zt) Pt 1 o Le « * » signifie que l'on obtient la meilleure valeur de pt [210,310] Reconstruction de primitives 3D Ce module de reconstruction de primitives 3D est activé après le raffinement de la pose ([209,309]), soit juste après, soit quelques temps après. Il consiste en la triangulation des primitives 3D de la scène (point 3D 15 par exemple) à partir de leurs observations 2D effectuées dans les N dernières images (par ex N=3). Pour cela, on utilise les algorithmes de l'état de l'art de la vision par ordinateur. A la fin des calculs, les primitives 3D et leurs correspondances (associations observations 2D - primitive 3D) sont ajoutés dans la base de données 20 2D/3D. Partie estimation de la pose par l'intégration des données d'un capteur de position/déplacement [205,305] Acquisition des données du capteur de position/déplacement On considère un système (liaison capteur-module de traitement/ 25 driver) permettant de récupérer de manière asynchrone les données du capteur de mouvement et/ou de position. Lorsqu'une donnée est produite par le capteur de mouvement, celle-ci est récupérée par un programme pour être stockée dans une mémoire tampon soit située au niveau du capteur de mouvement et/ou de position, soit au niveau du module de traitement. [206,306] Prédiction de la pose à partir du capteur inertiel Lorsqu'une demande est faite au module de prédiction (206, 306) (par le module estimation de la pose par vision [204,304]), celui-ci récupère les observations du capteur antérieures à l'instant demandé par la synchronisation, les enlève de la pile ou mémoire tampon, et calcule ensuite la pose (ou une partie de celle-ci) du dispositif ou du système, à partir de ces mesures et d'un modèle de mouvement (optionnel mais la méthode est plus précise avec). Si l'on considère que le dispositif (composé de la caméra + et du capteur de mouvement) est séparé du moyen de traitement, par exemple, 1 o un PC, alors le procédé calcule la pose du dispositif et non du système comprenant le PC. Hypothèse modèle prédiction La technique d'ajustement de faisceaux ne fournissant pas de vitesses optimisées, ces quantités doivent être estimées en amont, ou être 15 fournies directement par le second capteur de mouvement et/ou de position. Il est aussi supposé, la présence du modèle d'observation inverse H ' qui offre une estimation de l'état du dispositif xr à un instant t' Dans la première version du système (figure 3), le procédé modifie les fonctions de coût des modules [209] et [214], alors que dans la deuxième version de mise en oeuvre du procédé représentée à la figure 4, ce terme est ajouté seulement dans la fonction de cout de l'ajustement de la pose [314]. Ce terme (fonction de cout) est généralement une distance entre la pose (ou une partie) courante du système ou du dispositif (et que l'on optimise) et la pose prédite par le module [206,306]. Le choix de l'erreur est à spécifier par le concepteur et dépend du type d'observations que le capteur de mouvement ou de position délivre. Par exemple, si l'on utilise un gyroscope 3D, celui-ci délivre une information de vitesse angulaire O. Cette information, alliée à un modèle de mouvement (vitesse angulaire constante par exemple), permet de construire une prédiction de l'orientation qk au même instant que l'image clé (dont l'orientation courante est qc). L'erreur peut par exemple être la distance entre les deux quaternions I Iqk - (Icl I. Le type de contrainte dépend de la nature des mesures effectuées par les capteurs. Par exemple, plusieurs contraintes pour des capteurs peuvent être proposées Contrainte de position £k (xr, zr) _ Vî,tk -T r Contrainte d'orientation : ER(xt,z, )= RY RY -13V avec R la matrice de rotation paramétrisant l'orientation, l la matrice Identité, Contrainte de facteur d'échelle (ou de la norme de la translation) ek(xr,z )= Tk -Tt-1 -T -T_1 Chaque contrainte aura un impact différent sur le système de localisation et tendra à corriger la dérive correspondante. Le procédé selon l'invention est générique, ainsi la contrainte de l'utilisateur définie pourra être tout terme de distance (en moindres carrés) qui contraint les variables optimisées dans la technique d'ajustement de faisceaux. [208] sélection automatique des pondérations: Estimation du ratio des covariances [210] Module de sélection de nouvelles primitives 3D L'erreur ou contrainte définie par le module de construction de contrainte doit être pondérée par un coefficient que l'on appellera lambda À, choisi par une technique spécifique dont certains exemples sont donnés ci-après. Dans l'exemple donné, plusieurs méthodes sont proposées pour calculer ce facteur de pondération. Chaque méthode peut être utilisée indépendamment les unes des autres pour résoudre ce problème. Pour cela, une fonction de coût globale est construite avec le terme d'erreur basé vision et avec le terme de fusion (la contrainte précédente) pondéré par le lambda. Plusieurs optimisations sont ensuite exécutées, soit appelant plusieurs fois le module [209] de la figure 3, soit appelant plusieurs fois le module [314] de la figure 4, pour un jeu de lambda différent (par exemple avec un jeu statique de 100 lambdas allant de 0.1 à 100). Comme détaillé ci-après, les critères de sélection du paramètre de pondération lambda varient. Soit on utilise la méthode de L-Curve et il s'agit de déterminer le maximum de courbure d'une certaine courbe, soit on utilise la méthode dite de la validation croisée et on cherche la meilleure valeur de lambda pour laquelle la prédiction d'une reprojection est la plus efficace. On peut aussi utiliser d'autres méthodes par critères (L-tangent Norm, Reginska, etc..) ou par apprentissage (comme la validation croisée, etc). Une fois que le meilleur lambda a été choisi, on procède à l'optimisation finale (soit [209], soit [314]) avec cette pondération et nous stockons de plus cette valeur ainsi que les paramètres de la contrainte dans la base de données prévue à cet effet [211,311]. Deux méthodes pour déterminer le paramètre de pondération vont être données à titre illustratif, sachant qu'il y en a d'autres connues de l'Homme du métier qui pourraient être mises en oeuvre. Méthode de sélection par critère Lcurve Le critère L-Curve à été à l'origine employée des les problèmes de régularisation dans lesquels on s'intéresse à estimer un paramètre de régularisation efficace permettant de minimiser aussi bien un premier terme de coût que le nombre de paramètres d'un modèle. La méthode à été de plus utilisée dans des problèmes d'optimisation 1 o moindres carrés non-linéaires à plusieurs objectifs, où il s'agissait de trouver un compromis entres les différents objectifs en estimant le facteur de pondération lambda de chaque terme de coût, et ainsi tenter de minimiser au mieux l'ensemble des objectifs. Le critère L-Curve représente donc le compromis entre les deux termes de 15 coût, en échelle log-log . Ce critère possède généralement une forme de L, dans laquelle un 'coin' sépare la partie horizontale de la partie verticale, correspondant à la prépondérance d'un des deux termes de coût à minimiser (objectifs). La courbure k(l) du critère L-Curve permet de trouver le coin recherché: où ' et " représentent les dérivées premières et secondes par rapport à lambda. Un "bon" paramètre de pondération lambda se situe près du coin du critère, là où la courbure k est au maximum. Dès lors on cherche : 25 Pour estimer la courbe L-Curve, nous devons calculer plusieurs couples représentant les deux objectifs (Ec,Ek) à minimiser pour différentes valeurs de lambda. Cela signifie que pour chaque valeur de lambda on optimise soit la 20 dernière pose du dispositif [209] soit les N dernières poses avec une partie de la scène [314]. Ensuite on construit la courbe L-Curve avec les couples et on estime le meilleur lambda situé au maximum de courbure (max k). Méthode de sélection par apprentissage Validation croisée. La méthode de validation croisée est un outil très populaire basée sur des considérations statistiques : un modèle adéquat (ici le facteur de pondération lambda) doit pouvoir prédire correctement des données manquantes. Plus précisément, si on enlève quelques mesures du jeu de données, alors la solution estimée (phase d'apprentissage : module [209 ou 314]) doit pouvoir prédire ces observations (lors de la phase de test). Il existe plusieurs variantes de la validation croisée, qui se différencient principalement par leur gestion des ensembles de test et d'apprentissage. Dans notre cas, le nombre limité d'observations de la caméra nous incite à utiliser la méthode du 'Ieave-one-out' (en recyclant les observations) mais l'on peut tout aussi bien utiliser une autre variante. Le score de validation croisée Cvloo(l) reflète la qualité de la prédiction pour un certain paramètre de pondération lambda. Il représente la différence moyenne entre l'observation réelle yj d'un point 3D j et la prédiction p 1, où la pose P't1j est optimisée sans le point j. avec , la solution du module [209 ou 314] sans le point j. L'objectif de la validation croisée est alors de maximiser la qualité de la prédiction que réalise le module [209 ou 314] pour un lambda, et ainsi minimiser les erreurs de prédiction. a = r n Clki 0 (A [211,311] Bases de données des contraintes pondérées Chaque contrainte pondérée est associée à une pose du dispositif pour chaque image si l'étape de sélection des images clés n'est pas mise en oeuvre ou pour chaque image clé et est ensuite stockée dans une base de données 211, 311. Cette contrainte (avec la pondération) sera réutilisée à chaque fois que la pose du dispositif associée sera raffinée dans le module d'ajustement [214,314]. Dans la base de données 211, 311, on stocke les éléments de la contrainte : la pondération Àk, et la prédiction pr de la pose 1 o du dispositif et non la contrainte entière, par exemple, 2 Ttk -T t , T étant une partie de p comme il est précisé dans la notation. [214,314] Ajustement de faisceaux contraint (Extended Bundle adjustement ) L'ajustement de faisceaux consiste en l'optimisation simultanée 15 d'un certain nombre de poses du dispositif (toute ou partie, récupérée depuis la base de données [212,312]) ainsi qu'un certain nombre de primitives 3D de scène (stockés dans la base [213,313]), par exemple l'ensemble des primitives vues par les poses que l'on optimise. La fonction de coût globale à minimiser est formée d'une part, avec 20 la vision : distance entre les reprojections des éléments de la scène dans les images et leurs vraies mesures effectuées dans les images, et d'autre part, de toutes les contraintes pondérées associées aux différentes poses clés du système (base de données [211,311]). Pour résoudre ce problème d'optimisation, on fait appel à un 25 algorithme d'optimisation nommé Levenberg-Marquardt. On peut aussi utiliser d'autres algorithmes (Descente de gradient avec ou sans préconditionnement, Gauss-Newton etc.) connus de l'Homme du métier. 24 25 Typiquement, le procédé optimise seulement les 3 dernières caméras clés ou les 3 dernières poses de la caméra, mais ce nombre peut varier. Ajustement de faisceaux local (LBA) Périodiquement, un raffinement est opéré sur la scène et la localisation du système afin de réduire les erreurs cumulées du SLAM incrémentai. De bons résultats sont obtenus avec une optimisation locale (c'est-à-dire en ne raffinant que les dernières poses). Il est ainsi possible d'optimiser, par exemple, au moins les poses des 2 dernières poses (éventuellement les poses clés). Une manière simple de faire est d'injecter les contraintes précédentes dans la fonction de coût LBA. On définit Xt = [pt-9 un vecteur comprenant des poses fixées (pt_9,....pt_3), des poses de la caméra que l'on souhaite raffiner (pt_2,pt_I,pt) et l'estimation courante d'une partie s' de la scène s, par exemple l'ensemble 15 des points 3D vus dans les N dernières poses. On pose, par exemple, N =3, M. 9 La fonction de coût d'ajustement des faisceaux avec les contraintes devient alors: r-- 1 t EBa (X t, Zt) _ EE, (L[~t'S 1~ zt )+ E Ep ([pt's ], Zt ) t'=t-(N-1) 20 Avec par exemple a= 3, b=9, d=2. La première partie de l'équation correspond aux erreurs de reprojection de la caméra dont les poses ne sont pas raffinées (donc fixes). Il n'est pas nécessaire de contraindre toutes les poses dans ce cas, seules les erreurs de reprojection originale sont prises en compte. 25 La seconde partie de l'équation est composée des erreurs de reprojections et des contraintes sur les N poses les plus récentes de la caméra. Le procédé optimise ensuite la localisation du système (les N dernières caméra) et une partie de la scène en utilisant l'algorithme de Levenberg-Marquardt, pour résoudre [Pt-ahz-Ipts']* = argmin EBA(Xt,Xz) ~Pr-2Pr-1Prs~ Le procédé et le système selon l'invention permettent donc de réaliser une fusion efficace, automatique et temps réel entre les données. Une telle fusion, qui tire ses performances de l'intégration de la fusion 1 o directement dans l'ajustement des faisceaux n'était pas possible par les méthodes de l'art antérieur qui ne permettent pas l'estimation optimisée d'un terme de pondération en temps réel. Elle offre une fusion précise et rapide par intégration directe des données au sein d'un processus d'ajustements de faisceau, et de fait offre une précision plus grande que les méthodes utilisant 15 le filtre de Kalman Etendu. Il n'est pas nécessaire par cette technique d'estimer les covariances initiales des mesures, ni de propager les covariances sur l'état du système, car le procédé selon l'invention s'adapte automatiquement: estimation en temps réel du paramètre de pondération lambda. 20 L'estimation du facteur de pondération est dynamique et temps-réel. Il est calculé pour chaque nouvelle optimisation, ce qui offre une méthode d'optimisation plus complète avec un historique des états précédents, c'est-à-dire que l'on raffine les N dernières poses du dispositif contrairement aux méthodes par filtre de Kalman selon l'art antérieur. REVENDICATIONS1 - Procédé pour fusionner des données issues d'un premier capteur images et d'un module de mesure de mouvement et/ou de position, ledit premier capteur et ledit module de mesure de mouvement et/ou de position étant solidaire et formant un dispositif, le procédé étant exécuté par un module de traitement afin de localiser ledit dispositif caractérisé en ce qu'il comporte au moins les étapes suivantes : - Une première étape consistant à acquérir plusieurs points sur les 10 images pour définir une pose pt du dispositif (caméra image et module de mesure mouvement et/ou position) pour un instant donné t - Une étape de prédiction de la pose pr du dispositif (caméra et capteur mouvement/position) pour un même instant donné t et en utilisant les mesures du module de mesure de mouvement et/ou de 15 position - Une étape où l'on détermine une contrainte Ek associée pour le dispositif (caméra et capteur) k, - Une étape où l'on détermine automatiquement un coefficient de pondération Àt de ladite contrainte, 20 - Une étape d'estimation de la pose courante pt dudit dispositif, - Une étape d'optimisation simultanée par la technique d'ajustement des faisceaux en utilisant la fonction de coût suivante : r-- 1 t EBA = (X t, Z) _ EE, (L[~t'S 1 zj+ E Ep (Lpt's ], Zt t'=t-(N-1) avec 25 Ep(xt,Zt)- ~c ~xt~zt )+%,t sk ~xt~zt : erreurs de reprojection de la scène dans les images o xt : = [psi la pose du dispositif et la scèneo Zt : = les observations de la scène détectées dans l'image de la caméra c à l'instant t Z2. z` I ensemble de toutes les mesures pour tous les o capteurs caméra c et des capteurs k ou module de mouvement et/ou de position à un instant t 2 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte une étape d'initialisation des bases de données des poses clés et des éléments de scène (3D) en reconstruisant l'environnement du capteur images en 1 o utilisant un nombre donné de premières poses et en exécutant une triangulation des primitives 3D à partir des éléments d'intérêts les constituant pour les poses choisies. 3 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'étape de 15 sélection automatique du coefficient de pondération utilise le résultat d'une étape de raffinement de la pose du dispositif en partant d'une première estimée de pose du dispositif délivrée par le module d'estimation de la pose par vision [204,304] et en tenant compte des éléments de scène précédemment estimés et [209], en ajoutant au terme de coût, l'erreur de la 20 prédiction (contrainte) délivrée par le module de sélection automatique de la pondération [208] et pondérée par un facteur lambda ). ou , appris dans le module de sélection automatique de pondération [208,308], à la fin de l'étape de raffinement, la pose courante du système est ajoutée à la base de données des poses [212]. 25 4 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'étape de sélection automatique de la pondération comporte une étape (309) de raffinement de la pose du dispositif, dans le module [309], la fonction de coût est uniquement composée des erreurs de reprojections des primitives 3D de 30 la scène sur la caméra dont la pose est actuellement raffinée suivie d'uneétape de construction de la contrainte, puis de l'étape de sélection automatique de la pondération, à la fin de l'étape de raffinement, la pose courante du système est ajoutée à la base de données (historique) des poses [312]. 5 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte une étape de sélection d'images clés comprenant les étapes suivantes : sélectionner une première image 11 comme une image clé, puis une seconde image 12 choisie aussi éloignée que possible de 11 dans la vidéo et 1 o possédant au moins M points de correspondance d'intérêt avec 11, puis choisir une troisième image 13, la plus éloignée de 12 de façon telle que il y a au moins M points d'intérêts correspondant entre 13 et 12 et au moins M' points d'intérêts correspondant entre 13 et 11, et ainsi de suite pour les images ln suivantes, procéder de même en vérifiant que les images ln-2, ln-1 15 et ln possèdent au moins M points d'intérêts correspondant à la même primitive 3D. 6 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que la contrainte est choisie parmi la liste des contraintes suivante : 20 Contrainte de position £k «xr,z, )_ H Tk -T V Contrainte d'orientation : ER(xt,zR )= RY RY -I3 avec R la matrice de rotation paramétrisant l'orientation, l la matrice Identité, Contrainte de facteur d'échelle (ou de la norme de la translation) 25 sk(xr,z )= T 7 - Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il utilise pour prédire la pose Pf. du dispositif le modèle d'observation inverse H71 quioffre une estimation de l'état du dispositif xr à un instant t' 8 - Système pour fusionner des données issues d'un premier capteur images (101) et d'un module de mesure de mouvement et/ou de position, i o ledit premier capteur et ledit module de mesure de mouvement et/ou de position (102) étant solidaire et formant un dispositif, ledit système comportant : une unité de traitement (103) adaptée à exécuter les étapes du procédé selon l'une des revendications 1 à 7.
48,152
FR2960083A1
A1
20111118
doc_full
-1
Domaine de l'invention La présente invention se rapporte à un dispositif sur un substrat semi-conducteur pour l'installation RFID, notamment un transpondeur RFID comprenant un substrat semi-conducteur et un circuit électronique installé sur le substrat semi-conducteur. L'invention se rapporte également à une installation RFID équipée d'un tel dispositif installé sur un substrat semi-conducteur et enfin l'invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un tel dispositif. Etat de la technique Dans le domaine RFID (identification par radiofréquence), on connaît des installations passives et des installations actives, telles que des transpondeurs. Des installations passives sont des systèmes alimentés en énergie pour la communication et pour le traitement de procédés internes exclusivement à partir de la zone de l'unité d'enregistrement/lecture associée. Les installations passives ne nécessitent ainsi aucune alimentation propre en courant et par ailleurs, elles ne fonctionnent que sur des distances relativement courtes de l'installation d'enregistrement/lecture. Les installations actives disposent de leur propre alimentation en énergie. Elles ont un accumulateur d'énergie intégré ou elles sont reliées à un réseau de courant externe. Cela permet non seulement des portées de communication plus grandes, mais également la gestion de mémoires de données plus importantes ou le fonctionnement de capteurs intégrés. Comme accumulateurs d'énergie des installations RFID actives, on connaît les batteries et les condensateurs. Il s'agit de composants supplémentaires qui sont installés sur une plaque de circuit avec le dispositif sur un substrat semi-conducteur comportant le circuit électronique pour la communication RFID. Le document US 2008/0129510 Al décrit un tel système RFID. Le dispositif sur le substrat semi-conducteur selon ce document, est relié au circuit électronique installé sur le substrat semi-conducteur avec une batterie en forme de film sur le même substrat en étant reliée électriquement par des chemins conducteurs.35 2 Exposé et avantages de l'invention La présente invention a pour objet un dispositif sur un substrat semi-conducteur du type défini ci-dessus, caractérisé par une batterie en couche mince installée également sur le substrat semi- s conducteur pour assurer l'alimentation en énergie de l'installation RFID. Le dispositif selon l'invention a l'avantage de constituer un circuit RFID compact qui réduit l'importance du circuit extérieur nécessaire pour le dispositif sur le substrat semi-conducteur, ainsi que 10 le nombre de composants dans l'installation RFID. Selon l'invention, le dispositif sur le substrat semi-conducteur, comporte une batterie en couche mince également réalisée sur le substrat semi-conducteur pour assurer l'alimentation en énergie de l'installation RFID. Les moyens pour réaliser la structure du circuit électronique sur le substrat semi- 15 conducteur, peuvent également se traduire par des moyens correspondants, pour réaliser la batterie en couche mince sur le même substrat semi-conducteur. Le dispositif sur le substrat semi-conducteur est une puce RFID avec une batterie en couche mince, intégrée. Le substrat semi-conducteur est de préférence un substrat de silicium 20 (substrat Si) ou un substrat d'arséniure de gallium (substrat GaAs). Dans le sens de la présente invention, une installation RFID est une installation pour l'identification à l'aide d'ondes électromagnétiques dans le domaine des hautes fréquences ; l'expression "RF" correspond de manière générale à la haute fréquence 25 et à l'ultra haute fréquence. Elle s'applique également à la bande de fréquence radio. Une fréquence usuelle est par exemple celle de 13,56 MHz. Cette installation RFID est notamment un transpondeur RFID. Un transpondeur est un appareil de communication par radio qui reçoit les signaux entrant, et répond automatiquement ou les transmet 30 automatiquement. L'expression "transpondeur" se compose des termes émetteur et répondeur en langue anglaise. Selon un développement avantageux de l'invention, le circuit est sur un côté du substrat semi-conducteur et la batterie en couche mince est sur le côté opposé du substrat semi-conducteur. De 35 cette manière, on utilise de façon optimale la surface du substrat semi- 3 conducteur et on crée une puce RFID qui s'intègre simplement dans une installation RFID. Selon un autre développement avantageux de l'invention, la batterie en couche mince assurant l'alimentation en énergie de l'installation RFID, est reliée électriquement au circuit, par des structures de liaison également installées sur le substrat semi-conducteur. On évite ainsi tout circuit de câblage externe pour l'alimentation en énergie. En particulier, les structures de liaison sont des contacts traversants ou comportent au moins des contacts traversants. Cette réalisation des structures de liaison convient tout particulièrement pour un dispositif sur un substrat semi-conducteur pour lequel le circuit est prévu sur un côté du substrat semi-conducteur et la batterie en couche mince sur le côté opposé du substrat semi-conducteur. En variante, de manière préférentielle, la batterie en couche mince assurant l'alimentation en énergie de l'installation RFID, est reliée électriquement au circuit par un câblage externe au substrat. Ce câblage est par exemple un câblage réalisé en technique de liaison, c'est-à-dire un câblage avec des fils de liaison. Selon un développement préférentiel de l'invention, le dispositif sur le substrat semi-conducteur, comporte au moins un contact de branchement d'antenne installé sur le substrat semi-conducteur pour être relié à une antenne, notamment une antenne RFID. Le contact de branchement d'antenne est notamment une patte de liaison pour le montage flip-chip (montage à puce retournée). Selon un développement préférentiel de l'invention, la batterie en couche mince est une batterie en couche mince tridimensionnelle permettant d'obtenir une forte densité surfacique de stockage en réalisant une surface de substrat structurée de façon agrandie par rapport à la surface plane d'un substrat. L'invention a également pour objet une installation RFID équipée d'un tel dispositif de substrat et d'une antenne. L'installation RFID est notamment un transpondeur RFID (émetteur/récepteur RFID). L'installation RFID selon l'invention, présente ainsi un nombre de composants particulièrement réduit. 4 Selon un développement avantageux de l'installation RFID selon l'invention, l'antenne est reliée au dispositif sur le substrat semi-conducteur par un support d'antenne, un contact d'antenne étant relié électriquement au branchement de contact d'antenne. Cela permet d'éviter tout autre circuit de branchement extérieur du dispositif à substrat semi-conducteur (puce RFID). En particulier, il est prévu de réaliser le support de façon adhésive ou autocollante. Un tel support autocollant est par exemple une étiquette adhésive. Enfin, l'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un dispositif sur un substrat semi-conducteur pour une installation RFID, le procédé comprenant les étapes suivantes : - réalisation d'un circuit électronique pour une installation RFID sur un substrat semi-conducteur, - réalisation d'une batterie en couche mince pour l'alimentation en énergie de l'installation RFID sur le même substrat semi-conducteur, et - branchement de la batterie en couche mince au circuit. La succession des étapes peut être modifiée selon la réalisation du dispositif ; les étapes peuvent également se chevaucher partiellement ou totalement. L'installation RFID est notamment une installation RFID telle que développée ci-dessus, et de préférence un transpondeur RFID. Il est en particulier prévu de réaliser le circuit sur un côté du substrat semi-conducteur et la batterie en couche mince sur le côté opposé du substrat semi-conducteur. Dessins La présente invention sera décrite ci-après à l'aide d'un exemple de dispositif semi-conducteur RFID selon l'invention représenté dans les dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue schématique d'un dispositif sur un substrat semi-conducteur en forme de puce RFID, pour une installation RFID selon un exemple de réalisation préférentiel de l'invention, - la figure 2 montre une installation RFID composée d'un dispositif sur un substrat semi-conducteur selon la figure 1 et d'une antenne installée sur un support. Description de modes de réalisation de l'invention La figure 1 montre un dispositif 10 sur un substrat semi-conducteur en forme de puce RFID (RFID : identification par radiofréquence) pour une installation RFID 12 présentée à la figure 2. 5 Le dispositif sur un substrat semi-conducteur 10 comporte un substrat semi-conducteur 14 en forme de substrat de silicium ayant sur un côté (le côté supérieur selon l'orientation de la figure 1) 16, du substrat semi-conducteur 14, un circuit électronique 18 réalisé selon les procédés usuels (IC : circuit intégré), ainsi qu'une batterie en couche mince 22 réalisée sur l'autre côté 20 (selon la représentation de la figure 1, il s'agit du côté inférieur), par rapport au côté 16. Pour augmenter sa surface superficielle pour un même encombrement quant à l'extension du substrat semi-conducteur 14, la batterie est réalisée sous la forme d'une batterie en couche mince tridimensionnelle. Pour le branchement électrique de la batterie en couche mince 22 sur le circuit 18, celui-ci comporte des structures de liaison 24, 26 réalisées également sur le substrat semi-conducteur 14 et/ou dans celui-ci. Dans le cas du dispositif 10 de la figure 1, ces structures de liaison sont des contacts traversants (contacts appelés "vias") 28, 30. La batterie en couche mince 22 est encapsulée complètement par la couche d'encapsulage 32 qui entoure la batterie 22 pour être ainsi protégée contre les influences de l'environnement. Sur le côté 16 du substrat 14 ou du dispositif 10, il y a en outre des contacts de branchement d'antenne 34, 36 pour brancher une antenne 38 représentée à la figure 2 ; ces contacts sont reliés électriquement au circuit 18. L'installation RFID 12 représentée à la figure 2, est un transpondeur RFID. L'antenne 38 est prévue sur le côté 40 d'un support 42 en forme de support adhésif, muni d'une couche d'adhésif ou d'une couche de liaison ; sur ce côté 40 du support 42, l'antenne est reliée au dispositif 10 installé sur le substrat semi-conducteur ; les contacts (non représentés) de l'antenne 38 touchent électriquement les contacts de branchement d'antenne 16, 18 du dispositif 10. L'installation RFID 12 correspondante, peut ainsi été collée sur un objet à identifier par un rayonnement haute fréquence. 6 La batterie en couche mince 22 assure la fonction d'alimentation en énergie du dispositif 10 sur le substrat semi-conducteur (puce RFID) et permet ainsi non seulement d'assurer les fonctions connues d'une installation RFID 12, mais également de nouvelles fonctions par exemple une séparation chronologique entre la requête et la réponse, notamment des réponses retardées ou temporisées pour éviter des collisions, une répartition des fonctions sur différentes fréquences, par exemple une récupération d'énergie et une recharge de batterie pour une fréquence de recharge et une communication RF pour une autre fréquence de détection. Il est également possible de combiner une "programmation" (par exemple pour appliquer un numéro de série ou un état d'un produit muni de l'installation RFID) pour une fréquence, ainsi que pour la lecture seule pour une autre fréquence. On réalise de préférence une telle installation RFID en ce qu'on réalise tout d'abord sur un côté 16 du substrat semi-conducteur 14, le circuit par exemple un circuit intégré d'application spécifique RFID (circuit RFID-ASIC) ou un microcontrôleur selon un procédé connu de fabrication de semi-conducteur. Ensuite, sur le côté opposé 20, on réalise une structure de surface, on applique des électrodes et des électrolytes de la batterie en couche mince 22 sur la surface structurée, puis on fait l'encapsulage et on réalise la liaison entre la batterie en couche mince 22 et le circuit 18. Comme le circuit 18 ne nécessite qu'une très mince couche sur le côté 18 du dispositif 10 du substrat semi-conducteur (la puce semi-conductrice), on peut utiliser la partie restante du substrat semi-conducteur 14 pour former des structures profondes ayant une très grande surface superficielle pour la batterie en couche mince 22, tridimensionnelle. L'invention permet de simplifier la structure d'une installation RFID. Cela se traduit par une réduction au minimum du nombre des composants, notamment la suppression d'une batterie externe supplémentaire ou d'un condensateur et dans le cas idéal, une telle installation RFID, active comme émettrice, ne se composera que de deux composants à savoir, de l'antenne 38 et de la puce RFID avec une batterie en couche mince 22 intégrée, réalisée dans le dispositif 10 sur 7 le substrat semi-conducteur sans d'autres plaques de circuit, condensateurs ou autres composants. Cela augmente la fiabilité par la suppression partielle ou complète de la plaque de circuit ou du câblage. En outre, on augmente la sécurité vis-à-vis de la copie ou des contrefaçons, car des manipulations non intentionnelles ou ciblées (par exemple un effondrement bref de la tension : encore appelé "brownout"), ne sont pas possible par l'intermédiaire du branchement de la tension d'une puce RFID. Des applications importantes à titre d'exemple sont les suivantes : communication codée, par exemple pour la sécurité en temps réel, contrôle de complétude pour des composants installés ("vérification à la fin d'une ligne de fabrication, si tous les composants du produit final sont montés et existent ?") surveillance active de la production "fiche de suivi de produit, électronique" ou carte de charge électronique (avec inscription de toutes les étapes du procédé exécutées lors du parcours de la ligne de production).20 NOMENCLATURE 10 dispositif sur un substrat semi-conducteur 12 installation RFID 14 substrat semi-conducteur 16 côté supérieur du substrat semi-conducteur 18 circuit (circuit intégré IC) 20 côté inférieur 22 batterie en couche mince 24 structure de liaison 26 structure de liaison 32 couche d'encapsulage 34 contact de branchement d'antenne 36 contact de branchement d'antenne 15 38 antenne 40 côté du support 42 support 20 REVENDICATIONS1 °) Dispositif (10) sur un substrat semi-conducteur pour l'installation RFID (12), notamment un transpondeur RFID comprenant un substrat semi-conducteur (14) et un circuit électronique (18) installé sur le substrat semi-conducteur (14), dispositif caractérisé par une batterie en couche mince (22) installée également sur le substrat semi-conducteur (14) pour assurer l'alimentation en énergie de l'installation RFID (12). 2°) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit (18) est prévu sur un côté (16) du substrat semi-conducteur (14) et la batterie en couche mince (22) est prévue sur l'autre côté (22) opposé, du substrat semi-conducteur (14). 3°) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la batterie en couche mince (22) assurant l'alimentation en énergie de l'installation RFID (12), est reliée électriquement au circuit (18) par des structures de liaison (24, 26) également installées sur le substrat semi-conducteur (14). 4°) Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que les structures de liaison (24, 26) sont ou au moins comportent des contacts traversants (28, 30). 5°) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la batterie en couche mince (22) pour assurer l'alimentation en énergie de l'installation RFID (12), est reliée électriquement au circuit (18) par un câblage externe au substrat.35 10 6°) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé par au moins un contact de branchement d'antenne (34, 36) pour une antenne (38) sur le substrat semi-conducteur (14). 7°) Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la batterie en couche mince (22) est une batterie en couche mince, tridimensionnelle, ayant une forte densité d'accumulation en surface par la réalisation d'une surface supérieure de substrat ayant une structure, agrandie par rapport à celle d'une surface de substrat plane. 8°) Installation RFID comportant un dispositif (10) sur un substrat semi-conducteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, ainsi 15 qu'une antenne (38). 9°) Installation RFID selon la revendication 8, caractérisée en ce que l'antenne (38) est reliée au dispositif (10) installé sur le substrat semi- 20 conducteur par l'intermédiaire d'un support (42) portant l'antenne (38), - le contact de l'antenne (38) se faisant par contact électrique avec les contacts de branchement d'antenne (34, 36). 10°) Installation RFID selon la revendication 9, 25 caractérisée en ce que le support (42) est adhésif ou autocollant. 11 °) Procédé de fabrication d'un dispositif sur un substrat semi-conducteur pour une installation RFID, notamment un transpondeur 30 RFID, comprenant les étapes suivantes : - réalisation d'un circuit électronique pour une installation RFID sur un substrat semi-conducteur, - réalisation d'une batterie en couche mince pour l'alimentation en énergie de l'installation RFID sur le même substrat semi-35 conducteur, et- branchement de la batterie en couche mince au circuit.5
17,420
FR2960084A1
A1
20111118
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-1-- PROCEDE DE CLASSEMENT DE L'INFLUENCE D'UN SITE WEB La présente invention concerne de manière générale la surveillance de sites Web et, plus particulièrement, des systèmes, des procédés, des appareils et des produits manufacturés destinés à classer l'influence d'un site Web. Les weblogs, ou blogs, constituent des publications en ligne assurées par une ou plusieurs personnes publiant des contenus destinés à être regardés par d'autres utilisateurs en ligne. Les weblogs peuvent être entretenus par des individus pour exprimer leurs points de vue et leurs avis sur diverses situations, par des organisations pour établir un lien direct avec leur audience, ou par n'importe quelle autre personne ou n'importe quel groupe à toutes fins utiles. Les weblogs sont devenus un moyen d'expression populaire en raison de leur facilité d'accès et de leur portée très étendue. Les weblogs n'ont pratiquement pas d'exigences pour publier des billets et leur contenu et leur style sont très variés. De nombreux weblogs se concentrent sur un petit éventail de sujets, alors que de nombreux autres weblogs portent sur un grand éventail de sujets. Par ailleurs, beaucoup de weblogs sont souvent mis à jour, alors que de nombreux autres weblogs ne sont pas fréquemment mis à jour. Un objet de la présente invention consiste à proposer un procédé de classement de l'influence d'un site Web. A cet effet, des procédés exemplaires divulgués pour classer l'influence d'un site Web comprennent la détermination d'un nombre de liens entrants sur un site Web d'après le terme de sujet, la détermination d'un temps entre les liens entrants sur le site Web d'après le terme de sujet, et la génération d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et le temps entre les liens entrants. Certains procédés exemplaires divulgués comprennent la détermination d'un nombre de billets pertinents pour le terme de sujet en générant une requête basée sur le terme de sujet, en générant un premier index en appliquant la requête à la première pluralité de billets sur le site Web, et en déterminant le nombre de billets en comparant le premier index à un deuxième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets, et dans lequel le classement est basé sur le nombre de billets. Dans certains -2- exemples divulgués, la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web comprend : la génération d'une requête basée sur le terme de sujet la génération d'un premier index en appliquant la requête à la première pluralité de billets sur le site Web ; la comparaison du premier index à un deuxième index pour générer un troisième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets ; la génération d'un quatrième index comprenant une liste de billets à laquelle est reliée la première pluralité de billets ; et la détermination du nombre de liens entrants en comparant le troisième index au quatrième index. Certains procédés exemplaires divulgués comprennent en outre la réception d'un terme de sujet et le filtrage d'un billet qui n'est pas pertinent pour le terme de sujet parmi une première pluralité de billets sur un site Web, où le classement est basé sur la première pluralité de billets. Dans certains exemples divulgués, le classement est généré sur la base du terme de sujet pour classer une pluralité de sites Web liés au terme de sujet. Dans certains procédés exemplaires divulgués ici, la détermination d'un temps entre des liens entrants comprend la génération d'un cinquième index comprenant des temps de publication de la deuxième pluralité de billets, la comparaison du cinquième index au nombre de liens entrants pour générer un sixième index comprenant des liens entrants et des temps de publication, et la comparaison du sixième index au premier index pour générer un septième index comprenant des liens entrants, des temps de publication, et des billets associés aux liens entrants et aux temps de publication. Dans certains exemples divulgués, le temps entre les liens entrants comprend un temps médian entre les liens entrants. Dans certains procédés exemplaires, la comparaison comprend une opération de jointure. Certains procédés exemplaires divulgués comprennent la réception d'au moins une partie du quatrième index d'un moniteur de site Web. Dans certains exemples divulgués, la partie reçue du quatrième index comprend des billets ayant un nombre de liens entrants qui est supérieur à un seuil. Certains procédés exemplaires comprennent la détermination d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. Dans certains exemples, la détermination d'un nombre de billets pertinents pour le terme de sujet comprend la génération d'une requête basée sur le terme de sujet, la génération d'un premier index en appliquant la 2960084 -3- requête à la première pluralité de billets sur le site Web, et la détermination du nombre de billets en comparant le premier index à un deuxième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première 5 pluralité de billets, et dans lequel le classement est basé sur le nombre de billets. Des appareils exemplaires sont divulgués pour classer une influence d'un site Web. Certains appareils exemplaires comprennent un déterminateur d'autorité apte à effectuer la détermination d'un nombre de liens entrants sur un site Web qui sont associés à un sujet, un déterminateur de viralité apte à effectuer la détermination 10 d'une différence de temps entre des liens vers le site Web depuis un ou plusieurs autres sites Web qui sont associés au sujet, et un classificateur de site Web en communication avec le déterminateur d'autorité et le déterminateur de viralité, le classificateur de site Web étant apte à effectuer la détermination d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et de la différence de temps. 15 Certains de ces appareils exemplaires comprennent en outre un déterminateur de volume en communication avec le classificateur de site Web apte à effectuer la détermination d'un nombre de billets dans le site Web qui sont associés au sujet, dans lequel le classement est basé sur le nombre de billets. Dans certains exemples divulgués, le déterminateur de volume est couplé de manière à pouvoir communiquer 20 avec un moniteur de site Web afin de recevoir des informations représentatives du site Web. Certains appareils exemplaires comprennent en outre un déterminateur de popularité en communication avec le classificateur de site Web afin de recevoir un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. Dans certains appareils exemplaires divulgués, le 25 déterminateur d'autorité est couplé de manière à pouvoir communiquer avec un moniteur de site Web afin de recevoir des premières informations représentatives d'un lien entrant sur le site Web et des informations représentatives d'au moins l'un du site Web ou d'un deuxième site Web. Dans certains appareils exemplaires, le déterminateur de viralité est couplé de 30 manière à pouvoir communiquer avec un moniteur de site Web afin de recevoir un temps d'un lien entrant. Dans certains exemples, le déterminateur de viralité est couplé de manière à pouvoir communiquer avec le déterminateur d'autorité afin de recevoir le nombre de liens entrants sur le site Web. Dans certains exemples, la 2960084 -4- différence de temps comprend une différence de temps médian entre des liens consécutifs sur le site Web. Certains appareils exemplaires comprennent en outre un index de site Web couplé de manière à pouvoir communiquer avec au moins l'un du déterminateur d'autorité ou du déterminateur de viralité pour stocker des 5 informations représentatives du site Web. Certains procédés exemplaires divulgués pour classer l'influence d'un site Web comprennent la détermination d'une popularité d'un site Web, la réception d'un terme de sujet, la détermination d'un nombre de billets sur le site Web, la détermination d'un volume de sujet sur la base du terme de sujet et du nombre de 10 billets sur le site Web, la détermination d'une autorité de sujet du site Web sur la base du terme de sujet et du nombre de billets sur le site Web, la détermination d'une viralité de sujet du site Web sur la base de l'autorité de sujet, et le classement d'une influence du site Web sur la base de l'autorité de sujet, de la viralité de sujet, de la popularité et du volume de sujet. 15 Certains procédés exemplaires divulgués comprennent la détermination d'un nombre de billets dans le site Web qui sont associés à un terme de sujet, la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web d'après le terme de sujet, et la génération d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et le nombre de billets qui sont associés au terme de sujet. Certains de ces procédés 20 exemplaires comprennent en outre la détermination d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. Certains appareils exemplaires divulgués pour classer une influence d'un site Web comprennent un déterminateur de volume apte à effectuer la détermination d'un nombre de billets sur un site Web qui sont associés à un sujet, un déterminateur 25 d'autorité apte à effectuer la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web, et un classificateur de site Web, en communication avec le déterminateur d'autorité et le déterminateur de volume, le classificateur de site Web étant apte à effectuer la détermination d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et le nombre de billets qui sont associés au sujet. Certains de ces appareils 30 exemplaires comprennent un déterminateur de popularité en communication avec le classificateur de site Web apte à effectuer la réception d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. -5- Des procédés et des appareils exemplaires divulgués ici peuvent également être mis en oeuvre en utilisant un produit manufacturé tangible stockant des instructions lisibles par machine. Lorsqu'elles sont exécutées, de telles instructions exemplaires amènent une machine à effectuer les procédés exemplaires et/ou à mettre en oeuvre les appareils exemplaires divulgués ici. Certains produits manufacturés tangibles exemplaires comprennent des instructions lisibles par machine qui, lorsqu'elles sont exécutées, amènent une machine à effectuer au moins la détermination d'un nombre de liens entrants sur un site Web d'après un terme de sujet, la détermination d'un temps entre les liens entrants sur le site Web d'après le terme de sujet, et la génération d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et le temps entre les liens entrants. Certains de ces produits manufacturés exemplaires comprennent des instructions pour recevoir un terme de sujet et filtrer un billet qui n'est pas pertinent pour le terme de sujet parmi une première pluralité de billets sur un site Web. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués comprennent des instructions afin d'effectuer la détermination du nombre de billets en générant une requête sur la base du terme de sujet, la génération d'un premier index en appliquant la requête à la première pluralité de billets sur le site Web, et la détermination du nombre de billets en comparant le premier index à un deuxième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués comprennent des instructions afin d'effectuer la détermination d'un nombre de billets qui sont pertinents pour le terme de sujet en générant une requête basée sur le terme de sujet, la génération d'un premier index en appliquant la requête à la première pluralité de billets sur le site Web, et la détermination du nombre de billets en comparant le premier index à un deuxième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets, et dans lequel le classement est basé sur le nombre de billets. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués comprennent des instructions afin d'effectuer la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web en générant une requête basée sur le terme de sujet, la génération d'un premier -6-- index en appliquant la requête à la première pluralité de billets sur le site Web, la comparaison du premier index à un deuxième index pour générer un troisième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets, la génération d'un quatrième index comprenant une liste de billets à laquelle est reliée la première pluralité de billets, et la détermination du nombre de liens entrants en comparant le troisième index au quatrième index. Dans certains exemples, les instructions amènent en outre la machine à effectuer la détermination d'un temps entre des liens entrants en générant un cinquième index comprenant des temps de publication de la deuxième pluralité de billets, la comparaison du cinquième index au nombre de liens entrants pour générer un sixième index comprenant des liens entrants et des temps de publication, et la comparaison du sixième index au premier index pour générer un septième index comprenant des liens entrants, des temps de publication et des billets associés aux liens entrants et aux temps de publication. Dans certains exemples divulgués, le temps entre les liens entrants comprend un temps médian entre les liens entrants. Dans certains exemples, la comparaison comprend une opération de jointure. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués comprennent des instructions afin d'effectuer la réception d'au moins une partie du quatrième index à partir d'un moniteur de site Web. Dans certains exemples, la partie reçue du quatrième index comprend des billets ayant un nombre de liens entrants qui est supérieur à un seuil prédéterminé. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués comprennent des instructions afin d'effectuer la détermination d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. Certains produits manufacturés tangibles exemplaires comprennent des instructions lisibles par machine qui, lorsqu'elles sont exécutées, amènent une machine à effectuer au moins la détermination d'un nombre de billets dans le site Web qui sont associés à un terme de sujet, la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web d'après le terme de sujet, et la génération d'un classement du site Web d'après le nombre de liens entrants et le nombre de billets qui sont associés au terme de sujet. Certains produits manufacturés exemplaires divulgués -7- comprennent des instructions afin d'effectuer la détermination d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web, dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. L'invention va être mieux comprise à partir de la description suivante, fournie à titre d'exemple uniquement et en référence aux dessins annexés, sur lesquels : la figure 1 illustre un système exemplaire et un réseau pour classer l'influence d'un weblog ; la figure 2 représente un schéma de principe plus détaillé du système exemplaire pour classer l'influence d'un weblog illustré sur la figure 1 ; la figure 3 représente un schéma de principe plus détaillé du système exemplaire de la figure 1 ; la figure 4 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine pouvant être exécutées pour classer l'influence d'un weblog ; la figure 5 représente un flux de données exemplaire pouvant être mis en oeuvre par les systèmes exemplaires des figures 2 et 3 pour déterminer un volume de sujet d'un weblog ; la figure 6 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine pouvant être exécutées pour déterminer un volume de sujet d'un weblog ; la figure 7 représente un flux de données exemplaires pouvant être mis en oeuvre par les systèmes exemplaires des figures 2 et 3 pour déterminer une autorité de sujet et/ou une viralité de sujet d'un weblog ; la figure 8 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine pouvant être exécutées pour déterminer une autorité de sujet 25 d'un weblog ; la figure 9 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine pouvant être exécutées pour déterminer une viralité de sujet d'un weblog ; la figure 10 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires 30 lisibles par machine pouvant être exécutées pour agréger un index de liens entrants ; la figure 11 illustre un schéma d'un système de processeur exemplaire pouvant être utilisé pour exécuter les instructions exemplaires lisibles par machine. -8- Bien que les systèmes exemplaires décrits ici comprennent, entre autres composants, des logiciels exécutés sur des matériels, une telle description est purement illustrative et ne doit pas être considérée comme étant limitative. Par exemple, il est envisagé qu'une partie ou l'intégralité des composants matériels et/ou logiciels divulgués puisse être réalisée exclusivement dans des matériels dédiés, exclusivement dans des logiciels, exclusivement dans des microprogrammes ou dans des combinaisons de matériels, de microprogrammes et/ou de logiciels. Les procédés, les appareils et les produits manufacturés exemplaires décrits ici peuvent être utilisés pour mesurer et/ou classer l'influence de sites Web sur Internet, comme des weblogs (c'est-à-dire, des « blogs »), sur la base d'un sujet d'intérêt particulier. Certains procédés exemplaires décrits ici pour classer l'influence d'un weblog comprennent la détermination ou la mesure de quatre métriques ou facteurs de classement d'un weblog, comprenant le volume de sujet, la popularité, l'autorité de sujet et la viralité de sujet. Dans certains exemples décrits, le volume de sujet fait référence à un nombre de billets (par exemple, commentaires, articles, opinions, soumissions) sur un weblog qui sont liés à un sujet défini. La popularité fait référence au nombre d'occurrences ou d'accès d'utilisateurs (par exemple, uniques, non uniques) sur le weblog et elle peut être restreinte à un intervalle de temps particulier. L'autorité de sujet fait référence à un nombre de liens entrants (également appelés liens vers l'intérieur et/ou liens retour) sur le weblog depuis d'autres sites Web (par exemple, un nombre d'autres sites Web et/ou weblogs fournissant des liens Web directs ou indirects qui, lorsqu'ils sont activés par un utilisateur, chargent le weblog). La viralité de sujet fait référence à un temps médian entre des liens entrants sur le weblog depuis d'autres sites Web. L'autorité de sujet et la viralité de sujet peuvent être basées sur des billets dans des weblogs et des forums Web qui sont pertinents pour le sujet spécifié. Certains systèmes exemplaires sont décrits comme effectuant la surveillance et le classement de weblogs spécifiques à un sujet. Dans certains exemples, un ou plusieurs systèmes de traitement informatiques surveillent des weblogs Internet, des forums et/ou d'autres sites Web pour enregistrer la date, l'heure et/ou le contenu des billets. Comme cela est utilisé ici, le terme « billet » fait référence à une déclaration, une question, un avis, un article, un rapport, un commentaire et/ou n'importe quel autre type de soumission, tapée ou formulée autrement, par un utilisateur Web d'un -9- weblog, d'un forum et/ou d'un autre site Web où la soumission est affichée pour que d'autres personnes puissent la regarder et/ou y répondre. Les systèmes de traitement informatiques de surveillance peuvent générer un ou plusieurs index de l'heure, de la date et/ou du contenu des billets en vue d'une agrégation ultérieure et/ou d'un traitement ultérieur. De plus, le terme « classement » tel qu'il est utilisé ici fait référence à un classement numéroté dans lequel un numéro inférieur correspond à un rang supérieur ou meilleur. Néanmoins, un « classement » de weblog peut également être directement proportionnel à un score pondéré du weblog d'après un ou plusieurs facteurs de classement, où un rang supérieur correspond à un score supérieur. Des systèmes exemplaires peuvent comprendre un ou plusieurs systèmes de traitement informatiques pour mesurer et/ou classer un weblog par rapport à un sujet souhaité, sur la base des billets surveillés. Dans certains exemples, un système de traitement informatique reçoit un sujet et agrège des billets collectés par des systèmes de surveillance qui sont pertinents pour le sujet reçu. Les systèmes de traitement informatiques exemplaires déterminent ensuite plusieurs facteurs de classement, comprenant un volume de sujet d'un weblog, une popularité du weblog, une autorité de sujet du weblog, et une viralité de sujet du weblog. Dans certains exemples, chacun du volume de sujet, de la popularité, de l'autorité de sujet et de la viralité de sujet est normalisé, noté et/ou pondéré de sorte que chacun des facteurs de classement possède une relation négative (ou positive) avec le classement. Certains procédés exemplaires destinés à classer l'influence d'un weblog comprennent la réception d'un terme de sujet, le filtrage d'un billet qui n'est pas pertinent pour le terme de sujet parmi une première pluralité de billets sur le weblog, la détermination d'un nombre de liens entrants sur le weblog d'après le terme de sujet, la détermination d'un temps entre les liens entrants sur le weblog d'après le terme de sujet, et la génération d'un classement du weblog sur la base du nombre de liens entrants et du temps entre les liens entrants. Il est également décrit des appareils exemplaires destinés à classer l'influence d'un weblog, comprenant un déterminateur d'autorité pour déterminer un nombre de liens entrants sur le weblog qui sont associés à un sujet prédéterminé, un déterminateur de viralité pour déterminer une différence de temps entre des liens consécutifs sur le weblog à partir d'un ou plusieurs sites Web qui sont associés au sujet prédéterminé, et un classificateur de weblog, couplé au déterminateur d'autorité -10- et au déterminateur de viralité, le classificateur de weblog étant apte à effectuer la détermination d'un classement du weblog sur la base du nombre de billets, de la popularité, du nombre de liens et de la différence de temps. Il est également décrit d'autres procédés exemplaires destinés à classer l'influence d'un weblog, comprenant la détermination d'une popularité du weblog, la réception d'un terme de sujet, la détermination d'un nombre de billets sur le weblog, la détermination d'un volume de sujet sur la base du terme de sujet et du nombre de billets sur le weblog, la détermination d'une autorité de sujet du weblog sur la base du terme de sujet et du nombre de billets sur le weblog, la détermination d'une viralité de sujet du weblog sur la base de l'autorité de sujet, et la détermination d'un classement du weblog sur la base de l'autorité de sujet, de la viralité de sujet, de la popularité et du volume de sujet. Il est décrit ici des exemples faisant référence au classement de l'influence d'un weblog. Bien que les exemples emploient le terme « weblog », les exemples sont également applicables à d'autres types de sites Web. Par conséquent, bien que certains exemples décrits ici fassent référence au classement de l'influence d'un weblog, les exemples ne sont pas limités au classement de weblogs. En fait, les procédés, les appareils et les produits manufacturés exemplaires décrits ici peuvent être utilisés pour classer l'influence de n'importe quel type de weblog, de forum et/ou d'autre site Web pour lequel des facteurs pertinents pour un classement d'influence et/ou un sujet peuvent être déterminés. Les weblogs sont des sites Web maintenus par des blogueurs qui ajoutent et/ou mettent à jour des contenus sur les weblogs que des utilisateurs peuvent regarder. Les weblogs peuvent être maintenus par des individus et/ou des organisations, et de nombreux weblogs concernent un sujet général ou particulier. Les forums portent également souvent sur un sujet particulier, mais ils diffèrent des weblogs généralement en ce qu'ils contiennent des billets ou des messages de n'importe quel utilisateur du forum au lieu de contenir des billets de blogueurs sélectionnés comme dans un weblog. Par exemple, certains forums se présentent dans un format de questions et de réponses et/ou de problèmes et de solutions. Néanmoins, de nombreux forums différents portent sur d'autres sujets et/ou se présentent sous d'autres formes. -11- Certains exemples décrits ci-après font référence à des index pour stocker des données. Tel qu'il est utilisé ici, le terme « index » fait référence à une structure de données utilisée pour stocker des données, différents index pouvant être utilisés pour stocker différents types de données et les données dans différents index pouvant être comparées et/ou autrement manipulées. Bien que certaines structures de données exemplaires soient illustrées ci-après, d'autres structures de données peuvent être utilisées en variante pour mettre en oeuvre les index. La figure 1 est un système exemplaire 100 destiné à classer l'influence d'un weblog. Le système exemplaire 100 de la figure 1 comprend un ou plusieurs systèmes de surveillance de weblog 102, 104 et 106, un système de classement de weblog 108, et un terminal d'utilisateur 110. Les systèmes de surveillance 102-106, le système de classement de weblog 108, et le terminal d'utilisateur 110 sont interconnectés par le biais d'un réseau étendu comme Internet 112. Des weblogs 114 et 116 et des sites Web 118 sont accessibles par les systèmes de surveillance de weblog 102-106 via Internet 112 (par exemple, le Web). Les weblogs 114 et 116 et le site Web 118 peuvent être chargés en dirigeant un navigateur Web (par exemple, Microsoft® Internet Explorer®, Mozilla® Firefox®, etc.) vers un serveur qui héberge le weblog 114 ou 116 et/ou le site Web 118 en utilisant une adresse universelle (URL). De plus, les weblogs 114 et 116 et/ou les sites Web 118 fournissent des liens vers d'autres weblog et/ou d'autres forums. Par exemple, le contenu du weblog 116 comprend un lien 120 qui, lorsqu'il est sélectionné par un utilisateur du weblog 116, charge le weblog 114 dans le navigateur Web de l'utilisateur. Dans la perspective du weblog 114, le lien 120 est considéré comme un lien entrant. De même, le weblog 114 comprend un lien 121 vers le weblog 116 et le site Web 118 comprend des liens 122 et 123 pour charger respectivement les weblogs 114 et 116. Bien que le terminal d'utilisateur exemplaire 110 illustré sur la figure 1 soit connecté au système de classement de weblog 108 par le biais d'une connexion Internet 124, le terminal d'utilisateur 110 peut, en complément ou en variante, être connecté au système de classement de weblog 108 par le biais d'une connexion directe ou locale 126 (par exemple, une connexion de réseau local, une connexion client-serveur). Un utilisateur (non représenté) du système 100 peut utiliser le terminal d'utilisateur 110 pour demander au système de classement de weblog 108 un 2960084 -12- ou plusieurs classements de weblog des weblogs 114 et 116 et/ou de parties des weblogs 114 et 116 qui sont pertinents pour un sujet entré par l'utilisateur. Par exemple, l'utilisateur peut entrer un sujet particulier, par exemple sous forme de mot-clé et/ou de requête. 5 Le système exemplaire 100 peut en outre comprendre un système de surveillance de popularité 128 et/ou un système de surveillance de recherche 130. Le système de surveillance de popularité 128 détermine une popularité des weblogs exemplaires 114 et 116 en déterminant, par exemple, le nombre de visiteurs uniques sur chacun des weblogs 114 et 116. Le système de surveillance de recherche 130 10 surveille des comportements d'utilisateurs de recherche. Par exemple, le système de surveillance de recherche 130 peut surveiller un ou plusieurs sujets recherchés par des utilisateurs et les weblogs 114 et 116 et/ou les sites Web 118 auxquels des utilisateurs accèdent alors à la suite de la recherche du sujet et de la réception des résultats de recherche. Dans certains exemples, le système de surveillance de 15 recherche 130 surveille en outre l'ordre dans lequel les utilisateurs accèdent aux weblogs 114 et 116 et/ou aux sites Web 118 pour déterminer une probabilité qu'un utilisateur accède à un weblog 114 et 116 particulier ou à un site Web 118 particulier après la recherche d'un sujet. La figure 2 représente un schéma de principe illustrant une mise en oeuvre 20 exemplaire du système de classement de weblog 108 qui peut être utilisé pour classer l'influence d'un weblog (par exemple le weblog 114 de la figure 1). Le système de classement de weblog exemplaire 108 comprend un déterminateur de volume 202, un déterminateur de viralité 206, un déterminateur d'autorité 204, un déterminateur de popularité 208, et un classificateur de weblog 210. Le système de classement de 25 weblog 108 reçoit une requête de sujet 212 qui définit un sujet d'intérêt et des données de surveillance 214, et délivre un classement de weblog 216 sur la base de la requête de sujet 212 et des données de surveillance 214. Le système de classement de weblog exemplaire 108 comprend en outre un index de weblog 218. L'index de weblog 218 comprend une liste des weblogs 114 et 30 116 qui sont surveillés par les systèmes de surveillance de weblog 102-106 et des identifications (IDs) de billets sur les weblogs 114. L'index de weblog 218 peut en outre comprendre une indication des systèmes de surveillance de weblog 102-106 qui -13- surveillent respectivement les weblogs 114 et 116. Un contenu exemplaire de l'index de weblog 218 est illustré dans le tableau 1. ID WEBLOG ID BILLET URL WEBLOG [114] [1140001], [1140002], [1140003] www.weblog114.com [116] [1160001],[1160002] www.weblog116.com Tableau 1 Le déterminateur de volume exemplaire 202 reçoit la requête de sujet 212 (par exemple du terminal d'utilisateur 110 de la figure 1), les données de surveillance 214 (par exemple, des systèmes de surveillance 102-106 de la figure 1), et une liste des weblogs 114 et 116 (par exemple, de l'index de weblog 218). Sur la base de la requête de sujet 212 et des données de surveillance 214, le déterminateur de volume 202 détermine un volume de billets qui sont publiés sur le weblog 114. Le déterminateur de volume exemplaire 202 inclut des billets qui sont pertinents pour la requête de sujet 212 et exclut des billets qui ne sont pas pertinents pour la requête de sujet 212. La pertinence peut être déterminée en utilisant n'importe quel procédé, comme en incluant uniquement des billets contenant tous les mots et/ou toutes les expressions de la requête de sujet 212 et/ou en incluant des billets contenant n'importe lequel des mots et/ou des expressions de la requête de sujet 212. Le déterminateur de volume 202 fournit le volume de billets au classificateur de weblog 210. Le déterminateur d'autorité exemplaire 204 reçoit également la requête de sujet 212, les données de surveillance 214, et la liste des weblogs 114 et 116, et détermine une autorité de sujet d'un ou plusieurs weblogs. L'autorité de sujet du weblog 114 est le nombre de liens entrants sur le weblog 114 depuis d'autres weblogs et/ou sites Web. Pour déterminer l'autorité de sujet du weblog 114, le déterminateur d'autorité exemplaire 204 détermine le nombre de liens entrants sur le weblog par un index de liens entrants avec une liste de billets qui sont pertinents pour la requête de sujet 212. Le déterminateur d'autorité 204 fournit ensuite l'autorité de sujet du ou des weblogs 114 au classificateur de weblog 210. -14- Le déterminateur d'autorité 204 peut en variante déterminer l'autorité de sujet du weblog 114 en déterminant une probabilité qu'un utilisateur Web charge le weblog 114 en réponse à une recherche de la requête de sujet 212 sur le Web (par exemple, recherche Google, recherche Yahoo!, etc.). Par exemple, le déterminateur d'autorité 204 peut recevoir et/ou déterminer un ordre dans lequel des utilisateurs Web naviguent vers les weblogs 114 et 116 sur la base d'informations de recherche reçues du système de surveillance de recherche 130 de la figure 1. Des informations de recherche exemplaires peuvent inclure un panel de recherche d'audience (par exemple, un panel Web Nielsen comme un panel NetRatings), des statistiques de fournisseurs de recherche, des études d'utilisateurs et/ou une autre méthode de collecte de données fournissant des informations sur les habitudes de recherche des utilisateurs. Le déterminateur d'autorité 204 peut utiliser l'ordre comme autorité de sujet du weblog 114. Le déterminateur de viralité exemplaire 206 reçoit également la requête de sujet 212, les données de surveillance 214, et la liste des weblogs 114 et 116, et détermine une viralité de sujet d'un ou plusieurs weblogs. La viralité de sujet du weblog 114 est un temps médian entre des publications de liens entrants sur le weblog 114. Ainsi, lorsque des liens entrants sur le weblog 114 sont publiés sur d'autres weblogs 116 et/ou sites Web 118 à une plus grande fréquence, le weblog 114 est considéré comme étant plus viral (par exemple, le message du weblog 114 se reproduit et se propage plus vite). Le déterminateur de viralité 206 utilise le temps médian entre des publications de liens entrants au lieu de, par exemple, le temps moyen entre des publications de liens entrants, parce que le temps moyen peut être plus fortement influencé par des valeurs aberrantes dans les temps de publication. Au contraire, il est plus probable que le temps médian entre des publications de liens entrants représente précisément les viralités de différents weblogs. Le déterminateur de popularité exemplaire 208 détermine une popularité d'un ou plusieurs weblogs 114 et 116. Pour déterminer la popularité du weblog 114, le déterminateur de popularité 208 détermine un nombre de visiteurs uniques sur le weblog 114. Le nombre de visiteurs uniques peut être déterminé sur une période de temps particulière ou peut être déterminé pendant toute la durée de vie du weblog 114. Dans certains exemples, la popularité peut être déterminée par le système de -15- surveillance de popularité exemplaire 128 de la figure 1 (par exemple, Nielsen NetRatings), et téléchargée par le déterminateur de popularité 208. Le classificateur de weblog 210 reçoit le volume de sujet du déterminateur de volume 202, l'autorité de sujet du déterminateur d' autorité 204, la viralité de sujet du déterminateur de viralité 206, la popularité du déterminateur de popularité 208, et une liste de weblogs de l'index de weblog 218. Ensuite, le classificateur de weblog 210 note et/ou pondère les facteurs de classement en fonction de scores et/ou de poids prédéterminés. Par exemple, le classificateur de weblog 210 peut convertir la viralité de sujet du déterminateur de viralité 206 d'un temps médian en un score, où un temps médian inférieur engendre un score supérieur. En convertissant la viralité de sujet en un score, chaque facteur de classement possède une relation négative (ou positive) avec un classement 216 du weblog 114. En complément ou en variante, tout ensemble ou sous-ensemble du volume de sujet, de l'autorité de sujet, et/ou de la popularité peut être converti en un score. La ou les conversions en un ou plusieurs scores peuvent être basées sur une plage absolue ou relative, peuvent avoir des valeurs de score maximum et/ou minimum, et/ou peuvent être pondérées par importance relative. Ainsi, les facteurs de classement peuvent être sommés pour déterminer un score global, qui détermine alors le classement 216 du weblog 114 par rapport à d'autres weblogs 116. Bien que le système de classement de weblog exemplaire 108 de la figure 2 soit illustré comme recevant séparément la requête de sujet 212, les données de surveillance de weblog 214, et les informations de popularité du système de surveillance de popularité 128, le système de classement de weblog exemplaire 108 peut recevoir la requête de sujet 212, les données de surveillance de weblog 214, les informations de popularité du système de surveillance de popularité 128, et les informations de recherche du système de surveillance de recherche 130 par le biais d'une ou plusieurs connexions physiques et/ou virtuelles avec un réseau externe comme Internet 112 sur la figure 1. De même, le système de classement de weblog 108 peut délivrer le ou les classements de weblog 216 par le biais d'une ou plusieurs connexions physiques et/ou virtuelles à un utilisateur du système (par exemple, un utilisateur du terminal d'utilisateur 110 de la figure 1). Par exemple, le système de classement de weblog 108 peut recevoir la requête de sujet 212 du terminal d'utilisateur 110, les données de surveillance de weblog 214 du système de -16- surveillance 102-106, les informations de popularité du système de surveillance de popularité 128, et/ou les informations de recherche du système de surveillance de recherche 130 peuvent être reçues par le biais d'une seule connexion Ethernet en utilisant différents ports. Le ou les classements de weblog 216 peuvent en outre être délivrés par le biais de la connexion Ethernet sur l'un des mêmes ports ou sur un port différent de ceux utilisés pour les informations d'entrée. La figure 3 représente un schéma de principe illustrant un système de surveillance exemplaire 300 pour surveiller des weblogs et des sites Web à la recherche de billets. Le système de surveillance exemplaire 300 peut être utilisé pour mettre en oeuvre n'importe lequel des systèmes de surveillance 102-106 de la figure 1 afin de surveiller des weblogs, des forums, et/ou d'autres sites Web à la recherche de billets. Le système de surveillance 300 de la figure 3 comprend un moniteur de site Web 302, un actualisateur de billet 304, un actualisateur de liens entrants 306, et un actualisateur de temps de billet 308. Le système de surveillance 300 maintient plusieurs bases de données et/ou index, y compris un index de weblog/site Web 310, un répertoire de billets 312, un index de liens entrants 314, et un index de temps de billet 316. De plus, le système de surveillance 300 comprend un suppresseur de lien entrant 318 pour supprimer des liens entrants de l'index de liens entrants 314 comme cela est décrit ci-après et un agrégateur de données 320 pour agréger des données et pour envoyer des données à un système de classement de weblog (par exemple, le système de classement de weblog 108 de la figure 1). Le moniteur de site Web 302 surveille un ou plusieurs weblogs (par exemple, les weblogs 114 et 116 de la figure 1) et/ou d'autres sites Web (par exemple, les sites Web 118 de la figure 1). Les weblogs 114 et 116 et/ou les sites Web surveillés par le moniteur de site Web 302 peuvent être déterminés en accédant à l'index de weblog/site Web 310. Chaque système de surveillance 102-106 a différents weblogs et/ou sites Web inclus dans son index respectif de weblog/site Web 310, de telle manière que chaque système de surveillance 102-106 surveille un ensemble différent de weblogs 114 et 116 et/ou de sites Web 118. Les weblogs 114 et 116 et/ou les sites Web 118 peuvent être répartis entre les systèmes de surveillance 102-106 de n'importe quelle manière appropriée pour augmenter les performances du système de classement de weblog 108. L'index de weblog/site Web exemplaire 310 comporte donc des champs illustrés ci-après dans le tableau 2. Bien que les champs -17- exemplaires du tableau 2 soient similaires à ceux du tableau 1 (par exemple, l'index de weblog 218), l'index de weblog/site Web exemplaire 310 peut comprendre un ou plusieurs forums 118 et d'autres sites Web en plus des weblogs parce que l'index de weblog/site Web 310 est utilisé pour déterminer quels weblogs 114 et 116 et/ou sites Web 118 sont surveillés par le système de surveillance exemplaire 300. Tableau 2 Lorsque le moniteur de site Web 302 reçoit une indication d'un weblog ou 10 d'un site Web (par exemple, le weblog 114), le moniteur de site Web 302 accède à un serveur Web pour télécharger la version la plus récente du weblog 114 afin de déterminer si un contenu mis à jour est disponible. Le contenu du weblog téléchargé 114 est ensuite traité par l'actualisateur de billet 304 pour mettre à jour le répertoire de billets 312. L'actualisateur de billet 304 extrait le contenu des nouveaux billets sur 15 le weblog 114, comme des mots-clés, et indexe le contenu de billet dans le répertoire de billets 312. Un exemple d'ensembles alternatifs de champs utilisés dans le répertoire de billets 312 est illustré ci-après dans les tableaux 3a et 3b. Comme cela est illustré dans le tableau 3a, chaque billet comprend un identifiant de billet (ID BILLET) unique par lequel un billet peut être identifié et distingué d'autres billets 20 sur le même weblog et/ou sur d'autres weblogs. Au contraire, le tableau 3b est organisé par mot-clé, avec ID BILLET de chaque billet qui comprend le mot-clé inclus dans le champ ID BILLET. Néanmoins, en utilisant l'organisation du tableau 3b, il faut un tableau supplémentaire pour faire correspondre chaque ID BILLET à un identifiant de weblog/site (ID WEBLOG/SITE). 25 ID BILLET CONTENU BILLET ID WEBLOG/SITE ID WEBLOG/SITE URL WEBLOG/SITE [114] www.weblog114.com [116] www.weblog116.corn [118] www.forumll8.com 2960084 -18- [1140001] keywordl,key2,keyword3 [114] [1140002] key2,keyword4,key6 [114] [1140003] key2,keyword4 [114] [1160001] keyword7,key2,keyword4 [116] [1160002] key2,keyword4,key8 [116] [1180001] key2,keyword4,keyword9 [118] Tableau 3a MOT-CLE ID BILLET keywordl [1140001] key2 [1140001],[1140002],[1140003],[1160001], [1160002], [1180001] keyword4 [1140002],[1140003],[1160001], [1160002], [1180001] key6 [ 1140002] Tableau 3b L'actualisateur de liens entrants 306 traite également le contenu du weblog téléchargé 114 pour déterminer s'il y a des liens vers d'autres weblogs. Par exemple, un weblog d'actualités peut citer un autre weblog et avoir un lien vers celui-ci en tant que source d'information présentée dans un billet du weblog d'actualités. Les liens entrants sont indexés par l'actualisateur de liens entrants 306 pour mettre à jour l'index de liens entrants 314. Un exemple d'index de liens entrants 314, illustré ci-après dans le tableau 4, peut être une liste de billets à laquelle chaque billet du répertoire exemplaire de billets 312 est lié. Bien que le tableau 4 soit organisé par identifiant de billet de liaison (ID BILLET LIAISON, par exemple, le billet où un lien vers un autre billet ou weblog est publié), l'index exemplaire de liens entrants 314 peut en variante être organisé par identifiant de billet lié (ID BILLET LIE), où ID BILLET LIAISON comprend alors la liste de billets qui sont liés à ID BILLET LIE. L'identifiant de billet [1180001] ci-après est illustré dans l'index exemplaire de liens entrants 314 et n'est pas illustré dans le répertoire exemplaire de billets 312 ci- -19- dessus parce que le répertoire de billets 312 comprend le contenu de ces billets qui sont publiés sur les weblogs 114 et 116 pouvant être classés par le système de classement de weblog 108 de la figure 1. ID BILLET LIAISON ID BILLET LIE [1140001] nul [ 1140002] [1160001] [ 1140003] [1160001] [1160001] [1140001] [ 1160002] [1140001] [1180001] [1140001], [1160001] Tableau 4 De plus, l'actualisateur de temps de billet 308 détermine le temps des nouveaux billets sur le weblog 114. L'actualisateur de temps de billet 308 stocke ensuite le temps de billet dans l'index de temps de billet 316. Un index exemplaire de temps de billet 316 est illustré dans le tableau 5. L'index exemplaire de temps de billet 316 est organisé par ID BILLET, et comprend un temps de billet (TEMPS BILLET) correspondant auquel le billet a été publié et/ou observé par le moniteur de site Web 302. Le champ TEMPS BILLET exemplaire est représenté au format MM/JJ/AAAA:hh:mm:ss sur 24 heures. Néanmoins, d'autres formats et/ou d'autres granularités de temps de billet peuvent être utilisés pour réduire la taille de l'index de temps de billet et/ou pour accroître la précision. ID BILLET TEMPS BILLET [1140001] 01/01/2010:08:00:00 [1140002] 01/02/2010:15:30:30 [1140003] 03/20/2010:21:56:59 [1160001] 01/02/2010:09:10:10 -20- [1160002] 01/15/2010:20:20:00 [1180001] 02/28/2010:12:00:00 Tableau 5 Dans l'exemple illustré, le contenu de billet indexé dans le répertoire de billets 312, les liens entrants indexés dans l'index de liens entrants 314, et les temps de billets indexés dans l'index de temps de billet 316 comprennent des indicateurs du billet dans quel weblog 114 ou 116 dont ils proviennent, d'où la corrélation entre le contenu de billet, les liens entrants, et les temps correspondants en vue d'un traitement ultérieur. Lorsque le système de classement de weblog 108 classe un weblog, le système de classement de weblog 108 demande des données au système de surveillance de weblog exemplaire 300. En conséquence, l'agrégateur de données 320 reçoit une demande du système de classement de weblog 108 pour des données de surveillance de weblog ayant été collectées par le système de surveillance de weblog 300. Dans des exemples, le système de classement de weblog 108 inclut dans sa demande une requête de sujet (par exemple, la requête de sujet 212 de la figure 2). La requête de sujet 212 est reçue par l'agrégateur de données 320 et est utilisée pour réduire le nombre de billets retournés au système de classement de weblog 108. Par exemple, l'agrégateur de données 320 applique la requête de sujet au répertoire de billets 312. Par conséquent, l'agrégateur de données 320 détermine un sous-ensemble de billets dans le répertoire de billets 312. Le sous-ensemble est utilisé pour extraire les liens entrants et les temps de billets respectivement de l'index de liens entrants 314 et de l'index de temps de billets 316, correspondant au sous-ensemble de billets sur la base de la requête de sujet. L'agrégateur de données 320 peut ensuite transmettre les billets, comprenant les liens entrants et les temps de billets respectifs, appartenant au sous-ensemble correspondant à la requête de sujet, au système de classement de weblog 108. En complément ou en variante, l'agrégateur de données 320 peut transmettre des index de billets (par exemple, des informations d'identification de billets) pour accroître le rendement de communication, de traitement et/ou de stockage. 2960084 -21- Le suppresseur de lien entrant 318 peut en outre filtrer le nombre de billets envoyés au système de classement de weblog 108 par l'agrégateur de données 320 en supprimant ou en filtrant des liens entrants de l'index de liens entrants 314 qui surviennent moins d'un nombre prédéterminé de fois. En réduisant le nombre de liens 5 entrants, la vitesse de transfert de données peut être accrue afin d'améliorer la rapidité de réaction à une requête. La suppression de liens entrants de l'index de liens entrants 314 peut provisoirement masquer les liens entrants filtrés de l'agrégateur de données 320 pour une requête de sujet particulière ou peut éliminer les liens entrants filtrés de l'index de liens entrants 314 pour des requêtes ultérieures. 10 Bien que des manières exemplaires de mise en oeuvre du système exemplaire 100 de la figure 1 aient été illustrées sur les figures 2 et 3, un ou plusieurs éléments, procédés et/ou dispositifs illustrés sur les figures 2 et/ou 3 peuvent être combinés, divisés, réorganisés, omis, éliminés et/ou mis en oeuvre de n'importe quelle autre manière. En outre, le déterminateur de volume exemplaire 202, le déterminateur de 15 viralité exemplaire 206, le déterminateur d'autorité exemplaire 204, le déterminateur de popularité exemplaire 208, le classificateur de weblog exemplaire 210, le moniteur de site Web exemplaire 302, l'actualisateur de billet exemplaire 304, l'actualisateur de liens entrants exemplaire 306, l'actualisateur de temps de billet exemplaire 308, le suppresseur de liens entrants exemplaire 318, l'agrégateur de 20 données exemplaire 320 et/ou, plus généralement, le système de classement de weblog exemplaire 108 de la figure 2 et/ou le système de surveillance de weblog exemplaire 300 de la figure 3 peuvent être mis en oeuvre par des matériels, des logiciels, des microprogrammes et/ou par n'importe quelle combinaison de matériels, de logiciels et/ou de microprogrammes. Ainsi, par exemple, n'importe lequel du 25 déterminateur de volume exemplaire 202, du déterminateur de viralité exemplaire 206, du déterminateur d'autorité exemplaire 204, du déterminateur de popularité exemplaire 208, du classificateur de weblog exemplaire 210, du moniteur de site Web exemplaire 302, de l'actualisateur de billet exemplaire 304, de l'actualisateur de liens entrants exemplaire 306, de l'actualisateur de temps de billet exemplaire 308, du suppresseur de liens entrants exemplaire 318, de l'agrégateur de données exemplaire 320 et/ou, plus généralement, le système de classement de weblog exemplaire 108 de la figure 2 et/ou le système de surveillance de weblog exemplaire 300 de la figure 3 peuvent être mis en oeuvre par un ou plusieurs circuits, processeurs programmables, -22- circuits intégrés à application spécifique (ASIC), circuits logiques programmables (PLD) et/ou circuits logiques programmables in situ (FPLD), etc. Tel qu'il est utilisé ici, le terme « support tangible lisible par ordinateur» est expressément défini comme incluant n'importe quel type de stockage lisible par ordinateur et comme excluant les signaux de propagation. En complément ou en variante, les procédés exemplaires des figures 4 à 10 peuvent être mis en oeuvre en utilisant des instructions codées (par exemple, des instructions lisibles par ordinateur) stockées sur un support non transitoire lisible par ordinateur comme une mémoire flash, une mémoire morte (ROM), une mémoire vive (RAM), une antémémoire, ou n'importe quel autre support de stockage dans lequel des informations sont stockées pendant n'importe quelle durée (par exemple, des périodes de temps étendues, en permanence, des instances brèves, pour un tampon provisoire, et/ou pour un cache d'informations). Tel qu'il est utilisé ici, le terme « support non transitoire lisible par ordinateur » est expressément défini comme incluant n'importe quel type de support lisible par ordinateur et comme excluant des signaux de propagation. Lorsque les revendications d'appareil annexées sont lues pour couvrir une mise en oeuvre purement de logiciels et/ou de microprogrammes, au moins l'un du déterminateur de volume exemplaire 202, du déterminateur de viralité exemplaire 206, du déterminateur d'autorité exemplaire 204, du déterminateur de popularité exemplaire 208, du classificateur de weblog exemplaire 210, du moniteur de site Web exemplaire 302, de l'actualisateur de billet exemplaire 304, de l'actualisateur de liens entrants exemplaire 306, de l'actualisateur de temps de billet exemplaire 308, du suppresseur de liens entrants exemplaire 318, et/ou de l'agrégateur de données exemplaire 320 est expressément défini ici comme incluant un support tangible tel qu'une mémoire, un DVD, un CD, etc. stockant les logiciels et/ou les microprogrammes. En outre, le déterminateur de volume exemplaire 202, le déterminateur de viralité exemplaire 206, le déterminateur d'autorité exemplaire 204, le déterminateur de popularité exemplaire 208, le classificateur de weblog exemplaire 210, le moniteur de site Web exemplaire 302, l'actualisateur de billet exemplaire 304, l'actualisateur de liens entrants exemplaire 306, l'actualisateur de temps de billet exemplaire 308, le suppresseur de liens entrants exemplaire 318, l'agrégateur de données exemplaire 320 et/ou, plus généralement, le système de classement de weblog exemplaire 108 de la figure 2 et/ou le système de surveillance -23- de weblog exemplaire 300 de la figure 3 peuvent inclure un ou plusieurs éléments, procédés et/ou dispositifs en complément ou à la place de ceux illustrés sur les figures 2 et 3, et/ou peuvent inclure une partie ou l'intégralité des éléments, des procédés et des dispositifs illustrés. La figure 4 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine 400 qui peuvent être exécutées pour classer l'influence d'un weblog (par exemple, le weblog exemplaire 114 de la figure 1). Les instructions 400 peuvent être exécutées par le système de classement de weblog 108 de la figure 3. Les instructions 400 commencent par la réception d'un sujet, par exemple, d'un utilisateur souhaitant connaître les weblogs les plus influents en ce qui concerne le sujet (bloc 402). Le système de classement de weblog 108 détermine un volume de sujet de weblogs dans un index de weblog (bloc 404). Le bloc 404 va être décrit en détail ci-après en référence aux figures 5 et 6. Le système de classement de weblog 108 détermine en outre la popularité de weblogs dans l'index de weblog 218 (bloc 406). Pour préparer la détermination de l'autorité de sujet et de la viralité de sujet, le système de classement de weblog 108 agrège les index de liens entrants (bloc 408). Par exemple, le système de classement de weblog 108 peut ordonner aux systèmes de surveillance de weblog 102-106 d'agréger et de transmettre les billets pertinents pour la requête de sujet 212 au système de classement de weblog 108. Les billets peuvent en outre être filtrés par date de publication et/ou limite inférieure sur les liens entrants pour le weblog associé à un billet. Lorsque les billets ont été agrégés et transmis au système de classement de weblog 108, le système de classement de weblog 108 détermine l'autorité de sujet des weblogs dans l'index de weblog (bloc 410). L'autorité de sujet peut être basée sur la requête de sujet 212 et les billets agrégés. Le système de classement de weblog 108 (par exemple, par l'intermédiaire du déterminateur de viralité 206) détermine en outre la viralité de sujet des weblogs dans l'index de weblog (bloc 412). La viralité de sujet peut être déterminée sur la base de l'autorité de sujet des weblogs parce que l'autorité de sujet est basée sur les liens entrants sur les weblogs et la viralité de sujet est basée sur les temps entre les publications des liens entrants utilisés pour déterminer l'autorité de sujet. -24- Lorsque le système de classement de weblog 108 a déterminé le volume de sujet (bloc 404), la popularité (bloc 406), l'autorité de sujet (bloc 410), et la viralité de sujet (bloc 412) du ou des weblogs, le système de classement de weblog 108 (par exemple, par l'intermédiaire du classificateur de weblog 210) détermine le classement (par exemple, le classement de weblog 216 de la figure 2) du ou des weblogs 114 (bloc 414). Par exemple, le classificateur de weblog 210 pondère les valeurs du volume de sujet, de la popularité, de l'autorité de sujet, et de la viralité de sujet et ajoute les valeurs pondérées pour déterminer un score. Dans certains exemples, la viralité de sujet est convertie en un score, où un temps médian inférieur entre les publications de liens entrants engendre un score supérieur. En utilisant un score pour la viralité de sujet, chacun du volume de sujet, de la popularité, de l'autorité de sujet, et du score de viralité de sujet provoque un meilleur classement lorsque la valeur du facteur augmente. Pour classer un weblog (bloc 414), le classificateur de weblog 200 détermine les valeurs pondérées totales d'au moins deux weblogs (par exemple, les weblogs 114 et 116) puis compare les valeurs pondérées totales des weblogs 114 et 116 pour déterminer le classement de chacun d'eux. Les poids utilisés par le classificateur de weblog 210 peuvent être modifiés pour insister sur un ou plusieurs du volume de sujet, de la popularité, de l'autorité de sujet, et de la viralité de sujet. Par exemple, l'accent peut être mis sur la popularité d'un weblog (par exemple, en augmentant le poids par rapport aux autres poids) lorsque la requête de sujet 212 est dans une zone dépendant considérablement de l'utilisateur ou de la popularité. Dans un autre exemple, l'accent peut être mis sur la viralité de sujet lorsque l'utilisateur souhaite connaître les classements des weblogs sur une période de temps peu après un événement particulier. La figure 5 représente un flux de données exemplaire 500 pouvant être mis en oeuvre par les systèmes exemplaires des figures 2 et 3 (par exemple, par l'intermédiaire du déterminateur de volume 202) pour déterminer un volume de sujet d'un weblog (par exemple, le weblog 114 de la figure 1). Le flux de données exemplaire 500 va être décrit en référence aux instructions 600 illustrées sur la figure 6. L'organigramme illustré sur la figure 6 est représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine 600 pouvant être exécutées pour déterminer un volume de sujet d'un weblog. Le volume de sujet du weblog, comme cela a été décrit ci-dessus, fait -25- référence à un nombre de billets dans le weblog qui contiennent ou qui concernent un sujet particulier. Les instructions exemplaires 600 peuvent commencer par l'exécution 502 (par exemple, l'application) d'une requête de sujet (par exemple, la requête de sujet 212 de la figure 2) sur un répertoire de billets (par exemple, le répertoire de billets exemplaire 312 de la figure 3) pour générer un index de billets spécifique au sujet 504 (par exemple, filtrer les enregistrements dans le répertoire de billets 312) (bloc 602). L'index de billets spécifique au sujet 504 comprend la liste de billets du répertoire de billets 312 qui sont liés à la requête de sujet 212. Un index de billets spécifique au sujet exemplaire 504, découlant de l'application 502 de la requête de sujet 212 sur le répertoire de billets 312, comprend des champs de données similaires ou identiques à ceux du répertoire de billets 312, comme cela est illustré dans les tableaux 3a et/ou 3b ci-dessus. L'opération de requête exemplaire 502 de la figure 5 identifie des entrées dans le répertoire de billets 312 comprenant les termes de la requête de sujet 212. L'opération de requête 502 peut identifier uniquement les entrées comprenant tous les termes de la requête de sujet 212 ou elle peut identifier les entrées comprenant au moins l'un des termes de la requête de sujet 212. Néanmoins, l'opération de requête 502 peut être utilisée pour identifier des entrées dans le répertoire de billets 312 ayant un score de pertinence minimum (par exemple, respect d'un seuil inférieur de termes dans la requête de sujet 212). Les opérations de comparaison exemplaires 506, 706, 710, 714, et 718 décrites ci-après sont des opérations de jointure naturelle illustratives (DI) sur les figures 5 et 7, mais d'autres opérations de comparaisons peuvent être utilisées. Tel qu'il est utilisé ici, le terme « jointure » fait généralement référence à l'opération mathématique de jointure naturelle de deux ensembles (par exemple, index, tableaux, etc.) engendrant un autre ensemble comprenant les combinaisons de n-uplets dans les deux ensembles qui sont égaux ou sensiblement égaux sur leurs attributs communs. Dans certains exemples, d'autres types d'opérations de jointure peuvent être utilisés pour obtenir un ensemble de résultats souhaité. De plus, des jointures peuvent être effectuées sur des champs n'ayant pas des noms de champs identiques (par exemple, la jointure du Tableau_3a.[ID BILLET] et du Tableau_4.[ID BILLET LIAISON]). -26- En complément ou en variante, n'importe quel type d'opération d'ensemble approprié, d'opération logique et/ou d'autre opération de données peut être utilisé pour effectuer les comparaisons 506, 706, 710, 714, et 718. Le déterminateur de volume exemplaire 202 compare 506 l'index de billets spécifique au sujet 504 à un index de weblog (par exemple, l'index de weblog 218 de la figure 2) pour déterminer un volume de sujet par weblog 508 (bloc 604). L'index de weblog 218 est une liste de weblogs à laquelle appartient chaque billet dans le répertoire de billets. Ainsi, l'opération de comparaison 506 au bloc 604 génère une liste de nombres de billets pour chaque weblog dans l'index de weblog 218, ce qui est utilisé comme volume de sujet par weblog. Le déterminateur de volume 202 retourne le volume de sujet par weblog 508 au classificateur de weblog 210. Un volume de sujet par weblog exemplaire 508 est illustré ci-après dans le tableau 6, où la requête de sujet 212 inclut les mots-clés « key2,keyword4 », et les mots-clés sont combinés dans une opération ET. Bien entendu, la requête de sujet 212 peut prendre en charge n'importe quel type de requête booléenne y compris en particulier les opérateurs booléens ET, OU, et/ou NON. ID WEBLOG ID BILLET [114] [ 1140002],[ 1140003] [116] [1160001 ],[ 1160002] Tableau 6 La figure 7 représente un flux de données exemplaire 700 qui peut être mis en oeuvre par les systèmes exemplaires des figures 2 et 3 pour déterminer une autorité de sujet et/ou une viralité de sujet d'un weblog (par exemple, le weblog 114 de la figure 1). Le flux de données exemplaire 700 va être décrit ci-après en référence aux instructions exemplaires lisibles par machine 800 et 900 des figures 8 et 9. La figure 8 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine 800 qui peuvent être exécutées pour déterminer une autorité de sujet du weblog 114. Le déterminateur d'autorité 204 de la figure 2 peut être utilisé pour mettre en oeuvre les instructions exemplaires 800. La figure 9 illustre un -27- organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine 900 qui peuvent être exécutées pour déterminer une viralité de sujet du weblog 114. Le déterminateur de viralité 206 de la figure 2 peut être utilisé pour mettre en oeuvre les instructions exemplaires 900. Les instructions exemplaires 800 commencent par l'exécution (par exemple, par l'intermédiaire du déterminateur de volume 202 ou du déterminateur d'autorité 204 de la figure 2) de la requête de sujet 212 sur le répertoire de billets 312 (par exemple, une requête 702) pour générer un index de billets spécifique au sujet 704 (bloc 802). Comme cela a été décrit ci-dessus, l'index de billets spécifique au sujet 704 est une liste de billets dans le répertoire de billets 312 appartenant aux weblogs surveillés et il peut avoir des champs similaires ou identiques à ceux du répertoire de billets exemplaire 312 illustré dans le tableau 3a ou 3b. Le bloc 802 est similaire au bloc 602 de la figure 6. Le déterminateur d'autorité 204 compare 706 ensuite l'index de billets spécifique au sujet 704 à l'index de sites Web 310 pour générer un volume de sujet par site 708 (bloc 804). Par contraste avec l'index de weblogs 218 utilisé, l'index de sites Web 310 comprend d'autres sites (par exemple, le site Web 118 de la figure 1) en plus des weblogs (par exemple, les weblogs 114 et 116 de la figure 1). Le volume de sujet par site exemplaire 708 peut comprendre des champs similaires ou identiques à ceux illustrés dans le tableau 6 ci-dessus. Le déterminateur d'autorité 204 compare 710 le volume de sujet par site 708 à l'index de liens entrants 314 pour générer une liste de liens entrants par weblog 712 (bloc 806). Comme cela a été décrit ci-dessus, l'index de liens entrants 314 est une liste de liens entrants sur des weblogs et un indicateur du billet et/ou site Web auquel chaque lien entrant appartient. La comparaison 710 de l'index de liens entrants 314 au volume de sujet par site 708 (par exemple, les billets pertinents pour la requête de sujet 212) engendre le nombre de liens entrants par weblog qui sont pertinents pour la requête de sujet 212. Ainsi, les liens entrants sur un weblog qui ne sont pas pertinents pour la requête de sujet 212 sont exclus. Une liste exemplaire de liens entrants par weblog est illustrée ci-après dans le tableau 7. Le déterminateur d'autorité 204 délivre ou retourne ensuite la liste de liens entrants par weblog 712 au classificateur de weblog 210 en tant qu'autorité de sujet (bloc 808). La commande peut ensuite revenir au bloc 412 de la figure 4 pour déterminer la viralité de sujet (par exemple, les instructions 900 de la figure 9). 2960084 -28- Tableau 7 Les blocs 902, 904, et 906 de la figure 9 sont sensiblement identiques aux 5 blocs respectifs 802, 804, et 806 de la figure 8. Par conséquent, si les instructions 800 sont exécutées avant l'exécution des instructions 900 (par exemple, le bloc 410 de la figure 4 est exécuté avant le bloc 412), l'exécution des blocs 902, 904, et 906 peut être omise pour accroître le rendement de traitement. Par exemple, après que le déterminateur d'autorité 204 a déterminé la liste de liens entrants par weblog 712, le 10 déterminateur d'autorité 204 peut passer la liste de liens entrants par weblog 712 au déterminateur de viralité 206 en plus du classificateur de weblog 210. Au bloc 908, le déterminateur de viralité 206 compare 714 la liste de liens entrants par weblog 712 à l'index de temps de billet 316 pour générer une liste de liens entrants et de temps de billets correspondants 716. Ainsi, la liste de liens entrants et de temps de billets 716 15 comprend les temps de publication des liens entrants spécifiques au sujet sur un weblog ou sur un autre site Web. Une liste exemplaire de liens entrants et de temps de billets 716 est illustrée ci-après dans le tableau 8. ID BILLET LIAISON ID BILLET LIE TEMPS BILLET [ 1140002] [1160001] 01/02/2010:15:30:30 [1140003] [1160001] 03/20/2010:21:56:59 [1160001] [1140001] 01/02/2010:09:10:10 [ 1160002] [1140001] 01/15/2010:20:20:00 [1180001] [1140001], [1160001] 02/28/2010:12:00:00 Tableau 8 ID WEBLOG ID BILLET LIAISON [114] [1 160001 ],[ 1160002],[ 1180001 ] [116] [1 140002],[ 1140003], [ 1180001 ] 20 -29- Le déterminateur de viralité 206 compare 718 ensuite la liste de liens entrants et de temps de billets 716 à l'index de billets spécifiques au sujet 704 pour générer une liste de liens entrants et de temps de billets par weblog lié 720. La comparaison exemplaire 718 amène les liens entrants sur les weblogs spécifiques au sujet 114 et 116 à être rejetés si les liens entrants ne sont pas publiés dans des billets spécifiques au sujet. Ainsi, le procédé exemplaire 900 classe l'influence spécifique au sujet d'un weblog 114 ou 116 sur la base de la viralité dans d'autres weblogs spécifiques au sujet 114 et 116 et/ou dans d'autres sites Web 118. Une liste exemplaire de liens entrants et de temps de billets par weblog lié 720 est illustrée ci-après dans le tableau 9. Comme cela est représenté sur le tableau 9, les identifiants de billets (ID BILLET) exemplaires peuvent être organisés chronologiquement d'après la valeur de temps de billet (TEMPS BILLET) correspondante. ID WEBLOG ID TEMPS BILLET BILLET LIAISON [ 114] [1160001], 01/02/2010:09:10:10, [ 1160002], 01/15/2010:20:20:00, [1180001] 02/28/2010:12:00:00 [ 116] [1140002], 01/02/2010:15:30:30, [1180001], 02/28/2010:12:00:00, [1140003] 03/20/2010:21:56:59 Tableau 9 En utilisant la liste de liens entrants et de temps de billets par weblog lié 720, le déterminateur de viralité 206 détermine la viralité de chaque weblog lié. Le déterminateur de viralité 206 commence une boucle en sélectionnant un weblog lié dans la liste de liens entrants et de temps de billets par weblog lié 720 (bloc 912). Pour le weblog lié sélectionné, le déterminateur de viralité 206 détermine le temps entre les billets de liens entrants sur le weblog lié (par exemple, sur la base des liens entrants et des temps de billets dans la liste de liens entrants et de temps de billets par -30- weblog lié 720) (bloc 914). D'après le temps déterminé, le déterminateur de viralité 206 détermine le temps médian (bloc 916). Le déterminateur de viralité 206 retourne ensuite le temps médian comme étant la viralité de sujet du weblog lié sélectionné (bloc 918). Dans l'exemple décrit, un weblog a une plus grande viralité de sujet lorsque le temps médian entre les billets diminue. La viralité utilise le temps médian pour réduire ou éliminer l'effet des valeurs aberrantes de temps entre les billets. Ensuite, soit le déterminateur de viralité 206 recommence la boucle au bloc 920, ou, si la viralité de sujet a été déterminée pour les weblogs liés dans la liste de liens entrants et de temps de billets par weblog lié 720, la boucle peut se terminer au bloc 920. La commande peut revenir alors au bloc 414 des instructions 400 de la figure 4. La figure 10 illustre un organigramme représentatif d'instructions exemplaires lisibles par machine 1000 qui peuvent être exécutées pour agréger un index de liens entrants (par exemple, l'index de liens entrants 314 de la figure 3). Les instructions 1000 peuvent être exécutées, par exemple, par le système de surveillance de weblog 300 de la figure 3 en réponse à une demande d'une liste de liens entrants du système de classement de weblog 108 de la figure 1. En exécutant les instructions 1000, le temps de traitement pour classer un weblog sur la base d'un sujet peut être significativement réduit. Le système de surveillance de weblog 300 reçoit une demande pour une liste de liens entrants (par exemple, du système de classement de weblog 108 de la figure 1) (bloc 1002). Le système de surveillance de weblog 300 (par exemple, par le biais du moniteur de site Web 302 et de l'actualisateur de liens entrants 306) génère un index de liens entrants (par exemple, l'index de liens entrants 314 de la figure 3) (bloc 1004). Dans certains exemples, l'index de liens entrants 314 peut être généré et/ou mis à jour avant de recevoir la demande de liste de liens entrants pour réduire encore plus le temps de traitement. Comme cela a été décrit ci-dessus, l'index de liens entrants 314 comprend un indicateur du weblog auquel chaque lien entrant est lié. Le bloc 1006 commence une boucle pour traiter les weblogs dans l'index de liens entrants 314 en sélectionnant un weblog lié dans l'index de liens entrants 314. Le système de surveillance de weblog 300 (par exemple, par le biais du suppresseur de liens entrants 318) détermine le nombre de liens entrants pour le weblog lié (bloc 1008). Le suppresseur de liens entrants 318 détermine si le nombre de liens entrants -31- est inférieur à un seuil inférieur (bloc 1010). Si le nombre de liens entrants est inférieur au seuil (bloc 1010), le suppresseur de liens entrants 318 supprime le weblog lié et/ou les liens entrants sur le weblog lié de l'index de liens entrants 314 (bloc 1012). Après avoir supprimé le weblog lié et/ou les liens entrants (bloc 1012), ou si le nombre de liens entrants est supérieur ou égal au seuil (bloc 1010), le suppresseur de liens entrants 318 recommence ou termine la boucle (bloc 1014). S'il y a d'autres weblogs liés à évaluer, la boucle recommence au bloc 1006. Lorsque la boucle est terminée (bloc 1014), le système de surveillance de weblog 300 transmet l'index de liens entrants 314 (tel qu'il a été modifié par le suppresseur de liens entrants 318) au système demandeur, tel que le système de classement de weblog 108. La figure 11 est un schéma d'un système de processeur exemplaire 1100 pouvant être utilisé pour exécuter les instructions exemplaires lisibles par machine 400, 600, 800, 900, et 1000 comme cela est décrit sur les figures 4, 6, 8, 9, et 10, ainsi que pour mettre en oeuvre le système de classement de weblog 108 et/ou le système de surveillance de weblog 300 comme cela est décrit sur les figures 2 et 3. Le système de processeur exemplaire 1100 comprend un processeur 1102 auquel sont associées des mémoires, comme une mémoire vive (RAM) 1104, une mémoire morte (ROM) 1106 et une mémoire flash 1108. Le processeur 1102 est couplé à une interface, comme un bus 1112 avec lequel d'autres composants peuvent être en interface. Dans l'exemple illustré, les composants en interface avec le bus 1112 comprennent un dispositif d'entrée 1114, un dispositif d'affichage 1116, un dispositif de stockage de masse 1118, un lecteur de dispositif de stockage amovible 1120, et un adaptateur de réseau 1122. Le lecteur de dispositif de stockage amovible 1120 peut comprendre un support de stockage amovible associé 1124 comme un support magnétique ou optique. L'adaptateur de réseau 1122 peut connecter le système de processeur 1100 à un réseau externe 1126. Le système de processeur exemplaire 1100 peut être, par exemple, un ordinateur personnel de bureau classique, un ordinateur portable, un poste de travail ou n'importe quel autre dispositif informatique. Le processeur 1102 peut être n'importe quel type d'unité de traitement, comme un microprocesseur de la famille de microprocesseurs Intel® Pentium®, de la famille de microprocesseurs Intel® Itanium®, et/ou de la famille de processeurs Intel XScale®. Les mémoires 1104, 1106 -32- et 1108 qui sont couplées au processeur 1102 peuvent être n'importe quels dispositifs de mémoire appropriés et peuvent être dimensionnés pour répondre aux besoins de stockage du système 1100. En particulier, la mémoire flash 1108 peut être une mémoire rémanente qui est accessible et effacée bloc par bloc. Le dispositif d'entrée 1114 peut être mis en oeuvre en utilisant un clavier, une souris, un écran tactile, un pavé tactile, un scanner de codes-barres ou n'importe quel autre dispositif permettant à un utilisateur de fournir des informations au processeur 1102. Le dispositif d'affichage 1116 peut être, par exemple, un moniteur d'affichage 10 à cristaux liquides (LCD), un moniteur à tube cathodique (CRT) ou n'importe quel autre dispositif approprié servant d'interface entre le processeur 1102 et un utilisateur. Le dispositif d'affichage 1116 tel qu'il est représenté sur la figure 8 comprend n'importe quel autre matériel nécessaire pour assurer l'interface entre un écran d'affichage et le processeur 1102. 15 Le dispositif de stockage de masse 1118 peut être, par exemple, un disque dur classique ou n'importe quel autre support magnétique, optique ou à semi-conducteurs qui est lisible par le processeur 1102. Le lecteur de dispositif de stockage amovible 1120 peut être, par exemple, un lecteur optique, comme un lecteur de disque compact enregistrable (CD-R), un 20 lecteur de disque compact réinscriptible (CD-RW), un lecteur de disque numérique polyvalent (DVD) ou n'importe quel autre lecteur optique. En variante, il peut s'agir, par exemple, d'un lecteur de support magnétique et/ou d'un lecteur de stockage de bus universel en série (USB) à semi-conducteurs. Le support de stockage amovible 1124 est complémentaire du lecteur de dispositif de stockage amovible 1120, en ce 25 que le support 1124 est sélectionné pour fonctionner avec le lecteur 1120. Par exemple, si le lecteur de dispositif de stockage amovible 1120 est un lecteur optique, le support de stockage amovible 1124 peut être un disque CD-R, un disque CD-RW, un disque DVD ou n'importe quel autre disque optique approprié. Par ailleurs, si le lecteur de dispositif de stockage amovible 1120 est un dispositif de support 30 magnétique, le support de stockage amovible 1124 peut être, par exemple, une disquette ou n'importe quel autre support de stockage magnétique approprié. L'adaptateur de réseau 1122 peut être, par exemple, un adaptateur Ethernet, un adaptateur de réseau local (LAN) sans fil, un modem de téléphonie ou n'importe -33- quel autre dispositif permettant au système de processeur 1100 de communiquer avec d'autres systèmes de processeur sur un réseau. Le réseau externe 1126 peut être un LAN, un réseau étendu (WAN), un réseau sans fil, ou n'importe quel type de réseau capable de communiquer avec le système de processeur 1100. Des réseaux exemplaires peuvent inclure Internet, un intranet et/ou un réseau ad hoc. REVENDICATIONS1. Procédé de classement de l'influence d'un site Web (114, 116, 118), comprenant : la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web (114, 116, 118) d'après 5 un terme de sujet ; la détermination d'un temps entre les liens entrants sur le site Web (114, 116, 118) d'après le terme de sujet ; et la génération d'un classement du site Web (114, 116, 118) d'après le nombre de liens entrants et le temps entre les liens entrants. 10 2. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre la détermination d'un nombre de billets pertinents pour le terme de sujet en : générant une requête (212) basée sur le terme de sujet ; générant un premier index en appliquant la requête (212) à la première pluralité de 15 billets sur le site Web (114, 116, 118) ; et en déterminant le nombre de billets en comparant le premier index à un deuxième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de billets comprend la première pluralité de billets, et dans lequel le classement est basé sur le 20 nombre de billets. 3. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la détermination d'un nombre de liens entrants sur le site Web (114, 116, 118) comprend : la génération d'une requête (212) basée sur le terme de sujet ; 25 la génération d'un premier index en appliquant la requête (212) à la première pluralité de billets sur le site Web (114, 116, 118) ; la comparaison du premier index à un deuxième index pour générer un troisième index, dans lequel le deuxième index comprend une liste de sites Web à laquelle appartient une deuxième pluralité de billets, dans lequel la deuxième pluralité de 30 billets comprend la première pluralité de billets ; la génération d'un quatrième index comprenant une liste de billets à laquelle est reliée la première pluralité de billets ; et-35- la détermination du nombre de liens entrants en comparant le troisième index au quatrième index. 4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel la détermination d'un temps entre des liens entrants comprend : la génération d'un cinquième index comprenant des temps de publication de la deuxième pluralité de billets ; la comparaison du cinquième index au nombre de liens entrants pour générer un sixième index comprenant des liens entrants et des temps de publication ; et la comparaison du sixième index au premier index pour générer un septième index comprenant des liens entrants, des temps de publication, et des billets associés aux liens entrants et aux temps de publication. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel le temps entre les liens entrants 15 comprend un temps médian entre les liens entrants. 6. Procédé selon la revendication 3, comprenant en outre la réception d'au moins une partie du quatrième index d'un moniteur de site Web (302). 20 7. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre la détermination d'un nombre de visiteurs uniques sur le site Web (114, 116, 118), dans lequel le classement est basé sur le nombre de visiteurs uniques. 8. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre la réception du terme de 25 sujet et le filtrage d'un billet qui n'est pas pertinent pour le terme de sujet parmi une première pluralité de billets sur un site Web, le classement étant basé sur la première pluralité de billets. 9. Procédé selon la revendication 8, dans lequel le classement est généré sur la base 30 du terme de sujet pour classer une pluralité de sites Web liés au terme de sujet. 10. Appareil pour classer une influence d'un site Web (114, 116, 118), comprenant : -36- un déterminateur d'autorité (204) apte à effectuer la détermination d'un nombre de liens entrants sur un site Web (114, 116, 118) qui sont associés à un sujet ; un déterminateur de viralité (206) apte à effectuer la détermination d'une différence de temps entre des liens vers le site Web (114, 116, 118) depuis un ou plusieurs autres sites Web qui sont associés au sujet ; et un classificateur de site Web (210) en communication avec le déterminateur d'autorité (204) et le déterminateur de viralité (206), le classificateur de site Web (210) étant apte à effectuer la détermination d'un classement du site Web (114, 116, 118) d'après le nombre de liens entrants et de la différence de temps. 11. Appareil selon la revendication 10, comprenant en outre un déterminateur de volume (202) en communication avec le classificateur de site Web (210) apte à effectuer la détermination d'un nombre de billets dans le site Web qui sont associés au sujet, le classement étant basé sur le nombre de billets. 12. Appareil selon la revendication 11, dans lequel le déterminateur de volume (202) est couplé de manière à pouvoir communiquer avec un moniteur de site Web (302) afin de recevoir des informations représentatives du site Web (114, 116, 118). 20 13. Appareil selon la revendication 10, comprenant en outre un déterminateur de popularité (208) en communication avec le classificateur de site Web (210) afin de recevoir un nombre de visiteurs uniques sur le site Web (114, 116, 118), le classement étant basé sur le nombre de visiteurs uniques. 25 14. Appareil selon la revendication 10, dans lequel le déterminateur d'autorité (204) est couplé de manière à pouvoir communiquer avec un moniteur de site Web (302) afin de recevoir des premières informations représentatives d'un lien entrant sur le site Web (118) et des informations représentatives d'au moins l'un du site Web (114, 116, 118) ou d'un deuxième site Web. 30 15. Appareil selon la revendication 10, dans lequel la différence de temps comprend une différence de temps médian entre des liens consécutifs sur le site Web (114, 116, 118).15
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FR2960085A1
A1
20111118
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La présente invention concerne un système de contrôle d'accès à un site, notamment aux diverses installations des domaines skiables, des parcs de loisirs ou des expositions etc... On sait que, par exemple, l'accès du public aux diverses installations d'un domaine skiable, telles que des remontées mécaniques, est contrôlé par des bornes d'accès qui sont disposées au départ de ces remontées. Ces bornes sont pourvues d'une barrière, la plupart du temps de type tourniquet, dont l'ouverture est contrôlée par des moyens de gestion disposés dans la borne. A cet effet, celle-ci est équipée de moyens permettant de lire les titres de passage et d'en contrôler la validité. Ces titres de passage peuvent être constitués de simples cartes que l'utilisateur introduit dans un lecteur prévu sur la borne ou de cartes de type dit RFID (pour Radio Frequency Identification) qui sont lues à distance par des moyens appropriés disposés dans la borne. Une fois le titre de passage lu, la validité de celui-ci est contrôlée par comparaison des données qu'il contient avec des critères de contrôle qui font partie des moyens de gestion de la borne. Un tel mode de fonctionnement impose que le titre de passage contienne de multiples informations qui sont fonction des options de choix diverses qui sont proposées à l'utilisateur, si bien que, dans la majorité des cas, les titres de passage actuels sont en fait constitués de dispositifs électroniques de type circuit intégré comprenant une mémoire non volatile et un microprocesseur dont le coût est de nature à augmenter de façon sensible les frais d'exploitation relatifs au contrôle d'accès, dans la mesure où les titres de passage sont distribués à chacun des utilisateurs qui souhaitent avoir accès au site Afin de remédier à ces inconvénients on peut réaliser des titres de passage porteurs d'informations réduites et notamment d'un simple code d'identification qui donne accès, via un réseau de communication à distance, à des données qui sont stockées dans un serveur distant. On comprend que, dans ces conditions, le volume de ces données n'a que peu d'importance si bien que le gestionnaire du site est alors totalement libre pour mettre dans la mémoire du serveur toutes les informations qui lui sont nécessaires. Une difficulté se présente toutefois lorsque la liaison avec le serveur distant vient à être interrompue et que, dès lors, la borne ne peut avoir accès aux éléments de contrôle de validité du titre de passage qui sont contenus dans celui-ci, si bien que les vérifications préalables à l'ouverture de la barrière ne peuvent être effectuées. C'est pourquoi on a l'habitude, dans une telle situation, de laisser la barrière ouverte de façon à ne pas pénaliser les utilisateurs d'une carte dûment enregistrée. Bien entendu cette ouverture apparente de la barrière favorise le passage d'utilisateurs non enregistrés qui ne peuvent manquer de percevoir l'ouverture permanente de celle-ci. La présente invention a pour but d'éviter ce type d'inconvénient en faisant en sorte que, pour un utilisateur porteur d'un titre de passage en mesure d'être lu par la borne, le protocole de franchissement de la barrière d'accès soit, dans de telles conditions, conforme à ce qu'il perçoit habituellement. La présente invention a ainsi pour objet un système de contrôle d'accès à un site comportant au moins une borne locale disposée à l'entrée du site qui est pourvue d'un dispositif de gestion apte à commander un obstacle amovible, un serveur distant auquel ladite borne est en mesure de se connecter via un réseau de communication à distance, et des moyens aptes à lire un titre de passage d'un usager, de façon à contrôler l'accès au moyen dudit obstacle amovible, caractérisé en ce que : - le dispositif de gestion comporte deux modes de fonctionnement, à savoir -un mode de fonctionnement normal dans lequel, dès la détection et la lecture du titre de passage, des données de celui-ci sont transmises au serveur et contrôlées par celui-ci et, suivant que le titre de passage est ou non valide, la commande de retrait de l'obstacle est ou non activée, -un mode de fonctionnement dégradé dans lequel, dès la détection et après la lecture du titre de passage, que celui-ci soit ou non valide, la commande d'ouverture de la barrière est activée, le dispositif de gestion comporte des moyens de détection de l'accessibilité au serveur distant qui, en l'absence de celui-ci, commandent le passage du mode de fonctionnement normal au mode de fonctionnement dégradé. 20 Suivant l'invention le système de gestion de la borne est tel que, en mode de fonctionnement dégradé, dès la détection et après la lecture du titre de passage, des données de ce dernier sont transférées dans une mémoire locale de la borne. 25 L'obstacle sera préférentiellement constitué d'une barrière et notamment d'un tourniquet. Les moyens de détection de l'accès au serveur distant pourront être activés suite à la détection d'un titre de passage. 30 De façon notamment à aider à la maintenance des bornes celles-ci pourront comporte des moyens aptes à commander le passage direct du mode de fonctionnement normal au mode de fonctionnement dégradé. 15 La borne pourra comporter des moyens aptes, après une interruption de l'accès au serveur distant et dès le rétablissement de celui-ci, à se connecter à ce dernier et à décharger dans une mémoire de celui-ci les données précédemment enregistrées dans la mémoire locale de la borne. La borne pourra également comporter des moyens aptes, après le transfert desdites données, à contrôler la bonne qualité de celles-ci, le serveur étant pourvu à cet effet de moyens aptes à lui envoyer un message d'acquittement, de façon que cette dernière efface alors de sa mémoire les données transférées. Le dispositif de gestion de la borne pourra comporter des moyens aptes, lorsque au cours d'une opération de transfert d'une donnée de la mémoire locale du dispositif de gestion vers le serveur distant, un utilisateur se présente devant celle-ci, à donner priorité à l'utilisateur et, après avoir terminé le transfert de la donnée en cours dans le serveur, à reprendre le cycle à son début afin d'effectuer la lecture du titre de passage. Suivant l'invention, le titre de passage ne pourra comporter qu'une information essentielle de codification qui, lorsqu'elle sera communiquée au serveur distant, donnera accès à un ensemble d'informations sur le porteur dudit titre de passage. On décrira ci-après, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de la présente invention, en référence au dessin annexé sur lequel : - la figure 1 est une vue schématique générale d'un système de contrôle d'accès suivant l'invention, - la figure 2a est une représentation schématique d'un exemple d'un dispositif de gestion d'une borne d'accès du système suivant l'invention, - la figure 2b est une variante de réalisation du dispositif de gestion représenté sur la figure 2a, - la figure 3 est un logigramme montrant un exemple de fonctionnement du système suivant l'invention. On a représenté à titre d'exemple sur la figure 1 un système de contrôle d'accès suivant l'invention qui comprend essentiellement deux sites d'exploitation, un site gestionnaire et une plate-forme centrale. Le site d'exploitation n°1 comprend une série d'obstacles constitués en l'espèce de bornes 1 qui sont réunies à un réseau local 2a auquel est également raccordé un poste de gestion 12. Le site d'exploitation N°2 comprend quant à lui des obstacles constitués d'une part par des bornes 1 et d'autre part par du personnel, par exemples des contrôleurs la. Ces différents obstacles sont en relation avec un réseau local 2b auquel sont également raccordés des postes de gestion 12. Le site gestionnaire comprend également un réseau local 2c auquel sont raccordés des postes de gestion 12. La plate-forme centrale comprend également un réseau local 2d auquel son raccordés divers serveurs 13a, 13b, 13c et notamment un serveur de contrôle des accès 13 qui comporte une base de données 14 dans laquelle sont inscrites les références de chacun des titres de passage délivrés et où sont notées toutes les indications relatives aux utilisations de ceux-ci, de façon qu'à tout moment les conditions d'accès de ce titre de passage soient définies et accessibles à partir de chacune des bornes 1, via un réseau d'entreprise 6 auquel son raccordés chacun des réseau locaux 2a, 2b, 2c, 2d. Les différentes bornes 1 sont réparties par exemple sur différents départs d'un domaine skiable ou aux différentes entrées d'un parc d'attraction, et sont pourvues chacune d'une barrière, constituée en l'espèce d'un tourniquet tripode 3. Dans un premier exemple de mise en oeuvre de l'invention et ainsi qu'illustré sur la figure 2a, les bornes 1 sont pourvues d'un dispositif électronique de gestion 4 qui comporte un lecteur 15 apte à lire des titres de passage constitués de tickets 16, dont le fonctionnement est géré par un microcontrôleur 17 auquel sont reliés une mémoire locale de stockage d'informations 19 ainsi que des moyen de connexion à distance 21 avec le serveur 13 permettant à la borne 1 d'accéder à la base de données 14 de celui-ci. Le dispositif de gestion 4 comporte de plus un dispositif 23 apte à détecter l'accessibilité du serveur distant 13 et à en informer le microcontrôleur 17. Dans une variante de réalisation représentée sur la figure 2b, le lecteur de cartes 15 est remplacé par un lecteur RFID 15a qui est en mesure de détecter à distance la présence d'un titre de passage constitué d'une carte 16a de type RFID. Dans ce mode de mise en oeuvre le porteur d'une telle carte est ainsi détecté lorsqu'il se trouve à distance de réception de la borne, ce qui lui évite d'avoir à introduire son titre de passage dans celle-ci ainsi qu'il est contraint de le faire avec un ticket. Dans un mode de mise en oeuvre de l'invention et ainsi que représenté sur la figure 1, le dispositif de gestion 4a pourra être de type portable, permettant ainsi à une personne physique la d'assurer la fonction des bornes 1 et de contrôler ainsi l'accès au site. On décrira ci-après, en regard du logigramme de la figure 3 un mode de fonctionnement du système suivant l'invention. On comprend qu'au repos, c'est-à-dire lorsque aucun titre de passage n'est présenté aux moyens de lecture 15,15a, les bornes 1 commandent le positionnement des tourniquets 3 en position de fermeture. Lorsqu'un utilisateur muni d'un titre de passage 16, se présente devant une borne d'accès 1 il introduit celui-ci dans le lecteur 15 de la borne s'il s'agit d'un ticket classique ou, s'il s'agit d'une carte 16a RFID le lecteur 15a de la borne 1 le reconnaît dès qu'il se trouve à portée de détection. Les données figurant sur le titre de passage, notamment le code d'identification de celui-ci, sont ensuite lues par le dispositif de gestion 4 de la borne 1 puis, si le dispositif 23 de détection d'accessibilité au serveur 13 confirme l'accessibilité de ce dernier, le déroulement du mécanisme de contrôle se fait suivant un protocole de traitement dit « normal ». Suivant celui-ci, le dispositif de gestion 4 établit une liaison avec le serveur 13, via le réseau de communication à distance, afin de vérifier dans la base de données 14 de celui-ci si le titre de passage présenté à la borne par l'utilisateur doit être accepté ou refusé. Si le titre de passage doit être refusé, un message sonore et/ou visuel est émis à l'attention de l'utilisateur par lequel il lui est indiqué que son titre de passage n'étant pas valide il ne peut franchir le tourniquet 3. Puis l'on revient au début D du processus. Si le titre de passage est accepté, alors le dispositif de gestion 4 commande l'ouverture du tourniquet 3 puis l'on revient au début D du processus. Dans l'hypothèse où le dispositif 23 de détection d'accessibilité au serveur 13 signale que celui-ci n'est pas accessible, le déroulement du mécanisme de contrôle se fait suivant un protocole de traitement dit « dégradé ». Suivant celui-ci, si le dispositif de gestion 4 n'est pas en mesure de lire le titre de passage, alors un message sonore et/ou visuel est émis à l'attention de l'utilisateur par lequel il lui est indiqué que son titre de passage n'étant pas valide il ne peut franchir le tourniquet 3. Si le dispositif de gestion 4 est en mesure de lire le titre de passage, que ce dernier soit valide ou non, il commande alors l'ouverture du tourniquet 3, et stocke dans sa mémoire locale 19 les informations contenues sur le titre de passage, puis revient au début D du processus. Ce sont ces informations qui, lors de l'étape de contrôle de l'existence de données à transférer, sont copiées dans la base de données 14 du serveur 13. Pour ce faire le dispositif de gestion 4 de la borne 1 vérifie d'abord dans sa mémoire locale 19 s'il y a des données en attente de transfert. Si tel est le cas et si le dispositif de détection 23 de l'accès au serveur 13 confirme l'accès à ce dernier, le dispositif de gestion 4 se connecte au serveur et commence à transférer dans la banque de données 14 de celui-ci les données stockées dans la mémoire locale 19. Après le transfert de chaque donnée, le dispositif de gestion 4 interroge le serveur 13 afin de vérifier si la donnée a bien été enregistrée dans sa table 14. Si tel est le cas le serveur lui envoie un message d'acquittement, à réception duquel le dispositif de gestion 4 efface alors de sa mémoire locale 19 la donnée transférée. Puis le dispositif de gestion 4 revient en début D du processus. Si, au cours de l'opération de transfert d'une donnée de la mémoire 19 du dispositif de gestion 4 vers le serveur 13 un utilisateur se présente devant la même borne 1, le dispositif de gestion 4 de celle-ci donne priorité à l'utilisateur et, après avoir terminé le transfert de la donnée en cours dans le serveur 13, il reprend le cycle à son début D afin d'effectuer la lecture du ticket présenté.35 REVENDICATIONS1.- Système de contrôle d'accès à un site comportant au moins une borne locale (1) disposée à l'entrée du site qui est pourvue d'un dispositif de gestion (4) apte à commander un obstacle amovible (3), un serveur distant (13) auquel ladite borne (1) est en mesure de se connecter via un réseau de communication à distance, et des moyens (15,15a) aptes à lire un titre de passage (16,16a) d'un usager, de façon à contrôler l'accès au moyen dudit obstacle amovible (3), caractérisé en ce que : - le dispositif de gestion comporte deux modes de fonctionnement, à savoir -un mode de fonctionnement normal dans lequel, dès la détection et la lecture du titre de passage (16,16a), des données de celui-ci sont transmises au serveur (13) et contrôlées par celui-ci et, suivant que le titre de passage (16,16a) est ou non valide, la commande de retrait de l'obstacle (3) est ou non activée, -un mode de fonctionnement dégradé dans lequel, dès la détection et après la lecture du titre de passage (16,16a), que celui-ci soit ou non valide, la commande d'ouverture de la barrière (3) est activée, - le dispositif de gestion (4) comporte des moyens (23) de détection de l'accessibilité au serveur distant qui, en l'absence de celui-ci, commandent le passage du mode de fonctionnement normal au mode de fonctionnement dégradé. 2.- Système de contrôle d'accès à un site suivant la revendication 1 caractérisé en ce que, en mode de fonctionnement dégradé, dès la détection et après lalecture du titre de passage, des données de ce dernier sont transférées dans une mémoire locale (19) de la borne (1). 3.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que l'obstacle est constitué d'une barrière (3), notamment de type tripode. 4.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que les moyens de détection (23) de l'accessibilité au serveur distant (13) sont activés suite à la détection d'un titre de passage. 5.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la borne (1) comporte des moyens aptes à commander le passage direct du mode de fonctionnement normal au mode de fonctionnement dégradé. 6.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la borne (1) comporte des moyens aptes, après interruption de l'accès au serveur distant (13) et dès le rétablissement de celui-ci, à se connecter à ce dernier et à décharger dans une mémoire (14) de celui-ci les données précédemment enregistrées dans la mémoire locale (19) de la borne (1). 7.- Système de contrôle d'accès à un site suivant la revendication 6 caractérisé en ce que la borne (1) comporte des moyens aptes, après le transfert desdites données, à contrôler la bonne qualité de celles-ci, le serveur (13) étant pourvu à cet effet de moyens aptes à envoyer un message d'acquittement à la borne (1), de façon que cette dernière efface alors de sa mémoire les données transférées. 8.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications 6 ou 7 caractérisé en ce que le dispositif de gestion (4) de la borne (1) comporte desmoyens aptes lorsque, au cours d'une opération de transfert d'une donnée de la mémoire locale (19) du dispositif de gestion (4) vers le serveur distant (13), un utilisateur se présente devant celle-ci, à donner priorité à l'utilisateur et, après avoir terminé le transfert de la donnée en cours dans le serveur (13), à reprendre le cycle à son début (D) afin d'effectuer la lecture du titre de passage (16,16a). 9.- Système de contrôle d'accès à un site suivant l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que le titre de passage (16,16a) ne comporte qu'une information essentielle de codification qui, lorsqu'elle est communiquée au serveur distant (13), donne accès à un ensemble d'informations sur le porteur dudit titre de passage (16,16a).15
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FR2960086A1
A1
20111118
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L'invention concerne un système de commande pour élément motorisé de couverture de fenêtre (« window covering »), tel un rideau motorisé ou un store vénitien, notamment destiné à être installé dans une chambre d'hôtel ou dans tout local d'un bâtiment, dans lequel un utilisateur découvre seul les équipements mis à sa disposition, par exemple une salle de conférence. Dans une chambre d'hôtel, tant que la chambre n'est pas occupée par un nouvel utilisateur ou en absence de celui-ci, les lumières sont éteintes et la climatisation est réduite, afin d'économiser l'énergie. De nombreux documents de l'art antérieur, comme les brevets US 4,319,712, US 4,223,301 ou US 5,620,137 décrivent cette situation. Une action de l'utilisateur sur la serrure de la chambre d'hôtel, ou de mise en place d'une carte dans un support, place la chambre dans un mode d'accueil (allumage des lumières, activation des prises électriques, ajustement de l'air conditionné) alors qu'une action inverse place la chambre dans un mode d'économie d'énergie. Afin de mieux accueillir l'utilisateur, il est possible de prévoir de plus un scénario personnalisé de gestion des éclairages, comme décrit dans la demande de brevet WO2008/032237. Cependant, pour les mêmes raisons d'économie d'énergie et pour protéger les décorations intérieures des rayons ultraviolets, un rideau motorisé est avantageusement déployé automatiquement en absence de l'utilisateur de la chambre ou tant que la chambre n'est pas occupée par un nouvel utilisateur. Si ce dernier arrive en cours de journée, une de ses premières actions sera de chercher à ouvrir le rideau. Or, s'il existe des conventions ou habitudes concernant la localisation des points de commande d'éclairage (tête de lit, entrée de salle de bains, etc.), ce n'est pas le cas des points de commande de rideau motorisé, que ces points de commande soient de type fixe ou de type nomade. La localisation du point de commande d'un rideau motorisé pose donc un problème, qui a obligé certains fabricants de dispositifs de motorisation de rideaux à prévoir un mode de fonctionnement dans le cas où l'utilisateur cherche à tirer lui-même le rideau, par méconnaissance de l'existence d'un point de commande. Par exemple, le brevet JP 3 368 606 décrit un dispositif de détection d'une traction manuelle de l'utilisateur sur le rideau. Cette traction étant détectée, le moteur du rideau motorisé se met automatiquement en marche et termine la manoeuvre débutée par l'utilisateur. De nombreux documents tels le brevet US 7,436,460 décrivent par ailleurs des moyens de localisation de télécommandes nomades de téléviseurs comprenant un activateur de recherche disposé sur le téléviseur et un générateur de signal de localisation (sonore ou lumineux) disposé sur la télécommande nomade. Il en est de même par exemple pour la recherche d'un combiné de téléphone portable à partir de la base du téléphone portable. Le combiné est muni d'un générateur de signal de localisation, tandis que la base est munie d'un activateur de recherche, par exemple un bouton poussoir relié au circuit d'émission de la base. Dans chaque cas, l'utilisateur agit sur l'activateur de recherche pour retrouver l'objet nomade. Or ces documents supposent l'existence d'un objet connu et déjà localisé (le téléviseur, la base du téléphone...) sur lequel l'utilisateur distingue sans ambiguïté le moyen activateur de recherche, alors que, dans le cas du rideau motorisé, il n'existe pas un tel objet ou celui-ci, s'il s'agit du moteur, est soigneusement dissimulé et difficilement accessible. Les documents de l'art antérieur ne permettent pas de résoudre de manière simple et intuitive le problème de la localisation d'un point de commande (ou unité de commande distante) d'un rideau motorisé. Le but de l'invention est de fournir un système de commande remédiant aux inconvénients ci-dessus et améliorant les systèmes de commande connus de l'art antérieur. En particulier, l'invention fournit un système de commande simple et intuitif permettant de résoudre le problème de la localisation d'un point de commande d'un élément motorisé de couverture de fenêtre dans un environnement inconnu. L'invention porte encore sur un procédé de localisation mis en oeuvre par un tel système de commande. Selon l'invention, le procédé permet de localiser une première unité de commande d'un actionneur de manoeuvre d'un élément de couverture de fenêtre. Il est caractérisé en ce qu'il comprend, suite à une étape de détection de présence d'un utilisateur, une étape d'activation d'un moyen de localisation de la première unité de commande. L'étape de détection de présence de l'utilisateur peut comprendre une étape de détection d'une action de l'utilisateur sur l'élément de couverture. L'étape d'activation du moyen de localisation de l'unité de commande peut avoir lieu lors d'un déplacement motorisé de l'élément de couverture. Ce déplacement peut faire suite à l'étape de détection de la présence de l'utilisateur. Le déplacement motorisé de l'élément de couverture peut être 30 commandé par une deuxième unité de commande. Le déplacement motorisé de l'élément de couverture peut être une étape d'un scénario exécuté automatiquement. Le déplacement motorisé peut être activé à l'échéance d'une première 5 temporisation déclenchée par l'étape de détection de présence de l'utilisateur. Le moyen de localisation peut être désactivé à l'échéance d'une deuxième temporisation. 10 Le système selon l'invention commande un élément de couverture de fenêtre. Il comprend un actionneur de manoeuvre de l'élément de couverture et une unité de commande de l'actionneur. Il comprend aussi des moyens matériels et/ou logiciels de mise en oeuvre du procédé défini 15 précédemment. Les moyens matériels et/ou logiciels de mise en oeuvre du procédé peuvent comprendre un moyen de localisation de l'unité de commande et un moyen de détection de présence d'un utilisateur. Le moyen de détection de présence peut comprendre un capteur de présence et/ou d'activité, éventuellement séparé de la première unité de commande. 25 Le capteur de présence et/ou d'activité peut comprendre un moyen de détection d'une action manuelle de l'utilisateur sur l'élément de couverture. Le moyen de détection d'une action manuelle peut être activable par une 30 action de traction sur l'élément de couverture. 20 Le capteur de présence et/ou d'activité peut comprendre un élément RFID. Le capteur de présence et/ou d'activité peut comprendre un capteur 5 d'insertion d'une carte dans un support et/ou un capteur de manoeuvre d'une porte. Le capteur de présence et/ou d'activité peut comprendre un élément de type volumétrique. L'élément de couverture de fenêtre peut être un rideau. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux 15 dessins annexés sur lesquels : La figure 1 est un schéma d'un premier mode de réalisation d'un système de commande selon l'invention. La figure 2 est un schéma d'un deuxième mode de réalisation d'un système de commande selon l'invention. 20 La figure 3 est un schéma d'un troisième mode de réalisation d'un système de commande selon l'invention. La figure 1 décrit un premier mode de réalisation d'un système de commande 10a selon l'invention. Le système de commande comprend 25 un actionneur 2, comme un moteur, relié à un élément de couverture de fenêtre 1 pour entraîner celui-ci dans un sens d'ouverture DIR1 ou dans un sens de fermeture DIR2. L'élément de couverture peut être tout élément de fermeture, d'occultation, de protection solaire ou d'écran. On décrit par la suite un rideau en tant qu'élément de couverture. Le moteur 30 est raccordé à un moyen de contrôle 3 pilotant l'alimentation du moteur dans un premier ou dans un deuxième sens ou son arrêt quand une 10 condition d'arrêt est détectée, par exemple lors d'une arrivée en butée du rideau. Le système de commande comprend également une unité de commande à distance 4 comprenant au moins une touche de commande 6 et communiquant à distance avec le moyen de contrôle par une première liaison 5a. L'activation de la touche de commande provoque le déplacement motorisé du rideau par l'émission d'un ordre sur la première liaison 5a, reçu et exécuté par le moyen de contrôle. Comme il est connu de l'art antérieur, l'ordre peut être un ordre de changement d'état (par exemple selon un cycle à 4 temps : ouverture - arrêt - fermeture - arrêt) ou peut être un ordre spécifique (ouverture - fermeture - arrêt) si l'unité de commande à distance comprend plusieurs touches de commande, par exemple 3 touches de commande, dédiées à chaque type d'ordre. La première liaison 5a est de type sans fil, préférentiellement par ondes radiofréquences ou par rayonnement infrarouge. Alternativement, la première liaison 5a est de type filaire, par exemple par courants porteurs superposés au réseau électrique du local. L'unité de commande à distance comprend également un moyen de localisation 7 tel un générateur de signal sensitif, par exemple de type visuel ou auditif. Ce moyen de localisation peut être constitué d'une diode électroluminescente ou d'un ensemble de diodes électroluminescentes, par exemple située au voisinage de la touche de commande, et/ou d'un moyen de rétro-éclairage de la touche de commande. Alternativement ou de manière complémentaire, le moyen de localisation peut comprendre un bruiteur, tel un buzzer. Dans tous les cas, le moyen de localisation permet d'émettre un signal sensitif vers l'utilisateur du local, afin que ce dernier repère sans ambiguïté la position de l'unité de commande. Alternativement, la touche de commande est de type sensitif, à effleurement, sur un écran de type tablette. Le moyen de localisation comprend alors par exemple un clignotement du rétro-éclairage de l'écran ou une variation alternative des couleurs de l'écran. Le système de commande comprend enfin un capteur de présence et/ou d'activité, éventuellement séparé de l'unité de commande à distance. Dans le premier mode de réalisation, ce capteur est un moyen de détection 8a d'une action manuelle sur le rideau. Le capteur est raccordé à la fois au rideau et au moyen de contrôle. Lors d'une action 9a de traction du rideau, provoquée par l'utilisateur, une information émise par le capteur vers le moyen de contrôle est utilisée par le moyen de contrôle pour alimenter le moteur dans le sens de mouvement correspondant à l'action détectée. Dans ce cas, le moyen de contrôle utilise la première liaison 5a pour provoquer l'activation du moyen de localisation, sur l'unité de commande à distance. Ainsi, l'utilisateur provoque le mouvement désiré du rideau, mais il est en même temps averti de l'emplacement de l'unité de commande, voire de la touche de commande considérée si on associe un moyen de localisation à chaque touche de commande de l'unité de commande. Ainsi, sans qu'il soit besoin d'explications complémentaires, l'utilisateur comprend qu'il pourra faire usage directement de l'unité de commande à distance pour des manoeuvres ultérieures du rideau, ce qui est pour lui plus confortable et ce qui évite une salissure du rideau provoquée par une répétition de tractions manuelles.30 La figure 2 décrit un deuxième mode de réalisation d'un système de commande 10b selon l'invention. Les éléments inchangés par rapport au premier mode de réalisation sont désignés par une même référence et ne sont pas décrits à nouveau. Le capteur de présence et/ou d'activité 8b est cette fois un capteur de présence, apte à communiquer une information de présence de l'utilisateur dans le local. Le capteur est par exemple de type volumétrique, et apte à détecter la présence corporelle de l'utilisateur du local, ou encore de type RFID et apte à détecter la présence d'un badge porté par l'utilisateur du local, ou encore de type apte détecter l'insertion d'une carte dans un logement de carte disposé sur un support mural ou de table, ou enfin de type apte à détecter l'ouverture d'une porte. Le capteur est raccordé au moyen de contrôle par une deuxième liaison 5b, par exemple de même type que la première liaison. Lors d'une activation du capteur par la présence 9b de l'utilisateur, cette information de présence est transmise au moyen de contrôle qui provoque l'exécution d'un déplacement motorisé du rideau, par exemple dans un sens d'ouverture du rideau. Ainsi, dès l'entrée de l'utilisateur dans le local, il y a mouvement du rideau. Simultanément, le moyen de contrôle utilise la première liaison 5a pour provoquer l'activation du moyen de localisation, sur l'unité de commande à distance. Alternativement, le capteur est raccordé à l'unité de commande à distance par une troisième liaison 5b', par exemple de même type que la première liaison. L'information de présence est alors utilisée par l'unité de commande à distance pour activer le moyen de localisation et provoquer l'émission d'un ordre de mouvement sur la première liaison. Ainsi, l'utilisateur provoque cette fois indirectement, par sa seule présence, le mouvement du rideau, mais il est en même temps averti de l'emplacement de l'unité de commande. Il associe intuitivement le mouvement du rideau à l'unité de commande qui lui permettra, cette fois de manière volontaire, de provoquer les déplacements du rideau. Ce mode de réalisation se prête à de nombreuses variantes d'exécution. Par exemple, il est possible de retarder le déplacement motorisé du rideau par rapport à l'activation du moyen de localisation. De même, la durée d'activation du moyen de localisation est limitée. Elle peut être plus courte, ou au contraire plus longue que la durée du déplacement motorisé du rideau. Par exemple, elle peut précéder de 5 secondes le début du déplacement motorisé et se poursuivre 2 ou 3 secondes après la fin du déplacement motorisé. La figure 3 décrit, de manière partielle mais plus générale, un troisième mode de réalisation 10 apte à s'adapter à plusieurs variantes de réalisation. Dans ce mode de réalisation, le moyen de contrôle 3 et l'unité de commande à distance 4 communiquent sur un même réseau domotique 5, avec d'autres équipements. En particulier, un capteur 8 de présence et/ou d'activité comme décrit précédemment communique également sur le réseau domotique. Une unité de supervision 11 communique également sur le réseau domotique. Les échanges d'information peuvent avoir lieu entre les éléments du réseau domotique et l'unité de supervision. D'autres capteurs peuvent alors être associés à ceux décrits dans l'invention, par exemple un ou plusieurs capteurs d'ensoleillement, ou encore une horloge. Préférentiellement, un déplacement motorisé provoqué par un capteur de présence n'a lieu que lors d'une première détection de présence, et ne se reproduit que lors d'un changement d'identifiant si le capteur de présence est apte à reconnaître un identifiant (de type RFID ou de type code sur une carte d'accès). De même, on peut prévoir que l'ouverture du rideau n'a lieu que s'il fait jour. Dans le cas d'une arrivée nocturne de l'utilisateur, moyen de contrôle maintient le rideau fermé (sauf action de l'utilisateur sur la touche de commande) par exemple jusqu'à détecter une double condition : à la fois une condition de mouvement (ouverture d'une porte par exemple, détection de mouvement) et une condition horaire (par exemple heure supérieure à 08:00). On peut aussi prévoir, notamment lors d'une arrivée nocturne, qu'une simple détection de présence provoque l'activation du moyen de localisation, mais sans donner lieu à un déplacement motorisé du rideau. Dans ce cas, l'unité de commande affiche de préférence une instruction claire concernant sa fonction. Par exemple, les boutons de commande de l'élément de couverture sont revêtus ou associés à des pictogrammes explicites. Alternativement, figure sur l'unité de commande un pictogramme représentant un rideau. Il y a alors invitation implicite à utiliser l'unité de commande à distance, mais ce n'est qu'une incitation, signifiée pendant une durée limitée par l'activation du moyen de localisation. La généralisation de systèmes de commande selon l'invention habituera d'ailleurs les utilisateurs à associer l'émission d'un signal sensitif par le moyen de localisation avec la fonction « rideau motorisé », rendant ainsi de moins en moins nécessaire un déplacement motorisé du rideau automatique lors d'une première détection de présence, sauf lorsque ce déplacement contribue à manifester un signe de bienvenue à l'attention de l'utilisateur. Dans le cas où l'unité de commande distante et l'unité de supervision constituent un seul élément, par exemple sous forme d'un ordinateur de type de tablette PC à usage multiple, on peut prévoir qu'un écran tactile de cet ordinateur est apte à afficher une icône de commande (ou des icônes de commande) du rideau, lors de l'activation du capteur de présence ou d'activité, et apte à activer un moyen de signalisation, comme mentionné plus haut (par exemple un rétro-éclairage clignotant tant que le doigt n'a pas effleuré l'écran) pour émettre le signal sensitif. Le procédé de localisation et le système de commande selon l'invention se prêtent à de nombreuses variantes, en particulier : - Le déplacement de l'élément de couverture faisant suite à une étape de détection de présence d'un utilisateur peut être commandé par une autre unité de commande telle qu'une unité de commande générale ou un support de clé comme un support de carte magnétique. Cette autre unité peut comprendre une touche de bienvenue commandant l'exécution d'un scénario. L'étape de détection de présence d'un utilisateur peut être assurée par cette autre unité de commande. Alternativement, une information de détection de présence peut être émise afin d'être reçue par cette autre unité de commande. La détection de présence peut être assuré par une détection de proximité d'un utilisateur, comme une détection d'une présence dans la pièce comprenant l'élément de couverture et/ou l'unité de commande 4. Le moyen de localisation peut être activé avant le déplacement de 30 l'élément de couverture, en particulier avant le début du déplacement. Alternativement, le moyen de localisation peut être activé simultanément au déplacement de l'élément de couverture. Alternativement encore, le moyen de localisation peut être activé après le début du déplacement de l'élément de couverture. - Le déplacement de l'élément de couverture faisant suite à une étape de détection de présence d'un utilisateur peut être un déplacement d'ouverture de l'élément de couverture. Le capteur de présence et/ou d'activité est de préférence apte à communiquer une information de présence au moyen de contrôle du moteur et/ou à l'unité de commande à distance 4 et/ou à une autre unité de commande, notamment une unité de supervision en relation avec le moyen de contrôle du moteur et/ou avec l'unité de commande à distance. Le capteur de présence et/ou d'activité communique de préférence avec l'unité de supervision pour transmettre une information de présence et/ou d'activité.20 REVENDICATIONS: 1. Procédé de localisation d'une première unité de commande (4) d'un actionneur (2) de manoeuvre d'un élément de couverture de fenêtre (1), caractérisé en ce qu'il comprend, suite à une étape de détection de présence d'un utilisateur, une étape d'activation d'un moyen de localisation (7) de la première unité de commande. 2. Procédé de localisation selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'étape de détection de présence de l'utilisateur comprend une étape de détection d'une action de l'utilisateur sur l'élément de couverture. 3. Procédé de localisation selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'étape d'activation du moyen de localisation de l'unité de commande a lieu lors d'un déplacement motorisé de l'élément de couverture, ce déplacement faisant suite à l'étape de détection de la présence de l'utilisateur. 4. Procédé de localisation selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le déplacement motorisé de l'élément de couverture est commandé par une deuxième unité de commande. 5. Procédé de localisation selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que le déplacement motorisé de l'élément de couverture est une étape d'un scénario exécuté automatiquement. 6. Procédé de localisation selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le déplacement motorisé est activé à l'échéance d'une première temporisation déclenchée par l'étape de détection de présence de l'utilisateur. MS\SOMO25FR.AM1 au propre.dpt.doc 7. Procédé de localisation selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que le moyen de localisation est désactivé à l'échéance d'une deuxième temporisation. 8. Système de commande (10, 10a, 10b) d'un élément de couverture de fenêtre (1), comprenant un actionneur (2) de manoeuvre de l'élément de couverture et une unité de commande (4) de l'actionneur, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens matériels et/ou logiciels de mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications précédentes. 9. Système de commande selon la revendication 8, caractérisé, caractérisé en ce que les moyens matériels et/ou logiciels de mise en oeuvre du procédé comprennent un moyen de localisation (7) de l'unité de commande et un moyen (8) de détection de présence d'un utilisateur. 10. Système de commande selon la revendication 9, caractérisé en ce que le moyen de détection de présence comprend un capteur (8, 8a, 8b) de présence et/ou d'activité, éventuellement séparé de la première unité de commande. 11. Système de commande selon la revendication 10, caractérisé en ce que le capteur de présence et/ou d'activité comprend un moyen de détection (8a) d'une action manuelle de l'utilisateur sur l'élément de couverture. 12. Système de commande selon la revendication 11, caractérisé en ce 30 que le moyen de détection d'une action manuelle est activable par une action de traction (9a) sur l'élément de couverture. MS\SOMO25FR.AM1 au propre.dpt.doc 13. Système de commande selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que le capteur de présence et/ou d'activité comprend un élément RFID. 14. Système de commande selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisé en ce que le capteur de présence et/ou d'activité comprend un capteur d'insertion d'une carte dans un support et/ou un capteur de manoeuvre d'une porte. 15. Système de commande selon l'une des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que le capteur de présence et/ou d'activité comprend un élément de type volumétrique. 16. Système de commande selon l'une des revendications 8 à 15, 15 caractérisé en ce que l'élément de couverture de fenêtre est un rideau. MS\SOMO25FR.AM1 au propre.dpt.doc
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FR2960087A1
A1
20111118
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Dispositif portable comprenant un écran tactile et procédé d'utilisation correspondant. 1. Domaine de l'invention Le domaine de l'invention est celui des dispositifs comprenant un écran tactile. Plus précisément, l'invention concerne de tels dispositifs portables, et leur amélioration en vue de leur utilisation par un utilisateur présentant une déficience visuelle, par exemple un utilisateur mal-voyant ou non-voyant. On notera ci-après un tel utilisateur « utilisateur non-voyant ». En particulier, l'invention s'applique aux terminaux de paiement électroniques comprenant un tel écran tactile. 2. Art antérieur On connaît à ce jour de plus en plus de dispositifs comprenant un écran tactile, comme les téléphones mobiles, les assistants numériques personnels (dits PDAs), les ordinateurs portables, les distributeurs automatiques de billets ou encore les caisses enregistreuses de commerce. Il existe également des terminaux de paiement électroniques comprenant un écran tactile. Dans ce cas, un tel écran tactile représente par exemple un clavier virtuel pour la validation d'un code confidentiel, ou le montant d'une transaction. Un inconvénient de ces terminaux de paiement électroniques réside cependant dans le fait qu'il ne permet pas à un utilisateur non-voyant de les utiliser. En effet, contrairement aux terminaux de paiement électroniques comprenant un écran et un clavier dans lequel les touches sont en relief et certaines présentent un repérage tactile sur leur surface (notamment le digit 5, et les touches de validation, correction, ou annulation), chaque touche du clavier virtuel d'un terminal de paiement électronique comprenant un écran tactile n'est détectable que visuellement. Il existe donc un besoin pour de nouveaux dispositifs portables comprenant un écran tactile permettant à tout utilisateur de les utiliser, y compris les utilisateurs non-voyants . 3. Objectifs de l'invention L'invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur. Plus précisément, un objectif de l'invention, dans au moins un de ses modes de réalisation, est de fournir un dispositif portable comprenant un écran tactile qui soit utilisable par tout utilisateur, y compris un utilisateur non-voyant. L'invention a ainsi pour objectif de fournir un tel dispositif qui soit également ergonomique pour l'utilisateur, qu'il soit ou non non-voyant. Un autre objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif qui soit peu coûteux et facile à fabriquer. Encore un objectif de l'invention est de fournir un tel dispositif qui respecte les normes de sécurité en vigueur dans le domaine d'application du dispositif. 4. Exposé de l'invention L'invention propose une solution nouvelle à ce problème, sous la forme d'un dispositif portable comprenant un écran tactile et au moins une zone porteuse d'une information de repérage, dite zone de repérage, identifiable par détection d'une variation d'état de surface sur ledit dispositif. L'invention, selon ce mode de réalisation, permet l'utilisation d'un dispositif portable, et de son écran tactile, par un utilisateur présentant une déficience visuelle, grâce à une information de repérage détectable « au toucher », par exemple en relief ou sous la forme d'un changement de « texture » (surfaces rugueuses et lisses alternées, ou bien changement de matière détectable au toucher) sur une surface du dispositif. L'information de repérage peut par exemple signifier que l'endroit où elle est située se trouve au milieu de la largeur ou de la hauteur (au milieu d'un côté) de l'écran, ou encore en vis-à-vis d'un endroit particulier d'une zone tactile dont est muni l'écran (un coin, une touche d'un clavier représenté sur l'écran, etc.). Un tel dispositif portable est notamment un terminal de paiement électronique, dont l'écran peut représenter un clavier virtuel, par exemple pour la saisie d'un code confidentiel, ou d'un montant de transaction. Selon un mode de réalisation de l'invention, l'information de repérage apparaît en relief par rapport à au moins une surface dudit dispositif. Selon un mode de réalisation de l'invention, un tel dispositif est muni de moyens d'inactivation de l'affichage dudit écran tactile. Ainsi, lorsque le dispositif est en mode d'utilisation par un utilisateur non-voyant, l'invention prévoit une sécurité permettant que rien ne soit affiché sur l'écran tactile, dans la mesure où un utilisateur non-voyant n'a pas besoin d'un affichage quelconque sur l'écran tactile. De cette manière, une personne mal intentionnée observant l'utilisateur non-voyant (par exemple lorsque celui-ci saisit son code PIN) sans que celui-ci ne s'en rende compte, ne puisse pas déduire de son observation les touches activées par l'utilisateur non-voyant. Selon un autre aspect de l'invention, un tel dispositif comprend également au moins une touche en dehors dudit écran tactile. Ainsi, lorsque l'écran tactile représente un clavier virtuel, certaines touches comme les touches de fonction « enter », « cancel » et « correction » ne sont pas prévues sur l'écran tactile, mais en dehors, comme des touches « classiques » de clavier. De cette manière, un nombre réduit de touches nécessite un repérage en relief selon l'invention. Ce mode de réalisation présente donc une ergonomie satisfaisante pour l'utilisateur. En particulier, l'information de repérage correspond à un repère matérialisant une frontière entre deux régions virtuelles distinctes de l'écran tactile. Ainsi, selon ce mode de réalisation, une information de repérage permet non pas de représenter une région virtuelle de l'écran mais de matérialiser une frontière entre deux régions virtuelles de l'écran tactile, une région pouvant correspondre à une touche, ou un ensemble de touches. De cette manière, l'utilisateur, connaissant l'organisation prédéfinie de ces régions, peut localiser les régions elles-mêmes sur l'écran tactile, par exemple des touches d'un clavier virtuel dans un cas où une région correspond à une touche. Selon une première variante, le repère matérialise une frontière entre deux touches virtuelles dudit écran tactile. Ainsi, selon ce mode de réalisation, un repère permet de matérialiser une frontière entre deux touches d'un écran tactile, représentant par exemple un clavier virtuel. De cette manière, l'utilisateur, connaissant l'organisation prédéfinie des touches sur l'écran tactile, peut localiser chacune des touches en repérant les frontières entre elles. Par exemple, les frontières peuvent être matérialisées par un trait court, perpendiculaire au bord extérieur de l'écran tactile. Ainsi, douze repères permettent de matérialiser les frontières entre les touches de digits de 0 à 9, ainsi que les touches de validation et d'annulation, lorsque ces touches sont situées elles-mêmes en périphérie, et non au centre, de l'écran tactile. Si le clavier virtuel représenté sur l'écran tactile présente des touches en périphérie et au centre de l'écran tactile, dix repères permettent de matérialiser les frontières entre les touches de digits de 0 à 9, ainsi que les touches de validation et d'annulation. Selon une autre variante, le repère matérialise le milieu d'un côté dudit écran tactile, et donc, si l'on considère avantageusement un repère pour le milieu de chacun des quatre côtés de l'écran (dans le cas d'un écran rectangulaire ou carré), alors le contour de l'écran tactile lui-même est repéré. De cette manière, si l'écran tactile représente un clavier virtuel, l'utilisateur, connaissant l'organisation prédéfinie des touches sur l'écran tactile, peut déduire la localisation de chacune des touches en repérant les milieux, et par conséquent les côtés de l'écran tactile, et donc l'écran tactile lui-même. Dans ce cas, quatre repères peuvent suffire, par exemple des points, ou des traits courts perpendiculaires aux côtés de l'écran. Selon une autre variante, le repère matérialise un coin dudit écran tactile, et donc, si l'on considère avantageusement un repère pour chacun des quatre coins de l'écran (dans le cas d'un écran rectangulaire ou carré), alors le contour de l'écran tactile lui-même est repéré. De cette manière, si l'écran tactile représente un clavier virtuel, l'utilisateur, connaissant l'organisation prédéfinie des touches sur l'écran tactile, peut déduire la localisation de chacune des touches en repérant les coins, et par conséquent les contours de l'écran tactile lui-même. Dans ce cas, quatre repères sont nécessaires, par exemple des points, ou des traits courts, ou tout autre forme. Selon un autre aspect de l'invention, la zone de repérage est située le long d'au moins un bord dudit écran tactile. Ce mode de réalisation permet de repérer par exemple différentes touches de l'écran tactile en plaçant différents repères le long d'au moins un bord de l'écran tactile, voire tout autour de l'écran tactile. De cette manière, les repères sont proches des touches correspondantes de la zone tactile, ou en vis-à-vis de ces touches, et offrent une ergonomie satisfaisante à l'utilisateur. Selon un mode de réalisation de l'invention, l'information de repérage correspond à un repère matérialisant la largeur d'une touche virtuelle de l'écran tactile. Par exemple, le repère correspond à une bande rugueuse correspondant à la largeur d'une touche virtuelle. Par exemple, on peut prévoir une alternance de bandes rugueuses et de zones lisses, pour matérialiser les largeurs de touches contiguës. Selon un aspect particulier de l'invention, la zone de repérage est située en dehors de l'écran tactile et obtenue par une technique appartenant au groupe comprenant : - un embossage d'une surface du dispositif ; - une gravure d'une surface du dispositif ; - une combinaison des techniques précédentes. Ainsi, le repérage se fait avantageusement sans toucher l'écran tactile car la zone de repérage est située à l'extérieur de l'écran tactile. De cette manière, l'utilisateur ne risque pas d'activer involontairement une application, ou de saisir une information erronée via l'écran tactile. Ainsi, dans le cas où l'écran tactile représente un clavier virtuel avec des touches correspondant par exemple à des digits et des touches de validation ou d'annulation, l'utilisateur repère d'abord, via l'information de repérage, une touche qu'il souhaite activer et déporte ensuite son doigt (ou un stylet) sur l'écran tactile, afin d'activer la touche repérée. Ce déport de son doigt, ou d'un stylet, se fait selon un critère prédéterminé. Par exemple, l'utilisateur connaît la configuration des touches représentées sur l'écran tactile et sait que lorsqu'il repère le chiffre « 1 » par exemple, la touche de l'écran tactile correspondante est à droite du repère, alors que lorsqu'il repère le chiffre « 4 » par exemple, la touche de l'écran tactile correspondante est en dessous du repère, ou lorsqu'il repère le chiffre « 8 » par exemple, la touche de l'écran tactile correspondante est à gauche du repère. Lorsque le relief de la zone de repérage est obtenu par embossage, les informations de repérage, ou repères, forment saillie au-dessus de la surface du dispositif. A l'inverse, lorsque le relief de la zone de repérage est obtenu par gravure, les repères apparaissent en creux au dessous de la surface du terminal. Le choix de la technique d'obtention de la zone de repérage peut ainsi être adapté au type de surface du dispositif, ou en fonction d'objectifs de coût de fabrication, etc. Selon encore un autre aspect de l'invention, la zone de repérage est obtenue par une technique de revêtement par un vernis optique de la surface de l'écran tactile du dispositif. Ainsi, il est possible de marquer par exemple les touches virtuelles de l'écran tactile par un repère en relief, via la pose d'un vernis optique, qui ne nuit pas au fonctionnement tactile de l'écran, mais permet, selon l'invention, à un utilisateur non-voyant d'utiliser l'écran tactile. Par exemple, lorsque la zone de repérage est obtenue par un revêtement par un vernis optique de la surface de l'écran tactile du dispositif, l'information de repérage correspond à un repère matérialisant une touche prédéterminée, par exemple la touche numérique « 5 », de l'écran tactile. Selon un mode de réalisation de l'invention, les zones de repérage sont situées sur au moins un côté du dispositif. Les repères en relief sont par exemple situés sur un des côtés/tranches du dispositif, ou sur une surface non parallèle à la surface de l'écran tactile. En particulier, l'information de repérage correspond à une représentation en braille d'au moins une touche virtuelle de l'écran tactile. Ce mode de réalisation prévoit de repérer les touches en utilisant leur représentation en braille, permettant ainsi à l'utilisateur de lire directement la touche via la zone de repérage. Par exemple, ce mode de réalisation permet de représenter les touches de digits de 0 à 9, ainsi que les touches de validation, correction, ou annulation. Ainsi, lorsque, par exemple, les touches de l'écran tactile sont situées elles-mêmes en périphérie, et non au centre, de l'écran, on peut placer les informations de repérage en périphérie extérieure de l'écran tactile. Dans ce cas, douze repères permettent de représenter les touches de digits de 0 à 9, ainsi que les touches de validation et d'annulation. L'information de repérage peut également correspondre à la fonction de la touche virtuelle, par exemple lorsqu'il s'agit des touches numériques, alors les chiffres correspondants sont repérés en relief selon l'invention. Selon un aspect particulier de l'invention, le dispositif est muni de moyens sonores aptes à guider un utilisateur dans la navigation d'une application restituée sur l'écran tactile. Ainsi, lorsque l'utilisateur doit naviguer dans une application, par exemple avant de saisir son code PIN, il est guidé par des indications sonores, ne présentant aucun risque de sécurité, mais lui permettant d'accéder à l'écran de saisi de son code PIN. Par exemple, les indications sonores indiquent le montant de la transaction avant que l'utilisateur saisisse son code PIN. Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, le dispositif est muni de moyens d'inhibition aptes à assujettir l'activation d'une touche virtuelle dudit écran tactile par pression d'un utilisateur à l'exécution d'une action supplémentaire par l'utilisateur. Ce mode de réalisation nécessite une technique différente d'activation des touches, par une action supplémentaire de l'utilisateur, en plus de la pression sur la touche considérée. En effet, l'utilisateur effectue nécessairement une pression sur l'écran tactile pour passer d'une touche à une autre, et ceci ne doit pas être interprété comme l'activation de chacune des touches pressées successivement. L'utilisateur doit donc effectuer une action supplémentaire lorsqu'il souhaite valider l'activation d'une touche qu'il a pressée. Par exemple, cette action supplémentaire de l'utilisateur peut être un « double appui » sur la touche considérée. Cette caractéristique peut être avantageusement combinée avec un repérage des touches, par exemple via leur représentation en braille, comme décrit précédemment. Par exemple, l'utilisateur peut déplacer son doigt à la fois sur les informations de repérage en braille, et sur l'écran tactile. Ainsi, il peut à la fois lire le braille, en touchant la zone de repérage, et faire glisser ses doigts sur l'écran tactile sans craindre la saisie involontaire d'une touche. Selon un mode de réalisation de l'invention, le dispositif est muni de moyens de signalisation de l'activation d'une touche virtuelle dudit écran tactile. Ainsi, une émission sonore par exemple, ou bien une vibration du dispositif, succède à la validation d'une touche, afin de confirmer à l'utilisateur que l'action de saisie a bien été prise en compte par le dispositif. Avantageusement, ces moyens de signalisation sont présents sur le dispositif, pour tous les modes de réalisation décrits précédemment. Un autre aspect de l'invention concerne un procédé d'activation d'une touche d'un écran tactile d'un dispositif tel que décrit précédemment, comprenant les étapes suivantes : - pression d'au moins une zone intermédiaire située entre deux régions de l'écran tactile et de la touche ; - mise en oeuvre d'une action supplémentaire d'activation de la touche. L'invention concerne donc également un procédé d'utilisation d'un dispositif tel que décrit précédemment, pour lequel il est prévu une technique différente d'activation des touches, par une action supplémentaire de l'utilisateur, en plus de la pression sur la touche considérée. 5. Liste des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation particulier, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - les figures la et lb illustrent des exemples de dispositif selon un mode de réalisation de l'invention ; - les figures 2a, 2b et 2c illustrent des exemples de zones de repérage selon un 5 premier mode de réalisation de l'invention ; - les figures 3a et 3b illustrent un exemple de zones de repérage selon un deuxième mode de réalisation de l'invention - les figures 4a et 4b illustrent un exemple de zones de repérage selon un troisième mode de réalisation de l'invention 10 - les figures 5a et 5b illustrent un exemple de zones de repérage selon un quatrième mode de réalisation de l'invention - la figure 6 présente les principales étapes du procédé d'utilisation d'un dispositif selon un mode de réalisation de l'invention. 6. Description d'un mode de réalisation de l'invention 15 6.1 Principe général Le principe général de l'invention repose sur le marquage en relief, sur un dispositif portable comprenant un écran tactile, d'une ou plusieurs zones porteuses d'information(s) de repérage, appelées zones de repérage, permettant notamment à un utilisateur non-voyant de localiser une ou plusieurs zones correspondantes de l'écran tactile. 20 Ainsi, un utilisateur non-voyant qui souhaite activer une zone particulière de l'écran tactile glisse d'abord son doigt sur le dispositif pour détecter les informations de repérage en relief jusqu'à atteindre l'information repérant la zone particulière en question. Il déporte ensuite son doigt vers l'écran tactile, selon des critères prédéterminés détaillés ci-dessous, pour activer la zone particulière choisie sur l'écran tactile. 25 Selon le principe général de l'invention, les zones de repérage peuvent se situer à n'importe quel endroit du dispositif. Avantageusement cependant, ces zones de repérage se situent « en dehors » de l'écran tactile, de façon à ce que l'utilisateur ne risque pas d'activer involontairement une application, ou de saisir une information erronée via l'écran tactile, alors qu'il cherche à 30 détecter les informations de repérage selon l'invention. Par exemple, si l'écran tactile représente un clavier virtuel avec des touches, une information de repérage peut correspondre à un repère en relief, situé en vis-à-vis d'une touche de l'écran tactile, de façon à pouvoir localiser cette touche sur l'écran. Dans ce cas, un utilisateur peut détecter les informations de repérage en glissant son doigt sur les différentes zones de repérage, puis ensuite activer les touches souhaitées en déportant son doigt vers l'écran tactile, en vis-à-vis de l'information de repérage détectée. Cependant, selon un mode de réalisation décrit ci-dessous (troisième variante du premier mode de réalisation), il est également possible que l'utilisateur détecte les informations de repérage, situées en bordure de l'écran tactile, tout en passant volontairement son doigt sur l'écran tactile, en attente d'un signal sonore émis par le dispositif à chaque fois qu'il passe sur une région prédéfinie de l'écran tactile (par exemple une zone intermédiaire entre deux touches). Dans ce mode de réalisation, l'activation d'une zone particulière de l'écran tactile est assujettie à une action supplémentaire de l'utilisateur (par exemple, un double-click, ou une pression sur une touche spécifique), de façon à ce que le passage de son doigt sur l'écran ne soit pas interprété comme l'activation volontaire de cette zone particulière de l'écran tactile. Plusieurs cas peuvent être envisagés pour définir l'utilisation d'un tel dispositif selon l'invention, et en particulier pour spécifier comment un utilisateur non-voyant peut déduire la localisation correcte d'une zone de l'écran tactile, à partir de sa détection des informations de repérage en relief. Dans un premier cas, on considère que l'utilisateur connaît la configuration exacte des informations de repérage sur le dispositif ainsi que la configuration exacte représentée sur l'écran tactile, ou bien qu'il est guidé par une assistance auditive procurée par le dispositif (par exemple, un message sonore lui indique la configuration des touches, ou simplement lui indique que la configuration des touches est « classique », etc). Par exemple, il sait que l'écran tactile est découpé en un certain nombre de zones distinctes, dont il connaît les fonctions. De plus, il sait que les informations de repérages se trouvent autour de l'écran tactile, en vis-à-vis de chacune des zones distinctes. Dans ce cas, l'utilisateur peut localiser sans difficultés ces zones de l'écran tactile, à partir de sa détection des informations de repérage. Par exemple, dans le cas où l'écran tactile représente un clavier virtuel configuré comme illustré en figures la et lb, l'utilisateur sait que lorsqu'il repère le chiffre « 1 » par exemple, la touche de l'écran tactile correspondante est à droite du repère, alors que lorsqu'il repère le chiffre « 2 », la touche de l'écran tactile correspondante est en dessous du repère, ou lorsqu'il repère le chiffre « 6 », la touche de l'écran tactile correspondante est à gauche du repère. Dans un autre cas, l'utilisateur ne connaît pas a priori la configuration exacte des informations de repérage sur le dispositif et la configuration exacte représentée sur l'écran tactile. Dans ce cas, il doit « tester » les différentes zones autour de l'information de repérage, afin d'en déduire la direction vers laquelle il doit déporter son doigt, ou son stylet, afin d'activer la zone correspondante de l'écran tactile. Par exemple, le « test » des différentes zones consiste à déplacer son doigt de quelques millimètres à droite, au dessus, à gauche et au dessous de l'information de repérage en relief, de façon à en déduire où se trouve l'écran tactile par rapport aux informations de repérage. Par exemple, dans le cas d'un dispositif tel qu'illustré en figure la, lorsque l'utilisateur a repéré le chiffre « 1 », il détecte le bord du terminal , en déplaçant son doigt au dessus et à gauche de l'information de repérage, puis il détecte une autre information de repérage (en l'occurrence le « 4 ») en déplaçant son doigt au dessous de l'information de repérage du « 1 », et peut en déduire que la zone tactile de l'écran se trouve à droite du repère du « 1 », et ainsi de suite. Selon une variante, une même information de repérage peut être répétée dans deux zones de repérage distinctes, afin de mieux guider l'utilisateur. Ainsi, sur la figure la, l'information de repérage 111 du chiffre « 1 » est présente à gauche et au-dessus de la touche virtuelle « 1 ». Les informations de repérage du chiffre « 3 » est également présente deux fois, au-dessus et à droite de la touche virtuelle « 3 ». On considère par la suite un exemple de dispositif selon l'invention correspondant à un terminal de paiement électronique 1, comme illustré en figures la et lb, comprenant un écran tactile 10 et, selon différents modes de réalisation, des zones de repérage 11 pouvant porter différentes informations de repérage 113, 116. Le principe général de l'invention repose également sur le fait que, pour des raisons de sécurité, l'affichage de l'écran tactile est inactivé lorsque le dispositif est utilisé par un utilisateur non-voyant. Cette inactivation est illustrée en figure lb par les touches virtuelles de l'écran tactile en gris et leurs contours en pointillés. Ainsi, l'utilisateur non-voyant n'ayant pas besoin de l'affichage de l'écran tactile puisqu'il bénéficie des zones de repérage selon l'invention, l'utilisation du dispositif présente une sécurité renforcée en perturbant l'observation d'une personne mal intentionnée qui, en regardant ce que l'utilisateur non-voyant saisit sans que celui-ci puisse s'en rendre compte, pourrait en déduire son code PIN par exemple. En effet, si les touches virtuelles ne sont pas affichées, un observateur peut difficilement repérer quelles touches ont été activées. Enfin, l'ergonomie d'un dispositif selon l'invention est renforcée par la présence, en dehors de l'écran tactile, de certaines touches d'un clavier sous une forme standard, c'est-à-dire non tactile. Cette configuration permet en effet de réduire le nombre de touches virtuelles sur l'écran tactile, et donc également le nombre de zones de repérage nécessaires, tout en permettant à un utilisateur non-voyant de retrouver une configuration plus classique avec des touches standards. Par exemple, et comme illustré en figure lb, les touches en dehors de l'écran tactile sont les touches de fonctions « enter » pour valider, « cancel » pour annuler et « correction » pour corriger. 6.2 Description d'un premier mode de réalisation On présente maintenant, en relation avec les figures 2a à 2c, trois variantes d'un premier mode de réalisation de l'invention. On considère ici seulement une partie du terminal de paiement électronique 1 de la figure 1, à savoir l'écran tactile 10 représentant un clavier virtuel ainsi que des zones de repérage 22 porteuses d'informations de repérage (221, 223, 226, 227). Selon ce premier mode de réalisation, ces informations de repérage correspondent à des représentations en braille des touches du clavier virtuel représenté sur l'écran tactile. La figure 2a illustre une première variante dans laquelle l'écran tactile représente un clavier virtuel selon une configuration dite « classique ». Cette variante permet en particulier à l'utilisateur de se référer à une disposition plus familière des touches. De plus, cette variante permet également une compatibilité totale entre l'utilisation de l'invention par un utilisateur non-voyant et l'utilisation de l'invention par un utilisateur ne présentant pas de déficience visuelle. Les figures 2b et 2c illustrent quant à elles respectivement une deuxième et une troisième variantes, dans lesquelles l'écran tactile représente un clavier « adapté » à une utilisation pour des utilisateurs non-voyants. Ces deux configurations de clavier varient par la position des touches, et également le nombre de touches représentées. Ainsi, le principe général de l'invention permet la mise en oeuvre de l'invention pour tout type de représentation de clavier virtuel sur l'écran tactile. On peut par exemple envisager que le choix de la configuration du clavier virtuel puisse être proposé à l'utilisateur, ou à une personne en charge de la mise à disposition du terminal de paiement électronique (un commerçant par exemple) par un message sonore. La configuration du clavier virtuel peut alors par exemple être activée par une réponse orale, nécessitant une reconnaissance vocale, ou par l'activation d'une touche (nécessitant la présence d'une autre personne que l'utilisateur lorsque celui-ci est non-voyant). Selon la première variante de ce premier mode de réalisation (dans laquelle les touches du clavier virtuel sont organisées de manière « classique » comme indiqué ci-dessus), illustrée en figure 2a, le terminal de paiement électronique présente une zone de repérage en vis-à-vis de certaines touches du clavier virtuel, en l'occurrence toutes les touches sauf les touches centrales. Ainsi, douze zones de repérage 22 porteuses de douze informations de repérage distinctes (227, 223, 226, ... ) permettent à un utilisateur non-voyant de localiser toutes les touches du clavier virtuel. En effet, les touches en périphérie de l'écran tactile peuvent être localisées « directement » via les informations de repérage en vis-à-vis, et les touches centrales peuvent être localisées par « déduction » et/ou à l'aide d'un repère tactile directement présent sur certaines zones de l'écran, par exemple la présence d'un point en relief pour localiser et identifier la touche « 5 » (voir la description du cinquième mode de réalisation). En particulier, les touches correspondant aux chiffres 1, 2, 3, 4, 6, 7 et 9 sont repérées via des informations de repérage distinctes, correspondant chacune à la représentation en braille respective desdits chiffres. Les touches « Correction », « Annulation » et « Validation », sont repérées via des informations de repérage distinctes, correspondant à la représentation en braille de leurs abréviations anglaises respectives, à savoir « COR », « CAN » et « ENT ». Enfin, la touche « . » est repérée via une information de repérage correspondant à la représentation en braille de « DOT » (pour « point » en anglais) et la touche « Fonction » est repérée via une information de repérage correspondant à la représentation en braille de son abréviation anglaise « FUN ». Selon cette variante, il est préférable que l'utilisateur non-voyant connaisse la configuration des touches du clavier virtuel, en particulier de façon à pouvoir déduire les touches centrales 5, 8 et 0, à partir des autres touches repérées selon cette variante de l'invention. Selon la deuxième variante de ce premier mode de réalisation, illustrée en figure 2b, le terminal de paiement électronique présente une zone de repérage en vis-à-vis de chacune des touches du clavier virtuel, celles-ci étant organisées en périphérie de l'écran tactile (c'est-à-dire selon une configuration adaptée aux non-voyants). Là encore, douze zones de repérage 22 porteuses de douze informations de repérage distinctes (221, 226, 227, ... ) permettent à un utilisateur non-voyant de localiser toutes les touches du clavier virtuel. En effet, certaines touches du clavier virtuel « classique » ne sont pas représentées, comme ici « Fonction », « . » et « Correction ». Les représentations en braille décrites ci-dessus en relation avec la première variante sont utilisées pour cette deuxième variante et ne sont pas décrites à nouveau. La troisième variante de ce mode de réalisation, illustrée en figure 2c, est identique à la deuxième variante décrite ci-dessus et prévoit en plus une région 23 permettant une utilisation différente des zones de repérage et du clavier virtuel. Ainsi, selon cette troisième variante, il est prévu que le terminal de paiement électronique présente une zone intermédiaire entre deux touches du clavier virtuel, par exemple la région 23 illustrée en figure 2c (en gras). Ainsi, en glissant son doigt sur la région 23, c'est-à-dire « à cheval » sur les informations de repérage et l'écran tactile, un utilisateur non-voyant détecte les informations de repérage selon l'invention tout en ayant son doigt sur l'écran tactile. Cependant, comme déjà indiqué ci-dessus, cette troisième variante nécessite une technique différente d'activation des touches, par une action supplémentaire de l'utilisateur, en plus de la pression sur la touche considérée. En effet, l'utilisateur effectue nécessairement une pression sur l'écran tactile pour naviguer sur l'écran. L'utilisateur doit donc effectuer une action supplémentaire lorsqu'il souhaite valider l'activation d'une touche qu'il a pressée. Par exemple, cette action supplémentaire de l'utilisateur peut être un « double appui » sur la touche considérée, ou une pression sur une touche spécifique (non représentée), qui pourrait être située par exemple au centre du clavier virtuel. 6.3 Description d'un deuxième mode de réalisation On présente maintenant, en relation avec les figures 3a et 3b, deux variantes d'un deuxième mode de réalisation de l'invention. On considère à nouveau ici seulement une partie du terminal de paiement électronique 1 de la figure 1, à savoir l'écran tactile 10 représentant un clavier virtuel ainsi que des zones de repérage 32 porteuses d'informations de repérage 321. Selon ce deuxième mode de réalisation, ces informations de repérage correspondent à des repères, par exemple des traits courts, situés autour de l'écran tactile perpendiculairement à ses bords, entre chaque des touche du clavier virtuel. Ainsi, les informations de repérage matérialisent les frontières entre les touches du clavier virtuel. Ce mode de réalisation a l'avantage de nécessiter un repérage moins important que le mode de réalisation précédent, les repères utilisés ici étant tous identiques et plus simples à réaliser que des représentations en braille. Comme pour le premier mode de réalisation, la figure 3a illustre une première variante dans laquelle l'écran tactile représente un clavier virtuel selon une configuration dite « classique », et la figure 3b illustre une deuxième variante, dans laquelle l'écran tactile représente un clavier adapté à une utilisation pour des utilisateurs non-voyants. Selon les deux variantes, douze repères permettant de matérialiser les frontières entre les touches en périphérie du clavier virtuel pour la première variante, illustrée en figure 3a, et toutes les touches du clavier virtuel pour la deuxième variante, illustrée en figure 3b. Ainsi, un utilisateur, connaissant la configuration du clavier virtuel, peut en localiser chacune des touches en détectant, via les informations de repérage, les frontières entre chacune d'elles. 6.4 Description d'un troisième mode de réalisation On présente maintenant, en relation avec les figures 4a et 4b, deux variantes d'un troisième mode de réalisation de l'invention. On considère à nouveau ici seulement une partie du terminal de paiement électronique 1 de la figure 1, à savoir l'écran tactile 10 représentant un clavier virtuel ainsi que des zones de repérage 42 porteuses d'informations de repérage 421. Selon ce troisième mode de réalisation, ces informations de repérage correspondent à des repères, par exemple des traits courts, situés autour de l'écran tactile, perpendiculairement au milieu de chaque côté de l'écran tactile. Ainsi, les informations de repérage matérialisent les milieux des côtés du clavier virtuel. Ce mode de réalisation a, comme le précédent, l'avantage de nécessiter un repérage moins important que le premier mode de réalisation, les repères utilisés ici étant tous identiques et plus simples à réaliser que les représentations en braille. De plus, et comme illustré sur les figures 4a et 4b, le nombre de repères nécessaires est inférieur à celui du mode de réalisation précédent. Ainsi, aussi bien pour la première variante dans laquelle l'écran tactile représente un clavier virtuel de configuration « classique », que pour la deuxième variante, dans laquelle l'écran tactile représente un clavier adapté pour des utilisateurs non-voyants, un utilisateur, connaissant la configuration du clavier virtuel, peut en localiser chacune des touches en détectant, via les informations de repérage, les milieux de chacun des quatre côtés. 6.5 Description d'un quatrième mode de réalisation Ce quatrième mode de réalisation est proche du précédent, à ceci près que les informations de repérage correspondent à des repères matérialisant les coins du clavier virtuel. Par exemple les repères forment des angles situés à l'extérieur des coins de l'écran tactile, comme illustré en gras sur les figures 5a et 5b, ou encore des traits courts positionnés en diagonale à l'extérieur des coins de l'écran tactile, comme illustré en pointillé sur les figures 5a et 5b. Selon ce mode de réalisation, le nombre de repère nécessaire est en encore moins important que pour les autres modes de réalisation, mais nécessite cependant une bonne connaissance de la configuration du clavier par l'utilisateur, en particulier pour la première variante. En effet, selon cette variante illustrée en figure 5a, dans laquelle l'écran tactile représente un clavier virtuel de configuration « classique », cinq touches séparent deux repères dans le sens de la hauteur du clavier, et trois touches séparent deux repères dans le sens de la largeur, rendant un peu plus complexes la localisation de chacune des touches entre chaque repère. De plus, les touches centrales sont également plus dures à localiser par déduction. Selon la deuxième variante illustrée en figure 5b, laquelle l'écran tactile représente un clavier « spécial », trois touches séparent deux repères, ce qui facilite l'utilisation, tout en limitant le nombre de repères. Cependant, dans ce cas, on observe que tous les chiffres ne sont pas représentés sur ce clavier « spécial » (il manque en particulier le « 0 » et les chiffres de « 6 » à « 9 »). Cette variante nécessite donc, par exemple pour la saisie d'un code confidentiel classique de quatre digits en base dix, un encodage de ce code, de façon à pouvoir le saisir avec les seules touches disponibles sur clavier virtuel « spécial ». On peut par exemple encoder tout code confidentiel classique pour obtenir un code modifié sur six digits, en base cinq (c'est-à-dire en n'utilisant que les chiffres disponibles sur le clavier « spécial »). 6.6 Description d'un cinquième mode de réalisation Selon ce mode de réalisation, la ou les zones de repérage sont situées sur la surface de l'écran tactile, par exemple par application d'un vernis optique, qui permet de ne pas perturber le fonctionnement tactile de l'écran, tout en permettant de matérialiser par exemple une ou plusieurs touches sur l'écran tactile directement. L'invention, selon ce mode de réalisation, permet par exemple de matérialiser la touche « 5 », comme sur un clavier standard. Tout autre type d'information de repérage peut être envisagé. De plus, ce mode de réalisation, comme le précédent, nécessite une technique différente d'activation des touches, par une action supplémentaire de l'utilisateur, en plus de la pression sur la touche considérée. En effet, l'utilisateur effectue nécessairement une pression sur l'écran tactile pour détecter le ou les repères situés à la surface de l'écran tactile. Comme indiqué ci-dessus, l'utilisateur doit donc effectuer une action supplémentaire lorsqu'il souhaite valider l'activation d'une touche qu'il a pressée. 6.7 Description d'un sixième mode de réalisation Selon ce mode de réalisation, on considère un procédé d'utilisation d'un dispositif tel que décrit précédemment, plus particulièrement dans le mode de réalisation où il est prévu une zone intermédiaire entre deux touches, lui permettant ainsi de savoir lorsqu'il passe d'une touche à une autre, tout en ayant son doigt sur les touches de l'écran tactile (troisième variante du premier mode de réalisation décrit ci-dessus). Comme indiqué ci-dessus, ce mode de réalisation du dispositif nécessite une technique différente d'activation des touches, par une action supplémentaire de l'utilisateur, en plus de la pression sur la touche considérée. En effet, l'utilisateur effectue nécessairement une pression sur l'écran tactile pour détecter qu'il passe dans une zone entre deux touches, et ceci ne doit pas être interprété comme l'activation de chacune des touches pressées successivement. L'utilisateur doit donc effectuer une action supplémentaire lorsqu'il souhaite valider l'activation d'une touche qu'il a pressée. Ainsi, selon ce mode de réalisation, et comme illustré en figure 6, l'utilisateur non-voyant glisse son doigt sur une région particulière (notée 23 et illustrée en gras autour de l'écran tactile sur la figure 2c), « à cheval » sur les informations de repérage et l'écran tactile, pour détecter les informations de repérage selon l'invention et sur une zone intermédiaire située entre deux touches du clavier virtuel. Cette pression 60 de son doigt sur la zone intermédiaire engendre également une pression successive sur deux touches successives de l'écran tactile. L'utilisateur glisse ainsi son doigt sur cette région particulière jusqu'à ce qu'il ait détecté, lors d'une étape de détection 61 de la touche souhaitée, l'information de repérage correspondant à une touche de l'écran tactile qu'il souhaite activer. Lorsqu'il a détecté cette information de repérage, il a donc effectué une pression sur la touche qu'il souhaite activer, et doit mettre en oeuvre une action supplémentaire 62 pour valider l'activation de la touche pressée. Par exemple, cette action supplémentaire peut être un « double appui » sur la touche considérée, ou une pression sur une touche spécifique distincte, par exemple située au centre du clavier virtuel.5 REVENDICATIONS1. Dispositif portable comprenant un écran tactile et au moins une zone porteuse d'une information de repérage, dite zone de repérage, identifiable par détection d'une variation d'état de surface sur ledit dispositif. 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite information de repérage apparaît en relief par rapport à au moins une surface dudit dispositif. 3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens d'inactivation de l'affichage dudit écran tactile. 4. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend également au 10 moins une touche en dehors dudit écran tactile. 5. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite information de repérage correspond à un repère matérialisant une frontière entre deux régions virtuelles distinctes de l'écran tactile. 6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ledit repère matérialise le 15 milieu d'un côté dudit écran tactile. 7. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite information de repérage correspond à un repère matérialisant la largeur d'une touche virtuelle de l'écran tactile. 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone de repérage est 20 située en dehors dudit écran tactile et obtenue par une technique appartenant au groupe comprenant : - un embossage d'une surface dudit dispositif ; - une gravure d'une surface dudit dispositif ; - une combinaison des techniques précédentes. 25 9. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone de repérage est obtenue par une technique de revêtement par un vernis optique de la surface de l'écran tactile dudit dispositif. 10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite information de repérage correspond à un repère matérialisant une touche prédéterminée dudit écran tactile. 30 11. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites zones de repérage sont situées sur au moins un côté dudit dispositif. 12. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite information de repérage correspond à une représentation en braille d'au moins une touche dudit écrantactile. 13. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens sonores aptes à guider un utilisateur dans la navigation d'une application restituée sur l'écran tactile. 14. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens d'inhibition aptes à assujettir l'activation d'une touche virtuelle dudit écran tactile par pression d'un utilisateur à l'exécution d'une action supplémentaire par ledit utilisateur. 15. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est muni de moyens de signalisation de l'activation d'une touche virtuelle dudit écran tactile.10
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i La présente invention concerne une étiquette de marquage, en particulier de lunettes. Elle concerne plus particulièrement une étiquette de marquage comprenant un corps destiné à être porté par une branche de lunettes et une patte adhésive destinée à être appliquée contre un verre de lunettes, corps et patte étant réalisés d'une seule pièce généralement par découpage d'un flan. io Le marquage de lunettes n'apporte pas aujourd'hui satisfaction. En effet, ce dernier s'opère généralement à l'aide d'un dispositif antivol rigide, encombrant qui vient se positionner sur une branche de lunettes en prenant en sandwich ladite branche. 15 Une autre solution pour marquer les lunettes consiste à fixer une étiquette adhésive autour de la branche des lunettes et à cheval sur une partie du verre. Du fait de la conception de l'étiquette réalisée en un matériau imprimable, une partie du verre est masquée par l'étiquette et gêne la vision lors d'un essai des lunettes. En outre, lors de l'enlèvement de l'étiquette, il est nécessaire de 20 nettoyer la monture de lunettes qui comporte des traces de colle. Ce nettoyage peut être fastidieux. De plus, la plupart des dispositifs de marquage risquent de se détacher à la manipulation, la perte d'identification posant alors des soucis à l'opticien. 25 Un but de la présente invention est donc de proposer une étiquette de marquage dont la conception permet d'une part, de ne pas gêner la vision de l'utilisateur lors d'un essai des lunettes, d'autre part, de ne pas marquer la monture notamment par des traces de colle tout en limitant les risques de désolidarisation de l'étiquette du produit. 30 Un autre but de la présente invention est de proposer une étiquette de marquage dont la conception permet de disposer d'une surface d'impression importante et d'assurer une identification aisée, en particulier par radio-identification encore appelée radio-fréquence identification (RFID) ou identification par radio-fréquence. A cet effet, l'invention a pour objet une étiquette de marquage, en particulier de lunettes, ladite étiquette comprenant un corps destiné à être porté par une branche de lunettes et une patte adhésive destinée à être appliquée contre un verre de lunettes, corps et patte étant réalisés d'une seule pièce généralement par découpage d'un flan, caractérisée en ce que le corps de l'étiquette io comporte, pour son montage sur ladite branche de lunettes, une ouverture traversante à travers laquelle une branche de lunettes est apte à être enfilée et en ce qu'au moins une partie de la patte de l'étiquette est réalisée en un matériau transparent. 15 De préférence, la patte est séparée du corps par une zone dite de liaison, ladite zone de liaison étant une zone non adhésive. Généralement, le flan à partir duquel le corps et la patte sont réalisés est revêtu d'un adhésif sur toute sa surface. Une partie de la surface est ensuite 20 neutralisée à l'aide d'un empiècement. Cet empiècement correspond à la zone de liaison entre patte et corps qui sépare ces derniers. La neutralisation de l'adhésif peut également s'opérer chimiquement. L'invention a encore pour objet un ensemble du type comprenant une paire de 25 lunettes et au moins une étiquette de marquage du type précité. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels : 30 la figure 1 représente une vue en perspective de lunettes équipées d'une étiquette de marquage conforme à l'invention ; la figure 2 représente une vue à plat de l'étiquette seule, en position dépliée du corps ; la figure 3 représente une vue à plat de l'étiquette seule, en position 5 repliée du corps de l'étiquette. Comme mentionné ci-dessus, l'étiquette 1 de marquage, en particulier de lunettes 10, objet de l'invention, comprend un corps 2 apte à être porté par une branche 11 de lunettes et une patte 3 adhésive apte à être appliquée contre un io verre 12 de lunettes, corps 2 et patte 3 étant réalisés d'une seule pièce généralement par découpage d'un flan. De manière caractéristique à l'invention, le corps 2 de l'étiquette comporte, pour son montage sur la branche 11 de lunettes, une ouverture 4 traversante à 15 travers laquelle une branche 11 de lunettes est apte à être enfilée et au moins une partie de la patte 3 de l'étiquette est réalisée en un matériau transparent et généralement indéchirable pour ne pas gêner la vision de l'utilisateur porteur desdites lunettes. 20 Généralement, la patte 3 est séparée du corps 2 par une zone 5 dite de liaison, ladite zone 5 de liaison étant une zone non adhésive. Du fait que cette zone 5 de liaison est non adhésive, tout risque de marquage de la monture de lunettes par la présence de traces de colle est évité. 25 Comme mentionné ci-dessus, cette zone non adhésive est généralement obtenue soit par application sur le flan adhésif découpé formant le corps et la patte de l'étiquette, dans la zone du flanc correspondant à la zone de liaison du corps à ladite patte, d'un empiècement qui neutralise l'adhésif soit par une 30 neutralisation chimique de l'adhésif. De préférence, le corps 2 de l'étiquette est formé d'au moins deux parties 6A, 6B repliables l'une sur l'autre, au moins l'une des parties étant une partie adhésive, lesdites parties étant solidarisées l'une à l'autre par collage à l'état replié. Cette conception permet de disposer d'une surface d'impression plus grande. Le corps est donc au moins partiellement adhésif. Généralement, le corps 2 comporte en outre au moins une partie 6C non adhésive dans laquelle est ménagée l'ouverture 4 traversante dudit corps 2. Cette partie 6C non adhésive du corps 2 est obtenue, de manière analogue à io la zone 5 de liaison entre patte 3 et corps 2, par neutralisation de l'adhésif du corps en revêtant ce dernier d'un empiècement dans la zone à neutraliser ou en neutralisant chimiquement la colle. De préférence, les parties 6A, 6B du corps 2, repliables l'une sur l'autre, sont 15 positionnées entre la partie 6C non adhésive du corps et la patte 3 de l'étiquette. L'ouverture 4 traversante est une ouverture oblongue et l'axe de pliage desdites parties 6A, 6B du corps 2 s'étend sensiblement orthogonalement à 20 l'axe longitudinal de ladite ouverture 4 traversante. De même, l'axe longitudinal de la patte 3 s'étend généralement perpendiculairement à l'axe longitudinal de l'ouverture 4 traversante du corps 2 et parallèlement à l'axe de pliage des parties 6A, 6B du corps 2. On obtient 25 donc une étiquette qui, vue à plat, présente une forme générale de T avant pliage. Dans certains cas, pour éviter par exemple un vol de lunettes ou pour les inventaires, l'une des parties 6A, 6B du corps 2 est équipée, sur sa face destinée à être repliée contre l'autre partie, d'au moins un dispositif électronique, de préférence du type RFID, tel qu'une puce RFID ou un 30 marqueur électronique équivalent, de sorte que, à l'état replié desdites parties 6A, 6B, le dispositif électronique, en particulier la puce ou le marqueur, est logé entre lesdites parties du corps 2. 15 Généralement, lesdites parties 6A, 6B repliables du corps 2 sont séparées l'une de l'autre par une ligne 7 de pliage. Cette ligne de pliage est de préférence matérialisée par un rainage ou une ligne de prédécoupe du flan. Pour réduire les risques de perte ou d'arrachage de l'étiquette, cette dernière est réalisée en un matériau de synthèse imprimable dit indéchirable manuellement. En effet, le matériau est par exemple de polypropylène, du polyéthylène ou du polyéthylène téréphtalate connu pour résister à toute déchirure due aux mauvaises manipulations ou à toute tentative de déchirure sans objet coupant. De même, l'adhésif utilisé pour le collage de la patte est un adhésif fort. A titre d'exemple, on peut utiliser comme adhésif un adhésif acrylique en solvant. De préférence, le corps 2 est réalisé au moins partiellement en un matériau transparent. Généralement, le flan dans lequel l'étiquette est découpée est un film polyester 20 apte à résister à la chaleur dégagée par les lampes des vitrines. Les empiècements sont quant à eux réalisés à l'aide d'un film non adhésif ou d'un vernis de neutralisation chimique. 25 Pour faciliter son stockage, ladite étiquette 1 est, avant pose, stockée à l'état bobiné. La pose sur des lunettes d'une étiquette de marquage conforme à l'invention s'opère comme suit. L'étiquette ayant été imprimée par une imprimante à 30 transfert thermique et encodée par l'imprimante si elle contient une puce électronique de type RFID, est décollée de sa bande support permettant de la stocker à l'état bobiné. Ensuite, la partie 6A du corps de l'étiquette est repliée contre la partie 6B du corps de l'étiquette. L'étiquette est ensuite enfilée à travers l'ouverture 4 de la partie 6C de l'étiquette sur la branche de lunettes puis la patte est adhérée par collage au verre de lunettes. Le marquage est achevé. Lors de l'enlèvement du marquage, seul le verre comporte éventuellement des traces de colle qui doivent être éliminées uniquement dans le cas de lunettes de soleil car les lunettes de vue sont munies de verres factices. REVENDICATIONS1. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10), ladite étiquette (1) comprenant un corps (2) destiné à être porté par une branche (11) de lunettes et une patte (3) adhésive destinée à être appliquée contre un verre (12) de lunettes, corps (2) et patte (3) étant réalisés d'une seule pièce généralement par découpage d'un flan, caractérisée en ce que le corps (2) de l'étiquette comporte, pour son montage sur ladite branche (11) de lunette, une ouverture (4) traversante à travers laquelle une branche (11) de lunettes est apte à être io enfilée et en ce qu'au moins une partie de la patte (3) de l'étiquette est réalisée en un matériau transparent. 2. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10), selon la revendication 1, caractérisée en ce que la patte (3) est séparée du corps (2) 15 par une zone (5) dite de liaison, ladite zone (5) de liaison étant une zone non adhésive. 3. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10), selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que le corps (2) de l'étiquette est 20 formé d'au moins deux parties (6A, 6B) repliables l'une sur l'autre, au moins l'une des parties (6A, 6B) étant une partie adhésive, lesdites parties (6A, 6B) étant solidarisées l'une à l'autre par collage à l'état replié. 4. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon la 25 revendication 3, caractérisée en ce que ledit corps (2) comporte en outre au moins une partie (6C) non adhésive dans laquelle est ménagée l'ouverture (4) traversante dudit corps (2), lesdites parties (6A, 6B) du corps (2) repliables l'une sur l'autre étant, de préférence, positionnées entre la partie (6C) non adhésive du corps et la patte (3) de l'étiquette. 30 5. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que l'ouverture (4) traversante est une 7 15ouverture oblongue et en ce que l'axe de pliage desdites parties (6A, 6B) du corps (2) s'étend sensiblement orthogonalement à l'axe longitudinal de ladite ouverture (4) traversante. 6. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisée en ce que l'une des parties (6A, 6B) du corps (2) est équipée, sur sa face destinée à être repliée contre l'autre partie, d'un dispositif électronique de préférence de type RFID, de sorte que, à l'état replié desdites parties (6A, 6B), ledit dispositif est logé entre lesdites parties du corps (2). 7. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisée en ce que lesdites parties (6A, 6B) repliables du corps (2) sont séparées l'une de l'autre par une ligne (7) de pliage. 8. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en qu'elle est réalisée en un matériau de synthèse imprimable dit indéchirable manuellement. 20 9. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que ledit corps (2) est réalisé au moins partiellement en un matériau transparent. 10. Etiquette (1) de marquage, en particulier de lunettes (10) selon l'une des 25 revendications 1 à 9, caractérisée en ce que ladite étiquette (1) est, avant pose, stockée à l'état bobiné.
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DISPOSITIF DE DEVERROUILLAGE D'UNE COMMANDE A DISTANCE La présente invention concerne le déverrouillage de la trappe d'accès à la batterie d'une commande à distance et plus particulièrement un moyen simple et aisé de déverrouillage de la trappe de la commande à distance. Dans l'état de la technique, nous connaissons le document US2004/0185740, ce document décrit un dispositif portable comportant une trappe d'accès à un réceptacle. La trappe et le corps du dispositif présentent dans leurs bordures conjointes des moyens de clippage. La trappe est extraite en exerçant sur celle-ci une pression du doigt afin de la faire coulisser vers l'extérieur. La pression exercée permet par déformation élastique de déverrouiller la trappe des crans de clippage. On comprend bien que, suite à plusieurs interventions, les crans peuvent s'user et la trappe s'ouvrir d'elle-même sans intervention, ce qui est ennuyeux pour l'utilisateur et peut conduire à la perte de la batterie. Le document FR2753740 décrit un dispositif dont la trappe du compartiment de la batterie est libérée par basculement d'un cliquet. Le basculement du cliquet doit être effectué à l'aide d'une clé spécifique. Ce dispositif présente l'inconvénient de disposer d'une clé nomade à sa portée pour réaliser l'intervention, ce qui n'est pas toujours possible en cas de déplacement. Le but de l'invention est donc de proposer une télécommande permettant de s'affranchir de ces inconvénients en le dotant d'un dispositif mécanique autorisant le déverrouillage de la trappe par un simple appui sur une touche. A cet effet, la présente invention a pour objet une télécommande comprenant un réceptacle fermé par une trappe mobile déverrouillable par appui sur une touche, la touche étant fixée sur le corps de la télécommande. Selon une variante, la touche comprend un élément d'appui par le liaison blocage de blocage de la trappe et une surface déclenchant le déverrouillage de la trappe déplacement de l'élément entre surface d'appui restant indéformable lorsqu'on appuie sur de blocage, la et élément de la touche. Selon une autre caractéristique la touche est placée sur le corps de la télécommande à la jonction entre corps et trappe. Selon une autre caractéristique avantageuse la touche comporte des moyens de retour d'effort, Avantageusement, les moyens de retour d'effort sont constitués par un ressort de compression monté sur l'axe de la touche. Selon une variante, les moyens de retour d'effort sont constitués par un ressort à lame élastique en forme de c, intercalé entre la touche et le corps de la commande à distance. Selon, une autre variante le mécanisme de verrouillage lié à la touche à une forme 10 sensiblement en U. Avantageusement, le mécanisme en U à une branche relié à la touche et l'autre branche en position de verrouillage vient bloquer un redan de la trappe afin d'empêcher son coulissement. 15 Avantageusement, un appui sur la touche compresse le ressort monté sur l'axe et déplace la branche du crochet en forme de U afin de libérer le redan et de permettre le coulissement de la trappe pour accéder au réceptacle. 20 Suivant un autre avantage un appui sur la surface de la touche située à proximité de la trappe permet son basculement autour d'un axe horizontal lié au corps et pivote la branche du crochet en forme de U afin de libérer le redan et 25 de permettre le coulissement de la trappe pour accéder au réceptacle. Suivant une variante, la touche d'appui est identifiée par un logo. Avantageusement, la touche d'appui est placée 30 à cheval sur le corps et sur la trappe de la commande à distance. Avantageusement, la trappe mobile est coulissante. Avantageusement, le réceptacle contient la batterie de la télécommande. Par ailleurs, l'invention a également pour objet une télécommande comprenant un dispositif de déverrouillage de la trappe. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront clairement à la lecture de la description ci-après, donnée à titre indicatif en référence aux dessins annexés dans lesquels: - La figure 1 est une vue partielle schématique en section A-A de face de la figure 3 d'une télécommande montrant le dispositif en position verrouillée suivant un premier mode de réalisation de l'invention. - La figure 2 est une vue partielle schématique en section de face de la figure 3 d'une commande à distance montrant le dispositif en position déverrouillée suivant un premier mode de réalisation de l'invention. - La figure 3 est une vue schématique de dessus d'une télécommande comprenant un dispositif suivant un premier mode 30 de réalisation de l'invention. - La figure 4A est une vue partielle schématique en section A-A de face de la figure 6 d'une télécommande montrant le dispositif en position verrouillée suivant un deuxième mode de réalisation de l'invention. - La figure 4E est une vue partielle schématique en section B-B de face de la figure 4A montrant le principe de montage de la touche à basculement suivant le second mode de réalisation de l'invention. - La figure 5 est une vue partielle schématique en section de face de la figure 6 d'une télécommande montrant le dispositif en position déverrouillée suivant un second mode de réalisation de l'invention. - La figure 6 est une vue schématique de dessus d'une une télécommande comprenant un dispositif suivant un second mode de réalisation de l'invention. La figure 1 représente une vue partielle schématique en section A-A de face de la figure 3 d'une une télécommande montrant le dispositif en position verrouillée suivant un premier mode de réalisation de l'invention. La télécommande 1 est constituée essentiellement d'un corps 2 et d'une trappe 3 d'accès à la batterie et à l'électronique. En vue de déverrouiller la trappe 3 de façon simple, La télécommande 1 dispose d'un dispositif formant un mécanisme 4 prévu à cet effet. Le mécanisme 4 comprend une touche 5 sur la face 5a de laquelle en regard du corps 2 est fixé un axe 6. Le corps 2 comprend au niveau de l'axe 6 un support interne 2a comportant un alésage 2b traversé par l'axe 6 qui se prolonge par une forme en U formant un crochet 7. Un ressort de compression 8 vient s'intercaler entre la face 5a de la touche 5 et le support 2a du corps 2. La face 3a de la trappe 3 non visible comporte du coté de son interface avec le corps 2 une bordure en saillie formant un redan 3b. Le redan 3b dans la position de verrouillage de la trappe 3 est emprisonné dans le crochet 7 lié à l'axe 6 et à la touche 5. En position d'utilisation, la trappe 3 de la une télécommande 1 est verrouillée naturellement de façon passive sous l'action du ressort de compression 8. De préférence, l'axe 6 comporte un moyen de guidage longitudinal ou n'est pas cylindrique de manière à orienter le crochet 7 afin qu'il emprisonne le redan 3b de la trappe 3 spontanément. Ainsi, la télécommande 1 comprenant un réceptacle 12 fermé par une trappe mobile 3 est déverrouillable par uniquement un appui sur une touche 5, la touche 5 est fixée sur le corps 2. La figure 2 est une vue partielle schématique en section de face de la figure 3 d'une une télécommande montrant le dispositif en position déverrouillée suivant un premier mode de réalisation de l'invention. Dans cette configuration, l'appui sur la face visible de la touche 5 suivant la flèche 10 provoque la translation de l'axe 6, vers l'intérieur du corps, la compression du ressort 8 et le désengagement du crochet 7 du redan 3b de la trappe 3 permettant sa libération par coulissement suivant la flèche 11 et l'accès au réceptacle. La figure 3 est une vue schématique de dessus de la une télécommande comprenant un dispositif suivant un premier mode de réalisation de l'invention. Cette vue montre que la touche 5 d'appui est disposée à plat, à la jonction entre le corps 2 et la trappe 3. La touche 5 recouvre majoritairement le corps 2 et l'autre partie la trappe 3. L'axe 6 est fixé sur la touche 5 possède avantageusement une forme carrée. Lorsque, la trappe 3 est libérée, le verrouillage est à nouveau effectué en exerçant une pression sur la touche 5 et en faisant coulisser la trappe 3 vers l'intérieur en direction de sa jonction avec le corps 2 de manière à emprisonner le redan 3b de la trappe 3 de la commande à distance 1. La figure 4A représente une vue partielle schématique en section A-A de face de la figure 3 d'une télécommande montrant le dispositif en position verrouillée suivant un second mode de réalisation de l'invention. Dans la suite de la description, Les repères des pièces identiques au premier mode de réalisation seront repris. La commande à distance 1 est constituée essentiellement d'un corps 2 et d'une trappe 3 d'accès à la batterie et à l'électronique. En vue de déverrouiller la trappe 3 de façon simple, La une télécommande 1 dispose d'un dispositif formant un mécanisme 4 prévu à cet effet. Le mécanisme 4 comprend une touche 5 sur la face 5a de laquelle, en regard du corps 2 est fixé une tige 15. La tige 15 est traversée transversalement par un axe 16 dans une position parallèle à la touche 5, la tige 15 se prolonge par une forme en U formant un crochet 7. L'axe 16 vient se loger dans un évidement effectué dans le corps 2 parallèle à la ligne de jonction entre le corps 2 et la trappe 3. La touche 3 est articulée autour de l'axe 16. Un ressort à lame 17 en forme de boucle est fixé par une extrémité de l'une ses branches, entre l'articulation et l'extrémité du corps 2, tandis que l'extrémité de l'autre branche vient en appui sous la touche 5 de manière à exercer un effort visant à pivoter la touche vers le haut et à plaquer l'extrémité 7a du crochet 7 sous la trappe 3. La face 3a de la trappe 3 non visible comporte du coté de son interface avec le corps 2 une bordure en saillie formant un redan 3b. Le redan 3b dans la position de verrouillage de la trappe 3 est emprisonné dans le crochet 7 lié à la tige 15 et à la touche 5. En position d'utilisation, la trappe 3 de la commande à distance 1 est verrouillée naturellement de façon passive sous l'action du ressort à lame 17. La figure 4B est une vue partielle schématique en section B-B de face de la figure 4A montrant le principe de montage de la touche à basculement suivant le second mode de réalisation de l'invention. La vue de profil montre que l'axe transversal 16 monté sur la tige 15 est emprisonné dans un logement 18 prévu à cet effet. La figure 5 est une vue partielle schématique en section de face de la figure 3 d'une télécommande 1 montrant le dispositif en position déverrouillée suivant le second mode de réalisation de l'invention. Dans cette configuration, l'appui sur la partie visible de la touche fixée sur le corps 2, en regard de la trappe 3 suivant la flèche 18 provoque le pivotement de la tige 15 autour de l'axe 16 et en conséquence le désengagement du crochet 7 du redan 3b de la trappe 3 permettant sa libération par coulissement suivant la flèche 11 et l'accès au réceptacle. En outre, afin d'assurer un pivotement suffisant de la touche 5, un évidement 3c est prévu sur le dessus de la trappe 3 afin de recevoir le coin 5c de la touche 5 afin d'augmenter son débattement. La figure 6 est une vue schématique de dessus de la une télécommande comprenant un dispositif suivant le second mode de réalisation de l'invention. Cette vue montre que la touche 5 d'appui est disposée à plat, à la jonction entre le corps 2 et la trappe 3. La touche 5 recouvre majoritairement le corps 2 et l'autre partie la trappe 3. La tige 15 est fixée sur la touche 5 et possède une forme carrée. L'espace repérée 17 sur la touche 5 symbolise la zone d'appui sur la touche 5. Lorsque, la trappe 3 est libérée, le verrouillage est à nouveau effectué en exerçant une pression sur la touche 5 et en faisant coulisser la trappe 3 vers l'intérieur en direction de sa jonction avec le corps 2 de manière à emprisonner le redan 3b de la trappe 3 de la télécommande 1. Bien entendu, il va de soi que l'invention ne se limite pas à l'exemple de réalisation plus spécialement décrit et représenté en référence aux dessins annexés ; elle en embrasse au contraire toutes les variantes. 35 REVENDICATIONS1. Télécommande (1) comprenant un réceptacle (12) fermé par une trappe mobile (3) déverrouillable par appui sur une touche (5), caractérisée en ce que la touche (5) est fixée sur le corps (2). 2. Télécommande (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce que la touche (5) comprend un élément de blocage (7) de la trappe (3) et une surface d'appui déclenchant le déverrouillage de la trappe par le déplacement de l'élément de blocage (7), la liaison entre surface d'appui et élément de blocage restant indéformable lorsqu'on appuie sur la touche (5). 3. Télécommande(1) suivant la revendication 1 caractérisé en ce que la touche (5) est placée à la jonction entre corps (2) et trappe. 4. Télécommande (1) suivant les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la 20 touche (5) comporte des moyens de retour d'effort (8, 17). 5. Télécommande (1) suivant la revendication 4 caractérisé en ce que les moyens de retour d'effort sont constitués par un ressort de 25 compression (8) monté sur l'axe de la touche. 6. Télécommande (1) suivant la revendication 4 caractérisé en ce que les moyens de retour d'effort sont constitués par un ressort à lame élastique (17) en forme de c, intercalé entre la 30 touche (5) et le corps (2) de la commande à distance (1). 7. Télécommande (1) suivant les revendications précédentes caractérisée en ce que le mécanisme de verrouillage (4) lié à la touche (5) a une extrémité en U formant un crochet (7). 8. Télécommande (1) suivant la revendication 7, caractérisé en ce que le crochet 7 a une extrémité (7b) se prolongeant par une tige (6) jusqu'à la surface d'appui de la touche et une autre extrémité (7a), venant en position de verrouillage bloquer un redan (3b) de la trappe (3)afin d'empêcher son coulissement. 9. Télécommande (1) suivant la revendication 8, caractérisé en ce qu'un appui sur la touche (5) compresse le ressort (8) et déplace l'extrémité (7A) du crochet (7) en forme de U afin de libérer le redan (3b) et de permettre le coulissement de la trappe (3) pour accéder au réceptacle. 10. Télécommande (1) suivant la revendication 6, caractérisé en ce qu'un appui sur la surface de la touche située à proximité de la trappe (3) permet son basculement autour d'un axe horizontal (16) lié au corps (2) et pivote l'extrémité (7A) du crochet (7) afin de libérer le redan (3b) et permet le coulissement de la trappe (3) pour accéder au réceptacle. 11. Télécommande (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la touche (5) d'appui est identifiée par un logo. 12. Dispositif de déverrouillage (1) d'une trappe (3) suivant l'une quelconque desrevendications précédentes, caractérisé en ce que la touche (5) d'appui est placée à cheval sur le corps (2) et sur la trappe (3) de la télécommande (1)- 13. Télécommande (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la trappe mobile (3) est coulissante. 14. Télécommande (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le réceptacle (12) contient la batterie de la télécommande (1).
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Dispositif de protection d'une ouverture de visite d'une capacité d'une centrale nucléaire La présente invention concerne un dispositif de protection d'une ouverture de visite d'une capacité d'une centrale nucléaire, notamment d'une boîte à eau d'un générateur de vapeur ou d'un pressuriseur. Les centrales nucléaires comportent un circuit primaire dans lequel circule l'eau de refroidissement sous pression du réacteur nucléaire, qui est généralement constitué de plusieurs boucles sur chacune desquelles est disposé notamment un générateur de vapeur assurant, par échange de chaleur entre l'eau de refroidissement sous pression du réacteur et l'eau d'alimentation, l'échauffement et la vaporisation de l'eau d'alimentation, de manière à produire de la vapeur qui est envoyée à une turbine de la centrale nucléaire. Les générateurs de vapeur des réacteurs nucléaires à eau sous pression comportent une enveloppe de forme générale cylindrique disposée avec son axe vertical dans laquelle est disposé un faisceau de tubes d'échange de chaleur et une boîte à eau de forme sensiblement hémisphérique constituant la partie inférieure du générateur de vapeur, en dessous de l'enveloppe renfermant le faisceau. Une plaque tubulaire de forte épaisseur, disposée horizontalement et traversée par des trous de direction verticale, assure la séparation entre la partie supérieure du générateur de vapeur et la boîte à eau. Des tubes du faisceau du générateur de vapeur sont engagés et fixés de manière étanche par leur partie d'extrémité dans les trous de la plaque tubulaire. La boîte à eau est délimitée, d'une part, par la paroi hémisphérique constituant la partie inférieure de l'enveloppe du générateur de vapeur et, d'autre part, par la surface inférieure horizontale de la plaque tubulaire suivant laquelle débouchent les trous de passage et de fixation des tubes du faisceau. Chacun des tubes du faisceau est cintré à sa partie supérieure et présente deux branches rectilignes dont les extrémités sont engagées dans les trous traversant la plaque tubulaire de part et d'autre d'une plaque de partition séparant la boîte à eau en deux compartiments reliés chacun, par une tubulure, à une conduite du circuit primaire, de manière que l'eau de refroidissement du réacteur pénètre dans la boîte à eau à l'intérieur de l'un des compartiments, pour être distribuée dans chacun des tubes du faisceau. L'eau de refroidissement sous pression circulant à l'intérieur des tubes du faisceau est récupérée par le second compartiment de la boîte à eau pour être reprise par une conduite du circuit primaire reliée au second compartiment de cette boîte à eau. Afin de pouvoir accéder à la boîte à eau, l'enveloppe hémisphérique de cette boîte à eau est traversée par une ouverture de visite ou trou d'homme, dans chacune des deux parties de l'enveloppe hémisphérique délimitant un compartiment de la boîte à eau. Pendant le fonctionnement du réacteur, la plaque tubulaire, la plaque de partition ainsi que la paroi des tubes d'échange thermique du faisceau de générateur de vapeur, subissent des contraintes mécaniques et thermiques. Il en est de même des zones de soudage entre la plaque tubulaire et la plaque de partition. Après un certain temps de fonctionnement, ces contraintes peuvent générer l'apparition de fissures ou d'amorces de fissures qui doivent être détectées de manière à éviter toute fuite d'eau de refroidissement sous pression dans le volume intérieur de l'enveloppe du générateur de vapeur dans lequel on introduit l'eau d'alimentation et de manière à ce qu'elle ne puisse pas porter atteinte à l'intégrité de l'enveloppe sous pression en cas de propagation des fissures. Il est donc nécessaire d'effectuer périodiquement, par exemple lors des arrêts programmés de la centrale nucléaire pour le rechargement de la cuve de réacteur en assemblages de combustible, des contrôles des tubes du générateur de vapeur ainsi que des zones de raccordement entre la plaque tubulaire et la plaque de partition. Dans le cas où des fissures ou des amorces de fissures sont détectées, une intervention doit être réalisée pour éviter des risques de fuite ou une remise en cause de l'intégrité de l'enceinte sous pression lors de la remise en fonctionnement du générateur de vapeur. Les contrôles et les interventions peuvent être effectués par des opérateurs travaillant à l'intérieur de la boîte à eau du générateur de vapeur. Mais, cette technique présente l'inconvénient de faire travailler les opérateurs dans une zone fortement radioactive. Pour éviter l'intervention humaine, il est connu d'utiliser des dispositifs commandés à distance depuis l'extérieur de la boîte à eau pour réaliser des opérations de contrôle ainsi que pour réaliser les différentes interventions par exemple pour éliminer les fissures ou les amorces de fissures ou pour toute autre intervention. A cet effet, on connaît un bras robot du type anthropomorphe qui est introduit à l'intérieur de la boîte à eau par l'ouverture de visite et qui comporte une partie d'accrochage fixée sous la plaque tubulaire. Lors de l'introduction du dispositif d'intervention par l'ouverture de visite, ce dispositif peut provoquer des rayures sur la paroi interne dudit orifice ne permettant pas ainsi de préserver l'intégrité de cette ouverture ainsi que du plan de joint sur lequel s'applique une tape d'obturation pendant le fonctionnement du générateur de vapeur. Afin de remédier à ce problème, il est connu de monter sur l'ouverture de visite, uniquement sur le rebord extérieur à la boîte à eau, une protection métallique constituée par exemple par un anneau vissé sur ladite ouverture. Mais, ce dispositif ne permet de protéger qu'une partie de l'ouverture de visite et il est long à mettre en place, ce qui génère une prise de dose par le personnel. L'invention a pour but de proposer un dispositif de protection d'une ouverture de visite d'une capacité d'une centrale nucléaire qui évite les inconvénients précédemment mentionnés et qui est particulièrement simple à mettre en oeuvre. L'invention a donc pour objet un dispositif de protection d'une ouverture de visite d'une capacité d'une centrale nucléaire, notamment d'une boîte à eau d'un générateur de vapeur ou d'un pressuriseur, caractérisé en ce qu'il est formé par un manchon en matériau souple apte à être placé dans l'ouverture de visite et comportant une partie centrale de forme complémentaire à ladite ouverture de visite, munie à chacune de ses extrémités d'un rebord annulaire de maintien sur les parois, respectivement intérieur et extérieur de cette ouverture de visite. Selon d'autres caractéristiques de l'invention : - la partie centrale du manchon est cylindrique, - le manchon est symétrique, - la paroi intérieure du manchon présente un état de surface glissant, - la paroi extérieure du manchon présente un état de surface rugueux, et - le matériau souple du manchon résiste à une température de l'ordre de 80°C. L'invention et ses avantages seront mieux compris à la lecture de la description qui va suivre, donnée à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective éclatée de la partie inférieure d'un générateur de vapeur avec sa boîte à eau, - la figure 2 est une vue schématique en perspective d'un dispositif de protection d'une ouverture de visite de la boîte à eau du générateur de vapeur, et - la figure 3 est une vue schématique en coupe axiale du dispositif de protection monté dans l'ouverture de visite de la boîte à eau du générateur de vapeur. La description qui suit sera faite pour une ouverture de visite d'une boîte à eau, d'un générateur de vapeur. D'une manière générale, le dispositif de protection selon l'invention peut s'appliquer aux ouvertures de visite des capacités d'une centrale nucléaire. Sur la figure 1, on a représenté la partie inférieure d'un générateur de vapeur désignée par la référence générale 1 et qui comporte une boîte à eau 2 délimitée par une paroi hémisphérique. Cette paroi hémisphérique est fixée sur une plaque tubulaire 3 dans laquelle sont montées les extrémités des tubes du faisceau 4. La boîte à eau 2 est divisée intérieurement en deux parties par une cloison transversale 5. De part et d'autre de la cloison 5, la paroi de la boîte à eau 2 est traversée par des ouvertures au niveau desquelles sont fixées des tubulures 6 de raccordement de deux canalisations, non représentées, du circuit primaire. Les tubulures 6 permettent d'assurer l'alimentation en eau sous pression de l'une des parties de la boîte à eau et la récupération par l'autre partie de la boîte à eau, de l'eau sous pression ayant circulé à l'intérieur des tubes du faisceau 4 du générateur de vapeur 1. La paroi hémisphérique de la boîte à eau 2 est également traversée par des ouvertures de visite 7 appelées aussi trous d'homme débouchant dans chacun des compartiments séparés par la cloison 5. L'ouverture de visite 7 permet d'accéder à l'intérieur du compartiment de la boîte à eau 2, par exemple pour effectuer des opérations de contrôle, de réparation, de maintenance ou d'usinage. En effet, l'ouverture de visite 7 peut être utilisée en particulier pour introduire dans la boîte à eau 2 du générateur de vapeur, un dispositif d'intervention, comme par exemple un robot ou un outil de contrôle des tubes du générateur de vapeur. Lors de l'introduction du dispositif d'intervention par l'ouverture de visite 7, l'outil peut provoquer des rayures sur la paroi interne de cette ouverture 7 ainsi que sur les arêtes, respectivement intérieure 7a et extérieure 7b de ladite ouverture 7. Pour éviter ces rayures, un dispositif de protection est placé dans l'ouverture de visite 7 et, comme représenté sur les figures 2 et 3, ce dispositif de protection 7 est constitué par un manchon 10 en matériau souple. Ce manchon 10 est apte à être placé dans l'ouverture de visite 7 et comporte une partie centrale 11 de forme complémentaire à cette ouverture de visite 7. La partie centrale 11 du manchon 10 comporte, à chacune de ses extrémités, un rebord annulaire 12 de maintien sur les parois, respectivement intérieure et extérieure de l'ouverture de visite 7 après sa pause dans cette ouverture de visite 7. Dans l'exemple de réalisation représenté sur les figures 2 et 3, la partie centrale 11 du manchon 10 est cylindrique et ce manchon 10 est symétrique de façon à pouvoir être placé dans cette ouverture de visite 7 dans un sens ou dans l'autre. La paroi extérieure du manchon 11, c'est-à-dire la paroi en contact avec l'intérieur de l'ouverture de visite 7 présente un état de surface rugueux afin d'adhérer à la paroi de la boîte à eau 2 tandis que la paroi intérieure du manchon 10 présente un état de surface glissant. Le matériau souple composant le manchon 10 résiste à une température de l'ordre de 80°C. Pour l'introduction du manchon 10 dans l'ouverture de visite 7, il suffit à un opérateur de replier le manchon sur lui-même et de le passer dans cette ouverture de visite 7. Cette manoeuvre est facilitée du fait de la souplesse du matériau composant le manchon 10. Après son introduction, l'opérateur relâche le manchon 10 qui reprend sa forme initiale en épousant le contour de l'ouverture de visite 7. Les rebords annulaires 12 s'appliquent sur les parois, respectivement intérieure et extérieure de l'ouverture de visite 7, et, de ce fait, protègent l'arête 7a à l'intérieur de la boîte à eau 2 et l'arête 7b à l'extérieur de cette boîte à eau 2, ainsi que montré à la figure 3. Pour retirer le manchon 12 de l'ouverture de visite 7, il suffit à l'opérateur d'agripper le rebord annulaire 12 placé à l'intérieur de la boîte à eau et d'exercer une traction sur le manchon 10 afin de l'extraire de l'ouverture de visite 7. Ainsi, la mise en place ou le retrait du manchon 10 de l'ouverture de visite 7 est rapide et facile pour l'opérateur. De préférence, le matériau composant le manchon 10 ne doit contenir ni chlore, ni halogène, ni téflon pour éviter les réactions chimiques avec le bore et doit résister à l'arrachement ainsi qu'aux produits de décontamination. REVENDICATIONS1.- Dispositif de protection d'une ouverture de visite (7) d'une capacité (2) d'une centrale nucléaire, notamment d'une boîte à eau d'un générateur de vapeur ou d'un pressuriseur, caractérisé en ce qu'il est formé par un manchon (10) en matériau souple apte à être placé dans l'ouverture de visite (7) et comportant une partie centrale (11) de forme complémentaire à ladite ouverture de visite (7), munie à chacune de ses extrémités d'un rebord annulaire (12) de maintien sur les parois, respectivement intérieure et extérieure de cette ouverture de visite (7). 2.- Dispositif de protection selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie centrale (11) du manchon (10) est cylindrique. 3.- Dispositif de protection selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le manchon (10) est symétrique. 4.- Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la paroi intérieure du manchon (10) présente un état de surface glissant. 5.- Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la paroi extérieure du manchon (10) présente un état de surface rugueux. 6.- Dispositif de protection selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le matériau souple du manchon (10) résiste à une température de l'ordre de 80°C.
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FIXATION D'UN APPAREIL ELECTRIQUE DE MOYENNE OU HAUTE TENSION SUR UNE BASE PAR EMMANCHEMENT A FORCE DESCRIPTION DOMAINE TECHNIQUE L'invention concerne la fixation d'un appareil électrique de moyenne ou haute tension, par exemple un disjoncteur, sur une base, notamment dans le cadre d'appareil mis dans une enceinte sous gaz spécial, tel que l'exafluorure de soufre (SF6), et comprenant notamment trois phases. Elle concerne en particulier la fixation d'un tube de guidage de gaz sur une base radiale par rapport à l'axe longitudinal de l'enceinte contenant un tel disjoncteur. ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE Dans un certain type de disjoncteur à moyenne et haute tension, on utilise, entre autres, un tube concentrique destiné à guider les gaz en provenance de l'arc électrique produit lors de l'interruption du courant. Un tel tube de guidage de gaz constitue un écran diélectrique. De plus, ce type d'appareil est souvent plus utilisé pour chacune des trois phases dans des unités de production et/ ou de transmission d'énergie électrique à haute puissance. Dans ce cas, les trois phases sont souvent confinées dans une enceinte étanche sous un gaz spécial, en particulier l'exafluorure de soufre (SF6). Ce gaz, SF6, est destiné à isoler les trois phases les unes des autres de manière à réduire 2 l'encombrement constitué par les trois phases et leur enceinte. Le but de l'invention est donc de limiter le plus possible la taille de l'enceinte pour des raisons d'encombrement et de coût. D'autre part, par le document de brevet EP 588 709 Al, on connait un disjoncteur possédant des éléments tubulaires fixés par frettage. En effet, en référence à la figure 1, une base de la bague de frette 107 est utilisée pour plaquer un premier contact 101 contre une bride annulaire d'extrémité 106. De plus, il est précisé dans ce document que ce frettage peut être mécanique, c'est-à-dire par enfoncement à froid de la bague de frette sur la pièce, mais peut être également thermique, c'est-à-dire par emmanchement après dilatation à chaud ce qui implique un emmanchement à force après refroidissement. Dans ce premier document de l'art antérieur, les usinages sont nombreux pour la fabrication d'un tel dispositif et sont augmentés si on utilise des fentes axiales. De plus, ils nécessitent l'utilisation d'une bague de pression supplémentaire. Il faut rajouter que la bague de frette 107 fait saillie par rapport au diamètre externe de la bride annulaire d'extrémité 106 et du premier contact 101, ce qui nécessite un plus grand espace de logement. De plus, en référence à la figure 2, par le document de brevet US 4, 616, 856, on connait un mode de fixation d'une buse sur sa base. Les moyens de fixation sont obtenus à la fois par vissage des éléments de fixation 116 de la buse dans un alésage taraudé 119 de la base 114 dans laquelle la buse 112 3 doit être fixée. Les moyens d'assemblage se complètent d'un encliquetage de saillies 122 placées à l'extrémité des moyens d'assemblage 116 de la buse 112 et destinés à rentrer dans une rainure correspondante 124 de la base 114. La forme en décrochement complémentaire de ces deux éléments permet une fixation ferme et définitive de la buse 112 dans sa base 114. Dans ce dernier document de l'art antérieur, l'utilisation de filetage et de taraudage demande des usinages de haute précision, implique une augmentation substantielle du diamètre final de l'ensemble et un procédé d'assemblage coûteux. EXPOSÉ DE L'INVENTION Pour atteindre un tel objectif de réduction de l'encombrement du contenu de l'enceinte, on se propose de réduire au maximum le diamètre externe des pièces constitutives de ces appareillages utilisés dans les trois phases, en particulier les moyens d'assemblage du tube de guidage de gaz sur la base. Dans ce but, l'objet principal de l'invention est un ensemble électrique moyenne ou haute tension, monophase ou multiphase, placé dans une enceinte étanche, chaque ensemble de phase comportant, entre autres, une base sur laquelle est fixé un tube, ces deux pièces ayant chacune un diamètre externe déterminé et étant assemblées par des moyens d'assemblage. Selon l'invention, les moyens d'assemblage 30 sont internes, c'est-à-dire que leur diamètre d'encombrement maximal est inférieur au diamètres 4 externes déterminés de la base et du tube, de manière à ce que chaque ensemble de phase présente une surface externe lisse, sans encombrement dépassant de la surface de ces éléments. De préférence, les moyens d'assemblage sont constitués, entre autres, par un élément d'assemblage mâle fixé sur un premier des deux éléments que sont le tube et la base et dont le diamètre externe est inférieur au diamètre du premier élément sur lequel il est utilisé pour être introduit dans un élément d'assemblage femelle placé sur le deuxième des éléments que sont la base et le tube et dont le diamètre interne est très légèrement inférieur au diamètre externe de l'élément d'assemblage mâle, avant montage, de façon à constituer un assemblage par emmanchement à force permettant d'obtenir un ajustement très serré. Dans une réalisation prévue, l'élément d'assemblage mâle est fixé sur le tube et en ce que l'élément d'assemblage femelle est fixé sur la base. Dans l'application prévue selon l'invention le tube est un tube de guidage de gaz. Dans une réalisation préférentielle de l'invention, les moyens d'assemblage, pour chaque phase, sont complétés de moyens d'encliquetage constitués sur l'élément d'assemblage mâle et l'élément d'assemblage femelle, en partant de leur extrémité d'assemblage, d'une saillie cylindrique suivie d'une rainure, le diamètre initial de la saillie de chacun des deux éléments étant, avant montage, légèrement supérieur au diamètre de la rainure de l'autre élément et dans laquelle elle est destinée à être logée, de manière à réaliser un assemblage par ajustement très serré ou emmanchement à force, une fois la base et le tube de guidage de gaz assemblés. Dans le but de permettre le montage de ces 5 éléments, il est avantageux que les extrémités d'assemblage des éléments d'assemblage mâle et femelle possèdent chacune un chanfrein. L'ensemble selon l'invention est prévu pour comprendre trois phases. Cet ensemble s'applique particulièrement aux disjoncteurs moyenne et haute tension. De préférence, le tube de guidage de gaz ne possède pas de rainures ou de fentes longitudinales au niveau de la saillie et de la rainure. BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS L'invention et ses différentes caractéristiques techniques seront mieux comprises à la lecture de l'invention qui est illustrée par plusieurs figures représentant respectivement: - Figure 1, en coupe, une partie d'un disjoncteur selon l'art antérieur; - Figure 2 en coupe, le montage d'une buse sur sa base selon l'art antérieur; - Figure 3, en vue, un ensemble électrique auquel est appliquée l'invention; - Figure 4, en coupe partielle, les éléments constitutifs de l'invention opposition avant montage; 6 Figure 5, en coupe partielle, les éléments constitutifs de l'invention une fois montés; Figure 6, en coupe, un élément complet selon l'invention dans une application triphasée. EXPOSÉ DÉTAILLÉ D'UN MODE DE RÉALISATION PARTICULIER En référence à la figure 3, on décrit partiellement un disjoncteur à haute tension auquel s'applique l'invention. Un contact fixe et un contact mobile sont placés à l'intérieur d'une buse d'isolation 1. Une tige de commande 64 est placée de manière centrale et est fixée à un tube intérieur de guidage de gaz 3 qui supporte lui-même le contact mobile. Ce dernier peut être donc connecté et déconnecté du contact fixe. L'espace de coupure se trouve à l'intérieur de la buse d'isolation 1 qui présente un endroit de moindre diamètre 6. Le gaz chaud généré pendant l'opération d'interruption de courant circule à très haute pression à partir de l'endroit de moindre diamètre 6 vers l'intérieur du tube intérieur de guidage de gaz 3. Les gaz empruntent alors une ouverture 4 qui est prévue dans celui-ci et un tube intermédiaire de guidage de gaz 5 pour aboutir dans un espace périphérique de sortie 7 qui est délimité par le tube de guidage de gaz 20 et une base 10. Un espace de sortie 8 permet l'évacuation des gaz de cet espace de sortie 7. Le tube de guidage de gaz 20 supporte d'importantes contraintes mécaniques générées par la 7 très haute pression des gaz de sortie. Ces contraintes se manifestent aussi bien radialement que longitudinalement. Dans l'exemple de réalisation décrit sur cette figure 3, un bossage dissymétrique 11 est prévu en périphérie de l'appareil pour compenser les forces radiales provoquées par la présence d'une ouverture 21 sur la surface externe du tube de guidage de gaz 20. Cette ouverture 21 peut être utilisée pour une connexion électrique. Enfin, le tube de guidage de gaz 20 est supporté principalement par la base 10. Un assemblage 30 est prévu entre la base 10 et le tube de guidage de gaz 20 de type à emmanchement à force ou ajustement très serré, complété d'un système d'encliquetage. Sur cette figure 3, on montre également que la base 10 est reliée de manière fixe à une plaque de base au moyen d'au moins deux barres support 15 qui sont de préférence en matériau isolant. La figure 4 représente donc les principaux éléments du système d'assemblage selon l'invention avant leur montage, c'est-à-dire qu'ils sont représentés de façon séparée, sur cette figure 4. La base 10 possède une partie de diamètre externe le plus important et déterminé. Elle possède aussi un élément d'assemblage mâle constitué principalement, en partant de son extrémité, d'un chanfrein 14 suivi d'une saillie radiale 13 puis d'une rainure radiale 12. La saillie 13 peut être unique ou être interrompue sur toute la circonférence de cet élément d'assemblage mâle. 8 En correspondance, le tube de guidage de gaz 20 constitue par son extrémité une partie d'assemblage femelle. Celle-ci est constituée plus exactement, et en correspondance avec les différentes parties de l'élément d'assemblage mâle d'un chanfrein intérieur 22, suivi d'une saillie 23 qui est interne puis d'une rainure 24 qui est également interne. Les deux chanfreins 14 et 22 servent à faciliter le montage de l'ensemble. On précise que, avant le montage, le diamètre externe de la rainure 12 de l'élément d'assemblage mâle est très légèrement supérieur au diamètre interne de la saillie 23 de l'élément d'assemblage femelle. De même, le diamètre externe de la saillie 13 de l'élément d'assemblage mâle est très légèrement supérieur au diamètre de la rainure 24 qui est interne dans l'élément d'assemblage femelle. Le rapport du diamètre interne de la saillie 23 par rapport au diamètre externe de la rainure 12 est environ de 1,01 à 1,02. Le rapport du diamètre externe de la saillie 13 par rapport au diamètre externe de la rainure 12 est environ de 3 à 4 fois le rapport du diamètre interne de la saillie 23 par rapport au diamètre externe de la rainure 12. La saillie 13 de l'élément d'assemblage mâle est donc destinée à être logée dans la rainure 24 à l'intérieur de l'élément d'assemblage femelle. En correspondance, la saillie 23 qui est interne dans l'élément d'assemblage femelle est destinée à venir dans la rainure 12 de l'élément d'assemblage mâle. 9 Le fait que le diamètre des surfaces des parties des éléments d'assemblage mâle et femelle qui doivent être placés en face l'une de l'autre soit différent contribue à obtenir un emmanchement à force et un ajustement très serré. Pour l'assemblage, le tube de guidage de gaz 20 est placé sur la base 10 par un emmanchement en force. De cette manière, le tube de guidage de gaz 20 est élargi par déformation élastique notamment au niveau des chanfreins 14 et 22, glisse sur la saillie 13 et s'engage dans la rainure 12. La déformation élastique du tube de guidage de gaz 20 est environ de 5% lorsqu'il glisse sur la saillie 13 et environ de 1 à 1,5% lorsqu'il s'engage dans la rainure 12. Le tube de guidage de gaz 20 n'a pas de rainures ou de fentes longitudinales au moins dans la région de la saillie 23 et de la rainure 24 pour présenter une plus grande force de résistance, lorsqu'il est sollicité en contrainte. La figure 5 montre l'ensemble après montage, mais avec une conicité exagérée pour mieux comprendre la manière par laquelle l'ajustement très serré est obtenu par ce système. En effet, une fois l'élément d'assemblage mâle emmanché à force dans l'élément d'assemblage femelle, une déformation élastique des matériaux, de l'ordre de 1 à 1,5% pour le tube de guidage de gaz, s'est produite. On constate ainsi que la saillie 13 de l'élément d'assemblage mâle se trouve dans la rainure 24 qui est interne dans l'élément d'assemblage femelle et que la saillie 23 de ce dernier se trouve dans la 10 rainure 12 de l'élément d'assemblage mâle. On conçoit ainsi que de très fortes pressions de contact soient créées entre ces différentes surfaces. Le démontage de l'ensemble peut se faire avec une force qui est de l'ordre de 3 fois et demie plus importante que la force d'assemblage. Compte tenu de la forme des saillies 13 et 23, ce démontage s'effectue par rupture des saillies 13 et 23 et donc endommagement de celles-ci. Elles deviennent inutilisables. Ce rapport de 3 montre l'efficacité de cet encliquetage. Sans ce dernier, la force de démontage serait équivalente à la force de montage. La figure 6 montre trois éléments de disjoncteur 19 relatifs chacun à une phase différente, placés de façon parallèle dans une enceinte commune 9 qui est étanche et remplie de SF6. Ils sont fixés à une plaque support 40 par deux ou plus barres support 15 comme représenté sur la figure 1. Chaque tube de guidage 20 est fixé à sa base respective 10 par l'assemblage expliqué en correspondance avec les figures 4 et 5, la surface externe de l'ensemble étant lisse, aucun élément ne faisant saillie par rapport au diamètre général de l'ensemble base 10/tube de guidage de gaz 20. Sur cette figure 6, la très légère conicité de l'assemblage a été négligée. L'exemple représenté décrit dans cette description montre trois phases à l'intérieur d'une enceinte. On pourrait envisager qu'une seule phase soit placée dans une telle enceinte tout en bénéficiant du système d'assemblage décrit précédemment. 11 Les moyens de fixation du tube de guidage de gaz 20 décrits dans cette description peuvent être utilisés pour fixer n'importe quel élément tubulaire dans un équipement électrique. On peut citer, par exemple, un tube servant à commander le champ électrique ou protéger des éléments d'un champ électrique ou protéger des éléments par rapport à des ondes de surtension de transition.10 REVENDICATIONS1.Ensemble électrique moyenne ou haute tension, monophase ou multiphase, placé dans une enceinte étanche (9), chaque ensemble de phase comportant, entre autre, une base (10) sur laquelle est fixé un tube (20), ces deux pièces ayant chacune un diamètre externe déterminé, et étant assemblées par des moyens d'assemblage, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage sont internes, c'est-à-dire que leur diamètre d'encombrement maximal est inférieur au diamètres externes déterminés de la base (10) et du tube (20), de manière à ce que chaque ensemble de phase présente une surface externe lisse, sans encombrement dépassant de la surface de ces éléments. 2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage sont constitués, entre autres, par un élément d'assemblage mâle fixé sur un premier des deux éléments que sont le tube (20) et la base (10) et dont le diamètre externe est inférieur au diamètre du premier élément sur lequel il est utilisé pour être introduit dans un élément d'assemblage femelle placé sur le deuxième des éléments que sont la base (10) et le tube (20) et dont le diamètre interne est très légèrement inférieur au diamètre externe de l'élément d'assemblage mâle, avant montage, de façon à constituer un assemblage par 13 emmanchement à force permettant d'obtenir un ajustement très serré. 3. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'élément d'assemblage mâle est fixé sur le tube et en ce que l'élément d'assemblage femelle est fixé sur la base (10). 4. Ensemble selon la revendication 3, caractérisé en ce que le tube est un tube de guidage de gaz (20). 5. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage, pour chaque phase, sont complétés de moyens d'encliquetage constitués sur l'élément d'assemblage mâle et l'élément d'assemblage femelle, en partant de leur extrémité d'assemblage, d'une saillie (13, 23) cylindrique suivie d'une rainure (12, 24) cylindrique, le diamètre initial de la saillie (13, 23) de chacun des deux éléments étant, avant montage, légèrement supérieur au diamètre de la rainure (12, 24) de l'autre élément et dans laquelle elle est destinée à être logée, de manière à réaliser un assemblage par emmanchement à force ou par ajustement très serré, une fois la base (10) et le tube de guidage de gaz (20) assemblés. 6. Ensemble selon la revendication 5, caractérisé en ce que les extrémités d'assemblage des éléments d'assemblage mâle et femelle possèdent chacun un chanfrein (14, 22) pour faciliter le montage.14 7. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend trois phases. 8. Ensemble selon l'une des revendications 5 précédentes, qui s'applique à un disjoncteur (19) moyenne ou haute tension. 9. Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que le tube de guidage de gaz (20) ne 10 possède pas de rainures ou de fentes longitudinales au niveau de la saillie (23) et de la rainure (24). 15
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FR2960093A1
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20111118
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DISPOSITIF DE PROTECTION À ASSOCIER À UN DISPOSITIF DE COUPURE DE COURANT DANS UN CIRCUIT ÉLECTRIQUE À DURÉE DE VIE ACCRUE DESCRIPTION DOMAINE TECHNIQUE La présente invention concerne le domaine des dispositifs de protection des circuits électriques et plus précisément les dispositifs de protection associés à des dispositifs de coupure de courant de type disjoncteurs ou interrupteurs utilisés pour protéger des circuits électriques tels que par exemple des réseaux électriques moyenne, haute ou très haute tensions. ÉTAT DE LA TECHNIQUE ANTÉRIEURE On va se référer à la figure 1 qui montre l'agencement conventionnel d'un dispositif de protection 1 d'un dispositif de coupure de courant 20, destiné à ouvrir un circuit électrique 3. Le dispositif de coupure de courant 20 peut être par exemple un disjoncteur ou un interrupteur et comporte au moins une l'un par rapport à contact on entend autre pièce permet 25 le passage d'un courant de l'une à l'autre. Ces deux contacts sont appariés. Cette paire 2 de contacts est apte à prendre une position ouverte ou une position fermée. Sur la figure 2A, on voit la paire 2 de contacts en 30 position fermée (à gauche) puis en position ouverte à paire 2 de contacts 2.1, 2.2 mobiles l'autre. Dans cette invention, par une pièce qui lorsqu'elle touche une 2 droite. La paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 est couplée mécaniquement à une paire 4 de contacts de signalisation 4.1, 4.2 qui traduit la position de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20. La paire 4 de contacts de signalisation peut être en position ouverte ou en position fermée. La position de cette paire 4 de contacts de signalisation est l'image de la position de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20. Le circuit électrique 3 peut être, par exemple, un transformateur de puissance, une ligne haute tension, très haute tension ou moyenne tension qu'elle soit aérienne, aéro-souterraine ou une liaison par câble d'un autre type. Une bobine de déclenchement 5 est montée en série avec la paire 4 de contacts de signalisation. Cette bobine de déclenchement 5 a un fonctionnement similaire à celui d'un électroaimant, elle libère un élément, par exemple de type ressort de grande puissance (non représenté) entrainant l'ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20. Le dispositif de protection 1 comporte un dispositif de mesure 1.1 du courant et/ou de la tension délivrés par le secondaire de transformateurs de courant et tension, dits de mesure et non représentés, installés sur le circuit électrique 3, au moins une paire 6 de contacts 6.1, 6.2 de déclenchement et un dispositif de commande 1.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement en fonction des valeurs mesurées. Le dispositif de commande 1.2 peut comporter un élément de 3 type électroaimant (non représenté), il maintient en position d'ouverture la paire 6 de contacts de déclenchement en l'absence de défaut et en position de fermeture lorsqu'un défaut est détecté. Cette paire 6 de contacts de déclenchement est montée en série avec la bobine de déclenchement 5. En l'absence de défaut, la bobine de déclenchement 5 n'est donc pas excitée, elle n'est pas alimentée en courant. En l'absence de défaut sur le circuit électrique 3, la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 est en position de fermeture ainsi que la paire 4 de contacts de signalisation. La figure 2A montre de manière schématique sous forme de chronogramme, lors d'un fonctionnement satisfaisant du dispositif de coupure de courant 20, les différentes positions prises par la paire 6 de contacts de déclenchement 6.1, 6.2, la paire 2 de contacts 2.1, 2.2 du dispositif de coupure de courant 20 et la paire 4 de contacts de signalisation 4.1, 4.2 lors de l'apparition d'un défaut dans le circuit électrique 3. Le défaut entraîne une modification du courant circulant dans le circuit électrique et par conséquent du signal transmis par le transformateur de mesure au dispositif de mesure 1.1. L'allure des courant et tension dans le circuit électrique au niveau du dispositif de mesure est indiquée. A l'instant t0, un défaut apparait sur le circuit électrique en aval du dispositif de coupure de courant 20. Un courant de défaut apparait mais n'est pas encore détecté par le dispositif de mesure 1.1 du dispositif de protection 1. A l'instant t1, le dispositif de mesure 1.1 du 4 dispositif de protection 1 détecte le courant de défaut. Le dispositif de commande 1.2 est activé et à l'instant t2, la paire 6 de contacts 6.1, 6.2 du dispositif de protection 1 se ferme. La bobine de déclenchement 5 est alimentée en courant. L'ordre d'ouverture de la paire 2 de contacts 2.1, 2.2 du dispositif de coupure de courant 20 est donné. A l'instant t3, la paire 2 de contacts 2.1, 2.2 du dispositif de coupure de courant 20 s'ouvre et la paire 4 des contacts 4.1, 4.2 de signalisation également. Ces ouvertures peuvent être simultanées ou légèrement décalées dans le temps. L'ouverture de la paire 4 de contacts 4.1, 4.1 de signalisation fait que le courant d'excitation circulant dans la bobine de déclenchement 5 se coupe. Les contacts 4.1, 4.2 de signalisation sont dimensionnés à cet effet, c'est-à-dire qu'ils résistent à l'arc électrique inévitable qui apparait lors de l'ouverture alors que du courant circulait dans la bobine de déclenchement 5. A l'instant t4, le défaut à disparu, puisque la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 est en position ouverte, le courant circulant dans le circuit électrique 3 est coupé. A l'instant t5, le dispositif de mesure 1.1 du dispositif de protection 1 détecte que le courant s'est annulé dans le circuit électrique 3 et le dispositif de commande 1.2 commande l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de mesure 1. A l'instant t6, l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de protection 1 est effective. On a appelé dtl le temps de déclenchement du dispositif de protection 1, c'est-à-dire le temps s'écoulant entre l'instant t0 d'apparition du défaut et l'instant t2 de fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif 5 de protection 1. On a appelé dt2 le temps de retombée des contacts de déclenchement 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement, c'est-à-dire le temps s'écoulant entre l'instant t4 de disparition du défaut et l'instant t6 d'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de protection. Sur la figure 2B, on est dans le cas où le dispositif de coupure de courant 20 est défectueux, la paire 2 de contacts refusant de s'ouvrir de manière à interrompre le courant dans le circuit électrique 3. L'enchaînement des opérations est identique à ce qui a été décrit précédemment entre les instants t0 et t2. La paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 ne s'ouvre pas ou pas suffisamment à l'instant que nous avons appelé t3 puisque le dispositif de coupure de courant 20 est hors d'état de fonctionner. Dans ce cas, le défaut est éliminé à l'instant t3 par l'ouverture de la paire de contacts d'un autre dispositif de coupure de courant (non visible) placé en amont du dispositif de coupure de courant 20 défectueux. L'ouverture de la paire de contacts de ce dispositif de coupure de courant amont s'est effectuée après qu'un dispositif de protection amont qui lui est associé, a détecté le défaut et commandé son ouverture comme on l'a décrit à la figure 2A. Le courant s'annule donc dans le circuit électrique 3. 6 A l'instant t4, le dispositif de mesure 1.1 du dispositif de protection 1 détecte que le courant s'est annulé dans le circuit électrique 3 et commande l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de protection 1. L'intervalle de temps entre t1 et t4 vaut par exemple de l'ordre de 300 à 500 millisecondes. A l'instant t5, l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de protection est effective. Mais la paire 4 de contacts de signalisation ne s'est pas ouverte puisqu'elle est couplée mécaniquement à la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 et que dans cette situation il est défectueux. Du courant circule encore dans la bobine de déclenchement 5. Les contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement, en s'ouvrant, doivent donc interrompre ce courant. Or le courant circulant dans la bobine de déclenchement 5 est généralement supérieur à la capacité de coupure des contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement. En coupant ce courant, les contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement vont être endommagés. On peut bien sûr les changer à chaque fois qu'ils sont endommagés après le refus d'ouverture des contacts 2.1, 2.2 du dispositif de coupure de courant 20. Cette solution est onéreuse puisqu'elle nécessite une maintenance spécifique. De plus, si l'exploitant omet de remplacer la paire de contacts de déclenchement, le risque de non fermeture de la paire de contacts de déclenchement lorsqu'elle sera sollicitée lors d'un nouveau défaut est très important. 7 La figure 2C montre un organigramme relatif au fonctionnement que l'on vient de décrire. Le premier bloc 101 est un bloc détection de la présence d'un défaut dans le circuit électrique par le dispositif de mesure du dispositif de protection. S'il n'y a pas de défaut, il ne se passe rien et la surveillance de continue jusqu'à l'apparition d'un défaut. Si un défaut est détecté, il y a commande de fermeture de la paire de contacts de déclenchement du dispositif de protection au bloc 102. Le dispositif de protection continue sa détection du défaut au bloc 103 et, tant que le défaut persiste, on maintient la fermeture de la paire de contacts de déclenchement (bloc 102). Si le dispositif de mesure ne détecte plus de défaut mais que le dispositif de coupure de courant est défectueux, on ouvre la paire de contacts de déclenchement (bloc 104). L'endommagement des contacts de déclenchement se produit alors. Ce problème d'endommagement des contacts de déclenchement 6.1, 6.2 peut être résolu en prévoyant en outre dans le dispositif de protection 1, un relais d'interposition 7 ayant une bobine 7 . 3 montée en série avec les contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement et au moins une paire de contacts 7.1, 7.2 montée en série avec la paire 4 de contacts de signalisation et la bobine de déclenchement 5. On se réfère à la figure 3A. Ce relais d'interposition 7 est choisi de manière à avoir une capacité de coupure bien plus importante que celle des contacts de déclenchement 6.1, 6.2, et suffisante pour couper le courant circulant dans la bobine de déclenchement 5. En cas de 8 non ouverture des contacts 2.1, 2.2 de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 lors de l'apparition d'un courant de défaut, ce sont les contacts 7.1, 7.2 du relais 7 qui lorsqu'ils seront dans une position ouverte couperont le courant circulant dans de la bobine de déclenchement 5 dans la mesure où les contacts de signalisation 4.1, 4.2 ne se sont pas ouverts à cause de la défectuosité du dispositif de coupure de courant 20. Ceci évite d'endommager les contacts de déclenchement 6.1, 6.2 du dispositif de protection 1. Mais cette configuration souffre de plusieurs inconvénients. D'abord elle est onéreuse, de tels relais étant des composants onéreux. Un autre inconvénient lié au fait que l'on rajoute des composants est que la fiabilité du circuit dit de déclenchement, avec la bobine de déclenchement 5, la paire 6 de contacts de déclenchement, le relais d'interposition 7 et la paire 4 de contacts de signalisation, est dégradée. Un autre inconvénient est que l'on accroît le retard au déclenchement à cause du temps de réponse de relais d'interposition. En effet, lorsque la bobine du relais est alimentée, elle n'actionne les contacts de la paire de contacts 6 pour les fermer qu'au bout d'un temps défini qui peut être de quelques millisecondes. Une autre solution connue est d'introduire dans le dispositif de protection 1 un dispositif de surveillance 8 du courant alimentant la bobine de déclenchement 5. On se réfère à la figure 3B. Dès que le défaut a disparu et que la paire 6 de contacts de déclenchement devrait s'ouvrir bien que la paire 4 de 9 contacts de signalisation soit en position fermée, le dispositif de surveillance 8 vérifie si du courant circule ou non dans la bobine de déclenchement 5 et n'autorise l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement qu'en l'absence de circulation de courant. Le dispositif de surveillance de courant 8 peut comporter, par exemple, un relais auxiliaire 8.1 et un interrupteur 8.2 à lames souples 8.6. Le relais auxiliaire 8.1 a sa bobine 8.3 montée en série avec la paire 6 de contacts de déclenchement et sa paire de contacts 8.4 montée en série avec la bobine 8.5 de l'interrupteur à lames souples 8.2, la paire 4 de contacts de signalisation et la bobine de déclenchement 5. La bobine 8 . 5 de l'interrupteur à lames souples 8.2 est câblée en série avec la paire 6 de contacts de déclenchement. Le passage du courant à travers la bobine 8.5 provoque la fermeture de l'interrupteur 8.2 à lames souples 8.6. Cette fermeture engendre l'auto-alimentation de la bobine 8.3, si bien que la paire de contacts 8.4 du relais auxiliaire 8.1 ne s'ouvrira pas. L'inconvénient de cette configuration est encore son coût et la dégradation de la fiabilité du dispositif de protection. EXPOSÉ DE L'INVENTION La présente invention a pour objet un dispositif de protection à associer à un dispositif de coupure de courant circulant dans un circuit électrique comportant au moins une paire de contacts de déclenchement à durée de vie accrue. 10 Un autre but de l'invention est de proposer un tel dispositif de protection dont le risque d'endommagement est réduit et dont le coût est également réduit par rapport à l'art antérieur qui prévoyait l'ajout de composants. Un autre but de l'invention est de proposer un tel dispositif de protection dont la fiabilité est accrue par rapport à l'art antérieur qui prévoyait l'ajout de composants. Pour y parvenir, la présente invention propose, en cas de défaut de prévoir une temporisation permettant de détecter la défaillance du dispositif de coupure de courant et d'empêcher l'ouverture de la paire de contacts de déclenchement tant qu'un opérateur n'est pas intervenu, si en fin de temporisation le défaut persiste. Plus précisément, la présente invention est un dispositif de protection à associer à un dispositif de coupure de courant dans un circuit électrique, ce dispositif de coupure de courant étant pourvu d'au moins une paire de contacts électriques. Le dispositif de protection comporte un dispositif de mesure destiné à détecter un défaut dans le circuit électrique, au moins une paire de contacts de déclenchement apte à prendre une position fermée ou une position ouverte et destinée à alimenter une bobine de déclenchement destinée à manoeuvrer la paire de contacts du dispositif de coupure de courant et un dispositif de commande qui commande la fermeture de la paire de contacts de déclenchement en cas de détection du défaut par le dispositif de mesure. Le dispositif de commande commande le lancement d'une temporisation et 11 l'ouverture de la paire de contacts de déclenchement en cas de disparition du défaut à l'issue de la temporisation et l'interdiction de l'ouverture jusqu'à l'intervention d'un opérateur en cas de persistance du défaut à l'issue de la temporisation, la temporisation étant suffisamment longue pour qu'à son achèvement, la paire de contacts du dispositif de coupure de courant ait eu le temps de s'ouvrir et débutant suffisamment tôt pour qu'à son lancement la paire de contacts du dispositif de coupure de courant n'ait pas eu le temps de s'ouvrir, dans la mesure où le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner. Une valeur typique de la temporisation se situera entre environ 100 et 150 millisecondes. Le lancement de la temporisation et la commande de la fermeture de la paire de contacts de déclenchement sont sensiblement simultanés. La présente invention concerne également un procédé de protection d'au moins une paire de contacts de déclenchement d'un dispositif de protection à associer à un dispositif de coupure de courant dans un circuit électrique, ce dispositif de coupure de courant étant pourvu d'au moins une paire de contacts, comportant une étape de détection d'un défaut dans le circuit électrique, une étape de fermeture de la paire de contacts de déclenchement qui est destinée à alimenter une bobine de déclenchement devant manoeuvrer la paire de contacts du dispositif de coupure de courant pour l'ouvrir, une étape de lancement d'une temporisation. Il comporte une étape de détection d'un défaut dans le circuit électrique, une étape de 12 fermeture d'au moins une paire de contacts de déclenchement destinée à alimenter une bobine de déclenchement devant manoeuvrer la paire de contacts du dispositif de coupure de courant pour l'ouvrir, une étape de lancement d'une temporisation ainsi qu'une étape d'ouverture de la paire de contacts de déclenchement si, après le lancement de la temporisation, le défaut a disparu et une étape d'interdiction de l'ouverture de la paire de contacts de déclenchement si, à l'issue de la temporisation le défaut persiste, l'étape d'interdiction se poursuivant jusqu'à une intervention d'un opérateur, la temporisation débutant suffisamment tôt pour qu'à son lancement la paire de contacts du dispositif de coupure de courant n'ait pas eu le temps de s'ouvrir et est suffisamment longue pour qu'à son achèvement, la paire de contacts du dispositif de coupure de courant ait eu le temps de s'ouvrir, dans la mesure où le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner. L'étape d'ouverture de la paire de contacts de déclenchement peut n'intervenir que si le défaut a disparu à l'issue de la temporisation. En variante, l'étape d'ouverture de la paire de contacts de déclenchement peut intervenir si le défaut a disparu alors que la temporisation coure encore. Il est préférable que l'étape de lancement de la temporisation et l'étape de fermeture de la paire de contacts de déclenchement soient sensiblement simultanées. En effet, la temporisation est là pour qu'une vérification de la présence ou non du défaut 13 puisse être faite après que le dispositif de coupure de courant a reçu un ordre d'ouverture. BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'exemples de réalisation donnés, à titre purement indicatif et nullement limitatif, en faisant référence aux dessins annexés sur lesquels : la figure 1 (déjà décrite) montre de manière schématique un dispositif de protection d'un dispositif de coupure de courant de l'art antérieur ; les figures 2A, 2B (déjà décrites) montrent sous forme de chronogrammes l'état du dispositif de mesure, de la paire de contacts de déclenchement d'un dispositif de protection conforme à l'art antérieur, de la paire de contacts de signalisation et de la paire de contacts d'un dispositif de coupure de courant lorsque le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner d'une part et hors d'état de fonctionner d'autre part ; la figure 2C (déjà décrite) est un organigramme illustrant les différentes étapes employées lors du fonctionnement d'un dispositif de protection de l'art antérieur ; les figures 3A, 3B (déjà décrites) sont des représentations schématiques de dispositif de protection de l'art antérieur incluant des composants supplémentaires montés avec la paire de contacts de déclenchement ; 14 les figures 4A, 4B sont deux variantes d'organigrammes illustrant le procédé de protection d'un dispositif de protection d'un dispositif de coupure de courant objet de l'invention ; la figures 4C illustre de manière schématique un dispositif de protection d'un dispositif de coupure de courant selon l'invention ; les figures 4D et 4E montrent sous forme de chronogrammes, l'état du dispositif de mesure, de la paire de contacts de déclenchement d'un dispositif de protection selon l'invention, de la paire de contacts de signalisation et de la paire de contacts d'un dispositif de coupure de courant lorsque le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner d'une part et hors d'état de fonctionner d'autre part. Des structures bien connues ne sont pas représentées en détail afin de ne pas alourdir inutilement la description qui suit. EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PARTICULIERS On se réfère à la figure 4C qui montre de manière schématique le dispositif de protection associé à un dispositif de coupure de courant selon l'invention. Les figures 4A et 4B sont deux variantes d'un organigramme relatif au procédé de protection d'au moins une paire de contacts de déclenchement objet de l'invention. Le dispositif de protection est proche à celui de la figure 1. On ne prévoit pas de rajouter de composant entre la paire de contacts de déclenchement et la bobine de déclenchement d'une part et la paire de contacts de signalisation. La seule différence se situe 15 au niveau du dispositif de commande 1.2 de la position de la paire 6 de contacts de déclenchement qui inclut maintenant le lancement d'une temporisation TA. Ce dispositif de commande 1.2 comporte de manière conventionnelle un circuit électronique qui inclut la temporisation TA et un relais de commande de la paire de contacts de déclenchement. Les dispositifs de commande, de manière connue sont réalisés à base de microprocesseurs qui ont bien sûr des horloges aptes à réaliser la temporisation. En revenant sur la figure 4A, l'organigramme commence par un bloc 401 de détection de la présence d'un défaut dans le circuit électrique par le dispositif de mesure du dispositif de protection. S'il n'y a pas de défaut, il ne se passe rien et la surveillance de l'apparition d'un défaut continue. Les mesures sont faites de manière classique en prélevant des valeurs au secondaire de transformateurs de tension et/ou courant (non représentés) installés sur des conducteurs du circuit électrique 3 à surveiller. Le dispositif commande 1.2 du dispositif de protection 1 utilise des programmes de calcul pour comparer ces valeurs mesurées, après conversion en numérique, faites à un instant donné avec des valeurs de référence propres au circuit électrique sous protection. Dès qu'un défaut de courant et/ou de tension est détecté et que les critères de déclenchement sont satisfaits, ces critères étant par exemple une surintensité simple ou une surintensité combinée avec une tension faible, le dispositif de commande 1.2 du dispositif de protection 1 commande la 16 fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement du dispositif de protection (bloc 402). Une temporisation est alors lancée de préférence simultanément à la commande de la fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement (bloc 403). Le dispositif de protection 1 sait quand il commande la fermeture de la paire de contacts de déclenchement. Par contre il ne sait pas quand sera effective la fermeture de la paire de contacts de déclenchement. En variante, on pourrait envisager que la temporisation débute un peu plus tard après la commande de la fermeture de la paire de contacts de déclenchement, ou un peu plus tôt entre la détection du défaut et la commande de la fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement. Dans tous les cas, la temporisation débute avant que la paire de contacts du dispositif de coupure de courant ait eu le temps de s'ouvrir. Ce temps correspond bien sûr à un fonctionnement satisfaisant du dispositif de coupure de courant. Cela signifie donc que la temporisation débute avant que la paire 4 de contacts de signalisation n'ait matériellement pu s'ouvrir. De plus, la temporisation a une durée suffisante pour qu'une fois achevée, la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 a eu suffisamment de temps pour s'ouvrir dans la mesure où le dispositif de coupure de courant 20 n'est pas défectueux. On règle la temporisation avec une marge confortable pour éviter qu'elle ne se termine avant que la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de 17 courant 20 ne se soit suffisamment ouverte pour assurer la coupure du courant dans le circuit électrique 3, en particulier si le mouvement relatif des contacts 2.1, 2.2 est lent. En pratique, la temporisation pourra avoir une durée comprise entre 100 et 150 millisecondes, si l'on considère que lorsque le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner il s'écoule environ 60 ms après la fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement pour que sa paire de contacts s'ouvre et que le courant de défaut soit coupé. On verra lors de la description des figures 4D et 4E la durée typique tcoup de la temporisation TA. La fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement entraîne l'alimentation en courant de la bobine de déclenchement 5, l'ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 dans la mesure où ce dernier n'est pas défectueux et cette ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure 20 entraîne l'ouverture de la paire 4 de contacts de signalisation. Sur la figure 4A, la vérification par le dispositif de mesure 1.1 du dispositif de protection 1 de la présence ou non d'un défaut dans le circuit électrique 3 a lieu à la fin de la temporisation TA (bloc 404). Si le dispositif de mesure 1.1 n'a pas détecté de défaut sur le circuit électrique 3, le dispositif de commande 1.2 du dispositif de protection 1 commande l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement, cette ouverture peut se faire sans risque d'endommagement de ses contacts 6.1, 6.2 puisque 18 la paire 4 de contacts de signalisation s'est ouverte entraînée par l'ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 qui n'est pas défectueux (bloc 405). Si au contraire, le dispositif de mesure 1.1 détecte toujours au bloc 404 un défaut dans le circuit électrique 3, cela signifie que la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 ne s'est pas ouverte. Le dispositif de coupure de courant 20 est défectueux. La paire 4 de contacts de signalisation ne s'est donc pas ouverte non plus puisqu'elle est liée mécaniquement à la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20. Le dispositif de commande 1.2 du dispositif de protection 1 interdit l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement jusqu'à l'intervention d'un opérateur (bloc 406). Cette interdiction d'ouverture assure que les contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement ne seront pas endommagés puisqu'ils sont bloqués en fermeture. Une alarme pourra être actionnée pour avertir un opérateur de la nécessité d'une intervention. Cet opérateur devra intervenir pour que la paire 6 de contacts de déclenchement se retrouve dans une condition favorable à son ouverture, c'est à dire sans circulation de courant dans la bobine de déclenchement 5 et donc dans la paire 6 de contacts de déclenchement. Il commandera son ouverture. Le risque d'endommagement aura disparu lorsque la paire 6 de contacts de déclenchement ne sera plus parcourue par du courant. 19 L'organigramme de la figure 4B est identique à celui de la figure 4A, jusqu'au bloc 403. Au lieu de vérifier si le défaut persiste à la fin de la temporisation TA, cette vérification (bloc 404') débute plus tôt alors que la temporisation TA continue de courir. Si lors de la vérification le défaut à disparu, le dispositif de commande 1.2 du dispositif de protection 1 commande l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement, cette ouverture peut se faire sans risque d'endommagement de ses contacts 6.1, 6.2 puisque la paire 4 de contacts de signalisation s'est ouverte entraînée par l'ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 qui n'est pas défectueux (bloc 405'). Si au contraire, le dispositif de mesure 1.1 détecte toujours au bloc 404' un défaut dans le circuit électrique 3, cela signifie que la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 ne s'est pas ouverte. Le dispositif de commande 1.2 vérifie si oui ou non la temporisation TA est arrivée à échéance (bloc 406'). Si la temporisation TA n'est pas écoulée, le dispositif de mesure 1.1 continue sa surveillance (bloc 404'). Si la temporisation TA est écoulée cela signifie que le dispositif de coupure de courant 20 est défectueux. Le dispositif de commande 1.2 du dispositif de protection 1 interdit alors l'ouverture de la paire 6 de contacts de déclenchement jusqu'à l'intervention d'un opérateur (bloc 407') . On peut se référer à la figure 4D qui montre sous forme de chronogramme l'état de la paire 6 de contacts de déclenchement, de la paire 4 de contacts 20 de signalisation et de la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant lors d'un fonctionnement satisfaisant du dispositif de coupure de courant. A l'instant t0, un défaut apparait sur le circuit électrique en aval du dispositif de coupure de courant. L'allure des courant et tension dans le circuit électrique au niveau du dispositif de mesure est indiquée. Un courant de défaut apparait mais n'est pas encore détecté par le dispositif de protection. A l'instant t1, le dispositif de mesure du dispositif de protection détecte le défaut. Le dispositif de commande du dispositif de protection est activé et à l'instant t2 la paire de contacts de déclenchement se ferment alimentant la bobine de déclenchement. Dans cet exemple, à cet instant t2 la temporisation débute également. Elle pourrait débuter avant ou après comme on l'a expliqué plus haut. La bobine de déclenchement 5 est excitée par la circulation de courant suite à la fermeture de la paire 6 de contacts de déclenchement. A l'instant t3, la paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant ainsi que la paire 4 de contacts de signalisation s'ouvrent. L'ouverture de la paire 4 de contacts de signalisation coupe le courant d'excitation qui circule dans la bobine de déclenchement 5. Ses contacts 4.1, 4.2 sont dimensionnés à cet effet, c'est-à-dire qu'ils résistent à l'arc électrique inévitable qui apparait lors de l'ouverture. A l'instant t4 le défaut à disparu, cela signifie que le dispositif de coupure de courant 20 a coupé le courant dans le circuit électrique 3. 21 A l'instant t5, le dispositif de mesure du dispositif de protection détecte que le courant s'est annulé dans le circuit électrique 3 et que le défaut a disparu. Mais l'ouverture de la paire 6 de contacts déclenchement du dispositif de protection ne peut intervenir avant l'achèvement de la temporisation TA. C'est à la fin de la temporisation TA que la paire de contacts de déclenchement sera actionnée ou pas. L'instant t6 marque la fin de la temporisation TA. Le défaut n'est plus détecté par le dispositif de mesure 1.1 puisque le dispositif de coupure de courant 20 a coupé le courant dans le circuit électrique 3. A l'instant t7, la paire 6 de contacts de déclenchement s'ouvre. La paire 6 de contacts de déclenchement est autorisée à s'ouvrir car le dispositif de commande a été activé dès la détection de la disparition du défaut avant la fin de la temporisation TA, mais cette activation était sans action puisque la temporisation TA n'était pas achevée. La bobine de déclenchement 5 n'est plus excitée car aucun courant ne circule, il a été coupé à l'instant t3 lors de l'ouverture de la paire 4 de contacts de signalisation. Il n'y pas de risque d'endommagement des contacts 6.1, 6.2 de la paire 6 de contacts de déclenchement. Dans la variante illustrée à la figure 4B, la paire 6 de contacts de déclenchement se serait ouverte à l'instant t5 lorsque le dispositif de mesure du dispositif de protection détecte que le courant s'est annulé dans le circuit électrique 3 et que le défaut a disparu. 22 Sur ces figures 4D et 4E, on a appelé tcoup la durée de la temporisation TA. On se réfère de nouveau à la figure 4D. La durée tcoup sera typiquement réglée de manière à être supérieure à la somme de : - L'intervalle de temps entre l'alimentation de la bobine de déclenchement 5 et la disparition du défaut grâce à l'ouverture de la paire 2 de contacts du dispositif de courant 20, soit t4-t2. Cet intervalle de temps vaut typiquement 60 ms ; - l'intervalle de temps entre la disparition du défaut et l'acquisition de cette information par le dispositif de mesure 1.1, soit t5-t4. Cet intervalle de temps vaut typiquement 40 ms. -une marge dite de sécurité qui est typiquement de 40 ms. Sur la figure 4E, on est dans le cas où le circuit de coupure de courant 20 est défectueux, sa paire 2 de contacts ne pouvant s'ouvrir de manière à interrompre le courant dans le circuit électrique 3. L'enchaînement des opérations est identique à ce qui a été décrit précédemment entre les instants t0 et t2. La temporisation débute également à l'instant t2. La paire 2 de contacts du dispositif de coupure de courant 20 ne s'ouvre pas à l'instant que nous avons appelé t3 sur la figure 4C puisqu'il est défectueux. La paire 4 de contacts de signalisation ne s'ouvre pas non plus. L'instant t3 sur la figure 4D marque la fin de la temporisation TA. Le défaut est toujours détecté par le dispositif de mesure 1.1 du dispositif de protection. Le dispositif de protection sait alors que le 23 dispositif de coupure de courant est défectueux. Dans ce cas, le défaut est éliminé à un instant t4 par l'ouverture des contacts d'un autre dispositif de coupure de courant (non visible) placé en amont du dispositif de coupure de courant défectueux. Le dispositif de mesure 1.1 ne détecte plus aucun défaut dans le circuit électrique 3. A l'instant t5, bien que le dispositif de mesure 1.1 ne détecte plus de défaut dans le circuit électrique 3, le dispositif de commande 1.2 est sans action sur le changement de position de la paire 6 de contacts de déclenchement. Elle reste bloquée en position fermée tant qu'un opérateur n'est pas intervenu. A l'instant t6, l'opérateur est intervenu et la paire 6 de contacts de déclenchement est passée en position ouverte. Elle n'a pas subi d'endommagement. Avant d'effectuer cette opération d'ouverture, l'opérateur doit faire en sorte que le courant dans la bobine de déclenchement est bien interrompu, par exemple en coupant les polarités d'alimentation ou en provoquant manuellement l'ouverture du dispositif de coupure de courant. Le dispositif de protection selon l'invention est fiable et n'apporte aucun surcoût matériel par rapport aux solutions connues comme celles illustres aux figures 3A, 3B. Il suffit de prévoir dans le dispositif de commande la temporisation TA, cette solution ne nécessitant qu'un développement logiciel.30 REVENDICATIONS1. Dispositif de protection d'un dispositif de coupure de courant (20) à associer à un circuit électrique (3), ce dispositif de coupure de courant (20) étant pourvu d'au moins une paire (2) de contacts électriques, comportant un dispositif de mesure (1.1) destiné à détecter un défaut dans le circuit électrique, au moins une paire (6) de contacts de déclenchement apte à prendre une position fermée ou une position ouverte et destinée à alimenter une bobine de déclenchement (5) destinée à manoeuvrer la paire (2) de contacts du dispositif de coupure de courant (20), un dispositif de commande (1.2) qui commande la fermeture de la paire (6) de contacts de déclenchement en cas de détection d'un défaut par de dispositif mesure, caractérisé en ce que le dispositif de commande commande le lancement d'une temporisation et l'ouverture de la paire de contacts de déclenchement en cas de disparition du défaut à l'issue de la temporisation et l'interdiction de l'ouverture jusqu'à l'intervention d'un opérateur en cas de persistance du défaut à l'issue de la temporisation, la temporisation étant suffisamment longue et débutant suffisamment tôt pour qu'à son achèvement, la paire de contacts (2) du dispositif de coupure de courant (20) ait eu le temps de s'ouvrir et qu'à son lancement la paire de contacts du dispositif de coupure de courant n'ait pas eu le temps de s'ouvrir, dans la mesure où le dispositif de coupure de courant est en état de fonctionner. 25 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la temporisation dure entre environ 100 et 150 millisecondes. 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel le dispositif de commande (1.2) lance la temporisation et commande la fermeture de la paire (6) de contacts de déclenchement sensiblement simultanément. 4. Procédé de protection d'au moins une paire (6) de contacts de déclenchement d'un dispositif de protection (1) à associer à un dispositif de coupure de courant (20) dans un circuit électrique (3), ce dispositif de coupure de courant (20) étant pourvu d'au moins une paire (2) de contacts, comportant une étape de détection d'un défaut dans le circuit électrique (3), une étape de fermeture de la paire (6) de contacts de déclenchement qui destinée à alimenter une bobine de déclenchement (5) devant manoeuvrer la paire (2) de contacts du dispositif de coupure de courant (20) pour l'ouvrir, une étape de lancement d'une temporisation caractérisé en ce qu'il comporte une étape d'ouverture de la paire (6) de contacts de déclenchement si, après le lancement de la temporisation, le défaut a disparu et une étape d'interdiction de l'ouverture de la paire (6) de contacts de déclenchement si, à l'issue de la temporisation le défaut persiste, l'étape d'interdiction se poursuivant jusqu'à une intervention d'un opérateur, la temporisation étant suffisamment longue et débutant suffisamment tôt pour qu'à son 26 achèvement, la paire (2) de contacts du dispositif de coupure de courant ait eu le temps de s'ouvrir et qu'à son lancement la paire (2) de contacts du dispositif de coupure de courant n'ait pas eu le temps de s'ouvrir, dans la mesure où le dispositif de coupure de courant (20) est en état de fonctionner. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel la temporisation dure entre environ 100 et 150 10 millisecondes. 6. Procédé selon l'une des revendications 4 ou 5, dans lequel l'étape de lancement de la temporisation et l'étape de fermeture de la paire (6) 15 de contacts de déclenchement sont sensiblement simultanées. 7. Procédé selon l'une des revendications 4 à 6, dans lequel l'étape d'ouverture de la paire de 20 contacts de déclenchement intervient si le défaut a disparu à l'issue de la temporisation. 8. Procédé selon l'une des revendications 4 à 6, dans lequel l'étape d'ouverture de la paire de 25 contacts de déclenchement intervient si le défaut a disparu alors que la temporisation coure encore.
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FR2960094A1
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20111118
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B10276 - 10-T0-081 1 PROCÉDÉ DE FABRICATION DE PUCES SEMICONDUCTRICES Domaine de l'invention La présente invention concerne un procédé de fabrication de puces semiconductrices à partir d'une tranche semiconductrice. Elle vise plus particulièrement un procédé de fabrication comprenant une étape de découpe de la tranche en puces unitaires à l'aide d'un faisceau laser. Exposé de l'art antérieur La fabrication de puces semiconductrices comprend notamment, après des étapes de formation de composants et de métallisations d'interconnexion dans et sur une tranche semiconductrice, une étape de découpe de la tranche en puces unitaires. Cette découpe est classiquement réalisée à l'aide d'une scie. Les figures 1A, 2A et 1B, 2B illustrent de façon schématique des étapes d'un procédé de découpe d'une tranche semiconductrice 10 en puces unitaires à l'aide d'une scie. Les figures 1A et 1B sont des vues de dessus et les figures 2A et 2B sont respectivement des vues en coupe selon les plans II-II des figures 1A et 1B. Les figures 1A et 2A illustrent une étape initiale de report de la tranche 10 sur une face d'un film adhésif 12 tendu sur un cadre support 14. De façon classique, la tranche 10 a une B10276 - 10-T0-081 2 forme approximativement circulaire et le cadre 14 présente un contour intérieur circulaire de diamètre légèrement supérieur au diamètre de la tranche 10. Dans cet exemple, le contour extérieur du cadre 14 a une forme générale approximativement carrée à coins arrondis et comprend des encoches de positionnement 16. La forme spécifique du cadre 14 permet un positionnement précis de la tranche dans diverses machines de traitement. Dans une chaîne de production donnée, le cadre 14 est une pièce de forme et de dimensions standard, utilisée à diverses étapes de la fabrication des puces. Ainsi, de nombreuses machines sont adaptées à recevoir un type de cadre support 14, de forme et de dimensions données. Les figures 1B et 2B illustrent l'opération de découpe proprement dite de la tranche 10 en puces unitaires 18. La découpe est classiquement réalisée à l'aide d'une scie à lame circulaire (non représentée) parcourant la tranche selon un quadrillage de lignes et de colonnes. La découpe porte sur toute l'épaisseur de la tranche et s'arrête dans la partie supérieure du film adhésif 12, sans toutefois découper ce film. A titre d'exemple, pour une tranche d'environ 400 µm d'épaisseur, les traits de découpe ont une largeur d'environ 90 µm. On notera que dans la pratique, une tranche semiconductrice comprend un nombre de puces élémentaires 18 très supérieur à ce qui a été représenté. Après la découpe de la tranche, les puces unitaires restent sur le cadre 14, et d'autres étapes de fabrication sont prévues au cours desquelles la tranche découpée est traitée dans des machines adaptées à recevoir le cadre 14. Le film adhésif 12 permet notamment que les puces 18 restent en place pendant ces étapes de fabrication et lors des transports ultérieurs du cadre 14. En vue de réaliser des découpes plus précises, et notamment en vue de réduire la largeur des traits de découpe pour minimiser les pertes, on a proposé de réaliser des découpes B10276 - 10-T0-081 3 à l'aide d'un faisceau laser. L'utilisation d'un faisceau laser permet en outre de découper plus facilement des substrats durs tels que le saphir ou le carbure de silicium. Les figures 3A, 4A, 3B, 4B, 3C, 4C, et 3D, 4D illustrent de façon schématique des étapes d'un procédé de découpe d'une tranche semiconductrice 20 en puces unitaires à l'aide d'un faisceau laser. Les figures 3A, 3B, 3C et 3D sont des vues de dessus et les figures 4A, 4B, 4C et 4D sont respectivement des vues en coupe selon les plans IV-IV des figures 3A, 3B, 3C et 3D. Les figures 3A et 4A illustrent une étape initiale de report de la tranche 20 sur une face d'un film élastique adhésif 22 tendu sur un cadre support 24. Comme cela sera expliqué plus en détail ci-après, notamment en relation avec les figures 3B, 4B, et 3C, 4C, la découpe de la tranche à l'aide d'un faisceau laser requiert l'utilisation d'un cadre support de diamètre interne nettement supérieur aux dimensions de la tranche semiconductrice. Dans cet exemple, le cadre 24 a une forme similaire à celle du cadre 14 des figures 1A et 2A, mais des dimensions supérieures. Les figures 3B et 4B illustrent l'étape de découpe des puces proprement dite. Dans un premier temps on vient former des rainures 25 sur la face libre de la tranche (ici la face supérieure), selon un quadrillage de lignes et de colonnes, à l'aide d'un faisceau laser non représenté. Les rainures 25 portent par exemple sur une profondeur de l'ordre de 10 à 250 pm, et présentent une largeur de l'ordre de 20 à 40 pm. Dans un second temps, on vient frapper la face inférieure de la tranche, successivement en regard de chacune des rainures 25, au moyen d'un couteau 26. Il en résulte une rupture de la tranche le long de chaque rainure 25, conduisant à une découpe de la tranche en puces unitaires. C'est notamment pour permettre le passage du couteau 26 que le diamètre interne du cadre 24 doit être supérieur aux dimensions de la tranche. A B10276 - 10-T0-081 4 titre d'exemple, pour des tranches de 20 centimètres de diamètre, le diamètre intérieur du cadre 24 doit être supérieur d'au moins 2 à 3 centimètres au diamètre de la tranche. Les figures 3C et 4C illustrent une étape d'extension du film élastique 22, réalisée après l'étape de découpe de la tranche en puces unitaires 27. Lors du procédé de découpe décrit en relation avec les figures 3B et 4B, la tranche se fend sur toute son épaisseur, en regard de chaque rainure 25, mais les puces unitaires 27 résultantes restent accolées les unes aux autres. Pour éviter des frottements entre les puces pouvant conduire à une dégradation de leurs flancs et à la création d'éclats, on sépare les puces 27 les unes des autres par extension du film 22. On utilise pour cela une paire de bagues circulaires concentriques comprenant une bague extérieure 28e et une bague intérieure 28i, adaptées à s'emboîter l'une dans l'autre. Le contour extérieur de la bague 28e coïncide sensiblement avec le contour intérieur du cadre 24, le contour extérieur de la bague 28i coïncide sensiblement avec le contour intérieur de la bague 28e, et le contour intérieur de la bague 28i est supérieur ou égal au diamètre de la tranche. Pour provoquer l'extension du film élastique 22, les bagues 28e et 28i sont placées de part et d'autre du film, puis on vient emboîter la bague 28e dans le cadre 24 et la bague 28i dans la bague 28e. Le film 22 se trouve donc pincé entre le contour extérieur de la bague 28i et le contour intérieur de la bague 28e, et sa partie centrale, ici délimitée par le contour extérieur de la bague 28i, se trouve surélevée par rapport à sa partie périphérique (en regard du cadre 24 et de la bague 28e). Il en résulte une extension du film élastique 22, notamment dans sa partie centrale, conduisant à séparer les puces 27 les unes des autres. Un inconvénient de ce procédé réside dans la nécessité d'utiliser un cadre 24 de dimensions nettement supérieures aux dimensions du cadre habituellement utilisé pour des opérations de découpe de puce (cadre 14 des figures 1A et 1B). Il en B10276 - 10-T0-081 résulte que pour toutes les étapes de fabrication postérieures à la découpe des puces, il est nécessaire de prévoir des équipements de traitement spécifiquement adaptés à recevoir un cadre plus grand que le cadre habituel. 5 Les figures 3D et 4D illustrent une étape au cours de laquelle le cadre 24 est retiré, par exemple en découpant le film 22 au voisinage du contour extérieur de la bague d'extension 28e. La paire de bagues d'extension peut alors servir de support pour la suite des étapes de fabrication des puces. Elle constitue en effet un support moins encombrant que le cadre 24. Il n'en reste toutefois pas moins que ce nouveau support a une forme et des dimensions qui ne correspondent pas à celles du cadre 14 habituel des figures 1A et 2A. Ainsi, les équipements utilisés pour mettre en oeuvre des étapes de fabrication postérieures à la découpe de la tranche doivent être adaptés spécifiquement pour être compatibles avec ce nouveau support. Résumé Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir un procédé de fabrication de puces semiconductrices à partir d'une tranche semiconductrice palliant au moins en partie certains des inconvénients des procédés actuels. Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir un tel procédé comportant une étape de découpe de la tranche en puces unitaires à l'aide d'un faisceau laser et d'un couteau. Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir un procédé adapté à ce qu'à la fin de l'étape de découpe, la tranche découpée puisse être traitée en utilisant des équipements existants adaptés à recevoir un cadre support standard. Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir un tel procédé facile à mettre en 35 oeuvre. B10276 - 10-T0-081 6 Ainsi, un mode de réalisation de la présente invention prévoit un procédé de fabrication de puces semiconductrices à partir d'une tranche semiconductrice, comprenant les étapes suivantes : disposer la tranche sur une face d'un film élastique tendu sur un premier cadre support de dimensions nettement supérieures aux dimensions de la tranche, de façon que, en vue de dessus, une portion de film en anneau sépare le contour extérieur de la tranche du contour intérieur du cadre ; effectuer des opérations de fabrication en utilisant des équipements adaptés à recevoir le premier cadre ; disposer, sur la portion de film en anneau, un second cadre support de dimensions extérieures inférieures aux dimensions intérieures du premier cadre ; découper le film entre le voisinage du contour extérieur du second cadre et le contour intérieur du premier cadre et retirer le premier cadre ; et effectuer des opérations de fabrication en utilisant des équipements adaptés à recevoir le second cadre. Selon un mode de réalisation de la présente invention, la tranche a une forme générale circulaire, et les premier et second cadres ont des contours intérieurs circulaires de diamètres respectivement supérieur et au moins égal au diamètre de la tranche. Selon un mode de réalisation de la présente invention, les premier et second cadres ont des contours extérieurs de forme générale carrée à coins arrondis, présentant des encoches de positionnement. Selon un mode de réalisation de la présente invention, les opérations de fabrication utilisant des équipements adaptés à recevoir le premier cadre comprennent une opération de découpe de la tranche en puces à l'aide d'un faisceau laser et d'une frappe par un couteau. Selon un mode de réalisation de la présente invention, ces opérations comprennent en outre, après l'opération de découpe de la tranche en puces, une étape d'écartement des puces B10276 - 10-T0-081 7 par extension du film au moyen d'une paire de bagues d'extension. Selon un mode de réalisation de la présente invention, la portion de film en anneau présente une largeur suffisante pour recevoir le second cadre après l'étape de séparation des puces au moyen des bagues d'extension. Selon un mode de réalisation de la présente invention, le film élastique est un film adhésif. Selon un mode de réalisation de la présente invention, 10 la largeur de la portion de film en anneau est comprise entre 7 et 15 centimètres. Selon un mode de réalisation de la présente invention, les tranches ont un diamètre de 15 ou 20 centimètres. Brève description des dessins 15 Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles : les figures 1A, 2A et 1B, 2B, précédemment décrites, 20 illustrent de façon schématique des étapes d'un procédé classique de découpe d'une tranche semiconductrice en puces unitaires à l'aide d'une scie ; les figures 3A, 4A à 3D, 4D, précédemment décrites, illustrent de façon schématique des étapes d'un procédé de 25 découpe d'une tranche semiconductrice en puces unitaires à l'aide d'un faisceau laser ; et les figures 5A, 6A et 5B, 6B illustrent de façon schématique des étapes d'un exemple de procédé de découpe d'une tranche semiconductrice en puces unitaires à l'aide d'un 30 faisceau laser, ce procédé étant adapté à ce qu'après la découpe, les puces puissent être traitées en utilisant des équipements existants adaptés à recevoir un cadre de dimensions standard. On notera que les diverses figures ne sont pas tracées 35 à l'échelle. B10276 - 10-T0-081 8 Description détaillée Les figures 5A, 6A, et 5B, 6B illustrent de façon schématique des étapes d'un procédé de fabrication de puces semiconductrices, comprenant une étape de découpe d'une tranche semiconductrice en puces unitaires à l'aide d'un faisceau laser. Les figures 5A et 5B sont des vues de dessus et les figures 6A et 6B sont respectivement des vues en coupe selon les plans VI-VI des figures 5A et 5B. On propose ici de réaliser une découpe laser selon un procédé du type décrit en relation avec les figures 3A à 4C. Pour cela, la tranche semiconductrice est placée sur un film élastique 32 tendu sur un cadre support 34. On a vu précédemment que pour pouvoir réaliser une découpe à l'aide d'un faisceau laser, le diamètre intérieur du cadre 34 devait être supérieur d'au moins 2 à 3 centimètres au diamètre de la tranche (pour des tranches 20 centimètres de diamètre). On prévoit ici d'utiliser un cadre support 34 de diamètre intérieur très nettement supérieur au diamètre de la tranche et supérieur aux dimensions externes d'un cadre de support classique du type décrit en relation avec les figures 1A à 2B. A titre d'exemple, pour découper des tranches de 15 ou 20 cm de diamètre, on prévoit ici d'utiliser un cadre 34 d'environ 30 cm de diamètre intérieur. Le film élastique 32 est par exemple un film adhésif d'environ 70 à 200 dam d'épaisseur. La propriété adhésive du film permet une fixation aisée du film au cadre et de la tranche au film. Toutefois, si le film 32 n'était pas adhésif, on pourrait prévoir de fixer le film au cadre et/ou la tranche au film à l'aide d'une colle ou de tout autre moyen de fixation adapté. Dans cet exemple, la tranche est découpée en puces unitaires 37 selon un procédé du type décrit en relation avec les figures 3B et 4B, comprenant notamment une étape de formation, à l'aide d'un faisceau laser, d'un quadrillage de rainures sur une face de la tranche, et une étape de cassure de la tranche selon chaque rainure du quadrillage à l'aide d'un couteau. Les puces 37 sont alors écartées les unes des autres B10276 - 10-T0-081 9 par extension du film élastique 32 au moyen de bagues d'extension 38e et 38i, selon un procédé similaire à celui décrit en relation avec les figures 3C et 4C. Les figures 5A et 6A représentent de façon schématique le film 32, le cadre support 34, les puces unitaires 37, et les bagues d'extension extérieure 38e et intérieure 38i, après les opérations susmentionnées de découpe de la tranche et d'extension du film. Les figures 5A et 6A illustrent en outre une étape de report, sur le film 32, entre la bague d'extension intérieure 38i et la tranche découpée, d'un cadre support supplémentaire 39, de dimensions inférieures au diamètre intérieur de la bague 38i et de diamètre intérieur légèrement supérieur au diamètre de la tranche découpée. Le cadre 39 est en fait un cadre de forme et de dimensions standard, habituellement utilisé pour réaliser des opérations de découpe à la scie (cadre 14 des figures 1A et 2A), et compatible avec les machines existantes d'une chaîne de production donnée. Si le film 32 est adhésif, le cadre 39 sera simplement posé sur une face adhésive du film. Si le film 32 n'est pas adhésif, on pourra fixer le cadre 39 au film par tout moyen adapté, par exemple à l'aide d'une colle. Les figures 5B et 6B illustrent une étape au cours de laquelle le cadre 34 et les bagues d'extension 38 (figures 5A et 6A) sont retirés, par exemple en découpant le film 32 entre le voisinage du contour extérieur du cadre 39 et le contour intérieur de la bague 38i. Le cadre 39 constitue alors un nouveau support pour la tranche découpée, ce nouveau support présentant l'avantage d'être compatible avec les machines existantes d'une chaîne de production donnée. Plus généralement, on propose ici, pour réaliser découper une tranche semiconductrice en puces à l'aide d'un faisceau laser, de : - disposer la tranche sur une face d'un film élastique tendu sur un premier cadre de diamètre intérieur nettement supérieur aux dimensions de la tranche, de façon qu'en vue de B10276 - 10-T0-081 10 dessus, une portion de film en anneau sépare le contour extérieur de la tranche du contour intérieur du cadre ; - effectuer la découpe, en utilisant des équipements adaptés à recevoir le premier cadre ; - disposer, sur la portion de film en anneau, un second cadre support de dimensions inférieures aux dimensions du premier cadre ; - découper le film entre le voisinage du contour extérieur du second cadre et le contour intérieur du premier 10 cadre et retirer le premier cadre ; et - effectuer des étapes de fabrication sur la tranche découpée, en utilisant des équipements adaptés à recevoir le second cadre. On veillera à ce que les dimensions du premier cadre 15 soient suffisamment importantes pour que, après la découpe, la largeur de la portion de film en anneau entre la tranche semiconductrice découpée et le premier cadre (ou les bagues d'extension) soit suffisante pour recevoir le second cadre. A titre d'exemple, la largeur de la portion de film en anneau sera 20 comprise entre 7 et 15 centimètres pour des tranches de 15 ou 20 centimètres de diamètre. Un avantage de ce procédé est qu'il permet, par une opération relativement simple, de mettre en oeuvre une découpe laser puis de revenir dans une chaîne de production existante, 25 sans devoir changer ou redimensionner les équipements destinés à mettre en oeuvre des étapes de fabrication postérieures à la découpe de la tranche. Plus généralement, un tel procédé pourra être mis en oeuvre pour toute étape de fabrication nécessitant l'utilisation 30 d'un cadre de dimensions supérieures aux dimensions du cadre support standard d'une chaîne de production donnée. Des modes de réalisation particuliers de la présente invention ont été décrits. Diverses variantes et modifications apparaîtront à l'homme de l'art. En particulier, on a décrit et 35 représenté un exemple de procédé dans lequel une tranche B10276 - 10-T0-081 11 semiconductrice, des cadres de support 34 et 39, et une bague d'extension extérieure 38e, sont fixés du côté de la face supérieure d'un film élastique 32, et dans lequel une bague d'extension 38i est fixée du côté de la face inférieure du film 32. On notera que chacun de ces éléments pourra être placé indifféremment au dessus ou en dessous du film 32, en veillant toutefois à ce que les bagues 38e et 38i soient placées de part et d'autre du film 32. On notera en outre que la tranche et les cadres support pourront avoir toutes autres formes que celles représentées ci-dessus. En particulier, les cadres support pourront avoir un contour intérieur non circulaire. Par ailleurs, l'invention ne se limite pas aux valeurs numériques, et notamment aux dimensions de cadre mentionnées ci-15 dessus à titre d'exemple. REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication de puces semiconductrices (37) à partir d'une tranche semiconductrice, comprenant les étapes suivantes : a) disposer la tranche sur une face d'un film 5 élastique (32) tendu sur un premier cadre support (34) de dimensions nettement supérieures aux dimensions de la tranche, de façon que, en vue de dessus, une portion de film en anneau sépare le contour extérieur de la tranche du contour intérieur du cadre ; b) effectuer des opérations de fabrication en utilisant des équipements adaptés à recevoir le premier cadre ; c) disposer, sur la portion de film en anneau, un second cadre support (39) de dimensions extérieures inférieures aux dimensions intérieures du premier cadre ; d) découper le film entre le voisinage du contour extérieur du second cadre et le contour intérieur du premier cadre et retirer le premier cadre ; et e) effectuer des opérations de fabrication en utilisant des équipements adaptés à recevoir le second cadre. 20 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la tranche a une forme générale circulaire, et les premier (34) et second (39) cadres ont des contours intérieurs circulaires de diamètres respectivement supérieur et au moins égal au diamètre de la tranche. 25 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les premier (34) et second (39) cadres ont des contours extérieurs de forme générale carrée à coins arrondis, présentant des encoches de positionnement. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 30 à 3, dans lequel les opérations effectuées à l'étape b) comprennent une opération de découpe de la tranche en puces (37) à l'aide d'un faisceau laser et d'une frappe par un couteau. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel l'étape b) comprend en outre, après l'opération de découpe de la 10 15B10276 - 10-T0-081 13 tranche en puces, une étape d'écartement des puces (37) par extension du film (32) au moyen d'une paire de bagues d'extension (38e, 38i). 6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel la portion de film en anneau présente une largeur suffisante pour recevoir le second cadre (39) après l'étape de séparation des puces (37) au moyen des bagues d'extension (38). 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel le film élastique (32) est un film adhésif. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel la largeur de la portion de film en anneau est comprise entre 7 et 15 centimètres. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 8, dans lequel les tranches ont un diamètre de 15 ou 20 15 centimètres.
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FR2960095A1
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20111118
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LD-RI GRB10-1140FR Procédé de fabrication des dispositifs semi-conducteurs et dispositif semi-conducteur comprenant une puce à vias traversants Société par actions simplifiée : STMICROELECTRONICS (GRENOBLE 2) SAS Invention de : SAUGIER Eric Procédé de fabrication des dispositifs semi-conducteurs et dispositif semi-conducteur comprenant une puce à vias traversants La présente invention concerne le domaine des dispositifs semi-conducteurs. I1 est de plus en plus proposé d'utiliser des puces de circuits intégrés présentant des passages traversants pour réaliser des connexions électriques d'une face à l'autre et d'intégrer de telles puces dans des assemblages complexes de puces superposées. Pour cela, il a été proposé de réaliser, dans les faces actives des puces d'une plaque comprenant une pluralité de puces, des trous borgnes que l'on remplit d'une matière conductrice de l'électricité ; de monter cette plaque de puces sur une plaque de support épaisse en plaçant les faces actives des puces contre cette plaque de support ; de réduire l'épaisseur de la plaque de puces jusqu'à découvrir la matière conductrice qui forme alors des vias de connexion électrique ; d'assembler d'autres puces sur la face arrière de la plaque de puces réduite en épaisseur, éventuellement par l'intermédiaire d'une couche intégrant des réseaux de connexion électrique, en encapsulant ces autres puces ; d'enlever la plaque de support ; de réaliser une couche de connexion électrique sur la face avant de la plaque de puces ; et enfin de découper la plaque résultante pour singulariser des dispositifs semi-conducteurs. On s'aperçoit immédiatement qu'une telle manière de faire nécessite un grand nombre d'opérations et nécessite l'usage d'une plaque de support à titre d'outil sur lequel les dispositifs semi-conducteurs sont fabriqués. I1 est proposé de simplifier la réalisation d'assemblages notamment de puces de circuits intégrés comprenant au moins une puce présentant des vias traversants de connexion électrique. Selon un mode de réalisation, un procédé de fabrication de dispositifs semi-conducteurs, qui comprend les étapes suivantes. On réalise une première plaque comprenant, en des emplacements, des premières puces de circuits intégrés et une première couche de support entourant ces premières puces et dont une face avant comprend une face avant de la première couche de support et les faces actives des premières puces. On réalise sur la face avant de la première plaque une première couche de connexion électrique comprenant, sur lesdits emplacements, des premiers réseaux de connexion électrique. On installe, sur lesdits emplacements, des secondes puces de circuits intégrés et former une seconde couche de support entourant ces secondes puces de façon à former une plaque intermédiaire, ces secondes puces présentant des faces actives du côté de la première couche de connexion électrique et des trous borgnes ouverts du côté de la première couche de connexion électrique et remplis d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique. On réduit l'épaisseur de la plaque intermédiaire de façon à construire une seconde plaque comprenant des secondes puces d'épaisseurs réduites et une seconde couche de support d'épaisseur réduite et dans laquelle les vias des secondes puces d'épaisseurs réduites présentent des parties avant découvertes, On réalise sur la seconde plaque une seconde couche de connexion électrique comprenant, sur lesdits emplacements, des seconds réseaux de connexion électrique. Ainsi, à chaque emplacement de la structure résultante est obtenu un dispositif semi-conducteur qui pourra être singularisé. On peut en outre réaliser, sur lesdits emplacements, des trous traversants dans la seconde couche de support d'épaisseur réduite et remplir ces trous d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique. On peut également mettre en place, sur lesdits emplacements, des moyens ponctuels de connexion électrique extérieure sur la seconde couche de connexion électrique. On peut aussi découper la plaque résultante de façon à singulariser chaque dispositif semi-conducteur obtenu. I1 est également proposé un dispositif semi-conducteur comprend une première plaquette comprenant au moins une première puce de circuits intégrés et une couche de support entourant cette première puce et dont une face avant comprend une face avant de la première couche de support et la face active de la première puce ; une première couche de connexion électrique placée sur la face avant de la première plaquette et comprenant un premier réseau de connexion électrique ; une seconde plaquette placée sur une face avant de la première couche de connexion électrique et comprenant au moins une seconde puce de circuits intégrés et une couche de support entourant cette seconde puce, la seconde puce présentant une face active du côté de la première couche de connexion électrique et présentant des passages traversants remplis d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique ; et une seconde couche de connexion électrique placée sur la seconde plaquette et comprenant un second réseau de connexion électrique. La première puce et la seconde puce peuvent être reliées par l'intermédiaire du premier réseau de connexion électrique. La première puce peut être reliée à des moyens avant de connexion électrique par l'intermédiaire du premier réseau de connexion électrique, d'au moins certains des vias traversant la seconde puce et du second réseau de connexion électrique. La seconde puce peut être reliée à des moyens avant de connexion électrique par l'intermédiaire d'au moins certains des vias de connexion électrique traversant la seconde puce et du second réseau de connexion électrique. Des vias de connexion électrique traversant la couche de support de la seconde plaquette peuvent en outre être prévus, ces vias pouvant être reliés au premier réseau de connexion électrique et au second réseau de connexion électrique. La première couche de support, la couche de connexion électrique, la couche de support et de la couche de connexion électrique peuvent être en une même matière de base. Des procédés de fabrication de dispositifs semi-conducteurs et des dispositifs semi-conducteurs résultants vont maintenant être décrits à titre d'exemples non limitatifs, illustrés par le dessin sur lequel : - la figure 1 représente une coupe d'une structure semi-conductrice, selon une étape de fabrication, intégrant des premières puces de circuits intégrés ; - la figure 2 représente une coupe de la structure semi-conductrice issue de la figure ; - la figure 3 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, intégrant des premiers réseaux de connexion électrique ; - la figure 4 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, pour la mise en place de secondes puces de circuits intégrés munis de vias ; - la figure 5 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, pour la mise en place d'un remplissage ; - la figure 6 représente une coupe de la structure semi- conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, intégrant des secondes puces de circuits intégrés ; - la figure 7 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, montrant une réduction d'épaisseur ; - la figure 8 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, intégrant des vias complémentaires ; - la figure 9 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, intégrant des seconds réseaux de connexion électrique ; - la figure 10 représente une coupe de la structure semi-conductrice, selon une étape ultérieure de fabrication, intégrant des moyens de connexion électrique extérieur ; - la figure 11 représente une coupe d'un dispositif semi-conducteur obtenu ; - et la figure 12 représente une coupe d'une variante de réalisation d'un dispositif semi-conducteur obtenu. En référence aux figures 1 à 10, on va tout d'abord décrire les différentes étapes de fabrication de dispositifs semi-conducteurs 1 tels qu'illustrés sur la figure 11. Comme illustré sur la figure 1, ayant préalablement réalisé une plaque épaisse de premières puces 2 présentant du côté d'une face active 3 des circuits intégrés 4, on découpe cette plaque de façon à singulariser les premières puces 1. Puis, on place les faces actives 3 de ces premières puces 2, singularisées, sur une plaque de construction 5, les premières puces 2 étant espacées et disposées selon une matrice carrée définissant des emplacements adjacents 6. Les premières puces 2 peuvent être maintenues par un moyen de collage non permanent. Puis, on dépose une première couche de support 7 autour de la pluralité de premières puces 1, cette couche de support 7 étant par exemple une résine durcissable et présentant une épaisseur par exemple égale à celle des premières puces 2. Après durcissement de la première couche de support 7 et séparation de la plaque de construction 5, on obtient, comme illustré sur la figure 2, une première plaque 8 qui présente une face avant 9 qui comprend une face avant 10 de la première couche de support 7 et les faces actives 3 des premières puces 2. La première plaque 8 constitue avantageusement un support sur lequel sont réalisées les opérations qui vont maintenant être décrites et sera une partie constitutive des dispositifs semi-conducteurs qui seront obtenus. Comme illustré sur la figure 3, on réalise sur la face avant 9 de la première plaque 8 une première couche de connexion électrique 11 qui comprend ou intègre des réseaux 12 en vue de connexions électriques d'une face à l'autre, respectivement placés dans les emplacements 6, cette première couche de connexion électrique 11 présentant une face avant 13. Les réseaux de connexion électrique 12 peuvent présenter un ou plusieurs niveaux de connexion électrique. Comme illustré sur la figure 4, ayant préalablement réalisé une plaque épaisse de secondes puces 14 présentant du côté d'une face active 15 des circuits intégrés 16 et présentant, à partir de cette face active 15 des trous borgnes 17 remplis d'une matière conductrice de l'électricité destinée à la réalisation de vias de connexion électrique 18, on découpe cette plaque de façon à singulariser les secondes puces 14. Puis, on monte les secondes puces 14 sur la face avant 13 de la première couche connexion électrique 11, respectivement dans les emplacements 6, en plaçant les faces actives 15 des secondes puces 14 du côté de la première couche de connexion électrique 11, en interposant des billes fines de connexion électrique 19. Puis, comme illustré sur la figure 5, on injecte une matière de remplissage 20, par exemple une résine très fluide, dans l'espace entre la face avant 13 de la couche de connexion électrique 11 et les faces actives 15 des secondes puces 14, cette résine se répandant autour de billes 19. Ensuite, comme illustré sur la figure 6, on dépose une seconde couche de support 21 autour de et éventuellement sur la pluralité de secondes puces 14, cette couche de support 7 étant par exemple une résine durcissable. Après durcissement de la seconde couche de support 21, on obtient une plaque intermédiaire 22 qui présente une face avant 23. Après quoi, on réalise une réduction de l'épaisseur de la plaque intermédiaire 22, par exemple par un polissage mécanique de sa face avant 23, jusqu'à l'obtention, comme illustré sur la figure 7, d'une seconde plaque 22a comprenant une pluralité de secondes puces d'épaisseurs réduites 14a et une seconde couche de support d'épaisseur réduite 21a, la seconde plaque 22a présentant une face avant 23a. On découvre ainsi les parties avant des vias de connexion électrique 18 des secondes puces 14 en vue de connexions électriques d'une face à l'autre. Comme illustré sur la figure 8, on peut optionnellement réaliser ensuite, dans les emplacements 6, des trous traversants 24 dans la seconde couche de support d'épaisseur réduite 21a, en des endroits autour des secondes puces d'épaisseurs réduites 14a, puis remplir ces trous 24 d'une matière conductrice de l'électricité de façon à former des vias de connexion électrique 25. Puis, comme illustré sur la figure 9, on réalise sur la face avant 23a de la seconde plaque 22a une seconde couche de connexion électrique 26 qui comprend ou intègre des réseaux 27 en vue de connexions électriques d'une face à l'autre, respectivement placés dans les emplacements 6, cette seconde couche de connexion électrique 26 présentant une face avant 28. Les réseaux de connexion électrique 27 peuvent présenter un ou plusieurs niveaux de connexion électrique. Ensuite, comme illustré sur la figure 10, on peut déposer sur la face avant 28 de la seconde couche de connexion électrique 26 des billes de connexion électrique 29. On obtient ainsi une structure résultante 30 présentant, dans les emplacements 6, des dispositifs semi-conducteurs 1 adjacents. Enfin, on procède au découpage, par exemple par sciage, de la plaque résultante 30 entre ou le long des emplacements 6, de façon à singulariser autant de dispositifs semi-conducteurs 1 qu'il y avait d'emplacements 6. Comme illustré sur la figure 11, chaque dispositif semi- conducteur 1 comprend, de façon empilée : une première plaquette 32 correspondant à une portion de la première plaque 8 et munie d'une première puce 2 entourée d'une couche de support 7 ; une première couche de connexion électrique 33 correspondant à une portion de la première couche de connexion électrique 11 et munie d'un premier réseau de connexion électrique 12 ; une seconde plaquette 34 correspondant à une portion de la seconde plaque 8 et munie d'une seconde puce 14a d'épaisseur réduite et d'une couche de support 21a d'épaisseur réduite ; une seconde couche de connexion électrique 35 correspondant à une portion de la seconde couche de connexion électrique 26 et munie d'un second réseau de connexion électrique 27 ; et une pluralité de billes de connexion électrique extérieure 29. En distribuant et en répartissant les réseaux de connexion électrique 12 et 27, les vias de connexion électrique 18 traversant la seconde puce 14a d'épaisseur réduite et les vias de connexion électrique complémentaires 25 traversant la couche de support 22a d'épaisseur réduite lors de la fabrication des dispositifs semi-conducteurs 1, telle que décrite plus haut, il est possible d'établir, sélectivement et à volonté, des liaisons électriques entre les circuits intégrés 4 et de la première puce 2 et les circuits intégrés 16 de la seconde puce 14a, des liaisons électriques entre les circuits intégrés 4 et de la première puce 2 et les billes de connexion électrique extérieure 29 et des liaisons électriques entre les circuits intégrés 16 de la seconde puce 14a et les billes de connexion électrique extérieure 29. Les vias de connexion électrique 18 traversant la seconde puce 14a d'épaisseur réduite peuvent être sélectivement reliés, latéralement, aux circuits intégrés 18 ou reliés à ces derniers par l'intermédiaire du réseau de connexion électrique 12 ou établir des liaisons directes entre les réseaux de connexion électrique 12 et 27. Les réseaux de connexion électrique 12 et 27 des couches d'interconnexion 11 et 26, ainsi que les éventuels vias de connexion électrique 25 peuvent permettre de s'affranchir des pas de connexion électrique des faces actives 3 et 15 des puces de circuits intégrés 2 et 14 (14a). I1 peut être avantageux d'utiliser la même matière de base pour la réalisation de la première couche de support 7, de la couche de connexion électrique 11, de la couche de support 21 et de la couche de connexion électrique 26, par exemple une résine. Comme illustré sur la figure 12, des dispositifs semi-conducteurs 36, obtenus par le procédé décrit plus haut, peuvent comprendre, dans la plaquette 32, plusieurs premières puces 2n, éventuellement différentes, et éventuellement un ou plusieurs autres composants discrets 2m, présentant des faces adjacentes à la couche de connexion électrique 11 et reliés au premier réseau de connexion électrique 12. L'épaisseur de la première plaque 8 initiale peut être adaptée à la première puce ou au composant discret le plus épais. De même, plusieurs secondes puces 14a, présentant au moins pour certaines des vias traversants de connexion électrique 18, pourraient être prévues dans la seconde plaquette 33. De plus, à la suite de l'étape illustrée sur la figure 9 et avant de mettre en place des billes de connexion électrique 29, on pourrait poursuivre la construction de dispositifs semi-conducteurs (non représentés) en reproduisant, une ou plusieurs fois, les opérations décrites en référence aux figures 6 à 8 sur la face avant 28 de la couche de connexion électrique, de façon à adjoindre au moins une nouvelle seconde puce de circuits intégrés, éventuellement pourvue de vias traversant de connexion électrique. Bien entendu, les différentes opérations de fabrication décrites plus haut peuvent être réalisées en mettant en oeuvre les moyens habituellement utilisés dans le domaine de la microélectronique. La présente invention ne se limite pas aux exemples ci-dessus décrits. Bien d'autres variantes de réalisation sont possibles, sans sortir du cadre défini par les revendications annexées. REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication de dispositifs semi-conducteurs, comprenant : réaliser une première plaque (8) comprenant, en des emplacements (6), des premières puces de circuits intégrés (2) et une première couche de support (7) entourant ces premières puces et dont une face avant comprend une face avant de la première couche de support et les faces actives des premières puces ; réaliser sur la face avant de la première plaque (8) une première couche de connexion électrique (11) comprenant, sur lesdits emplacements (6), des premiers réseaux de connexion électrique (12) ; installer, sur lesdits emplacements (6), des secondes puces de circuits intégrés (14) et former une seconde couche de support (21) entourant ces secondes puces de façon à former une plaque intermédiaire (22), ces secondes puces présentant des faces actives du côté de la première couche de connexion électrique et des trous borgnes (17) ouverts du côté de la première couche de connexion électrique et remplis d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique (18) ; réduire l'épaisseur de la plaque intermédiaire (22) de façon à construire une seconde plaque (22a) comprenant des secondes puces d'épaisseurs réduites (14a) et une seconde couche de support d'épaisseur réduite (21a) et dans laquelle les vias (18) des secondes puces d'épaisseurs réduites présentent des parties avant découvertes, réaliser sur la seconde plaque (22a) une seconde couche de connexion électrique 26) comprenant, sur lesdits emplacements (6), des seconds réseaux de connexion électrique (27) ; de telle sorte qu'à chaque emplacement de la structure résultante est obtenu un dispositif semi-conducteur. 2. Procédé selon la revendication 1, comprenant, avant de construire la seconde couche de connexion électrique : réaliser, sur lesdits emplacements (6), des trous traversants (24) dans la seconde couche de support d'épaisseur réduite (22a) et remplir ces trous d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique (25). 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, comprenant : mettre en place, sur lesdits emplacements (6), des moyens ponctuels de connexion électrique extérieure (29) sur la seconde couche de connexion électrique (26). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant : découper la plaque résultante de façon à singulariser chaque dispositif semi-conducteur obtenu (1). 5. Dispositif semi-conducteur comprenant : une première plaquette (32) comprenant au moins une première puce de circuits intégrés (2) et une couche de support (7) entourant cette première puce et dont une face avant comprend une face avant de la première couche de support et la face active de la première puce ; une première couche de connexion électrique (33) placée sur la face avant de la première plaquette et comprenant un premier réseau de connexion électrique (12) ; une seconde plaquette (34) placée sur une face avant de la première couche de connexion électrique et comprenant au moins une seconde puce de circuits intégrés (14a) et une couche de support (21a) entourant cette seconde puce, la seconde puce présentant une face active du côté de la première couche de connexion électrique et présentant des passages traversants (24) remplis d'une matière conductrice constituant des vias de connexion électrique (25) ; et une seconde couche de connexion électrique (35) placée sur la seconde plaquette et comprenant un second réseau de connexion électrique (27). 6. Dispositif semi-conducteur selon la revendication 5, dans lequel la première puce (2) et la seconde puce (14a) sont reliées par l'intermédiaire du premier réseau de connexion électrique (12). 7. Dispositif semi-conducteur selon l'une des revendications 5 et 6, dans lequel la première puce (2) est reliée à des moyens avant de connexion électrique (29) par l'intermédiaire du premier réseau de connexion électrique (12), d'au moins certains des vias (18) traversant la seconde puce et du second réseau de connexion électrique (27). 8. Dispositif semi-conducteur selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, dans lequel la seconde puce (14a) est reliée à des moyens avant de connexion électrique par l'intermédiaire d'au moins certains des vias (18) traversant la seconde puce et du second réseau de connexion électrique (27). 9. Dispositif semi-conducteur selon l'une quelconque des revendications 5 à 8, comprenant des vias de connexion électrique (25) traversant la couche de support (21a) de la seconde plaquette, ces vias étant reliés au premier réseau de connexion électrique (12) et au second réseau de connexion électrique (27). 10. Dispositif semi-conducteur selon l'une quelconque des revendications 5 à 9, dans lequel la première couche de support (7), la couche de connexion électrique (11), la couche de support (21) et la couche de connexion électrique (26) sont en une même matière de base.
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CAPTEUR D'IMAGE LINEAIRE EN TECHNOLOGIE CMOS A CONTRAINTES TEMPORELLES RELACHEES Domaine technique de l'invention L'invention est relative à un capteur d'image linéaire destiné à saisir une image par balayage, notamment à un capteur à retard temporel et intégration, plus connu sous l'acronyme TDI (de l'anglais « Time Delay and Integration »). État de la technique Les principes d'un capteur d'image TDI sont décrits, par exemple, dans l'article 1 o intitulé « A Large Area TDI Image Sensor for Low Light Level Imaging », par Michael G. Farrier et al - IEEE Journal of Solid-State Circuits, Vol. SC-15, No. 4, Août 1980. Un capteur TDI est généralement utilisé pour saisir l'image d'un objet se déplaçant à vitesse élevée et observé sous de mauvaises conditions 15 d'éclairage. Il est généralement réalisé en technologie CCD (de l'anglais « Charge-Coupled Device », ou dispositif à transfert de charges), qui a jusqu'à maintenant permis d'obtenir les meilleures performances en termes de sensibilité. La figure 1 représente schématiquement un capteur TDI en technologie CCD, 20 tel que décrit dans l'article susmentionné. Il comprend une matrice de sites photosensibles, ou photosites 10 dont les rangées sont généralement, comme cela est représenté, nettement plus longues que les colonnes. Dans l'exemple de l'article susmentionné, une rangée comporte 1028 photosites, tandis qu'une colonne en comporte seulement 128. Pour la photographie terrestre par 25 satellite, une rangée peut comporter de l'ordre de 12000 photosites, et la matrice comporte quelques dizaines de rangées. Les rangées de la matrice sont disposées perpendiculairement au déplacement de l'objet dont on veut saisir l'image. Le déplacement de cette image, relatif au capteur, est représenté par des flèches descendantes. Ces flèches 30 correspondent également au déplacement des charges électriques dans les registres CCD, en synchronisme avec le déplacement de l'image. Chaque rangée saisit une tranche correspondante de l'objet pendant un temps d'exposition compatible avec la vitesse de l'image. Cela provoque une accumulation de charges négatives (électrons) dans les photosites de la rangée. Lorsqu'une tranche de l'image saisie par une rangée i s'est déplacée au niveau de la rangée i+1, les charges accumulées dans la rangée i sont transférées dans la rangée i+1, qui continue, pendant un nouveau temps d'exposition, à accumuler des charges pour la même tranche. Les transferts de charges d'une rangée à la suivante s'opèrent donc en synchronisme avec le déplacement de l'image. La dernière rangée de la matrice contient ainsi, à chaque cycle de transfert, la somme des charges accumulées par toutes les rangées pour une même tranche. La sensibilité du capteur est donc, en théorie, multipliée par le nombre de rangées. A la fin de chaque cycle de transfert de charges et d'exposition, les charges de la dernière rangée de la matrice sont transférées dans un registre à décalage 12 servant à la lecture des informations de la dernière rangée. Les charges stockées dans les photosites de ce registre sont décalées photosite par photosite vers un convertisseur charge-tension 14 en bout de rangée, où une tension correspondant à la charge totale de chaque photosite peut être prélevée par un circuit de traitement, généralement externe au capteur. La technologie CCD étant de moins en moins utilisée pour les capteurs d'image, au profit de la technologie CMOS, l'utilisation de cette dernière technologie est envisagée pour les capteurs TDI. L'article intitulé « Time-Delay-Integration Architectures in CMOS Image Sensors par Gérald Lepage, Jan Bogaerts, et Guy Meynants - IEEE Transactions on Electron Devices, Vol. 56, NO. 11, novembre 2009, décrit des solutions pour obtenir la fonctionnalité TDI à l'aide d'un capteur d'image CMOS. Dans un capteur d'image CMOS, la lumière est également captée sous forme de charges, au niveau de pixels. Par contre, chaque pixel étant muni de son propre circuit de lecture en tension, on ne peut pas transférer des charges d'un pixel à un autre. La figure 2 représente schématiquement une architecture envisagée dans cet article de Lepage et al. À une matrice 10' de NxM pixels Px on associe une matrice 16 de cellules mémoire E, de même taille et configuration (ici NxM = 5x5). Dans le principe, la matrice de pixels 10' prend des vues à une cadence correspondant au temps (appelé « temps ligne » TL) que met une tranche d'image à balayer le pas des rangées de pixels. Ainsi, au bout de N temps ligne, la même tranche d'image aura été saisie par chacune des N rangées de la matrice de pixels. Chaque rangée de la mémoire 16 est associée io temporairement à une même tranche de l'image. On y accumule les niveaux de luminosité enregistrés pour cette tranche par toutes les rangées de pixels. Une fois que tous les niveaux ont été accumulés pour la tranche, la rangée mémoire est lue, réinitialisée, et associée de manière circulaire à une nouvelle tranche d'image. 15 On s'aperçoit qu'on doit ainsi procéder à l'accumulation de toutes les rangées de la matrice de pixels à chaque temps ligne. Alors qu'en technologie CCD les opérations d'accumulation de niveaux de luminosité correspondent à de simples transferts de charges, en technologie CMOS ces opérations sont notablement plus complexes. Elles impliquent des 20 multiplexages sur des bus de lecture des pixels, des conversions analogique-numérique, des opérations d'addition, et des opérations d'accès mémoire. II en résulte qu'on a des difficultés en technologie CMOS à tenir les mêmes cadences de prise de vue (ou temps ligne TL) qu'en technologie CCD. Ainsi, la résolution en nombre de rangées de la matrice de pixels doit être adaptée au 25 temps ligne minimal envisagé et au pas des pixels souhaité. Dans certaines applications, comme cela est décrit notamment dans l'article susmentionné de Lepage et al., on souhaite subdiviser chaque pixel dans le sens du déplacement afin d'améliorer ce qu'on appelle la fonction de transfert de modulation (FTM) de filé, représentative de la netteté de l'image reproduite. 30 Cela revient à augmenter le nombre de rangées de pixels tout en diminuant le pas pour conserver les dimensions du capteur. Les contraintes temporelles augmentent avec le carré du facteur de subdivision. Pour passer d'une FTM de filé de 0,64 à 0,9, on subdivise chaque pixel en deux dans le sens du déplacement. Les contraintes temporelles sont alors multipliées par 4. Résumé de l'invention On constate qu'il existe un besoin de prévoir un capteur d'image de type TDI réalisé en technologie CMOS permettant de relâcher les contraintes temporelles, afin notamment de pouvoir améliorer la FTM de filé. On tend à satisfaire ce besoin en prévoyant un capteur d'image à retard temporel et intégration comprenant une matrice de pixels photosensibles ~o organisés en rangées et colonnes ; et une première matrice de cellules mémoire associée à des moyens de commande et d'addition pour stocker dans une rangée de cellules mémoire des niveaux de luminosité accumulés de plusieurs rangées de pixels. La première matrice de cellules mémoire est prévue, avec les moyens de commande et d'addition, pour stocker dans ses 15 rangées des niveaux de luminosité accumulés des rangées d'une première moitié de la matrice de pixels. Le capteur comprend une deuxième matrice de cellules mémoire associée aux moyens de commande et d'addition pour stocker dans une rangée de la deuxième matrice de cellules mémoire des niveaux de luminosité accumulés des rangées de la deuxième moitié de la 20 matrice de pixels. On prévoit de préférence des moyens pour additionner les niveaux accumulés dans une rangée de la première matrice de cellules mémoire aux niveaux accumulés dans une rangée correspondante de la deuxième matrice de cellules mémoire. 25 Selon un mode de réalisation les première et deuxième matrices de cellules mémoire sont disposées de part et d'autre de la matrice de pixels et reliées par des bus distincts aux pixels correspondants de chaque colonne de pixels. Description sommaire des dessins D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la 30 description qui va suivre de modes particuliers de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs et illustrés à l'aide des dessins annexés, dans lesquels la figure 1, précédemment décrite, représente schématiquement un capteur d'image TDI classique, réalisé en technologie CCD ; la figure 2, précédemment décrite, représente schématiquement un capteur TDI classique réalisé en technologie CMOS ; la figure 3 représente schématiquement un mode de réalisation de capteur TDI en technologie CMOS permettant de relâcher les contraintes temporelles ; la figure 4 représente un pixel de capteur CMOS à cinq transistors ; la figure 5 est un chronogramme illustrant une utilisation du pixel de la figure 4 dans le cadre du capteur de la figure 3 ; la figure 6 est un tableau représentant l'utilisation des mémoires de la figure 3 ; la figure 7 représente un autre mode de réalisation de capteur TDI en technologie CMOS ; et la figure 8 représente un autre mode de réalisation de capteur TDI en technologie CMOS. Description d'un mode de réalisation préféré de l'invention Afin de relâcher les contraintes temporelles du fonctionnement d'un capteur TDI réalisé en technologie CMOS, on propose ici une solution permettant de diviser par deux le temps nécessaire aux opérations d'accumulation. En effet, un facteur important dans les contraintes temporelles est le temps nécessaire pour accumuler un niveau de luminosité courant avec une valeur stockée en mémoire. On obtient cela en prévoyant, pour chaque colonne de pixels, deux voies 25 d'accumulation indépendantes, chacune associée à une mémoire séparée, qu'on utilise de manière simultanée ou quasi-simultanée. La figure 3 représente schématiquement un mode de réalisation d'architecture permettant de mettre cette solution en oeuvre. La matrice de pixels photosensibles Px est représentée avec six rangées et cinq colonnes, à titre 30 d'exemple. De façon générale, une mémoire d'accumulation 16a est associée à une première moitié des rangées, et une mémoire d'accumulation séparée 16b est associée à la deuxième moitié des rangées. On peut ainsi écrire dans la mémoire 16a une valeur correspondant à un pixel de la première moitié en même temps que l'on écrit dans la mémoire 16b une valeur correspondant à un pixel de la deuxième moitié. Dans la figure 3, la mémoire d'accumulation 16a est associée aux rangées impaires de la matrice de pixels, et la mémoire d'accumulation 16b est associée aux rangées paires de la matrice de pixels. Les pixels de rang impair et les ~o pixels de rang pair de chaque colonne sont ici reliés par des bus de lecture séparés à leurs mémoires respectives 16a et 16b. Dans chacun de ces bus, on prévoit un convertisseur analogique-numérique ADC. Ainsi, les niveaux analogiques fournis par les pixels sont convertis en numérique avant d'être accumulés dans les mémoires 16a et 16b. 15 Avec cette configuration, on peut écrire dans la mémoire 16a une valeur correspondant à un pixel impair en même temps que l'on écrit dans la mémoire 16b une valeur correspondant à un pixel pair. L'accumulation a lieu, par exemple, comme cela est schématisé au niveau des mémoires, à l'aide d'un additionneur qui remplace le contenu d'une cellule 20 mémoire par la somme de ce contenu et de la valeur fournie par le convertisseur ADC correspondant. Les contenus des mémoires 16a et 16b sont accessibles par des bus respectifs parvenant aux deux entrées d'un d'additionneur 20. On prévoit en fait un additionneur 20 par colonne, servant à compléter les accumulations partielles 25 faites dans chacune des mémoires 16a et 16b. Les mémoires d'accumulation 16a et 16b et les pixels Px sont gérés par un circuit de commande 18, dont le fonctionnement sera décrit plus en détail ultérieurement. Chacune des mémoires d'accumulation 16a et 16b a de préférence la même 30 configuration que la matrice de pixels, c'est-à-dire qu'elle est sous la forme d'une matrice de cellules mémoire de six rangées par cinq colonnes dans l'exemple représenté. En outre, comme cela est représenté, les mémoires 16a et 16b sont de préférence disposées physiquement de part et d'autre de la matrice de pixels, dans le sens des colonnes. Cela facilite l'acheminement des connexions. Par rapport à la configuration classique de la figure 2, on double la taille mémoire. Cela n'a pas une influence notable sur l'encombrement du capteur, car ce dernier comporte généralement beaucoup moins de rangées que de colonnes. Ainsi, on ajoute un nombre relativement faible de rangées de mémoire qui affectent peu la largeur du capteur par rapport aux autres composants du capteur, notamment les plots d'entrée/sortie. La figure 4 représente un type classique, dénommé « 5T », de pixel CMOS, que l'on utilisera de préférence dans la matrice de pixels. Il comprend une photodiode Dl, dont la capacité intrinsèque Cl, ou capacité d'intégration, permet d'accumuler les charges générées par la lumière frappant le pixel. Un transistor de transfert TG relie la photodiode Dl à la grille d'un transistor suiveur M2. La capacité de grille du transistor M2 ainsi que les capacités des autres composants reliés à la grille du transistor M2 forment une capacité tampon C2. Un transistor de lecture (ou de sélection ligne) RD relie la source du transistor suiveur M2 à un bus de colonne Bc. Un transistor de réinitialisation RST relie la capacité C2 à une ligne d'alimentation positive Vdd. Un transistor d'obturateur et d'anti-éblouissement OBT relie la photodiode Dl à la ligne Vdd. Pour des raisons de commodité, les signaux de commande des transistors ont ci-après le même nom que les transistors. Ce type de pixel permet de réaliser un capteur à obturateur global, c'est-à-dire un capteur permettant d'exposer tous ses pixels en même temps et de lire les niveaux des pixels successivement après exposition. Le fonctionnement est en bref le suivant. Initialement, le transistor OBT est conducteur, maintenant la capacité Cl à un niveau de réinitialisation. Le transistor OBT est bloqué lorsque commence une phase d'exposition. Les transistors TG, RST et RD sont également bloqués. La capacité Cl intègre les charges engendrées par la lumière frappant la photodiode Dl. Avant la fin de l'exposition, le transistor RST est actionné brièvement pour réinitialiser la capacité tampon C2. En fin d'exposition, le transistor TG est actionné brièvement pour transférer les charges de la capacité Cl vers la capacité tampon C2. Le transistor OBT est actionné brièvement pour réinitialiser la capacité Cl pour une nouvelle phase d'exposition. Pendant chaque phase d'exposition, le niveau de tension correspondant à l'exposition précédente est stocké sur la capacité tampon C2. Ce niveau de tension peut être transféré à tout moment sur le bus Bc en actionnant le transistor de lecture RD, ceci avant la réinitialisation par le transistor RST. Le transistor d'obturation OBT peut servir, outre à réinitialiser la capacité d'intégration Cl, à définir, par son état bloqué, une fenêtre d'exposition réglable entre deux actionnements consécutifs du transistor de transfert TG. Une autre fonction de ce transistor est d'éviter le débordement de charges de la capacité Cl vers la capacité C2 pendant la phase d'intégration. Pour cela, le niveau de grille du transistor OBT est placé à une valeur inférieure à celle du transistor TG pour favoriser l'écoulement des charges en excès par le transistor OBT et préserver ainsi l'information précédente stockée dans la capacité C2. La capacité C2, de valeur relativement faible pour minimiser le bruit de lecture, présente à sa réinitialisation un niveau de « noir » bruité, qui vient s'ajouter au niveau utile transféré depuis la capacité Cl. Pour atténuer l'effet de ce bruit, on procède généralement à un double échantillonnage corrélé, c'est-à-dire qu'on échantillonne d'abord les niveaux de noir des pixels, pour les retrancher ensuite aux niveaux échantillonnés après transfert depuis la capacité Cl. Si l'on veut procéder à un double échantillonnage corrélé dans un capteur du type décrit ici, cela implique qu'il faut aussi lire les niveaux de noir des pixels pour les retrancher à chaque exposition aux valeurs accumulées dans les mémoires 16a et 16b. Cela contribue aux contraintes temporelles de ce type de capteur. Les valeurs des niveaux de noir sont retranchées directement dans la cellule mémoire d'accumulation correspondant à chaque pixel, l'additionneur étant dans ce cas utilisé alternativement en additionneur puis en soustracteur. La figure 5 est un chronogramme illustrant plus en détail le fonctionnement du 25 capteur de la figure 3, dans le cas où ses pixels sont de type 5T. Des périodes d'exposition successives, correspondant généralement aux temps ligne TL, sont définies entre des activations périodiques du transistor de transfert TG. Juste après chaque transfert TG, on active brièvement le transistor OBT pour réinitialiser la capacité d'intégration Cl et démarrer la 30 période d'exposition suivante. Une réinitialisation RST de la capacité tampon C2 survient sensiblement à mi chemin entre deux transferts TG. Entre chaque réinitialisation RST et le transfert TG suivant, on procède à la lecture des niveaux de noir de chaque pixel de la colonne. Comme les pixels pairs et les pixels impairs sont reliés à des mémoires d'accumulation indépendantes par des bus Bc indépendants, on peut lire les niveaux d'un pixel pair et d'un pixel impair simultanément. Ainsi, comme cela est représenté dans le cadre de l'exemple de colonnes de six pixels, on procède à trois lectures successives de couples de pixels au lieu de procéder, dans un capteur classique, à six lectures successives de pixels individuels. Les niveaux de noir ainsi récupérés sont soustraits aux contenus des cellules mémoire correspondantes contenant les niveaux de luminosité accumulés. Entre chaque transfert TG et la réinitialisation RST suivante, on procède à la lecture des niveaux utiles de chaque pixel de la colonne. Comme pour les niveaux de noir, les niveaux utiles des six pixels de la colonne sont lus en trois cycles et envoyés par couples aux mémoires d'accumulation respectives 16a et 16b. L'ordre de lecture des pixels d'une colonne importe peu, puisque l'ordre de sommation n'affecte pas le résultat. Les niveaux à lire sont disponibles pendant 15 toute une durée ligne TL sur les capacités tampon C2. Le chronogramme de la figure 5 a été décrit avec l'utilisation de pixels 5T. On peut néanmoins utiliser des pixels 4T dans le capteur. Dans un pixel 4T, on ne dispose pas du transistor OBT. Si le procédé de fabrication est de qualité suffisante, et que l'on n'a pas besoin des fonctions d'obturateur et d'anti- 20 éblouissement du transistor OBT, la fonction de réinitialisation de la capacité d'intégration Cl peut être réalisée par le transistor TG. En effet, à chaque activation du transistor TG, la totalité des charges de la capacité Cl peut être transférée vers la capacité C2, provoquant la réinitialisation de la capacité Cl à l'état vide. 25 La figure 6 est un tableau illustrant, pour une colonne de pixels Pxl à Px6, un exemple de gestion des cellules correspondantes des mémoires 16a et 16b, organisée par le circuit de commande 18 pendant le fonctionnement du capteur de la figure 3. Les colonnes consécutives du tableau correspondent à des temps ligne TL consécutifs. Les cellules de la mémoire 16a, correspondant aux 30 pixels impairs, sont identifiées par le suffixe « a », tandis que les cellules de la mémoire 16b, correspondant aux pixels pairs, sont identifiées par le suffixe « b ». Les chiffres dans les cellules du tableau indiquent le rang de la cellule mémoire. L'ordre d'utilisation des cellules importe peu. On suppose dans cet exemple que les niveaux aux temps ligne TL successifs d'un même pixel Px sont accumulés dans des cellules de rang croissant. Ainsi, les niveaux successifs du pixel Pxl sont accumulés dans les cellules Ela à E6a, qui sont réutilisées ensuite de manière circulaire. Par ailleurs, on cherche à accumuler, à chaque temps ligne, dans une même cellule mémoire, le niveau du pixel suivant de la colonne, ceci jusqu'à avoir accumulé dans la même cellule les niveaux de tous les pixels de la colonne à des temps ligne successifs. Cette volonté est exprimée par les cellules en grisé du tableau, en partant du premier pixel Pxi au premier temps ligne. Ainsi, du premier au sixième temps ligne, on accumule successivement les niveaux des pixels Pxl à Px6 dans une cellule E1. En réalité, du fait que les pixels pairs et impairs sont associés à des mémoires distinctes, les niveaux des pixels impairs sont accumulés dans une même cellule Ela, tandis que les niveaux des pixels pairs sont accumulés dans une même cellule Elb. A la fin du sixième temps ligne, les cellules Ela et Elb ont chacune accumulé les niveaux d'une demi-colonne de pixels. A ce moment-là, comme cela est illustré, on somme les contenus des cellules Ela et E1b pour fournir le niveau accumulé de la colonne complète. Ce niveau correspond à un pixel d'une ligne L1 de l'image finale. De manière similaire, en partant du deuxième temps ligne, les niveaux des pixels de la colonne sont accumulés dans les cellules E2a et E2b, dont les contenus sont sommés au septième temps ligne pour former une nouvelle ligne L2 de l'image finale. La figure 7 représente une variante du capteur de la figure 3. Au lieu de prévoir des bus de colonne séparés pour les pixels pairs et impairs d'une colonne, on prévoit un bus de colonne unique relié aux deux mémoires 16a et 16b. Ainsi, chaque bus de colonne est relié à deux convertisseurs ADC, l'un pour la mémoire 16a, l'autre pour la mémoire 16b. Cette configuration a l'avantage de ne pas nécessiter des d'interconnexions enchevêtrées entre les colonnes, mais elle ne permet pas de transmettre en parfaite simultanéité un niveau de pixel impair et un niveau de pixel pair aux mémoires 16a et 16b. On peut néanmoins effectuer les transferts des pixels vers les bus de lecture quasi-simultanément. Pour cela, on procède aux transferts des pixels impairs et pairs avec un léger différé correspondant au délai requis par les circuits d'échantillonnage ou convertisseurs ADC disposés aux extrémités de colonnes. Ce délai d'échantillonnage est petit devant le temps requis pour la conversion et l'accumulation. Plus précisément, on commence par activer en lecture un pixel impair (par exemple) et l'échantillonnage du convertisseur ADC impair correspondant. Dès que le délai d'échantillonnage est écoulé, on désactive l'échantillonnage du convertisseur impair et la lecture du pixel impair, et on active la lecture d'un pixel pair et l'échantillonnage du convertisseur ADC pair correspondant. Ensuite on attend le temps nécessaire à la conversion et à l'accumulation avant de procéder de manière similaire avec deux nouveaux pixels impair et pair. Par rapport à la solution de la figure 3, on ajoute N/2 délais d'échantillonnage. Le temps de traitement d'une colonne reste toutefois nettement inférieur au temps requis dans les solutions classiques pour effectuer N transferts consécutifs. Jusqu'à maintenant, on a décrit des solutions où les lectures simultanées (ou quasi-simultanées) portent sur des couples de pixels pair et impair. Comme l'ordre de lecture des rangées pendant un temps ligne importe peu, les rangs des pixels que l'on lit en simultané peuvent être quelconques. La figure 8 représente une autre variante du capteur de la figure 3, où les pixels que l'on lit en simultané sont choisis selon un autre schéma. La mémoire d'accumulation 16a est ici associée aux rangées de la moitié supérieure de la matrice de pixels, et la mémoire d'accumulation 16b est associée aux rangées de la moitié inférieure de la matrice de pixels. Les pixels de la moitié supérieure et les pixels de la moitié inférieure de chaque colonne sont reliés par des bus de lecture séparés à leurs mémoires respectives 16a et 16b. Avec cette configuration, on peut écrire dans la mémoire 16a une valeur correspondant à un pixel de la moitié supérieure de la matrice de pixels en même temps que l'on écrit dans la mémoire 16b une valeur correspondant à un pixel de la moitié inférieure de la matrice de pixels. Cette solution a l'avantage, par rapport à la structure de la figure 3, de ne pas nécessiter des interconnexions enchevêtrées entre les colonnes, tout en évitant le délai d'échantillonnage requis pour lire le deuxième pixel de chaque couple dans la structure de la figure 7. L'architecture de la matrice de capteur fonctionnant en mode TDI peut ainsi comporter deux fois plus de lignes intégrant deux fois moins longtemps ; donc avec une durée ligne deux fois plus courte ; afin de minimiser l'effet de filé lié au déplacement de l'image sur le circuit détecteur. Cette architecture avec suréchantillonnage spatial permet d'approcher les performances en FTM de filé naturellement obtenues avec les détecteurs réalisés en technologie CCD. On a décrit des solutions permettant, à l'aide de deux mémoires indépendantes, de diviser par deux le temps de traitement d'une colonne de pixels. Bien entendu, on comprendra aisément qu'on peut diviser par K le temps de traitement en prévoyant K mémoires indépendantes. REVENDICATIONS1. Capteur d'image à retard temporel et intégration comprenant : o une matrice de pixels photosensibles (Px) organisés en rangées et colonnes ; et o une première matrice (16a) de cellules mémoire associée à des moyens de commande et d'addition (18) pour stocker dans une rangée de cellules mémoire des niveaux de luminosité accumulés de plusieurs rangées de pixels ; caractérisé en ce que : o la première matrice (16a) de cellules mémoire est prévue, avec les moyens de commande et d'addition, pour stocker dans ses rangées des niveaux de luminosité accumulés des rangées d'une première moitié de la matrice de pixels ; et o le capteur comprend une deuxième matrice (16b) de cellules mémoire associée aux moyens de commande et d'addition pour stocker dans une rangée de la deuxième matrice de cellules mémoire des niveaux de luminosité accumulés des rangées de la deuxième moitié de la matrice de pixels. 2. Capteur d'image selon la revendication 1, comprenant des moyens (20) pour additionner les niveaux accumulés dans une rangée de la première matrice de cellules mémoire aux niveaux accumulés dans une rangée correspondante de la deuxième matrice de cellules mémoire. 3. Capteur d'image selon la revendication 1, dans lequel les première (16a) et deuxième (16b) matrices de cellules mémoire sont disposées de part et d'autre de la matrice de pixels (Px) et reliées par des bus distincts aux pixels correspondants de chaque colonne de pixels. 4. Capteur d'image selon la revendication 3, comprenant un convertisseur analogique-numérique sur chaque bus. 5. Capteur d'image selon la revendication 1, dans lequel la première moitié de 30 la matrice de pixels est constituée de rangées de rang impair, et la deuxième moitié de la matrice de pixels est constituée de rangées de rang pair. 6. Capteur d'image selon la revendication 1, dans lequel les moyens de commande et d'addition sont prévus pour commander les pixels de manière que les pixels soient exposés simultanément et lus séquentiellement par rangées vers les matrices de cellules mémoire. 7. Capteur d'image selon la revendication 6, dans lequel les moyens de commande et d'addition sont prévus pour opérer un double échantillonnage corrélé des pixels. 8. Procédé de gestion d'un capteur d'image à retard temporel et intégration comprenant les étapes suivantes : o lire des niveaux de luminosité de plusieurs rangées d'une matrice de pixels photosensibles (Px) ; et o accumuler les niveaux de luminosité dans une rangée d'une première matrice (16a) de cellules mémoire ; caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : o accumuler les niveaux de luminosité des rangées d'une première moitié de la matrice de pixels dans des rangées de la première matrice (16a) de cellules mémoire ; o accumuler les niveaux de luminosité des rangées de la deuxième moitié de la matrice de pixels dans des rangées d'une deuxième 20 matrice (16b) de cellules mémoire ; et o additionner (20) les niveaux accumulés dans une rangée de la première matrice de cellules mémoire aux niveaux accumulés dans une rangée correspondante de la deuxième matrice de cellules mémoire. 25 9. Procédé selon la revendication 8, comprenant les étapes suivantes : o lire les niveaux de noir des pixels avant chaque lecture des niveaux de luminosité des pixels ; et o soustraire les niveaux de noir aux niveaux accumulés dans les rangées des matrices de cellules mémoire. 30
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B10048 - 09-T0-486 1 COMPOSANT DE PROTECTION BIDIRECTIONNEL Domaine de l'invention La présente invention concerne un composant vertical bidirectionnel de protection contre des surtensions. Elle concerne plus particulièrement un composant de protection constitué de trois couches semiconductrices de types de conductivité alternés (pour simplifier la description, on mentionnera uniquement ci-après des structures PNP mais des structures NPN sont bien entendu également possibles). Exposé de l'art antérieur Les composants de protection bidirectionnels de type à trois couches semiconductrices alternées de types de conductivité opposées sont bien connus. Ils sont constitués de deux diodes de polarités opposées en série. Dans ce type de composant, il faut veiller à ce que le gain du transistor constitué par les couches PNP soit trop faible pour que ce transistor puisse se déclencher, c'est-à-dire que ce composant se comporte simplement comme deux diodes de polarités opposées en série. Diverses structures ont été proposées pour réaliser une diode de protection bidirectionnelle à trois couches semi- conductrices alternées. B10048 - 09-T0-486 2 La figure 1 représente un premier exemple de réalisation d'un composant de protection bidirectionnel. Ce composant est constitué à partir d'un substrat semiconducteur 1 de type N. De chaque côté du substrat sont formées, généralement par implantation/diffusion, des zones 2 et 3 en regard fortement dopées de type P, respectivement en contact avec des métallisations 4 et 5. Les périphéries supérieure et inférieure (ou de face avant et de face arrière) du composant sont revêtues d'une couche isolante, couramment de l'oxyde de silicium, respective- ment 6 et 7. Le composant de protection bidirectionnel représenté en figure 1 est fortement simplifié. En pratique, il comprendra diverses zones destinées à améliorer sa tenue en tension et en périphérie, par exemple des régions d'arrêt de canal fortement dopées de type N, du côté supérieur et du côté inférieur. De façon classique, pendant sa fabrication, ce composant constitue un élément d'une tranche semiconductrice qui est ensuite découpée selon ce qui est représenté en figure 1. Le composant de protection bidirectionnel illustré en figure 1 est particulièrement performant. Selon la tension de protection souhaitée, le substrat 1 de type N sera plus ou moins dopé et on peut ainsi obtenir des tensions de protection symétriques de 6,8 à 220 volts. De plus, étant donné que le composant est formé à partir d'un substrat de silicium 1 relati- vement épais, par exemple 200 à 300 }gym, le transistor parasite PNP 2-1-3 aura un gain particulièrement faible et ne risque pas de se déclencher, mais au prix d'une résistance série non négligeable. Toutefois, ce composant présente un inconvénient en ce qui concerne son montage. En effet, on ne peut souder la face inférieure du composant sur une embase conductrice plane car alors, des remontées de soudure risqueraient de court-circuiter la métallisation 5 et le substrat 1. Il faut donc prévoir une embase comportant un piédestal ayant sensiblement la surface de la métallisation 5, pour éviter tout débordement de soudure vers B10048 - 09-T0-486 3 le substrat 1. Une telle disposition est incompatible avec la réalisation des microboîtiers modernes. En effet, il faut noter que le côté de la puce représenté en figure 1 peut avoir des dimensions latérales très faibles, de l'ordre de 200 }gym à 1 mm. On a donc cherché à réaliser des composants de protection bidirectionnels montables sur des embases conductrices planes. La figure 2 représente un exemple d'une structure adaptée à un tel montage, couramment appelée structure à caisson. Le composant de la figure 2 est constitué à partir d'une tranche de silicium 11 fortement dopée de type P (P+) sur laquelle est formée par épitaxie une couche 12 de type N, d'une épaisseur de l'ordre de 10 à 30 }gym. Une zone centrale de la couche 12 d'une puce est recouverte d'une région 13 fortement dopée de type P. La périphérie de la couche épitaxiée d'une puce est entourée d'un mur périphérique 14 de type P. La zone P 13 est revêtue d'une métallisation 16 et la face inférieure du substrat est revêtue d'une métallisation 17. Une couche isolante 18, par exemple en oxyde de silicium recouvre la périphérie supérieure de la puce. La structure de la figure 2 résout bien le problème de la soudure de la puce sur une plaque conductrice plane. En effet, même s'il se produit un débordement de soudure, étant donné que toute la périphérie de la puce est de type P, il ne risque pas de se produire de court-circuit. Cette structure présente toutefois les inconvénients suivants. - Les profils de dopage des zones 11 et 13 sont très différents du fait de la différence de bilan thermique subi par ces couches. En effet, la couche 11 a un dopage beaucoup plus graduel que la couche 13 car cette couche 11 voit le bilan thermique élevé de la couche d'isolation périphérique 14. Les deux jonctions 13/12 et 12/11 n'auront donc pas les mêmes tenues en tension. - Étant donné que la couche épitaxiée N entre les deux 35 jonctions est relativement fine, la tenue en tension des deux B10048 - 09-T0-486 4 jonctions 13/12 et 12/11 dépend du gain du transistor parasite 13/12/11 et donc de la durée de vie des porteurs minoritaires, qui est variable et difficile à contrôler lors du procédé de fabrication. Ce gain peut provoquer aussi l'apparition du phéno- mène de retournement, préjudiciable dans certaines applications des dispositifs de protection. - La gamme de tension de ce type de dispositif est limitée aux basses tensions (de l'ordre de 30 V) par la technique d'isolation par diffusion. Celle-ci implique, en effet, une remontée importante du substrat 11 et donc une zone résiduelle N 12. Ainsi la diode de la figure 2 présente des avantages en ce qui concerne son montage mais au coût d'inconvénients importants : plage de tensions de protection limitée, tensions de protection dissymétriques, phénomène de retournement et sensibilité au procédé de fabrication. Résumé Un objet de la présente invention est de prévoir un composant de protection bidirectionnel qui résolve l'ensemble des inconvénients des structures de l'art antérieur. En particulier, un mode de réalisation de la présente invention vise à prévoir un composant de protection bidirectionnel qui : - soit symétrique, c'est-à-dire présente une même tension de claquage pour les deux polarités de tension appliquée, - permette d'obtenir une large plage de tensions de protection, - présente une faible sensibilité au procédé de fabri-cation, - soit montable par soudure en microboîtier, c'est-à-dire sur une plaque conductrice plane. Selon un mode de réalisation de la présente invention, le composant de protection bidirectionnel formé dans un substrat semiconducteur d'un premier type de conductivité comprend une première zone implantée du premier type de conductivité, une B10048 - 09-T0-486 couche épitaxiée du deuxième type de conductivité sur le substrat et la première zone implantée, une deuxième zone du premier type de conductivité sur la face extérieure de la couche épitaxiée, en regard de la première zone, et implantée selon la 5 même dose que la première zone, une première métallisation recouvrant toute la face inférieure du substrat, et une deuxième métallisation recouvrant la deuxième zone. Selon un mode de réalisation de la présente invention, à l'extérieur des première et deuxième zones, une tranchée 10 isolée traverse la couche épitaxiée. Selon un mode de réalisation de la présente invention, la tranchée est formée au travers d'un anneau fortement dopé du deuxième type de conductivité, servant d'arrêt de canal. Selon un mode de réalisation de la présente invention, 15 la couche épitaxiée présente un niveau de dopage compris entre 1015 et 6.1017 atomes/cm3. Selon un mode de réalisation de la présente invention, la couche épitaxiée est soumise à une opération de réduction de la durée de vie des porteurs minoritaires, par exemple par 20 irradiation électronique ou neutronique ou implantation d'ions lourds tels que du platine ou de l'or. Brève description des dessins Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres seront exposés en détail dans la description suivante 25 de modes de réalisation particuliers faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles : les figures 1 et 2 sont des vues en coupe schématiques de composants de protection bidirectionnels classiques ; et la figure 3 est une vue en coupe d'un composant de 30 protection bidirectionnel selon un mode de réalisation de la présente invention. Comme cela est habituel dans la représentation des circuits intégrés, les diverses figures ne sont pas tracées à l'échelle. B10048 - 09-T0-486 6 Description détaillée La figure 3 est une vue en coupe schématique d'un composant de protection bidirectionnel. Ce composant de protection bidirectionnel est constitué à partir d'un substrat 21 dopé de type P. Sur la face supérieure, ou face avant, du substrat est formée, couramment par implantation, une zone 22 fortement dopée de type P, sensiblement au centre de la puce. Sur cette structure est amenée à croître une couche épitaxiée 23 dopée de type N dont le dopage est ajusté selon la tenue en tension souhaitée pour le dispositif. Sur la face avant de la couche épitaxiée 23 est formée une zone 24 fortement dopée de type P, en regard de la zone 22. La zone 24 est recouverte d'une métallisation 25 et toute la face arrière du substrat est recouverte d'une métallisation 26. L'isolement latéral de la structure est réalisé par une tranchée 27 dont au moins les parois sont revêtues d'un isolant. De façon classique, ces parois seront revêtues d'oxyde de silicium et la tranchée est remplie de silicium polycristallin. Pour les fortes tensions de protection supérieures à 100 V (et donc un dopage faible de la zone N 23), les tranchées sont de préférence creusées dans un anneau périphérique 28 fortement dopé de type N (anneau d'arrêt de canal). La structure de la figure 3 présente de nombreux avantages. Un premier avantage est qu'elle peut être symétrique en tension, c'est-à-dire que le claquage pourra se produire de la même façon en positif et en négatif, car : - les implantations destinées à former les zones 22 et 24 peuvent être réalisées aux mêmes doses et conduire à l'obten-30 tion de zones de même dopage ; les périphéries des zones 22 et 24 ont la même allure ; et le fait de réaliser un isolement latéral de la cou- che épitaxiée 23 par une tranchée permet de conserver les 35 caractéristiques de symétrie de la structure. En effet, le bilan B10048 - 09-T0-486 7 thermique du remplissage des tranchées (au début du processus de fabrication) est très court relativement au bilan thermique de diffusion de la zone 14 dans la structure antérieure. Les zones 22 et 24 subissent donc un bilan thermique sensiblement égal et ont donc un profil de dopage sensiblement identique. Un avantage supplémentaire d'un isolement par tranchée est de limiter la surface de la puce. Un deuxième avantage est que, le fait que la région centrale 23 résulte d'une épitaxie et que les deux zones extrê- mes 22 et 24 résultent d'implantations, entraîne que les dopages de ces régions et zones peuvent être choisis dans de larges plages de valeurs et que l'on peut donc choisir des tensions de protection dans une large plage de valeurs, couramment de 10 à 220 volts. Un troisième avantage est bien entendu que la structure est montable par soudure en microboîtier, étant donné qu'une remontée de soudure en périphérie ne risque pas de provoquer de court-circuit. Selon la tension visée, le dopage et l'épaisseur de la zone 23, le gain du transistor parasite pourra avoir une influence sur la tenue en tension du dispositif. Si le gain est trop élevé, on pourra procéder à une opération de réduction de la durée de vie des porteurs minoritaires, par exemple par irradiation électronique ou neutronique ou implantation d'ions lourds tels que du platine ou de l'or. Dans un mode de réalisation pratique, on a utilisé un substrat dopé au bore d'une résistivité de l'ordre de 5 mSZ.cm. L'implantation de la couche 22 a été réalisée par des ions de bore à une dose de 1 à 2.1016 atomes/cm2 pour obtenir une concentration supérieure à celle du substrat. L'épitaxie a été réalisée pour obtenir une résistivité comprise entre 30 mSZ.cm et 3 S1.cm (dopage de 1015 à 6.1017 atomes/cm3). L'épaisseur de cette couche épitaxiée, avant diffusion des régions P est de l'ordre de 20 à 100 }gym. L'implantation destinée à former la couche 24 est effectuée selon la même dose que celle de la B10048 - 09-T0-486 8 couche 22. Après recuit, les régions P+ 22 et 24 s'étendent de 2 à 10 pm dans la couche épitaxiée. Le contrôle de la durée de vie a été effectué soit par diffusion de platine soit par irradiation électronique. Diverses simulations effectuées sur cette structure ont effectivement démontré une excellente symétrie de fonctionnement. Bien entendu, la présente invention est susceptible de nombreuses variantes en ce qui concerne les isolants utilisés, les métallisations, les dimensions et les niveaux de dopage qui seront choisis par l'homme de l'art en fonction des performances désirées du composant. REVENDICATIONS1. Composant de protection bidirectionnel formé dans un substrat semiconducteur (21) d'un premier type de conductivité comprenant : une première zone (22) implantée du premier type de 5 conductivité, une couche épitaxiée (23) du deuxième type de conductivité sur le substrat et la première zone implantée, une deuxième zone (24) du premier type de conductivité sur la face extérieure de la couche épitaxiée, en regard de la 10 première zone, et implantée selon la même dose que la première zone, une première métallisation (26) recouvrant toute la face inférieure du substrat, et une deuxième métallisation (25) recouvrant la deuxième 15 zone. 2. Composant de protection bidirectionnel selon la revendication 1, dans lequel, à l'extérieur des première et deuxième zones, une tranchée isolée (27) traverse la couche épitaxiée (23). 20 3. Composant de protection bidirectionnel selon la revendication 2, dans lequel la tranchée est formée au travers d'un anneau (28) fortement dopé du deuxième type de conductivité, servant d'arrêt de canal. 4. Composant de protection bidirectionnel selon l'une 25 quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel la couche épitaxiée présente un niveau de dopage compris entre 1015 et 6.1017 atomes/cm3. 5. Composant de protection bidirectionnel selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel la couche 30 épitaxiée est soumise à une opération de réduction de la durée de vie des porteurs minoritaires, par exemple par irradiation électronique ou neutronique ou implantation d'ions lourds tels que du platine ou de l'or.
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Procédé de mise en fonctionnement d'un détecteur infrarouge refroidi Domaine technique de l'invention L'invention est relative à un procédé de mise en fonctionnement d'un détecteur infrarouge muni d'un photodétecteur, comportant l'abaissement de 10 la température du photodétecteur. État de la technique Lors de la conception d'une matrice de photodétecteurs d'un détecteur 15 infrarouge, il y a toujours des disparités qui existent entre les différents photodétecteurs. Bien que ces derniers soient réalisés de la même manière, au moyen des mêmes procédés, dans les mêmes machines et simultanément, il n'est pas possible d'empêcher certains photodétecteurs (et donc certains pixels) d'avoir un comportement atypique caractérisé par un 20 niveau de sortie différent des autres photodétecteurs et/ou un excès de bruit. Ce problème est particulièrement gênant dans le domaine des photodétecteurs refroidis pour lequel ces pixels atypiques ou défectueux peuvent engendrer des fausses alarmes. Ces photodétecteurs peuvent 25 présenter, par exemple, des niveaux de bruit élevés ou des niveaux de sortie très différents des autres, ce qui réduit fortement les performances du photodétecteur et/ou les performances de la matrice de photodétecteurs.5 Il existe également une évolution des pixels défectueux en fonction de la température de fonctionnement, tant en nombre qu'au regard de leurs performances électriques. Une manière simple de contrecarrer ce problème est de réaliser une calibration en usine, de déterminer quels sont les pixels atypiques et d'exclure artificiellement les pixels atypiques de la matrice. Quand cela est possible, cette opération est réalisée régulièrement afin de prendre en compte les évolutions de la répartition des pixels défectueux. Cependant, 1 o dans de nombreuses applications, il n'est pas possible de réaliser une calibration après être sortie de l'usine de fabrication et/ou une calibration en mode opérationnel. Bien qu'il soit établi que ces dérives dans le fonctionnement des 15 photodétecteurs soient liées aux pièges électriquement actifs présents dans la bande interdite du matériau sensible du photodétecteur et/ou des différents matériaux utilisés dans la réalisation, aucune solution n'a été proposée afin de réduire efficacement et durablement leur influence. 20 Objet de l'invention L'invention a pour objet un procédé qui soit facile à mettre en oeuvre et qui permet de réduire la probabilité pour un photodétecteur d'avoir un comportement atypique. Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte durant l'abaissement de température, la polarisation en direct du photodétecteur 25 3 d'où il résulte une injection d'un courant de porteurs majoritaires à travers le photodétecteur. Description sommaire des dessins D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de modes particuliers de réalisation de l'invention 1 o donnés à titre d'exemples non limitatifs et représentés au dessin annexé, dans lequel la figure 1 (figure unique) représente, de manière schématique, un mode de réalisation particulier d'un détecteur infrarouge. 15 Description d'un mode préférentiel de l'invention Le détecteur infrarouge comporte un photodétecteur 1 fonctionnant à basse température, c'est-à-dire un photodétecteur 1 qui a besoin d'être refroidi afin de fonctionner normalement. 20 Comme illustrée à la figure 1, le photodétecteur 1 est, par exemple, une photodiode qui est polarisée en inverse, plus précisément une photodiode de type N/P. II est également possible d'utiliser d'autres photodétecteurs comme, par exemple les photodétecteurs de type multi-puits, multi-puits 25 quantiques. De cette manière, la photodiode délivre un courant représentatif de la scène observée ce qui permet sa quantification. Le photodétecteur 1 fonctionne à basse température, typiquement la température de travail est inférieure à 20°C, avantageusement à une température inférieure à -73°C,5 4 de préférence entre -225°C et -73°C. Le photodétecteur 1 à basse température est, par exemple, une photodiode à base de CdHgTe, InSb ou InGaAs. Il est possible d'utiliser n'importe quel détecteur dit quantique ou photovoltaïque de l'infrarouge lointain au visible donc dans des longueurs d'onde comprises entre 0,4itm et 20µm pour une gamme de température allant de la température ambiante à -269°C. Lors de la mise en fonctionnement du détecteur infrarouge refroidi, il y a abaissement de la température du photodétecteur 1. Ainsi, le photodétecteur 1 o voit sa température baisser d'une première température qui est, par exemple la température ambiante jusqu'à une seconde température, par exemple, sa température de travail. Lors de cet abaissement de température, ou durant au moins une partie de cet abaissement de température, le photodétecteur est polarisée en direct. Cette polarisation en direct se traduit par le passage 15 d'un courant de porteurs majoritaires à travers le photodétecteur. II a été découvert que l'application de cette polarisation directe se traduit par une diminution de la probabilité pour le photodétecteur de présenter un comportement atypique et/ou un excès de bruit. II en résulte alors que dans 20 la matrice de photodétecteurs, il y a réduction du nombre de photodétecteurs présentant un comportement atypique. Bien que cela ne soit pas encore vérifié, il est avancé l'hypothèse que le courant de porteurs majoritaires permet de remplir les pièges électroniques 25 présents dans le photodétecteur et/ou de recombiner les porteurs piégés sur les défauts électroniques dans le photodétecteur. De cette manière, la polarisation en direct du photodétecteur lors de l'abaissement de température permet de fixer l'état d'une grande partie des pièges électroniques et donc de masquer leur effet sur le photodétecteur. Le fait d'appliquer cette polarisation directe durant la mise en froid permet d'une part de garantir l'efficacité de la recombinaison et/ou du piégeage car cette opération est commencée à une température supérieure à la température de travail tout en préservant l'intégrité du photodétecteur (la montée en température liée au fort courant et à la polarisation directe est 1 o évitée). D'autre part, cette opération permet de gagner du temps en mode opérationnel, en utilisant le temps perdu de la descente en température pour effectuer le protocole de masquage des défauts. Le photodétecteur présente alors un nombre réduit de pièges électroniques 15 actifs ce qui réduit fortement sa probabilité d'être bruitée et d'avoir un comportement atypique. Ainsi, de manière simple, dans une matrice de photodétecteurs, par exemple de photodiodes, la polarisation en direct des photodiodes lors de 20 l'abaissement de la température permet, de manière non négligeable, de réduire la quantité de photodiodes atypiques (de pixels atypiques). Ce procédé, au lieu d'éliminer artificiellement les pixels atypiques de la zone de mesure en excluant ceux dont le fonctionnement est suspect, permet d'augmenter le nombre de pixels en gelant l'effet d'une partie des pièges 25 électroniques présents dans les photodiodes. Cet effet de gel est particulièrement efficace pour des températures inférieures à -73°C. 6 Dans un mode de réalisation particulier illustré à la figure 1, le détecteur infrarouge comporte un photodétecteur 1 connecté en série avec un transistor de polarisation 2. Le photodétecteur 1 comporte une première borne commune avec le transistor de polarisation 2. L'autre borne du photodétecteur 1 est reliée à une prise de potentiel Vsub, par exemple une prise de potentiel représentative du potentiel du substrat sur lequel est intégré le photodétecteur 1. De cette manière, une des bornes du photodétecteur 1 a un potentiel qui est égal à celui du substrat. De manière classique, le passage du transistor de polarisation 2 dans un état passant 1 o permet de polariser la photodiode en inverse. Le détecteur infrarouge comporte également un transistor additionnel 3 qui possède une première borne connectée à la première borne du transistor de polarisation 2, c'est-à-dire à la borne commune entre le photodétecteur 1 et 15 le transistor de polarisation 2. La seconde borne du transistor additionnel 3 est reliée à un potentiel prédéterminé, par exemple la masse. Le transistor de polarisation 2 et le transistor additionnel 3 possèdent tous les deux une borne de commande qui permet selon les polarisation 20 appliquées de mettre le transistor dans un état bloquant ou passant. Le transistor de polarisation est, par exemple, un transistor à effet de champ de type MOS, ou un transistor bipolaire ou de type JFET ou tout autre composant actif qui permet de moduler le courant appliqué. 25 Lors de sa mise en fonctionnement, c'est-à-dire de son conditionnement, il y a abaissement de la température du photodétecteur 1 et éventuellement d'une partie du circuit électronique qui lui est associé. La température d'au moins une partie du détecteur infrarouge (au moins le photodétecteur) passe d'une première température (par exemple la température ambiante) à une seconde température inférieure à la première, par exemple la température de travail. Lors de cet abaissement de la température, la polarisation en direct du photodétecteur et l'injection de porteurs dans le photodétecteur permet de guérir ou de masquer une partie des défauts liés au procédé de réalisation du photodétecteur. De ce fait, lors de la descente en température, il y a passage d'un courant de porteurs majoritaires à travers le photodétecteur 1. Avantageusement, la polarisation en direct et l'injection de porteurs sont réalisées durant toute la descente en température, mais il est également envisageable de ne réaliser le passage du courant que durant une ou plusieurs parties de la descente en température. Une fois la seconde température ou la température de travail atteinte, le photodétecteur n'est plus polarisé en direct. Elle est avantageusement polarisée en inverse afin de jouer le rôle de photodétecteur qui délivre un courant représentatif de la scène observée. De cette manière, les états de charges, les pièges et d'une manière générale une partie des défauts présents dans le photodétecteur 1 sont fixés par les porteurs provenant du courant lié à la polarisation directe de la photodiode. Les porteurs majoritaires recombinent et/ou saturent les pièges ce qui fixe leur état initial de manière identique à chaque mise en froid. Cet état pouvant être conservé au moyen du travail continu à basse température du photodétecteur 1 sous un même type de polarisation, une polarisation inverse. Avantageusement, le travail à une température inférieure à -73°C permet une meilleurs fixation des porteurs majoritaires sur les défauts. La mise en place de la polarisation directe du photodétecteur lors de l'abaissement de température peut être réalisée de manière manuelle ou de manière automatisée. A titre d'exemple, si le transistor additionnel est de type NMOS et est connecté à la masse, le passage à un état passant est réalisé en appliquant un potentiel supérieur ou égale à 0,7V sur l'électrode de commande. Si le transistor de polarisation est de type NMOS, le passage à un état bloqué est réalisé en appliquant un potentiel de l'ordre de OV sur l'électrode de commande. Durant la phase de polarisation directe du photodétecteur, un potentiel fixe dépendant du type de photodétecteur (par exemple des photodiodes P/N ou P/N) est appliqué. En l'occurrence, le potentiel de la photodiode est fixé via le potentiel du substrat VsuB, par exemple, à 3,3V pour la photodiode P/N. En commençant l'opération de masquage à une température supérieure à la température de travail du dispositif, on s'autorise un masquage de tous les défauts ou une plus grande probabilité de masquer ces défauts ce qui n'est pas possible à la température de travail. Le fait de descendre en température permet de geler le masquage obtenu à une température plus élevée. En d'autres termes, en travaillant à haute température, le remplissage et le masquage de tous les défauts présents dans la bande interdite est facilité. En arrivant à la température de travail, on s'assure que la majorité voire la totalité des pièges ont interagi avec le courant de porteurs majoritaires. Cette dissociation de la phase de masquage (lors de la descente en température) et de la phase de fonctionnement utile (la phase d'acquisition des données) à la température de travail permet de maintenir des fréquences de rafraichissement élevées du photodétecteur 1 associé à son circuit de lecture. De cette manière, les défauts présents sont masqués par les porteurs majoritaires et, durant la phase d'acquisition (mode fonctionnel), des fréquences supérieures à 100Hz sont accessibles, typiquement des fréquences de l'ordre de 2kHz. La phase d'acquisition est réalisée en polarisant le photodétecteur en inverse.10 REVENDICATIONS1. Procédé de mise en fonctionnement d'un détecteur infrarouge muni d'un photodétecteur (1), comportant l'abaissement de la température du photodétecteur (1), caractérisé en ce qu'il comporte durant l'abaissement de température, la polarisation en direct du photodétecteur (1) d'où il résulte une injection d'un courant de porteurs majoritaires à travers le photodétecteur (1). 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la température de travail étant atteinte, la polarisation en direct du photodétecteur (1) est arrêtée. 3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le détecteur infrarouge comporte un transistor de polarisation (2) monté en série avec le photodétecteur (1) et un transistor additionnel (3) ayant une première borne connectée à la borne commune du transistor de polarisation (2) et du photodétecteur (1) et une seconde borne connectée à la masse et en ce que le procédé comporte : le blocage du transistor de polarisation (2) de manière à le mettre dans un état bloquant, - la mise dans un état passant du transistor additionnel (3). 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte une phase d'acquisition, à la température de travail, à une fréquence supérieure à 1 00Hz. 10
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Système de récupération d'énergie renouvelable La présente invention concerne un système de récupération d'énergie 5 renouvelable, notamment d'énergie géothermique par un système de pompe à chaleur. Les pompes à chaleur conventionnelles récupèrent de l'énergie thermique du sol ou de l'air et pour cela ont besoin de pompes pour la circulation de fluides et d'un 10 compresseur pour le changement de phase du fluide utilisé pour l'échange thermique. Les pompes à chaleur sont principalement utilisées dans des bâtiments pour le chauffage en hiver, ou pour le chauffage de piscines. Malgré l'utilisation d'énergie renouvelable, les pompes à chaleur nécessitent néanmoins entre 35 et 50% d'énergie électrique du réseau pour l'alimentation des moteurs 15 électriques des circulateurs et du compresseur. Pour réduire la consommation d'énergie non renouvelable, il est envisageable d'utiliser d'autres sources d'énergie comme des panneaux solaires photovoltaïques ou des turbines à vent. Les installations de turbines à vent ou de 20 panneaux solaires photovoltaïques sont relativement coûteuses et leur connexion au système électrique d'une résidence ou d'un bâtiment pose un problème dans de nombreux pays, entre autre du fait que l'on ne peut pas injecter du courant dans le réseau public, quand bien même des solutions techniques existent. L'énergie solaire et/ou l'énergie du vent sont toutefois imprévisibles et/ou 25 variables et ne permettent pas d'assurer, en continu et selon les besoins, l'énergie électrique dont a besoin une résidence, un bâtiment ou une autre construction. L'utilisation de systèmes d'énergie renouvelable étant aujourd'hui généralement plus coûteuse que l'énergie disponible du réseau électrique public, le coût d'installation et d'opération de systèmes d'énergie renouvelable tels que 30 les pompes à chaleur ou les panneaux solaires photovoltaïques est un critère important pour la commercialisation de tels systèmes. Il est connu de connecter des panneaux solaires à un système de récupération d'énergie tel qu'une batterie, ou connecté à un réseau électrique publique 50 Hz ou 60 Hz. Dans ce dernier cas, la sortie en courant direct DC des panneaux solaires est connectée à un onduleur réseau qui génère un courant sinusoïdal de fréquence fixe 50 ou 60Hz à une tension correspondant à la tension du réseau (par exemple 230 VAC, 110 VAC). Le courant sinusoïdal ainsi généré peut être consommé par toute machine connectée au réseau électrique domestique. Toutefois, un désavantage de la conversion du courant du panneau solaire par un onduleur connecté au réseau, est d'une part les pertes d'énergie de conversion du courant DC en courant alternatif sinusoïdal et le coût relativement important des onduleurs réseaux du fait que l'on recherche à générer un courant alternatif sinusoïdal. Dans JP 2010088276, un système de récupération d'énergie solaire connecté à un système de pompe à chaleur est décrit. Pour tenir compte des variations de puissance électrique fournie par les panneaux solaires, l'alimentation du système de pompe à chaleur comprend également une alimentation du réseau électrique. Le courant alternatif de réseau électrique est converti en courant direct DC par un convertisseur AC-DC et chaque source de courant - le réseau, le panneau solaire, ou encore une batterie - sont connectés chacun à un onduleur afin de générer un courant sinusoïdal pour alimenter le système de pompe à chaleur. Différents onduleurs sont contrôlés par un contrôleur connecté à un voltmètre à la sortie des panneaux solaires afin de varier la puissance entre chaque source en fonction de la puissance d'énergie solaire disponible. Un désavantage de ce système est le coût important pour fournir un onduleur pour chaque source de courant et du contrôleur pour contrôler la sortie des différents onduleurs, et également des pertes de puissance liées à ce système de conversion et d'interconnexion entre plusieurs sources de courant. En effet, dans ce système comme dans des systèmes conventionnels, on cherche à recréer une onde sinusoïdale pour l'alimentation du des moteurs de la pompe à chaleur. 3 Un but de l'invention est de réaliser un système de génération d'énergie renouvelable qui est économe à installer et à utiliser et qui a un grand rapport entre l'énergie renouvelable générée et l'énergie non renouvelable utilisée pour sa génération. Un des buts spécifiques de l'invention est de fournir un système de récupération d'énergie géothermique qui est très économe à installer et à utiliser et qui est très efficace afin de permettre une faible consommation d'énergie électrique provenant du réseau public. 10 Des objets de l'invention sont réalisés par un système de récupération d'énergie renouvelable comprenant au moins un moteur électrique à courant alternatif, un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques, et un convertisseur électronique AC-DC/DC interconnecté entre les panneaux solaires et le moteur électrique. Le 15 système comprend au moins un variateur de fréquence connecté à une sortie courant continue DC du convertisseur électronique AC-DC/DC et au moteur électrique. Le variateur de fréquence est configuré pour l'alimentation directe du moteur électrique sans qu'un onduleur réseau soit fourni pour effectuer une conversion de la sortie DC des panneaux solaires photovoltaïques. Le variateur 20 de fréquence permet en même temps de commander le moteur électrique. Dans une forme d'exécution spécifique de l'invention, le système de récupération d'énergie renouvelable comprend un système de pompe à chaleur avec au moins un moteur électrique pour un compresseur ou une pompe de circulation de fluide, 25 un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques, un convertisseur électronique AC-DC/DC interconnecté entre les panneaux solaires et le système de pompe à chaleur, et au moins un variateur de fréquence connecté à une sortie courant continue DC du convertisseur électronique AC-DC/DC et au moteur électrique configuré pour l'alimentation et le contrôle de la vitesse et du courant du moteur 30 électrique.5 Avantageusement, le variateur de fréquence permet de contrôler et d'alimenter en tension/courant le moteur électrique qui entraîne le compresseur ou encore des pompes de circulation de la pompe à chaleur. L'appoint de l'énergie solaire photovoltaïque arrive dans le moteur électrique avec peu de perte car on évite l'utilisation d'onduleurs triphasés pour traiter le signal DC des panneaux solaires dans le convertisseur. Le convertisseur électronique AC-DC/DC de l'invention est économe et très facile à réaliser même pour des puissances faibles car il ne nécessite aucun self ou capacité de filtrage importante puisque les variateurs de fréquence en sont déjà pourvus. Pour une installation de petite ( 10kW), le compresseur et les circulateurs peuvent avoir des moteurs électriques et des variateurs triphasés 400V. 20 Le système de pompe à chaleur selon l'invention peut avantageusement inclure un système de stockage d'énergie comprenant un ballon de stockage d'énergie thermique afin de pouvoir utiliser la pompe à chaleur lorsque l'énergie solaire est suffisante pour alimenter les moteurs électriques. 25 Le convertisseur électronique AC-DC/DC comprend au moins une entrée connectée au réseau électrique public alternatif et au moins une entrée en courant continu connectée aux panneaux solaires photovoltaïques. Le convertisseur électronique AC-DC/DC peut, en outre, comprendre une ou plusieurs sorties basse tension, telle qu'une sortie 24 Volts en courant continu, 30 configurée pour l'alimentation de capteurs, de vannes, d'automates et de l'électronique ou encore une sortie 5, 10 ou 12V pour des capteurs.15 Le convertisseur électronique AC-DC/DC est configuré pour opérer une conversion AC - DC qui redresse la tension du réseau public alternatif en une tension continue de valeur plus élevée que la tension du réseau, et une conversion DC - DC de la tension DC des panneaux photovoltaïques en une tension de valeur supérieure à la tension en courant continu DC du réseau public après conversion, ces deux conversions fournissant deux sources de courant. Les deux sources de courant peuvent êtres connectées à une alimentation du variateur de fréquence et mises en parallèle via des diodes de protection de l'alimentation. Une différence entre un onduleur réseau et un variateur de fréquence est que ce dernier permet d'avoir une fréquence de sortie variable qui va de 0 à 400Hz. L'onduleur réseau à une sortie fixe à 50 ou 60 Hz et vise à alimenter le réseau public (50Hz ou 60Hz) avec un signal essentiellement sinusoïdal. Le variateur de fréquence a avantageusement des algorithmes de contrôle du courant par rapport à la fréquence qui permet de produire le couple maximum dans un moteur par rapport au courant (MTPA = en anglais « Maximum Torque Per Ampere ») ce qui permet d'utiliser au mieux le courant des panneaux photovoltaïques qui sont une source de courant. En contraste, l'onduleur réseau a typiquement uniquement une gestion pour produire une tension sinusoïdale de 50 ou 60Hz. Une autre différence importante du système selon l'invention est l'absence de filtre LC à la sortie du variateur de fréquence car il est conçu pour alimenter 25 directement des moteurs alternatifs. D'autres buts et aspects avantageux de l'invention ressortiront des revendications, de la description détaillée d'une forme d'exécution ci-après et des dessins annexés, dans lesquels : la figure la est une illustration schématique d'un système de récupération d'énergie géothermique selon une forme d'exécution de l'invention, avec une installation solaire photovoltaïque de grande puissance (inférieure à 3kW) ; 30 la figure lb est une illustration schématique d'un système de récupération d'énergie géothermique selon une forme d'exécution de l'invention, avec une installation solaire photovoltaïque de moyenne puissance (3kW à 10kW) ; la figure 1c est une illustration schématique d'un système de récupération d'énergie géothermique selon une forme d'exécution de l'invention, avec une installation solaire photovoltaïque de grande puissance (supérieure à 10kW) ; la figure 2 est un diagramme du circuit d'un convertisseur électronique AC-10 DC/DC selon une forme d'exécution de l'invention ; la figure 3a est une illustration schématique d'un moteur électrique d'un compresseur d'une pompe à chaleur d'un système de récupération d'énergie géothermique selon une forme d'exécution de l'invention; la figure 3b est une illustration schématique d'une alimentation d'un variateur de fréquence et ses connexions à un panneau solaire selon une forme d'exécution de l'invention; 20 la figure 4 est un schéma illustrant le principe de fonctionnement d'un variateur de fréquence; la figure 5a est une illustration graphique de la forme d'onde à la sortie d'un variateur de fréquence et la figure 5b est un graphique de la relation entre tension 25 moteur et vitesse moteur du variateur de fréquence; la figure 6a est une illustration graphique du courant électrique fourni par un panneau solaire photovoltaïque de 175W en fonction de la tension à circuit ouvert pour différentes valeurs d'ensoleillement, et la figure 6b est une illustration 30 graphique de la tension à circuit ouvert, respectivement du courant en court circuit d'un panneau solaire photovoltaïque de 175W en fonction de l'ensoleillement (en W/m2). 15 Faisant références aux figures, un système de récupération d'énergie géothermique et solaire 1 selon des formes d'exécution de l'invention comprend un système de pompe à chaleur 2, un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques 3, un convertisseur électronique AC-DC/DC 4 interconnecté entre les panneaux solaires et le système de pompe à chaleur, des sondes géothermiques 6, et optionnellement mais avantageusement un ou plusieurs systèmes de stockage d'énergie 5, 5'. Le système de pompe à chaleur 2 est connecté fluidiquement aux sondes géothermiques pour récupérer de l'énergie thermique du sol ou de l'air et fournir cette énergie à un ou plusieurs utilisateurs d'énergie thermique 7, tels que des bâtiments, piscines ou autres constructions. Le principe de récupération et de fourniture d'énergie par un système de pompe à chaleur est en soi bien connu et ne sera pas décrit en détail. Une ou plusieurs sondes de température peuvent être connectées à un contrôleur 35 du système de pompe à chaleur 2 pour contrôler les circuits de chauffage et de stockage, notamment les vannes de ses circuits, en fonction de la température extérieure et/ou intérieure et les paramètres définis par les utilisateurs. L'énergie thermique produite peut donc être soit stockée, soit utilisée directement en fonction des besoins et de la température environnante. Entre 30 et 50 % de l'énergie fournie par un système de pompe à chaleur conventionnel provient du réseau électrique, cette énergie étant nécessaire pour les pompes de circulation de fluide à travers l'échangeur de chaleur et dans les sondes géothermiques, et surtout pour le fonctionnement du compresseur de la pompe à chaleur. La régulation de l'énergie fournie à l'utilisateur par une pompe à chaleur conventionnelle est effectuée par l'enclenchement et le déclenchement du système, le temps d'enclenchement régulant la quantité d'énergie thermique fournie. Les moteurs électriques du compresseur et des pompes de circulation conventionnelles ont donc un système de régulation très simple de type commutateur pour l'enclenchement et le déclenchement des moteurs. Dans des systèmes conventionnels, les moteurs électriques sont connectés au réseau électrique urbain (en Europe courant alternatif 50 Hz et 230 Volts monophasé, 400 Volts triphasé). Dans les systèmes de pompe à chaleur conventionnels, les moteurs tournent à régime constant, non variable. Les systèmes de pompe à chaleur conventionnels ne comportent aucun système de stockage et cela n'aurait pas de sens puisqu'il n'y aurait aucun avantage à stocker de l'énergie dans un système de pompe à chaleur conventionnel. La pompe à chaleur comprend un circuit de fluide traversant un échangeur de chaleur 8 et la sonde géothermique 6, le circuit comprenant une partie de circuit froid 10 et une partie de circuit chaud 12. La pompe à chaleur peut comprendre un seul circuit de fluide, ou deux circuits de fluide séparés par l'échangeur de chaleur. Pour la circulation du fluide dans le ou les circuits, le système de pompe à chaleur comprend un, deux, ou plusieurs circulateurs 18a, 18b comprenant des pompes à fluide entraînées par des moteurs électriques 15'. Le compresseur 14 comprend également un moteur électrique 15, typiquement de plus grande puissance que les moteurs électriques des circulateurs. Le circulateur et le compresseur du système selon l'invention sont avantageusement alimentés et commandés par des variateurs de fréquence 16, 16', ces variateurs de fréquence étant connectés aux sorties de tension à courant continu 24, 25 du convertisseur électronique 4. Le convertisseur électronique 4 a des entrées 23 en courant continu connectées aux panneaux solaires photovoltaïques 3 et a également des entrées 21, 22 pour du courant alternatif du réseau urbain triphasé (400 Vac) et monophasé (230 Vac). Le convertisseur électronique 4 peut avantageusement également comprendre une sortie basse tension, telle qu'une sortie 24 Volts en courant continu pour l'alimentation de capteurs, de vannes, d'automates et de l'électronique. Une forme d'exécution avantageuse du circuit du convertisseur est illustrée à la figure 2. Le convertisseur électronique 4 selon l'invention permet avantageusement de relier directement les panneaux solaires ainsi que le réseau électrique public aux moteurs électriques, en gérant l'apport des sources d'énergie électrique en fonction de l'ensoleillement, et aussi en permettant un contrôle des moteurs par les variateurs de fréquence, pour une utilisation optimale de l'énergie solaire dans une configuration très économique. La configuration du convertisseur électronique peut dépendre de la puissance électrique des panneaux solaires photovoltaïques 3, comme illustré par les figures la, lb et 1c résumées ci-après à titre illustratif : Figure la : Installation de petite puissance - Panneaux solaires photovoltaïques de moins de 3kW Le convertisseur électronique AC-DC/DC 4, qui permet d'alimenter en courant continu le variateur de fréquence 16 par son entrée triphasé ou par un bus DC si disponible, a les caractéristiques suivantes : Une entrée 21, 22 triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau électrique public Une entrée tension DC 23 de 150V DC à 250V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques Une sortie tension 24 de 550V DC à 800V DC connectée au variateur de 15 fréquence 16 du compresseur 14 Une sortie tension 25 de 350V DC à 450V DC connectée au variateur de fréquence 16' des circulateurs 18a, 18b Une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de l'électronique 20 Une sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau Une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire Puissance triphasée 1 à 10kW Le compresseur a un moteur électrique 15 triphasé et un variateur 16 triphasé 25 400V AC et les circulateurs 18a, 18b ont des moteurs électriques 15' monophasés 230V AC avec des variateurs de fréquence 16' monophasés ou triphasés 230V AC. Figure lb : Installation de moyenne puissance - Panneaux solaires 30 photovoltaïques de 3 à 10kW Le convertisseur électronique AC-DC/DC 4, qui permet d'alimenter en courant continu le variateur de fréquence 16 par son entrée triphasé ou par un bus DC si disponible, a les caractéristiques suivantes : ^ Une entrée 21, 22 triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau 35 électrique public Une entrée tension DC 23 de 600V DC à 800V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques ^ Une sortie tension 24 de 600V DC à 800V DC connectée au variateur de fréquence 16 du compresseur 14 ^ Une sortie tension 25 de 350V DC à 450V DC connectée au variateur de fréquence 16' des circulateurs 18a, 18b Une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de l'électronique Une sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau Une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire Puissance triphasée 3 à 30kW Le compresseur a un moteur électrique 15 triphasé et un variateur 16 triphasé 15 400V AC et les circulateurs 18a, 18b ont des moteurs électriques 15' monophasés 230V AC avec des variateurs de fréquence 16' monophasés ou triphasés 230V AC. Figure 1 c : Installation de grande puissance - Panneaux solaires photovoltaïques 20 de 10kW à 100kW Le convertisseur électronique AC-DC/DC 4, qui permet d'alimenter en courant continu le variateur de fréquence 16 par son entrée triphasé ou par un bus DC si disponible, a les caractéristiques suivantes : Une entrée 21, 22 triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau 25 électrique public ^ Une entrée tension DC 23 de 600V DC à 800V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques ^ Une sortie tension 24 de 600V DC à 800V DC connectée au variateur de fréquence 16 du compresseur 14 et au variateur de fréquence 16' des 30 circulateurs 18a, 18b Une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de l'électronique Une sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau 35 Une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire ^ Puissance triphasée 10 à 300kW Le compresseur a un moteur électrique 15 triphasé et un variateur 16 triphasé 400V AC et les circulateurs 18a, 18b ont des moteurs électriques 15' triphasés 5 400V AC avec des variateurs de fréquence 16' triphasés 400V AC. Principe de fonctionnement Le système de pompe à chaleur 2 intègre le convertisseur électronique ACDC/DC 4 et un contrôleur ou commande électronique en combinaison avec un ou 10 plusieurs variateurs de fréquence 16, 16' qui permettent de gérer la puissance de chauffe ou de rafraîchissement en fonction de l'énergie solaire photovoltaïque disponible et des besoins de l'utilisateur. Le convertisseur électronique AC-DC/DC 4 (voir figures la-1 c et 2) est configuré 15 pour opérer deux types de conversion, une conversion courant alternatif AC en courant continu DC qui redresse le réseau alternatif 400V AC et 230V AC en une tension continue de 540V DC et 310V DC et une conversion courant continu DC - courant continu DC qui est la transformation de la tension en courant continu DC des panneaux photovoltaïques 3 en une tension légèrement supérieure (par 20 exemple de 5 à 30%, par exemple d'environ 15%) à la tension en courant continu DC des réseaux publics 400V AC / 230V AC après conversion. Ces deux sources de courant sont connectées à une alimentation 34 du variateur de fréquence 16, 16' (voir figures 3a et 3b) et mises en parallèle via des diodes 25 de protection Dl, D2 de l'alimentation et, de ce fait, on assure une isolation des deux sources de courant. Le point d'équilibre (tension identique des deux sources) doit être atteint quand on est au point de puissance maximale des panneaux solaires photovoltaïques. On tient compte aussi de la tolérance supérieure du réseau électrique public. 30 Si la puissance provenant des panneaux solaires photovoltaïques est insuffisante pour alimenter la pompe à chaleur, la tension va baisser en raison de l'impédance élevée des panneaux solaires photovoltaïques qui opèrent comme des sources de courant, et ensuite l'apport d'énergie électrique provient du 11 12 réseau électrique en raison de son impédance plus faible. La transformation de l'apport de l'énergie électrique entre le réseau public et les panneaux solaires est donc opérée automatiquement en fonction de la puissance provenant des panneaux solaires. La tension DC du convertisseur électronique 4 ainsi obtenue est avantageusement utilisée directement pour l'alimentation du variateur de fréquence 16, 16' par son alimentation triphasé ou monophasé ou par son bus DC si disponible. Sur les variateurs de fréquence triphasés, on peut connecter à la sortie DC 24, 25 du convertisseur électronique 4 uniquement deux phases L1, L2 (voir figures 2, 3a) de l'alimentation 34 du variateur de fréquence 16, 16'. Cette configuration selon l'invention permet avantageusement d'utiliser la capacité de filtrage, d'accumulation et de régulation du variateur de fréquence car celui-ci contient des condensateurs de forte capacité sous une tension DC élevée (> 540V DC), et le bobinage du moteur électrique 15, 15' peut être utilisé avantageusement comme self de lissage. Le convertisseur électronique AC-DC/DC 4 de l'invention est donc de faible coût et très facile à réaliser même pour des puissances faibles de 1-2 kilowatts car il ne nécessite pas de self et de capacités de filtrage importantes puisque les variateurs de fréquence 16, 16' en sont déjà pourvus. L'appoint de l'énergie solaire photovoltaïque arrive dans le moteur électrique avec peu de perte car on évite l'utilisation d'onduleurs triphasés pour traiter le signal DC des panneaux solaires dans le convertisseur. Le régulateur du variateur de fréquence permet de contrôler et d'alimenter en tension/courant le moteur électrique 15 qui entraîne le compresseur 14 de la pompe à chaleur 2 en fonction des données envoyées par le contrôleur 36 de la pompe à chaleur. Le contrôleur 36 de la pompe à chaleur va adapter la puissance de chauffe ou de refroidissement en fonction de l'énergie solaire électrique disponible et des besoins de l'utilisateur. 30 Si l'apport du soleil est trop important, il est possible d'emmagasiner l'énergie produite par la pompe à chaleur dans un ballon de stockage 30 dimensionné selon la puissance de la pompe à chaleur et la puissance des panneaux solaires photovoltaïques. Cette énergie pourra ensuite être utilisée plus tard dans la journée ou pendant la nuit, fonctionnant aussi bien en mode chauffage qu'en mode rafraîchissement. Selon un mode de fonctionnement avantageux de l'invention, en mode rafraîchissement la chaleur produite peut être envoyée dans les sondes géothermiques 6 pour stocker cette énergie dans le sol. On obtiendra un rendement annuel supérieur du système. Selon l'invention, la régulation de la pompe à chaleur permet d'optimiser le facteur d'utilisation de l'énergie solaire, idéalement proche de 100%, sans avoir la 15 nécessité d'injecter l'électricité solaire dans le réseau public. Fonctionnement en hiver En hiver, la pompe à chaleur géothermique peut chauffer des résidences ainsi 20 que l'eau sanitaire, l'électricité nécessaire à son fonctionnement venant principalement du réseau public 230V monophasé ou 400V triphasé. Si l'ensoleillement le permet, un apport électrique des panneaux solaires photovoltaïques permet de réduire la consommation sur le réseau public. 25 Le régulateur de la pompe à chaleur calcule en temps réel la puissance disponible par les panneaux solaires photovoltaïques et adapte sa puissance de chauffe pour obtenir le meilleur ratio énergie réseau/ énergie solaire. La pompe à chaleur selon l'invention peut avantageusement fonctionner en 30 continu pendant la journée en évitant une fonction enclenchement / déclenchement (Start and Stop) des pompes à chaleur conventionnelles, ce qui permet l'obtention d'un bon rendement. Si l'apport solaire est trop important, on peut chauffer un ballon de stockage complémentaire 30 qui permet d'emmagasiner cette énergie pour la restituer en fin de journée et profiter de l'électricité réseau de nuit qui est à plus bas tarif. S'il n'y a pas suffisamment de soleil, la pompe à chaleur peut puiser son électricité sur le réseau public. Fonctionnement au printemps L'apport solaire photovoltaïque est plus important qu'en hiver et le besoin en énergie thermique moindre, et par conséquent la pompe à chaleur va pouvoir 10 fonctionner pratiquement uniquement qu'avec l'énergie solaire. Le surplus pendant la journée peut-être emmagasiné dans un ballon de stockage 30 et restitué pendant la nuit. 15 Fonctionnement en été L'apport solaire étant maximal et les besoins en chaleur étant réduits sauf pour l'eau chaude, la pompe à chaleur peut fonctionner en mode rafraîchissement en utilisant uniquement l'énergie solaire photovoltaïque. Le stockage du froid peut se faire dans un ballon de stockage d'eau qui sera utilisé selon la demande. La 20 chaleur qui est générée peut avantageusement être envoyée dans les sondes géothermiques et on peut utiliser le sol pour stocker l'énergie thermique. Cette énergie stockée peut être utilisée notamment en automne, et même en hiver. Fonctionnement en automne 25 Similaire à celui du printemps, mais le rendement sera supérieur car on peut récupérer une partie de l'énergie envoyée dans le sol en été. Fonctionnement en stand-by Quand la pompe à chaleur est arrêtée, l'électronique peut néanmoins être 30 alimentée par les panneaux solaires photovoltaïques via convertisseur électronique AC-DC/DC pendant la journée même si le soleil n'est pas présent. Cela permet d'optimiser l'utilisation des panneaux solaires photovoltaïques. 35 15 Câblage variateur de fréquence avec moteur triphasé Le variateur de fréquence est utilisé pour convertir la tension continue (DC) du convertisseur solaire photovoltaïque en une tension alternative triphasée utilisable directement par un moteur électrique triphasé avec un contrôle de la vitesse et du courant, comme illustré par les graphiques de figure 5a, 5b. Le moteur électrique entraîne le compresseur 14 de la pompe à chaleur ainsi que les pompes de circulation P1, P2 pour le chauffage et des sondes géothermiques 6. Le variateur de fréquence 16, 16' contient des condensateurs de forte capacité qui permettent d'emmagasiner suffisamment d'énergie pour produire les pointes de courant nécessaires au moteur. L'invention combine des panneaux solaires photovoltaïques avec un variateur de fréquence du marché, et permet d'utiliser le contrôleur 36 du variateur de fréquence 16 pour générer une tension alternative triphasé avec un contrôle de la vitesse et du courant du moteur électrique 15, 15'. Faisant référence aux figuresml a-1 c et 4, le contrôleur 36 de la pompe à chaleur envoie la référence de vitesse au variateur de fréquence 16,16',16" en fonction de plusieurs paramètres tel que : Puissance de chauffe ou de refroidissement nécessaire Puissance solaire disponible Puissance consommée sur le réseau public COP (coefficient de performance de la pompe à chaleur) configurés pour produire le maximum d'énergie via la pompe à chaleur en 25 utilisant au minimum l'énergie du réseau public mais au maximum l'énergie solaire. Le raccordement sur le variateur de fréquence L'alimentation 34 du variateur de fréquence 16, 16' se fait par ces bornes de 30 raccordement normalement utilisées pour le raccordement sur les réseaux triphasés 400VAC/50Hz (Europe). Le convertisseur électronique 4 produit une tension continue, et par conséquent on utilise uniquement deux bornes L1, L2 pour alimenter le variateur de fréquence (L1 = +V, L2 = -V). Faisant référence à la figure 3, le pont de six diodes D1, D2 laisse passer le courant suivant le sens 35 des flèches, donc on n'a pas de court-circuit. Ces diodes sont dimensionnées pour supporter des tensions inverses de 1000V DC, ce qui permet le fonctionnement du régulateur solaire avec une tension jusqu'à 800V DC. Caractéristiques des panneaux solaires photovoltaïques Faisant référence aux figures 6a et 6b, un panneau solaire photovoltaïque produit un courant en fonction de l'ensoleillement et cela d'une manière proportionnelle. La puissance maximale en fonction de l'ensoleillement est pratiquement toujours disponible avec la même tension de sortie, la différence étant d'environ 10%. De plus, cette puissance reste essentiellement constante dans la même plage de tension, ce qui facilite la construction du convertisseur électronique 4 et sa conversion DC-DC. Exemple panneaux solaire de 175W Convertisseur AC-DC/DC Selon une forme d'exécution, le convertisseur utilise la technologie MLI (Modulation de Largeur d'Impulsion) en mode Push-pull à une fréquence moyenne de 100kHz pour la conversion DC/DC. Cette fréquence est un bon compromis car elle permet d'utiliser des composants électroniques standards. Le transformateur peut par exemple être de type Ferroxcube type ETD59 avec des pertes à une fréquence de 150Khz qui ne sont pas trop élevées. Le dimensionnement du transformateur est optimisé en fonction des caractéristiques tension/courant des panneaux solaires photovoltaïques, pour atteindre un cycle de service (en anglais « duty-cycle ») d'environ 49 % pour obtenir le maximum de puissance du transformateur. Une protection contre la surtension peut être prévue quand la tension DC du convertisseur dépasse les 800V DC, car les condensateurs des variateurs de fréquence triphasés 400VAC/50Hz du marché ont une tension maximale de fonctionnement à 800VDC. Pour une puissance supérieure à 2kW, le convertisseur électronique AC-DC/DC peut être configuré pour ne fournir que les conversions basses puissances pour alimenter les pompes de circulations ainsi que le contrôleur de la pompe à chaleur. Le contrôleur de la pompe à chaleur Le contrôleur de la pompe à chaleur 36 peut être de type industriel courant tel que le Saia PCD1 m, ayant suffisamment d'entrées analogiques pour analyser au 35 mieux les besoins, le rendement et la productivité d'énergie, tels que : ^ Mesure puissance électrique absorbée sur réseau public ^ Mesure puissance électrique produite par les panneaux solaires ^ Mesure puissance calorifique de la pompe à chaleur Mesure température externe. Mesure température interne de la maison Mesure température ECS (Eau Chaude Sanitaire) ^ Mesure température de départ chauffage ^ Mesure température de retour chauffage ^ Mesure débit eau de chauffage ^ Mesure température de départ évaporateur ^ Mesure température de retour évaporateur La combinaison avantageuse de panneaux solaires et d'un variateur de fréquence avec un convertisseur électronique pour relier les deux selon l'invention peut être utilisée dans d'autres applications que la pompe à chaleur, par exemple dans des systèmes de ventilation d'un bâtiment, ou pour des systèmes de production industrielle utilisant de l'énergie thermique. Avantageusement, l'invention permet, sans modification importante, de connecter des variateurs de fréquence disponibles sur le marché sur des panneaux solaires photovoltaïques sans la nécessite d'utiliser un onduleur triphasé. Les moteurs électriques triphasés ont un très bon rendement, il est donc très avantageux d'utiliser cette énergie solaire par l'entremise de variateurs de fréquence. Liste d'éléments référencés dans les fiqures 1 système de récupération d'énergie géothermique et solaire 2 pompe à chaleur 8 échangeur de chaleur circuit froid 12 circuit chaud 14 compresseur 10 15 moteur électrique 16 variateur de fréquence 34 alimentation du variateur 18a, 18b circulateurs 15' moteur électrique 16' variateur de fréquence 34 alimentation du variateur 35 contrôleur 36 sonde de température externe 3 panneaux solaires photovoltaïques 23 sortie DC 4 convertisseur électronique AC-DC/DC 21 entrée réseau triphasé 400VAC 22 entrée réseau monophasé 230VAC 23 entrée connexion panneaux photovolta'iques150-250V DC 24 sortie DC - 550-800V DC ou 600-800VDC sortie DC - 300-500V DC 26 sortie DC - 24V DC 5, 5' système de stockage d'énergie 28 vanne ballon de stockage 32 circuit 6 sondes géothermiques 25 30 40 7 utilisateur d'énergie thermique REVENDICATIONS1. Système de récupération d'énergie renouvelable (1) comprenant au moins un moteur électrique (16, 16) pour un compresseur (14) ou une pompe de circulation de fluide (18a, 18b) d'un système de pompe à chaleur (2), un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques (3), et un convertisseur électronique (4) AC-DC/DC comprenant au moins une entrée (21, 22) configurée pour être connectée à une source de courant alternatif AC, notamment un réseau électrique public alternatif, et au moins une entrée (23) en courant continu connectée audits un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques, caractérisé en ce que le système comprend en outre au moins un variateur de fréquence (16, 16') connecté à une sortie courant continu DC (24, 25) du convertisseur et audit au moins un moteur électrique, le variateur de fréquence configuré pour l'alimentation directe dudit au moins un moteur électrique sans onduleur réseau et pour le contrôle du moteur électrique. 2. Système de récupération d'énergie renouvelable (1) comprenant un système de pompe à chaleur (2) avec au moins un moteur électrique (16, 16') pour un compresseur (14) ou une pompe de circulation de fluide (18a, 18b), un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques (3), et un convertisseur électronique (4) AC-DC/DC interconnecté entre les panneaux solaires et le système de pompe à chaleur, le convertisseur électronique AC-DC/DC comprenant au moins une entrée (21, 22) configurée pour être connectée à une source de courant alternatif AC, notamment un réseau électrique public alternatif, caractérisé en ce que le convertisseur électronique (4) AC-DC/DC est interconnecté entre les panneaux solaires et le système de pompe à chaleur sans onduleur réseau, et en ce que le système comprend au moins un variateur de fréquence (16, 16') connecté à une sortie courant continu DC (24, 25) du convertisseur et audit au moins un moteur électrique pour l'alimentation directe et la commande dudit au moins un moteur électrique. 3. Système selon la revendication 2, caractérisé en ce que le système de pompe à chaleur comprend plusieurs moteurs électriques AC pour le compresseur et la ou les pompes de circulation de fluide (18a, 18b), chacun des moteurs électriques étant connecté directement à un variateur de fréquence (16, 16'), chaque variateur de fréquence étant connecté à une sortie de tension à courant continu (24, 25) du convertisseur électronique (4). 4. Système selon la revendication 3 caractérisé en ce que le compresseur a un moteur électrique triphasé et un variateur triphasé 400V AC et les circulateurs ont des moteurs électriques monophasés 230V AC avec des variateurs de fréquence monophasés ou triphasés 230V AC. 5. Système selon la revendication 3 caractérisé en ce que le compresseur et les circulateurs ont des moteurs électriques et des variateurs triphasés 400V. 6. Système selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il inclut un système de stockage d'énergie (5) comprenant un ballon de stockage (30) d'énergie thermique. 20 7. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convertisseur électronique (4) AC-DC/DC comprend une sortie basse tension, telle qu'une sortie 24 Volts en courant continu, configurée pour l'alimentation de capteurs, de vannes, d'automates et de l'électronique. 25 8. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convertisseur électronique AC-DC/DC est configuré pour opérer une conversion AC - DC qui redresse la tension du réseau public alternatif en une tension continue de valeur plus élevée que la tension du réseau, et une conversion DC - DC de la tension DC des panneaux photovoltaïques en une 30 tension de valeur supérieure à la tension en courant continu DC du réseau public après conversion, ces deux conversions fournissant deux sources de courant. 9. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convertisseur électronique AC-DC/DC est configuré pour opérer une conversion AC - DC qui redresse la tension du réseau public alternatif en une tension 35 continue de 540V DC et 310V DC et une conversion DC - DC de la tension en15courant continu DC des panneaux photovoltaïques (3) en une tension supérieure de 5 à 30% à la tension en courant continu DC des réseaux publics 400V AC / 230V AC après conversion 10. Système selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce que les deux sources de courant sont connectées à une alimentation (34) du variateur de fréquence et mises en parallèle via des diodes de protection Dl, D2 de l'alimentation. 11. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convertisseur électronique (4) AC-DC/DC utilise la technologie MLI en mode Push-pull à une fréquence moyenne de 100kHz pour la conversion DC/DC. 12. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le convertisseur électronique (4) AC-DC/DC comprend un transformateur configuré en fonction des caractéristiques tension/courant des panneaux solaires photovoltaïques pour atteindre un cycle de service d'environ 49 %. 13. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce 20 que le convertisseur électronique (4) AC-DC/DC comprend une protection contre la surtension quand la tension DC du convertisseur dépasse les 800V DC. 14. Système selon la revendication 1, 2, 3 ou 4 pour panneaux solaires photovoltaïques de moins de 3kW, caractérisé en ce que le convertisseur 25 électronique AC-DC/DC comprend : ^ une entrée (21, 22) triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau électrique public ^ une entrée tension DC (23) de 150V DC à 250V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques 30 ^ une sortie tension (24) de 550V DC à 800V DC connectée au variateur de fréquence (16) du compresseur (14) ^ une sortie tension (25) de 350V DC à 450V DC connectée au variateur de fréquence (16') des circulateurs (18a, 18b) ^ une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de 35 l'électroniqueune sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire 15. Système selon la revendication 1, 2, 3 ou 4 pour panneaux solaires photovoltaïques de 3 à 10 kW, caractérisé en ce que le convertisseur électronique AC-DC/DC comprend : une entrée (21, 22) triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau électrique public une entrée tension DC (23) de 600V DC à 800V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques ^ une sortie tension (24) de 600V DC à 800V DC connectée au variateur de fréquence (16) du compresseur (14) ^ une sortie tension (25) de 350V DC à 450V DC connectée au variateur de 15 fréquence (16') des circulateurs (18a, 18b) une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de l'électronique une sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau 20 une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire 16. Système selon la revendication 1, 2, 3 ou 5 pour panneaux solaires photovoltaïques de plus de 10 kW, caractérisé en ce que le convertisseur électronique AC-DC/DC comprend : 25 une entrée (21, 22) triphasé 400VAC/230VAC connectée au réseau électrique public ^ une entrée tension DC (23) de 600V DC à 800V DC connectée aux panneaux solaires photovoltaïques ^ une sortie tension (24) de 600V DC à 800V DC connectée au variateur de 30 fréquence (16) du compresseur (14) et au variateur de fréquence (16') des circulateurs (18a, 18b) ^ une sortie tension 24V DC pour l'alimentation de vannes, automates, et de l'électronique 35une sortie analogique DC/DC 0-10V pour la mesure de la puissance réseau une sortie analogique 0-10V pour la mesure de la puissance solaire5
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Calibration d'une antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants Le domaine de l'invention concerne les antennes actives d'émission et/ou de réception à balayage électronique pour applications radars et télécommunications civiles ou militaires dans le domaine des ondes radiofréquences. Le domaine d'application de l'antenne est celui des ondes hyperfréquences, ou encore appelées micro-ondes, correspondant à une certaine partie du spectre des ondes radiofréquences, celle des ondes submétriques jusqu'aux ondes millimétriques, c'est-à-dire au moins la bande de fréquences de 300 MHz à 300 GHz , soit en longueurs d'onde de 1 m à 1 mm , étendue parfois à la bande de 100 MHz à 1 000 GHz , soit de 3 m à 0,3 mm. Une antenne réseau active présente une architecture à amplification distribuée, c'est-à-dire qu'elle comprend des éléments d'amplification radiofréquence positionnés entre le point d'entrée de l'antenne et les éléments rayonnants constituant le réseau, à un niveau donné de l'architecture. On appelle antennes actives à balayage électronique les dispositifs antennaires dont on est capable de modifier la directivité et l'orientation du faisceau par commande électronique. On est ainsi capable, dans des temps relativement courts, d'assurer soit un balayage continu de l'espace, soit des pointages successifs dans des directions bien déterminées, soit des alternances faisceaux étroits/ faisceaux étendus, soit tout autre combinaison de ces situations. Concernant un domaine d'application, on peut citer les radars aéroportés pouvant réaliser un balayage tridimensionnel du faisceau antennaire sans mouvement physique de l'antenne. Le radar est capable par exemple de mettre en oeuvre un mode de détection et de poursuite automatique à grande distance de cibles aériennes. Dans une implantation classique d'une voie d'antenne réseau à balayage électronique active pour radar, chaque élément rayonnant est associé à un module comportant différentes fonctions : pilotage du faisceau antennaire principalement réalisé par un circuit de déphasage, commutation entre les voies d'émission et de réception et amplification des voies d'émission et de réception. La technologie utilisée pour la propagation des ondes électromagnétiques dans le module est le plus souvent une technologie imprimée sur substrat diélectrique : microruban (« microstrip »), ligne coplanaire (« coplanar waveguide ») ou triplaque (« stripline »). On connaît des technologies d'éléments rayonnants, typiquement utilisés dans ces antennes réseaux à balayage électronique, de type pavés imprimés. Ces pavés imprimés microruban, « microstrip patch » en langage anglo-saxon, sont de fabrication relativement aisée. On utilise de préférence des pavés imprimés pour réaliser les éléments rayonnants car on obtient ainsi un encombrement de l'antenne moindre sur l'axe de direction du faisceau. De plus, la surface du plan rayonnant est mieux exploitée. Un plan de masse est généralement situé sous les pavés dans un plan parallèle à ceux-ci. Des pavés de type multicouches peuvent être utilisés pour élargir la bande de fréquence de fonctionnement de l'antenne. L'excitation de chacun des pavés rayonnants peut être réalisée au moyen d'une connexion réalisée par soudure d'un brin métallique sur le pavé. Le brin métallique traverse le substrat support du pavé et le plan de masse associé. L'excitation du pavé peut également être réalisée par couplage électromagnétique de proximité. On peut, par exemple, réaliser ce couplage au moyen d'une ouverture réalisée dans le plan de masse permettant de coupler le pavé à un module électronique situé sous le plan de masse. Pour qu'une antenne réseau à balayage électronique satisfasse les performances radioélectriques souhaitées, il est nécessaire d'identifier et de compenser les erreurs excessives apportées sur la loi d'éclairement complexe (amplitude, phase) du réseau rayonnant. Pour une antenne réseau, une opération de calibration permet dans la bande de fréquence et la gamme de température d'utilisation de l'antenne : - de déterminer les différences de longueur électrique et d'amplitude entre les voies (chaînes complètes) du réseau antennaire, à l'émission d'une part, à la réception d'autre part, ces informations étant mémorisées dans une table de calibration, - de compenser ces différences par action sur des éléments commandés (amplificateurs variables et déphaseurs variables) contrôlant la loi d'éclairement sur le réseau, et appliquer ainsi un niveau et un déphasage adéquats entre les voies du réseau, à l'émission ou la réception, afin de dépointer le faisceau rayonné dans la direction souhaitée, avec la forme du faisceau et la topologie des lobes secondaires visées. Après l'opération de calibration, des tests d'évaluation de l'antenne, permettant de vérifier et quantifier ses performances, consistent à mesurer un certain nombre de caractéristiques radioélectriques comme par exemple les diagrammes de rayonnement, la précision de pointage, et la puissance rayonnée, de caractéristiques électriques comme par exemple la consommation et de caractéristiques temporelles comme la vitesse de commutation du faisceau. Deux types de techniques de calibration existent : - Les techniques de calibration dite interne : le signal radioélectrique utilisé pour la calibration est injecté et capté à l'intérieur de l'antenne, par l'intermédiaire de coupleurs insérés dans les voies du réseau, le plus souvent au niveau des éléments actifs (modules émission-réception). Ce sont des techniques souvent utilisées en mode opérationnel, c'est à dire après installation de l'antenne sur le site où elle est utilisée. - Les techniques de calibration dites externe, où un signal radioélectrique transite entre l'antenne réseau et une sonde extérieure au réseau, utilisée à l'émission ou à la réception. Ces techniques font donc intervenir les éléments rayonnants du réseau, et sont mises en oeuvre lors de la calibration en usine, dans des bases de mesure dédiées. Les mesures pour les tests d'évaluation sont effectuées sur une ou plusieurs bases de mesures d'antennes. On peut citer par exemple les bases de mesures en champ lointain (bases « longues » extérieures et chambres anéchoïques), les bases de mesures « compactes », et enfin les bases de mesures en champ proche. Les moyens de simulation radioélectriques devenant plus performants, ceux-ci seront appliqués pour une partie des opérations de 15 calibration et de tests des matériels futurs, ou en complément de ceux-ci. Les techniques de calibration interne nécessitent d'implanter des circuits dédiés (coupleurs, circuit de distribution radiofréquence) à l'intérieur de l'architecture, dans des zones où l'espace disponible est en général 20 restreint. Ceci conduit à une complexification de l'architecture, une augmentation des pertes ohmiques et un accroissement des coûts. Ces techniques de calibration interne ne font pas intervenir les éléments rayonnants et leurs effets, comme par exemple les couplages pouvant intervenir entre les différents éléments rayonnants. 25 Les techniques de calibration externe nécessitent soit l'immobilisation d'une base de mesure dédiée, soit l'implantation d'une sonde extérieure au réseau à réaliser et à utiliser dans un environnement radioélectrique adéquat. Les tests de caractérisation des antennes à balayage électronique 30 nécessitent l'immobilisation d'une base pour laquelle les mesures peuvent s'avérer longues. Si cette immobilisation peut être envisagée en intégration ou en phase prototype, il ne peut en être de même en phase de production en série, ou lors de l'utilisation opérationnelle du matériel par l'utilisateur final. Les opérations de calibration ou de tests d'évaluation en environnement opérationnel, en particulier les mesures en température, sont longues et délicates, voire impossibles. A titre d'exemple. Il est quasiment impossible de gérer en environnement opérationnel le phénomène de condensation pour les mesures en température basse. Les besoins de calibration et de tests en mode opérationnel sont 10 donc insuffisamment couverts. L'invention vise à pallier tout ou partie des problèmes cités plus haut en proposant une antenne électronique à balayage comprenant des moyens de calibration internes simples à mettre en oeuvre et permettant de 15 tenir compte des phénomènes de couplage. A cet effet, l'invention a pour objet une antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants de type pavé imprimé disposés en regard d'un plan de masse et des moyens de calibration de l'antenne, chaque pavé recevant une excitation destinée à l'utilisation 20 nominale de l'antenne et traversant le plan de masse, caractérisée en ce que les moyens de calibration comprennent, vers chaque pavé à calibrer, une liaison électromagnétique couplée au pavé par proximité et destinée à exciter le pavé avec la même polarisation que celle obtenue par l'excitation nominale. 25 Les moyens de calibration sont étalonnés à partir de simulations et/ou de mesures effectuées par exemple en champ proche de l'antenne, afin de déterminer son comportement en amplitude et phase sur chacune des voies, en fonction de la fréquence de travail de l'antenne. Par la suite, on utilise le terme calibration de façon large aussi bien pour des opérations de calibration proprement dite que pour des tests d'évaluation de l'antenne ou de vérification de l'intégrité de l'antenne. Les moyens de calibration selon l'invention restent installés à demeure dans l'antenne et les éventuels couplages qu'ils génèrent sont pris en compte dans l'opération de calibration. Les opérations de calibration, réalisées grâce aux moyens de l'invention, peuvent être réalisées aussi bien en laboratoire qu'en environnement opérationnel. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description détaillée d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple, description illustrée par le dessin joint dans lequel : la figure 1 représente un pavé rayonnant couplé à des moyens de 15 calibration et recevant une excitation nominale au moyen d'une première variante de couplage ; la figure 2 représente un pavé rayonnant couplé à des moyens de calibration et recevant une excitation nominale au moyen d'une seconde variante de couplage ; 20 la figure 3 représente un exemple de moyen permettant d'exciter les moyens de calibration ; la figure 4 représente un exemple d'organisation matricielle d'une antenne électronique à balayage. 25 La figure 1 représente un élément rayonnant 10 d'une antenne électronique à balayage. Généralement, ce type d'antenne comprend un grand nombre d'éléments rayonnants identiques, par exemple organisés en matrice. L'élément rayonnant représenté est réalisé sous la forme d'un pavé 10 imprimé sur une face externe 11 d'un substrat 12. Le pavé 10 a, sur la figure, une forme rectangulaire. D'autres formes, par exemple elliptiques, peuvent être mise en oeuvre dans le cadre de l'invention. Le substrat 12 comprend une face interne formant un plan de masse 13 et une seconde face externe 14 opposée à la face 11. Le plan de masse 13 sépare les deux faces externes 11 et 14. La face externe 14 porte des lignes permettant l'excitation des éléments rayonnants de l'antenne en utilisation nominale. L'excitation de chacun des pavés rayonnants, dont le pavé 10, est réalisée au moyen d'un brin métallique 15 traversant le plan de masse 13 et reliant le pavé 10 à une ligne imprimée 17 réalisée sur la face externe 14. Le brin métallique 15 est raccordé au pavé 10 au moyen d'une soudure 16. Le plan de masse 13 comprend une épargne 18 évitant tout contact électrique entre le brin métallique 15 et le plan de masse 13. La forme du pavé 10 et la position de la soudure 16 sur le pavé 10 sont définis de façon à obtenir une polarisation linéaire dont la direction est donnée par la flèche 19. A titre d'alternative, la liaison 15 peut être réalisée par métallisation latérale d'un trou ouvert dans le substrat 12 (technique dite 'trou métallisé'). A titre d'alternative, le brin métallique 15 peut ne pas être en contact direct avec le pavé 10 et assurer un couplage avec celui-ci par proximité. L'excitation du pavé 10, obtenue par le brin métallique 15, est dite « excitation nominale ». Il s'agit de l'excitation mise en oeuvre en utilisation opérationnelle de l'antenne. Selon l'invention l'antenne comprend des moyens de calibration comprenant, vers chaque pavé 10 à calibrer, une liaison électromagnétique 20 couplée au pavé 10 par proximité et susceptible d'exciter le pavé avec la même polarisation que celle obtenue par l'excitation nominale. L'excitation obtenue au moyen de la ligne 20 est appelée excitation de calibration par opposition à l'excitation nominale. L'excitation de calibration est utilisée pour calibrer l'antenne ou réaliser des tests sur celle-ci. Plus précisément, la liaison électromagnétique est réalisée au moyen d'une ligne 20 s'étendant suivant la direction de la polarisation linéaire recherchée. Une extrémité 21 de la ligne 20 est située à une distance « d » du pavé 10. La distance d est définie pour obtenir un couplage plus faible que celui obtenu au moyen du brin métallique 15. Typiquement le couplage de calibration est au moins 20dB inférieur au couplage nominal. Ainsi en utilisation nominale, l'antenne ne perdra qu'environ 1/100 de la puissance nominale vers les circuits de calibration au travers du couplage de calibration. La face 14 est occupée par des circuits d'excitation nominaux. On pourrait disposer des circuits d'excitation de calibration sur cette même face 14. Néanmoins, cette face est souvent déjà bien chargée et il serait difficile d'y ajouter d'autres circuits. Pour pallier ce problème, la ligne 20 est avantageusement imprimée dans un plan situé du même coté du plan de masse 13 que le plan 11 dans lequel le pavé 10 est imprimé. Ceci permet également de séparer, par le plan de masse, les circuits d'excitation nominaux et les circuits d'excitation de calibration pour éviter qu'ils ne se couplent de façon non souhaitée. II est possible de réaliser un élément rayonnant sous forme de plusieurs pavés parallèles. Dans le cas d'un pavé 10 réalisé dans un seul plan, en l'occurrence le plan 11, pour simplifier la réalisation de l'antenne, le plan contenant la ligne imprimée 20 et le plan 11 contenant le pavé 10 sont confondus. Lorsque le pavé est multicouche, la ligne 20 est imprimée dans un des plans du pavé. La figure 2 représente le pavé 10 excité de façon nominale, non plus au moyen d'un brin métallique, mais au moyen d'une ouverture 25 réalisée dans le plan de masse 13 et assurant un couplage entre le pavé 10 et la ligne imprimée 17 réalisée sur la face externe 14. L'ouverture 25 a, par exemple, une forme de fente permettant une polarisation linéaire du pavé 10 dont la direction est donnée par la flèche 19. Dans cette variante de réalisation le niveau de couplage de la ligne 20 est défini comme dans la première variante pour obtenir un couplage plus faible que celui obtenu au moyen de l'ouverture 25 et typiquement au moins inférieur de 20dB. Les lignes imprimées 20, raccordées à chacun des pavés 10 d'une antenne, peuvent être connectées à un distributeur 1 vers N de type arborescent, comme pour un système classique de calibration interne. L'encombrement du distributeur peut se révéler pénalisant. Avantageusement, il est possible de réunir un certain nombre de ces lignes 20 sur une cascade de coupleurs alignés, arrangés en un système fonctionnant en mode progressif. La figure 3 représente une telle cascade. Une ligne 30 s'étend le long de plusieurs pavés 10 alignés. Sur cette figure, quatre pavés sont représentés. II est bien entendu possible de mettre en oeuvre une telle cascade pour un plus grand nombre de pavés 10. Des coupleurs 31 relient chacune des lignes 20 à la ligne 30. Le couplage s'effectue par exemple par proximité. Chaque coupleur 31 prélève une faible partie d'un signal incident E émis à une extrémité 32 de la ligne 30. Le reliquat de puissance du signal E, non transmis aux lignes 20, est dissipé dans une charge 33 implantée à l'autre extrémité 34 de la ligne 30. La ligne 30 et les coupleurs 31 forment la cascade de coupleurs alignés. La figure 4 représente un exemple d'organisation matricielle d'une antenne électronique à balayage 40. Les pavés 10, formant les éléments rayonnants de l'antenne 40, sont organisés en matrice de I lignes et m colonnes. Sur la figure 4, l'antenne 40 comprend à titre d'exemple quatre lignes 41 à 44 et quatre colonnes 45 à 48. Pour chacune des lignes 41 à 44, toutes les lignes 20 sont réunies sur une cascade de coupleurs alignés. Avantageusement toutes les cascades reçoivent leur signal d'excitation E sur un même bord 50 de l'antenne 40, ce qui simplifie l'émission du signal E. REVENDICATIONS1. Antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants de type pavé imprimé (10) disposés en regard d'un plan de masse (13) et des moyens de calibration de l'antenne, chaque pavé (10) recevant une excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne et traversant le plan de masse (13), caractérisée en ce que les moyens de calibration comprennent, vers chaque pavé (10) à calibrer, une liaison électromagnétique (20) couplée au pavé (10) par proximité et destinée à exciter le pavé (10) avec la même polarisation (19) que celle obtenue par l'excitation nominale. 2. Antenne selon la revendication 1, caractérisée en ce que la liaison électromagnétique (20) des moyens de calibration assure un couplage au moins inférieur de 20dB au couplage du pavé (10) prévu pour l'utilisation nominale de l'antenne. 3. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la liaison électromagnétique destinée à la calibration est réalisée au moyen d'une ligne imprimée (20) dans un plan (11) situé du même coté du plan de masse (13) qu'un plan (11) dans lequel le pavé (10) est imprimé. 4. Antenne selon la revendication 3, caractérisée en ce que le plan (11) contenant la ligne imprimée (20) destinée à la calibration et un plan (11) contenant le pavé (10) sont confondus. 5. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que plusieurs liaisons électromagnétiques (20) sont réunies sur une cascade (30, 31) de coupleurs alignés, la cascade fonctionnant en mode progressif. 6. Antenne selon la revendication 5, caractérisée en ce que les éléments rayonnants (10) sont organisés en matrice de 1 lignes et m colonnes, et en ce que pour chacune des lignes (41 à 44), toutes les liaisons électromagnétiques (20) sont réunies sur une cascade (30, 31) de coupleurs alignés. 7. Antenne selon la revendication 6, caractérisée en ce que toutes les cascades reçoivent leur signal d'excitation (E) sur un même bord (50) de l'antenne (40). 8. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne est réalisée au moyen d'un brin métallique (15) traversant le plan de masse (13). 9. Antenne selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que l'excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne est réalisée au moyen d'une ouverture (25) réalisée dans le plan de masse (13). 10. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'élément rayonnant est de type pavé imprimé multicouches.
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Calibration d'une antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants Le domaine de l'invention concerne les antennes actives d'émission et/ou de réception à balayage électronique pour applications radars et télécommunications civiles ou militaires dans le domaine des ondes radiofréquences. Le domaine d'application de l'antenne est celui des ondes hyperfréquences, ou encore appelées micro-ondes, correspondant à une certaine partie du spectre des ondes radiofréquences, celle des ondes submétriques jusqu'aux ondes millimétriques, c'est-à-dire au moins la bande de fréquences de 300 MHz à 300 GHz , soit en longueurs d'onde de 1 m à 1 mm , étendue parfois à la bande de 100 MHz à 1 000 GHz , soit de 3 m à 0,3 mm. Une antenne réseau active présente une architecture à amplification distribuée, c'est-à-dire qu'elle comprend des éléments d'amplification radiofréquence positionnés entre le point d'entrée de l'antenne et les éléments rayonnants constituant le réseau, à un niveau donné de l'architecture. On appelle antennes actives à balayage électronique les dispositifs antennaires dont on est capable de modifier la directivité et l'orientation du faisceau par commande électronique. On est ainsi capable, dans des temps relativement courts, d'assurer soit un balayage continu de l'espace, soit des pointages successifs dans des directions bien déterminées, soit des alternances faisceaux étroits/ faisceaux étendus, soit tout autre combinaison de ces situations. Concernant un domaine d'application, on peut citer les radars aéroportés pouvant réaliser un balayage tridimensionnel du faisceau antennaire sans mouvement physique de l'antenne. Le radar est capable par exemple de mettre en oeuvre un mode de détection et de poursuite automatique à grande distance de cibles aériennes. Dans une implantation classique d'une voie d'antenne réseau à balayage électronique active pour radar, chaque élément rayonnant est associé à un module comportant différentes fonctions : pilotage du faisceau antennaire principalement réalisé par un circuit de déphasage, commutation entre les voies d'émission et de réception et amplification des voies d'émission et de réception. La technologie utilisée pour la propagation des ondes électromagnétiques dans le module est le plus souvent une technologie imprimée sur substrat diélectrique : microruban (« microstrip »), ligne coplanaire (« coplanar waveguide ») ou triplaque (« stripline »). On connaît des technologies d'éléments rayonnants, typiquement utilisés dans ces antennes réseaux à balayage électronique, de type pavés imprimés. Ces pavés imprimés microruban, « microstrip patch » en langage anglo-saxon, sont de fabrication relativement aisée. On utilise de préférence des pavés imprimés pour réaliser les éléments rayonnants car on obtient ainsi un encombrement de l'antenne moindre sur l'axe de direction du faisceau. De plus, la surface du plan rayonnant est mieux exploitée. Un plan de masse est généralement situé sous les pavés dans un plan parallèle à ceux-ci. Des pavés de type multicouches peuvent être utilisés pour élargir la bande de fréquence de fonctionnement de l'antenne. L'excitation de chacun des pavés rayonnants peut être réalisée au moyen d'une connexion réalisée par soudure d'un brin métallique sur le pavé. Le brin métallique traverse le substrat support du pavé et le plan de masse associé. L'excitation du pavé peut également être réalisée par couplage électromagnétique de proximité. On peut, par exemple, réaliser ce couplage au moyen d'une ouverture réalisée dans le plan de masse permettant de coupler le pavé à un module électronique situé sous le plan de masse. Pour qu'une antenne réseau à balayage électronique satisfasse les performances radioélectriques souhaitées, il est nécessaire d'identifier et de compenser les erreurs excessives apportées sur la loi d'éclairement complexe (amplitude, phase) du réseau rayonnant. Pour une antenne réseau, une opération de calibration permet dans la bande de fréquence et la gamme de température d'utilisation de l'antenne : - de déterminer les différences de longueur électrique et d'amplitude entre les voies (chaînes complètes) du réseau antennaire, à l'émission d'une part, à la réception d'autre part, ces informations étant mémorisées dans une table de calibration, - de compenser ces différences par action sur des éléments commandés (amplificateurs variables et déphaseurs variables) contrôlant la loi d'éclairement sur le réseau, et appliquer ainsi un niveau et un déphasage adéquats entre les voies du réseau, à l'émission ou la réception, afin de dépointer le faisceau rayonné dans la direction souhaitée, avec la forme du faisceau et la topologie des lobes secondaires visées. Après l'opération de calibration, des tests d'évaluation de l'antenne, permettant de vérifier et quantifier ses performances, consistent à mesurer un certain nombre de caractéristiques radioélectriques comme par exemple les diagrammes de rayonnement, la précision de pointage, et la puissance rayonnée, de caractéristiques électriques comme par exemple la consommation et de caractéristiques temporelles comme la vitesse de commutation du faisceau. Deux types de techniques de calibration existent : - Les techniques de calibration dite interne : le signal radioélectrique utilisé pour la calibration est injecté et capté à l'intérieur de l'antenne, par l'intermédiaire de coupleurs insérés dans les voies du réseau, le plus souvent au niveau des éléments actifs (modules émission-réception). Ce sont des techniques souvent utilisées en mode opérationnel, c'est à dire après installation de l'antenne sur le site où elle est utilisée. - Les techniques de calibration dites externe, où un signal radioélectrique transite entre l'antenne réseau et une sonde extérieure au réseau, utilisée à l'émission ou à la réception. Ces techniques font donc intervenir les éléments rayonnants du réseau, et sont mises en oeuvre lors de la calibration en usine, dans des bases de mesure dédiées. Les mesures pour les tests d'évaluation sont effectuées sur une ou plusieurs bases de mesures d'antennes. On peut citer par exemple les bases de mesures en champ lointain (bases « longues » extérieures et chambres anéchoïques), les bases de mesures « compactes », et enfin les bases de mesures en champ proche. Les moyens de simulation radioélectriques devenant plus performants, ceux-ci seront appliqués pour une partie des opérations de 15 calibration et de tests des matériels futurs, ou en complément de ceux-ci. Les techniques de calibration interne nécessitent d'implanter des circuits dédiés (coupleurs, circuit de distribution radiofréquence) à l'intérieur de l'architecture, dans des zones où l'espace disponible est en général 20 restreint. Ceci conduit à une complexification de l'architecture, une augmentation des pertes ohmiques et un accroissement des coûts. Ces techniques de calibration interne ne font pas intervenir les éléments rayonnants et leurs effets, comme par exemple les couplages pouvant intervenir entre les différents éléments rayonnants. 25 Les techniques de calibration externe nécessitent soit l'immobilisation d'une base de mesure dédiée, soit l'implantation d'une sonde extérieure au réseau à réaliser et à utiliser dans un environnement radioélectrique adéquat. Les tests de caractérisation des antennes à balayage électronique 30 nécessitent l'immobilisation d'une base pour laquelle les mesures peuvent s'avérer longues. Si cette immobilisation peut être envisagée en intégration ou en phase prototype, il ne peut en être de même en phase de production en série, ou lors de l'utilisation opérationnelle du matériel par l'utilisateur final. Les opérations de calibration ou de tests d'évaluation en environnement opérationnel, en particulier les mesures en température, sont longues et délicates, voire impossibles. A titre d'exemple. II est quasiment impossible de gérer en environnement opérationnel le phénomène de condensation pour les mesures en température basse. Les besoins de calibration et de tests en mode opérationnel sont 10 donc insuffisamment couverts. L'invention vise à pallier tout ou partie des problèmes cités plus haut en proposant une antenne électronique à balayage comprenant des moyens de calibration internes simples à mettre en oeuvre et permettant de 15 tenir compte des phénomènes de couplage. A cet effet, l'invention a pour objet une antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants de type pavé imprimé et des moyens de calibration de l'antenne, chaque pavé recevant une excitation polarisée linéairement destinée à l'utilisation nominale de 20 l'antenne, caractérisée en ce que les moyens de calibration comprennent des moyens pour exciter le pavé avec une polarisation linéaire orthogonale à la polarisation de l'excitation nominale. Au niveau de chaque pavé, le faible couplage naturel entre les deux points d'excitation à polarisations croisées permet d'associer les voies 25 antenne et calibration. Ce couplage entre voies est de l'ordre de -20dB. Ainsi en utilisation nominale, l'antenne ne perdra qu'environ 1/100 de la puissance nominale vers les circuits de calibration au travers du couplage de calibration. Les moyens de calibration sont étalonnés à partir de simulations 30 et/ou de mesures effectuées par exemple en champ proche de l'antenne, afin de déterminer son comportement en amplitude et phase sur chacune des voies, en fonction de la fréquence de travail de l'antenne. Par la suite, on utilise le terme calibration de façon large aussi bien pour des opérations de calibration proprement dite que pour des tests d'évaluation de l'antenne ou de vérification de l'intégrité de l'antenne. Les moyens de calibration selon l'invention restent installés à demeure dans l'antenne et les éventuels couplages qu'ils génèrent sont pris en compte dans l'opération de calibration. Les opérations de calibration, réalisées grâce aux moyens de l'invention, peuvent être réalisées aussi bien en laboratoire qu'en environnement opérationnel. L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la lecture de la description détaillée d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple, description illustrée par le dessin joint dans lequel : la figure 1 représente un pavé rayonnant couplé à des moyens de calibration et recevant une excitation nominale au moyen d'une première variante de couplage ; la figure 2 représente un pavé rayonnant couplé à des moyens de calibration et recevant une excitation nominale au moyen d'une seconde 20 variante de couplage ; la figure 3 représente un exemple de moyen permettant d'exciter les moyens de calibration ; la figure 4 représente un exemple d'organisation matricielle d'une antenne électronique à balayage. 25 La figure 1 représente un élément rayonnant 10 d'une antenne électronique à balayage. Généralement, ce type d'antenne comprend un grand nombre d'éléments rayonnants identiques, par exemple organisés en matrice. L'élément rayonnant représenté est réalisé sous la forme d'un pavé imprimé sur une face externe 11 d'un substrat 12. Le pavé 10 a, sur la figure 1, une forme rectangulaire. Le substrat 12 comprend une face interne formant un plan de masse 13 et une seconde face externe 14 opposée à la face 11. Le plan de masse 13 sépare les deux faces externes 11 et 14. La face externe 14 porte des lignes permettant l'excitation des éléments rayonnants de l'antenne en utilisation nominale. L'excitation de chacun des pavés rayonnants, dont le pavé 10, est réalisée au moyen d'un brin métallique 15 traversant le plan de masse 13 et reliant le pavé 10 à une ligne imprimée 17 réalisée sur la face externe 14. Le brin métallique 15 est raccordé au pavé 10 au moyen d'une soudure 16. Le plan de masse 13 comprend une épargne 18 évitant tout contact électrique entre le brin métallique 15 et le plan de masse 13. La forme du pavé 10 et la position de la soudure 16 sur le pavé 10 sont définis de façon à obtenir une polarisation linéaire dont la direction est donnée par la flèche 19. A titre d'alternative, la liaison 15 peut être réalisée par métallisation latérale d'un trou ouvert dans le substrat 12 (technique dite 'trou métallisé'). A titre d'alternative, le brin métallique 15 peut ne pas être en contact direct avec le pavé 10 et assurer un couplage avec celui-ci par proximité. L'excitation du pavé 10, obtenue par le brin métallique 15, est dite « excitation nominale ». II s'agit de l'excitation mise en oeuvre en utilisation opérationnelle de l'antenne. Selon l'invention l'antenne comprend des moyens de calibration comprenant des moyens pour exciter le pavé 10 avec une polarisation linéaire orthogonale à la polarisation de l'excitation nominale. La direction de cette polarisation orthogonale est donnée par la flèche 21. Les moyens pour exciter le pavé 10 comprennent, par exemple, une ligne imprimée 20 couplée au pavé 10. L'excitation obtenue au moyen de la ligne 20 est appelée excitation de calibration par opposition à l'excitation nominale. L'excitation de calibration est utilisée pour calibrer l'antenne ou réaliser des tests sur celle-ci. Plus précisément, la ligne 20 s'étend suivant la direction de la polarisation linéaire recherchée pour la calibration. La ligne 20 est en contact électrique direct avec le pavé 10. La ligne 20 s'étend selon un axe de symétrie longitudinal 22 du pavé 10 ayant la même direction que celle de la polarisation 21. A titre d'alternative, il est possible de laisser subsister un petit intervalle entre la ligne 20 et le pavé 10 afin de modifier le niveau de couplage entre le pavé 10 et la ligne 20. On peut néanmoins admettre un couplage de même ordre de grandeur entre le pavé 10 et le brin métallique 15 d'une part et entre le pavé 10 et la ligne 20 d'autre part. Comme on l'a vu plus haut, un couplage faible se produit entre les deux polarisations orthogonales. Ce couplage est mis à profit pour réaliser la calibration de l'antenne. Mais en utilisation nominale, l'antenne ne perdra que de l'ordre de 1/100 de la puissance nominale vers les circuits de calibration au travers du couplage vers la ligne 20. La face 14 est occupée par des circuits d'excitation nominaux. On pourrait disposer des circuits d'excitation de calibration sur cette même face 14. Néanmoins, cette face est souvent déjà bien chargée et il serait difficile d'y ajouter d'autres circuits. Pour pallier ce problème, la ligne 20 est avantageusement imprimée dans un plan situé du même coté du plan de masse 13 que le plan 11 dans lequel le pavé 10 est imprimé. Ceci permet également de séparer, par le plan de masse 13, les circuits d'excitation nominaux et les circuits d'excitation de calibration pour éviter qu'ils ne se couplent de façon non souhaitée. Il est possible de réaliser un élément rayonnant sous forme de plusieurs pavés parallèles. Dans le cas d'un pavé 10 réalisé dans un seul plan, en l'occurrence le plan 11, pour simplifier la réalisation de l'antenne, le plan contenant la ligne imprimée 20 et le plan 11 contenant le pavé 10 sont confondus. Lorsque le pavé est multicouche, la ligne 20 est imprimée dans un des plans du pavé. La figure 2 représente un pavé 23 de forme elliptique. Le pavé 23 est excité de façon nominale, non plus au moyen d'un brin métallique, mais au moyen d'une ouverture 25 réalisée dans le plan de masse 13 et assurant un couplage entre le pavé 10 et la ligne imprimée 17 réalisée sur la face externe 14. L'ouverture 25 a, par exemple, une forme de fente permettant une polarisation linéaire du pavé 23 dont la direction est donnée par la flèche 19. La forme elliptique du pavé 23 convient également à la variante de la figure 1 et inversement, un pavé de forme rectangulaire peut être mis en oeuvre dans la variante de la figure 2. Les lignes imprimées 20, raccordées à chacun des pavés 10 ou 23 d'une antenne, peuvent être connectées à un distributeur 1 vers N de type arborescent, comme pour un système classique de calibration interne. L'encombrement du distributeur peut se révéler pénalisant. Avantageusement, il est possible de réunir un certain nombre de ces lignes 20 sur une cascade à alimentation série fonctionnant en mode progressif. La figure 3 représente une telle cascade. Une ligne 30 s'étend le long de plusieurs pavés 10, ou éventuellement 23, alignés. Sur cette figure, six pavés sont représentés. II est bien entendu possible de mettre en oeuvre une telle cascade pour un plus grand nombre de pavés. La ligne 30 traverse les six pavés 10. Les tronçons de ligne 30 situés entre chaque pavé 10 forment la ligne 20 précédemment décrite. Chaque pavé 10 prélève une faible partie d'un signal incident E émis à une extrémité 32 de la ligne 30. Le reliquat de puissance du signal E, non transmis aux pavés 10, est dissipé dans une charge 33 implantée à l'autre extrémité 34 de la ligne 30. La ligne 30 et pavés 10 forment la cascade à alimentation série. La figure 4 représente un exemple d'organisation matricielle d'une antenne électronique à balayage 40. Les pavés 10, formant les éléments rayonnants de l'antenne 40, sont organisés en matrice de I lignes et m colonnes. Sur la figure 4, l'antenne 40 comprend à titre d'exemple quatre lignes 41 à 44 et quatre colonnes 45 à 48. Pour chacune des lignes 41 à 44, toutes les lignes 30 sont réunies sur une cascade à alimentation série. Avantageusement toutes les cascades reçoivent leur signal d'excitation E sur un même bord 50 de l'antenne 40, ce qui simplifie l'émission du signal E. REVENDICATIONS1. Antenne électronique à balayage comportant un réseau d'éléments rayonnants de type pavé imprimé (10, 23) et des moyens de calibration de l'antenne, chaque pavé (10, 23) recevant une excitation polarisée linéairement (19) destinée à l'utilisation nominale de l'antenne, caractérisée en ce que les moyens de calibration comprennent des moyens (20) pour exciter le pavé (10, 23) avec une polarisation linéaire (21) orthogonale à la polarisation (19) de l'excitation nominale. 2. Antenne selon la revendication 1, caractérisée en ce que les éléments rayonnants (10, 23) sont disposés en regard d'un plan de masse (13), en ce que l'excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne traverse le plan de masse (13) et en ce que les moyens pour exciter le pavé (10) avec une polarisation linéaire (21) orthogonale comprennent une ligne imprimée (20) couplée au pavé (10, 23) et disposée dans un plan (11) situé du même coté du plan de masse (13) qu'un plan (11) dans lequel le pavé (10) est imprimé. 3. Antenne selon la revendication 2, caractérisée en ce que le plan (11) contenant la ligne imprimée (20) destinée à la calibration et un plan (11) contenant le pavé (10, 23) sont confondus. 4. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne est réalisée au moyen d'un brin métallique (15) traversant le plan de masse (13). 5. Antenne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que l'excitation destinée à l'utilisation nominale de l'antenne est réalisée au moyen d'une ouverture (25) réalisée dans le plan de masse (13). 6. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de calibration réunissent plusieurs pavés imprimés (10, 23) sous forme d'une cascade (30) à alimentation série fonctionnant en mode progressif. 7. Antenne selon la revendication 6, caractérisée en ce que les éléments rayonnants (10, 23) sont organisés en matrice de I lignes et m colonnes, et en ce que pour chacune des lignes (41 à 44), tous les pavés imprimés (10, 23) d'une même ligne sont réunis sur une cascade (30). 8. Antenne selon la revendication 7, caractérisée en ce que toutes les cascades (30) reçoivent leur signal d'excitation (E) sur un même bord (50) de l'antenne (40). 9. Antenne selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'élément rayonnant est de type pavé imprimé 15 multicouches.
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FR2960102A1
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20111118
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Contacts électriques utilisant des ressorts hélicoïdaux inclinés et boîtiers estampés ainsi que leurs procédés de fabrication Arrière-plan Des aspects des formes de réalisation décrites se rapportent à des contacts électriques dans diverses applications et, plus particulièrement, à des ensembles de contact électriques qui comprennent une interface de ressort hélicoïdal incliné dans un boîtier métallique qui est fabriqué par un procédé rapide et économique. Des contacts électriques typiques qui utilisent un ressort hélicoïdal incliné ont généralement des boîtiers métalliques qui sont usinés dans des tiges ou des tubes métalliques. Le procédé de fabrication par usinage du boîtier dans une tige ou un tube à la fois prend du temps et s'avère coûteux ; par suite, le produit final, qui reflète typiquement le coût de fabrication, donne une unité relativement onéreuse. Résumé La présente description fournit un ensemble de contact électrique constitué d'un corps de connecteur estampé, ayant une première extrémité avec un boîtier de rainure de ressort formé sur un ressort hélicoïdal incliné de façon à assurer une retenue du ressort sur une broche ou un montant inséré(e) dans le boîtier. Un ensemble de sertissage de fil/câble est formé à l'autre extrémité du corps de connecteur estampé. Le boîtier de rainure de ressort peut être formé avec une ouverture pour insérer la broche ou le montant, qui est sensiblement parallèle ou perpendiculaire à un axe défini à la base du corps du connecteur. Dans un autre aspect, un boîtier, une douille ou une chemise plastique peut être formé(e) par-dessus l'ensemble de contact électrique, notamment sur une partie ou la totalité du boîtier estampé, afin d'assurer isolement et protection. 10 Les diverses formes de réalisation du présent procédé de fabrication d'ensembles de contact électriques ont diverses caractéristiques, dont pas une n'est seule responsable de leurs attributs souhaitables. Sans limiter la portée des présentes 15 formes de réalisation telles qu'elles sont exprimées par les revendications qui suivent, leurs caractéristiques les plus importantes seront à présent discutées brièvement. Après considération de cette discussion et, en particulier, après lecture de la 20 section intitulée « Description détaillée », on comprendra comment les caractéristiques des présentes formes de réalisation fournissent des avantages, notamment une complexité réduite de fabrication et d'assemblage, avec des économies de coût 25 concomitantes. Dans une autre caractéristique de la présente forme de réalisation, on décrit un ensemble de contact électrique estampé. L'ensemble de contact a une première section enroulée formée à une première 30 extrémité d'une section découpée et dans laquelle au moins une partie de la première section enroulée est enroulée autour d'un premier axe de manière à être sensiblement tangente à une circonférence externe de la première section enroulée et dans laquelle la première section enroulée définit une section ouverte ayant une rainure. L'ensemble comprend en outre une seconde section enroulée formée à une seconde extrémité de la section découpée et dans laquelle au moins une partie de la seconde section enroulée est enroulée le long du premier axe de manière sensiblement tangente à la circonférence externe de la seconde section enroulée. La seconde section enroulée est couplée à la première section enroulée via une section de pontage et dans laquelle un ressort hélicoïdal incliné est retenu dans la rainure et ayant une partie du ressort hélicoïdal incliné exposée dans la section ouverte. Dans une caractéristique spécifique de la présente forme de réalisation, la première section enroulée, la section de pontage et la seconde section enroulée forment une unité. Dans d'autres formes de réalisation, l'ensemble est formé d'une seule pièce en soudant plusieurs pièces différentes les unes aux autres. L'ensemble peut comprendre un intervalle séparant la première section enroulée et exposant au moins une partie du ressort qui est retenu dans la rainure. Le ressort peut être un ressort hélicoïdal incliné axial. Dans d'autres formes de réalisation, le ressort est un ressort hélicoïdal incliné radial. Dans certaines formes de réalisation, la rainure peut être une rainure à fond en V. En variante, la rainure peut avoir deux parois latérales et une paroi de fond située entre les deux parois latérales. Les parois latérales peuvent être parallèles l'une à l'autre ou former un angle mutuel. La paroi de fond peut être plate, c'est-à-dire perpendiculaire à l'une des parois latérales, ou conique, c'est-à-dire formant un angle par rapport à un axe défini par la section ouverte. Comme la première section enroulée, la seconde section enroulée peut comprendre un intervalle. Dans encore une autre caractéristique de la présente forme de réalisation, on décrit un ensemble de contact électrique estampé. L'ensemble comprend un boîtier de rainure de ressort formé à une première extrémité d'une section découpée ayant une partie de corps circulaire définissant une section ouverte. Une rainure est formée en infléchissant une portion de la partie de corps circulaire le long d'au moins un segment de ligne joignant deux points d'une courbe sur la circonférence de la section circulaire. Un ensemble de sertissage pour retenir un câble ou un fil métallique est formé à une seconde extrémité de la section découpée et est couplé au boîtier de rainure de ressort via une section de pontage. Un ressort hélicoïdal incliné est retenu dans la rainure et une partie du ressort hélicoïdal incliné est exposée dans la section ouverte. Dans un premier exemple, la partie de corps circulaire comprend une ou plusieurs sections découpées pour permettre l'infléchissement d'au moins deux segments de ligne. La, section ouverte peut définir un axe qui est généralement perpendiculaire à un axe défini par la section de pontage. La rainure peut comprendre au moins deux configurations de rainure différentes formées le long de la première extrémité. Par exemple, une section de rainure peut avoir une configuration en forme de V, tandis que l'autre section de la rainure peut avoir une paroi droite avec une seule paroi conique, comme une forme en V modifiée avec l'une des parois qui est généralement droite, c'est-à-dire non conique. Un intervalle peut être inclus à la seconde extrémité, lequel intervalle définit une ligne qui est généralement perpendiculaire à un axe défini par la section ouverte. Une autre caractéristique de la présente forme de réalisation est un procédé permettant de fabriquer un ensemble de contact électrique estampé. Le procédé comprend les étapes visant à estamper une ébauche pour créer un contour préformé, à former une première section enroulée à une première extrémité du contour préformé en enroulant au moins une partie du contour préformé, la première section enroulée définissant une section ouverte et une rainure, et à former une seconde section enroulée à une seconde extrémité du contour préformé en enroulant au moins une partie de la seconde section enroulée, la seconde section enroulée étant couplée à la première section enroulée par une section de pontage. Le procédé comprend par ailleurs la retenue d'un ressort hélicoïdal incliné dans la rainure de sorte qu'au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné soit exposée dans la section ouverte. Dans un exemple, la première section enroulée est enroulée le long d'un axe externe et la seconde section est enroulée le long du même axe externe. Le procédé peut comprendre par ailleurs la mise en place d'un câble à la seconde extrémité avant de former la seconde section enroulée. La première section enroulée peut comprendre au moins une section découpée pour permettre le pliage d'au moins deux sections adjacentes de la première section enroulée. Dans l'une quelconque des formes de réalisation décrites, le ressort peut être constitué d'un fil multi-métallique. Le fil peut comprendre un noyau interne très conducteur avec une couche externe moins conductrice, mais présentant une plus forte résistance à la traction. Par exemple, le fil métallique peut comprendre un noyau interne de cuivre ou d'alliage de cuivre avec une couche externe en acier inoxydable. En variante, la métallurgie peut s'inverser en faisant en sorte que le matériau plus conducteur se trouve à l'extérieur. Brève description des dessins Les diverses formes de réalisation du présent ensemble de contact électrique seront discutées en détail avec un accent sur le rehaussement des caractéristiques avantageuses. Ces formes de réalisation décrivent l'ensemble de contact électrique nouveau et non manifeste illustré dans les dessins ci- annexés, qui ne sont donnés qu'à des fins d'illustration. Ces dessins comprennent les figures suivantes, dans lesquelles des notations identiques désignent des parties identiques la FIG. la représente une vue en coupe transversale simplifiée d'un ensemble de contact électrique avec un ressort hélicoïdal incliné et un boîtier métallique pour assurer une connexion selon une forme de réalisation ; la FIG. lb représente une vue simplifiée de dessus du boîtier métallique illustré sur la FIG. la selon une forme de réalisation la FIG. ic représente des découpes simplifiées de vues en coupe transversale AA, BB et CC dans l'ensemble de contact électrique de la FIG. lb selon une forme de réalisation ; les FIG. 2a, 2b et 2c sont des vues simplifiées d'un procédé de fabrication pour l'ensemble de contact électrique selon une forme de réalisation ; la FIG. 2d est une vue en coupe transversale simplifiée de l'ensemble de contact électrique avec une broche de raccordement insérée dans une direction par rapport à la base du boîtier métallique selon une forme de réalisation ; les FIG. 3a et 3b sont des vues simplifiées en coupe transversale d'un ensemble de contact électrique avec un ressort hélicoïdal incliné et un boîtier métallique pour une connexion selon une forme de réalisation ; les FIG. 4a, 4b et 4c sont des vues simplifiées d'un procédé de fabrication pour l'ensemble de contact électrique selon une forme de réalisation ; la FIG. 4d est une vue simplifiée en coupe 30 transversale de l'ensemble de contact électrique avec une broche de raccordement insérée dans le boîtier métallique selon une forme de réalisation ; 20 25 les FIG. 5a, 5b, 5c et 5d sont des vues simplifiées de diverses formes de rainures pour un usage avec le boîtier de rainure de ressort selon une forme de réalisation ; et la FIG. 6 est une illustration simplifiée d'un ensemble de contact électrique comprenant un boîtier de matériau plastique selon une forme de réalisation. Description détaillée La description détaillée suivante décrit les présentes formes de réalisation en se référant aux dessins. Dans les dessins, des notations de référence désignent des éléments des présentes formes de réalisation. Ces notations de référence sont reproduites ci-dessous en rapport avec la discussion des caractéristiques correspondantes des dessins. La fabrication par estampage de métal est le procédé permettant de créer des pièces métalliques en appliquant une pression relativement élevée à une ébauche de métal et en pressant l'ébauche dans la forme souhaitée, typiquement celle de la fraise utilisée pour presser contre l'ébauche. La machine d'estampage comprend une forme ou une matrice de fabrication spéciale qui assure la forme à la pièce estampée. Le procédé de fabrication par estampage de métal permet une fabrication de haute productivité. Bien que les vitesses typiques d'estampage varient, de nombreux fabricants de pièces estampées de productivité élevée sont capables d'effectuer 30 à 80 courses d'estampage par minute. En raison du procédé de fabrication extrêmement rapide de chaque pièce, le coût par pièce peut être notablement réduit, en fonction de la complexité de la pièce. La FIG. la représente une vue en coupe transversale simplifiée d'un ensemble de contact électrique 100 ayant un ressort hélicoïdal incliné 102 logé dans un corps de connecteur 104 selon une forme de réalisation. Le ressort hélicoïdal incliné 102 peut avoir une forme curviligne, notamment une forme en anneau, réalisée en raccordant les extrémités opposées du ressort hélicoïdal incliné 102. Le ressort hélicoïdal incliné 102 peut être radial, axial ou positionné selon un certain angle de torsion. Le ressort hélicoïdal incliné 102 peut être constitué de n'importe quel alliage métallique ou de n'importe quel matériau conducteur connu dans la technique, et peut être formé d'un fil à ressort bimétallique ou multimétallique. Par exemple, le ressort peut être un fil multi-métallique comme décrit, par exemple, dans la demande de brevet en cours série n° 12/767 421 intitulé Multilayered Canted Coil Springs and Associated Methods Comme décrit en détail ci-dessous, le corps de connecteur 104 peut être un corps métallique estampé, qui peut être constitué d'un métal conducteur, notamment du cuivre, de l'aluminium, de l'acier ou des combinaisons et des alliages de ceux-ci, ou bien le corps de connecteur 104 peut être plaqué. En se référant à la FIG. lb, le corps de connecteur 104 comprend un ensemble de sertissage de câble/fil 106 formé à une première extrémité 105, un boîtier de rainure de ressort 108, formé à une seconde extrémité 109, et une section intermédiaire ou section de pontage 107 formée entre eux. Après enroulement de la première extrémité 105, il subsiste un intervalle ou une fente 90, qui a deux bords définis par le matériau estampé utilisé dans le processus d'enroulement. Le boîtier de rainure de ressort 108 est calibré, conformé et autrement configuré pour retenir le ressort hélicoïdal incliné 102 (FIG. la). La section de pontage 107 raccorde l'ensemble de sertissage de fil 106 au boîtier de rainure de ressort 108. La FIG. le représente une découpe de sections transversales de l'ensemble de sertissage 106 (section AA), de la section de pontage 107 (section BB) et du boîtier de rainure de ressort 108 dans lequel est disposé le ressort hélicoïdal incliné 102 (section CC) selon une forme de réalisation. En se référant à nouveau à la FIG. la, dans une forme de réalisation, le boîtier de rainure de ressort 108 comprend une rainure ou un canal 110 qui y est formé(e). La rainure 110 est conformée et calibrée pour recevoir le ressort hélicoïdal incliné 102 et retenir au moins une partie du ressort. Dans une forme de réalisation, la rainure 110 retient le ressort hélicoïdal incliné 102 de sorte que la rainure 110 retienne au moins la partie externe du ressort hélicoïdal incliné 102, exposant ainsi l'autre partie du ressort hélicoïdal incliné pour permettre au ressort de capturer une broche ou un montant qui est couplé(e) à l'ensemble de contact électrique 100. Dans un exemple, la rainure capture environ la moitié de la partie externe du ressort en permettant d'exposer l'autre partie du ressort externe. La rainure 110 peut être une simple rainure ayant une paroi de fond plate 2960102 li et deux parois latérales qui sont sensiblement orthogonales à la paroi de fond. Dans d'autres formes de réalisation, la paroi de fond est conformée ou configurée sous un angle par rapport aux parois latérales de manière à amener le ressort à s'appuyer dans la rainure sous un certain angle de torsion souhaité. Dans une forme de réalisation, comme montré sur la FIG. 2a, pour former l'ensemble de contact 10 électrique 100, une pièce de métal en feuille 200 peut être estampée pour créer au moins une ébauche parmi une pluralité d'ébauches de forme singulière 202. Le procédé d'estampage crée des ébauches à contour préformé 204 convenant pour former l'ensemble de 15 contact 100 en structure unitaire. Dans d'autres formes de réalisation, de multiples étapes d'estampage peuvent être utilisées pour découper des sections de coupe spécifiques ou créer des lignes de pliage après estampage d'une configuration grossière dans une 20 première étape d'estampage. Par exemple, comme montré sur la FIG. 2b, le contour préformé 204 du métal en feuille est estampé en forme de T, qui comprend un premier ensemble de bras 215 et un second ensemble de bras 217 formés de manière sensiblement symétrique 25 autour d'un axe 218. L'axe 218 est défini le long d'un axe de la base du corps de connecteur. Le contour préformé 204 peut également comprendre un ensemble prédéterminé de sections découpées et de lignes de pliage telles que, par exemple, les sections 30 découpées 208 et les lignes de pliage210 illustrées sur la FIG. 2b. Le premier ensemble de bras 215, le second ensemble de bras 217, les sections découpées 208 et les lignes de pliage 210 peuvent varier en nombre, en calibre et en emplacement en fonction de l'application et de la forme finale souhaitée de l'ensemble 100. Dans une forme de réalisation, les sections découpées 208 et les lignes de pliage 210 sont positionnées pour permettre le pliage ou l'infléchissement d'au moins une partie du contour préformé 204, qui forme des parois latérales 219 (FIG. 2c) de la rainure 110. A moins que le contexte ne l'indique autrement, le pliage, l'infléchissement et/ou l'enroulement dans le contexte de la formation d'une ébauche découpée de la présente forme de réalisation afin de former une partie découpée ou une ébauche modifiée sont censés être les mêmes. Dans d'autres formes de réalisation, plusieurs ébauches séparément formées sont découpées, enroulées et soudées conjointement pour former un ensemble de connecteur complet. De préférence, le nombre d'ébauches formées séparément par appareil est réduit pour minimiser le nombre de soudures. Mieux encore, l'ébauche est formée d'une seule pièce de sorte que l'appareil ne nécessite pas de soudage. Comme montré sur la FIG. 2c, une fois que les parois latérales 219 sont créées, le contour préformé 204 peut être enroulé de sorte que l'enroulement du contour préformé enroule le second ensemble de bras 217 afin de créer une partie sensiblement cylindrique (section AA, FIG. 1c), qui forme l'ensemble de sertissage 106. Le second ensemble de bras 217 est enroulé le long de l'axe 218 de sorte que l'axe 218 devienne sensiblement tangent à la circonférence externe de la partie cylindrique de l'ensemble de sertissage 106. L'axe 218 peut également être sensiblement parallèle à un axe central 221 de l'ensemble de sertissage. L'ensemble de sertissage 106 formé par le processus d'enroulement comprend la au moins une section cylindrique sertissable ayant un premier diamètre, qui permet un engagement entre le corps de connecteur 104 et au moins un fil, un câble ou dés brins multiples de fils ou de câbles. L'enroulement du contour préformé 204 enroule également le premier ensemble de bras 215 dans une partie sensiblement cylindrique (section CC, FIG. 1c) ayant un second diamètre qui est plus grand que le premier diamètre de l'ensemble de sertissage 106. Les deux sections enroulées peuvent également être observées sous la forme de deux sections enroulées de différents diamètres disposées dans la même orientation générale. La partie cylindrique plus grande forme le boîtier de rainure de ressort 108, tandis que la partie relativement plus petite forme la section de sertissage du fil. Le premier ensemble de bras 215 est enroulé le long de l'axe 218 de sorte que l'axe 218 devienne sensiblement tangent à la circonférence externe et sensiblement parallèle à un axe central 223 (FIG. 2c et 2d) d'une section ouverte de la partie cylindrique du boîtier de rainure de ressort 108. Lors de l'enroulement, les parois latérales 219 (FIG. 2c) formées sur le premier ensemble de bras 215 du contour préformé 204 créent la rainure 110. Dans cette position, la rainure 110 peut être utilisée pour loger le ressort hélicoïdal incliné 102 afin de s'assurer que le ressort hélicoïdal incliné 102 puisse être retenu dans le boîtier. Dans une forme de réalisation, au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné 102 peut être positionnée entre les parois latérales 219 et dans la rainure 118 avant et au cours de l'enroulement du contour préformé 204 dans la position finale. De préférence, cependant, le ressort est positionné à l'intérieur de la rainure après l'étape d'enroulement pour former le boîtier. Comme montré sur la FIG. 2c, l'enroulement du premier ensemble de bras 215 crée également une section ouverte 212 définie par le boîtier de rainure de ressort 108. La section ouverte 212 est configurée sous la forme d'une borne femelle susceptible de s'engager sur une broche ou un montant mâle 214 (FIG. 2d). Comme montré sur la FIG. 2c, la rainure 110 permettant de contenir le ressort hélicoïdal incliné 102 est positionnée autour de la section ouverte 212. Dans cette position, au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné 102 est exposée dans la section ouverte 212 et assure donc une communication électrique entre la broche mâle 214 et la borne femelle. Dans une autre forme de réalisation, la broche ou le montant 214 comprend une rainure (non illustrée) pour capturer une partie du ressort. En résumé, l'ensemble de contact électrique estampé 100 comprend une première section enroulée ou le boîtier de rainure de ressort 108 formé à une première extrémité du corps de connecteur 104 par enroulement d'au moins une partie de l'ensemble le long, de l'axe 218 défini le long de la base du corps de connecteur 104. La première section enroulée a un premier diamètre. Après enroulement, l'axe 218 est sensiblement tangent à une circonférence externe de la première section enroulée. La première section enroulée définit la section ouverte 212 et comprend également la rainure 110. La seconde section enroulée ou l'ensemble de sertissage 106 est formé(e) à la seconde extrémité de l'ensemble en enroulant au moins une partie de l'ensemble le long du même axe 218 que la première section enroulée. Par suite, l'axe 218 est sensiblement tangent à une circonférence externe de la seconde section enroulée également. La seconde section enroulée a un second diamètre qui est plus petit que le premier diamètre. La seconde section enroulée est couplée à la première section enroulée via la section de pontage 107. Le ressort hélicoïdal incliné 102 est retenu dans la rainure 100 de sorte qu'au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné 102 soit retenue dans la rainure 110 et qu'au moins une autre partie du ressort hélicoïdal incliné 102 soit exposée dans la section ouverte. Avantageusement, comme à la fois le premier ensemble de bras 215 et le second ensemble de bras 217 sont enroulés le long du même axe 218, l'enroulement du contour préformé 204 peut simultanément créer à la fois l'ensemble de sertissage 106 et le boîtier de rainure de ressort 108. Dans certaines formes de réalisation, l'ensemble de sertissage 106 et le boîtier de rainure de ressort 108 peuvent être créés séparément, comme enroulés dans des étapes séquentielles ou lorsqu'ils sont séparément formés et ensuite soudés ensemble. Certains ensembles de contact électriques sont fabriqués par infléchissement, pliage ou enroulement de parties de l'ensemble autour d'axes multiples pour créer le corps de connecteur. Cependant, la création de l'ensemble de sertissage 106 et du boîtier de rainure de ressort 108 en enroulant le contour préformé 204 le long du même axe 218 comme décrit ci-dessus simplifie le processus de fabrication en réduisant la quantité de manipulations du contour préformé 204 qui est nécessaire. De faibles tolérances entre l'engagement du ressort hélicoïdal incliné 102 et la broche mâle 214 peuvent être admises en ajustant le diamètre de la section ouverte 212 en étirant ou en comprimant le boîtier de rainure de ressort 108 afin d'augmenter ou de réduire la taille de l'intervalle 115 (FIG. 1c). Autrement, la section ouverte 212 du boîtier de rainure de ressort 108 peut être calibrée et conformée à n'importe quel diamètre souhaité en faisant varier la taille et la forme du premier ensemble de bras 215 du contour préformé 204 avant enroulement. En outre, le ressort hélicoïdal incliné a une plage de fonctionnement connue sous le nom de force généralement constante sur une plage de déformations. En tant que tel, le boîtier enroulé peut être formé avec une tolérance acceptable et ne pas devoir être spécifique à une broche quelconque. En fait, en raison de la plage de fonctionnement d'un ressort hélicoïdal incliné, le même boîtier enroulé peut être utilisé pour une gamme de broches ayant une variation de diamètres de broche. La FIG. 2d représente une vue en coupe transversale simplifiée de l'ensemble de contact électrique 100 pour une connexion en ligne avec la broche de raccordement 214 insérée dans la section ouverte 212 selon une forme de réalisation. Comme on l'utilise ici, une connexion en ligne est censée désigner des caractéristiques de l'ensemble de contact électrique 100 qui lui permettent de recevoir la broche 214 avec son axe central parallèle, bien que décalé, à l'axe 218 défini le long de la base du corps de connecteur. Cependant, l'ensemble de contact électrique 100 peut adopter d'autres configurations pour recevoir la broche 214 et le terme est utilisé simplement pour le distinguer du nom ou de la référence à d'autres ensembles de contact discutés ici uniquement. Comme montré, un fil métallique ou un câble 216 peut être serti dans l'ensemble de sertissage 106 afin de compléter une connexion électrique avec la broche mâle 214 via le corps de connecteur 104 et le ressort hélicoïdal incliné 102. Les FIG. 3a et 3b représentent des vues en coupe transversale simplifiées d'un ensemble de contact électrique 300 avec un ressort hélicoïdal incliné 102 et un corps de connecteur métallique 302 qui peuvent être utilisés pour créer une connexion perpendiculaire (non en ligne) avec une broche ou un montant selon une autre forme de réalisation. Comme on l'utilise ici, la connexion perpendiculaire est censée signifier que l'ensemble de contact électrique 300 est à même de recevoir une broche, qui a son axe central perpendiculaire à l'axe 218 du corps de connecteur 302 (se référer à la FIG. 4d). Cependant, le terme sert uniquement à distinguer la présente forme de réalisation d'autres formes de réalisation discutées autre part dans la description et la direction d'insertion ou d'accouplement sur une broche de raccordement peut varier, c'est-à-dire qu'elle n'est pas limitée à une connexion perpendiculaire. Dans cette forme de réalisation, le corps de connecteur métallique 302 comprend l'ensemble de sertissage 106, la section de pontage 107 et un boîtier de rainure de ressort 304, qui définit une section ouverte 306 qui a un axe central 308 perpendiculaire à l'axe 218 de la base du boîtier 302. La section ouverte 306 est configurée sous la forme d'une borne femelle qui est à même de s'engager sur une broche ou un montant mâle (FIG. 4d). Comme montré sur la FIG. 3b, une rainure 310 permettant de confiner le ressort hélicoïdal incliné 102, est formée et positionnée autour d'une circonférence externe du boîtier de rainure de ressort 304. La rainure 310 est conformée et calibrée pour recevoir le ressort hélicoïdal incliné 102. La rainure 310 peut avoir différentes configurations en coupe transversale formées le long de différentes parties de l'ensemble. Comme montré, le côté droit de la rainure a une forme générale en V, tandis que le côté gauche de la rainure est généralement droit avec une seule paroi inclinée. Dans une forme de réalisation, la rainure 310 retient le ressort hélicoïdal incliné 102 de sorte que la rainure 310 retienne au moins une partie externe du ressort hélicoïdal incliné 102. Par suite, l'autre partie du ressort est exposée dans la section ouverte 306 pour permettre au ressort de capturer la broche ou le montant qui est couplé(e) à l'ensemble de contact électrique 300. Le ressort est configuré pour assurer une communication électrique entre la broche et la borne femelle. Dans d'autres formes de réalisation, la rainure capture plus ou moins de la moitié du ressort de sorte que la partie restante du ressort soit exposée pour recevoir la broche. L'ensemble 300 peut être utilisé dans une application de maintien comme montré sur la FIG. 4d ou dans une application de verrouillage ou de blocage en incorporant une rainure autour de la surface externe de la broche. La rainure pour la broche peut comprendre deux parois latérales et une paroi de fond située entre elles. Les deux parois latérales peuvent être généralement parallèles l'une à l'autre ou faire un angle mutuel. La paroi de fond peut être généralement perpendiculaire aux deux parois latérales ou seulement à une paroi latérale. La rainure pour la broche peut être structurée pour permettre un blocage lors du déplacement de la broche dans un sens et un déblocage lors du déplacement de la broche dans le sens opposé. Dans une forme de réalisation, comme montré sur la FIG. 4a, pour former l'ensemble de contact électrique 300, une pièce de métal en feuille 400 peut être estampée afin de créer au moins une ébauche parmi une pluralité d'ébauches 402. Les ébauches 402 peuvent comprendre un contour préformé 404 convenant à la formation de l'ensemble de contact 300 (FIG. 3a). Dans un exemple, comme montré sur la FIG. 4b, le contour préformé 404 du métal en feuille est estampé pour comprendre une seconde série de bras 217. Les bras 217 sont formés symétriquement autour de l'axe 218 et sont couplés à une section sensiblement circulaire 412 via la section de pontage 107. La section circulaire 412 comprend une section ouverte 306 ou une découpe formée par poinçonnage, découpe ou estampage d'une section de la section circulaire 412. Comme montré sur la FIG. 4c, une partie du contour préformé 404 comprenant la seconde série de bras 217 est enroulée pour créer la au moins une section cylindrique sertissable (section AA, FIG. 1c). La section sertissable forme un ensemble de sertissage 106 et assure un engagement entre le boîtier de rainure de ressort 304 et au moins un fil métallique ou un câble ou une pluralité de brins ou de fils métalliques. La section circulaire 412 du contour préformé 404 peut avoir des lignes de pliage, telles que les lignes de pliage 408, dans des emplacements prédéterminés. Les lignes de pliage 408 permettent le pliage, l'infléchissement ou l'enroulement d'au moins une partie de la section circulaire 412 du contour préformé 404 afin de former des parois latérales 410 de la rainure 310. Les parois latérales 410 capturent au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné 102. Des lignes de pliage peuvent être ajoutées en utilisant des moyens classiques, notamment par pression contre les ébauches pour créer des plis. La matrice de découpe de l'ébauche 402 peut également être équipée de bords à proximité des bords de coupe pour. créer des zones affaiblies ou déformées afin de plier l'ébauche dans la forme finale souhaitée. Dans une forme de réalisation, les lignes de pliage 408 peuvent comprendre une pluralité de cordes, qui sont des segments de ligne droits joignant deux points sur une courbe ou un arc sur la circonférence de la section 412. Dans d'autres formes de réalisation, une seule corde est incorporée. Les parties de la section circulaire 412 extérieures aux lignes de pliage 408 des cordes peuvent être enroulées, infléchies ou pliées le long des lignes de pliage 408 vers la section ouverte 306. Ainsi, il peut y avoir au moins l'une d'une pluralité de parois latérales 410 créées le long d'au moins une de la pluralité de cordes pour capturer et retenir le ressort hélicoïdal incliné 102. Dans une forme de réalisation, le ressort hélicoïdal incliné 102 peut être positionné sur le contour préformé 404, tandis que le contour préformé 404 est enroulé et plié dans la position finale. Mieux encore, le ressort est positionné dans la rainure du boîtier après que les plis et les parois ont été pliés. En se référant à nouveau à la FIG. 3a, dans une forme de réalisation, une zone 411 du boîtier de rainure de ressort 304 qui rencontre la section de pontage 107 du corps de connecteur 302 et s'y couple peut être dénuée de toute paroi latérale 410. Ainsi, le ressort serait exposé, c'est-à-dire qu'il n'y aurait pas de parois latérales sur la zone 411 ou à proximité de celle-ci. La paroi latérale 410 peut être éliminée dans la zone 411 en raison de la connexion entre le boîtier de rainure de ressort 304 et la section de pontage 107. Dans une forme de réalisation, une patte 418 peut être formée par poinçonnage à travers une partie de la section de pontage 107 et repli de celle-ci pour former une paroi latérale autonome sur le pont, formant une partie du boîtier de rainure de ressort 304. La patte 418 peut être relevée et utilisée pour retenir une partie du ressort hélicoïdal incliné 102 dans la zone 411 du pont, fournissant en substance une paroi latérale pour la rainure 310 dans la section de pontage. La FIG. 4d montre une vue en coupe transversale simplifiée de l'ensemble de contact électrique 300 avec une broche de raccordement 416 insérée dans la section ouverte 306 dans une direction perpendiculaire à l'axe 218 de la base du corps de connecteur 302 du boîtier 300 de l'ensemble de contact électrique. Cela crée une connexion perpendiculaire selon la forme de réalisation. Comme montré, un fil métallique ou un câble 420 peut être serti dans l'ensemble de sertissage 106 pour compléter la connexion électrique avec la broche mâle 416, via le corps de connecteur 302 et le ressort hélicoïdal incliné 102. La broche peut être une prise ou un noeud, notamment un montant sur une borne de batterie. En résumé, l'ensemble de contact électrique estampé 300 comprend un boîtier de rainure de ressort 304 formé à une première extrémité de l'ensemble ayant une section circulaire 412 et définissant une section ouverte 306 et au moins une partie d'une rainure 310 formée par infléchissement, enroulement ou pliage d'une partie de la section circulaire 412 le long d'au moins un segment de ligne joignant deux points sur une courbe sur la circonférence de la section circulaire. L'ensemble de sertissage 106 est formé à une seconde extrémité de l'ensemble 300 et couplé au boîtier de rainure de ressort 304 via la section de pontage 107. Le ressort hélicoïdal incliné 102 est retenu dans la rainure 310 de sorte qu'au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné 102 soit retenue dans la rainure et qu'au moins une autre partie du ressort hélicoïdal incliné 102 soit exposée dans la section ouverte 306. Bien que l'on ait illustré dans les formes de réalisation ci-dessus que celles-ci avaient une capacité de connexion en ligne ou perpendiculaire, on comprendra que les ensembles de contact électriques pourraient également être formés pour avoir des connexions décalées. La capacité de connexion décalée comprend la capacité de connexion qui se situe entre la capacité de connexion perpendiculaire et la capacité de connexion parallèle par incorporation d'autres lignes de pliage, de lignes décalées, etc. En outre, les ensembles de contact électriques décrits ci-dessus peuvent comprendre de multiples boîtiers de rainures de ressorts pour recevoir de multiples ressorts hélicoïdaux inclinés. Cette forme de réalisation peut être incorporée pour recevoir des broches multiples dans une application de connecteurs multibroches. Les FIG. 5a, 5b, 5c et 5d sont des vues simplifiées de diverses formes de rainures qui peuvent être incorporées aux boîtiers de rainures de ressorts. Les FIG. 5a, 5b et 5c illustrent une rainure à fond plat, une rainure à fond en V et une rainure à fond en U, respectivement. Dans une forme de réalisation, les rainures à fond plat, à fond en V et à fond en U peuvent être utilisées pour retenir un ressort hélicoïdal incliné radial. La FIG. 5d illustre une rainure à fond conique qui peut être utilisée pour retenir un ressort hélicoïdal incliné axial. Dans cette forme de réalisation, en utilisant un ressort hélicoïdal incliné axial, le rapport de la force d'insertion à la force de retrait peut être réglé. Ainsi, la force d'insertion et de retrait de la broche ou du montant dans le boîtier de rainure de ressort peut être contrôlée. Dans la forme de réalisation de la FIG. 5a, le ressort vient en contact avec la rainure de fond et les deux parois latérales. En variante, le ressort vient en contact avec la paroi de fond et seulement avec l'une des parois latérales. Sur la FIG. 5b, le ressort vient en contact avec les deux parois ou les deux surfaces de la rainure à fond en V. Sur la FIG. 5c, le ressort peut venir en contact avec deux points ou plus de la rainure à fond en U. Sur la FIG. 5d, le ressort est sollicité contre les deux parois latérales et vient en contact avec la paroi du fond. La FIG. 6 représente un ensemble de contact électrique 600 qui comprend un boîtier externe de plastique non conducteur 602 positionné sur au moins une partie de l'ensemble de contact électrique fourni selon une forme de réalisation. Le boîtier externe en plastique 602 peut servir d'isolant ou de protection de l'ensemble de contact 600. Le boîtier externe de matière plastique 602 peut être fabriqué en utilisant des procédés connus, notamment un moulage par injection, un moulage par compression, un moulage par extrusion ou d'autres. La description précitée présente le meilleur mode visé pour les ensembles de contact électriques en termes suffisamment remplis, clairs, concis et exacts afin de permettre à toute personne spécialisée dans la technique de fabriquer et d'utiliser les ensembles. Cependant, les ensembles sont sujets à des modifications et à d'autres structures que celles discutées ci-dessus qui sont équivalentes. En conséquence, les ensembles de contact électriques ne sont pas limités aux formes de réalisation particulières divulguées. Au contraire, la description couvre toutes les modifications et autres structures venant à l'esprit et dans le cadre de la description, tels qu'ils sont généralement exprimés par les revendications suivantes, qui pointent particulièrement et revendiquent distinctement l'objet de la description. De même, si des caractéristiques spécifiques peuvent être discutées avec certaines figures ou certaines formes de réalisation de la présente demande, elles peuvent être incorporées à d'autres figures ou d'autres formes de réalisation qui ne sont pas discutées de manière expresse pourvu que leurs fonctions ou leurs caractéristiques n'entrent pas en conflit. REVENDICATIONS1. Ensemble de contact électrique estampé comprenant : une première section enroulée formée à une première extrémité d'une section découpée ; dans lequel au moins une partie de la première section enroulée est enroulée le long d'un premier axe sensiblement tangent à une circonférence externe de la première section enroulée, la première section enroulée définissant une section ouverte et ayant une rainure ; une seconde section enroulée formée à une seconde extrémité de la section découpée, dans lequel au moins une partie de la seconde section enroulée est enroulée le long du premier axe de manière sensiblement tangente à une circonférence externe de la seconde section enroulée, la seconde section enroulée étant couplée à la première section enroulée via une section de pontage ; et un ressort hélicoïdal incliné retenu dans la rainure et ayant une partie du ressort hélicoïdal incliné exposée dans la section ouverte. 2. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 1, dans lequel la première section enroulée, la section de pontage et la seconde section enroulée forment une unité. 3. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 1, comprenant en outre un intervalle séparant la première section enroulée et exposant aumoins une partie du ressort qui est retenue dans la rainure. 4. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 1, dans lequel le ressort est un ressort hélicoïdal incliné axial. 5. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 1, dans lequel la rainure est une rainure à fond en V. 6. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 1, dans lequel la seconde section enroulée comprend un intervalle. 7. Ensemble de contact électrique estampé comprenant : un boîtier de rainure de ressort formé à une première extrémité d'une section découpée ayant une partie de corps circulaire définissant une section ouverte, une rainure formée par infléchissement d'une partie de la partie de corps circulaire le long d'au moins un segment de ligne joignant deux points sur une courbe sur la circonférence de la section circulaire ; un ensemble de sertissage formé à une seconde extrémité de la section découpée et couplé au boîtier de rainure de ressort via une section de pontage ; et un ressort hélicoïdal incliné retenu dans la rainure et ayant une partie du ressort hélicoïdal incliné exposée dans la section ouverte. 8. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 7, dans lequel la partie de corpscirculaire comprend une ou plusieurs sections découpées pour permettre l'infléchissement au moins le long de deux segments de ligne. 9. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 7, dans lequel la section ouverte définit un axe qui est généralement perpendiculaire à un axe défini par la section de pontage. 10. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 7, dans lequel la rainure comprend au moins deux configurations de rainures différentes formées le long de la première extrémité. 11. Ensemble de contact électrique estampé selon la revendication 7, comprenant en outre un intervalle formé à la seconde extrémité, qui définit une ligne qui est généralement perpendiculaire à un axe défini par la section ouverte. 12. Procédé de fabrication d'un ensemble de contact électrique comprenant les étapes consistant à : estamper une ébauche pour créer un contour préformé ; former une première section enroulée à une première extrémité du contour préformé en enroulant au moins une partie du contour préformé, la première section enroulée définissant une section ouverte et une rainure former une seconde section enroulée à une seconde extrémité du contour préformé en enroulant au moins une partie de la seconde section enroulée, la secondesection enroulée étant couplée à la première section enroulée par une section de pontage ; et retenir un ressort hélicoïdal incliné dans la rainure de sorte qu'au moins une partie du ressort hélicoïdal incliné soit exposée dans la section ouverte. 13. Procédé selon la revendication 12, comprenant par ailleurs la mise en place d'un câble à la seconde 10 extrémité avant de former la seconde section enroulée. 14. Procédé selon la revendication 12, dans lequel la première section enroulée est enroulée autour d'un axe externe et la seconde section est enroulée autour de 15 l'axe externe. 15. Procédé selon la revendication 12, dans lequel la première section enroulée comprend au moins une section découpée pour permettre un pliage d'au moins 20 deux sections adjacentes de la première section enroulée. 16. Procédé selon la revendication 12, dans lequel le ressort est constitué d'un fil multi-métallique.
43,132
FR2960103A1
A1
20111118
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ENSEMBLE CONNECTEUR POUR CONNEXION SOUS TENSION L'invention concerne un ensemble connecteur pour réaliser des connexions sous tension. Plus précisément, l'invention concerne un tel ensemble connecteur permettant des connexions et/ou déconnexions sous tension, répétées, entre les éléments de connexion dudit ensemble connecteur, sans risque d'endommager les surfaces de contact. Certaines applications dans le domaine de la connectique nécessitent de connecter et/ou déconnecter des éléments de connexion alors qu'au moins un d'eux est déjà sous tension. Dans ce cas, on observe de manière presque systématique la formation d'un arc électrique entre les contacts complémentaires, juste avant la connexion électrique, ou juste après la déconnexion. L'ionisation à l'origine de l'arc électrique provoque un transfert de matière, sous forme d'ions métalliques, d'un contact à l'autre. Ce transfert entraîne un endommagement des surfaces des contacts, et une dégradation des performances électriques du connecteur associé. On observe alors une augmentation de la résistance électrique pouvant aller jusqu'à une suppression de la liaison électrique. Un but de l'invention est de fournir un ensemble connecteur pour réaliser des connexions haute tension, qui bien que soumis à la formation d'arcs électriques au moment des connexions et/ou déconnexions, ne subit pas de dégradation de ces performances électriques. Pour cela, l'invention propose de déplacer la formation de l'arc électrique sur une partie non fonctionnelle des contacts, située en amont de la partie fonctionnelle desdits contacts. Ainsi, lors de la connexion, l'arc électrique se forme entre les parties non fonctionnelles respectives des deux contacts complémentaires, la connexion proprement dite, entre les parties fonctionnelles respectives desdits contacts, n'ayant pas encore eu lieu. Ce n'est qu'une fois les parties non fonctionnelles des deux contacts complémentaires mises en contact, et donc qu'une fois l'arc électrique disparu, que les parties fonctionnelles desdits contacts viennent en contact, permettant la mise sous tension proprement dite de l'ensemble connecteur. Inversement, lors de la déconnexion, il y a dans un premier temps séparation physique des parties fonctionnelles desdits contacts, alors que les parties non fonctionnelles, elles, sont encore en contact. Puis, les parties non fonctionnelles sont écartées l'une de l'autre. Un arc électrique se crée alors, à nouveau, entre ces deux parties non fonctionnelles. Ainsi, si l'ensemble connecteur selon l'invention ne permet pas de supprimer la formation des arcs électriques au niveau de la liaison entre les contacts complémentaires de l'ensemble connecteur, il permet par contre de déplacer le phénomène, et les dégradations physiques liées, sur une partie des contacts qui n'est pas nécessaire à la connexion proprement dite. L'invention a donc pour objet un ensemble connecteur pour connexion sous tension, comportant un premier élément de connexion muni d'au moins un contact mâle en saillie d'une face de connexion dudit premier élément de connexion, et un second élément de connexion muni d'au moins un élément de contact femelle logé dans une alvéole débouchant au niveau d'une face de connexion dudit second élément de connexion, de manière à ce que ledit élément de contact mâle puisse être inséré dans ladite alvéole et venir en contact avec l'élément de contact femelle correspondant, caractérisé en ce que : - au moins un élément de contact mâle présente une portion de plus grand diamètre et une portion de plus petit diamètre, toutes deux en saillie de la face de connexion du premier élément de connexion, la portion de plus grand diamètre étant en amont de la portion de plus petit diamètre, - au moins un élément de contact femelle présente un rétrécissement de diamètre local, en amont d'un pion de contact logé au fond de l'alvéole, ledit rétrécissement de diamètre local ayant un diamètre inférieur ou égal au diamètre de la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle, et un diamètre strictement supérieur au diamètre de la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle, - de manière à ce que lors d'une connexion entre les deux éléments de connexion, la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle vienne en contact avec le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle dans l'alvéole correspondante, avant que la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle vienne en contact avec le pion de contact logé dans le fond de ladite alvéole, de sorte qu'aucun arc électrique ne peut se créer entre la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle et le pion de contact logé dans le fond de l'alvéole. Par face de connexion d'un élément de connexion du connecteur selon l'invention, on entend la face dirigée vers l'élément de connexion complémentaire pour réaliser la connexion électrique. Par amont et aval, on entend par rapport au sens de la connexion, la partie amont venant en contact avant la partie aval, lors d'une connexion. Le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle s'entend d'une portion de l'élément de contact femelle permettant de réduire ponctuellement le diamètre du passage pour l'élément de contact mâle dans l'alvéole correspondante, de sorte que le diamètre du passage au niveau de ce rétrécissement est strictement inférieur au diamètre dudit passage en amont et en aval dudit rétrécissement. Ainsi, lorsque l'élément de contact mâle est inséré dans l'alvéole comportant l'élément de contact femelle, il traverse la zone de plus petit diamètre avant d'atteindre le pion de contact au fond de ladite alvéole. La portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle ayant un diamètre inférieur au diamètre du rétrécissement de l'élément de contact femelle, il ne vient pas en contact avec celui-ci au moment de l'insertion, et la distance entre les deux au moment de l'insertion est insuffisante pour permettre la création un arc électrique. Puis, la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle traverse le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle, la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle étant encore à distance suffisante du pion de contact de l'élément de contact femelle pour éviter toute formation d'arc électrique entre ces deux éléments. Dès que la distance entre le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle et la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle est suffisante, il peut y avoir formation d'un arc électrique. Puis, la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle entre en contact physique avec l'élément de contact femelle au niveau de ce rétrécissement. Ensuite, la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle vient en contact avec le pion de contact de l'élément de contact femelle au fond de l'alvéole, la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle étant toujours en contact avec l'élément de contact femelle au niveau du rétrécissement. Inversement, lors de la déconnexion, l'arc électrique s'il se reproduit, se formera toujours entre la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle et le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle, une fois que la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle est séparée et à distance suffisante du pion de contact de l'élément de contact femelle, situé au fond de l'alvéole. Selon un exemple de réalisation de l'ensemble connecteur selon l'invention, il est possible de prévoir qu'au moins un élément de contact mâle du premier élément de connexion est un contact à piston, dont un piston présente une portion de plus grand diamètre en amont d'une portion de plus petit diamètre. Préférentiellement, au moins un élément de contact femelle comporte un fût métallique creux, de forme générale cylindrique, bordant une paroi interne de l'alvéole correspondante, en amont d'un pion de contact disposé au fond de ladite alvéole, le fût métallique étant en contact physique avec ledit pion de contact, et comportant au moins une ailette souple, en saillie vers l'intérieur de l'alvéole correspondante, de manière à former le rétrécissement de diamètre local. Dans ce cas, la ou les ailettes souples peuvent être découpées dans l'épaisseur de la paroi du fût métallique, et légèrement pliées vers l'intérieur dudit fût de manière à pouvoir venir en contact avec l'élément de contact mâle lors de l'insertion de celui-ci. Il est également possible de prévoir qu'au moins un élément de contact femelle comporte un fût métallique creux, de forme générale cylindrique, bordant une paroi interne de l'alvéole correspondante, en amont d'un pion de contact disposé au fond de ladite alvéole, le fût métallique étant en contact physique avec ledit pion de contact, et comportant au moins une protubérance en saillie vers l'intérieur de l'alvéole, de manière à former le rétrécissement de diamètre local. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent. Celles-ci sont présentées à titre informatif et nullement limitatif de l'invention. Les figurent représentent : - Figure 1 : une représentation en coupe transversale d'un ensemble connecteur selon un exemple de réalisation de l'invention ; - Figures 2 A à 2C : une représentation schématique d'un élément de contact mâle et d'un élément de contact femelle d'un ensemble connecteur selon l'invention, en cours de connexion (figure 2A), connecté (figure 2B) et en cours de déconnexion (figure 2C). Sur la figure 1 est représenté, en coupe transversale, un ensemble connecteur 1 comportant un élément de connexion mâle 2 et un élément de connexion femelle 3. Les figures 2A, 2B et 2C montrent un agrandissement d'un ensemble connecteur selon l'invention, qui peut être l'ensemble connecteur de la figure 1, au niveau d'un élément de contact mâle en regard d'un élément de contact femelle complémentaire. L'élément de connexion mâle 2 comporte un isolant 4 muni d'une pluralité de canaux 5 longitudinaux traversants, s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal de l'élément de connexion mâle 2. Un contact à piston 6 est logé dans chaque canal 5. Certains de ces contacts à piston 6 présentent une double zone de connexion conformément à l'invention (deux visibles sur la figure 1). Plus précisément, un piston 7 d'un contact à piston 6 à double zone de connexion débouche hors du canal 5 correspondant, au niveau d'une face de connexion 8 de l'élément de connexion mâle 2, de manière à être en saillie de l'isolant 4. Bien entendu, il pourrait également s'agir de contacts à broche, dont les broches présentent une double zone de connexion, en saillie de la face de connexion 8. La double zone de connexion de l'élément de contact mâle 6 selon l'invention est formée par une portion de plus grand diamètre 9 et une portion de plus petit diamètre 10. La portion de plus grand diamètre 9 est en amont de la portion de plus petit diamètre 10. La portion de plus petit diamètre 10 forme donc l'extrémité de connexion. L'élément de connexion femelle 3 comporte un isolant 11 muni d'une pluralité d'alvéoles 12 longitudinales, s'étendant parallèlement à l'axe longitudinal de l'élément de connexion femelle 3. Chaque alvéole 12 débouche au niveau d'une face de connexion 22, en regard de la face de connexion 8 de l'élément de connexion mâle 2 complémentaire. Le fond 13 de chaque alvéole 12 comporte un pion de contact 14 destiné à coopérer électriquement avec l'extrémité de connexion 10 d'un élément de contact mâle 6 de l'élément de connexion mâle 2. Aussi, une extrémité de connexion 15 de chaque pion de connexion 14 affleure à la surface du fond 13 de l'alvéole 12 correspondante. Certaines des alvéoles 12 présentent une double zone de connexion selon l'invention (deux visibles sur la figure 1, en regard des deux contacts à 5 piston 6 présentant également une double zone de connexion). Plus précisément, en plus d'un pion de contact 14, chacune de ces alvéoles 12 comporte un fût cylindrique 16, en matière conductrice, creux, dont la surface externe 17 borde la paroi interne 18 de l'alvéole 12. Une extrémité avant 19 du fût cylindrique 16, dirigée vers le fond de l'alvéole 12, 10 est en contact avec le pion de contact 14 affleurant. Le fût cylindrique 16 présente à mi-hauteur un rétrécissement de diamètre 20, matérialisé ici par une découpe repliée en direction de l'intérieur du fût cylindrique 16. Sur les figures 2A à 2C, on peut voir de manière plus précise des languettes 21 découpées dans la paroi du fût cylindrique 16, et repliées vers 15 l'intérieur. Comme cela est schématisé sur les figures 2A, 2B et 2C, cette double zone de connexion, présente sur l'élément de contact mâle 6 et sur l'élément de contact femelle 14, 16, permet de déplacer la formation de l'arc électrique susceptible de se créer lors de la connexion, sur une zone non fonctionnelle 20 desdits éléments de contact mâle et femelle. Plus précisément, pour la connexion (figure 2A), on insère le piston 7 du contact à piston 6 dans une alvéole 12, dont la paroi interne 18 est bordée par le fût cylindrique 16. La portion de plus grand diamètre 10 du piston 7 traverse le rétrécissement de diamètre 20, en direction du pion de contact 25 14. On continue d'enfoncer le piston 7 dans l'alvéole 12, jusqu'à ce que la portion de plus grand diamètre 9 du piston 7 arrive au niveau du rétrécissement de diamètre 20, et plus précisément au niveau des extrémités libres des ailettes 21. Lorsque la distance entre la portion de plus grand 30 diamètre 9 du piston 7 et les extrémités des ailettes 21 du fût cylindrique 16 est suffisante, un arc électrique se crée (figure 2A). La détérioration de la surface de contact desdits éléments de contact mâle et femelle a ainsi lieu dans cette zone non fonctionnelle desdits élément de contact. On continue d'enfoncer le piston 7 dans l'alvéole 12, de manière à ce que la portion de plus grand diamètre 9 dudit piston 7 entre en contact avec les extrémités des ailettes 21. Puis l'extrémité de connexion 10 dudit piston 7 entre à son tour en contact avec l'extrémité de connexion 15 du pion de contact 14, sans qu'aucun arc électrique ne se soit formé au préalable dans cette zone de contact (figure 2B). Lors de la déconnexion, on retire le piston 7 de l'alvéole, de telle sorte que l'extrémité de connexion 10 du piston 7 du contact à piston 6 commence par être éloignée de l'extrémité de connexion 15 du pion de contact 14. La portion de plus grand diamètre 9 du piston 7 étant toujours en contact avec les ailettes 21 du fût cylindrique 16 au niveau du rétrécissement de diamètre 20, il n'y a pas formation d'un arc électrique entre les extrémités de contact mâle 10 et femelle 15 au moment du retrait (figure 2C). Puis, on poursuit le retrait afin que la portion de plus grand diamètre 9 du piston 7 soit séparée physiquement des ailettes 21. Tant que la distance entre ladite portion de plus grand diamètre 9 et lesdites ailettes 21 est suffisante, on observe un arc électrique entre elles. L'arc électrique disparaît lorsque la distance entre ladite portion de plus grand diamètre 9 et lesdites ailettes 21 est trop importante. On peut ainsi répéter à loisir des connexions et déconnexions entre les contacts à piston 6 de l'élément de connexion mâle 2 et les contacts femelles 14, 16 de l'élément de connexion femelle 3 complémentaire, sans endommager la zone de connexion fonctionnelle 10, 15 de l'un ou l'autre des éléments de contact mâle 6 et femelle 14 de l'invention, alors même que l'un et/ou l'autre des éléments de connexion est/sont sous tension lors de ces connexions et/ou déconnexions.30 REVENDICATIONS1- Ensemble connecteur pour connexion sous tension comportant un premier élément de connexion (2) muni d'au moins un contact mâle (6) en saillie d'une face de connexion (8) dudit premier élément de connexion, et un second élément de connexion (3) muni d'au moins un élément de contact femelle (14, 16) logé dans une alvéole (12) débouchant au niveau d'une face de connexion (22) dudit second élément de connexion, de manière à ce que ledit élément de contact mâle puisse être inséré dans ladite alvéole et venir en contact avec l'élément de contact femelle, caractérisé en ce que - au moins un élément de contact mâle présente une portion de plus grand diamètre (9) et une portion de plus petit diamètre (10) toutes deux en saillie de la face de connexion du premier élément de connexion, la portion de plus grand diamètre étant en amont de la portion de plus petit diamètre, - au moins un élément de contact femelle présente un rétrécissement de diamètre (20) local, en amont d'un pion de contact (14) logé au fond de l'alvéole, ledit rétrécissement de diamètre local ayant un diamètre inférieur ou égal au diamètre de la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle, et un diamètre strictement supérieur au diamètre de la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle, - de manière à ce que lors d'une connexion entre les deux éléments de connexion, la portion de plus grand diamètre de l'élément de contact mâle vienne en contact avec le rétrécissement de diamètre local de l'élément de contact femelle dans l'alvéole correspondante, avant que la portion de plus petit diamètre de l'élément de contact mâle vienne en contact avec le pion de contact logé dans le fond de ladite alvéole. 2- Ensemble connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au moins un élément de contact mâle du premier élément de connexion est un contact à piston (6), dont un piston (7) présente une portion de plus grand diamètre (9) en amont d'une portion de plus petit diamètre (10). 3- Ensemble connecteur selon l'une des revendications 1 à 2, caractérisé en ce qu'au moins un élément de contact femelle comporte un fût (16) métallique creux, de forme générale cylindrique, bordant une paroi interne (18) de l'alvéole correspondante, en amont d'un pion de contact (14)disposé au fond de ladite alvéole, le fût métallique étant en contact physique avec ledit pion de contact, et comportant au moins une protubérance en saillie vers l'intérieur de l'alvéole, de manière à former le rétrécissement de diamètre local. 4- Ensemble connecteur selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'au moins un élément de contact femelle comporte un fût (16) métallique creux, de forme générale cylindrique, bordant une paroi interne (18) de l'alvéole correspondante, en amont d'un pion de contact (14) disposé au fond de ladite alvéole, le fût métallique étant en contact physique avec ledit pion de contact, et comportant au moins une ailette (21) souple, en saillie vers l'intérieur de l'alvéole correspondante, de manière à former le rétrécissement de diamètre local. 5- Ensemble de connecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que la au moins une ailette souple est ménagée dans l'épaisseur de la paroi du fût métallique de l'élément de contact femelle.
19,106
FR2960104A1
A1
20111118
doc_full
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La présente invention concerne un dispositif d'armement pour la fixation d'au moins un câble de télécommunication ou de transport d'énergie sur un support tel qu'un poteau. L'invention concerne également un système de suspension d'au moins un câble comprenant un tel dispositif d'armement. Les lignes aériennes, c'est-à-dire de câbles de télécommunication ou de transport d'énergie, sont fixées sur des poteaux en bois, en métal ou en béton, au moyen de dispositifs d'armement. Ceux-ci comprennent typiquement une traverse fixée au poteau, directement ou par l'intermédiaire d'une semelle. La traverse possède une pluralité de trous de réception d'organes d'ancrage d'un câble. Avec l'accroissement des besoins et l'augmentation du nombre de fournisseurs, notamment dans le domaine des télécommunications, de plus en plus de câbles doivent être installés. Or, les dispositifs d'armement actuellement fixés sur les poteaux sont déjà pleinement utilisés et ne peuvent souvent plus recevoir de nouveaux câbles. Il existe donc un besoin pour la fixation de câbles supplémentaires sur les poteaux existants, sans endommager ou gêner les réseaux de câbles déjà installés. La présente invention vise à fournir une solution à ce problème. A cet effet, l'invention concerne un dispositif d'armement pour la fixation d'au moins un câble de télécommunication ou de transport d'énergie sur un support tel qu'un poteau, le dispositif d'armement comprenant un mât comportant au moins un orifice de fixation au support. Selon une définition générale de l'invention, le dispositif d'armement comprend en outre au moins un trou de réception d'un organe d'ancrage d'un câble, distinct du ou des orifices de fixation au support, ledit ou lesdits trous étant ménagés dans le dispositif d'armement de façon à être situés, en position montée, au voisinage du plan horizontal passant par l'extrémité supérieure du mât, de sorte que ledit ou lesdits trous de réception et le ou les câbles qui sont ancrés sur eux soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support. En d'autres termes, le mât comporte deux portions, de préférence distinctes : une portion inférieure de fixation au support et une portion supérieure d'ancrage du ou des câbles, qui est située au-dessus du support en position montée. Par exemple, la portion supérieure d'ancrage est une zone de fixation d'une traverse dans laquelle sont ménagés les trous de réception d'organes d'ancrage de câbles. Selon une variante, les trous de réception sont ménagés directement dans le mât, éventuellement dans des oreilles latérales faisant partie du mât. Ainsi, le dispositif d'armement selon l'invention peut être installé de façon additionnelle sur un support - typiquement un poteau - comportant déjà un premier dispositif d'armement. Une fois fixé sur le poteau, le mât du dispositif d'armement additionnel selon l'invention dépasse au-dessus du poteau. Il est possible d'ancrer sur ce mât, le cas échéant sur une traverse additionnelle fixée en partie supérieure du mât, une nappe de câbles qui se situe donc au-dessus de la nappe de câbles déjà installée et ainsi ne gêne pas le réseau existant. Par ailleurs, le dispositif d'armement additionnel selon l'invention peut posséder un système de fixation propre qui ne vient pas interférer avec le système de fixation déjà présent du premier dispositif d'armement. En variante, I e dispositif d'armement additionnel selon l'invention peut posséder des moyens de fixation qui utilisent en partie le système de fixation déjà présent sans toutefois nécessiter de modification ou de démontage du premier dispositif d'armement, et sans risque de détériorer celui-ci. Selon une réalisation possible, le mât comprend un profilé de section en U qui présente une paroi de base et deux branches, chaque branche étant prolongée, à son extrémité libre, par une aile inclinée vers l'extérieur du profilé. Grâce à cette forme, le mât peut s'adapter aux poteaux ronds (typiquement les poteaux en bois) ou polygonaux (typiquement les poteaux en métal). Au moins un orifice de fixation du mât au support peut être ménagé dans la paroi de base du profilé et être apte à recevoir la tige filetée d'un boulon. En variante ou en complément, le profilé comporte au moins deux fentes ménagées en vis-à-vis sensiblement à la jonction entre une branche et une aile du profilé, les deux fentes étant aptes à recevoir un feuillard placé autour du support, pour la fixation du mât au support. En prévoyant ces deux types d'orifices de fixation sur le même profilé, il est possible d'utiliser un unique mât pour les deux modes de fixation précités, mis en oeuvre typiquement respectivement sur les poteaux en bois et sur les poteaux en métal. Avantageusement, on peut prévoir sur le mât plusieurs orifices du 35 même type espacés verticalement pour permettre le réglage en hauteur de la position du mât par rapport au support. Le mât peut de plus comporter, au voisinage de son extrémité inférieure, en position montée, un orifice supplémentaire. Cet orifice supplémentaire peut être un orifice de fixation au support, qui permet d'améliorer la fixation et/ou d'empêcher une rotation du mât par rapport au support, et/ou un orifice de fixation d'un organe de renfort. Selon une réalisation possible, le dispositif d'armement comprend en outre une traverse dans laquelle sont ménagés les trous de réception d'organes d'ancrage d'un câble, et le mât comporte au moins une ouverture de fixation de la traverse, ladite ouverture étant distincte du ou des orifices de fixation au support et étant située, en position montée, au voisinage de l'extrémité supérieure du mât, de sorte que la traverse et les câbles qui sont ancrés sur elle soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support. Le mât peut également comprendre des moyens de blocage en rotation de la traverse dans un plan vertical, en position montée - c'est-à-dire autour de l'axe de l'ouverture de fixation de la traverse. Ces moyens de blocage en rotation comprennent par exemple deux butées ménagées en vis-à-vis sur le mât, sous l'orifice de fixation de la traverse, en position montée. Ces butées forment deux appuis sur lesquels la traverse vient en contact en cas de rotation. Par exemple, dans la réalisation où le mât comprend un profilé en U, les butées peuvent être obtenues par découpe puis pliage au voisinage de la jonction entre la base et les branches du U. En variante et/ou en complément, le blocage en rotation peut être obtenu par l'appui de la traverse sur le bord supérieur du mât. Selon un deuxième aspect, l'invention concerne un système de suspension d'au moins un câble de télécommunication ou de transport d'énergie, comprenant : - un support tel qu'un poteau ; - un premier dispositif d'armement comportant une traverse fixée en partie supérieure du support, sous l'extrémité supérieure dudit support, ladite traverse possédant une pluralité de trous de réception d'organes d'ancrage d'un câble ; - et, en outre, un dispositif d'armement additionnel tel que précédemment décrit, ledit dispositif d'armement additionnel étant fixé sur le 35 support de sorte que ledit ou lesdits trous de réception d'un organe d'ancrage d'un câble et le ou les câbles qui sont ancrés sur eux soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support. Dans le cas où le dispositif d'armement additionnel comporte une traverse, la fixation de ce dispositif d'armement additionnel sur le support est telle que la traverse qu'il comporte soit située au-dessus de l'extrémité supérieure du support. On peut ainsi installer sur un même support deux nappes de câbles sensiblement parallèles, situées l'une au-dessus de l'autre. L'invention permet donc d'augmenter la capacité d'un même support en termes de nombre de câbles reçus, sans toutefois détériorer la qualité de l'installation déjà existante. De préférence, le dispositif d'armement additionnel est fixé sur le support du côté opposé au premier dispositif d'armement. Ainsi, les câbles nouvellement installés peuvent être facilement orientés dans la même direction que les câbles déjà en place, et la fixation du dispositif d'armement additionnel peut être réalisée sans occasionner de perturbations du montage déjà existant. Selon un premier mode de réalisation, le premier dispositif d'armement comprend une semelle portant la traverse et fixée au support au moyen d'une tige filetée qui dépasse du côté opposé du support, et le mât du dispositif d'armement additionnel est fixé au support au moyen de ladite tige filetée. Selon un deuxième mode de réalisation, le premier dispositif d'armement est fixé au support au moyen d'au moins un feuillard entourant le support et passant dans des ouvertures de la traverse, et le mât du dispositif d'armement additionnel est fixé au support au moyen d'au moins un feuillard additionnel distinct du ou des feuillards permettant de fixer le premier dispositif d'armement. L'ancien feuillard ne gêne donc pas l'installation du nouveau, et la mise en place du nouveau feuillard n'a pas de conséquences néfastes sur le montage existant. Pour la fixation du dispositif d'armement additionnel, il peut par exemple être prévu deux feuillards placés au-dessus et en-dessous du ou des feuillards préexistants. De façon concrète, on fixe un dispositif d'armement additionnel selon l'invention sur un support tel qu'un poteau auquel est déjà fixé un premier dispositif d'armement. Le dispositif d'armement additionnel est fixé de sorte que ledit ou lesdits trous de réception d'un organe d'ancrage d'un câble et le ou les câbles qui sont ancrés sur eux soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support. En pratique, le mât peut être fixé sur le support en utilisant les moyens de fixation du premier dispositif d'armement ou avec d'autres moyens de fixation, en tout cas sans nécessiter de démontage du premier dispositif d'armement. Le mât, auquel peut être fixée une traverse, dépasse au-dessus du poteau, ce qui permet la mise en place d'une nappe additionnelle de câbles, au-dessus de la nappe existante. On décrit à présent, à titre d'exemples non limitatifs, plusieurs modes de réalisation possibles de l'invention, en référence aux figures annexées: La figure 1 est une vue en perspective d'un profilé constituant un mât d'un dispositif d'armement selon l'invention ; La figure 2 est une vue en perspective d'un poteau équipé d'un premier dispositif d'armement de l'art antérieur, selon un premier mode de réalisation ; Les figures 3 à 6 montrent un dispositif d'armement additionnel selon plusieurs variantes de l'invention, monté sur le poteau de la figure 2 ; La figure 7 est une vue en perspective d'un poteau équipé d'un premier dispositif d'armement de l'art antérieur, selon un deuxième mode de réalisation ; Les figures 8 et 9 montrent un dispositif d'armement additionnel selon deux variantes de l'invention, monté sur le poteau de la figure 7. Un dispositif d'armement 1 selon l'invention comprend un mât 2 et une traverse 3, de préférence réalisés en métal. Dans la description, les différents éléments sont décrits dans la position qu'ils occupent lorsqu'ils sont montés. Le mât 2, illustré sur la figure 1, est constitué d'un profilé de section en U et présente une paroi de base 4 et deux branches 5. Chaque branche 5 est prolongée, à son extrémité libre, par une aile 6 inclinée vers l'extérieur du profilé. En d'autres termes, le profilé comporte deux ailes 6 formant une zone évasée depuis les bords longitudinaux 7 des branches 5. Cette forme permet le positionnement satisfaisant du mât 2 contre des poteaux de forme ronde ou polygonale. Dans la paroi de base 4 sont ménagés plusieurs orifices 8 qui sont sensiblement alignés verticalement et espacés les uns des autres. Les orifices 8 sont de préférence ménagés sensiblement dans la moitié inférieure du profilé. Ils permettent la fixation du mât 2 à un support, typiquement un poteau 9, au moyen d'une tige filetée 10, comme on le verra plus loin. Dans la réalisation représentée, les orifices 8 sont au nombre de trois, et possèdent un contour circulaire. Le profilé présente en outre une série de fentes 11 ménagées sensiblement à la jonction entre une branche 5 et une aile 6. Les fentes 11 situées près d'une même aile 6 sont ainsi alignées verticalement et espacées les unes des autres. A chaque fente 11 située près d'une aile 6 correspond une autre fente située près de l'autre aile, située à la même hauteur, en vis-à-vis. Dans la réalisation représentée sont prévues quatre fentes 11 au voisinage d'une même aile 6, donc quatre ensembles de deux fentes situées à la même hauteur. Les fentes 11 sont de préférence ménagées sensiblement dans les deux tiers inférieurs du profilé. Comme on le verra plus loin, les fentes 11 permettent la fixation du mât 2 à un support, typiquement un poteau 9, au moyen d'un feuillard 12 passant dans les fentes 11 d'un même ensemble. Le feuillard 12 permet la fixation du dispositif d'armement 1 sur tout type de poteau dépourvu de boulon, avec également la possibilité de réglage en hauteur en choisissant dans quelles fentes 11 est introduit le feuillard 12. Au voisinage de son extrémité inférieure, le profilé comprend un orifice 13 supplémentaire de fixation au support, se présentant ici sous la forme d'une boutonnière, c'est-à-dire d'une lumière élargie à son extrémité supérieure. La partie supérieure du mât 2, à savoir le tiers supérieur dans la réalisation décrite, est de préférence dépourvue de moyens de fixation au support. En effet, dans la mesure où cette partie supérieure est destinée à être située au-dessus de l'extrémité du poteau 9, en position montée, la présence de tels moyens de fixation est superflue. Cette partie supérieure du mât 2 sert à la fixation de la traverse 3. A cet effet, le profilé comporte, au voisinage de son extrémité supérieure, une ouverture 14 de fixation de la traverse 3. Cette ouverture 14 est distincte des orifices 8 et fentes 12 de fixation du mât 2 au support 9. Dans la réalisation représentée, il s'agit d'une ouverture 14 en boutonnière, c'est-à-dire d'une lumière élargie à son extrémité supérieure. Selon une variante de l'invention non représentée, le dispositif d'armement 1 est dépourvu de traverse 3, et comprend donc pour l'essentiel un mât 2. Dans ce cas, la partie supérieure du mât 2 sert directement à l'ancrage de câbles, sans traverse. A cet effet sont prévus dans le mât 2 un ou plusieurs trous de réception d'organes d'ancrage de câbles. Ces trous sont alors ménagés en partie supérieure du mât. Ils peuvent par exemple être situés au voisinage ou à la place de l'ouverture 14, ou dans une ou deux oreilles latérales prolongeant les ailes 6 du profilé. Le profilé présente de plus deux butées 15 situées sous et à proximité de l'ouverture 14, en regard l'une de l'autre c'est-à-dire à la même hauteur sur le profilé. Chaque butée 15 est située sensiblement à la jonction entre la paroi de base 4 et une aile 5 du profilé, et est ici obtenue par découpe et pliage du profilé. Ces butées 15 servent à empêcher la rotation de la traverse 3 fixée sur le mât 2, autour de l'axe de l'ouverture 14. La traverse 3 se présente sous la forme d'une cornière en L présentant une pluralité de trous 16 de réception d'organes d'ancrage d'un câble. La traverse 3 comporte une aile d'appui 17 qui est sensiblement verticale en position montée, et une aile 18 qui est sensiblement horizontale en position montée. La traverse 3 peut présenter deux ailes 17, 18 sensiblement rectangulaires et identiques (cas des figures 3 à 5 et 8). En variante, la traverse 3 peut présenter une aile horizontale 18 sensiblement rectangulaire et une aile d'appui 17 possédant une hauteur plus importante et des coins tronqués (cas des figures 6 et 9). Dans cette forme de réalisation, l'aile d'appui 17 de la traverse 3 comporte généralement, en plus des trous 16, des fentes 19 verticales situées de part et d'autre de la médiane verticale de cette aile 17, et en vis-à-vis deux à deux. Ces fentes 19 permettent le passage d'un feuillard, comme on le verra plus loin. On décrit à présent la mise en oeuvre du dispositif d'armement 1 selon l'invention. Ce dispositif d'armement constitue un dispositif additionnel qui vient se fixer sur un poteau 9 déjà équipé d'un premier dispositif d'armement 20. Selon un premier mode de réalisation, le poteau 9 est un poteau cylindrique en bois. Comme illustré sur la figure 2, un premier dispositif d'armement 20 est déjà installé en partie supérieure de ce poteau 9. Ce premier dispositif d'armement 20 comprend une semelle 21 portant une traverse 22 possédant une pluralité de trous de réception d'organes d'ancrage d'un câble. La semelle 21 est fixée au poteau 9 au moyen d'un boulon 23 dont la tige filetée dépasse du côté opposé du poteau 9. De plus, un tire-fond 24 assure une fixation supplémentaire de la semelle 21 au poteau 9. La traverse 22 est fixée à la semelle 21 et au poteau 9 par le biais du boulon 23. En position montée, la traverse 22 s'étend sous l'extrémité supérieure du poteau 9. La fixation du dispositif d'armement additionnel 1 selon l'invention s'effectue comme suit. La tige filetée 10 du boulon 23, qui dépasse du poteau 9 du côté opposé au premier dispositif d'armement 20 déjà en place, est introduite dans un orifice 8 choisi selon la position en hauteur souhaitée du mât 2 par rapport au poteau 9. La fixation est finalisée par un écrou 25 et, éventuellement, une rondelle 26. Afin d'empêcher la rotation du mât 2 par rapport au poteau 9, un tire-fond additionnel 27 - ou plus généralement une vis à bois - peut être fixé au travers de l'orifice 13. La traverse additionnelle 3 est fixée sur le mât 2 au moyen d'un boulon 28 inséré dans l'ouverture 14 du mât 2 et l'un des orifices 16 de la traverse 3, de préférence un orifice sensiblement médian. La traverse 3 peut prendre l'une des deux formes précédemment décrites, comme illustré sur les figures 3 et 4. Sur la figure 3, la traverse 3 repose sur les butées 15 ; sur la figure 6, les butées 15 sont logées dans les fentes 19. Dans les deux cas, ces butées 15 empêchent la rotation de la traverse 3 dans un plan vertical par rapport au mât 2. Sur la variante de la figure 4, la traverse 3 est fixée de façon décentrée sur le mât 2. Le dispositif d'armement 1 comporte un renfort 30 fixé en oblique par le tire-fond additionnel 27 fixé au travers de l'orifice 13 et par un boulon 31 supplémentaire fixé dans l'un des trous 16 de la traverse 3. Le renfort 30 est ici constitué par un profilé en L identique à la traverse 3 et possédant deux ailes sensiblement rectangulaires et identiques. Sur la figure 5, on voit que l'aile 18 sensiblement horizontale de la traverse 3, orientée dans le même sens que l'aile horizontale de la traverse 22 du premier dispositif d'armement 20, repose sur le bord supérieur 32 du profilé constituant le mât 2. Cette disposition permet d'empêcher la rotation de la traverse 3 par rapport au mât 2, dans un plan vertical. Il n'est alors pas nécessaire de prévoir d'autres moyens de blocage en rotation comme les butées 15. Comme on le voit sur les figures 3 à 6, lorsque le dispositif d'armement additionnel 1 est monté sur le poteau 9, sa traverse 3 est située au-dessus de l'extrémité supérieure du poteau 9, et donc également au-dessus de la traverse 22 du premier dispositif d'armement 20. Il est ainsi possible d'ancrer une nouvelle nappe de câbles sur le dispositif d'armement 1 additionnel, qui s'étendra sensiblement parallèlement, au-dessus et à distance, de la nappe de câbles déjà installée sur le poteau 9. La mise en place du dispositif d'armement additionnel 1 peut s'effectuer sans démonter ni endommager le premier dispositif d'armement 20 déjà en place. Selon un deuxième mode de réalisation, le poteau 9 est un poteau polygonal en métal. Comme illustré sur la figure 7, un premier dispositif d'armement 20 est déjà installé en partie supérieure de ce poteau 9. Ce premier dispositif d'armement 20 comporte uniquement une traverse 22 pourvue de fentes 19, comme précédemment décrit. Le premier dispositif d'armement 20 est fixé au poteau 9 au moyen de deux feuillards 29 entourant le poteau 9 et passant chacun dans deux fentes 19 de la traverse 22 se correspondant. En position montée, la traverse 22 s'étend sous l'extrémité supérieure du poteau 9. La fixation du dispositif d'armement additionnel 1 selon l'invention s'effectue comme suit. Le mât 2 est fixé au poteau 9 au moyen de deux feuillards 12 additionnels qui sont distincts des feuillards 29 permettant de fixer le premier dispositif d'armement 20. Ces deux feuillards 12 sont engagés chacun dans deux fentes 11 du mât 2 se correspondant, et sont situés de part et d'autre des deux feuillards 29 permettant de fixer le premier dispositif d'armement 20. De préférence, le dispositif d'armement additionnel 1 est fixé sur le poteau 9 du côté opposé au premier dispositif d'armement 20. La traverse additionnelle 3 est fixée sur le mât 2 au moyen d'un boulon 28 inséré dans l'ouverture 14 du mât 2 et l'un des orifices 16 de la traverse 3, de préférence un orifice sensiblement médian. La traverse 3 peut prendre l'une des deux formes précédemment décrites, comme illustré sur les figures 8 et 9. La traverse 3 ne peut pas tourner dans un plan vertical par rapport au mât 2 grâce aux butées 15 qui soit servent d'appui à la traverse 3 (figure 8) soit sont logées dans les fentes 19 de la traverse 3 (figure 9). On peut également empêcher le blocage en rotation par le simple appui de l'aile 18 sensiblement horizontale de la traverse 3 sur le bord supérieur 32 du mât 2. Comme on le voit sur les figures 8 et 9, lorsque le dispositif d'armement additionnel 1 est monté sur le poteau 9, sa traverse 3 est située au-dessus de l'extrémité supérieure du poteau 9, et donc également au-dessus de la traverse 22 du premier dispositif d'armement 20. Il est ainsi possible d'ancrer une nouvelle nappe de câbles sur le dispositif d'armement 1 additionnel, qui s'étendra sensiblement parallèlement, au-dessus et à distance, de la nappe de câbles déjà installée sur le poteau 9. La mise en place du dispositif d'armement additionnel 1 peut s'effectuer sans démonter ni endommager le premier dispositif d'armement 20 déjà en place. Ainsi, l'invention apporte une amélioration déterminante à la technique antérieure, en fournissant un dispositif d'armement additionnel qui permet l'installation sur un poteau déjà équipé d'un dispositif d'armement d'une nouvelle nappe de câbles au-dessus de la nappe déjà en place. L'invention permet donc l'extension d'un réseau câblé sans qu'il soit nécessaire de modifier ou de démonter le dispositif d'armement déjà en place. La conception du dispositif d'armement selon l'invention est simple et économique. Sa résistance mécanique est importante du fait de la forme du mât et des moyens de fixation. L'ajout d'une nouvelle nappe de câbles en hauteur ne modifie pas l'encombrement du poteau en largeur, ce qui est avantageux. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits ci-dessus à titre d'exemples mais qu'elle comprend tous les équivalents techniques et les variantes des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons. REVENDICATIONS1. Dispositif d'armement pour la fixation d'au moins un câble de télécommunication ou de transport d'énergie sur un support (9) tel qu'un poteau, le dispositif d'armement (1) comprenant un mât (2) comportant au moins un orifice (8, 11, 13) de fixation au support (9), caractérisé en ce que le dispositif d'armement (1) comprend en outre au moins un trou (16) de réception d'un organe d'ancrage d'un câble, distinct du ou des orifices (8, 11, 13) de fixation au support (9), ledit ou lesdits trous (16) étant ménagés dans le dispositif d'armement (1) de façon à être situés, en position montée, au voisinage du plan horizontal passant par l'extrémité supérieure du mât (2), de sorte que ledit ou lesdits trous (16) de réception et le ou les câbles qui sont ancrés sur eux soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support (9). 2. Dispositif d'armement selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mât (2) comprend un profilé de section en U qui présente une paroi de base (4) et deux branches (5), chaque branche (5) étant prolongée, à son extrémité libre (7), par une aile (6) inclinée vers l'extérieur du profilé. 3. Dispositif d'armement selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'au moins un orifice (8, 13) de fixation du mât (2) au support (9) est ménagé dans la paroi de base (4) du profilé et est apte à recevoir la tige filetée (10) d'un boulon (23). 25 4. Dispositif d'armement selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le profilé comporte au moins deux fentes (11) ménagées en vis-à-vis sensiblement à la jonction entre une branche (5) et une aile (6) du profilé, les deux fentes (11) étant aptes à recevoir un feuillard (12) placé autour du 30 support (9), pour la fixation du mât (2) au support (9). 5. Dispositif d'armement selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le mât (2) comporte de plus, au voisinage de son extrémité inférieure, en position montée, un orifice (13) supplémentaire de 35 fixation au support (9) et/ou de fixation d'un organe de renfort.20 6. Dispositif d'armement selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comprend en outre une traverse (3) dans laquelle sont ménagés les trous (16) de réception d'organes d'ancrage d'un câble, et en ce que le mât (2) comporte au moins une ouverture (14) de fixation de la traverse (3), ladite ouverture (14) étant distincte du ou des orifices (8, 11, 13) de fixation au support et étant située, en position montée, au voisinage de l'extrémité supérieure du mât (2), de sorte que la traverse (3) et les câbles qui sont ancrés sur elle soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support (9). 7. Dispositif d'armement selon la revendication 6, caractérisé en ce que le mât (2) comprend des moyens (15) de blocage en rotation de la traverse (3) dans un plan vertical, en position montée. 8. Dispositif d'armement selon la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens de blocage en rotation comprennent deux butées (15) ménagées en vis-à-vis sur le mât (2), sous l'orifice (14) de fixation de la traverse (3), en position montée. 9. Système de suspension d'au moins un câble de télécommunication ou de transport d'énergie, comprenant : - un support (9) tel qu'un poteau ; - un premier dispositif d'armement (20) comportant une traverse (22) fixée en partie supérieure du support (9), sous l'extrémité supérieure dudit support (9), ladite traverse (22) possédant une pluralité de trous de réception d'organes d'ancrage d'un câble ; caractérisé en ce qu'il comprend en outre un dispositif d'armement additionnel (1) selon l'une des revendications précédentes, ledit dispositif d'armement additionnel (1) étant fixé sur le support (9) de sorte que ledit ou lesdits trous (16) de réception d'un organe d'ancrage d'un câble et le ou les câbles qui sont ancrés sur eux soient situés au-dessus de l'extrémité supérieure du support (9). 10. Système de suspension selon la revendication 9, caractérisé 35 en ce que le dispositif d'armement additionnel (1) est fixé sur le support (9) du côté opposé au premier dispositif d'armement (20). 11. Système de suspension selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le premier dispositif d'armement (20) comprend une semelle (21) portant la traverse (22) et fixée au support (9) au moyen d'une tige filetée (10) qui dépasse du côté opposé du support (9), et en ce que le mât (2) du dispositif d'armement additionnel (1) est fixé au support (9) au moyen de ladite tige filetée (10). 12. Système de suspension selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le premier dispositif d'armement (20) est fixé au support (9) au moyen d'au moins un feuillard (29) entourant le support (9) et passant dans des ouvertures (19) de la traverse (22), et en ce que le mât (2) du dispositif d'armement additionnel (1) est fixé au support (9) au moyen d'au moins un feuillard (12) additionnel distinct du ou des feuillards (29) permettant de fixer le premier dispositif d'armement (20).
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FR2960105A1
A1
20111118
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B10277 - 10-T0-093 1 STRUCTURE DE PROTECTION CONTRE DES SURTENSIONS POUR LIAISON DIFFÉRENTIELLE Domaine de l'invention La présente invention concerne une structure de protection d'un circuit intégré contre des surtensions dues par exemple à des décharges électrostatiques. Elle vise plus particulièrement une structure de protection d'un circuit connecté à une ligne de transmission différentielle de données. Exposé de l'art antérieur La figure 1 est un schéma électrique très simplifié d'un dispositif comprenant un circuit intégré ICI adapté à communiquer, via une ligne ou liaison de transmission différentielle 10, avec un dispositif non représenté. La liaison 10 comprend deux rails 11 et 12, respectivement connectés à des bornes 13 et 14 du circuit ICI. En fonctionnement, les rails 11 et 12 sont parcourus par des signaux de données de même amplitude mais en opposition de phase. Ce type de liaison est généralement utilisé pour la transmission de données à haut débit. La figure 2 est un chronogramme illustrant de façon schématique l'évolution, pendant le fonctionnement du dispositif, de signaux 21 et 22 parcourant respectivement les rails 11 et 12 de la liaison 10 de la figure 1. Dans cet B10277 - 10-T0-093 2 exemple, les signaux 21 et 22 sont des signaux numériques susceptibles de prendre l'une ou l'autre de deux valeurs VMIN et Vue, respectivement basse et haute, centrées sur une tension moyenne positive Vm. On désignera par AV l'excursion des signaux 21 et 22, c'est-à-dire que AV = VMAX - Vm = Vm - VMIN- Comme l'illustre la figure, les signaux 21 et 22 sont de même amplitude mais en opposition de phase. Les signaux 21 et 22 sont généralement des signaux à faible niveau de tension. A titre d'exemple, la tension moyenne Vm peut être comprise entre 0,1 et 5 V, et, dans la plupart des normes de transmission différentielle actuelles, l'excursion AV est comprise entre 0,1 et 0,6 V. Ainsi, la valeur VMAX est généralement inférieure à 6 V. Toutefois, il arrive que des surtensions ou des surintensités ponctuelles brutales, de forte amplitude, susceptibles d'endommager des composants du circuit intégré ICI (figure 1), surviennent sur les rails 11 et/ou 12 de la liaison différentielle. De telles surtensions peuvent se produire lorsque le circuit ICI est alimenté, pendant le fonctionnement normal du dispositif, ou lorsque le circuit ICI n'est pas alimenté, par exemple pendant des phases d'assemblage du dispositif. On prévoit donc généralement d'associer à la liaison différentielle 10, entre les rails 11 et 12, une structure de protection 15 (figure 1), capable d'évacuer rapidement des courants importants susceptibles d'apparaître lorsqu'une surtension ou décharge électrostatique survient sur le rail 11 et/ou sur le rail 12. La figure 3 est un schéma électrique d'un exemple classique de la structure de protection 15 de la figure 1. La structure 15 comprend un pont de diodes comprenant une diode 31 en série avec une diode 33, et, en parallèle, une diode 35 en série avec une diode 37. Une diagonale du pont est connectée entre les rails 11 et 12. L'autre diagonale du pont est connectée à une diode Zener 39 dont une borne est connectée à la masse. B10277 - 10-T0-093 3 On notera que le terme "masse" désigne ici un potentiel de référence commun à tous les éléments du dispositif, par exemple un potentiel proche de 0 V. En pratique, la structure 15 pourra être reliée à la masse via une borne de masse du circuit intégré ICI, ou via un rail de masse (non représenté) compris dans la liaison 10. Dans la suite de la description, on désignera par "potentiel positif" et "potentiel négatif", des potentiels respectivement supérieur au potentiel de masse et inférieur au potentiel de masse, et chaque fois que des valeurs numériques de potentiel seront données en exemple, on considèrera que ces valeurs font référence à un potentiel de masse égal à 0 V. En cas de surtension positive sur le rail 11, si la surtension dépasse un certain seuil, la diode Zener 39 devient conductrice par effet d'avalanche, et la surtension est évacuée vers la masse, via la diode 33 et la diode Zener 39. En cas de surtension négative sur le rail 11, la diode 31 devient passante et la surtension est évacuée par cette diode. De la même façon, en cas de surtension positive sur le rail 12, la diode Zener 39 devient conductrice par effet d'avalanche et la surtension est évacuée via la diode 37 et la diode Zener 39. En cas de surtension négative sur le rail 12, la surtension est évacuée via la diode 35. Ainsi, la structure 15 permet d'évacuer toute surtension susceptible de survenir sur les rails 11 et/ou 12. Le seuil de déclenchement pour une surtension positive est égal à la chute de tension en direct VF d'une diode (de l'ordre de 0,6 V) plus la tension d'avalanche de la diode Zener 39. Le seuil de déclenchement pour une surtension négative est égal à l'opposé de la chute de tension en direct d'une diode (de l'ordre de -0,6 V). La tension d'avalanche VBR de la diode Zener 39 doit être supérieure à la tension V - VF. Ceci conduit en fait, pour tenir compte de la dispersion des composants, à choisir une B10277 - 10-T0-093 4 tension d'avalanche nettement supérieure à Vue. Ceci constitue un premier inconvénient d'une telle structure de protection. Un autre inconvénient de ce type de structure est que si l'on veut protéger des circuits adaptés à des signaux de niveaux Vj différents, il faut, pour bien protéger les circuits adaptés à des signaux de niveau V faible, prévoir des diodes Zener à faible tension d'avalanche. Ainsi, on devra prévoir de fabriquer de multiples structures de protection spécifiques adaptées aux divers circuits à protéger. Résumé Ainsi, un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir une structure de protection d'un circuit intégré connecté à une liaison de transmission différentielle palliant au moins en partie certains des inconvénients des solutions existantes. Un objet d'un mode de réalisation de la présente invention est de prévoir une telle structure pouvant fonctionner sans adaptation spécifique, quel que soit le type de signal susceptible de parcourir la liaison de transmission différentielle. Selon un aspect général d'un mode de réalisation de la présente invention, on propose de réaliser une structure de protection auto-adaptative, c'est-à-dire dont les seuils de déclenchement s'adaptent automatiquement au niveau de tension des signaux qui parcourent la liaison de transmission différentielle. Ainsi, un mode de réalisation de la présente invention prévoit une structure de protection d'un circuit intégré connecté à des premier et second rails d'une liaison différentielle contre des surtensions, comprenant : au moins une première diode et au moins une deuxième diode en antiparallèle, entre le premier rail et un noeud commun ; au moins une troisième diode et au moins une quatrième diode en antiparallèle, entre le second rail et le noeud commun ; et un B10277 - 10-T0-093 condensateur entre le noeud commun et un rail de potentiel bas de référence. Selon un mode de réalisation de la présente invention, les premier et second rails sont susceptibles d'être parcourus 5 par des signaux numériques en opposition de phase, d'amplitude crête à crête comprise entre 0,2 et 1,2 V. Selon un mode de réalisation de la présente invention, les première, deuxième, troisième, et quatrième diodes comprennent chacune deux diodes. Selon un mode de réalisation de la présente invention, le condensateur a une capacité comprise entre 50 nF et 10 µF. Brève description des dessins Ces objets, caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres seront exposés en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faite à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles : la figure 1, précédemment décrite, est un schéma électrique simplifié d'un dispositif comprenant un circuit intégré connecté à une ligne de transmission différentielle de données ; la figure 2, précédemment décrite, est un chronogramme schématique représentant l'évolution des signaux de données sur les rails de la ligne différentielle de la figure 1 ; la figure 3, précédemment décrite est un schéma 25 électrique d'un exemple classique d'une structure de protection du dispositif de la figure 1 contre des surtensions ; la figure 4 est un schéma électrique représentant un mode de réalisation d'une structure de protection du dispositif de la figure 1 contre des surtensions ; et 30 la figure 5 est un schéma électrique représentant une variante de réalisation de la structure de protection de la figure 4. Description détaillée Par souci de clarté, de mêmes éléments ont été 35 désignés par de mêmes références aux différentes figures et, de B10277 - 10-T0-093 6 plus, comme cela est habituel dans la représentation des circuits intégrés, les diverses figures ne sont pas tracées à l'échelle. La figure 4 est un schéma électrique représentant un mode de réalisation d'une structure 40 de protection d'un dispositif du type décrit en relation avec la figure 1 contre des surtensions ou décharges électrostatiques. La structure 40 comprend une diode 41 en direct entre un noeud commun N et le rail 11 de la liaison différentielle du dispositif, et une diode 42 en antiparallèle, c'est-à-dire en inverse entre le noeud N et le rail 11. Cette structure comprend en outre une diode 43 en inverse entre le noeud N et le rail 12 de la liaison différentielle, et une diode 44 en antiparallèle, c'est-à-dire en direct entre le noeud N et le rail 12. De plus, la structure 40 comprend, entre le noeud N et la masse, un condensateur 46. On notera que les structures de protection pour ligne différentielle sont généralement des puces indépendantes, adaptées à être reliées à la ligne différentielle du côté du circuit à protéger. Toutefois, la structure 40 pourra aussi être intégrée au circuit que l'on souhaite protéger (circuit ICI de la figure 1). En pratique, la structure 40 pourra être reliée à la masse via une borne de masse du circuit intégré à protéger, ou via un rail de masse (non représenté) compris dans la liaison différentielle. Lorsque le dispositif n'est pas alimenté, le condensateur 46 n'est pas chargé, et le potentiel du noeud N est sensiblement égal au potentiel de masse. En cas de surtension positive brutale sur le rail 11, la diode 42, polarisée en direct, devient conductrice. Ainsi, la surtension est évacuée à travers la diode 42 et le condensateur 46, le condensateur 46 laissant passer le courant résultant d'une surtension rapide. B10277 - 10-T0-093 7 En cas de surtension négative brutale sur le rail 11, la diode 41 devient conductrice. Ainsi, la surtension est évacuée à travers le condensateur 46 et la diode 41. De même, en cas de surtension positive sur le rail 12, la surtension est évacuée à travers la diode 43 et le condensateur 46, et en cas de surtension négative sur le rail 12, la surtension est évacuée à travers le condensateur 46 et la diode 44. Ainsi, la structure 40 est capable d'évacuer rapidement toute surtension susceptible de survenir sur le rail 11 et ou sur le rail 12 lorsque le dispositif n'est pas alimenté. Les seuils de déclenchement haut et bas de la protection correspondent alors respectivement à la chute de tension en direct VF d'une diode et à l'opposé de la chute de tension d'une diode (par exemple 0,6 V et -0,6 V). Lors de la mise en route du dispositif, au cours d'une phase d'initialisation de la structure de protection 40, le condensateur 46 se charge à une valeur liée à l'amplitude des signaux parcourant les rails 11 et 12 de la liaison différentielle. A un instant t0 de mise en route du dispositif, le condensateur 46 est déchargé, et le potentiel du noeud N est sensiblement égal au potentiel de masse. Les rails 11 et 12 étant parcourus par des signaux 21 et 22 du type décrit en relation avec la figure 2, les diodes 42 et 43, polarisées en direct, deviennent conductrices. Le condensateur 46 se charge donc progressivement à une valeur V - VF égale à la valeur maximale VMAX des signaux 21 et 22 moins la chute de tension en direct VF des diodes 42 et 43. Ainsi, après un certain nombre d'alternances des signaux 21 et 22 le potentiel du noeud N se stabilise à V - VF. Après cette phase d'initialisation, le seuil de déclenchement haut de la protection est égal à : (VMAX - VF) + VF = VMAX et le seuil de déclenchement bas de la protection est égal à : B10277 - 10-T0-093 8 (V"MAX - VF) - VF = VMAX - 2 * VF Un avantage d'une telle structure de protection est que les seuils haut et bas de déclenchement de la protection s'adaptent automatiquement au niveau des signaux qui parcourent la ligne différentielle. Ainsi, il s'agit d'une protection générique, pouvant être utilisée dans de nombreux types d'application et pour de nombreuses normes de transmission différentielle de données (par exemple la norme HDMI, la norme SATA, la norme Display Port, etc). De plus, si le niveau des signaux parcourant la ligne différentielle change pendant le fonctionnement du dispositif, les seuils de déclenchement de la protection s'adaptent automatiquement. Un autre avantage d'une telle structure est que les seuils de déclenchement de la protection sont proches du niveau maximal des signaux utiles parcourant la ligne de transmission. Les risques de détérioration du circuit intégré en cas de surtension sont donc très faibles. On notera que le condensateur 46 doit avoir une capacité relativement élevée, pour pouvoir laisser passer de fortes surtensions sans que son niveau de charge n'en soit affecté. Toutefois, une capacité élevée entraine un encombrement plus important, et un temps d'initialisation plus important de la structure de protection à la mise en route du dispositif. Les inventeurs ont déterminé qu'une capacité comprise entre 50 nF et 10 µF constitue généralement un bon compromis. On notera par ailleurs que les seuils de déclenchement haut et bas de la structure 40 étant respectivement à V et à VMAX - 2 * VF, l'excursion AV des signaux, de part et d'autre de la tension moyenne Vm, doit être inférieure à VF. Toutefois, la chute de tension VF d'une diode étant généralement de l'ordre de 0,6 V, cette structure est compatible avec la plupart des normes actuelles de transmission différentielle de données. La figure 5 est un schéma électrique représentant une variante de réalisation de la structure de protection 40 de la figure 4, adaptée à fonctionner dans le cas où l'excursion AV B10277 - 10-T0-093 9 des signaux parcourant la ligne différentielle serait supérieure à la chute de tension VF d'une diode. Dans la structure de protection 50 de la figure 5, chacune des diodes 41, 42, 43, 44 de la structure de la figure 4 a été remplacée par deux diodes en série, respectivement 51a et 51b, 52a et 52b, 53a et 53b, et 54a et 54b. Ainsi, le fonctionnement de la structure 50 est identique à celui de la structure de la figure 4, à la différence que le potentiel s'établissant au noeud commun N après la phase d'initialisation est égal à V - 2 * VF, et que les seuils haut et bas de déclenchement de la protection sont respectivement à VMAX et VMAX - 4 * VF. Ainsi, cette structure peut fonctionner pour des signaux présentant une excursion AV pouvant aller jusqu'à 2 * VF. L'homme de l'art saura mettre en oeuvre d'autres variantes de réalisation en adaptant le nombre de diodes en série à la valeur de l'excursion AV des signaux susceptibles de parcourir les rails de la liaison différentielle. REVENDICATIONS1. Structure de protection (40) d'un circuit intégré connecté à des premier (11) et second (12) rails d'une liaison différentielle (10) contre des surtensions, comprenant : au moins une première diode (41) et au moins une deuxième diode (42) en antiparallèle, entre le premier rail et un noeud commun (N) ; au moins une troisième diode (43) et au moins une quatrième diode (44) en antiparallèle, entre le second rail et le noeud commun ; et un condensateur (46) entre le noeud commun et un rail de potentiel bas de référence. 2. Structure de protection selon la revendication 1, dans laquelle les premier et second rails sont susceptibles d'être parcourus par des signaux numériques (21, 22) en opposition de phase, d'amplitude crête à crête comprise entre 0,2 et 1,2 V. 3. Structure de protection (50) selon la revendication 1, dans laquelle lesdites au moins une première diode, au moins une deuxième diode, au moins une troisième diode, et au moins une quatrième diode, comprennent chacune deux diodes (51a, 51b, 52a, 52b, 53a, 53b, 54a, 54b). 4. Structure de protection (40 ; 50) selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle le condensateur (46) a une capacité comprise entre 50 nF et 10 µF.
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DESCRIPTION L'invention concerne un système d'entraînement électrique pour un véhicule automobile, comprenant un accumulateur d'énergie, une machine électrique et une électronique de puissance entre l'accumulateur d'énergie et la machine électrique. Les systèmes d'entraînement électriques pour véhicules automobiles sont de préférence réalisés sous forme de systèmes d'entraînement purement électriques, ou sous forme d'entraînements hybrides. Ainsi, un véhicule hybride est un véhicule dans lequel on prévoit au moins deux convertisseurs d'énergie et deux systèmes d'accumulation d'énergie intégrés dans le véhicule afin d'entraîner le véhicule. Les convertisseurs d'énergie sont par exemple des moteurs électriques, à allumage par étincelle, ou diesel, et les accumulateurs d'énergie sont par exemple une batterie ou un réservoir de carburant. D'autres combinaisons sont aussi possibles, par exemple la réalisation de l'accumulateur d'énergie sous forme d'accumulateur à volant d'inertie. Les composants de système du système d'entraînement électrique pour le véhicule présentent diverses fonctions : la machine électrique a deux fonctions. En tant que moteur, elle entraîne le véhicule de manière électrique. En tant que générateur, elle aide à convertir l'énergie de déplacement en énergie électrique. L'électronique de puissance est l'organe de liaison entre l'accumulateur d'énergie et la machine électrique. L'électronique de puissance convertit la tension continue de l'accumulateur d'énergie en tension alternative, qui est utilisée pour faire fonctionner la machine électrique. L'accumulateur d'énergie alimente la machine électrique en énergie électrique en mode de conduite électrique. Dans le cas d'un véhicule hybride, en mode de conduite avec le moteur à combustion interne, et en cas de freinage régénératif, de l'énergie est stockée dans l'accumulateur d'énergie. Si l'accumulateur d'énergie est réalisé sous forme de batterie, notamment de batterie haute tension, la batterie alimente la machine électrique en énergie électrique en mode de conduite électrique. En mode de conduite avec le moteur à combustion interne et en cas de freinage régénératif, la batterie est chargée par la machine électrique. -2- L'électronique de puissance comprend notamment des organes de commande de puissance, comme des onduleurs, des convertisseurs et/ou des transducteurs. Dans les systèmes d'entraînement électriques connus, l'électronique de puissance est montée en un endroit différent de la machine électrique, et est raccordée à celle-ci par câblage. Un capteur de position pour détecter la position du rotor de la machine électrique est monté dans la machine électrique et la position du rotor détectée par le capteur de position est transmise à une unité d'analyse. L'agencement séparé de l'électronique de puissance et de la machine électrique et leur câblage nécessaire constituent un inconvénient en termes de compatibilité électromagnétique et impliquent en outre un poids plus élevé de l'agencement. De plus, le montage du capteur de position dans la machine électrique est associé à un coût de câblage et de construction plus élevé. L'objet de la présente invention est de perfectionner un système d'entraînement électrique pour un véhicule automobile, qui présente un accumulateur d'énergie, une machine électrique et une électronique de puissance entre l'accumulateur d'énergie et la machine électrique, de telle sorte que le système d'entraînement possède une très bonne compatibilité électromagnétique dans la région de l'électronique de puissance et de la machine électrique ainsi que de leur connexion électrique, et se caractérise en outre par un faible poids. Pour réaliser cet objectif, l'invention propose un système d'entraînement électrique pour un véhicule automobile, comprenant un accumulateur d'énergie, une machine électrique et une électronique de puissance entre l'accumulateur d'énergie et la machine électrique, l'électronique de puissance formant une unité constructive et l'unité constructive étant fixée sur la machine électrique, et les raccords électriques de la machine électrique étant connectés directement aux raccords côté machine de l'électronique de puissance. Dans le cas du système d'entraînement électrique, l'unité constructive de l'électronique de puissance est ainsi fixée directement sur la machine électrique. En outre, les raccords électriques de la machine électrique et de l'électronique de puissance sont connectés directement l'un à l'autre, de sorte qu'aucun câblage n'est nécessaire. De ce fait, le poids du système d'entraînement peut être réduit dans cette région et le système -3- d'entraînement présente dans cette région une très bonne compatibilité électromagnétique, en particulier parce qu'il ne se produit tout au plus qu'une faible perturbation dans la transmission du courant de l'électronique de puissance à la machine électrique en raison des raccords directs. L'accumulateur d'énergie est notamment une batterie haute tension. Elle est de préférence appropriée pour des tensions élevées allant jusqu'à 600 V et pour des courants forts. Le système d'entraînement électrique est notamment un système d'entretien hybride utilisé dans un véhicule hybride, qui est équipé, en plus de la machine électrique, d'un moteur à allumage par étincelle ou d'un moteur diesel. Selon un perfectionnement particulier de l'invention, il est prévu que les raccords électriques de la machine électrique soient réalisés sous forme de contacts qui viennent en contact avec des contacts conjugués de l'électronique de puissance lorsque l'unité constructive de l'électronique de puissance est connectée ou raccordée à la machine électrique. Lors du montage de l'unité constructive de l'électronique de puissance sur la machine électrique, les contacts viennent en contact avec les contacts conjugués. Ainsi, on peut réaliser une connexion mécanique et électrique particulièrement simple de l'unité constructive de l'électronique de puissance et de la machine électrique. Il s'est avéré particulièrement avantageux que les contacts ou les contacts conjugués soient réalisés sous forme de contacts enfichables. Dans le cas d'une connexion mécanique de l'unité constructive de l'électronique de puissance et de la machine électrique, les contacts et les contacts conjugués sont donc enfichés les uns dans les autres. Les raccords électriques de la machine électrique sont notamment disposés à distance radiale de l'axe de rotation d'un rotor de la machine électrique. De ce fait, il reste de la place pour d'autres composants électriques ou électroniques dans la région de l'axe de rotation du rotor, lesquels peuvent être utilisés conjointement avec la machine électrique. Conformément à un perfectionnement particulier de l'invention, il est prévu d'intégrer dans l'unité constructive un capteur de position pour détecter la position angulaire du rotor de la machine électrique. Ce capteur de position est avantageusement disposé dans le prolongement de l'axe de rotation du rotor ou dans la région de l'axe de rotation d'un rotor de la machine électrique. Lors de l'intégration du capteur de position dans l'unité -4- constructive de l'électronique de puissance, il n'est pas nécessaire de réaliser le capteur de position sous forme de composant de la machine électrique. Le capteur de position fait partie de l'unité constructive de l'électronique de puissance et est disposé à côté du rotor de la machine électrique. Grâce à cet agencement du capteur de position dans l'unité constructive de l'électronique de puissance, il n'est plus nécessaire de prévoir un câblage du capteur de position, et l'agencement possède ainsi dans cette région une très bonne compatibilité électromagnétique et se caractérise par un faible poids. Selon une configuration avantageuse, l'unité constructive est disposée du côté de la machine électrique qui est opposé au côté de la machine électrique dans la région duquel l'arbre de rotor de la machine électrique est guidé hors d'un boîtier de la machine électrique. L'unité constructive de l'électronique de puissance est ainsi fixée à l'arrière de la machine électrique, sur le côté opposé au côté de sortie de la machine électrique. Il y a assez de place à cet endroit pour monter l'unité constructive et cet emplacement est en outre fonctionnellement particulièrement avantageux. En particulier, l'unité constructive s'applique dans la région d'un côté frontal de la machine électrique contre celle-ci. Ce côté frontal est notamment disposé perpendiculairement à l'axe de rotation du ou d'un rotor de la machine électrique. Selon une autre configuration préférée, l'unité constructive est disposée radialement à l'extérieur sur la machine électrique, et donc pas dans le prolongement longitudinal de la machine électrique. Il est considéré comme particulièrement avantageux que l'unité constructive de l'électronique de puissance et/ou la machine électrique présentent à chaque fois un boîtier avec un contour extérieur à symétrie de révolution. En particulier, les diamètres extérieurs du boîtier de l'unité constructive et du boîtier de la machine électrique sont identiques. Par conséquent, l'agencement de l'unité constructive de l'électronique de puissance et de la machine électrique se présente sous forme d'un corps homogène allongé cylindrique. En particulier, il est prévu que l'unité constructive de l'électronique de puissance et la machine électrique soient montées ou logées, c'est-à-dire abritées dans un boîtier commun. L'avantage spécial de cette configuration réside dans le fait que l'unité constituée par l'unité constructive de l'électronique de puissance et la machine électrique peut être montée de manière simple et rapide, et qu'elle peut être manipulée et transportée particulièrement aisément, en tant qu'unité globale, dans le -5- but d'une intégration optimale dans le processus de fabrication complet du système d'entraînement électrique. D'autres caractéristiques de l'invention résultent de la description suivante des dessins et des dessins eux-mêmes. Le système d'entraînement présente de préférence un pont portique qui reçoit deux machines électriques pour l'entraînement des roues d'un essieu, en particulier d'un essieu avant ou d'un essieu arrière du véhicule automobile. Chaque essieu peut dans ce cas être réalisé sous forme de pont portique. Dans ce cas, les deux machines électriques sont par exemple disposées l'une derrière l'autre, leurs rotors tournant autour du même axe. Dans ce cas, les machines électriques peuvent être montées dans le même boîtier. Ceci simplifie considérablement la configuration du pont portique. Une autre configuration préférée prévoit de disposer les axes de rotation des deux machines électriques parallèlement l'un à côté de l'autre. Pour un espacement suffisamment grand des axes de rotation, les deux machines électriques faisant partie du pont portique peuvent être disposées l'une à côté de l'autre en se chevauchant. Dans ce cas, le pont portique est réalisé de manière divisée. L'agencement des axes de rotation des machines électriques l'un à côté de l'autre présente l'avantage que, du fait de la possibilité de disposer les machines électriques de manière à se chevaucher, une variation de la longueur de construction des machines électriques est possible sans difficulté. La machine électrique respective peut ainsi s'étendre sur une longueur de construction qui est nettement plus grande que celle de deux machines électriques ayant un axe de rotation commun. Comme la longueur des machines électriques est variable, leur puissance peut aussi être ajustée. Les axes de rotation sont notamment disposés l'un à côté de l'autre par rapport à une horizontale. Le système d'entraînement électrique est illustré dans le dessin de manière fortement simplifiée et uniquement dans la région de l'électronique de puissance et de la machine électrique, et sera expliqué plus en détail dans la description qui suit. La figure 1 illustre une vue de côté de l'électronique de puissance et de la machine électrique, avec des éléments illustrés en plus, situés à l'intérieur de l'agencement, à savoir les raccords d'enroulement et le capteur de position, la figure 2 illustre une vue frontale de l'électronique de puissance, vue depuis la machine électrique, - E - la figure 3 illustre un train de roulement d'un véhicule automobile dans la région de l'essieu avant réalisé sous forme de pont portique, vu dans la direction longitudinale du véhicule, et la figure 4 illustre, en vue de dessus, un train de roulement modifié par rapport à la forme de réalisation de la figure 3, avec des machines électriques disposées l'une à côté de l'autre, en vue de dessus. La figure 1 illustre une machine électrique 1 de forme cylindrique, et une unité constructive de l'électronique de puissance 2 de forme cylindrique, qui sont raccordées l'une à l'autre. La machine électrique 1 présente un boîtier 3 et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 un boîtier 4. Les diamètres extérieurs des boîtiers 3 et 4 sont identiques. Les boîtiers 3 et 4 sont disposés avec une symétrie de révolution par rapport à l'axe illustré 5. Le plan de séparation 6 entre la machine électrique 1 et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 est ainsi réalisé sous forme de disque circulaire. Concrètement, le boîtier 3 et le boîtier 4 constituent une seule pièce, cet unique boîtier recevant ainsi d'une part l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 et d'autre part la machine électrique 1. La machine électrique 1 et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 sont ainsi raccordées mécaniquement l'une à l'autre. La connexion électrique de la machine électrique 1 et de l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 a lieu au moyen de contacts ou de contacts conjugués, qui sont réalisés sous forme de contacts enfichables, de sorte que le contact ait lieu par rapprochement de la machine électrique 1 et de l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 en vue de leur raccordement mécanique. Dans le détail, la machine électrique 1 présente trois raccords 7 sur les enroulements de la machine électrique 1, ces raccords 7 étant réalisés sous forme de fiches, et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 présente, de manière correspondante, trois contacts conjugués, qui sont réalisés sous forme de connecteurs femelles 8, comme on peut le voir en particulier dans l'illustration de la figure 2. Ainsi, les raccords électriques 7 de la machine électrique 1 sont connectés directement aux raccords 8 de l'électronique de puissance tournés vers la machine électrique 1. Un rotor de la machine électrique 1 n'est pas illustré. Le numéro de référence 9 indique l'arbre de rotor sortant du boîtier 3 de la machine électrique 1, lequel peut être raccordé par engagement par force avec la chaîne cinématique du véhicule automobile, lequel est réalisé -7- notamment sous forme de véhicule hybride. Le numéro de référence 10 désigne une ligne électrique, qui relie l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 à un accumulateur d'énergie, qui est réalisé en particulier sous forme de batterie haute tension. Dans le prolongement de l'axe 5 de l'agencement de la machine électrique 1 et de l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 est intégré, dans l'unité constructive de l'électronique de puissance 2, un capteur de position 11 pour détecter la position angulaire du rotor de la machine électrique 1. Ce capteur permet de détecter la position du rotor. Dans le système d'entraînement électrique selon l'invention, aucun câblage n'est donc nécessaire entre la machine électrique 1 et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2, et donc plus aucun câblage du capteur de position 11 n'est nécessaire. Par conséquent, le poids du système d'entraînement électrique peut être minimisé et ce système présente, dans la région de la machine électrique 1 et de l'unité constructive de l'électronique de puissance 2, une compatibilité électromagnétique favorable. La figure 3 illustre un train de roulement 12 du véhicule, qui présente un essieu électrique réalisé sous forme de pont portique 13. Le pont portique 13 présente une portion de pont portique 14 réalisée sous forme de tube, dans laquelle sont disposés les deux agencements configurés selon l'invention, à savoir la machine électrique 1 et l'unité constructive de l'électronique de puissance 2, les axes de rotation des deux machines électriques 1 étant coïncidents. La portion de pont portique 14, donc le tube, peut parfaitement former le boîtier des machines électriques 1 et des unités constructives 2. La machine électrique respective 1 entraîne, par le biais de son arbre de rotor 9 et d'un réducteur, qui est formé par une transmission à engrenage planétaire 15 et une transmission à pignon droit 16, un arbre de transmission 17 qui est connecté de manière solidaire en rotation à une roue avant 18 du véhicule. L'illustration de la figure 3 indique schématiquement que l'arbre de rotor 9, et donc l'axe de rotation des deux machines électriques 1, est disposé nettement plus bas que les arbres de transmission 17 des roues avant 18. La figure 4 illustre, pour la configuration du pont portique modifiée par rapport à la forme de réalisation de la figure 3, que les axes de rotation 19 des deux machines électriques 1 sont disposés horizontalement l'un à côté de l'autre, et ce dans une mesure telle que les deux machines électriques 1 soient disposées certes au même niveau en hauteur que dans la -8- forme de réalisation de la figure 3, mais soient positionnées l'une à côté de l'autre et soient connectées l'une à l'autre dans la région de chevauchement. Ceci permet un ajustement des machines électriques 1. Ainsi, l'agencement de la machine électrique 1 et de l'unité constructive de l'électronique de puissance 2 peut présenter une longueur telle qu'il s'étende depuis son agencement de transmission, formé par la transmission à engrenage planétaire 15 et la transmission à pignon droit 16, jusqu'à l'agencement de transmission de l'autre machine électrique 1. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. REVENDICATIONS1. Système d'entraînement électrique pour un véhicule automobile, comprenant un accumulateur d'énergie, une machine électrique (1) et une électronique de puissance entre l'accumulateur d'énergie et la machine électrique (1), dans lequel l'électronique de puissance forme une unité constructive (2) et l'unité constructive (2) est fixée sur la machine électrique (1), et les raccords électriques (7) de la machine électrique (1) sont connectés directement aux raccords (8) côté machine de l'électronique de puissance. 2. Système d'entraînement selon la revendication 1, dans lequel 10 l'accumulateur d'énergie est une batterie haute tension. 3. Système d'entraînement selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le système d'entraînement est un système d'entraînement hybride. 4. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel les raccords électriques (7) de la machine 15 électrique (1) sont réalisés sous forme de contacts (7), qui viennent en contact avec des contacts conjugués (8) de l'électronique de puissance lorsque l'unité constructive (2) est raccordée à la machine électrique (1). 5. Système d'entraînement selon la revendication 4, dans lequel les contacts (7) ou les contacts conjugués (8) sont réalisés sous forme de 20 contacts enfichables. 6. Système d'entraînement selon la revendication 4 ou 5, dans lequel les raccords électriques (7) de la machine électrique (1) sont disposés à distance radiale de l'axe de rotation (5) d'un rotor de la machine électrique (1). 25 7. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel l'unité constructive (2) est disposée sur le côté de la machine électrique (1) qui est opposé au côté de la machine électrique (1) dans la région duquel un arbre de rotor (9) de la machine électrique (1) est guidé hors d'un boîtier (3) de la machine électrique (1). 30 8. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel l'unité constructive (2) s'applique dans la région d'un côté frontal (6) de la machine électrique (1) contre celle-ci.- 10 - 9. Système d'entraînement selon la revendication 8, dans lequel le côté frontal (6) est disposé perpendiculairement à l'axe de rotation (5) d'un rotor de la machine électrique (1). 10. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel la machine électrique (1) et/ou l'unité constructive (2) présentent à chaque fois un boîtier (3, 4) avec un contour extérieur à symétrie de révolution. 11. Système d'entraînement selon la revendication 10, dans lequel les diamètres extérieurs du boîtier (3) de la machine électrique (1) et du boîtier (4) de l'unité constructive (2) sont identiques. 12. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel l'unité constructive (2) de l'électronique de puissance et la machine électrique (1) sont montées ou logées dans un boîtier commun (3, 4). 13. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, dans lequel un capteur de position (11) est intégré dans l'unité constructive (2) pour détecter la position angulaire d'un rotor de la machine électrique (1). 14. Système d'entraînement selon la revendication 13, dans lequel le capteur de position (11) est disposé dans la région de l'axe de rotation (5) d'un rotor de la machine électrique (1). 15. Système d'entraînement selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, qui présente un pont portique (13), qui reçoit deux machines électriques (1, 1) pour l'entraînement des roues d'un essieu, notamment d'un essieu avant (18) ou d'un essieu arrière du véhicule automobile. 16. Système d'entraînement selon la revendication 15, dans lequel les axes de rotation (19, 19) des deux machines électriques (1, 1) sont disposés parallèlement l'un à côté de l'autre.
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DISPOSITIF POUR LA MAINTENANCE D'UNE ALIMENTATION ELECTRIQUE La présente invention concerne un dispositif pour la maintenance d'une alimentation électrique. Elle s'applique, en particulier, à l'alimentation électrique de systèmes de sécurité, notamment pour la détection de fumées ou d'incendie. De nombreux systèmes sont alimentés par le secteur et par une batterie et disposent de moyens d'indications permettant d'indiquer des défauts de fonctionnement ou de sources d'énergie. Par exemple, ils fournissent des voyants et des contacts qui changent d'état lors d'un défaut d'alimentation secteur ou batterie. Cependant, ces indications sont insuffisantes et ne permettent pas de prévoir une panne d'alimentation, notamment un vieillissement de la batterie. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, la présente invention vise, selon un premier aspect, un dispositif pour la maintenance d'une alimentation électrique reliée au secteur comportant une batterie chargée par l'alimentation reliée au secteur, caractérisé en ce qu'il comporte : un moyen de mesure du courant de charge et du courant de décharge de la batterie et - un moyen de détection de vieillissement de la batterie en fonction des courants de charge et de décharge mesurés et - un moyen de transmission d'un message d'alerte en cas de détection de vieillissement. Grâce à ces dispositions, lorsque la batterie vieillit et que, en conséquence, l'énergie qu'elle fournit est très inférieure à l'énergie qu'elle reçoit, un système automatique et/ou un utilisateur peuvent être avertis et procéder au remplacement de la batterie. La sécurité du système alimenté par cette alimentation est ainsi améliorée. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de transmission de message d'alerte comporte un écran adapté à afficher ladite résistance interne. Grâce à ces dispositions, un utilisateur chargé de la maintenance peut directement être averti sans avoir à accéder à la batterie, à couper son alimentation et à utiliser un ampèremètre lors de la charge et de la décharge de la batterie. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de transmission de message d'alerte comporte un moyen de transmission à distance d'un signal représentatif de ladite résistance. Grâce à ces dispositions, un système centralisé peut surveiller un ensemble d'alimentations électriques et requérir le remplacement des batteries dont le vieillissement a été détecté. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de détection de vieillissement comporte un moyen de comparaison du ratio de l'énergie entrant sur l'énergie sortant avec une valeur limite. Selon des caractéristiques particulières, le dispositif objet de la présente invention comporte, en outre, un moyen de détermination d'une durée en fonction du vieillissement de la batterie et d'un événement prédéterminé et un moyen de temporisation adapté, lors de la survenance dudit événement prédéterminé, à laisser passer ladite durée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction du vieillissement de la batterie, on détermine pendant combien de temps un dispositif de sécurité peut fonctionner en toute sécurité avant d'effectuer une action, par exemple pour couper une alimentation après un défaut secteur et fermer une porte coupe-feu. La présente invention vise, selon un second aspect, un dispositif de sécurité comportant une alimentation et un dispositif de maintenance objet de la présente invention, telle que succinctement exposée ci-dessus. Selon des caractéristiques particulières, le dispositif de sécurité objet de la présente invention comporte une pluralité d'alimentations et de dispositifs de maintenance objets de la présente invention, une liaison informatique avec chaque dispositif de maintenance et un centralisateur de mise en réseau incendie. La présente invention a ainsi des applications de sécurité des bâtiments, de sites et d'ouvrages d'art. D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite, dans un but explicatif et nullement limitatif, en regard des dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 représente, schématiquement, un schéma-bloc d'une alimentation électrique et d'un dispositif de maintenance objets de la présente invention, - la figure 2 représente, schématiquement, un schéma-bloc d'un dispositif de sécurité objet de la présente invention et les figures 3 et 4 représentent, sous forme de logigrammes, des étapes de fonctionnement de l'alimentation illustrée en figure 1 et du dispositif illustré en figure 2. On observe, en figure 1, une entrée de secteur 110, une alimentation à découpage 115 et une batterie 125. On observe aussi, en figure 1, un dispositif de maintenance 105 comportant un microprocesseur 120, une liaison CMSI 130, un écran d'affichage 135, des interrupteurs 140 et 145, une sortie de basse tension 150, un capteur de tension et de courant 155, un voyant 180 indiquant le service ou le défaut de secteur ou de batterie, de l'alimentation 105 et un voyant 185 indiquant si la sortie de basse tension 150 alimente une charge. La liaison CMSI 130 est une liaison permettant le dialogue entre un centralisateur de mise en sécurité incendie et le microprocesseur 120. L'écran d'affichage 135 est de type connu, par exemple matriciel. Il constitue, avec les interrupteurs 140 et 145, une interface de dialogue avec un utilisateur. La sortie de basse tension 150 est adaptée à fournir une basse tension continue, par exemple de 24 ou 48 Volts. Le capteur de tension et de courant 155 est relié aux deux bornes de la sortie 150. Il comporte une résistance 160 en parallèle de la sortie 150 et très supérieure à la résistance nominale de la batterie 125 et un ampèremètre 170 sur l'une des lignes d'alimentation de la batterie 125. Pour mesurer la résistance interne de la batterie 125, le microprocesseur 120 commande la coupure de l'alimentation à découpage 115 et lit la mesure d'ampérage fournie par l'ampèremètre 170. Connaissant la tension aux bornes de la batterie, le microprocesseur 120 obtient la résistance interne de la batterie. Cette mesure, qui dure quelques millisecondes, est répétée périodiquement. L'entrée de secteur 110 est reliée au secteur, par exemple en 220 Volts et 50 Hz. L'alimentation à découpage 115 est de type connu. Elle fournit la basse tension sur la sortie 150. Le microprocesseur 120 est adapté à commander l'alimentation à découpage 115, à recevoir les signaux issus du capteur 155 et de la liaison CMSI 130 et à commander les signaux émis sur la liaison CMSI 130 et l'affichage sur l'écran d'affichage 135. La batterie 125 est de type connu. Elle délivre une tension de sortie supérieure à tension sur la sortie 150. Le microprocesseur 120 commande l'écran 135 pour y afficher la résistance interne de la batterie, le courant débité par la batterie, la tension de sortie 150 et la détection d'un défaut de secteur ou de batterie. De plus, le microprocesseur 120 commande la liaison CMSI pour transmettre ces valeurs à distance. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à comparer la résistance interne avec une valeur limite et, si la résistance interne est inférieure à la valeur limite, il commande l'écran 135 et la liaison 130 pour y afficher et y transmettre, respectivement, des informations qui représentent le résultat de cette comparaison. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à déterminer une durée en fonction de la résistance interne de la batterie et d'un événement prédéterminé et effectue une temporisation lors de la survenance de l'événement prédéterminé pour laisser passer la durée considérée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction de la résistance, le microprocesseur détermine à quel moment, lors d'une coupure du secteur, des portes coupe-feu doivent être fermées en relâchant des électro-aimants qui les retiennent en position ouverte. Sur la base de l'ampérage mesuré par l'ampèremètre 170, le microprocesseur 120 obtient le courant de charge et le courant de décharge de la batterie 125. Sur cette base, le microprocesseur 120 détermine l'énergie entrant dans la batterie 125 au cours de la charge et l'énergie sortant de la batterie 125 au cours de la décharge, effectue le ratio de la première sur la seconde et compare ce ratio à une valeur limite prédéterminée. Si ce ratio d'énergie entrant sur énergie sortant est supérieur à la valeur limite, le microprocesseur 120 transmet un message d'alerte, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison CMSI 130. Par ailleurs, le microprocesseur 120 commande l'écran 135 pour y afficher le courant débité par la batterie 125 et la tension de sortie 150. De plus, le microprocesseur 120 commande la liaison CMSI pour transmettre ces valeurs à distance. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à déterminer une durée en fonction du ratio qui représente le vieillissement de la batterie et d'un événement prédéterminé et effectue une temporisation lors de la survenance de l'événement prédéterminé pour laisser passer la durée considérée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction de la résistance, le microprocesseur détermine à quel moment, lors d'une coupure du secteur, des portes coupe-feu doivent être fermé en relâchant des électro-aimants qui les retiennent en position ouverte. On observe, en figure 2, dans un dispositif de sécurité 205, une pluralité d'alimentations et de dispositifs de maintenance 105 telles qu'illustrées en figure 1, une liaison informatique 210 reliée aux liaisons CMSI 130 de chaque alimentation et un centralisateur de mise en réseau incendie 215. On observe, en figure 3, qu'après une étape 305 de mise en fonctionnement de l'alimentation, la batterie est chargée au cours d'une étape 310. Au cours d'une étape 315, on mesure le courant de charge de la batterie. Si ensuite, au cours d'une étape 320, se produit un défaut de l'alimentation électrique par le secteur, la batterie fournit l'énergie électrique en sortie de l'alimentation. Au cours d'une étape 325, on mesure le courant de décharge de la batterie. Au cours d'une étape 330, sur la base de l'ampérage mesuré par l'ampèremètre 175, le microprocesseur 120 obtient le courant de charge et le courant de décharge de la batterie. Sur cette base, le microprocesseur 120 détermine l'énergie entrant dans la batterie au cours de la charge et l'énergie sortant de la batterie au cours de la décharge, effectue le ratio de la première sur la seconde et compare ce ratio à une valeur limite prédéterminée. Si ce ratio d'énergie entrant sur énergie sortant est supérieur à la valeur limite, le microprocesseur 120 transmet un message d'alerte, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison CMSI 130, au cours d'une étape 335. Au cours d'une étape 340, le dispositif de maintenance 105 mesure la tension de sortie. Au cours d'une étape 345, le dispositif de maintenance 105 émet un message représentatif de la tension de sortie et du courant débité, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison 130. Au cours d'une étape 350, le dispositif 105 détermine, pour un événement prédéterminé, tel qu'une coupure d'alimentation secteur, une durée, par exemple, une durée pendant laquelle la batterie peut fournir une tension et un courant suffisants pour un fonctionnement nominal du processeur 120 et de systèmes externes, par exemple des détecteurs de fumées ou d'incendie, des commandes de trappes d'évacuation de fumées, des commandes de portes coupe-feu. Au cours d'une étape 355, le microprocesseur 120 détermine l'autonomie en veille de l'alimentation en divisant sa capacité, en Ampère-heure par l'ampérage mesuré au cours de l'étape 325. Au cours d'une étape optionnelle 360 (illustrée en figure 4), sur commande de la part d'un utilisateur, typiquement un installateur ou un chargé de maintenance, en mettant en oeuvre une combinaison d'au moins un appui sur l'un des interrupteurs 140 et 145, le microprocesseur 120 déclenche une alarme et lit l'ampérage mesuré sur l'ampèremètre 170. Au cours d'une étape 365, le microprocesseur 120 détermine l'autonomie en alarme de l'alimentation en divisant sa capacité, en Ampère-heure par l'ampérage mesuré au cours de l'étape 350. Au cours d'une étape 370, le microprocesseur 120 compare chaque autonomie mesurée avec une valeur limite, généralement fixée par la loi. Au cours d'une étape 375, le microprocesseur 120 provoque l'affichage et la transmission à distance de chaque autonomie mesurée et, le cas échéant, une information indiquant qu'elle est inférieure à la valeur limite qui lui correspond. Lorsque l'événement prédéterminé se produit, ce qui peut déjà être le cas si cet événement est la coupure d'alimentation secteur survenue au cours de l'étape 315, au cours d'une étape 380, le processeur 120 effectue une temporisation (en anglais « timer »), c'est-à-dire un décompte de temps en partant de la durée déterminée au cours de l'étape 350. Préférentiellement, cette durée est préprogrammée ou déterminée en fonction de l'autonomie de la batterie en alarme. Lorsque cette durée est écoulée, au cours d'une étape 385, le microprocesseur déclenche une action de sécurité, par exemple l'ouverture de trappes d'évacuation, pour la conservation de la sécurité, ou la fermeture de portes coupe-feu, pour augmenter la sécurité au détriment du confort des utilisateurs. REVENDICATIONS1. Dispositif (105) pour la maintenance d'une alimentation électrique (115) reliée au secteur comportant une batterie (125) chargée par l'alimentation reliée au secteur, caractérisé en ce qu'il comporte : - un moyen (120, 170) de mesure du courant de charge et du courant de décharge de la batterie et - un moyen (120) de détection de vieillissement de la batterie en fonction des courants de charge et de décharge mesurés et - un moyen (120, 130, 135) de transmission d'un message d'alerte en cas de détection de vieillissement. 2. Dispositif (105) selon la revendication 1, dans lequel le moyen (120, 135) de transmission de message d'alerte comporte un écran (135) adapté à afficher ladite résistance interne. 3. Dispositif (105) selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans lequel le moyen (120, 130) de transmission de message d'alerte comporte un moyen de transmission à distance (130) d'un signal représentatif de ladite résistance. 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le moyen (120) de détection de vieillissement comporte un moyen de comparaison du ratio de l'énergie entrant sur l'énergie sortant avec une valeur limite. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, qui comporte un moyen (120) de détermination d'une durée en fonction du vieillissement de la batterie (125) et d'un événement prédéterminé et un moyen (120) de temporisation adapté, lors de la survenance dudit événement prédéterminé, à laisser passer ladite durée avant de déclencher une action prédéterminée. 6. Dispositif de sécurité (205) comportant une alimentation électrique (115) et un dispositif de maintenance (105) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 7. Dispositif de sécurité (205) selon la revendication 6, qui comporte une pluralité d'alimentations (115) et de dispositifs de maintenance (105) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, une liaison informatique (130) avec chaque dite alimentation et un centralisateur (215) de mise en réseau incendie.
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ALIMENTATION ELECTRIQUE La présente invention concerne une alimentation électrique. Elle s'applique, en particulier, à l'alimentation électrique de systèmes de sécurité, notamment pour la détection de fumées ou d'incendie. De nombreux systèmes sont alimentés par le secteur et par une batterie et disposent de moyens d'indications permettant d'indiquer des défauts de fonctionnement ou de sources d'énergie. Par exemple, ils fournissent des voyants et des contacts qui changent d'état lors d'un défaut d'alimentation secteur ou batterie. Cependant, ces indications sont insuffisantes et ne permettent pas de prévoir une panne d'alimentation, notamment un vieillissement de la batterie. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, la présente invention vise, selon un premier aspect, une alimentation électrique, caractérisée en ce qu'elle comporte : une alimentation reliée au secteur, une batterie chargée par l'alimentation reliée au secteur, un moyen de mesure de résistance interne de la batterie et - un moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie. Grâce à ces dispositions, lorsque la batterie vieillit et que, en conséquence, sa capacité à fournir de l'énergie électrique et sa résistance interne diminuent, un système automatique et/ou un utilisateur peuvent être avertis et procéder au remplacement de la batterie. La sécurité du système alimenté par cette alimentation est ainsi améliorée. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie comporte un écran adapté à afficher ladite résistance interne. Grâce à ces dispositions, un utilisateur peut directement lire la valeur de ladite résistance sur ledit écran. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie comporte un moyen de transmission à distance d'un signal représentatif de ladite résistance. Grâce à ces dispositions, un système centralisé peut surveiller un ensemble d'alimentations électriques et requérir le remplacement des batteries dont la résistance interne est insuffisante. Selon des caractéristiques particulières, l'alimentation objet de la présente invention comporte un moyen de comparaison de ladite résistance avec une valeur limite et un moyen de fourniture d'informations représentatives du résultat de ladite comparaison. Selon des caractéristiques particulières, le moyen de mesure de résistance interne de la batterie est adaptée à déterminer la tension et le courant électrique aux bornes de la batterie et à déterminer la résistance interne de la batterie en fonction de ladite tension et dudit courant électrique. Selon des caractéristiques particulières, l'alimentation objet de la présente invention comporte, en outre, un moyen de fourniture d'informations représentatives de la tension et/ou du courant aux bornes de la batterie. Selon des caractéristiques particulières, l'alimentation objet de la présente invention comporte, en outre, un moyen de mesure d'autonomie pour au moins un état de l'alimentation et un moyen de fourniture d'informations représentatives de l'autonomie mesurée. On peut ainsi vérifier, notamment au moment de l'installation ou d'une opération de vérification ou de maintenance, que l'autonomie de la batterie est suffisante dans au moins un état, par exemple en veille et en alarme. Selon des caractéristiques particulières, l'alimentation objet de la présente invention comporte un moyen de détermination d'une durée en fonction de la résistance de la batterie et d'un événement prédéterminé et un moyen de temporisation adapté, lors de la survenance dudit événement prédéterminé, à laisser passer ladite durée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction de la résistance interne de la batterie, on détermine pendant combien de temps un dispositif de sécurité peut fonctionner en toute sécurité avant d'effectuer une action, par exemple pour couper une alimentation après un défaut secteur et fermer une porte coupe-feu. La présente invention vise, selon un second aspect, un dispositif de sécurité comportant une alimentation objet de la présente invention, telle que succinctement exposée ci-dessus. Selon des caractéristiques particulières, le dispositif de sécurité objet de la présente invention comporte une pluralité d'alimentations objets de la présente invention, une liaison informatique avec chaque dite alimentation et un centralisateur de mise en réseau incendie. La présente invention s'applique ainsi à des applications de sécurité des bâtiments. D'autres avantages, buts et caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite, dans un but explicatif et nullement limitatif, en regard des dessins annexés, dans lesquels : - la figure 1 représente, schématiquement, un schéma-bloc d'une alimentation électrique de sécurité objet de la présente invention, la figure 2 représente, schématiquement, un schéma-bloc d'un dispositif de sécurité objet de la présente invention et - les figures 3 et 4 représentent, sous forme de logigrammes, des étapes de fonctionnement de l'alimentation illustrée en figure 1 et du dispositif illustré en figure 2. On observe, en figure 1, une alimentation 105 comportant une entrée de secteur 110, une alimentation à découpage 115 munie d'un microprocesseur 120, une batterie 125, une liaison CMSI 130, un écran d'affichage 135, des interrupteurs 140 et 145, une sortie de basse tension 150, un capteur de tension et de courant 155, un voyant 180 indiquant le service ou le défaut de secteur ou de batterie, de l'alimentation 105 et un voyant 185 indiquant si la sortie de basse tension 150 alimente une charge. La liaison CMSI 130 est une liaison permettant le dialogue entre un centralisateur de mise en sécurité incendie et le microprocesseur 120. L'écran d'affichage 135 est de type connu, par exemple matriciel. Il constitue, avec les interrupteurs 140 et 145, une interface de dialogue avec un utilisateur. La sortie de basse tension 150 est adaptée à fournir une basse tension continue, par exemple de 24 ou 48 Volts. Le capteur de tension et de courant 155 est relié aux deux bornes de la sortie 150. Il comporte une résistance 160 en parallèle de la sortie 150 et très supérieure à la résistance nominale de la batterie 125 et un ampèremètre 170 sur l'une des lignes d'alimentation de la batterie 125. Pour mesurer la résistance interne de la batterie 125, le microprocesseur 120 commande la coupure de l'alimentation à découpage 115 et lit la mesure d'ampérage fournie par l'ampèremètre 170. Connaissant la tension aux bornes de la batterie, le microprocesseur 120 obtient la résistance interne de la batterie. Cette mesure, qui dure quelques millisecondes, est répétée périodiquement. L'entrée de secteur 110 est reliée au secteur, par exemple en 220 Volts et 50 Hz. L'alimentation à découpage 115 est de type connu. Elle fournit la basse tension sur la sortie 150. Le microprocesseur 120 est adapté à commander l'alimentation à découpage 115, à recevoir les signaux issus du capteur 155 et de la liaison CMSI 130 et à commander les signaux émis sur la liaison CMSI 130 et l'affichage sur l'écran d'affichage 135. La batterie 125 est de type connu. Elle délivre une tension de sortie supérieure à tension sur la sortie 150. Ainsi, l'alimentation électrique de sécurité décrite en figure 1 comporte : une alimentation à découpage reliée au secteur, une batterie chargée par l'alimentation à découpage, un moyen de mesure de résistance interne de la batterie et un moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie. Le microprocesseur 120 commande l'écran 135 pour y afficher la résistance interne de la batterie, le courant débité par la batterie, la tension de sortie 150 et la détection d'un défaut de secteur ou de batterie. De plus, le microprocesseur 120 commande la liaison CMSI pour transmettre ces valeurs à distance. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à comparer la résistance interne avec une valeur limite et, si la résistance interne est inférieure à la valeur limite, il commande l'écran 135 et la liaison 130 pour y afficher et y transmettre, respectivement, des informations qui représentent le résultat de cette comparaison. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à déterminer une durée en fonction de la résistance interne de la batterie et d'un événement prédéterminé et effectue une temporisation lors de la survenance de l'événement prédéterminé pour laisser passer la durée considérée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction de la résistance, le microprocesseur détermine à quel moment, lors d'une coupure du secteur, des portes coupe-feu doivent être fermées en relâchant des électro-aimants qui les retiennent en position ouverte. On comprend que, sur la base de l'ampérage mesuré par l'ampèremètre 170, le microprocesseur 120 obtient le courant de charge et le courant de décharge de la batterie 125. Sur cette base, le microprocesseur 120 détermine l'énergie entrant dans la batterie 125 au cours de la charge et l'énergie sortant de la batterie 125 au cours de la décharge, effectue le ratio de la première sur la seconde et compare ce ratio à une valeur limite prédéterminée. Si ce ratio d'énergie entrant sur énergie sortant est supérieur à la valeur limite, le microprocesseur 120 transmet un message d'alerte, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison CMSI 130. Par ailleurs, le microprocesseur 120 commande l'écran 135 pour y afficher le courant débité par la batterie 125 et la tension de sortie 150. De plus, le microprocesseur 120 commande la liaison CMSI pour transmettre ces valeurs à distance. Préférentiellement, le microprocesseur 120 est adapté à déterminer une durée en fonction du ratio qui représente le vieillissement de la batterie et d'un événement prédéterminé et effectue une temporisation lors de la survenance de l'événement prédéterminé pour laisser passer la durée considérée avant de déclencher une action prédéterminée. Par exemple, en fonction de la résistance, le microprocesseur détermine à quel moment, lors d'une coupure du secteur, des portes coupe-feu doivent être fermé en relâchant des électro-aimants qui les retiennent en position ouverte. On observe, en figure 2, dans un dispositif de sécurité 205, une pluralité d'alimentations 105 telles qu'illustrées en figure 1, une liaison informatique 210 reliée aux liaisons CMSI 130 de chaque alimentation 105 et un centralisateur de mise en réseau incendie 215. On observe, en figure 3, qu'après une étape 305 de mise en fonctionnement de l'alimentation, la batterie est chargée au cours d'une étape 310. Si ensuite, au cours d'une étape 315, se produit un défaut de l'alimentation électrique par le secteur, la batterie fournit l'énergie électrique en sortie de l'alimentation 105. Au cours d'une étape 320, l'alimentation électrique 105 émet un message d'alerte pour signaler la coupure d'alimentation secteur, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison 130. Au cours d'une étape 325, le microprocesseur 120 commande une coupure de quelques millisecondes de l'alimentation à découpage. Au cours d'une étape 330, le microprocesseur 120 lit la mesure du courant débité. Au cours d'une étape 335, l'alimentation 105 détermine la résistance interne de la batterie en appliquant la loi d'Ohm. Au cours d'une étape 340, l'alimentation électrique 105 émet un message représentatif de la tension de sortie, du courant débité et de la résistance interne de la batterie, à la fois sur l'écran 135 et sur la liaison 130. Au cours d'une étape 345, le processeur 120 effectue une comparaison de la résistance interne de la batterie avec une valeur limite et, si la résistance est inférieure à la valeur limite, il fournit, à l'écran 135 et sur la liaison 130, des informations représentatives du résultat de la comparaison afin que des opérations de maintenance puisse être réalisées. En variante, au cours de l'étape 345, le microprocesseur 120 effectue une extrapolation de l'évolution de la résistance interne de la batterie et compare la valeur extrapolée avec la valeur limite. Alternativement, au cours de l'étape 345, le processeur 120 effectue une comparaison de l'énergie entrant dans la batterie et de l'énergie sortant de la batterie, à partir des courants de charge et de décharge et si le ratio de ces énergies est supérieur à une valeur limite prédéterminée, il fournit, à l'écran 135 et sur la liaison 130, des informations représentatives du résultat de la comparaison afin que des opérations de maintenance puisse être réalisées. Au cours d'une étape 350, l'alimentation 105 détermine, pour un événement prédéterminé, tel qu'une coupure d'alimentation secteur, une durée, par exemple, une durée pendant laquelle la batterie peut fournir une tension et un courant suffisants pour un fonctionnement nominal du processeur 120 et de systèmes externes, par exemple des détecteurs de fumées ou d'incendie, des commandes de trappes d'évacuation de fumées, des commandes de portes coupe-feu. Au cours d'une étape 355, le microprocesseur 120 détermine l'autonomie en veille de l'alimentation en divisant sa capacité, en Ampère-heure par l'ampérage mesuré au cours de l'étape 330. Au cours d'une étape optionnelle 360 (illustrée en figure 4), sur commande de la part d'un utilisateur, typiquement un installateur ou un chargé de maintenance, en mettant en oeuvre une combinaison d'au moins un appui sur l'un des interrupteurs 140 et 145, le microprocesseur 120 déclenche une alarme et lit l'ampérage mesuré sur l'ampèremètre 170. Au cours d'une étape 365, le microprocesseur 120 détermine l'autonomie en alarme de l'alimentation en divisant sa capacité, en Ampère-heure par l'ampérage mesuré au cours de l'étape 350. Au cours d'une étape 370, le microprocesseur 120 compare chaque autonomie mesurée avec une valeur limite, généralement fixée par la loi. Au cours d'une étape 375, le microprocesseur 120 provoque l'affichage et la transmission à distance de chaque autonomie mesurée et, le cas échéant, une information indiquant qu'elle est inférieure à la valeur limite qui lui correspond. Lorsque l'événement prédéterminé se produit, ce qui peut déjà être le cas si cet événement est la coupure d'alimentation secteur survenue au cours de l'étape 315, au cours d'une étape 380, le processeur 120 effectue une temporisation (en anglais « timer »), c'est-à-dire un décompte de temps en partant de la durée déterminée au cours de l'étape 350. Préférentiellement, cette durée est préprogrammée ou déterminée en fonction de l'autonomie de la batterie en alarme. Lorsque cette durée est écoulée, au cours d'une étape 385, le microprocesseur déclenche une action de sécurité, par exemple l'ouverture de trappes d'évacuation, pour la conservation de la sécurité, ou la fermeture de portes coupe-feu, pour augmenter la sécurité au détriment du confort des utilisateurs. REVENDICATIONS1. Alimentation électrique, caractérisée en ce qu'elle comporte : une alimentation (115) reliée au secteur (110), - une batterie (125) chargée par l'alimentation reliée au secteur, - un moyen (120, 155) de mesure de résistance interne de la batterie et - un moyen (120, 135) de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie. 2. Alimentation électrique selon la revendication 1, dans laquelle le moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie comporte un écran (135) adapté à afficher ladite résistance interne. 3. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans laquelle le moyen de fourniture d'informations représentatives de la résistance interne de la batterie comporte un moyen de transmission à distance (130) d'un signal représentatif de ladite résistance. 4. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, qui comporte, en outre, un moyen (120) de comparaison de ladite résistance avec une valeur limite et un moyen de fourniture d'informations représentatives du résultat de ladite comparaison. 5. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle le moyen de mesure de résistance interne de la batterie est adapté à déterminer la tension et le courant électrique aux bornes de la batterie et à déterminer la résistance interne de la batterie en fonction de ladite tension et dudit courant électrique. 6. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, qui comporte, en outre, un moyen (135) de fourniture d'informations représentatives de la tension et/ou du courant aux bornes de la batterie. 7. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, qui comporte, en outre, un moyen (120, 170) de mesure d'autonomie pour au moins un état de l'alimentation et un moyen (135) de fourniture d'informations représentatives de l'autonomie mesurée. 8. Alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, qui comporte un moyen (120) de détermination d'une durée en fonction de la résistance de la batterie et d'un événement prédéterminé et un moyen de temporisation adapté, lors de la survenance dudit événement prédéterminé, à laisser passer ladite durée avant de déclencher une action prédéterminée. 9. Dispositif de sécurité (205) comportant une alimentation électrique selon l'une quelconque des revendications 1 à 8. 10. Dispositif de sécurité (205) selon la revendication 9, qui comporte une pluralité d'alimentations selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, une liaison 5 informatique avec chaque dite alimentation et un centralisateur de mise en réseau incendie.
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MOTEUR A AIMANTS PERMANENTS A PÔLES CONSEQUENTS DOMAINE TECHNIQUE La présente divulgation concerne les moteurs à aimants permanents à pôles conséquents qui sont par exemple utilisés dans les véhicules à moteur, tels que les véhicules hybrides et les véhicules électriques ; ces moteurs sont constitués d'un rotor magnétique doux avec une pluralité de pôles conséquents et avec une pluralité de pôles d'aimants permanents. ARRIERE PLAN Les moteurs utilisant des aimants permanents en terres rares présentant une performance magnétique élevée sont très utilisés dans un large éventail de dispositifs. D'autre part, au regard de l'épuisement des ressources de la planète, on étudie des moteurs conçus pour réduire au minimum l'utilisation d'aimants permanents en terres rares. La Publication de la Demande de Brevet japonais No. 2004- 357489 divulgue un moteur avec un rotor à pôles conséquents à titre d'exemple du dernier type de moteurs ; ce moteur sera 25 également désigné par « moteur à pôles conséquents ». Le moteur à pôles conséquents divulgué dans la Publication de Brevet est composé d'une pluralité de pôles d'aimants permanents présentant la même polarité magnétique, tels que le 30 pôle Nord et le pôle Sud, en périphérie extérieure d'un rotor magnétique doux cylindrique. Le rotor magnétique doux cylindrique est conçu comme un rotor à pôles conséquents comprenant une pluralité de projections radialement sortantes disposées respectivement entre la pluralité de pôles d'aimants permanents de sorte que les polarités magnétiques de la pluralité de pôles d'aimants permanents amènent la pluralité de projections à être alors aimantées à la même polarité magnétique opposée à la polarité magnétique de la pluralité de pôles d'aimants permanents. Un tel moteur à pôles conséquents comprend un nombre de pôles d'aimants permanents, qui est la moitié du nombre des pôles d'aimants permanents de moteurs à aimants permanents normaux, maintenant ainsi sa performance magnétique en réduisant le nombre des pôles d'aimants permanents. D'un autre côté, les moteurs à bobinage concentré sont principalement utilisés pour divers dispositifs. Les moteurs à 12 fentes et 10 pôles avec un bobinage concentré ou les moteurs à 12 fentes et 14 pôles à bobinage concentré, qui ont un facteur de bobinage relativement élevé, ont été proposés en vue de limiter la dégradation de la performance magnétique de ces moteurs. Par exemple, la figure 9 est un tableau montrant schématiquement une corrélation entre des angles électriques de dents de l'induit d'un moteur à 12 fentes et 10 pôles et des angles mécaniques des dents correspondantes par rotation de l'angle mécanique de 360°(égale à un angle électrique de 1800) du rotor à 10 pôles en supposant que l'une des dents est une dent de référence au niveau d'un angle électrique et d'un angle mécanique égaux à 0. La figure 10 est un tableau illustrant schématiquement une corrélation entre : des numéros d'index 1, 2, ..., 12 attribués aux dents en partant de la dent adjacente à la dent de référence et en allant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre jusqu'à la dent de référence du moteur à 12 fentes et 10 pôles, des angles électriques des dents correspondantes 1, 2, ..., 12 de l'induit du moteur à 12 fentes et 10 pôles, et des angles mécaniques des dents correspondantes 1, 2, ...12. Comme le montrent la figure 9 et la figure 10, un cycle de champ magnétique de rotation créé par des courants d'induit correspond à 360 degrés électriques, et donc, le degré électrique 0 se confond avec le degré électrique 360. RESUME Ces moteurs à 12 fentes et 10 pôles ou moteurs à 12 fentes et 14 pôles utilisent des rotors à aimants permanents normaux, ce qui présente des risques d'épuisement des ressources naturelles. Dans le but de s'attaquer à ces risques, les inventeurs ont essayé d'appliquer un rotor à pôles conséquents d'un moteur à 12 fentes et 10 pôles et ont réalisé des expériences afin d'explorer les caractéristiques du moteur à 12 fentes et 10 pôles doté du rotor à pôles conséquents. Les résultats des expériences montrent l'augmentation des vibrations radiales dans le moteur à 12 fentes et 10 pôles entraînant l'apparition de bruit en comparaison aux moteurs à 12 fentes et 10 pôles avec un rotor à aimant permanent normal. Les inventeurs se sont aperçus que l'un des facteurs derrière cette augmentation des vibrations radiales réside dans le décalage entre le nombre de paires de pôles de 5 pour le rotor à pôles conséquents du moteur à 12 fentes et à 10 pôles et le nombre de paies de pôles qui est de 4 pour le champ magnétique de rotation créé par des courants d'induit. En outre, inventeurs comme le montrent les figures 9 et 10, les ont relevé qu'un facteur alternatif derrière l'augmentation de la vibration radiale c'est l'absence de dents adoptant le même parmi ces facteurs degré électrique par rotation d'un angle mécanique de 360 degrés du rotor à 10 pôles. C'est à dire que le degré électrique qu'une dent adopte par rotation d'un angle mécanique de 360 degrés du rotor à 10 pôles ne se répète pas. En vue de réduire une telle vibration radiale augmentée, les inventeurs ont conçu un moteur à pôles conséquents présentant une capacité de répétition de l'angle électrique qu'adopte une dent par rotation d'un angle mécanique de 360 degrés du rotor, tel qu'un moteur à 60 fentes et 10 pôles ayant un rotor à pôles conséquents et un induit à bobinage distribué à pas diamétral. Le moteur à 60 fentes et 10 pôles avec le rotor à pôles conséquents et l'induit à bobine distribuée à pas diamétral qui sera simplement désigné par moteur à 60 fentes et 10 pôles présente cinq paires de pôles du champ magnétique de rotation créé par des courants d'induit ; ces cinq paires de pôles se confondent avec les cinq paires de pôles du rotor à pôles conséquents. Plus précisément, la figure 11 est un tableau illustrant schématiquement une corrélation entre des angles électriques de dents d'un induit de ce moteur à 60 fentes et 10 pôles, et des angles mécaniques des dents correspondantes par rotation d'angle mécanique de 360 (égale à un angle électrique de 1800) du rotor à pôles conséquents en supposant que l'une des dents est une dent de référence au niveau d'un angle électrique et d'un angle mécanique égaux à 0. La figure 12 est un tableau montrant schématiquement une corrélation entre : des numéros d'index 1, 2, ..., 60 attribués aux dents en partant de la dent adjacente à la dent de référence dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre jusqu'à la dent de référence du moteur à 60 fentes et 10 pôles, des angles électriques des dents correspondantes 1, 2, ..., 60 de l'induit du moteur à 60 fentes et 10 pôles et des angles mécaniques des dents correspondantes 1, 2, ... 60. Comme le montrent les figures 11 et 12, un cycle du champ magnétique de rotation créé par les courants d'induit correspond à 360 degrés électriques, et donc, les 0 degrés électriques se confondent avec les 360 degrés électriques. De manière générale, pour un moteur à pôles conséquents, il est important d'aimanter chaque pôle conséquent jusqu'à un niveau proche de la densité de flux de saturation du matériau d'un pôle conséquent correspondant afin d'améliorer la performance magnétique, en d'autres termes, pour avoir la quantité de flux magnétique à un niveau permettant la saturation de chaque pôle conséquent. A cet effet, un pôle conséquent d'un moteur à pôles conséquents est ainsi aimanté par le biais d'un circuit magnétique dans lequel un flux magnétique généré du pôle d'un aimant retourne au pôle conséquent par l'intermédiaire de dents correspondantes opposées au pôle de l'aimant. En outre, la densité de flux de saturation du matériau des pôles conséquents est supérieure à celle du matériau des pôles de l'aimant. Pour cette raison, si on devait concevoir un tel moteur à pôles conséquents ayant un induit avec un bobinage distribué à pas diamétral exactement comme les moteurs à pôles conséquents conventionnels, de sorte que le nombre de dents de l'induit opposé à chaque pôle d'aimant soit identique à celui des dents en regard de chaque pôle correspondant, il serait difficile d'obtenir la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant à un niveau qui permette la saturation de chaque pôle conséquent parce que la quantité du flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant dépend de la surface d'un pôle d'aimant correspondant en regard des dents correspondantes. L'augmentation de la surface de chaque pôle d'aimant en regard aux dents correspondantes aurait pour effet l'augmentation du diamètre du moteur à pôles conséquents. Ceci entraînerait l'augmentation de la taille, et donc du prix de revient, du moteur à pôles conséquents. Une installation d'un tel moteur à pôles conséquents de grande taille dans des véhicules à moteurs aurait pour conséquence la dégradation de la compétitivité des véhicules à moteurs en termes de coût. A la lumière des éléments énoncés ci-dessus, un aspect de la présente divulgation est de prévoir des moteurs à aimants permanents à pôles conséquents conçus pour résoudre au moins l'un des problèmes cités ci-dessus. Plus précisément, un aspect alternatif de la présente divulgation vise à fournir des moteurs capables d'assurer un compromis entre : l'augmentation de la quantité de flux magnétique généré des aimants permanents des moteurs pour aimanter des pôles conséquents, et la réduction de la taille des moteurs. Selon un aspect alternatif de la présente divulgation, on prévoit un moteur comportant un élément de rotor annulaire réalisé en matériau magnétique doux et prévu en rotation dans le moteur. L'élément de rotor comprend une pluralité de premiers pôles magnétiques agencés dans une direction de circonférence de l'élément de rotor avec des espaces entre eux. Chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques est formé par une partie périphérique extérieure de l'élément de rotor et d'un aimant permanent. L'élément de rotor comprend une pluralité de seconds pôles magnétiques s'étendant de manière radiale de l'élément de rotor et agencés respectivement entre la pluralité de premiers pôles magnétiques. La pluralité de seconds pôles magnétiques sont par conséquent aimantés comme une pluralité de pôles conséquents par la pluralité de premiers pôles magnétiques. Le moteur comprend un induit prévu en regard de l'élément de rotor en vue de générer un champ magnétique de rotation. L'induit comprend plusieurs ensembles de dents agencées dans une direction de rotation de l'élément de rotor de sorte que chaque ensemble de dents dans les plusieurs ensembles de dents se trouve dans un cycle angulaire électrique du champ magnétique de rotation. Le cycle angulaire électrique correspond au pas d'une paire de pôles de l'élément de rotor annulaire. Un nombre de dents dans la pluralité de dents dans le pas d'une paire de pôles est réglé à 2k (k étant un nombre entier), et un nombre de dents en vis-à-vis des premiers pôles magnétiques dans la pluralité de dents est réglé de façon à être supérieur ou égal à la somme k + 1. Les propriétés et/ou avantages ci-dessus et/ou d'autres propriétés et/ou avantages de divers aspects de la présente divulgation ressortiront plus clairement à la lumière de la description qui suit prise en relation avec les dessins joints. Divers aspects de la présente divulgation peuvent inclure et/ou exclure différentes propriétés, et/ou divers avantages lorsque cela est applicable. De plus, divers aspects de la présente divulgation peuvent combiner une ou plusieurs propriétés d'autres modes de réalisation lorsque cela est applicable. Les descriptions des propriétés, et/ou des avantages de modes de réalisation particuliers ne doivent pas être considérés comme limitant d'autres modes de réalisation ou les revendications. BREVE DESCRIPTION DES DESSINS D'autres aspects de la présente divulgation ressortiront clairement de la description qui suit de modes de réalisation en référence aux dessins joints dans lesquels : La figure lA est une vue en coupe latérale d'un moteur triphasé à 60 fentes, i0 pôles, selon le premier mode de réalisation de la présente divulgation ; La figure 1B est une vue en coupe agrandie d'une partie du moteur illustré dans la figure 1 ; La figure 2 est une vue en coupe latérale d'un moteur triphasé à 60 fentes et 10 pôles selon la première modification du premier mode de réalisation de la présente divulgation ; La figure 3 est une vue en coupe latérale d'un moteur triphasé à 60 fentes et 10 pôles selon la seconde modification du premier mode de réalisation de la présente divulgation ; 20 La figure 4A est une vue en coupe latérale d'un moteur triphasé à 60 fentes et 10 pôles selon le second mode de réalisation de la présente divulgation ; La figure 4B est une vue en coupe agrandie d'une partie du moteur illustré dans la figure 4A ; 25 La figure 5 est une vue en coupe latérale du rotor d'un moteur triphasé à 60 fentes et 10 pôles selon le troisième mode de réalisation de la présente divulgation ; 30 La figure 6 est un graphique illustrant schématiquement une corrélation entre chacune de valeurs mesurées du rapport de réduction de la grandeur d'un couple d'encochage lorsque la grandeur de référence du couple d'encochage est normalisé à 1.0 selon le troisième mode de réalisation ;15 La figure 7 est une vue en perspective agrandie d'un segment conducteur devant être utilisé pour des bobinages d'induit d'un moteur selon la troisième modification du premier mode de réalisation ; et La figure 8 est une vue en perspective agrandie d'une partie du moteur selon la troisième modification du premier mode de réalisation ; 10 La figure 9 est une table montrant schématiquement une corrélation entre des angles électriques de dents de l'induit d'un moteur à 12 fentes et 10 pôles et des angles mécaniques des dents correspondantes par rotation de l'angle mécanique de 360 degrés du rotor à 10 pôles en supposant que l'une des 15 dents est une dent de référence aux angles électrique et mécanique nuls ; La figure 10 est un tableau montrant schématiquement une corrélation entre des numéros d'index attribués aux dents en 20 partant de la dent adjacente à la dent de référence dans le sens contraire des aiguilles d'une montre jusqu'à la dent de référence du moteur à 12 fentes et 10 pôles, des angles électriques des dents correspondantes de l'induit du moteur à 12 fentes et 10 pôles et des angles mécaniques des dents 25 correspondantes ; La figure 11 est un tableau montrant schématiquement une corrélation entre des angles électriques de dents de l'induit d'un moteur à 60 fentes et 10 pôles, et des angles mécaniques 30 des dents correspondantes par rotation de 360 de l'angle mécanique du rotor à pôles conséquents en supposant que l'une des dents est une dent de référence aux angles électrique et mécanique nuls ; et5 La figure 12 est un tableau montrant schématiquement une corrélation entre : des numéros d'index attribués aux dents en partant de la dent adjacente à la dent de référence dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre jusqu'à la dent de référence du moteur à 60 fentes et 10 pôles, des angles électriques des dents correspondantes de l'induit du moteur à 60 fentes et 10 pôles, et des angles mécaniques des dents correspondantes. DESCRIPTION DETAILLEE DES MODES DE REALISATION Des modes de réalisation de la présente divulgation seront à présent décrits en faisant référence aux dessins joints. Dans les dessins des symboles de référence identiques sont utilisés pour identifier des composants identiques correspondants. A noter que pour illustrer la structure et les fonctionnements des modes de réalisation de manière simple, des hachures sont évitées dans l'illustration dans certains dessins joints. Premier Mode de Réalisation En faisant référence aux dessins, en particulier aux figures 1A et 1B, on y montre un moteur triphasé à 60 fentes et 10 pôles de forme sensiblement cylindrique, désigné simplement par « moteur 10 ». Le moteur 10 comprend un induit 2, un rotor sensiblement annulaire 3 prévu en regard de l'induit avec un entrefer entre les deux, et un arbre rotatif 4 réalisé en matière amagnétique par exemple, telle que l'acier inoxydable. L'induit 2 comporte un noyau d'induit 2a sensiblement annulaire. Le noyau d'induit 2a est constitué par une culasse annulaire 21 et soixante dents 22 se projetant de manière radialement rentrante à partir de la surface intérieure de la culasse 21. Les soixante dents 22 sont agencées en circonférence à pas réguliers entre elles. Des espaces entourés par des dents adjacentes en circonférence et la culasse 21 procurent soixante fentes du noyau d'induit 2a. Les surfaces intérieures des soixante dents 22 procurent la périphérie intérieure du noyau d'induit 2a. Le rotor 3 est réalisé en une feuille d'acier magnétique à titre d'exemple de matériaux magnétiques doux, et est constitué par une culasse sensiblement annulaire (noyau) 32 l'arbre rotatif 4 étant fixé à sa périphérie intérieure. Le rotor 3 est composé de cinq pôles d'aimants permanents 31 réalisé par exemple en aimants en terres rares contenant par exemple le néodyme et le dysprosium. Les cinq pôles d'aimants permanents 31 ont la même polarité magnétique, telles que le pôle Nord et le pôle Sud, et sont montés en périphérie extérieure de la culasse 32. Les cinq pôles d'aimants permanents 31 sont agencés en circonférence à pas réguliers entre eux. La surface extérieure de chacun des pôles d'aimants permanents 31 est incurvée avec un rayon de courbure 25 prédéterminé autour de l'axe central de l'arbre rotatif 4. La culasse 32 est dotée de cinq projections 33 s'étendant de manière radialement sortante disposées respectivement entre les cinq pôles d'aimants permanents 31 et agencées en 30 circonférence à pas réguliers. Avec la configuration du rotor 3, les polarités des cinq pôles d'aimants permanents 31 amènent les cinq projections 33 à être donc aimantées de la même polarité magnétique opposée à la polarité magnétique des cinq pôles d'aimants permanents 31 ; ces projections 33 seront donc désignées par « pôles conséquents 33 » ci-après. La culasse 32 est composé d'espaces 34 entre les pôles d'aimants permanents 31 et les pôles conséquents 33 ; ces espaces 34 servent de barrières magnétiques entre les pôles d'aimants permanents 31 et les pôles conséquents 33. La surface extérieure de chacun des pôles conséquents 33 est incurvée avec un rayon de courbure prédéterminé autour de l'axe central de l'arbre rotatif 4. 10 Le rotor 3 présente un pas d'une paire de pôles c'est à dire un pas entre les mêmes pôles adjacents de 72 degrés mécaniques qui correspondent à 360 degrés électriques. Comme le montrent les figures 1A et 1B, il y a douze dents 22 du noyau d'induit 2a dans 72 degrés mécaniques correspondant à un 15 pas de paire de pôles du rotor 3. Le moteur à 60 fentes et 10 pôles selon le premier mode de réalisation est un exemple de la présente divulgation. Plus précisément, un moteur à aimants permanents à pôles conséquents selon la présente divulgation est configuré de sorte à avoir 2k dents dans un angle 20 mécanique correspondant au pas de paire de pôles du rotor ; k étant un nombre entier. En d'autres termes, parce que le moteur à 60 fentes et 10 pôles est configuré de sorte à avoir douze dents 22 dans 72 degrés mécaniques correspondants à un pas de paire de pôles du rotor 3, k est fixé à 6. Ainsi, le 25 pas entre des fentes adjacentes (dents 22) du noyau d'induit 2 est fixé à 30 degrés électriques, qui est un entier sous multiple de 60 degrés électriques (voir les figures 11 et 12). L'induit 2 comprend également des bobinages d'induit 30 triphasés 2b (voir la figure 1B) enroulés dans le noyau d'induit 2a selon une configuration de bobinage à pas diamétral distribué. On peut utiliser, à titre de chacun des bobinages d'induit triphasés 2b, la liaison d'une pluralité de segments conducteurs composé chacun d'une paire de parties dans les fentes et une partie de spire reliant les parties dans les fentes appariées ou un fil continu présentant une forme rectangulaire au niveau de sa coupe latérale. Par exemple, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 2a, qui correspond à un pas de paire de pôles du rotor 3, comprenant douze fentes (1), (2), ..., (12), une première bobine de phase U est enroulée dans la première fente (1) et la septième fente (7), et une seconde bobine de phase U est enroulée dans la seconde fente (2) et la huitième fente (8). La première bobine de phase U et la seconde bobine de phase U sont par exemple reliées en série pour donner le bobinage de phase U. les symboles de référence « U » et « -U » représentent des sens d'un courant d'induit (courant alternatif de phase U) circulant à travers chacune des première et seconde bobines de phase U. par exemple, le courant alternatif de phase U circulant à travers la partie de la première bobine de phase U dans la première fente (1) est de sens opposé à celui qui circule à travers la partie de la première bobine de phase U dans la septième fente (7). De façon similaire, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 2a, une première bobine de phase V est enroulée dans la cinquième fente (5) et la onzième fente (11), et une seconde bobine de phase V est enroulée dans la sixième fente (6) et la douzième fente (12). La première bobine de phase V et la seconde bobine de phase V sont par exemple connectées en série pour donner le bobinage de phase V. les symboles de référence « V » et « -V » représentent des sens d'un courant d'induit (courant alternatif de phase V) circulant à travers chacune des première et seconde bobines de phase V. par exemple, le courant alternatif de phase V circulant à travers la partie de la première bobine de phase V dans la cinquième fente (5) est de sens opposé à celui qui circule à travers la partie de la première bobine de phase V dans la onzième fente (11). De plus, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 2a, une première bobine de phase W est enroulée dans la neuvième fente (9) et la troisième fente (3), et une seconde bobine de phase W est enroulée dans la dixième fente (10) et la quatrième fente (4). La première bobine de phase W et la seconde bobine de phase W sont par exemple connectées en série pour donner le bobinage de phase W. les symboles de référence « W » et « -W » représentent des sens d'un courant d'induit (courant alternatif de phase W) circulant à travers chacune des première et seconde bobines de phase W. Par exemple, le courant alternatif de phase W circulant à travers la partie de la première bobine de phase W dans la neuvième fente (9) est de sens opposé à celui qui circule à travers la partie de la première bobine de phase W dans la troisième fente (3). Ainsi que pour le premier ensemble des fentes (1) à (12), des bobinages 2b de phases U, V et W sont enroulés dans chacun : du second ensemble de fentes (13) à (24), du troisième ensemble de fentes (25) à (36), du quatrième ensemble de fentes (37) à (48), et du cinquième ensemble de fentes (49) à (60). En d'autres termes, les bobinages d'induit 2b sont classés en : le premier groupe de bobinages d'induit enroulés dans le premier ensemble des fentes (1) à (12), le second groupe de bobinages d'induit enroulés dans le second ensemble des fentes (13) à (24), le troisième groupe de bobinages d'induit enroulés dans le troisième ensemble des fentes (25) à (36), le quatrième groupe de bobinages d'induit enroulés dans le quatrième groupe des fentes (37) à {48) et le cinquième groupe de bobinages d'induit enroulés dans le cinquième ensemble des fentes (49) à (60). Les courants d'induit (courants alternatifs des phases U, V et W) présentent une différence de phase de 120 degrés ; ces courants d'induit sont alimentés depuis un onduleur 40. L'application d'un cycle (360 degrés électriques) des courants d'induit du premier groupe de bobinages d'induit crée un cycle (360 degrés électriques) d'un champ magnétique de rotation. En d'autres termes, le champ magnétique créé par les courants d'induit alimentés à chaque groupe de bobinages d'induit tourne de 360 degrés électriques correspondants à l'angle mécanique de 75 degrés. Ainsi, l'application des courants d'induit de manière séquentielle aux premier jusqu'au cinquième groupes de bobinages d'induit crée un champ magnétique de rotation continu présentant cinq paires de pôles autour du noyau d'induit 2a (360 degrés mécaniques). Chacune des première et seconde bobines de phase U, de la première et seconde bobines de phase V et de la première et seconde bobines de phase W peut être attaquée individuellement comme deux paires de bobinages triphasés par une paire d'onduleurs. L'interaction magnétique entre le champ magnétique de rotation continu et chacun des pôles (les pôles d'aimants permanents 31 et les pôles conséquents 33) du rotor crée du couple pour faire tourner le rotor 3. Le moteur 10 selon le premier mode de réalisation est spécifiquement conçu de sorte que le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle d'aimant permanent 31 soit fixé à sept est égal à la somme de k et de 1 et le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 33 est fixé à cinq est égal à la soustraction de 1 de k. En particulier, afin de maximiser le flux de raccordement des pôles 31 et 33 du rotor 3 aux bobinages d'induit 2b de l'induit 2, le moteur 10 est conçu de sorte qu'une largeur angulaire électrique circonférentielle Om de chacun des pôles d'aimants permanents 31 soit fixée à 207 degrés électriques, et qu'une largeur angulaire électrique circonférentielle Oc de chacun des pôles conséquents 33 soit fixée à 145 degrés électriques. Ainsi, une largeur angulaire électrique circonférentielle de chacune des barrières magnétiques 34 est réglée à 8 degrés électriques. On décrit ci-après comment déterminer la largeur angulaire électrique circonférentielle Om de chacun des pôles d'aimants permanents 31 et la largeur angulaire électrique circonférentielle Oc de chacun des pôles conséquents 33 en vue de maximiser le flux de raccordement des pôles 31 et 33 du rotor 33 des bobinages d'induit 2b de l'induit 2. Plus précisément, dans le premier mode de réalisation, à titre de matériau de chacun des pôles d'aimants permanents 31, un aimant à base de terres rares avec une densité de flux résiduel Br de 1,4 Tesla [T], et, à titre de matériau de la culasse 32 du rotor 3, une feuille en acier magnétique ayant une densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T]. A noter que, pour maximiser le flux de raccordement des pôles 31 et 33 du rotor 3 aux bobinages d'induit 2b de l'induit 2, il faut concevoir la quantité de flux magnétique passant à travers les pôles d'aimants permanents 31 et les pôles conséquents 33 à sa limite haute. La quantité cpm de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 31 est proportionnelle au produit entre la largeur angulaire circulaire Om d'un pôle d'aimant permanent correspondant 31 et la densité de flux résiduel Br, qui est exprimée par l'équation suivante : cpm « em x Br. De manière similaire, la quantité cps de flux magnétique généré de chaque pôle conséquent 33 est proportionnelle au produit entre la densité de flux de saturation Bst et la soustraction de la largeur angulaire circulaire em de 2n, qui est exprimée par l'équation suivante : ps «(2n - em) x Bst. Dans le premier mode de réalisation, du fait que le matériau de chacun des pôles d'aimants permanents 31 avec la densité de flux résiduel Br de 1,4 [T] et le matériau de chaque pôle magnétique conséquent 33 avec la densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T] sont sélectionnés, une valeur de la largeur angulaire circulaire em de chaque pôle d'aimant permanent 31, qui satisfait l'équation « 9m = 9s », est sensiblement calculée comme étant de 207 degrés électriques. Comme précité, du fait que les barrières magnétiques 34 sont prévues entre les pôles d'aimants permanents 31 et les pôles conséquents 33, la détermination de la largeur angulaire électrique circonférentielle em de chaque pôle d'aimant permanent 31 à 207 degrés électriques détermine la largeur angulaire circulaire es de chaque pôle conséquent 33 à 145 degrés électriques. Comme précité, le moteur 10 selon le premier mode de réalisation comporte plusieurs ensemble de dents 22 de l'induit 2, chaque ensemble comprenant des bobinages d'induit multiphasés. Les plusieurs ensembles de dents 22 sont agencés dans la direction de rotation du rotor 3 de sorte qu'un ensemble de dents 22 parmi les plusieurs ensembles de dents 22 corresponde à un cycle d'un champ magnétique de rotation généré lorsque les bobinages d'induit multiphasés d'un ensemble de dents 22 sont excités ; ce cycle du champ magnétique de rotation correspond à un pas de paire de pôles du rotor 3. Le moteur 10 est également configuré de sorte que : 2k dents soient prévues à l'intérieur d'un angle mécanique correspondant à un pas de paire de pôles du rotor 3 ; et le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle d'aimant permanent 31 est réglé de sorte à être supérieur ou égal à la somme k + 1. En particulier, le moteur 10 est configuré de sorte que le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 33 10 soit réglé pour être inférieur ou égal à k-1. La configuration du moteur 10 précitée augmente la longueur de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 dans la direction circonférentielle du rotor 3 en 15 comparaison au moteur à 60 fentes et 10 pôles dont le nombre de dents de l'induit en regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de dents en regard de chaque pôle conséquent de pratiquement 15 pourcent, ces 15 pourcents étant calculés en divisant 207 par 180. 20 Il devient donc possible d'accroître la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 31 du moteur 10 de pratiquement 15 pourcent en comparaison à la quantité de flux magnétique généré de chaque aimant permanent 25 d'un moteur à 60 fentes et 10 pôles dont le nombre de dents de l'induit en regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de-dents en regard de chaque pôle conséquent. En d'autres termes, si la quantité de flux magnétique 30 généré de chaque pôle d'aimant permanent 31 du moteur 10 est conçu pour être en accord avec la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent d'un moteur à 60 fentes et 10 pôles (un moteur à 60 fentes et 10 pôles normal) dont le nombre de dents de l'induit en regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de dents en regard de chaque pôle conséquent, la quantité de matériaux pour les aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 31 du moteur 10 peut être réduite en comparaison à la quantité de matériaux pour aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents du moteur à 6o fentes et 10 pôles normal. Dans le cas contraire, si la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 31 du moteur 10 est conçu pour être en accord avec la quantité de flux magnétique généré de chaque aimant permanent du moteur à 60 fentes et 10 pôles normal, on peut réduire la longueur axiale de circuits magnétiques entre l'induit 2 et le rotor 3, c'est-à-dire, la longueur axiale du moteur 10 de 15 pourcent en comparaison à la longueur axiale du moteur à 60 fentes et 10 pôles normal. De plus, le moteur 10 selon le premier mode de réalisation est configuré de sorte qu'il n'y ait qu'un seul pôle d'aimant permanent en circuits magnétiques généré entre l'induit 2 et le rotor 3 dans un pas de paire de pôles du rotor 3. Ceci réduit la reluctance magnétique entre l'induit 2 et le rotor 3 en comparaison à celle de moteurs à aimants permanents à surface normale. Parce que le pôle conséquent 33 est réalisé d'au moins un matériau magnétique doux, la densité de flux de saturation de chaque pôle conséquent 33 est supérieure à la densité de flux résiduel de chaque pôle d'aimant permanent 31. Parce que les bobinages d'induit triphasés 2b sont enroulés dans le noyau d'induit 2a dans des bobinages à pas diamétral, distribués, les circuits magnétiques générés entre l'induit 2 et le rotor 3 passent sur les dents 22 dans un pas de paire de pôles du rotor 3. Ceci permet la génération de cinq paires de pôles du champ magnétique de rotation, ce qui est en accord avec cinq paires de pôles du rotor 3. Ceci réduit la génération de vibration radiale dans le moteur 10. C'est-à-dire que, tout en réalisant un avantage technique en éliminant, du moins en réduisant, la génération de vibration radiale, la configuration du moteur 10 augmente le flux de raccordement des pôles 31 et 33 du rotor 3 aux bobinages d'induit 2b de l'induit 2, permettant d'équilibrer le maintien d'une performance de génération de couple du moteur 10 et la réduction de l'encombrement du moteur 10. Le moteur 10 est configuré de sorte que le pas entre des fentes adjacentes du noyau d'induit 2 est réglé à 30 degrés électriques, qui est un sous-multiple entier de 60 degrés électriques (voir les figures 11 et 12). Cette configuration facilite la conception du moteur 10 et génère de manière fiable la capacité de répétition de degrés électriques, par exemple, 30 degrés électriques, qu'adopte une dent 22 par rotation d'un angle mécanique de 360° du rotor 10, réduisant ainsi le bruit dû à une vibration radiale accrue dans le moteur 10. En particulier, le moteur 10 est conçu de sorte que : le nombre de fentes par pôle dans l'induit 2 soit réglé à 2, le pas entre des fentes adjacentes (dents adjacentes 22) du noyau d'induit 2a soit réglé à 30 degrés électriques, le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle d'aimant permanent 31 soit égal à sept, et le nombre de dents 22 en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 33 soit égal à cinq. Ceci permet à l'homme du métier de fabriquer facilement le moteur 10. Le moteur 10 est configuré de sorte que les cinq pôles d'aimants permanents 31 soient montés sur la périphérie extérieure de la culasse 32 en étant disposés avec des pas circonférentiellement réguliers entre eux. Cette configuration facilite encore la fabrication du moteur 10. Un moteur 10A selon la première modification du premier mode de réalisation est illustré dans la figure 2. La structure et/ou les fonctions du moteur 10A selon la première modification est/sont différente(s) de celle(s) du moteur 10 par les points suivants. De ce fait, on décrira principalement les points différents ci-après. Comme le montre la figure 2, la culasse 32 est dotée de cinq projections 33a s'étendant de manière radialement sortante et de cinq projections 33b s'étendant de manière radialement sortante. Une largeur angulaire électrique circonférentielle em de chacune des cinq projections 33a s'étendant de manière radialement sortante est réglée à 207 degrés électriques de plus que celle de chacune des cinq projections 33b s'étendant de manière radialement sortante. Chacune des cinq parties 33a s'étendant de manière radialement sortante fait office de pôle saillant du rotor 3. Le rotor 3 est également composé de cinq paires d'aimants permanents 31a et 31b en forme de plaque et ayant la même polarité magnétique, telle que le pôle Nord ou Sud. Les aimants permanents 31a et 31b de chaque paire sont intégrés dans une projection correspondante 33a pour faire office de projection correspondante 33a comme un pôle d'aimant permanent. Un coté principal de chacun des aimants permanents 31a et 31b est en vis-à-vis de la périphérie intérieure de l'induit 2, et un bord de l'aimant permanent 31a et celui de l'aimant permanent 31b de chaque paire sont intimement en regard l'un par rapport à l'autre ou en contact proche l'un avec l'autre. Comme dans le premier mode de réalisation, les polarités magnétiques des cinq paires de pôles d'aimants permanents 31a et 31b amènent les cinq projections 33b à être aimantées de la même polarité magnétique opposée à la polarité magnétique des cinq paires de pôles d'aimants permanents 31a et 31b ; ces projections 33b seront donc désignées par « pôles conséquents 33b » ci-après. La configuration du moteur 10 selon la première modification du premier mode de réalisation peut générer un couple de reluctance entre chaque pôle saillant 33a du rotor 3 et un pôle correspondant du champ magnétique de rotation continu généré dans l'induit 2. Ainsi, en plus des avantages techniques réalisés dans le premier mode de réalisation, la configuration du moteur 10A selon la première modification du premier mode de réalisation permet de réduire la quantité de matériaux d'aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 31 du moteur l0A en comparaison à la quantité de matériaux d'aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 31 du moteur 10 selon le premier mode de réalisation parce que le moteur 10A peut utiliser le couple de reluctance pour mettre le rotor 3 en rotation. Un moteur 10B selon la seconde modification du premier mode de réalisation est illustré dans la figure 3. La structure et/ou les fonctions du moteur 10B selon la seconde modification est/sont différente(s) de celle(s) du moteur 1OA par les points suivants. De ce fait, on décrira principalement les points différents ci-après. Comme le montre la figure 3, le rotor 3 est constitué de cinq aimants permanents 31c ayant une forme de plaque et présentant la même polarité magnétique, telle que le pôle Nord ou Sud. Les aimants permanents 31C sont incorporés dans les projections respectives 33a pour que chacune des projections 33a serve de pôle d'aimant permanent. Un coté principal de chaque aimant permanent 31c est en vis-à-vis de la périphérie intérieure de l'induit 2. Comme dans la première modification, les polarités magnétiques des cinq pôles d'aimants permanents 31c amènent les cinq projections 33b à être aimantées à la même polarité magnétique opposée à la polarité magnétique des cinq pôles d'aimants permanents 31c ; ces projections 33b seront donc désignées par « pôles conséquents 33b » ci-après. La configuration du moteur 10B selon la seconde modification du premier mode de réalisation peut générer un couple de reluctance entre chaque pôle saillant 33a du rotor 3 et un pôle correspondant du champ magnétique de rotation continu généré dans l'induit 2. Ainsi, en plus des avantages techniques réalisés dans le premier mode de réalisation, la configuration du moteur 10B selon la seconde modification du premier mode de réalisation permet de réduire la quantité de matériaux d'aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 31 du moteur 10B en comparaison à la quantité de matériaux d'aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 31 du moteur 10 parce que le moteur 10B peut utiliser le couple de reluctance pour mettre le rotor 3 en rotation. SECOND MODE DE REALISATION Un moteur 10-1 selon le second mode de réalisation de la présente divulgation sera à présent décrit en référence aux figures 4A et 4B. La structure et/ou les fonctions du moteur 10-1 selon le second mode de réalisation est/sont différente(s) de celle(s) du moteur 10 par les points suivants. De ce fait, on décrira principalement les points différents ci-après. Comme le montre la figure 4A, on y montre un moteur 10-1 triphasé à 54 fentes et 6 pôles de forme sensiblement cylindrique, désigné simplement par « moteur 10-1 ». Le moteur 10-1 est constitué d'un induit 5 et d'un rotor 6 sensiblement annulaire 6. L'induit 5 comprend un noyau d'induit 5a sensiblement 20 annulaire. Le noyau d'induit 5a est constitué d'une culasse annulaire 51 et de cinquante quatre dents 52 se projetant de manière radialement rentrante depuis la surface intérieure de la culasse 51. Les cinquante quatre dents 52 sont agencées de maniere circonférentielle avec des pas réguliers entre elles. 25 Des espaces entourés par des dents circonférentiellement adjacentes et la culasse 51 procurent cinquante quatre fentes du noyau d'induit 5a. Les surfaces intérieures des six dents 52 procurent la périphérie intérieure du noyau d'induit 5a. 30 Le rotor 6 est réalisé en une feuille d'acier magnétique en tant qu'exemple de matériaux magnétiques doux, et est composé d'une culasse sensiblement annulaire (noyau) 62 avec sa périphérie intérieure à laquelle l'arbre rotatif 4 est fixé. Le rotor 6 est composé de trois pôles d'aimants15 permanents 61 réalisés par exemple d'aimants à base de terres rares. Les trois pôles d'aimants permanents 61 ont la même polarité magnétique telle que le pôle Nord ou Sud, et sont montés sur la périphérie extérieure de la culasse 62. Les trois pôles d'aimants permanents 61 sont agencés circonférentiellement avec des pas réguliers entre eux. La surface extérieure de chacun des pôles d'aimants permanents 61 est incurvée avec un rayon de courbure prédéterminé autour de l'axe central de l'arbre rotatif 4. La culasse 62 est dotée de trois projections 63 s'étendant de manière radialement sortante respectivement disposées entre les trois pôles d'aimants permanents 61 et agencées circonférentiellement avec des pas réguliers entre elles. Avec la configuration du rotor 6, les polarités magnétiques des trois pôles d'aimants permanents 61 amènent les trois projections 63 à être aimantées à la même polarité magnétique opposée à la polarité magnétique des trois pôles d'aimants permanents 61 ; trois projections 63 seront donc désignées par « pôles conséquents 63 » ci-après. La culasse 62 est constituée d'espaces 64 entre les pôles d'aimants permanents 61 les pôles conséquents 63 ; ces espaces 64 servent de barrières magnétiques entre les pôles d'aimants permanents 61 et les pôles conséquents 63. La surface extérieure de chacun des pôles conséquents 63 est incurvée avec un rayon de courbure prédéterminé autour de l'axe central de l'arbre rotatif 4. Le rotor 6 présente un pas de paire de pôles de 120 degrés mécaniques correspondant à 360 degrés électriques. Comme le montrent les figures 4A et 4B, il y a dix huit dents 52 du noyau d'induit 5a à l'intérieur de 120 degrés mécaniques correspondants à un pas de paire de pôles du rotor 5. Le moteur 10-1 à 54 fentes et 6 pôles selon le second mode de réalisation est configuré de sorte à avoir dix huit dents 52 dans 120 degrés mécaniques correspondants à un pas de paire de pôles du rotor 6, k est réglé à 9. Ainsi, le pas entre des fentes adjacentes (dents adjacentes 22) du noyau d'induit 2 est réglé à 20 degrés électriques. L'induit 5 comprend également des bobinages d'induit triphasés 5b (voir la figure 4B) enroulés dans le noyau d'induit 5a selon une configuration de bobinage à pas diamétral distribué. Pour jouer le rôle de chacun des bobinages d'induit triphasés 5b, on peut utiliser la liaison d'une pluralité de segments conducteurs chacun constitué d'une paire de parties dans les fentes et d'une partie de spire reliant les parties appariées, dans les fentes, ou un fil continu ayant une forme rectangulaire dans sa coupe latérale. Par exemple, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 5a, qui correspond à un pas de paire de pôles du rotor 6, comprenant dix huit fentes (1), (2), ..., (18), une première bobine de phase U est enroulée dans la première fente (1) et la dixième fente (10), et une seconde bobine de phase U est enroulée dans la seconde fente (2) et la onzième fente (11) et une troisième bobine de phase U est enroulée dans la troisième fente (3) et la douzième fente (12). La première bobine, la seconde bobine et la troisième bobine de phase U sont par exemple connectées en série pour donner le bobinage de phase U. De façon similaire, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 5a, une première bobine de phase V est enroulée dans la septième fente (7) et la seizième fente (16), et une seconde bobine de phase V est enroulée dans la huitième fente (8) et la dix-septième fente (17), et une troisième bobine de phase V est enroulée dans la neuvième fente (9) et la dix huitième fente (18). La première bobine de phase V, la seconde bobine de phase V et la troisième bobine de phase V sont par exemple connectées en série pour donner le bobinage de phase V. De plus, dans un cycle angulaire électrique (360 degrés électriques) du noyau d'induit 5a, une première bobine de phase W est enroulée dans la treizième fente (13) et la quatrième fente (4), et une seconde bobine de phase W est 10 enroulée dans la quatorzième fente (14) et la cinquième fente (5), et une troisième bobine de phase W est enroulée dans la quinzième fente (15) et la sixième fente (6). La première bobine de phase W, la seconde bobine de phase W et la troisième bobine de phase W sont par exemple connectées en 15 série pour donner le bobinage de phase W. Ainsi que pour le premier ensemble des fentes (1) à (18), des bobinages de phases U, V et W 5b sont enroulés dans chacun : du second ensemble de fentes (19) à (36), et du 20 troisième ensemble de fentes (37) à (54). En d'autres termes, les bobinages d'induit 5b sont classés en : le premier groupe de bobinages d'induit enroulés dans le premier ensemble des fentes (1) à (18), le second groupe de bobinages d'induit enroulés dans le second ensemble des fentes (19) à (36), et le 25 troisième groupe de bobinages d'induit enroulés dans le troisième ensemble des fentes (37) à (54). Les courants d'induit (courants alternatifs des phases U, V et W) présentent une différence de phase de 120 degrés ; ces 30 courants d'induit sont alimentés depuis l'onduleur 40. L'application d'un cycle (360 degrés électriques) des courants d'induit du premier groupe de bobinages d'induit crée un cycle (360 degrés électriques) d'un champ magnétique de rotation. En d'autres termes, le champ magnétique créé par les courants d'induit alimentés à chaque groupe de bobinages d'induit tourne de 360 degrés électriques correspondants à l'angle mécanique de 120 degrés. Ainsi, l'application des courants d'induit de manière séquentielle aux premier jusqu'au troisième groupes respectifs de bobinages d'induit crée un champ magnétique de rotation continu présentant trois paires de pôles autour du noyau d'induit 5a (360 degrés mécaniques). Chacune des première et seconde bobines de phase U, de la première et seconde bobines de phase V et de la première et seconde bobines de phase W peuvent être attaquées individuellement comme deux paires de bobinages triphasés par une paire d'onduleurs. L'interaction magnétique entre le champ magnétique de rotation continu et les pôles (les pôles d'aimants permanents 61 et les pôles conséquents 63) du rotor crée du couple pour faire tourner le rotor 6. Le moteur 10-1 selon le premier mode de réalisation est spécifiquement conçu de sorte que le nombre de dents 52 en vis-a-vis de chaque pôle d'aimant permanent 61 soit fixé à onze est égal à la somme k+2 et le nombre de dents 52 en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 63 est fixé à six est égal à la soustraction k-3. En particulier, afin de maximiser le flux de raccordement des pôles 61 et 63 du rotor 6 aux bobinages d'induit 5b de l'induit 5, le moteur 10-1 est conçu de sorte qu'une largeur angulaire électrique circonférentielle Om de chacun des pôles d'aimants permanents 61 soit fixée à 220 degrés électriques, et qu'une largeur angulaire électrique circonférentielle ec de chacun des pôles conséquents 63 soit fixée à 130 degrés électriques. Ainsi, une largeur angulaire électrique 29 circonférentielle de chacune des barrières magnétiques 64 est réglée à 10 degrés électriques. On décrit ci-après comment déterminer la largeur angulaire électrique circonférentielle em de chacun des pôles d'aimants permanents 61 et la largeur angulaire électrique circonférentielle ec de chacun des pôles conséquents 63 en vue de maximiser le flux de raccordement des pôles 61 et 63 du rotor 33 des bobinages d'induit 5b de l'induit 5. Plus précisément, dans le second mode de réalisation, comme matériau de chacun des pôles d'aimants permanents 61, un aimant à base de terres rares avec une densité de flux résiduel Br de 1,2 Telsa [T], et, comme matériau de la culasse 62 du rotor 6, une feuille en acier magnétique ayant une densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T]. A noter que, pour maximiser le flux de raccordement des pôles 61 et 63 du rotor 6 aux bobinages d'induit 5b de l'induit 5, il faut concevoir la quantité de flux magnétique passant à travers les pôles d'aimants permanents 61 et les pôles conséquents 63 à sa limite haute. La quantité pm de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 61 est proportionnelle au produit entre la largeur angulaire circulaire em d'un pôle d'aimant permanent correspondant 61 et la densité de flux résiduel Br, qui est exprimée par l'équation suivante : pm «em x Br. De manière similaire, la quantité 9s de flux magnétique généré de chaque pôle conséquent 63 est proportionnelle au produit entre la densité de flux de saturation Bst et la soustraction de la largeur angulaire circulaire em de 2n (c'est-à-dire, 2n - 6m), qui est exprimée par l'équation suivante : ps « (2n - em) x Bst. Dans le second mode de réalisation, du fait que le matériau de chacun des pôles d'aimants permanents 61 avec la densité de flux résiduel Br de 1,2 [T] et le matériau de chaque pôle d'aimant conséquent 63 avec la densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T] sont sélectionnés, une valeur de la largeur angulaire circulaire em de chaque pôle d'aimant permanent 61, qui satisfait l'équation « cpm = cps », est sensiblement calculée comme étant 220 degrés électriques. Comme précité, du fait que les barrières magnétiques 64 sont prévues entre les pôles d'aimants permanents 61 et les pôles conséquents 63, la détermination de la largeur angulaire électrique circonférentielle em de chaque pôle d'aimant permanent 61 à 220 degrés électriques détermine la largeur angulaire circulaire es de chaque pôle conséquent 63 à 130 degrés électriques. La configuration du moteur 10-1 précitée augmente la longueur de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 61 dans la direction circonférentielle du rotor 6 en comparaison au moteur à 54 fentes et 6 pôles dont le nombre de dents de l'induit én regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de dents en regard de chaque pôle conséquent de pratiquement 22 pourcent, ces 22 pourcents étant calculés en divisant 220 par 180. Il devient donc possible d'accroître la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 61 du moteur 10-1 de pratiquement 22 pourcent en comparaison à la quantité de flux magnétique généré de chaque aimant permanent d'un moteur à 54 fentes et 6 pôles dont le nombre de dents de l'induit en regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de dents en regard de chaque pôle conséquent. En d'autres termes, si la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 61 du moteur 10-1 est conçue pour être en accord avec la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent d'un moteur à 54 fentes et 6 pôles (un moteur à 54 fentes et 6 pôles normal) dont le nombre de dents de l'induit en regard de chaque pôle d'aimant est identique à celui de dents en regard de chaque pôle conséquent, la quantité de matériaux pour les aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents 61 du moteur 10-1 peut être réduite en comparaison à la quantité de matériaux pour aimants permanents à utiliser pour les pôles d'aimants permanents du moteur à 54 fentes et 6 pôles normal. Dans le cas contraire, si la quantité de flux magnétique généré de chaque pôle d'aimant permanent 61 du moteur 10-1 est conçue pour être en accord avec la quantité de flux magnétique généré de chaque aimant permanent du moteur à 54 fentes et 6 pôles normal, on peut réduire la longueur axiale de circuits magnétiques entre l'induit 2 et le rotor 3, c'est-à-dire, la longueur axiale du moteur 10 de 22 pourcent en comparaison à la longueur axiale du moteur à 54 fentes et 6 pôles normal. Le moteur 10-1 selon le second mode de réalisation peut 20 également réaliser pratiquement les mêmes avantages que ceux du moteur 10 du premier mode de réalisation. En particulier, le moteur 10 est conçu de sorte que : le nombre de fentes par pôle dans l'induit 5 soit réglé à 3, le 25 pas entre des fentes adjacentes du noyau d'induit 5a soit réglé à 20 degrés électriques, le nombre de dents 52 en vis-à-vis de chaque pôle d'aimant permanent 61 soit égal à dix, et le nombre de dents 52 en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 63 soit égal à huit. Ceci permet à l'homme du métier de 30 fabriquer facilement le moteur 10-1. TROISIEME MODE DE REALISATION Un moteur 10-2 selon le troisième mode de réalisation de la présente divulgation sera à présent décrit en référence à la figure 5. La structure et/ou les fonctions du moteur 10-2 selon le troisième mode de réalisation est/sont différente(s) de celle(s) du moteur 10 par les points suivants. De ce fait, on décrira principalement les points différents ci-après. Le moteur 10 selon le premier mode de réalisation est configuré de sorte que le rayon de courbure de chaque pôle d'aimant permanent 31 à partir de l'axe central de l'arbre rotatif 4 soit identique à celui de chaque pôle conséquent 33 à partir de l'axe central de l'arbre rotatif 4. Cependant, le moteur 10-2 selon le troisième mode de réalisation est conçu de sorte qu'un rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 soit défini à partir d'un point central P situé radialement à l'extérieur de l'axe central de l'arbre rotatif 4. Parce qu'un rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 est défini à partir de l'axe central de l'arbre rotatif 4, la conception du moteur 10-2 réduit le rayon de courbure r1 de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 en comparaison au rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31. La conception du moteur 10-2 réduit par conséquent le couple d'encochage du moteur 10-2. Les inventeurs ont réalisés des expériences en vue de mesurer le rapport de réduction de la grandeur du couple d'encochage par la grandeur du couple d'encochage mesuré lorsque le rapport du rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 est réglé à 1,0 tout en changeant le rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31. Le rapport de réduction de la grandeur du couple d'encochage parla grandeur du couple d'encochage mesurée lorsque le rapport (rai) du rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 est réglé à 1,0 sera désigné par « grandeur de référence du couple d'encochage ». La figure 6 montre la corrélation entre chacune des valeurs mesurées du rapport de réduction de la grandeur de couple d'encochage par la grandeur de référence du couple d'encochage lorsque la grandeur de référence de couple d'encochage est normalisée à 1 ,0. La première valeur mesurée du rapport de réduction de la grandeur de couple d'encochage par la grandeur de référence de couple de référence correspond au rapport (ra2) de 0,8 du rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31. La seconde valeur mesurée du rapport de réduction de la grandeur de couple d'encochage par la grandeur de référence de couple d'encochage correspond au rapport (ra3) de 0,6 du rayon de courbure r1 de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31. La troisième valeur mesurée du rapport de réduction de la grandeur de couple d'encochage par la grandeur de référence de couple d'encochage correspond au rapport (ra4) de 0,4 du rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31. Comme le montre la figure 6, plus le rapport du rayon de courbure rl de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 par le rayon de courbure r2 de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 est bas, plus la grandeur de couple d'encochage baisse. C'est-à-dire que la configuration du moteur 10-2 selon le troisième mode de réalisation réduit la grandeur de couple d'encochage en comparaison à la configuration du moteur 10 selon le premier mode de réalisation. Dans chacun des premier au troisième modes de réalisation, chacun des pôles d'aimants permanents 31 présente une forme sensiblement semi cylindrique s'étendant en parallèle à la direction axiale de l'arbre rotatif 4. Chacune des pôles d'aimants permanents 31 comprend une surface intérieure, qui est au moins en partie plate (voir la flèche Y1 de la figure 1), en regard de sa surface extérieure incurvée. Au moins une partie de la périphérie extérieure de la culasse 32 sur laquelle la partie plate de la surface intérieure de chacun des pôles d'aimants permanents 31 est montée est formée plate. Cette configuration de chacun des pôles d'aimants permanents 31 facilite le positionnement de chacun des pôles d'aimants permanents 31 pour le monter sur une partie correspondante de la périphérie extérieure de la culasse 32, et/ou la forme d'un matériau d'aimant permanent dans chacun des pôles d'aimants permanents 31, permettant d'aboutir à une efficience de fabrication plus importante du moteur 10. De manière similaire, dans le second mode de réalisation, chacun des pôles d'aimants permanents 61 présente une forme de plaque s'étendant parallèlement à la direction axiale de l'arbre rotatif 4 et dont la coupe latérale, orthogonale à la direction axiale de l'arbre rotatif 4, présente une forme sensiblement arquée. Chacun des pôles d'aimants permanents 61 présente une surface intérieure incurvée, dont au moins un bord latéral est plat (voir la flèche Y1 dans la figure 4), en regard de sa surface extérieure incurvée. Au moins une partie de la périphérie extérieure de la culasse 32 sur laquelle l'au moins une extrémité plate latérale de la surface intérieure incurvée de chacun des pôles d'aimants permanents 61 est montée est formée plate. La configuration de chacun des pôles d'aimants permanents 61 facilite le positionnement de chacun des pôles d'aimants permanents 61 pour le monter dans une partie correspondante de la périphérie extérieure de la culasse 62, et/ou la forme d'un matériau d'aimant permanent dans chacun des pôles d'aimants permanents 61, permettant d'aboutir à une plus grande efficacité de fabrication du moteur 10-1. Le nombre de pôles d'un rotor et le nombre de dents d'un induit ne sont pas limités à chacun des moteurs 10, 10A, lOBn 10-1 et 10-2 selon les premier au troisième modes de réalisation et leurs modifications. Plus précisément, diverses combinaisons entre le nombre de pôles d'un rotor et le nombre de dents d'un induit avec une configuration de bobinage à pas diamétral, distribué peuvent être incluses dans la portée de la présente divulgation. En outre, comme montré dans les figures 2 et 3, chacun des pôles d'aimants permanents 31 et 61 est monté sur la périphérie extérieure d'une culasse correspondante des culasses 32 et 62, mais peuvent être intégrés dans une culasse correspondante des culasses 32 et 62. Comme décrit ci-dessus, le rapport de la longueur de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 dans la direction circonférentielle du rotor 3 par la longueur de la surface extérieure de chacun pôle conséquent 33 dans la direction circonférentielle du rotor 3 est égal au rapport de la densité de flux de saturation Bst du matériau de chacun des pôles conséquents 33 par la densité de flux résiduel Br du matériau de chacun des pôles d'aimants permanents 31. Après sélection du matériau de chaque pôle d'aimant permanent 31 et du matériau de chaque pôle conséquent 33, cette relation permet à la longueur de la surface extérieure de chaque pôle d'aimant permanent 31 et à celle de la surface extérieure de chaque pôle conséquent 33 dans la direction circonférentielle du rotor 3 d'être conçues de façon unique. Parce que la densité de flux de saturation Bst d'un matériau magnétique doux à utiliser pour chaque pôle conséquent 33 est généralement supérieure à la densité de flux résiduel Br d'un aimant permanent à utiliser pour chaque pôle d'aimant permanent 31, ce que l'on peut exprimer par Bs > Br. Par exemple, comme décrit dans le premier mode de réalisation, en utilisant le matériau de chaque pôle d'aimant permanent 33 avec la densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T] et le matériau de chaque pôle d'aimant permanent 31 avec la densité de flux résiduel Br de 1,4 [T] permet une conception unique de 207 degrés électriques de la largeur angulaire circulaire em de chaque pôle d'aimant permanent 31. Comme autre exemple, comme décrit dans le second mode de réalisation, en utilisant le matériau de chaque pôle d'aimant conséquent 33 avec la densité de flux de saturation Bst de 1,9 [T] et le matériau de chaque pôle d'aimant permanent 31 avec la densité de flux résiduel Br de 1,2 [T] permet une conception unique de 220 2960109 37' degrés électriques de la largeur angulaire circulaire de chaque pôle d'aimant permanent 31. A noter que la somme du nombre de dents en vis-à-vis de 5 chaque pôle d'aimant permanent 31 (61) et le nombre de dents en vis-à-vis de chaque pôle conséquent 33 (63) peut être différente de 2k. Les figures 7 et 8 montrent de façon schématique la 10 troisième modification du premier mode de réalisation. La troisième modification montre spécifiquement un exemple de la liaison d'une pluralité de segments conducteurs utilisés comme étant chacun des bobinages d'induit triphasés 2b enroulés dans le noyau d'induit 2a selon une configuration de bobinage à pas 15 diamétral, distribué. Comme illustré dans la figure 7, la pluralité de segments conducteurs 7 sont prévus. Chacun de la pluralité de segments conducteurs 7 est constitué d'une paire de parties 7a dans les 20 fentes et d'une partie de spire 7b en U ou en V de sorte que les parties 7a dans les fentes s'étendant au niveau de l'une de leurs extrémités des extrémités de la partie de spire 7b. avant l'installation de chaque segment conducteur 7 dans le noyau d'induit 2a, l'autre extrémité de chacune des parties 7a 25 dans les fentes s'étend droite. L'une des parties 7a dans les fentes d'un segment conducteur 7 est insérée dans une fente correspondante du noyau d'induit 2a, et l'autre des parties 7a dans les fentes 30 est insérée dans une fente correspondante du noyau d'induit 2a à partir du as de la page de la figure 8 de sorte que les autres extrémités des parties 7a dans les fentes se projettent des fentes correspondantes du noyau d'induit 2a. ces autres extrémités des parties 7a dans les fentes se projetant hors des fentes correspondantes (le noyau d'induit 2a) seront désignées ci-après par « parties d'extrémité en projection ». Par la suite, chacune des parties d'extrémité en projection du segment conducteur 7 est pliée pour fléchir vers l'extérieur par un angle électrique prédéterminé par rapport à la direction axiale d'une fente correspondante. Après le pliage, une extrémité de pointe des parties d'extrémité en projection du segment conducteur 7 est jointe par soudure (voir le numéro de référence 71 dans la figure 8) à une extrémité de pointe d'une partie correspondante parmi les parties d'extrémité en projection d'un segment conducteur alternatif 7 inséré dans des fentes correspondantes de la même manière que le segment conducteur 7. C'est-à-dire que la pluralité de segments conducteurs 7 sont insérés dans des fentes correspondantes du noyau d'induit 2a, les parties d'extrémité en projection de chacun des segments conducteurs insérés 7 sont pliées, et une extrémité de pointe de chacune des parties d'extrémité en projection de chacun des segments conducteurs 7 est jointe par soudure à une extrémité de pointe d'une partie correspondante parmi les parties d'extrémité en projection d'un segment correspondant parmi les segments conducteurs insérés 7. Ceci procure des bobinages d'induit triphasés 2b, chacun desquels étant constitué par la liaison d'un nombre de segments conducteurs 7, enroulés dans le noyau d'induit 2a selon une configuration de bobinage à pas diamétral, distribué. Cette configuration de bobinage permet d'avoir un alignement des extrémités de bobines des bobinages d'induit, par exemple, dans le sens circonférentiel et radial du moteur 10. Ceci permet de réduire l'encombrement du moteur 10. Habituellement, les moteurs dont les bobinages d'induit présentent une configuration de bobinage distribué peuvent généralement augmenter la longueur des extrémités de bobine des bobinages d'induit, dégradant la réduction de l'encombrement des moteurs. Cependant, le moteur 10 dont chacun des bobinages d'induit 2b est constitué de la liaison d'une pluralité de segments conducteurs empêche l'augmentation de la longueur des extrémités de bobines des bobinages d'induit. Bien que l'on ait décrit ici des modes de réalisation illustratifs de la présente divulgation, cette dernière n'y est pas limitée, mais intègre tout mode de réalisation ou tous les modes de réalisation présentant des modifications, omissions, combinaisons (par exemple, des aspects sur divers modes de réalisation), adaptations et/ou alternatives dont se rendrait compte l'homme du métier en se fondant sur la présente divulgation. Les limitations dans les revendications doivent être interprétées dans un sens large sur la base de la terminologie employée dans ces dernières et ne pas être limitées à des exemples décrits dans la présente spécification ou au cours de la procédure relative à la demande, exemples que l'on ne doit considérer que non exclusifs. 40 REVENDICATIONS1. Moteur comprenant : un élément de rotor annulaire réalisé en un matériau 5 magnétique doux et prévu rotatif dans le moteur, l'élément de rotor comprenant . une pluralité de premiers pôles magnétiques agencés dans une direction de circonférence de l'élément de rotor avec des espaces entre eux, chacun de la pluralité de premiers pôles 10 magnétiques est formé par une partie périphérique extérieure de l'élément de rotor et d'un aimant permanent ; et une pluralité de seconds pôles magnétiques s'étendant de manière radiale de l'élément de rotor et agencés respectivement entre la pluralité de premiers pôles 15 magnétiques, la pluralité de seconds pôles magnétiques étant par conséquent aimantés comme une pluralité de pôles conséquents par la pluralité de premiers pôles magnétiques ; et un induit prévu en regard de l'élément de rotor en vue de 20 générer un champ magnétique de rotation, l'induit comprenant : plusieurs ensembles de dents agencées dans une direction de rotation de l'élément de rotor de sorte que chaque ensemble de dents dans les plusieurs ensembles de dents se trouve dans un cycle angulaire électrique du champ magnétique de rotation, 25 le cycle angulaire électrique correspondant à un pas d'une paire de pôles de l'élément de rotor annulaire, un nombre de dents dans la pluralité de dents dans le pas de paire de pôles étant réglé à 2k (k étant un nombre entier), et un nombre de dents en vis-à-vis de chacun des premiers 30 pôles magnétiques dans la pluralité de dents étant réglé de façon à être supérieur ou égal à la somme k + 1. 2. Moteur selon la revendication 1, dans lequel chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques est configuré de 2960109 4'1 sorte que l'aimant permanent soit monté sur une surface extérieure de la partie périphérique extérieure de l'élément de rotor. 3. Moteur selon la revendication 1, dans lequel chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques est configuré de sorte que l'aimant permanent soit prévu à l'intérieur de la partie périphérique extérieure de l'élément de rotor. 4. Moteur selon la revendication 1, dans lequel le nombre de dents en vis-à-vis de chacun des seconds pôles magnétiques dans la pluralité de dents est réglé de sorte à être inférieur ou égal à la soustraction k - 1. 5. Moteur selon la revendication 1, dans lequel un pas entre des dents adjacentes dans la pluralité de dents est réglé à un sous-multiple entier de 60 degrés électriques. 6. Moteur selon la revendication 5, dans lequel les dents des plusieurs ensembles sont agencées à espaces réguliers dans la direction de rotation de l'élément de rotor, les espaces étant une pluralité de fentes, le nombre de fentes par pôle dans l'induit étant réglé à deux, le pas entre des dents adjacentes dans la pluralité de dents est réglé à 30 degrés électriques, le nombre de dents en vis-à-vis de chacun des premiers pôles magnétiques dans la pluralité de dents étant réglé à sept, et le nombre de dents en vis-à-vis des seconds pôles magnétiques dans la pluralité de dents étant réglé à cinq. 7. Moteur selon la revendication 5, dans lequel les dents des plusieurs ensembles de dents sont agencées à espaces réguliers dans la direction de rotation de l'élément de rotor, les espaces étant une pluralité de fentes, un nombre de fentespar pôle dans l'induit est réglé à trois, le pas entre des dents adjacentes dans la pluralité de dents est réglé à 20 degrés électriques, le nombre de dents en vis-à-vis de chacun des premiers pôles magnétiques dans la pluralité de dents est réglé à dix, et un nombre de dents en vis-à-vis de chacun des seconds pôles magnétiques dans la pluralité de dents est réglé à huit. 8. Moteur selon la revendication 1, dans lequel chacun de la pluralité de seconds pôles magnétiques comprend une surface extérieure incurvée présentant un premier rayon de courbure autour d'un point central situé radialement à l'extérieur d'un axe de rotation de l'élément de rotor. 9. Moteur selon la revendication 1, dans lequel chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques comprend une surface extérieure incurvée présentant un second rayon de courbure supérieur au premier rayon de courbure. 10. Moteur selon la revendication 2, dans lequel l'aimant permanent de chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques présente une première surface et une seconde surface agencées radialement de sorte à être en regard l'une de l'autre, l'aimant permanent de chacun de la pluralité de pôles magnétiques est monté à la première surface sur la surface extérieure de la partie périphérique extérieure de l'élément de rotor, au moins une partie de la première surface est formée plate. 11. Moteur selon la revendication 1, dans lequel lorsque l'aimant permanent de chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques présente une densité de flux résiduel notée Br, et que le matériau magnétique doux présente une densité de flux de saturation notée Bst, un rapport entre une largeurangulaire circonférentielle d'une surface extérieure de chacun de la pluralité de premiers pôles magnétiques et une largeur angulaire circonférentielle d'une surface extérieure de chacun de la pluralité de seconds pôles magnétiques est sensiblement égal au rapport entre la densité de flux de saturation notée Bst et la densité de flux résiduel notée Br. 12. Moteur selon la revendication 1, comprenant en outre un arbre rotatif réalisé en matériau amagnétique et relié à 10 l'élément de rotor. 13. Moteur selon la revendication 1, dans lequel les dents des plusieurs ensembles sont agencées à espaces réguliers dans la direction de rotation de l'élément de rotor, les espaces 15 étant une pluralité de fentes, l'induit comprend des bobinages d'induit multiphasés enroulés dans la pluralité de fentes pour générer le champ magnétique de rotation lorsqu'ils sont excités, chacun des bobinages d'induit multiphasés étant une liaison d'une pluralité de segments conducteurs, chacun de la 20 pluralité de segments conducteurs comprend : une paire de parties dans les fentes insérées dans des fentes correspondantes dans la pluralité de fentes, et une partie de spire en forme de U ou de V reliant la paire de parties dans les fentes. 25
72,300
FR2960110A1
A1
20111118
doc_full
-1
Procédé de commande à MLI d'un convertisseur de puissance La présente invention se rapporte à un procédé de commande à Modulation de Largeur d'Impulsion d'un convertisseur de puissance. Ledit convertisseur de puissance est destiné à être utilisé sous la forme d'un onduleur ou d'un redresseur actif dans un variateur de vitesse, un système d'alimentation sécurisé, un filtre actif ou un convertisseur DC-DC. De manière classique, la commande des interrupteurs d'un convertisseur de 1 o puissance est réalisée par modulation de largeur d'impulsion (ci-après MLI). Une MLI est caractérisée par sa période de découpage Ts, la largeur T de l'impulsion définissant les instants de commutation des interrupteurs du convertisseur pour chaque période de découpage et par le rapport cyclique a de commutation qui correspond au rapport entre la largeur T de chaque impulsion et la période de 15 découpage Ts. Chaque impulsion peut notamment être obtenue en réalisant une MLI de type intersective qui consiste à comparer une porteuse triangulaire de période Ts, normalisée ente 0 et 1, avec une modulante de valeur a. La MLI employant une porteuse triangulaire symétrique en vue d'obtenir des impulsions centrées sur la 20 période de découpage est considérée comme satisfaisante dans la plupart des situations. Cependant, dans certaines situations, par exemple pour atténuer les tensions de mode commun, il s'avère utile d'employer une porteuse triangulaire asymétrique ou de changer la valeur de la modulante au cours de la commande comme décrit dans le 25 brevet EP1855375. De même, pour obtenir des commutations simultanées en vue d'améliorer la CEM, il s'avère intéressant de changer la pente de la porteuse asymétrique. Or ces nouvelles techniques de MLI entraînent des distorsions sur le courant de sortie à destination de la charge (voir l'évolution du courant is sur la partie de la courbe représentée en pointillés sur la figure 8). 30 En employant une porteuse triangulaire asymétrique, les non-linéarités inhérentes à la MLI s'accentuent et des distorsions apparaissent sur le courant de sortie notamment en cas d'échantillonnage de la modulante, de modification du rapport cyclique de la porteuse (changement de pente - voir par exemple la figure 8) ou d'injection d'une composante homopolaire dans un système à plusieurs phases. Alors que l'art antérieur préconise le plus souvent de poursuivre l'emploi de porteuses triangulaires symétriques, le but de l'invention est de proposer un procédé de commande d'un convertisseur de puissance fonctionnant en boucle ouverte et utilisant une MLI avec une porteuse asymétrique et dans lequel un changement de porteuse et/ou de modulante n'entraîne pas ou peu l'apparition de distorsions dans le courant de sortie obtenu. Ce but est atteint par un procédé de commande d'un convertisseur de puissance comportant un ou plusieurs interrupteurs pilotés par une modulation de largeur d'impulsions de type intersective qui consiste à comparer sur une ou plusieurs périodes de découpage une porteuse triangulaire asymétrique avec au moins une modulante de référence de manière à obtenir pour chaque période de découpage une impulsion définissant les instants de commutation de chaque interrupteur en vue d'obtenir une tension de commande de référence à délivrer à une charge électrique. Selon l'invention, le procédé comporte, pour une période de découpage, une étape de détermination d'une modulante corrigée à appliquer à la porteuse asymétrique, ladite modulante corrigée tenant compte de la modulante de référence et étant déterminée de manière à obtenir une impulsion modifiée dont l'influence sur la charge électrique est équivalente à celle qu'aurait apportée une modulation de largeur d'impulsions employant une porteuse triangulaire symétrique. Si on utilise une première méthode de modulation intersective avec une porteuse asymétrique et une seule modulante, on obtient alors que, pour une période de découpage, la modulante corrigée est déterminée en tenant compte de la modulante de référence (an) à appliquer sur ladite période de découpage, du rapport cyclique (Rn) de la porteuse à appliquer sur ladite période de découpage, de la modulante de référence (an_1) associée à la période de découpage précédente et du rapport cyclique (8n4 de la porteuse appliquée sur la période de découpage précédente. Plus précisément, pour chaque période de découpage, la modulante corrigée est alors déterminée à partir des relations suivantes : ^ ^n^Kn^Knox Kn ^^n EU ^^n) ^n ^ l 2 n Dans lesquelles : - an. correspond à la modulante corrigée pour la période de découpage n, - an correspond à la modulante de référence pour la période de découpage n, - 3, correspond au rapport cyclique de la porteuse sur la période de découpage n, Si on utilise une deuxième méthode de modulation intersective avec une porteuse asymétrique et deux modulantes de référence, le procédé comporte alors une étape de détermination d'une première modulante corrigée et d'une deuxième 1 o modulante corrigée tenant compte chacune de la première modulante de référence à appliquer pour ladite période de découpage, de la deuxième modulante de référence à appliquer pour ladite période de découpage, de la première modulante de référence associée à la période de découpage précédente et de la deuxième modulante de référence associée à la période de découpage précédente. 15 Plus précisément, dans le cadre de cette deuxième méthode de MLI, pour chaque période de découpage, la première modulante corrigée est déterminée à partir des relations suivantes : in ^1^1^ (Kn ^Knox) si ^n ^1 En ^n ^ 1 Avec Kn ^ 2(^nn ^^in)(^in ^^nn ^1) et ^nn ^^in ^^net 20 Dans lesquelles : - ain* correspond à la première modulante corrigée pour la période de découpage n, - ain correspond à la première modulante de référence pour la période de découpage n, 25 - affin correspond à la deuxième modulante de référence pour la période de découpage n. Pour sa part, la deuxième modulante corrigée est déterminée à partir des relations suivantes : in 30 1^^.. ^nn^ n(Kn^Knoi) ^n^1 1^^n sI ^n ^1 Avec Kn ^ 2 1 (^ün ^^in)( in ^^iin ^1) et ^ün Dans lesquelles : - a;;n correspond à la deuxième modulante corrigée pour la période de découpage n, - a;n correspond à la première modulante de référence pour la période de découpage n, - a;;, correspond à la deuxième modulante de référence pour la période de découpage n. Selon l'invention, le procédé de commande est mis en oeuvre pour chaque période de découpage. Selon une autre particularité, le procédé comporte une étape de détection d'un changement de rapport cyclique de porteuse et/ou de changement de la modulante de référence. Dans cette situation, le procédé peut effectuer la correction que lorsque cela est nécessaire. L'invention s'applique également au convertisseur de puissance permettant de mettre en oeuvre le procédé de commande décrit ci-dessus. Ce convertisseur de puissance est par exemple un onduleur de type NPC. D'autres caractéristiques et avantages vont apparaître dans la description détaillée qui suit en se référant à un mode de réalisation donné à titre d'exemple et représenté par les dessins annexés sur lesquels : la figure 1 représente un onduleur de type NPC, les figures 2A et 2B représentent deux techniques de MLI utilisant respectivement une porteuse triangulaire asymétrique et une seule modulante et une porteuse triangulaire asymétrique en dents de scie et deux modulantes ainsi que les instants de commutation des interrupteurs obtenus grâce à ces deux techniques de MLI, m n la figure 3 illustre le principe de fonctionnement d'une MLI intersective utilisant une porteuse asymétrique et une modulante et dans laquelle, intervient un changement de pente de la porteuse asymétrique et une modification de la modulante, la figure 4 reprend la MLI intersective représentée sur la figure 3 et ajoute une porteuse triangulaire virtuelle équivalente ainsi que la modulante virtuelle associée permettant d'obtenir les mêmes instants de commutation, la figure 5 représente une MLI intersective employant une porteuse triangulaire asymétrique et une modulante et montre l'application d'une modulante corrigée lors de la transition marquée par le changement de pente de la porteuse et le changement de modulante, la figure 6 reprend la figure 5 et ajoute une nouvelle délimitation de la porteuse virtuelle triangulaire équivalente lors de la transition, la figure 7 reprend la figure 6 et indique en plus les volts-secondes souhaités par l'application de la modulante de référence et les volts-secondes obtenus par l'application de la modulante corrigée, la figure 8 montre notamment l'évolution du courant de sortie lors du changement de pente d'une porteuse asymétrique, cette évolution étant représentée en traits pointillés lorsque la porteuse est comparée à une modulante de référence et en traits pleins lorsque la porteuse est comparée à la modulante corrigée selon le procédé de commande de l'invention. 25 L'invention s'applique à un convertisseur de puissance employé dans un variateur de vitesse, un système d'alimentation sécurisé (UPS), un filtre actif... Ce type de convertisseur comporte par exemple un onduleur ou un redresseur actif doté de plusieurs bras de commutation comportant chacun plusieurs interrupteurs de puissance de type transistor. Chaque interrupteur est commandé à l'ouverture ou à la 30 fermeture pour appliquer une tension de commande de référence à une charge électrique connectée en aval. En référence à la figure 1, l'onduleur est par exemple de type NPC (pour "Neutral Point Clamped") et comporte trois bras de commutation 1, 2, 3 dotés de quatre interrupteurs T1,, T12, T13, T14, T21, T22, T23, T24, T31, T32, T33, T34. chacun. Deux condensateurs Cl, C2 sont connectés en série de part et d'autre du 15 20 point neutre O. Le convertisseur comporte des moyens de commande doté de moyens de traitement permettant de mettre en oeuvre le procédé de commande de l'invention. L'invention vise à proposer un procédé de commande employant une MLI de type intersective consistant à comparer une porteuse triangulaire asymétrique avec une ou plusieurs modulantes de référence comparées à la porteuse pour réaliser les impulsions de tension définissant les instants de commutation des interrupteurs du convertisseur en vue de commander la charge électrique à une tension de commande de référence. 1 o De manière connue, à chaque période de découpage, une commande MLI est définie par deux paramètres : la largeur de l'impulsion obtenue qui est définie par le produit entre le rapport cyclique de commutation a et la période de découpage Ts. La position de l'impulsion au cours de la période de découpage. Elle peut 15 être caractérisée par le rapport cyclique 13 de la porteuse ayant servi à générer l'impulsion (figure 2A). On normalise par exemple la période de découpage à 1, de même que l'amplitude de la porteuse. De cette manière, la valeur de la modulante de référence comparée à la porteuse est égale au rapport cyclique de l'impulsion résultante 20 obtenue. Dans la suite de la description, le symbole a correspond donc indifféremment à la valeur de la modulante de référence ou au rapport cyclique de commutation. En référence à la figure 2A, on obtient alors pour chaque période de découpage : L'instant de début de l'impulsion : =13(1-a) L'instant de fin de l'impulsion : y;; = (3(1- a) + a 25 L'instant milieu de l'impulsion : = (3(1- a) + a/2 Par ailleurs, il existe deux méthodes de MLI intersective équivalentes permettant d'obtenir les mêmes impulsions définissant les instants de commutation des interrupteurs du convertisseur. La première méthode représentée sur la figure 2A 30 utilise une porteuse triangulaire asymétrique P et une seule modulante de référence a constante sur chaque période de découpage et la deuxième méthode représentée en figure 2B utilise une porteuse asymétrique P' en dents de scie et deux modulantes de référence a;, a, constantes sur chaque période de découpage. Dans cette deuxième méthode, la première modulante de référence a; détermine l'instant de montée de l'impulsion I et la deuxième modulante de référence a;; détermine l'instant de descente de l'impulsion. L'écart entre les deux modulantes de référence a;, a;; détermine le rapport cyclique et donc la durée de l'impulsion I générée et est équivalent à la valeur de la modulante de référence a utilisée dans la première méthode. Si l'impulsion I a été générée par la MLI de la deuxième méthode, il est bien entendu possible de se ramener à la première méthode représentée sur la figure 2A en déterminant le rapport 1 o cyclique R de la porteuse asymétrique équivalente qui aurait généré la même impulsion par comparaison avec une seule modulante. Dans la suite de la description, le principe de l'invention est explicité à partir d'une MLI du type de la première méthode décrite ci-dessus, c'est-à-dire comportant une porteuse asymétrique et une seule modulante. Le procédé de commande de l'invention permet de limiter les distorsions sur le courant de sortie lorsque, d'une période de découpage à l'autre, le rapport cyclique [3 de la porteuse asymétrique et/ou la valeur de la modulante de référence change. Comme représenté sur la figure 3, le but de l'invention est donc de gérer la 20 transition d'une période de découpage Ts2 à une autre période de découpage Ts3 lorsque le rapport cyclique [3 de la porteuse et/ou la valeur de la modulante sont modifiées lors de cette transition. Il faut notamment s'assurer que le changement de rapport cyclique de la porteuse ou la modification de la modulante n'entraîne pas de distorsions sur le courant de sortie. 25 Pour cela, l'invention consiste à appliquer une correction sur la modulante de référence qui doit être appliquée lors de cette transition. Dans la suite de la description, on notera a la valeur de la modulante de référence, sans compensation et a* la valeur modifiée avec compensation. Comme l'amplitude de la porteuse est normalisée à 1, les rapports cycliques de commutation 30 sont également notés a et les rapports cycliques de porteuse sont notés [3. Des indices sont affectés à ces symboles pour indiquer leur changement de valeur. Le principe de l'invention consiste à prendre en compte les variations de la modulante ainsi que du rapport cyclique de la porteuse triangulaire asymétrique et à 15 modifier l'impulsion obtenue de sorte que l'influence de cette impulsion soit équivalente à celle qu'aurait apportée une MLI utilisant une porteuse triangulaire symétrique. Pour mieux comprendre l'invention, on peut imaginer un système virtuel dans lequel une porteuse virtuelle triangulaire et symétrique remplace la porteuse réelle quelconque, par exemple asymétrique, et dans lequel une modulante de référence virtuelle remplace la modulante de référence réelle, la modulante de référence virtuelle étant choisie de telle sorte que les points de comparaison avec la porteuse virtuelle coïncident avec les instants de commutation des interrupteurs dans le système réel. Le système virtuel est ainsi équivalent au système réel et le convertisseur se comporte 1 o comme s'il appliquait le système virtuel. La figure 3 montre ainsi une MLI employant une porteuse triangulaire asymétrique P1 changeant de rapport cyclique (131 à [32) d'une période de découpage à une autre et une modulante de référence dont la valeur est modifiée (a, à a2) lors de la transition entre les deux périodes de découpage TS2, TS3. La figure 4 indique en plus 15 la porteuse virtuelle triangulaire symétrique P10 équivalente à la porteuse asymétrique distincte P1 et les modulantes de référence virtuelles au), a2O qui lui sont associées en vue d'obtenir les mêmes instants de commutation que le système réel. Lors de la transition marquée par le changement de rapport cyclique de la porteuse et le changement de modulantes, on remarque sur la figure 4 que pour obtenir les mêmes 20 instants de commutation, les modulantes de référence virtuelles au), a2O appliquées ne sont pas égales aux modulante de référence réelles a,, a2 correspondantes. Ainsi, en appliquant une modulante de référence réelle sur la porteuse réelle asymétrique, les volts secondes réellement obtenus (zones grisées), reflétés par l'application de la modulante virtuelle sur la porteuse virtuelle symétrique équivalente, ne seraient pas 25 égaux aux volts secondes souhaités (zones hachurées). Par conséquent, pour obtenir les volts secondes souhaités en vue de commander la charge de manière satisfaisante, c'est-à-dire sans distorsions sur le courant de sortie, il est nécessaire d'appliquer une correction à la modulante de référence pour que le convertisseur puisse se comporter comme s'il appliquait une 30 porteuse triangulaire ou autrement dit pour que l'impulsion résultant de la comparaison entre la porteuse asymétrique et la modulante corrigée ait une influence sur la charge qui soit équivalente à celle qu'aurait apportée une MLI employant une porteuse symétrique. En référence à la figure 5, on remarque que lors de la transition, l'application 35 d'une modulante corrigée a2* à la porteuse asymétrique réelle P1 entraîne une modification de la largeur et de la position (yi2 , y2) de l'impulsion. Comme représenté sur la figure 6, lors de la transition, la porteuse virtuelle P10 présente ainsi une nouvelle délimitation. Ainsi pour éviter qu'une erreur se propage sur la période de découpage suivante, en plus de la modulante corrigée a2*, on introduit une nouvelle inconnue qui est la délimitation W2 de la porteuse virtuelle triangulaire dessinée lors la transition (figure 6). En référence à la figure 7, l'application de la modulante corrigée a2* permet ainsi de s'assurer que les volts-secondes souhaités (zones hachurées) sont égaux aux volts secondes obtenus (zones grisées claires et foncées). 1 o Selon l'invention, la modulante corrigée a2* peut ainsi être déterminée à partir du système d'équation écrit ci-dessous et obtenu en considérant l'égalité des volts-secondes souhaités et obtenus sur deux périodes de découpage dites virtuelles car redéfinies par rapport à la nouvelle délimitation des porteuses virtuelles. Pour la période de découpage n, les moyens de commande du convertisseur mettent ainsi en 15 oeuvre une étape de détermination de la modulante corrigée selon les relations suivantes : an =an +Kn -Kn-1 1` Kn = an . (1 - an) Rn Dans lesquelles : - an. correspond à la modulante corrigée pour la période de découpage n, 20 - an correspond à la modulante de référence pour la période de découpage n, - Gan correspond au rapport cyclique de la porteuse sur la période de découpage n, Lorsque la MLI est réalisée selon la seconde méthode détaillée ci-dessus en 25 référence à la figure 2B, pour la période de découpage n, les moyens de commande du convertisseur mettent en oeuvre une étape de détermination des deux modulantes corrigées selon les relations suivantes : in -1 ah, (Ki, - Kn-1) si ran 1 n an =1 1-a.. ann + 1- aln (Kn si an n 1r r _ Avec K _ n 2 (aiin -ain )(sain +aiin -1) et Iota - sain = an Dans lesquelles : - ain* correspond à la première modulante corrigée pour la période de découpage n, - aiin correspond à la deuxième modulante corrigée pour la période de découpage n, - ain correspond à la première modulante de référence pour la période de découpage n, - aiin correspond à la deuxième modulante de référence pour la période de découpage n, Ces nouvelles relations applicables pour une modulation du type représenté sur la figure 2B sont équivalentes à celles écrites ci-dessus pour la modulation représentée en figure 2A. Ainsi on modifie dynamiquement la modulante de référence réelle envoyée au modulateur réel de sorte que la modulante de référence virtuelle qui lui est associée donne les volts secondes souhaités au cours d'une période du modulateur virtuel. Les équations de compensation écrites ci-dessus permettent de calculer, en temps réel et en boucle ouverte, la valeur corrigée an* de la modulante de référence an requise pour la période n. Cette compensation calculée permet de remédier simultanément aux trois sources de perturbations identifiées : porteuse asymétrique+échantillonnage de la modulante, changement de rapport cyclique de la porteuse, injection de composante homopolaire avec porteuse asymétrique. Ainsi, comme représenté sur la figure 8, l'application de la modulante corrigée sur la porteuse asymétrique lors du changement de pente permet d'obtenir un courant de sortie is (en trait plein) non distordu. Idéalement, le procédé de commande de l'invention qui permet de déterminer la modulante corrigée an* peut être mis en oeuvre pour chaque période de découpage an =1 afin de réduire au maximum les distorsions sur le courant de sortie. Cependant, ce procédé pourrait tout à fait ne pas être appliqué pour toutes les périodes de découpage, par exemple une période de découpage. Dans ce cadre, on peut imaginer appliquer le procédé de commande uniquement lorsqu'un changement du rapport cyclique de porteuse et/ou de modulante de référence est détecté par des moyens appropriés. REVENDICATIONS1. Procédé de commande d'un convertisseur de puissance comportant un ou plusieurs interrupteurs (T1, à T34) pilotés par une modulation de largeur d'impulsions de type intersective qui consiste à comparer sur une ou plusieurs périodes de découpage une porteuse triangulaire asymétrique (P1) avec au moins une modulante de référence (an) de manière à obtenir pour chaque période de découpage une impulsion définissant les instants de commutation de chaque interrupteur (T1, à T34) en vue d'obtenir une tension de commande de référence à 1 o délivrer à une charge électrique, caractérisé en ce que le procédé comporte, pour une période de découpage, une étape de détermination d'une modulante corrigée (an*) à appliquer à la porteuse asymétrique, ladite modulante corrigée (an*) tenant compte de la modulante de référence (an) et étant déterminée de manière à obtenir une impulsion modifiée dont l'influence sur la charge électrique est 15 équivalente à celle qu'aurait apportée une modulation de largeur d'impulsions employant une porteuse triangulaire symétrique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, pour une période de découpage, la modulante corrigée est déterminée en tenant compte de la modulante de référence (an) à appliquer sur ladite période de découpage, du 20 rapport cyclique (I3n) de la porteuse à appliquer sur ladite période de découpage, de la modulante de référence (an_,) associée à la période de découpage précédente et du rapport cyclique (3n_,) de la porteuse appliquée sur la période de découpage précédente. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, pour chaque 25 période de découpage, la modulante corrigée est déterminée à partir des relations suivantes : ic(*i, = an + Ki, - Kn 1 1` Kn =an -(1-an) Rn -- 2/ Dans lesquelles : - an. correspond à la modulante corrigée pour la période de découpage n, 30 - an correspond à la modulante de référence pour la période de découpage n, - Rn correspond au rapport cyclique de la porteuse sur la période de découpage n, 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la modulation de largeur d'impulsions consiste à comparer sur une ou plusieurs périodes de découpage une porteuse triangulaire asymétrique (P') avec une première modulante de référence (ain) et une deuxième modulante de référence (aiin) de manière à obtenir pour chaque période de découpage une impulsion définissant les instants de commutation des interrupteurs (T11 à T34) en vue d'obtenir la tension de commande de référence à délivrer à la charge électrique et en ce qu'il comporte, pour une période de découpage, une étape de détermination d'une 1 o première modulante corrigée (ain*) et d'une deuxième modulante corrigée (aiin*) tenant compte chacune de la première modulante de référence à appliquer pour ladite période de découpage, de la deuxième modulante de référence (aiin) à appliquer pour ladite période de découpage, de la première modulante de référence (ain-1) associée à la période de découpage précédente et de la 15 deuxième modulante de référence (aiin-1) associée à la période de découpage précédente. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que, pour chaque période de découpage, la première modulante corrigée est déterminée à partir des relations suivantes : 1aa (Kn -Kn-i) si an 1 n an =1 Avec Kn 2 (aiin - ah, )(sain +aiin -1) et aiin - ah, = an et Dans lesquelles : - ain correspond à la première modulante corrigée pour la période de découpage n, 25 - ain correspond à la première modulante de référence pour la période de découpage n, - aiin correspond à la deuxième modulante de référence pour la période de découpage n. 30 6. Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que, pour chaque période de découpage, la deuxième modulante corrigée est déterminée à partir des relations suivantes : 201-a.. iin + 1 - aln (Ki, - Kn-1) si an OEn an = 1 Avec Kn \aiin - ah, )(sain +aiin -1) et Iota - ah, = an Dans lesquelles : - aiin correspond à la deuxième modulante corrigée pour la période de découpage n, - ain correspond à la première modulante de référence pour la période de découpage n, - aiin correspond à la deuxième modulante de référence pour la période de 1 o découpage n. 7. Procédé de commande selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre pour chaque période de découpage. 8. Procédé de commande selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé 15 en ce qu'il comporte une étape de détection d'un changement de rapport cyclique de porteuse et/ou de changement de la modulante de référence. 9. Convertisseur de puissance comportant un ou plusieurs interrupteurs de commutation (T1, à T34) et des moyens de commande mettant en oeuvre une modulation de largeur d'impulsions en vue de réaliser des impulsions de tension 20 définissant les instants de commutation de chaque interrupteur, caractérisé en ce que les moyens de commande mettent en oeuvre le procédé de commande tel que défini dans l'une des revendications 1 à 8. 10. Convertisseur selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il comporte un onduleur de type NPC. 25
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Procédé et dispositif de démodulation d'un signal de type DVB-S2 soumis à des perturbations La présente invention concerne un procédé et un dispositif de démodulation d'un signal de type « Digital Video Broadcasting » ou DVB soumis à des perturbations. Elle s'applique notamment à la démodulation d'une forme d'onde de type DVB-S2 dans un environnement électromagnétique perturbé et/ou à partir d'un engin mobile, tel que par exemple un avion ou un véhicule. Par environnement électromagnétique perturbé, on entend le fait de recevoir, à travers l'antenne du dispositif, un signal intermittent, subissant des variations de fréquence induites par le décalage Doppler ou mélangé à des signaux interférents du fait du faible pouvoir discriminant de l'antenne de réception dont la taille a été réduite pour pouvoir être embarquée. Les moyens standards de démodulation de signaux émis sur une forme d'onde de type DVB-S2 se présentent généralement sous la forme d'un circuit intégré, ou ASIC, acronyme anglo-saxon pour « Application Specific Integrated Circuit ». Ces circuits, produits en grand nombre, permettent de démoduler des signaux de télédiffusion émis par des satellites. Ils sont généralement utilisés dans un contexte immobile et dans un environnement électromagnétique peu perturbé. Par exemple, ils reçoivent des signaux captés par une antenne postée sur le toit d'un immeuble. Dans ces conditions, les signaux émis sur une forme d'onde DVB-S2 sont reçus avec un taux d'erreur acceptable et donc démodulés sans problème majeur. Ces circuits sont extrêmement intégrés. De ce fait ils occupent un espace faible et consomment très peu de puissance électrique pour une capacité de calcul très élevée qui permet de réaliser de très bonnes performances, très proches des bornes théoriques. La transmission de données depuis ou à destination de plateformes mobiles, par exemple des aéronefs ou des véhicules, impose l'utilisation de formes d'onde particulières pour résister aux distorsions imposées par le canal de transmission et par le déplacement de la plateforme. Par exemple, les communications peuvent subir des coupures, notamment à cause de l'apparition d'obstacles sur le chemin de transmission. Par exemple lorsqu'une voiture pourvue d'un récepteur de signaux passe sous un pont, aucun signal n'est capté. Même en cas de coupures brèves, l'ASIC de démodulation a besoin d'un temps minimal pour démoduler de nouveau les signaux reçus, par exemple égal à une seconde. Par ailleurs, dans le cas d'une communication reçue sur des engins évoluant à une vitesse élevée, tels qu'un avion, les signaux sont affectés d'un décalage Doppler non négligeable, susceptible d'interrompre la liaison. Surtout, ils peuvent connaître des inversions de décalage Doppler, par exemple lorsqu'un aéronef fait demi-tour. Pour résoudre ces problèmes, des circuits en logique programmable, par exemple de type FPGA (« Field Programmable Gate Array ») ont été développés. Ces circuits permettent de démoduler des formes d'onde DVB-S2 étalés en fréquence, donc plus robustes aux perturbations éventuelles. Toutefois, cette solution comporte de multiples inconvénients. Elle représente un coût élevé, un encombrement important (quatre FPGA de forte capacité seraient nécessaires) et une grande dissipation de chaleur. A titre d'illustration, un FPGA de démodulation peut consommer jusqu'à 4W, ce qui conduirait, avec quatre FPGA, à dissiper 16W pour réaliser la fonction de démodulation. Aussi, cette solution est peu satisfaisante, en particulier lorsque le démodulateur doit être embarqué dans une plate-forme à l'espace limité devant opérer à des températures élevées avec de faibles capacités de dissipation. Un but de l'invention est de démoduler, à moindre coût, dans un dispositif à faible encombrement et avec une faible dissipation de chaleur, des signaux émis sur une forme d'onde de type DVB, à partir d'un récepteur situé dans un environnement électromagnétique perturbé, notamment à partir d'un récepteur mobile. A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de démodulation robuste de signaux émis par un satellite sur une forme d'onde de type signal de diffusion TV de seconde génération, par exemple DVB-S2, le dispositif étant alimenté par un syntoniseur recevant un signal incident perturbé, le dispositif étant caractérisé en ce qu'il est adapté à fonctionner sur une plate-forme mobile et/ou dans un environnement électromagnétique perturbé, le dispositif comprenant un circuit programmable configuré pour mettre le signal perturbé issu du syntoniseur et numérisé, dans une forme compatible d'un circuit intégré apte à démoduler un signal de diffusion non étalé en fréquence et peu perturbé, le dispositif comprenant un tel circuit intégré de démodulation alimenté par le signal mis en forme. L'architecture du dispositif permet la démodulation à moindre coût et avec une très bonne intégration d'un signal de diffusion vidéo ayant subi des modifications pour le rendre robuste aux perturbations induites par l'environnement de transmission. Selon un mode de réalisation du dispositif de démodulation robuste selon l'invention, le circuit programmable est configuré pour corriger un décalage en fréquence Doppler subi par le signal incident par l'analyse des données de positionnement du récepteur et la compensation de ce Doppler par décalage en fréquence appliqué numériquement sur les échantillons du signal reçu. Selon un mode de réalisation du dispositif de démodulation robuste selon l'invention, le circuit programmable est configuré pour restaurer la continuité du signal incident en plaçant pendant les périodes du signal numérisé ne contenant aucune trame, des trames de remplissage, de sorte que le signal soit continu en entrée du circuit intégré de démodulation. Selon un mode de réalisation du dispositif de démodulation robuste selon l'invention, où le signal incident étant étalé en fréquences par une séquence, le circuit programmable est configuré pour désétaler le signal incident en appliquant sur le signal, préalablement numérisé, la séquence d'étalement ayant été utilisée à l'émission pour étaler le signal. Selon un mode de réalisation du dispositif de démodulation robuste selon l'invention, le circuit programmable est configuré pour ajuster le rythme symbole du signal incident au rythme symbole minimum accepté par le circuit intégré, lorsque le signal incident non étalé en fréquence a un rythme symbole inférieur à ce rythme symbole minimum, l'ajustement du rythme symbole étant effectué en insérant des trames supplémentaires dans le signal incident numérisé. Selon un mode de réalisation du dispositif de démodulation robuste selon l'invention, le circuit programmable comprend une entrée apte à recevoir des paramètres de navigation issus de la plate-forme mobile, lesdits paramètres étant utilisés par le circuit programmable pour corriger le décalage Doppler dont le signal incident est affecté. L'invention a également pour objet un récepteur robuste de signaux de type diffusion TV numérique, ledit récepteur comprenant un syntoniseur alimenté par une antenne, le syntoniseur fournissant un signal analogique sous la forme de deux voies I, Q transmises à un convertisseur analogique-numérique, caractérisé en ce que ledit convertisseur analogique-numérique alimente un dispositif de démodulation tel que décrit plus haut. L'invention a également pour objet un procédé de démodulation de signaux de type diffusion TV numérique, par exemple DVB-S2, émis par un satellite, le procédé étant caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre dans un récepteur placé sur une plate-forme mobile et/ou dans un environnement électromagnétique perturbé, le récepteur comprenant un syntoniseur recevant un signal incident perturbé alimentant un circuit programmable, et un circuit intégré, le procédé comprenant au moins les étapes suivantes : - numériser le signal incident perturbé issu du syntoniseur ; - le circuit programmable applique sur le signal perturbé et numérisé des corrections afin de mettre ledit signal dans une forme compatible d'un circuit intégré apte à démoduler un signal DVB non étalé en fréquence et peu perturbé ; - le circuit intégré démodule le signal issu du circuit programmable. D'autres caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description détaillée donnée à titre d'exemple et non limitative qui suit faite en regard de 25 dessins annexés qui représentent : la figure 1, un premier exemple de récepteur comprenant un dispositif de démodulation selon l'invention ; la figure 2, un deuxième exemple de récepteur comprenant un dispositif de démodulation selon l'invention pouvant être désactivé. 30 La figure 1 présente un exemple de récepteur comprenant un dispositif de démodulation selon l'invention. Le récepteur 100 en bande L, par exemple installé sur une plate-forme mobile, comprend un syntoniseur 102 (plus souvent désigné par le terme « tuner »), apte à recevoir par exemple des signaux dans la bande 950 MHz-2150 MHz, et un convertisseur 35 analogique/numérique 104 alimentant un dispositif 106 de démodulation selon l'invention. Le dispositif 106 comprend un circuit programmable, par exemple un FPGA 108 apte à recevoir un signal numérique 124 et à produire un signal numérique de sortie 125, lequel signal 125 est reçu par un convertisseur numérique/analogique 110 alimentant un ASIC standard 112 apte à démoduler un signal DVB peu perturbé, reçu généralement sur une antenne fixe. Un signal incident 121 issu d'une antenne de réception placée sur la plate-forme mobile (non représentée) est traité par le syntoniseur 102, lequel, après avoir effectué une transposition fréquentielle et un filtrage du signal incident 121, produit en sortie le signal filtré sous la forme de deux voies I et Q séparées. Ces deux voies I et Q pourraient être traitées par un ASIC standard de démodulation si le signal incident 121 n'avait pas été transmis sur une forme d'onde particulière apte à résister aux perturbations dues, dans l'exemple, aux problèmes de réception liés à la mobilité de la plate-forme sur laquelle est installé le récepteur 100. L'ASIC 112 est apte à démoduler un signal DVB-S2 si celui-ci respecte certaines contraintes sur la forme d'onde. Par exemple, la variation Doppler doit être inférieure à 200Hz/s et le rythme symbole, c'est-à-dire que le nombre de symboles transmis par seconde, doit être au moins égal à 512 Ksps (kilo-symboles par seconde, à ne pas confondre avec Kpbs, désignant des kilo-bits par seconde), l'étalement en fréquence appliqué au signal doit être limité, et les variations rapides de la fréquence doivent être évitées. Dans l'exemple, le signal incident 121 est transmis sur une forme d'onde particulière, plus précisément sur une forme d'onde à étalement de fréquence, de manière à mieux résister aux déformations subies par l'environnement. De plus, le signal incident a pu subir des perturbations, par exemple un décalage Doppler et des coupures. Aussi, le signal filtré I, Q issu du syntoniseur 102 est tout d'abord converti en signal numérique 124, grâce au convertisseur analogique/numérique 104, puis le signal numérique 124 est traité par le FPGA 108 pour le mettre dans une forme compatible du fonctionnement de l'ASIC 112. L'adjonction du FPGA 108 en amont du circuit ASIC 112 de démodulation permet donc de transformer le signal incident 121 pour le rendre compatible avec l'ASIC standard de démodulation 112. Le FPGA 108 réalise les fonctions décrites ci-après. En premier lieu, il comprend une fonction de synchronisation et éventuellement de désétalement du signal. L'étape de synchronisation permet de détecter les débuts de trame du signal, par exemple par corrélation avec une séquence connue dans le signal (préambule). Le FPGA 108 effectue également un désétalement du signal. La séquence utilisée pour l'étalement est appliquée sur le signal pour retrouver le rythme symbole initial du signal utile. Une deuxième fonction effectuée par le FPGA 108 est la correction de décalage Doppler subi par le signal incident. Pour cette deuxième fonction, le FPGA 108 peut prendre en compte des paramètres de navigation 122 fournis par la plate-forme mobile supportant le récepteur 100. Par exemple, la plate-forme peut transmettre des informations de vitesse et la direction de déplacement de la plate-forme pour déterminer la correction à appliquer au signal. La correction est calculée par un algorithme prédictif, connu de l'homme de l'art, issu d'un filtrage des calculs de position et appliquée via un multiplieur de fréquence implémenté en numérique. Une troisième fonction prise en charge par le FPGA 108 est la complétion du signal avec des trames vides lorsque le signal incident a subi des coupures. En effet, lorsque l'ASIC 112 reçoit un signal avec une absence de trames, même pendant une courte période, celui-ci nécessite un temps de ré-acquisition important pour trouver la forme d'onde utilisée par le signal et se synchroniser de nouveau. Le FPGA 108 place donc des trames de remplissage, pendant les périodes pendant lesquelles le signal reçu ne contient aucune trame. Par exemple, les trames placées dans le signal peuvent être des trames vides de données. Une quatrième fonction effectuée par le FPGA 108 est la régulation du rythme symbole, de manière à ce que le signal en entrée de l'ASIC 112 ait toujours le rythme symbole minimum attendu, soit dans l'exemple un minimum de 512 Ksps. Un rôle du FPGA 108 est donc d'augmenter le rythme symbole lorsque celui-ci est inférieur au seuil précité. Par conséquent, il peut insérer des trames de manière à augmenter le rythme symbole jusqu'à atteindre ce seuil lorsque le rythme symbole après désétalement du signal s'avère insuffisant. Le FPGA 108 place dans ce cas de façon systématique des trames avec des paquets vides entre les trames de données restituées pour atteindre le rythme symbole minimum requis. A titre d'illustration, pour un signal incident 121 modulé en DVB-S2 QSPK 1/4 et étalé en fréquence par un facteur 2, avec un débit de 1 Mchip/s, soit 512 Ksps, et une variation Doppler de 800Hz/s, on obtient en sortie du FPGA 108, un signal 125 non étalé à 512 Ksps avec 100 Hz/s de variation Doppler, le débit utile restant inchangé à 256 Kbps. Selon un exemple illustrant le rétablissement de la continuité du signal, pour un signal incident 121 modulé en DVB-S2 QSPK '/4 et étalé en fréquence par un facteur 4, avec un débit de 512 Kchip/s, soit 128 Ksps, et une variation Doppler de 800Hz/s, on obtient en sortie du FPGA 108, un signal 125 non étalé à 512 Ksps avec 100 Hz/s de variation Doppler, le débit utile restant inchangé à 64 Kbps avec 192 Kbps de trames vides ajoutées. Le signal numérique 125 produit par le FPGA 108 est traité par le convertisseur numérique/analogique 110 puis transmis sur deux voies I, Q à l'ASIC de démodulation 112. Selon un mode de réalisation alternatif du dispositif selon l'invention, illustré en figure 2, un premier commutateur 201 est placé en sortie du syntoniseur 102, et un deuxième commutateur 202 est placé en entrée de l'ASIC 112. Les deux commutateurs 201, 202 sont commandés concomitamment de manière à activer ou désactiver le FPGA 108. Ainsi, lorsque le premier commutateur 201 est commandé pour aiguiller les deux voies I, Q issues du syntoniseur 102 vers le convertisseur analogique/numérique 104, alors le deuxième commutateur 202 est commandé pour aiguiller le signal issu du convertisseur numérique-analogique 110 vers l'ASIC 112. Le FPGA 108 est alors activé. A contrario, lorsque le premier commutateur 201 est commandé pour aiguiller les voies I, Q issues du syntoniseur 102 vers le deuxième commutateur 202, alors le deuxième commutateur 202 est commandé pour aiguiller ces deux voies I, Q directement vers l'ASIC 112. Le circuit FPGA 108 est alors désactivé. Grâce au dispositif selon l'invention, l'ASIC 112 peut être configuré pour exploiter le caractère stable de la modulation des trames. Par exemple, si le signal entrant dans l'ASIC contient systématiquement des trames modulées en QPSK et à un rythme de 40 Msps, l'ASIC peut être configuré pour démoduler directement le signal. Cette configuration offre l'avantage de rendre le dispositif capable de traiter des signaux à haut débit lorsque la puissance de calcul du FPGA, choisi volontairement avec une capacité moyenne, ne permet pas de traiter le signal. Les ASIC de démodulation DVB-S2, présents dans les récepteurs grand public, sont produits en très grand nombre, ce qui permet d'obtenir un faible coût unitaire. Le dispositif selon l'invention bénéficie de ce faible coût. II permet d'éviter les coûts de développement d'un nouvel ASIC prenant en compte les contraintes de mobilité et/ou de perturbation de l'environnement électromagnétique. Par ailleurs, il nécessite des développements minimaux, par exemple réalisables avec un FPGA de capacité réduite, puisque les fonctions de décodage déjà optimisées dans l'ASIC sont réutilisées. Classiquement, la fonction de décodage du signal DVB-S2 représente une grande proportion de la surface de silicium occupée dans l'ASIC, environ 90%. Ainsi, le dispositif selon l'invention peut être proposé pour un surcoût négligeable par rapport à un ASIC de démodulation standard. Les ASIC de démodulation DVB-S2 présents dans les récepteurs ont aussi des très bonnes performances en termes de dissipation et d'intégration. Ce sont des caractéristiques essentielles pour pouvoir être embarqué sur des porteurs mobiles opérant dans une large gamme de conditions climatiques, est c'est donc un point clef pour réaliser un produit compétitif en taille et en consommation. REVENDICATIONS1. Dispositif de démodulation robuste (106) de signaux émis par un satellite sur une forme d'onde de type signal de diffusion TV de seconde génération, par exemple DVB-S2, le dispositif étant alimenté par un syntoniseur (102) recevant un signal incident perturbé (121), le dispositif (106) étant caractérisé en ce qu'il est adapté à fonctionner sur une plate-forme mobile et/ou dans un environnement électromagnétique perturbé, le dispositif (106) comprenant un circuit programmable (108) configuré pour mettre le signal perturbé issu du syntoniseur (102) et numérisé (124), dans une forme compatible d'un circuit intégré apte à démoduler un signal de diffusion non étalé en fréquence et peu perturbé, le dispositif (106) comprenant un tel circuit intégré de démodulation (112) alimenté par le signal mis en forme (125). 2. Dispositif de démodulation de signaux selon la revendication 1, caractérisé en ce que le circuit programmable (108) est configuré pour corriger un décalage en fréquence Doppler subi par le signal incident (121) par l'analyse des données de positionnement du récepteur et la compensation de ce Doppler par décalage en fréquence appliqué numériquement sur les échantillons du signal reçu. 3. Dispositif de démodulation de signaux selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le circuit programmable (108) est configuré pour restaurer la continuité du signal incident (121) en plaçant pendant les périodes du signal numérisé (124) ne contenant aucune trame, des trames de remplissage, de sorte que le signal soit continu en entrée du circuit intégré (112) de démodulation. 4. Dispositif de démodulation de signaux selon la revendication 1 à 3, le signal incident étant étalé en fréquences par une séquence, caractérisé en ce que le circuit programmable (108) est configuré pour désétaler le signal incident (121) en appliquant sur le signal, préalablement numérisé(124), la séquence d'étalement ayant été utilisée à l'émission pour étaler le signal. 5. Dispositif de démodulation de signaux selon la revendication 2 à 4, caractérisé en ce que le circuit programmable (108) est configuré pour ajuster le rythme symbole du signal incident (121) au rythme symbole minimum accepté par le circuit intégré (112), lorsque le signal incident (121) non étalé en fréquence a un rythme symbole inférieur à ce rythme symbole minimum, l'ajustement du rythme symbole étant effectué en insérant des trames supplémentaires dans le signal incident numérisé (124). 6. Dispositif de démodulation de signaux selon l'une des revendications 2 à 5, caractérisé en ce que le circuit programmable (108) comprend une entrée apte à recevoir des paramètres de navigation (122) issus de la plate-forme mobile, lesdits paramètres étant utilisés par le circuit programmable (108) pour corriger le décalage Doppler dont le signal incident (121) est affecté. 7. Récepteur (100) robuste de signaux de type diffusion TV numérique, ledit récepteur comprenant un syntoniseur (102) alimenté par une antenne, le syntoniseur (102) fournissant un signal analogique sous la forme de deux voies I, Q transmises à un convertisseur analogique-numérique (104), caractérisé en ce que ledit convertisseur analogique-numérique (104) alimente un dispositif de démodulation (106) selon l'une des revendications 1 à 6. 8. Procédé de démodulation de signaux de type diffusion TV numérique, par exemple DVB-S2, émis par un satellite, le procédé étant caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre dans un récepteur (100) placé sur une plate-forme mobile et/ou dans un environnement électromagnétique perturbé, le récepteur (100) comprenant un syntoniseur (102) recevant un signal incident perturbé (121) alimentant un circuit programmable (108), et un circuit intégré (112), le procédé comprenant au moins les étapes suivantes :- numériser (104) le signal incident perturbé (121) issu du syntoniseur (102) - le circuit programmable (108) applique sur le signal perturbé et numérisé (124) des corrections afin de mettre ledit signal dans une 5 forme compatible d'un circuit intégré apte à démoduler un signal DVB non étalé en fréquence et peu perturbé ; - le circuit intégré (112) démodule le signal issu du circuit programmable (108).
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Procédés d'émission et de réception d'un signal multiporteuse, émetteur, récepteur, signal de retour et programme d'ordinateur correspondants. 1. Domaine de l'invention Le domaine de l'invention est celui des communications numériques, et plus précisément des communications nécessitant une connaissance du canal de transmission à l'émission. Plus précisément, l'invention concerne l'émission et la réception d'un signal à porteuses multiples permettant d'obtenir, au niveau de l'émetteur, une estimation du canal de transmission grâce à une information remontée dans un signal de retour issu du récepteur, encore appelé «feedback ». L'invention trouve notamment des applications dans les systèmes de transmission de type MIMO mono-utilisateur, mettant par exemple en oeuvre des faisceaux (en anglais «beamforming » pour « formation de faisceaux), ou multi-utilisateurs, mettant par exemple en oeuvre une technique de type SDMA (en anglais « spatial division multiple access » pour « accès multiple à répartition spatiale »), ou dans des algorithmes d'allocation de l'information (encore appelés « bit loading » en anglais). En particulier, l'invention trouve des applications dans les systèmes de transmission selon la norme IEEE 802.11n et ses versions à venir, notamment les versions 802.1 lac et 802.1 lad, ainsi que dans les systèmes de transmission cellulaires de future génération (en anglais « LTE Advanced » pour « Long Term Evolution Advanced ») qui utilisent la technique SDMA. 2. Art antérieur Les techniques de transmission nécessitant une connaissance du canal de transmission à l'émission présentent de nombreux avantages. Par exemple, la technique dite de « beamforming » permet de focaliser la puissance d'émission vers un récepteur particulier, et ainsi d'augmenter le rapport signal à bruit en réception. De ce fait, il est possible de transmettre des données avec une modulation plus élevée. Le débit de transmission obtenu avec cette technique de « beamforming » nécessitant une connaissance du canal à l'émission (ie avec « feedback ») est donc plus important que le débit de transmission obtenu dans un système de transmission sans connaissance du canal à l'émission (ie sans « feedback »), comme le multiplexage spatial MIMO. Afin d'obtenir une connaissance du canal de transmission à l'émission, il est classique, lors d'une phase de sondage préalable à la phase de transmission des données, d'estimer le canal de transmission au niveau du récepteur, en utilisant des pilotes émis par l'émetteur, puis de coder cette information pour la transmettre à l'émetteur sur une voie de retour, afin de la décoder au niveau de l'émetteur. Ce mode d'estimation du canal et d'information de l'émetteur est parfois appelé « explicit feedback », pour « retour explicite ». Malheureusement, la quantité d'information à retransmettre sur la voie de retour suivant ce mode peut facilement devenir très importante, du fait d'un nombre élevé de porteuses, du nombre de sous-canaux MIMO entre les différentes entrées et les différentes sorties, du nombre d'utilisateurs, etc. Le temps nécessaire pour transmettre ces informations de retour à l'émetteur, et donc la durée de la phase de sondage, est donc de plus en plus important, ce qui affecte l'efficacité globale de la transmission. Il est donc souhaitable de compresser ces informations de retour afin de réduire la durée de retransmission de ce « feedback ». A cet effet, plusieurs techniques ont été proposées, notamment dans la version 802.11n de la norme Wifi. Ainsi, selon une première technique, la matrice représentative du canal de transmission entre l'émetteur et le récepteur est estimée au niveau du récepteur, puis échantillonnée sur N bits et transmise sur la voie de retour. Selon cette technique, si l'on considère un émetteur mettant en oeuvre quatre antennes d'émission (Nt = 4) et quatre antennes de réception (Nr = 4) selon la norme 802.11n, sur une bande de fréquence de 40MHz avec 114 porteuses modulées par une valeur non nulle (Np = 114 ), et en utilisant un échantillonnage sur quatre bits Te= 4, le codage de l'information de retour nécessite l'utilisation de 14592 bits (Nt x Nr x Np X Te X 2 = 14592, où le facteur 2 provient de l'envoi de données complexes). Selon une deuxième technique, telle que décrite dans le document IEEE P802.1ln/D11.0 Draft standard for Information Technology - Telecommunications and information exchange between systems - Local and metropolitan area networks - Specific requirements Part 11: Wireless LAN Medium Access Control (MAC) and Physical Layer (PHY) specifications Amendment 5: Enhancements for Higher Throughput, Chapitre 20.3.12.2.5, les matrices représentatives des sous-canaux MIMO sont compressées en utilisant des rotations de Givens afin d'effectuer des opérations de rotation planaire. Selon cette technique, en reprenant l'exemple précédent, il suffit d'échantillonner douze angles par porteuse pour une matrice représentative du canal de transmission de taille 4x4 (avec Nt = 4 et Nr = 4 ), ce qui revient au calcul de douze angles au lieu de seize éléments complexes selon la première technique. En utilisant un échantillonnage sur quatre bits Te = 4 , le codage des informations de retour nécessite l'utilisation de 5472 bits (12 x Np x Te = 5472 ). Selon une troisième technique, il est encore possible de grouper les porteuses par sous-ensemble de porteuses adjacentes et de transmettre une information de canal pour ce sous-ensemble, plutôt qu'une pour chaque porteuse. Un facteur de réduction de la quantité d'information transmise de deux ou quatre peut donc encore être gagné, souvent au détriment de la qualité du feedback. Bien que ces techniques permettent de diminuer la quantité d'informations à transmettre sur la voie de retour au cours de la phase de sondage, il est souhaitable de diminuer encore plus cette quantité d'informations. En effet, plus la quantité d'informations est importante, plus la durée de la phase de sondage est importante, ce qui diminue le temps pendant lequel une transmission haut débit peut avoir lieu. L'efficacité du système de transmission se trouve donc dégradée, puisque aucune information utile n'est transmise durant cette phase de sondage. En particulier, si la durée de la phase de sondage est trop importante, la perte de débit engendrée peut compenser complètement les gains de débits de transmission obtenus par l'utilisation d'une technique nécessitant la connaissance du canal à l'émission (ie avec « feedback »). De plus, avec les techniques de transmission actuelles et à venir, le nombre d'antennes d'émission et/ou de réception s'accroît, ainsi que le nombre de porteuses, et éventuellement le nombre d'utilisateurs (cas du SDMA notamment). La quantité d'informations à retourner à l'émetteur est donc de plus en plus importante, et affaiblit l'efficacité des nouveaux systèmes de transmission. Ces nouveaux systèmes, qui transmettent à des débits très élevés, sont d'autant plus sensibles aux pertes de temps dues à la remontée d'informations. Il existe donc un besoin pour une nouvelle technique d'émission/réception dans des systèmes de transmission nécessitant une connaissance du canal à l'émission, permettant de diminuer la quantité d'informations transmises sur la voie de retour. 3. Exposé de l'invention L'invention propose une solution nouvelle à ce problème, sous la forme d'un procédé de réception d'un signal correspondant à un signal multiporteuse émis par un émetteur via un canal de transmission, ledit signal multiporteuse comprenant au moins un intervalle de garde, et ledit procédé de réception comprenant une étape d'estimation du canal de transmission, délivrant une information sur le canal dans le domaine fréquentiel, dite réponse fréquentielle. Selon l'invention, le procédé de réception comprend également : une étape de transformation de la réponse fréquentielle vers le domaine temporel, délivrant une réponse temporelle du canal, comprenant des échantillons temporels représentatifs du canal localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde, une étape de transmission, à l'émetteur, d'un signal de retour portant au moins les échantillons temporels représentatifs du canal. L'invention propose ainsi de convertir les informations sur le canal, qui sont classiquement obtenues dans le domaine fréquentiel, vers le domaine temporel, afin de retourner à l'émetteur ces informations dans le domaine temporel. Au contraire, selon l'art antérieur, les techniques de feedback et de compression de feedback reposent sur la transmission de l'information sur le canal telle qu'elle est obtenue et utilisée par la modulation multiporteuse, c'est-à-dire sous sa forme fréquentielle. En transmettant l'information sur le canal sous sa forme temporelle selon l'invention, on diminue la quantité d'informations transmises du récepteur vers l'émetteur. En particulier, l'étape de transformation selon l'invention permet de concentrer les échantillons temporels représentatifs du canal dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde du signal multiporteuse. Ces échantillons temporels représentatifs du canal correspondent à la réponse impulsionnelle du canal. Ainsi, il n'est pas nécessaire de transmettre l'ensemble de la réponse temporelle du canal de transmission, comprenant des échantillons temporels représentatifs du canal et des échantillons temporels représentatifs d'un bruit, mais seulement les échantillons temporels représentatifs du canal, localisés dans l'intervalle de garde, ce qui permet de diminuer encore la quantité d'informations transmises du récepteur vers l'émetteur. En d'autres termes, l'invention permet de transmettre par feedback la réponse impulsionnelle du canal à la place de la réponse fréquentielle classiquement envoyée, ce qui permet d'obtenir un premier gain en compression. Selon une caractéristique particulière de l'invention, l'étape de transformation met en oeuvre une matrice de transfert construite en tenant compte des porteuses modulées par une valeur nulle localisées aux bords du spectre dudit signal multiporteuse et/ou au centre dudit spectre, dites porteuses nulles. De cette façon, l'invention permet de s'affranchir des effets de bords obtenus par les porteuses nulles insérées aux bords du spectre du signal multiporteuse pour limiter le recouvrement spectral avec d'autres applications utilisant des bandes de fréquence voisines. Classiquement, ces porteuses nulles créent des effets de bords sur la réponse impulsionnelle du canal, qui devient dispersif dans le domaine temporel. L'utilisation d'une matrice de transfert construite en tenant compte des porteuses nulles selon l'invention permet de concentrer la réponse impulsionnelle du canal dans l'intervalle de garde du signal multiporteuse. Cette nouvelle matrice de transfert permet donc d'améliorer la précision des informations à transmettre par feedback, c'est-à-dire de remonter à l'émetteur des informations permettant une meilleure estimation du canal de transmission. On améliore ainsi la qualité du feedback. Selon un premier mode de réalisation, l'étape de construction de la matrice de transfert met en oeuvre les sous-étapes suivantes : - obtention d'une matrice de taille NpxNp, notée FNp, extraite d'une matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les éléments correspondant à la position des porteuses nulles, où N correspond au nombre total de porteuses et Np au nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle d'un symbole multiporteuse du signal multiporteuse ; décomposition de la matrice FNp en Np valeurs propres ; - détermination de la matrice de transfert de taille NpxNp, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi les Np valeurs propres. Selon ce premier mode de réalisation, on utilise donc la matrice FNp de taille NpxNp, encore appelée fonction de transfert, pour obtenir Np échantillons dans le domaine temporel, c'est-à-dire la réponse temporelle du canal. En particulier, l'étape de détermination met en oeuvre les étapes suivantes, pour i allant de 1àNp: affectation d'une valeur nulle aux (Np - i) valeurs propres les plus faibles parmi les Np valeurs propres ; reconstruction d'une nouvelle matrice de taille NpxNp, notée FNp , à partir des (Np - i) valeurs propres nulles et i valeurs propres non nulles ; décomposition en valeurs propres d'une matrice globale obtenue par multiplication de la matrice FNp et d'une matrice de Fourier F de taille NpxNp, et stockage des valeurs propres obtenues selon un ordre décroissant; et une étape de sélection de la matrice FNp générant la matrice globale présentant les i premières valeurs propres les plus proches de 1, stockées selon l'ordre décroissant, et les (Np - i) valeurs propres restantes les plus faibles, délivrant la matrice de transfert. En effet, la matrice FNp est généralement mal conditionnée, ce qui signifie que ses valeurs propres ne sont pas toutes identiques (le rapport entre sa plus grande valeur propre et sa plus petite valeur propre est supérieur à 1). On cherche donc à transformer cette matrice pour obtenir une matrice conditionnée sur ses i premières valeurs propres, c'est-à-dire présentant i valeurs propres identiques (ou sensiblement identiques) et (Np - i) valeurs propres quasiment nulles. Pour chaque i, on définit ainsi une matrice globale dans le domaine fréquentiel qui est bien conditionnée sur ses i premières valeurs propres. On détermine de cette façon le nombre optimal de valeurs propres à supprimer, en tenant compte de l'impact du nombre de valeurs propres sur la réponse fréquentielle du canal. Selon un deuxième mode de réalisation, l'étape de construction de la matrice de transfert met en oeuvre les sous-étapes suivantes : - obtention d'une matrice de taille Np x CP, notée FCp, extraite d'une matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les éléments correspondant à la position des porteuses nulles et conservé uniquement les CP premières colonnes, où N correspond au nombre total de porteuses et Np au nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle d'un symbole multiporteuse du signal multiporteuse, et CP au nombre d'échantillons temporels de l'intervalle de garde ; - décomposition de la matrice FCp en CP valeurs propres ; - détermination de la matrice de transfert de taille NpxNp, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi les CP valeurs propres. Selon ce deuxième mode de réalisation, on utilise donc la matrice FCp de taille NpxCP, encore appelée fonction de transfert, pour obtenir directement les CP premiers échantillons dans le domaine temporel, sur lesquels sont localisés les échantillons temporels représentatifs du canal. Selon un aspect particulier de l'invention, le procédé de réception comprend une étape de réduction d'un bruit affectant les échantillons temporels représentatifs du canal, mise en oeuvre préalablement à l'étape de transmission. De cette façon, on diminue encore la quantité d'informations à remonter à l'émetteur, ce qui permet de diminuer le nombre de bits nécessaires pour coder l'information de retour et de réduire la perte de débit engendrée par les techniques « avec feedback ». En particulier, si la réponse temporelle comprend Np échantillons temporels, l'étape de réduction d'un bruit comprend les sous-étapes suivantes : détermination d'une variance du bruit a affectant les (Np - CP) derniers échantillons temporels de la réponse temporelle ; détermination d'une puissance du bruit Pbruit affectant les CP premiers échantillons temporels de la réponse temporelle, telle que Pbruit = CP X 6 ; - affectation d'une valeur nulle aux j échantillons temporels présentant les puissances les plus faibles, parmi les CP premiers échantillons temporels, tant que la somme des puissances des j échantillons est inférieure ou égale à Pbruit , délivrant (CP- j) échantillons temporels représentatifs du canal, correspondant à la réponse impulsionnelle du canal. Il est ainsi possible de supprimer les échantillons temporels localisés dans l'intervalle de garde qui présentent une faible valeur, ce qui permet de diminuer encore la taille des informations à transmettre par feedback, et d'obtenir un deuxième gain en compression de l'information à envoyer. En particulier, le procédé de réception comprend une étape de détection des positions des échantillons temporels de la réponse impulsionnelle. Le signal de retour porte alors ces positions et les échantillons temporels de la réponse impulsionnelle . En d'autres termes, les positions des échantillons représentatifs du canal sont signalées dans le signal de retour, dans un premier champ, et seuls les échantillons temporels identifiés par ces positions sont insérés dans le signal de retour, dans un deuxième champ. Il est ainsi possible de transmettre une nouvelle structure de trame, au niveau de la couche liaison de données MAC, formée d'une première partie portant la position des échantillons et une deuxième partie portant les informations temporelles identifiées par ces positions. Cette nouvelle structure de trame permet d'optimiser l'envoi des informations de retour. Par exemple, les positions sont codées sur un nombre de bits égal au nombre d'échantillons 10 de l'intervalle de garde (CP). L'invention concerne aussi un signal de retour transmis selon le procédé de réception décrit précédemment, portant au moins les échantillons temporels représentatifs du canal, c'est-à-dire la réponse impulsionnelle du canal. Un tel signal de retour peut, selon un mode dégradé de l'invention, porter des échantillons temporels représentatifs d'un bruit. 15 Un tel signal de retour peut bien sûr comporter les différentes caractéristiques relatives au procédé de réception décrit précédemment. Il s'agit par exemple d'un message CQI (de l'anglais « Channel Quality Indicator » pour « indicateur de qualité du canal »). Dans un autre mode de réalisation, l'invention concerne un récepteur d'un signal correspondant à un signal multiporteuse émis par un émetteur via un canal de transmission, ledit 20 signal multiporteuse comprenant au moins un intervalle de garde, et ledit récepteur comprenant des moyens d'estimation du canal de transmission, délivrant une information sur le canal dans le domaine fréquentiel, dite réponse fréquentielle. Selon l'invention, un tel récepteur comprend également : - des moyens de transformation de la réponse fréquentielle vers le domaine temporel, 25 délivrant une réponse temporelle du canal, comprenant des échantillons temporels représentatifs du canal localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde, des moyens de transmission, à l'émetteur, d'un signal de retour portant au moins les échantillons temporels représentatifs du canal. 30 Un tel récepteur est notamment adapté à mettre en oeuvre le procédé de réception décrit précédemment. Il s'agit par exemple d'un point d'accès d'un réseau Wifi, dans le cas d'une liaison montante, ou d'une station d'un ensemble de services de base d'un réseau Wifi, dans le cas d'une liaison descendante. Ce récepteur pourra bien sûr comporter les différentes caractéristiques relatives au procédé 35 de réception selon l'invention. Ainsi, les caractéristiques et avantages de ce récepteur sont les mêmes que ceux du procédé de réception, et ne sont pas détaillés plus amplement. L'invention concerne encore un procédé d'émission d'un signal multiporteuse via un canal de transmission, comprenant les étapes suivantes : - réception d'un signal de retour transmis selon le procédé de réception décrit précédemment, délivrant des échantillons temporels représentatifs du canal ; - transformation des échantillons temporels représentatifs du canal du domaine temporel 5 vers le domaine fréquentiel, délivrant une estimation du canal ; - mise en forme du signal multiporteuse tenant compte de l'estimation. En plus des opérations classiquement effectuées à l'émission, on propose selon l'invention de transformer les informations sur le canal, véhiculées par le signal de retour, du domaine temporel vers le domaine fréquentiel. 10 De cette façon, on peut réutiliser l'ensemble des fonctions existantes pour la mise en forme du signal multiporteuse à l'émission. De plus, on dispose à l'émission d'une bonne connaissance du canal de transmission. En effet, la transmission d'informations sur le canal dans le domaine temporel dans le signal de retour permet une meilleure estimation du canal de transmission, du fait de la précision des informations 15 obtenues en réception, notamment grâce à l'utilisation d'une matrice de transfert spécifique selon l'invention. On augmente de cette façon l'efficacité des systèmes nécessitant une connaissance du canal à l'émission. Dans un autre mode de réalisation, l'invention concerne un émetteur d'un signal 20 multiporteuse via un canal de transmission, comprenant : - des moyens de réception d'un signal de retour transmis par un récepteur tel que décrit précédemment, délivrant des échantillons temporels représentatifs du canal ; - des moyens de transformation des échantillons temporels représentatifs du canal du domaine temporel vers le domaine fréquentiel, délivrant une estimation du canal ; 25 - des moyens de mise en forme du signal multiporteuse tenant compte de l'estimation du canal. Un tel émetteur est notamment adapté à mettre en oeuvre le procédé d'émission décrit précédemment. Il s'agit par exemple d'un point d'accès d'un réseau Wifi, dans le cas d'une liaison descendante, ou d'une station d'un ensemble de services de base d'un réseau Wifi, dans le cas 30 d'une liaison montante. Cet émetteur pourra bien sûr comporter les différentes caractéristiques relatives au procédé d'émission selon l'invention. Ainsi, les caractéristiques et avantages de cet émetteur sont les mêmes que ceux du procédé d'émission, et ne sont pas détaillés plus amplement. Un autre aspect de l'invention concerne un programme d'ordinateur comportant des 35 instructions adaptées à la mise en oeuvre du procédé d'émission et/ou du procédé de réception décrits ci-dessus, lorsque le programme est exécuté par un processeur. Un tel programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation. Il peut être téléchargé depuis un réseau de communication et/ou enregistré sur un support lisible par ordinateur. 4. Liste des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation particulier, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 illustre les principales étapes mises en oeuvre par un procédé de réception selon un mode de réalisation de l'invention ; - les figures 2, 3 et 6 illustrent des exemples de transformation de la réponse fréquentielle du canal vers le domaine temporel ; - la figure 4 présente les principales étapes mises en oeuvre pour la construction d'une matrice de transfert, selon un premier exemple ; la figure 5 détaille l'étape de détermination de la matrice de transfert de la figure 4 ; la figure 7 illustre les valeurs propres de la matrice globale, pour différentes valeurs de i ; - la figure 8 compare l'erreur d'estimation du canal de transmission, en fonction du rapport signal à bruit, obtenue selon l'invention par rapport aux techniques de l'art antérieur ; la figure 9 illustre un algorithme de réduction du bruit affectant la réponse temporelle du canal ; - la figure 10 illustre un exemple de trame du signal de retour selon l'invention ; - les figures 1 lA et 1 lB présentent un exemple de chaîne d'émission et de réception ; les figures 12A et 12B illustrent schématiquement la structure d'un émetteur et d'un récepteur selon un mode de réalisation de l'invention. 5. Description d'un mode de réalisation de l'invention 5.1 Principe général L'invention s'inscrit dans le contexte des communications nécessitant une connaissance du canal de transmission à l'émission, où un canal de transmission est défini entre un émetteur (comprenant une ou plusieurs antennes d'émission) et un récepteur (comprenant une ou plusieurs antennes de réception). Le principe général de l'invention repose sur la transmission, du récepteur vers l'émetteur, d'une information sur le canal de transmission sous sa forme temporelle, et non sous sa forme fréquentielle, ce qui permet une compression des informations transmises sur la voie de retour. La figure 1 illustre les principales étapes mises en oeuvre par un procédé de réception d'un signal correspondant à un signal multiporteuse, par exemple de type OFDM, émis par un émetteur via un canal de transmission, selon un mode de réalisation de l'invention. Un tel procédé selon l'invention peut être mis en oeuvre de diverses manières, notamment sous forme câblée ou sous forme logicielle. Selon ce mode de réalisation, on estime le canal de transmission au cours d'une étape d'estimation 11, délivrant une information sur le canal dans le domaine fréquentiel, dite réponse fréquentielle RF. Cette estimation du canal est obtenue de manière classique, par exemple en utilisant les pilotes du signal multiporteuse. On transforme ensuite la réponse fréquentielle du canal RF du domaine fréquentiel vers le domaine temporel au cours d'une étape de transformation 12, délivrant une réponse temporelle du canal RT, comprenant à la fois des échantillons temporels représentatifs du canal (formant la réponse impulsionnelle du canal RI) et des échantillons temporels représentatifs d'un bruit. On transmet alors à l'émetteur, au cours d'une étape de transmission 13, au moins les échantillons temporels représentatifs du canal dans un signal de retour, encore appelé feedback Fbck. Selon ce mode de réalisation, la réponse impulsionnelle du canal est localisée dans un intervalle de temps présentant une longueur, en nombre d'échantillons, inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde (ou préfixe cyclique) du signal multiporteuse. On rappelle en effet que la durée d'un intervalle de garde d'un signal multiporteuse est généralement choisie pour être supérieure ou égale à l'étalement maximal des retards de la réponse impulsionnelle du canal de transmission. Par conséquent, la réponse impulsionnelle du canal présente une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde. Elle peut même être très inférieure à la longueur de l'intervalle de garde, selon l'environnement. La transmission de la réponse impulsionnelle RI dans le signal de retour Fbck plutôt que de la réponse fréquentielle RF permet une réduction importante du volume de données à transmettre dans le signal de retour. En effet, puisque la taille de l'intervalle de garde est souvent inférieure à 25% de la taille de la réponse fréquentielle dans les systèmes de communication numérique, l'envoi de la réponse impulsionnelle (qui présente une longueur au plus égale à la longueur de l'intervalle de garde) permet de réduire le volume des données à transmettre par feedback (75% au minimum). Au contraire, l'envoi de la réponse fréquentielle du canal selon l'art antérieur nécessitait l'envoi de tous les coefficients d'une matrice représentative du canal de transmission. 5.2 Système de transmission « parfait » On considère dans un premier temps un système de transmission « parfait », dans lequel il n'est pas nécessaire d'introduire de porteuses nulles en bordure et/ou au centre du spectre du signal multiporteuse, par exemple pour éviter un recouvrement spectral avec d'autres applications utilisant des bandes de fréquence voisines. Dans ce cas, comme illustré en figure 2, l'étape de transformation 12 de la réponse fréquentielle du canal RF du domaine fréquentiel vers le domaine temporel délivre une réponse temporelle du canal RT comprenant à la fois des échantillons temporels représentatifs du canal (formant la réponse impulsionnelle du canal RI) et des échantillons temporels représentatifs d'un bruit. A l'issue de cette étape de transformation 12, la réponse impulsionnelle du canal RI est localisée dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde (ou préfixe cyclique) du signal multiporteuse. En d'autres termes, à même fréquence d'échantillonnage, le nombre d'échantillons temporels de la réponse impulsionnelle du canal RI est inférieur ou égal au nombre d'échantillons temporels de l'intervalle de garde, noté CP. Si la réponse impulsionnelle et l'intervalle de garde présentent une même longueur, les CP premiers échantillons de la réponse temporelle RT sont des échantillons représentatifs dudit canal et les (Np - CP) échantillons restants de la réponse temporelle RT sont des échantillons représentatifs d'un bruit, avec Np le nombre de porteuses d'un symbole multiporteuse du signal multiporteuse. Dans ce cas « parfait », l'étape de transformation 12 peut être effectuée en appliquant directement une transformée de Fourier inverse à la réponse fréquentielle RF. Pour ce faire, on multiplie par exemple une matrice représentative du canal de transmission par une matrice de Fourier inverse IFFT. 5.3 Système de transmission « réel » Dans les systèmes de transmission actuels, on insère classiquement des porteuses nulles en bordure du spectre du signal multiporteuse, notamment pour éviter un recouvrement spectral avec d'autres applications utilisant des bandes de fréquence voisines. Il est également classique d'insérer une porteuse nulle au milieu du spectre du signal multiporteuse (DC). Dans ce cas, si l'on effectue directement une transformée de Fourier inverse sur la réponse fréquentielle RF du canal (obtenue de manière classique au cours de l'étape d'estimation 11), l'étape de transformation 12 délivre une réponse temporelle du canal RT comprenant des échantillons temporels représentatifs du canal mélangés avec les échantillons temporels représentatifs d'un bruit, comme illustré en figure 3. L'existence de ces porteuses nulles crée en effet des effets de bords sur la réponse impulsionnelle du canal (en anglais « aliasing »), qui devient très dispersif dans le domaine temporel, et donc difficile à localiser. Selon ce mode de réalisation, l'invention propose d'utiliser une matrice de transfert spécifique lors de l'étape de transformation 12, permettant de concentrer la réponse impulsionnelle du canal sur les CP premiers échantillons de la réponse temporelle. En d'autres termes, cette matrice de transfert, construite en tenant compte des porteuses nulles localisées aux bords du spectre du signal multiporteuse et/ou au centre du spectre, permet d'obtenir une réponse temporelle du canal dont les échantillons temporels représentatifs du canal sont localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde. Dans ce cas « réel », l'étape de transformation 12 n'est donc pas effectuée en appliquant directement une transformée de Fourier inverse à la réponse fréquentielle, mais en appliquant une fonction de transfert « modifiée ». Pour ce faire, on multiplie par exemple une matrice représentative du canal de transmission par une matrice de transfert spécifique. Cette nouvelle matrice de transfert permet un passage dans le domaine temporel sans effet de bord (« aliasing »). La réponse impulsionnelle du canal devient donc moins dispersive en temps 5 et est concentrée dans les CP premiers échantillons de la réponse temporelle. Cette localisation de la réponse impulsionnelle permet de n'envoyer que les trajets (ou «taps ») du canal dont le nombre est au plus égal à la longueur de l'intervalle de garde. En effet, chaque échantillon temporel de la réponse impulsionnelle, portant une valeur donnée, peut être associé à un trajet du canal. Si la réponse impulsionnelle du canal est localisée sur les CP premiers 10 échantillons de la réponse temporelle, alors le nombre de trajets (et donc de valeurs) servant à décrire le canal, transmis dans le signal de retour, est inférieur ou égal au nombre d'échantillons correspondant à l'intervalle de garde (CP). La taille des informations à transmettre est donc réduite de manière considérable, puisque la longueur de l'intervalle de garde, en nombre d'échantillons, est beaucoup plus petite que le nombre de porteuses (classiquement de l'ordre de pour un symbole 15 OFDM). A) Premier exemple de mise en oeuvre On décrit ci-après, en relation avec la figure 4, les principales étapes mises en oeuvre pour la construction d'une telle matrice de transfert. On note N le nombre total de porteuses et Np le nombre de porteuses modulées par une 20 valeur non nulle d'un symbole multiporteuse (par exemple OFDM). On entend ici par porteuses « modulées par une valeur non nulle » les porteuses portant un pilote ou des données utiles. Les porteuses « modulées par une valeur nulle », encore appelées porteuses nulles, correspondent aux porteuses insérées aux bords et/ou au milieu du spectre du signal multiporteuse. Le nombre de porteuses nulles est donc égal à (N - Np) . 25 Comme illustré en figure 4, la première étape 41 de construction de la matrice de transfert consiste à extraire, d'une matrice de Fourier de taille NxN, une matrice de taille NpxNp, notée FNp. Cette matrice FNp correspond à la matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les éléments correspondant à la position des porteuses nulles. En d'autres termes, on 30 supprime les lignes de la matrice de Fourier de taille NxN correspondant à la position des porteuses nulles. On obtient ainsi une matrice de NpxNp, notée FNp . A titre d'exemple, on considère la matrice de Fourier de taille 16x16 présentée en annexe A. Si l'on considère un nombre de porteuses nulles par symbole multiporteuse égal à 6, alors 35 la matrice FNp=10 de taille 10x10 obtenue à l'issue de la première étape 41 (en supprimant les trois premières lignes, les trois dernières lignes, et les six dernières colonnes de la matrice de Fourier 16x16), est telle que présentée en annexe B. Au cours de la deuxième étape 42 de construction de la matrice de transfert, on décompose la matrice FNp en Np valeurs propres, par exemple en utilisant la fonction SVD (en anglais « singular value decomposition », en français «décomposition en valeurs singulières »). Cette décomposition permet d'obtenir l'ensemble des valeurs singulières de la matrice FNp, et éventuellement de les stocker par ordre décroissant. A titre illustratif, en reprenant l'exemple ci-dessus, les dix valeurs propres obtenues à l'issue de la deuxième étape 42, sont les suivantes : 1. 1.0000 ; 2. 1.0000 ; 3. 1.0000 ; 4. 1.0000 ; 5. 0.9977 ; 6. 0.9318 ; 7. 0.5942 ; 8. 0.1805 ; 9. 0.0248 : 10. 0.0014. La troisième étape 43 permet de déterminer la matrice de transfert de taille NpxNp, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi les Np valeurs propres obtenues lors de la deuxième étape 42. On détaille ci-après, en relation avec la figure 5, les sous-étapes mises en oeuvre lors de la troisième étape 43 permettant de déterminer la matrice de transfert de taille NpxNp. On définit une variable i, où i est un entier relatif allant de 1 à Np. Selon ce premier exemple de réalisation, on effectue les étapes suivantes, pour toutes les valeurs de i : - affectation 51 d'une valeur nulle aux (Np - i) valeurs propres les plus faibles parmi les Np valeurs propres la matrice FNp obtenues lors de la deuxième étape 42 de construction de la matrice de transfert. Cette étape permet de supprimer les valeurs propres les plus faibles ; - reconstruction 52 d'une nouvelle matrice de taille NpxNp, notée FNp, à partir des (Np - i) valeurs propres nulles et i valeurs propres non nulles ; - décomposition en valeurs propres 53 d'une matrice globale obtenue par multiplication de la matrice FNp et d'une matrice de Fourier F de taille NpxNp, et stockage des valeurs propres obtenues, selon un ordre décroissant. La multiplication de la matrice FNp par une matrice de Fourier F permet de transposer la matrice FNp dans le domaine fréquentiel. La matrice ainsi obtenue, appelée matrice globale, est alors décomposée en 5 Np valeurs propres, par exemple en utilisant la fonction SVD. Les i premières valeurs propres de la matrice globale ainsi obtenue sont identiques (ou quasi-identiques), et les (Np - i) valeurs propres restantes sont très faibles. On peut donc considérer que la matrice globale ainsi obtenue est bien conditionnée sur ses i premières valeurs propres. A l'issue de ces trois étapes, on obtient pour chaque valeur de i : 10 - une matrice FNp , - une matrice globale correspondant à la matrice FNp dans le domaine fréquentiel, et Np valeurs propres associées à la matrice globale (et donc calculées dans le domaine fréquentiel), classées par ordre décroissant de valeurs. 15 En poursuivant l'exemple ci-dessus, on obtient ainsi, par exemple pour i = 8 : la matrice FNp8=10 présentée en Annexe C ; la matrice globale présentée en Annexe D, obtenue par transposition de la matrice FNpg 10 dans le domaine fréquentiel ; les valeurs propres suivantes, associées à la matrice globale : 20 1. 1; 2. 1 ; 3. 1 ; 4. 1 ; 5. 1 ; 25 6. 1; 7. 1 ; 8. 0.9999 ; 9. 1.3487e-16 ; 10. 1.6816e-17. 30 La matrice globale obtenue pour i = 8 est donc bien conditionnée sur ses huit premières valeurs propres. On sélectionne ensuite, au cours d'une étape de sélection 54, la matrice FNp générant la matrice globale présentant les i premières valeurs propres les plus proches de 1 (selon l'ordre décroissant), et les (Np - i) valeurs propres restantes les plus faibles. La matrice FNp ainsi sélectionnée est la matrice de transfert à utiliser lors de l'étape de transformation 12. Cette matrice de transfert, qui tient compte du nombre de porteuses nulles ainsi que de leur position, permet de concentrer la réponse impulsionnelle du canal sur les CP premiers échantillons de la réponse temporelle, comme illustré en figure 6, et donc de supprimer, ou à tout le moins de réduire, les effets de bord. Les (Np - CP) échantillons temporels restants de la réponse temporelle sont représentatifs d'un bruit B. Ainsi, si l'on considère un émetteur mettant en oeuvre quatre antennes d'émission (Nt = 4) et quatre antennes de réception (Nr = 4) selon la norme 802.11n, sur une bande de fréquence de 40MHz avec 114 porteuses modulées par une valeur non nulle (Np = 114), en utilisant un échantillonnage sur quatre bits Te = 4, et en considérant une longueur d'intervalle de garde égale à 32 échantillons (CP = 32 ), le codage de l'information de retour selon l'invention nécessite l'utilisation de 4096 bits seulement (Nt x Nr x CP x Te x 2 = 4096, où le facteur 2 provient de l'envoi de données complexes), au lieu des 14592 bits selon l'art antérieur. La troisième étape 43 de construction de la matrice de transfert, illustrée en figure 5, consiste donc à supprimer certaines valeurs propres les plus faibles. C'est cette suppression qui permet d'éliminer les effets de bords. Le nombre de valeurs propres à supprimer dépend notamment des paramètres du système de transmission (nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle Np et nombre de porteuses nulles (N - Np) . La solution proposée permet de déterminer le nombre optimal de valeurs propres à supprimer, en tenant compte de l'impact du nombre de valeurs propres sur la réponse fréquentielle du canal : - si l'on considère l'ensemble des valeurs propres de la matrice FNp, les effets de bords ne sont pas éliminés ; - à l'inverse, si l'on supprime un trop grand nombre de valeurs propres de la matrice FNp , les valeurs des échantillons temporels représentatifs du canal seront faibles, et l'on risque de perdre toute la puissance du canal (où la puissance du canal est définie par la valeur des échantillons temporels représentatifs du canal, chaque échantillon étant associé à un trajet du canal). En effet, si l'on ne considère pas un nombre suffisant de valeurs propres de la matrice FNp , alors la matrice globale obtenue par transposition de la matrice FNp dans le domaine fréquentiel (en notant i le nombre de valeurs propres conservé) présentera des valeurs propres très faibles, ce qui correspond à des valeurs des échantillons temporels représentatifs du canal très faibles. On perd donc une grande partie de la puissance du canal. Par exemple, si l'on se place dans le contexte d'une transmission selon la norme 802.11n/ac, sur une bande de fréquence de 40MHz avec 114 porteuses modulées par une valeur non nulle (Np = 114) et 14 porteuses modulées par une valeur nulle (N =128 ), alors le nombre de valeurs propres à conserver après application de la solution selon l'invention est de 53 (i = 53 ). La matrice de transfert à utiliser pour un tel système est donc la matrice FNp5114 de taille 114x114, reconstruite à partir des 53 valeurs propres les plus grandes restantes après affectation d'une valeur nulle aux 61 valeurs propres les plus faibles lors de l'étape d'affectation 51. Afin de sélectionner la meilleure matrice de transfert (matrice FNp5114 selon cet exemple), on observe pour chaque valeur de i les valeurs propres associées à la matrice globale, classées par ordre décroissant, et on compare ces valeurs à une cible (ou masque), qui est égale à 1 pour les i premières valeurs singulières, et égale à 0 pour les (Np - i) valeurs restantes. On sélectionne la valeur de i pour laquelle les valeurs propres sont les plus proches de la cible, soit i = 53 selon notre exemple. La matrice de transfert sélectionnée est donc la matrice FNp générant la matrice globale présentant les i premières valeurs propres les plus proches de 1, et les (Np - i) valeurs propres restantes les plus faibles. La figure 7 illustre les valeurs propres de la matrice globale, pour différentes valeurs de i, stockées par ordre décroissant à l'issue de l'étape de décomposition en valeurs propres 53. L'axe des abscisses porte l'indice des valeurs propres (classées par ordre décroissant) et l'axe des ordonnées la valeur des valeurs propres. Plus précisément, la figure 7 illustre les valeurs propres dans le domaine fréquentiel (valeurs propres de la matrice globale), en fonction du nombre de valeurs propres considérées dans le domaine temporel (suite à l'affectation d'une valeur nulle aux (Np - i) valeurs propres les plus faibles lors de l'étape d'affectation 51), c'est-à-dire différentes valeursdei(i=Np=114, i=53 et i=52). Comme illustré sur cette figure 7, en ne considérant que les 53 valeurs propres les plus importantes dans la matrice de transfert (ie en sélectionnant la matrice FNp5114 ), on retrouve dans le domaine fréquentiel un canal représenté par une matrice globale dont les valeurs propres présentent une caractéristique très intéressante : les 53 premières valeurs propres sont égales à 1, alors que les 61 autres valeurs propres sont très faibles et donc négligeables. Les effets de bord sont donc éliminés. Cette nouvelle matrice de transfert permet donc d'améliorer la précision des informations à transmettre par feedback, c'est-à-dire de remonter à l'émetteur des informations permettant une meilleure estimation du canal de transmission. A titre illustratif, la figure 8 compare l'erreur quadratique moyenne (MSE pour « Mean Saqure Error» en anglais) au niveau de l'estimation du canal de transmission, en fonction du rapport signal à bruit, pour un feedback classique transmettant à l'émetteur une information sur le canal de transmission sous sa forme fréquentielle (courbe 81) ; un feedback transmettant à l'émetteur une information sur le canal de transmission sous sa forme temporelle, en utilisant directement une matrice de Fourier inverse au cours de l'étape 12 de transformation du domaine fréquentiel vers le domaine temporel (courbe 82) ; un feedback transmettant à l'émetteur une information sur le canal de transmission sous sa forme temporelle, en utilisant une matrice de transfert déterminée selon ce mode de réalisation au cours de l'étape 12 de transformation du domaine fréquentiel vers le domaine temporel (courbe 83). On constate que les informations sur le canal de transmission sous sa forme temporelle, obtenues en utilisant une matrice de transfert déterminée selon l'invention, sont beaucoup plus précises que celles sur le canal de transmission sous sa forme fréquentielle. La transmission à l'émetteur d'information sur le canal dans le domaine temporel est particulièrement avantageuse pour les systèmes multi-utilisateurs, tels que définis selon la norme 802.11ac. En effet, cette solution permet à la fois de réduire la taille des informations à remonter à l'émetteur et d'augmenter la précision de ces informations. Il est également à noter qu'une telle matrice de transfert selon l'invention n'a besoin d'être déterminée qu'une seule fois pour un système de transmission donné. Ainsi, tant que le nombre total de porteuses par symbole multiporteuse (N) et le nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle (Np) ne varie pas, pour un même couple émetteur/récepteur, la matrice de transfert construite selon l'invention reste inchangée, et n'a donc pas à être recalculée. B) Réduction de la quantité d'informations remontées à l'émetteur Si l'on souhaite diminuer encore la taille des informations à retransmettre à l'émetteur, il est possible de réduire le bruit affectant les CP premiers échantillons de la réponse temporelle, préalablement à l'étape de transmission du signal de retour à l'émetteur. Cette option permet, une fois le canal localisé (c'est-à-dire une fois la réponse impulsionnelle du canal localisée dans les CP premiers échantillons de la réponse temporelle), de le compresser de manière adaptative. Comme illustré en figure 6, à l'issue de l'étape de transformation 12 de la réponse fréquentielle du canal vers le domaine temporel utilisant une matrice de transfert construite comme décrit ci-dessus, la réponse impulsionnelle du canal est localisée dans les CP premiers échantillons temporels. Cependant, une partie de la puissance distribuée sur les CP premiers échantillons peut ne pas être représentative du canal de transmission, mais représentative d'un bruit. Il est également possible que le nombre d'échantillons de la réponse impulsionnelle soit très inférieur au nombre d'échantillons CP de l'intervalle de garde (ie la longueur du canal est faible devant celle de l'intervalle de garde). L'invention propose, selon cette option, de diminuer davantage la taille des informations à transmettre par feedback, en enlevant parmi les CP premiers échantillons ceux qui sont constitués de bruit additif, pour ne conserver que les échantillons temporels représentatifs du canal. Plus précisément, afin de réduire le bruit, le procédé de réception peut mettre en oeuvre les étapes suivantes : - détermination 91 d'une variance du bruit 6 affectant les (Np - CP) derniers échantillons temporels de la réponse temporelle. Par exemple, on estime la variance du bruit en calculant la moyenne des normes des (Np - CP) derniers échantillons dans le domaine temporel : Ht2(k)I = k=1...Np-CP Np-CP dans le domaine temporel. détermination 92 d'une puissance du bruit Pbruit affectant les CP premiers échantillons temporels de la réponse temporelle, telle que Pbruit = CP X 6 . En d'autres termes, à partir de la variance 6, on détermine la puissance totale du bruit contenu dans les CP premiers échantillons. Comme il s'agit d'un bruit additif blanc gaussien, on peut remarquer que la variance est égale à la puissance d'un échantillon. - affectation 93 d'une valeur nulle aux j échantillons temporels présentant les puissances les plus faibles, parmi les CP premiers échantillons temporels, tant que la somme des puissances des j échantillons est inférieure ou égale à Pbruit , délivrant (CP - j) échantillons temporels représentatifs du canal, correspondant à la réponse impulsionnelle du canal. En d'autres termes, on supprime certains échantillons parmi les CP premiers échantillons temporels, en commençant par les échantillons présentant la puissance la plus faible, jusqu'à ce que la puissance enlevée (obtenue en sommant la en notant Ht les (Np - CP) derniers échantillons puissance des échantillons que l'on supprime) soit égale à la puissance du bruit Pbruit De cette façon, les échantillons temporels les plus faibles parmi les CP premiers échantillons, qui sont donc représentatifs d'un bruit, sont mis à zéro. Afin de compresser la taille des informations à transmettre par feedback, on peut n'envoyer à l'émetteur que les échantillons non nuls (correspondant à la réponse impulsionnelle du canal), ainsi que la position de ces échantillons, qui pourra être utilisée par l'émetteur pour reconstruire le canal dans le domaine fréquentiel. En d'autres termes, on souhaite envoyer à l'émetteur uniquement les échantillons temporels, parmi les CP premiers échantillons de la réponse temporelle, qui n'ont pas été affectés d'une valeur nulle au cours de l'étape 93. Pour ce faire, le procédé de réception met en oeuvre, selon cette option, une étape de détection des positions des échantillons temporels de la réponse impulsionnelle, et le signal de retour porte les positions et les échantillons temporels de la réponse impulsionnelle. On construit donc, au niveau de la couche de liaison de données MAC, une nouvelle trame véhiculée par le signal de retour, illustrée en figure 10, portant, dans une première portion ou champ Pl, la position des échantillons et dans une seconde portion ou champ P2, les informations sur le canal dans le domaine temporel correspondant aux échantillons identifiés par ces positions. Classiquement, la trame MAC véhiculée par le signal de retour comprend un unique champ portant les informations sur le canal dans le domaine fréquentiel. Pour construire la première portion Pl, on peut par exemple coder l'ensemble des positions sur CP bits, en utilisant un bit égal à 0 pour coder un échantillon nul et un bit égal à 1 pour coder un échantillon non nul. Par exemple, on considère un intervalle de garde comprenant quatre échantillons (CP = 4), dans lequel le premier échantillon et le quatrième échantillon selon l'axe des temps portent une valeur non nulle, alors que l'on a affecté une valeur nulle aux deuxième et troisième échantillons lors de l'étape 93. On code alors la valeur 9 en binaire sur quatre bits dans la première portion Pl, soit `1001', où le premier bit égal à 1 correspond au premier échantillon portant une valeur non nulle, le dernier bit égal à 1 correspond au quatrième échantillon portant une valeur non nulle, et les deux bits égaux à 0 correspondent aux deuxième et troisième échantillons portant une valeur nulle. Ainsi la première portion Pl est limitée à un nombre de bits égal à CP, ce qui est très faible par rapport à la totalité de l'information à transmettre. De plus, la taille des informations à transmettre par feedback est encore réduite car on envoie dans la deuxième portion P2 de la trame uniquement les échantillons de la réponse impulsionnelle, c'est-à-dire les échantillons portant une valeur non nulle (premier et quatrième échantillons dans l'exemple précité). Ainsi, si l'on considère un émetteur mettant en oeuvre quatre antennes d'émission (Nt = 4) et quatre antennes de réception (Nr = 4) selon la norme 802.11n, sur une bande de fréquence de 40MHz avec 114 porteuses modulées par une valeur non nulle (Np = 114), en utilisant un échantillonnage sur quatre bits Te = 4, et si l'on considère un rapport signal à bruit de 15dB pour un canal représentatif d'un espace ouvert (« open-space » en anglais), pour lequel le nombre d'échantillons non nuls obtenu est égal à l 1, le codage de l'information de retour utilisant cette option nécessite l'utilisation de 1048 bits (Nt X Nr x 11X Te x 2 =1408) pour coder l'information du canal dans le domaine temporel sur la deuxième portion P2 et 32 bits pour coder la position des échantillons sur la première portion Pl, ce qui fait un total de 1440 bits, au lieu des 14592 bits selon l'art antérieur. Il est à noter que cette option peut fonctionner indépendamment de l'invention. En d'autres termes, un procédé d'émission ou un procédé de réception quelconque peut mettre en oeuvre l'algorithme décrit ci-dessus, dès lors qu'un tel procédé doit émettre ou recevoir des données nulles ou qui sont proches, éventuellement après quantification. Il est en effet possible de coder les positions des données non nulles pour ne transmettre que ces données non nulles, ou de coder les positions des données similaires, pour ne transmettre qu'une seule occurrence de ces données similaires. C) Deuxième exemple de mise en oeuvre On décrit ci-après un deuxième exemple de construction d'une matrice de transfert selon l'invention. A nouveau, on note N le nombre total de porteuses et Np le nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle d'un symbole multiporteuse (par exemple OFDM). La première étape de construction de la matrice de transfert consiste à extraire d'une matrice de Fourier de taille NxN une matrice de taille Np X CP , notée FCp . Cette matrice FCp correspond à la matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les lignes correspondant à la position des porteuses nulles, et conservé uniquement les CP premières colonnes. Au cours d'une deuxième étape, on décompose la matrice FCp en CP valeurs propres, par exemple en utilisant la fonction SVD. On note qu'il est possible d'effectuer une décomposition en valeurs propres sur des matrices non carrées. Le nombre de valeurs propres obtenues est alors égal au minimum entre le nombre de lignes et le nombre de colonnes de la matrice. Cette décomposition permet d'obtenir l'ensemble des valeurs singulières de la matrice FCp, et éventuellement de les stocker par ordre décroissant. Au cours d'une troisième étape, on détermine la matrice de transfert de taille NpxCP, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi les CP valeurs propres obtenues lors de la deuxième étape. Pour ce faire, on met en oeuvre les étapes décrites en relation avec la figure 5, pour i allant de1àCP: affectation d'une valeur nulle aux (CP - i) valeurs propres les plus faibles parmi les CP valeurs propres obtenues lors de la deuxième étape ; - reconstruction d'une nouvelle matrice de taille Np X CP, notée FCp, à partir des 5 (CP - i) valeurs propres nulles et i valeurs propres non nulles ; décomposition en valeurs propres d'une matrice globale obtenue par multiplication de la matrice FCp et d'une matrice de Fourier F de taille NpxNp, et stockage des valeurs propres obtenues selon un ordre décroissant ; puis une étape de sélection de la matrice FCp générant la matrice globale présentant les i 10 premières valeurs propres les plus proches de 1, stockées selon l'ordre décroissant, et les (CP - i) valeurs propres restantes les plus faibles, délivrant la matrice de transfert. L'utilisation d'une matrice de transfert de taille Np X CP selon ce deuxième exemple permet donc de diminuer le nombre d'opérations à effectuer lors du passage du domaine fréquentiel vers le domaine temporel, et donc de réduire la complexité de mise en oeuvre de l'invention. 15 5.4 Exemple de chaîne d'émission et de réception On présente désormais, en relation avec les figures 11A et 11B, un exemple de chaîne d'émission et de réception dans un système de transmission MIMO mettant en oeuvre Nt antennes d'émission et Nr antennes de réception et une modulation OFDM. Côté émission, l'émetteur (par exemple un point d'accès AP) reçoit un signal de retour 20 Fbck, transmis selon le procédé de réception décrit ci-dessus, portant des échantillons temporels représentatifs du canal. Ces échantillons temporels sont alors transformés dans le domaine fréquentiel dans un module de transformation 111, délivrant une estimation du canal. Le signal multiporteuse est alors mis en forme de façon classique, en tenant compte de l'estimation du canal (codage espace/temps MIMO 112, insertion de symboles pilotes P 1131 à 113Nt, modulation 25 OFDM 1141 à 114Nt, insertion de l'intervalle de garde CP 1151 à 115Nt, émission sur les Nt antennes d'émission). On note que les opérations de codage espace/temps MIMO et d'insertion de symboles pilotes P sont mises en oeuvre dans le domaine fréquentiel, alors que les opérations d'insertion d'un intervalle de garde sont mises en oeuvre dans le domaine temporel. Côté réception, le récepteur (par exemple une station) reçoit un signal multiporteuse sur les 30 Nr antennes de réception, et met en oeuvre des opérations classiques de suppression de l'intervalle de garde CP 1211 à 12lNr, démodulation OFDM 1221 à 122Nr, extraction des pilotes P 1231 à 123Nr, estimation du canal 124 à l'aide des pilotes, délivrant une information sur le canal dans le domaine fréquentiel (réponse fréquentielle), égalisation et détection 125, délivrant une estimation des données émises. On note que les opérations de suppression de l'intervalle de garde sont mises en oeuvre dans le domaine temporel, et les opérations d'extraction des pilotes, estimation du canal, égalisation et détection, sont mises en oeuvre dans le domaine fréquentiel. En plus de ces opérations, le récepteur transforme l'estimation du canal obtenue dans le domaine fréquentiel (réponse fréquentielle) vers le domaine temporel, dans un module de transformation 126, délivrant la réponse temporelle du canal. Cette réponse temporelle comprend des échantillons temporels représentatifs du canal (correspondant à la réponse impulsionnelle du canal), localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle de l'intervalle de garde, et des échantillons temporels représentatifs d'un bruit. La réponse impulsionnelle ainsi obtenue (éventuellement après application de l'algorithme de réduction du bruit décrit ci-dessus) est codée et transmise sur la voie de retour (Fbck). 5.5 Structure des émetteurs et récepteurs On présente finalement, en relation avec les figures 12A et 12B, la structure simplifiée d'un émetteur et d'un récepteur mettant respectivement en oeuvre une technique d'émission et une technique de réception selon un mode de réalisation particulier décrit ci-dessus. Un tel émetteur comprend une mémoire ME comprenant une mémoire tampon, une unité de traitement PE, équipée par exemple d'un microprocesseur, et pilotée par le programme d'ordinateur PgE, mettant en oeuvre le procédé d'émission selon l'invention. A l'initialisation, les instructions de code du programme d'ordinateur PgE sont par exemple chargées dans une mémoire RAM avant d'être exécutées par le processeur de l'unité de traitement PE. L'unité de traitement PE reçoit en entrée des données à émettre et un signal de retour Fbck. Le microprocesseur de l'unité de traitement PE met en oeuvre les étapes du procédé d'émission décrit précédemment, selon les instructions du programme d'ordinateur PgE, pour mettre en forme le signal multiporteuse. Pour cela, l'émetteur comprend, outre la mémoire ME, des moyens de réception du signal de retour transmis par un récepteur, des moyens de transformation des échantillons temporels représentatifs du canal du domaine temporel vers le domaine fréquentiel, et des moyens de mise en forme du signal multiporteuse tenant compte de l'estimation du canal. Ces moyens sont pilotés par le microprocesseur de l'unité de traitement PE. Un tel récepteur comprend une mémoire MR comprenant une mémoire tampon, une unité de traitement PR, équipée par exemple d'un microprocesseur, et pilotée par le programme d'ordinateur PgR, mettant en oeuvre le procédé de réception selon l'invention. A l'initialisation, les instructions de code du programme d'ordinateur PgR sont par exemple chargées dans une mémoire RAM avant d'être exécutées par le processeur de l'unité de traitement PR. L'unité de traitement PR reçoit en entrée le signal multiporteuse. Le microprocesseur de l'unité de traitement PR met en oeuvre les étapes du procédé de réception décrit précédemment, selon les instructions du programme d'ordinateur PgR, pour estimer les données émises et générer un signal de retour Fbck. Pour cela, le récepteur comprend, outre la mémoire MR, des moyens d'estimation du canal de transmission, des moyens de transformation de la réponse fréquentielle du canal vers le domaine temporel, des moyens de transmission d'un signal de retour portant au moins des échantillons temporels représentatifs du canal. Ces moyens sont pilotés par le microprocesseur de l'unité de traitement PR. La mémoire MR permet également de stocker les valeurs propres obtenues lors des étapes de décomposition des matrices en valeurs propres. ~ ------ 2 O 5LQ C0OCO 4 6 ! Ci 051U + iJLIL.jl O2000 0O(5~ 0503 -6 Li OOOO 0 0.0000 2cwu+uuuuu 02310 0095/ 01768 u`/mu 00957 02310 U0~U U~~ 0.1768 O1/ 0.0000 ~ ~OU U1/00 0.1 7601i-0.0500 U~~ 1768 Ul7~! 0.0000 U~~i Ol/~ 0.1768i u00ou +ouuou uu357 u~~!u -0,1700 u0010 u 1000\ u-u!o +uum5/` uuuuu ~u0ouu/ + 0.00 07 O. 0.1700 00957 u 2u/ ~ 00500 O @ U0557 02310-0.1768 Ul/bd 00357 02500 0.0000 -01768 Ul/bd UUUUU 0050001700 i-O 2500 + 0.0000i 0 1768 + 007681 61 31000 - 0,2000 -0.1768 -1- 0.1768i. Ul/bU ^ +0,V0Jû/ U2500 +Uu0JU/ U05UU+L0UV O17GB +UWuuU U~~uu+UVUUUU2bWu+VUUuu U250U+Uu/xw 02500 + UUuUU ~~-~--- ! '00957 O2310i 81768i 0231U OO867 ~5OO O{~~û 0 1310 0005'~ O\788 OOOOO 02600 UG~E~ 02310-0.1768 1, Q.20~+O0J0~.. u >/bU+O`l n UuuUu uz5Uu 'u 1768 +0176:' 00500 + uuuuu' ul/uu V`/uu' uuuUV ^ 000u0' .c__ ___`~. 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Procédé de réception d'un signal correspondant à un signal multiporteuse émis par un émetteur via un canal de transmission, ledit signal multiporteuse comprenant au moins un intervalle de garde, ledit procédé de réception comprenant une étape d'estimation (11) dudit canal de transmission, délivrant une information sur ledit canal dans le domaine fréquentiel, dite réponse fréquentielle, caractérisé en ce qu'il comprend également : - une étape de transformation (12) de ladite réponse fréquentielle vers le domaine temporel, délivrant une réponse temporelle dudit canal, comprenant des échantillons temporels représentatifs dudit canal localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle dudit intervalle de garde, - une étape de transmission (13), audit émetteur, d'un signal de retour portant au moins lesdits échantillons temporels représentatifs dudit canal. 2. Procédé de réception selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite étape de transformation (12) met en oeuvre une matrice de transfert construite en tenant compte des porteuses modulées par une valeur nulle localisées aux bords du spectre dudit signal multiporteuse et/ou au centre dudit spectre, dites porteuses nulles. 3. Procédé de réception selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de construction de ladite matrice de transfert, mettant en oeuvre les sous-étapes suivantes : - obtention (41) d'une matrice de taille NpxNp, notée FNp, extraite d'une matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les éléments correspondant à la position desdites porteuses nulles, où N correspond au nombre total de porteuses et Np au nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle d'un symbole multiporteuse dudit signal multiporteuse ; décomposition (42) de ladite matrice FNp en Np valeurs propres ; - détermination (43) de ladite matrice de transfert de taille NpxNp, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi lesdites Np valeurs propres. 4. Procédé de réception selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite étape de détermination (43) met en oeuvre les étapes suivantes, pour i allant de 1 à Np : affectation (51) d'une valeur nulle aux (Np - i) valeurs propres les plus faibles parmi lesdites Np valeurs propres ; reconstruction (52) d'une nouvelle matrice de taille NpxNp, notée FNp , à partir des (Np - i) valeurs propres nulles et i valeurs propres non nulles ; - décomposition (53) en valeurs propres d'une matrice globale obtenue par multiplication de ladite matrice FNp et d'une matrice de Fourier F de taille NpxNp, et stockage des valeurs propres obtenues selon un ordre décroissant ; et une étape de sélection (54) de ladite matrice FNp générant la matrice globale présentant les i premières valeurs propres les plus proches de 1, stockées selon ledit ordre décroissant, et les (Np - i) valeurs propres restantes les plus faibles, délivrant ladite matrice de transfert. 5. Procédé de réception selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de construction de ladite matrice de transfert, mettant en oeuvre les sous-étapes suivantes : - obtention d'une matrice de taille Np X CP, notée FCp , extraite d'une matrice de Fourier de taille NxN dans laquelle on a supprimé les éléments correspondant à la position desdites porteuses nulles et conservé uniquement les CP premières colonnes, où N correspond au nombre total de porteuses et Np au nombre de porteuses modulées par une valeur non nulle d'un symbole multiporteuse dudit signal multiporteuse, et CP au nombre d'échantillons temporels dudit intervalle de garde ; - décomposition de ladite matrice FCp en CP valeurs propres ; - détermination de ladite matrice de transfert de taille NpxNp, à partir d'un ensemble de valeurs propres choisies parmi lesdites CP valeurs propres. 6. Procédé de réception selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend une étape de réduction d'un bruit affectant lesdits échantillons temporels représentatifs dudit canal, mise en oeuvre préalablement à ladite étape de transmission. 7. Procédé de réception selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite réponse temporelle comprenant Np échantillons temporels, ladite étape de réduction d'un bruit comprend les sous-étapes suivantes : - détermination d'une variance du bruit a affectant les (Np - CP) derniers échantillons temporels de ladite réponse temporelle ; - détermination d'une puissance du bruit Pbruit affectant les CP premiers échantillons temporels de ladite réponse temporelle, telle que Pbruit = CP X 6 ; affectation d'une valeur nulle aux j échantillons temporels présentant les puissances les plus faibles, parmi lesdits CP premiers échantillons temporels,, tant que la somme des puissances des j échantillons est inférieure ou égale à Pbruit , délivrant (CF- j) échantillons temporels représentatifs dudit canal, correspondant à la réponse impulsionnelle du canal ; avec CP le nombre d'échantillons temporels dudit intervalle de garde. 8. Procédé de réception selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'il comprend une étapede détection des positions desdits échantillons temporels de ladite réponse impulsionnelle, et en ce que ledit signal de retour porte lesdites positions et lesdits échantillons temporels de ladite réponse impulsionnelle. 9. Récepteur d'un signal correspondant à un signal multiporteuse émis par un émetteur via un canal de transmission, ledit signal multiporteuse comprenant au moins un intervalle de garde, ledit récepteur comprenant des moyens d'estimation (1l) dudit canal de transmission, délivrant une information sur ledit canal dans le domaine fréquentiel, dite réponse fréquentielle, caractérisé en ce qu'il comprend également : - des moyens de transformation (12) de ladite réponse fréquentielle vers le domaine 10 temporel, délivrant une réponse temporelle dudit canal, comprenant des échantillons temporels représentatifs dudit canal localisés dans un intervalle de temps présentant une longueur inférieure ou égale à celle dudit intervalle de garde, - des moyens de transmission (13), audit émetteur, d'un signal de retour portant au moins lesdits échantillons temporels représentatifs dudit canal. 15 10. Signal de retour transmis selon le procédé de réception de la revendication 1, caractérisé en ce qu'il porte au moins lesdits échantillons temporels représentatifs dudit canal. 11. Procédé d'émission d'un signal multiporteuse via un canal de transmission, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes : - réception d'un signal de retour transmis selon le procédé de réception de la revendication 20 1, délivrant des échantillons temporels représentatifs dudit canal ; - transformation desdits échantillons temporels représentatifs dudit canal du domaine temporel vers le domaine fréquentiel, délivrant une estimation dudit canal ; mise en forme dudit signal multiporteuse tenant compte de ladite estimation. 12. Emetteur d'un signal multiporteuse via un canal de transmission, 25 caractérisé en ce qu'il comprend : des moyens de réception d'un signal de retour transmis par un récepteur selon la revendication 9, délivrant des échantillons temporels représentatifs dudit canal ; des moyens de transformation des échantillons temporels représentatifs dudit canal du domaine temporel vers le domaine fréquentiel, délivrant une estimation dudit canal ; 30 des moyens de mise en forme dudit signal multiporteuse tenant compte de ladite estimation. 13. Programme d'ordinateur comportant des instructions pour la mise en oeuvre d'un procédé selon la revendication 1 ou selon la revendication 11 lorsque ce programme est exécuté par un processeur. 35
73,950
FR2960113A1
A1
20111118
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La présente invention concerne la gestion des flux de données numériques multimédia de toute nature (texte, image, son, vidéo, applications informatiques...) échangés, en mode de diffusion multipoint bidirectionnel, entre des postes de travail informatisés interconnectés sur des réseaux de communication. On entend par unicast le fait de communiquer entre deux ordinateurs identifiés chacun par une adresse réseau unique. Les paquets de données sont routés sur le réseau suivant l'adresse du destinataire encapsulée dans la trame transmise. Le terme multicast (multidiffusion) est utilisé pour désigner une méthode de diffusion de l'information d'un émetteur (source unique) vers un groupe de récepteurs, notée 1, N. Les termes multicast, diffusion multipoint, diffusion de groupe sont des termes équivalents. La figure 1 illustre ce qu'il faut entendre par des échanges de données multimédia temps réel en mode de diffusion multipoint bidirectionnel (multicast bidirectionnel) notés N, N. Les postes de travail informatisés PTi, connectés sur un réseau numérique RES (et/ou répartis sur un agrégat de réseaux numériques interconnectés) échangent des données en mode de diffusion multipoint bidirectionnel N à N. La figure 1 s'appuie sur un exemple type d'application, celui d'une visioconférence entre N postes de travail PTi actifs simultanément, donné à titre purement illustratif de l'état de l'art, mais non limitatif de l'invention. FLX représente les flux de données multimédia échangés en temps réel dans un réseau multipoint bidirectionnel, N à N. Les n postes de travail informatisés PTi (i=1, n) sont typiquement dotés, dans cet exemple purement illustratif, d'une caméra vidéo (1) (par exemple d'une webcam ou d'une quelconque autre source de vidéo sonore) et diffusent simultanément et en continu de la vidéo sonore vers l'ensemble des autres postes de travail PTi vus alors comme des récepteurs des flux de données multimédia FLX. De même, chaque poste de travail récepteur émet également et simultanément des flux multimédia FLX vers l'ensemble des autres postes PTi connectés sur le réseau numérique de communication (et/ou disséminés sur un agrégat de réseaux numériques interconnectés). La figure 2 illustre la mise en oeuvre des procédés traditionnels de gestion, en temps réel, des flux de données multimédia bidirectionnels FLX échangés, sur réseau(x) de communication RES, entre les n postes de travail informatisés PTi (i=1, n). Les procédés usuels mettent en oeuvre des processus complexes implémentés sur serveur(s) centralisé(s) SEV. Les procédés usuels nécessitent ainsi, par construction, des ressources logicielles et matérielles importantes, notamment en taille de mémoire centrale partagée MEM sur le système central SEV, pour l'aiguillage en temps réel des flux d'informations, ce qui se traduit par une dégradation rapide des performances, notamment, lors d'une montée en charge des flux échangés sur les réseaux numériques. Cette régulation centralisée des flux multimédia bidirectionnels FLX échangés entre les postes de travail PTi interconnectés sur un réseau numérique (et à fortiori sur un agrégat de réseaux hétérogènes de communication, tel qu'Internet) est très complexe et onéreuse. La bande passante, dont dispose chacun des postes de travail étant, notamment sur le réseau Internet, par nature fluctuante et non homogène, la disponibilité et la qualité du service sont difficiles à garantir aux utilisateurs. En effet, un système centralisé sur serveur(s) SEV doit en permanence tenter de gérer, au mieux et en temps réel, la redistribution des données reçues et répartir la bande passante disponible à un instant donné, entre les différents destinataires connectés dont, au demeurant, le nombre est également variable dans l'espace et le temps. Avec les procédés usuels, la qualité du service rendu est difficile à optimiser. II faut également souligner un autre inconvénient majeur des procédés usuels : les données échangées entre les postes de travail PTi, transitant systématiquement par un (au moins un) serveur central, la sécurité et la confidentialité des échanges sont difficiles à garantir. Le dispositif, selon l'invention représentée figure 3 et notée PGD, (Périphérique de Gestion décentralisée) permet de remédier à ces inconvénients. Le dispositif selon l'invention simplifie la gestion en temps réel des flux de données multimédia bidirectionnels en prenant en charge localement la diffusion de l'émission du flux local FLX_i selon un mode 1, N (de 1 vers N), du poste local PTi courant vers les autres postes de travail informatisés PTi connectés sur le réseau RES et dotés chacun du dispositif PGD. Le procédé, selon l'invention, décharge le serveur central SEV des tâches d'aiguillage en mode bidirectionnel des flux de données FLX. Le dispositif, selon l'invention, permet également de simplifier et d'optimiser le processus de répartition de la bande passante en le répartissant au niveau de chaque poste PTi doté du dispositif selon l'invention. Pour l'aiguillage et la régulation des flux FLX, le rôle du serveur SEV se limite en effet à une simple gestion d'un « vecteur d'état des connexions courantes » noté VEC, répliqué cycliquement sur chaque poste de travail, en activité sur le réseau RES, et doté du dispositif selon l'invention PGD. Le dispositif selon l'invention PGD est constitué d'un boitier (2) intégrant des composants électroniques, des circuits micro-électroniques et du firmware (du logiciel intégré) permettant l'exploitation du dispositif matériel selon l'invention : - Un ou plusieurs microprocesseurs pP (et/ou des microcontrôleurs) ; - Un ou plusieurs OS (Operating System) temps réel multitâches ; - Un espace de mémoire morte MM, reprogrammable ou non ; - Un espace de mémoire vive MV en libre accès (3) et/ou en accès sécurisé (4) contrôlé par les logiciels systèmes et/ou le firmware intégré et/ou les applicatifs téléchargés 10 et/ou résidant en mémoire morte MM ; - Le firmware du dispositif peut notamment intégrer tout ou partie des couches, au sens du modèle OSI (Open Systems Interconnection), proposé par l'ISO (Organisation internationale de normalisation), des protocoles des réseaux de communication (5) standards et /ou propriétaires du marché ainsi que des algorithmes de cryptage (6). 15 - Un Bloc d'E/S doté d'une connectique CO appropriée pour communiquer avec l'environnement extérieur, notamment, avec le poste de travail informatisé PTi. - Une ou plusieurs sources multimédia (1) reliées, via la connectique CO, directement au dispositif et/ou au poste de travail PTi. La communication avec l'environnement externe, via la connectique CO, avec 20 un poste de travail PTi, peut de manière illustrative et non limitative de l'invention, s'opérer indifféremment par bus liaison série et/ou parallèle, par liaison radio et/ou optique, ou encore par une intégration physique du dispositif selon l'invention dans le poste de travail informatisé PTi (par exemple et de manière illustrative et purement indicative, sur la carte mère de l'ordinateur du poste local de travail PTi). 25 La figure 4 illustre la gestion, par le dispositif PGD selon l'invention, du Flux de données multimédia FLX_1 émis par la source (1) du poste PT1 (PTi pour i=1) sur le réseau numérique RES comportant un total de n postes de travail PTi. La gestion locale du flux FLX_1 (émis par le poste de travail PTi, pour i=1) vers les n-1 autres postes de travail PTi est opérée par un ou plusieurs microprocesseurs pP opérant dans 30 un environnement de système d'exploitation temps réel et multitâches noté OS. Le procédé, selon l'invention de diffusion en temps réel des flux de données multimédia, en mode multicast de 1 vers n, (du poste PT1 vers les n-1 autres postes) est également et simultanément mis en oeuvre au niveau de chacun des autres postes PTi (i=2, n) en activité sur le réseau RES. Le tableau TAB récapitule les échanges, selon l'invention, de la diffusion en temps réel de données multimédia FLX_i (i=1, n) en mode multicast bidirectionnel (N, N), par une mise en oeuvre décentralisée du mode élémentaire de diffusion multicast (1, N) selon l'invention. Sur l'axe vertical EMT du tableau TAB sont représentés les postes PTi (i=1, n) dotés des dispositifs PGDi (i=1, n) selon l'invention dans leur fonction d'émetteur de flux de données multimédia temps réel sur le réseau numérique RES. Sur l'axe vertical RMT du tableau TAB sont représentés les postes PTi (i=1, n) dotés du dispositif PGDi (i=1, n) selon l'invention dans leur fonction de récepteur des flux de données multimédia temps réel émis sur le réseau numérique RES. Les tâches logicielles du dispositif PGD s'exécutent parallèlement à l'activité logicielle du poste de travail informatique PTi. ARCH représente schématiquement l'architecture fonctionnelle et SOFT celle du logiciel associé au dispositif matériel PGD selon l'invention. La figure 5 représente, sous la forme d'un diagramme de séquencement simplifié, purement illustratif et non limitatif de l'invention, une séquence type d'initialisation par le dispositif PGD de la gestion en temps réel de l'émission du flux local de données multimédia, en mode de diffusion multicast (1, N) : (a) : l'utilisateur U1 du poste PT1 active le PGD local et se connecte ainsi en premier. (b), (c) : initialisations locales. (d) : le poste PT1 transmet au serveur SEV l'identifiant d'unicité du PGD local. (e) : l'utilisateur du PGD est reconnu par le serveur SEV qui valide la demande de connexion, initialise le vecteur d'état des connexions VEC et en transmet une copie au poste PT1. (f) : le poste PT1 transmet le vecteur d'état VEC reçu au périphérique PGD. (g) : Le périphérique PGD interprète le contenu du vecteur d'état VEC. Il initialise les processus de gestion en temps réel et multitâches, notamment ceux relatifs à une répartition optimisée de la bande passante et à la diffusion du flux de données multimédia local sur le réseau RES. Notons que l'utilisateur est actuellement le seul connecté. (h) : Un deuxième utilisateur, U2 du poste PT2, se connecte à son tour sur le réseau RES et le PGD local devient actif. (i), (j) : initialisations locales du PGD du poste PT2. (k) : le poste PT2 transmet au serveur SEV l'identifiant d'unicité du périphérique PGD (I) : l'utilisateur du périphérique PGD est reconnu par le serveur SEV qui valide la demande de connexion, met à jour le vecteur d'état VEC des connexions actives et en transmet une copie aux postes PT1 et PT2. (m) : Le dispositif PGD du poste PT1 constate la connexion du poste PT2 sur le réseau et le système multitâche du dispositif, selon l'invention, gère la diffusion du flux de données FLX_1 émis par le poste PT1 vers le poste PT2. (n) : Le dispositif PGD du poste PT2 constate également la connexion du poste PT1 sur le réseau et le système multitâche, selon l'invention, assure également la diffusion 10 du flux de données FLX_2 émis par le poste PT2 vers le poste PT1. Le serveur SEV qui valide les demandes de connexions peut également scruter cycliquement le réseau RES pour vérifier si les postes sont actifs ou non. Le serveur SEV mémorise ainsi, les demandes de connexions et met à jour en permanence le « vecteur d'état des connexions » VEC. A chaque fois qu'un attribut de ce vecteur d'état VEC 15 est modifié, une copie de son contenu courant est notifiée en temps réel par le serveur SEV aux postes locaux PTi clients connectés sur le réseau RES. Au fur et à mesure des connexions successives des postes de travail PTi, le procédé selon l'invention est activé. Ce procédé est générique et indépendant du nombre de postes connectés. Ainsi, chaque poste utilisateur PTi doté du dispositif PGD est à la fois, non 20 seulement émetteur de son propre flux de données, mais reçoit simultanément et en temps réel les flux de données émis par les autres poste informatisés connectés. La figure 6 représente une réalisation préférentielle du dispositif PGD selon l'invention, par intégration dans sa connectique CO d'une prise USB (Universal Serial Bus). Cette réalisation préférentielle du dispositif met en oeuvre des composants 25 électroniques et des circuits microélectroniques intégrés de manière préférentielle dans un ou plusieurs circuits spécialisés (en anglais « ASIC » : Application-Specific Integrated Circuit) afin de garantir une meilleure protection industrielle du procédé PGD, la sécurité, la confidentialité des données et des processus logiciels opérants. Le bloc des entrées/sorties E/S du dispositif peut également intégrer dans sa connectique CO, des 30 connecteurs appropriés pour se connecter, notamment, avec un téléphone portable TP et/ou tout autre terminal AP, auxiliaire du dispositif PGD. La figure 7 représente une variante de la réalisation préférentielle PGD. Cette variante correspond notamment à une utilisation du PGD en mode déconnecté du poste de travail PTi. Un téléphone mobile TP et/ou tout autre terminal AP peut se substituer totalement ou partiellement au poste PTi et en particulier assurer la connexion au réseau RES. L'alimentation électrique du dispositif, selon l'invention, est assurée par un bloc BA d'alimentation électrique relié à la connectique CO. De manière purement indicative et non limitative de l'invention, cette alimentation externe peut-être assurée par la prise USB du dispositif PGD. La source électrique peut être indifféremment, une pile P interne insérée, dans le bloc BA et/ou directement dans le dispositif DGP, et/ou émaner d'un réseau de distribution électrique. Le dispositif selon l'invention est particulièrement destiné aux communications multimédia en mode de diffusion multicast bidirectionnel sur les réseaux numériques (notamment sociaux), telles que le Web Conferencing, l'animation de salles virtuelles de réunion, de formation à distance, avec la possibilité de mémoriser des données multimédia personnelles en mémoire protégée (4) (par exemple, de manière purement illustrative et indicative et non limitative de l'invention, dans un portfolio intégré dans le dispositif), et transférées de manière sécurisée par des protocoles de communication (5) et des algorithmes de cryptage (6) intégrés dans le firmware du dispositif. REVENDICATIONS1) Dispositif de diffusion en temps réel sur réseau(x) numérique(s) RES, des flux de données multimédia (1) émis par les postes informatiques PTi, caractérisé par un boitier (2) comprenant un ou plusieurs circuits ASICS, intégrant des microprocesseurs pP, un système d'exploitation temps réel et multitâches OS, de la mémoire vive MV et de la mémoire morte MM supports du firmware, de la gestion locale des flux de données FLX_i diffusés par les postes PTi sur le réseau RES et de l'optimisation de la bande passante disponible localement. Le dispositif confère à l'ensemble des postes PTi du réseau RES une diffusion résultante en mode multicast bidirectionnel N, N. La connectique CO, intégrée dans le bloc des entrée-sortie E/S permet au dispositif de communiquer avec son environnement informatique externe. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il peut recevoir en entrée plusieurs sources de données multimédia (1). 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le firmware exploite en temps réel le contenu du vecteur d'état des connexions VEC, maintenu par le 15 serveur SEV. 4) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'espace de mémoire vive MV est en libre accès (3) et/ou en accès sécurisé (4), contrôlé par les logiciels systèmes et/ou le firmware intégré et/ou les applicatifs téléchargés et/ou résidant en mémoire morte MM 20 5) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le firmware intègre des couches de protocoles réseaux (5) de communication et des algorithmes de cryptage des données (6). 6) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que le bloc des entrées-sorties E/S est doté d'une connectique CO de communication, par bus liaison série 25 et/ou parallèle, par liaison radio et/ou optique, ou encore par son intégration physique dans le poste de travail informatisé PTi. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la communication avec l'environnement extérieur peut s'opérer par prise au standard USB. 30 8) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'alimentation électrique peut être assurée par un boitier d'alimentation externe BA et/ou par pile P interne ou externe. 9) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la connexion avec un réseau numérique RES, tel qu'Internet, peut-être opérée par téléphone mobile TP et/ou tout autre terminal TA auxiliaire du dispositif selon l'invention.
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PROCEDE DE DEMODULATION DE SIGNAUX D'UN SYSTEME MULTI- ACCES POUVANT ENTRER EN COLLISION ET EQUIPEMENT DE MISE EN OEUVRE La présente invention se rapporte à un procédé de démodulation de signaux d'un système multi-accès à transmission selon un protocole de multiplexage, dans lequel deux signaux peuvent entrer en collision mutuelle lorsqu'ils arrivent simultanément à un récepteur. Elle s'applique plus particulièrement, mais non exclusivement, à des signaux AIS. Parmi les signaux à multiplexage temporel, on connait ceux du système AIS. L'AIS (Automatic Identification System) est un système de communication public entre navires qui permet de limiter les heurts entre ces navires et qui permet une surveillance du trafic maritime en vue des côtes grâce à des stations côtières qui écoutent les communications. Ce système met avantageusement en oeuvre des satellites pour relayer les communications sur un large territoire. Pour permettre à l'AIS par satellite d'avoir des performances acceptables compte tenu des exigences de performances pour la sécurité maritime, il est nécessaire de mettre en place le plus d'outils possible pour exploiter les signaux en collision, afin d'extraire le message d'au moins l'un d'eux. Les circonstances dans lesquelles des signaux peuvent entrer en collision sont multiples. Les signaux en collision proviennent de cellules de SO-TDMA (Self Organizing Time Division Multiple Access) différentes. Les écarts de fréquence (Doppler), de puissance (distance/perte d'espace libre, gain d'antenne) et de synchronisation (distance/temps de propagation) entre ces différents signaux varient, pouvant permettre leur discrimination. Des solutions existent (démodulateur simple, SIC, c'est-à-dire « Sequential Interference Canceller ») pour donner accès à au moins un des signaux en collision, dans le cas où il existe suffisamment de paramètres discriminants entre eux : différence de synchronisation, différence de porteuse ou différence de puissance. Lorsque lesdits paramètres de deux signaux sont trop proches, les performances en termes de taux d'erreur sur bit se dégradent grandement. En particulier, dans les pires cas de collision entre deux signaux (i.e. signaux reçus à la même puissance et avec des fréquences Doppler identiques), l'accès aux deux signaux devient impossible. L'article « Co-Channel Demodulation for Continuous-Phase Modulated Signais, Peter A. Murphy & Gary E. Ford, IEEE proceedings » propose un procédé, le "Joint Maximum Likelihood Sequence Estimation (J-MLSE)", donnant des possibilités de démodulation de deux signaux dans certaines circonstances de collisions, rencontrées dans les systèmes de communication cellulaire. Ainsi, ce procédé s'applique dans les cas de deux signaux de même fréquence porteuse et dont les contenus numériques sont synchronisés à la réception. Ce type de procédé apparaît donc valide, mais dans des circonstances trop restrictives, qui ne seront pas rencontrés dans d'autres systèmes, comme en particulier l'AIS par satellite. La présente invention a pour objet un procédé de démodulation de deux signaux d'un système multi-accès à transmission selon un protocole de multiplexage pouvant entrer en collision mutuelle, ces deux signaux ayant des contenus numériques synchronisés ou non en réception et des fréquences porteuses, affectées du Doppler, identiques ou non, ce procédé permettant d'augmenter les performances de détection de tels signaux, en particulier des signaux AIS. Le procédé conforme à l'invention est un procédé de démodulation de deux signaux pouvant entrer en collision mutuelle, ces signaux étant ceux d'un système multi-accès à transmission selon un protocole de multiplexage et à modulation de phase des signaux à émettre par tous les émetteurs du système, une synchronisation en temps, fréquence et phase ayant été effectuée sur ces signaux, et il est caractérisé en ce qu'il consiste, à la réception, lors de la démodulation, à mesurer la valeur de la phase du signal global formé par ces deux signaux et à déterminer la valeur des états de phase de chacun de ces deux signaux et donc leur contenus numériques en utilisant la méthode de Viterbi pour éliminer des ambiguïtés se produisant pour des cas où les phases des deux signaux sont distantes de kn. La présente invention sera mieux comprise à la lecture de la description détaillée d'un mode de réalisation, pris à titre d'exemple non limitatif et illustré par 30 le dessin annexé, sur lequel : - les figures 1 à 3 sont des diagrammes de phase montrant le principe de construction classique de modulation GMSK des signaux émis par un système AIS, signaux que l'invention traite au niveau de la démodulation à la réception, - les figures 4 à 8 sont des diagrammes d'un exemple de détermination de la valeur des états de phase et de Fresnel de chacun de deux signaux AIS entrant en collision mutuelle, conformément à la présente invention. La présente invention est décrite ci-dessous en référence à deux signaux provenant de deux navires différents et communiquant sur le même système AIS. On suppose que ces deux signaux entrent en collision mutuelle à leur réception dans un centre de traitement (qui peut faire partie de la charge utile d'un satellite pour un système d'écoute de signaux AIS, ou bien être un centre de mission ou de contrôle pour divers autres systèmes) mais il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée à ces signaux AIS, et qu'elle peut être mise en oeuvre dans tout système de communication multiplexé en temps (TDMA), en fréquence (FDMA) ou par étalement de spectre (CDMA) dans lequel plusieurs utilisateurs peuvent vouloir accéder simultanément au système de multiplexage, et pour lequel on veut éviter des blocages mutuels des demandes d'accès. On notera que pour les collisions de plus de deux signaux, ce qui est statistiquement assez probable pour qu'on s'y intéresse, le procédé de l'invention serait difficile à mettre en oeuvre directement. En effet : - dans le cas de deux signaux, le procédé de l'invention consiste, pour un état de phase du signal global, à : - soit pointer vers une seule paire d'états de phase des deux signaux composants, - soit pointer vers deux paires, et l'ambigüité est alors levée grâce au décodage Viterbi - dans le cas de trois signaux, la combinatoire est trop importante : un état de phase 30 du signal global renverra très certainement vers un nombre trop important de triplets d'états de phase et il y aura généralement trop d'ambigüités que l'on ne pourra pas résoudre. Toutefois, on peut attendre d'être dans une trame favorable (avec deux signaux en collision) pour résoudre ce problème comme décrit ici. La présente invention part du principe existant de démodulation cohérente d'ensembles multi-signaux modulés par codage de phase, en l'occurrence la modulation GMSK (Gaussian Minimum-[phase]- Shift Keying) pour l'étendre au cas où le signal reçu est une somme (c'est-à-dire une collision) de deux signaux de caractéristiques similaires. Il est bien entendu que la modulation GMSK n'est pas la seule pouvant être mise en oeuvre par l'invention, et que d'autres modulations de phase peuvent être utilisées, telles que MSK (pour des signaux incidents désynchronisés). Le procédé de l'invention est mis en oeuvre après synchronisation des deux signaux reçus en collision mutuelle. Cette synchronisation porte sur l'information de temps (en repérant les transitions de bit du signal soumis à synchronisation), de fréquence (en identifiant la fréquence porteuse du signal soumis à synchronisation) et de phase (en déterminant la phase absolue du signal soumis à synchronisation). Une telle synchronisation est possible pour l'AIS, en effectuant des corrélations du signal reçu avec des «training sequences », qui sont des séquences de bits contenus dans chaque signal et connues des utilisateurs du système AIS. Une fois la synchronisation effectuée sur chaque signal, on démodule le signal total (pour le descendre en fréquence) en utilisant la porteuse mesurée sur le signal le plus fort, et on échantillonne le signal total aux instants de transitions de bit du signal le plus fort. Par convention, dans la suite de la description, on notera S1 le signal le plus fort, S2 le signal le plus faible. Le procédé de l'invention consiste essentiellement à déterminer la valeur de la phase du signal global formé de deux signaux entrant en collision, et à déterminer les valeurs des états de phase de chacun de ces deux signaux et donc leurs contenus numériques en utilisant la méthode de Viterbi pour éliminer des ambiguïtés se produisant pour des cas où les phases des deux signaux sont distantes de kn On rappelle ici que dans le cas de l'AIS, la modulation GMSK des signaux émis par les différents navires du même système est construite comme suit : la phase du signal émis subit une rampe de Tc/2 radians (sur la durée d'un bit) lorsque la valeur de bit émis est 1, et -nt/2 radians lorsque la valeur de bit émis est O. De plus, un filtre passe-bas gaussien est appliqué au signal émis, après modulation MSK. A la réception au centre de contrôle d'un signal AIS, la valeur de la phase du signal dépend de : - (ps(n) : L'état de phase transmis par le navire, à l'instant d'émission (lié aux bits contenus dans le message), - yoff : l'offset de phase, lié à la distance parcourue entre le navire et le récepteur, - (pd(n) : le drift résiduel de phase lié aux erreurs de synchro fréquence. 10 Nous considérons ci-dessous le cas de deux signaux reçus simultanément. Pour décrire la solution de l'invention, nous nous placerons d'abord dans le cas où : - Ces deux signaux S1, S2 sont « confondus » : ils ont la même fréquence porteuse et les transitions de bits coïncident, 15 - Les composantes cpoffl et cpof sont des composantes aléatoires (liées aux distances parcourues par chaque signal), - On effectue une synchronisation de temps et de fréquence parfaite sur le signal S1 (par hypothèse le plus puissant). 20 La solution de l'invention est basée sur deux principaux mécanismes : > 1. il est possible, connaissant la valeur de la phase du signal global (somme des deux signaux composants), de déduire la valeur des états de phase de chacun des deux signaux AIS entrant en collision. Pour illustrer cette possibilité, le cas particulier suivant est proposé. 25 Considérons la structure du signal et de ses composants S1 et S2 dans le cas où les bits transmis sont respectivement : - signal 1 : bit#n = 0 et bit#n+1 = 0, signal 2 : bit#n = 1 et bit#n+l = 0 - signal 1 : bit#n = 0 et bit#n+l = 0, signal 2 : bit#n = 0 et bit#n+l = 1 signal 1 : bit#n = 0 et bit#n+l = 0, signal 2 : bit#n = 0 et bit#n+l = 0 30 On a tracé en figures 1 à 3 les schémas d'évolution de phase classiques obtenus après modulation GMSK pour les cas cités ci-dessus. Chacun de ces schémas comporte quatre quadrants (2 supérieurs : signal 1, 2 inférieurs : signal 2) correspondant respectivement, de gauche à droite et de haut en bas aux cas suivants : - pour la figure 1 : bit (n)=0, bit(n+1) =0, bit (n)=1, bit (n+l)=0, - Pour la figure 2 : bit (n)=0, bit(n+l) =0, bit (n)=0, bit (n+1)=1, - Pour la figure 3 : bit (n)=0, bit(n+1) =0, bit (n)=0, bit (n+l)=0 On a tracé sur ces schémas les rampes correspondant respectivement à n/2 radians et -7c/2 radians et se coupant au centre O des quatre quadrants. Dans le cas d'une transition de bits 0-1 ou 1-0 (signal 2 sur figures 1 et 2), les courbes représentatives de l'évolution de la phase ne passent pas par O, mais s'incurvent à proximité de ce centre O, à une distance e de celui-ci du fait du filtrage gaussien, alors que dans le cas de transitions 1-1 et 0-0 (figure 3), ces courbes de phase passent par O. La distance E est d'autant plus importante que la bande du filtre gaussien utilisé est étroite. A l'inverse, pour une bande large, epsilon se réduit jusqu'à s'annuler (bande infinie, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de filtrage). Dans ce cas là, c'est du MSK, et les phases passent par O quelles que soient les transitions de bit considérées. Dans ces cas-là, les différentes représentations de Fresnel du signal global à 20 l'instant d'échantillonnage indiqué (transition de bit) sont données sur le graphe de la figure 4 (les trois cas précédents y sont représentés) De la même manière, en envisageant les même transitions de bit sur le signal 2, mais les transitions [bit#n = 0 / bit#n+1 = 1] et [bit#n = 1 / bit#n+1 = 0] sur le signal 1, nous obtenons les diagrammes de phase et de Fresnel correspondants, 25 comme représenté en figures 5 et 6. Ainsi, pour l'éventail de transitions de bits envisagé sur les deux signaux S1 et S2 composant le signal à démoduler, il est possible d'établir une correspondance quasi bijective entre : - la phase du signal global à l'instant d'échantillonnage d'une part, 30 - et la paire d'états de phase de chacun des signaux au même instant d'échantillonnage d'autre part. Ceci est illustré par le graphe de la figure 7. - 2. Le terme « quasi bijective » est dû à la présence d'ambiguïtés dans le processus de démodulation. Dans le cas particulier illustré en figure 8, une même valeur de la phase du signal global peut être associée à deux paires distinctes d'états de phase de chaque signal composant. De telles ambiguïtés apparaissent dans le cas où les phases des deux signaux composants sont distantes de (kit). En démodulant selon la méthode de Viterbi, on parvient à éliminer la plupart de ces ambiguïtés. Les états du treillis choisis sont alors des paires d'état de phase (signaux S1 et S2). Les itérations successives se font alors comme suit : - on relève à chaque transition de bit la valeur de la phase globale - en fonction des paires d'états de phase précédents (étage précédent du treillis de Viterbi), et pour chaque hypothèse de paire de bits reçue, on estime la valeur attendue de la phase globale. Cette phase estimée est fonction de l'écart de puissance des deux signaux, des états de phases des signaux SI, S2, ainsi que des valeurs de La solution selon l'invention présente les avantages suivants. Dans les cas de collisions à deux signaux, cette solution permet une démodulation plus performante du signal principal (le plus fort), ainsi qu'une performance de démodulation non négligeable sur le signal "interférant" (le plus faible). A titre d'exemple, dans un schéma de collision où l'on recevrait simultanément deux signaux, de même fréquence, synchronisés (c'est-à-dire qu'en réception les transitions de bits sont simultanées), pour un signal S2 qui est 5 dB moins fort que le signal S1, et au delà de 60 dB.Hz de rapport signal à bruit sur le signal S1, l'espérance de détection d'un démodulateur simple mono-signal appliqué aux deux signaux S1 et S2 séparément est négligeable, alors que la démodulation multi-signal effectuée selon l'invention permet la démodulation d'au moins un des deux signaux. REVENDICATIONS1. Procédé de démodulation de deux signaux (S 1, S2) pouvant entrer en collision mutuelle, ces signaux étant ceux d'un système à accès, et sur lesquelles une synchronisation temps, fréquence et phase a été effectuée, caractérisé en ce qu'il consiste, à déterminer la valeur de la phase du signal global formé de ces deux signaux, et à déterminer les valeurs des états de phase de chacun de ces deux signaux et donc leur contenus numériques en utilisant la méthode de Viterbi pour éliminer des ambiguïtés se produisant pour des cas où les phases des deux signaux sont distantes de kit 2. Procédé selon revendication 1, caractérisé en ce que la démodulation de Viterbi consiste, dans le cas où les deux signaux sont « confondus », c'est à dire de même fréquence porteuse et dont les transitions de bits coïncident, à procéder aux itérations suivantes : dans un premier temps on mesure la phase du signal global prélevée aux instants de transition de bits, qui seront donc communs aux deux signaux, dans un deuxième temps, à estimer, en fonction de la paire d'états de phase (un pour chaque signal S1 et S2) provenant de l'itération précédente, et pour chaque hypothèse de paire de bits reçue (un pour chaque signal S1 et S2), la valeur attendue de la phase globale, cette phase estimée étant fonction de l'écart de puissance des deux signaux, des états de phases des deux signaux, ainsi que des valeurs de décalage de phase de ces deux signaux dus à des longueurs de parcours différentes ((pan et (pom), dans un troisième temps à calculer la métrique associée à chaque hypothèse de paire de bits reçue, cette métrique étant la distance entre les phases globales mesurée et estimée ; et dans un dernier temps à conserver la paire de trains de bits (un pour chaque signal S1 et S2) offrant la plus petite métrique cumulée, cette métrique cumulée étant la somme de lamétrique cumulée calculée à l'itération précédente et de la métrique calculée dans la troisième étape de l'itération en cours. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lorsque les transitions de bits des deux signaux ne sont pas coïncidentes à la réception, les itérations successives de la méthode de Viterbi sont modifiées comme suit : la phase du signal global est prélevée aux instants de transition de bit du signal le plus fort, même si les puissance sont identiques), et le calcul de la phase globale estimée lors de chaque itération tient également compte du décalage de phase du deuxième signal (S2) par rapport au premier signal (S 1). 4. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, appliqué dans le cas où les deux signaux en collision ont même fréquence porteuse. 5. Procédé selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que lorsque les deux signaux en collision ont des fréquences porteuses différentes au sein d'un même canal, les itérations successives de la méthode de Viterbi sont modifiées comme suit : le calcul de la phase globale estimée lors de chaque itération tient également compte de la dérive de phase du deuxième signal (S2) par rapport au premier signal (Si). 6. Procédé selon la revendication 1, 2, 3, 4 ou 5, pour lequel les caractéristiques des signaux reçus et soumis à démodulation suivent les spécifications associées à des systèmes à accès multiple TDMA, FDMA ou CDMA 7. Procédé selon la revendication 1, 2, 3, 4 ou 5, pour lequel les caractéristiques des signaux reçus et soumis à démodulation sont liées aux conditions de réception (Doppler, délai de propagation) 8. Procédé selon la revendication 1, 2, 3, 4 ou 5, appliqué aux communications par satellite 9. Equipement implémentant le procédé tel que décrit dans la revendication 1. 10. Equipement selon la revendication 9 embarqué à bord d'un satellite. 11. Equipement selon la revendication 9 intégré à un centre de mission au sol.
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Procédé de signalisation non-intrusive d'événements 1. Domaine de l'invention L'invention concerne un procédé de communication comprenant une étape de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et une étape d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit utilisateur. De tels procédés sont couramment utilisés dans le domaine des télécommunications, en particulier dans des applications de téléphonie. De nombreux opérateurs de télécommunications proposent en effet à leurs clients des services de signalisation, permettant par exemple de faire savoir à un utilisateur qui est déjà en cours de communication qu'un nouvel appel lui est destiné ou qu'il a reçu un message vocal ou écrit. L'utilisateur ainsi prévenu peut ainsi choisir d'ignorer ce nouvel appel ou message, ou, au contraire, essayer d'écourter la communication en cours ou mettre le correspondant distant en attente en vue de répondre au nouvel appel ou de prendre connaissance dudit message. 2. Art antérieur Dans l'état actuel de la technique, une signalisation d'un événement, par exemple la survenance d'un appel entrant, est réalisée par émission d'un signal sonore d'avertissement spécifique préalablement associé à l'événement à signaler. Dans un terminal téléphonique classique, ce signal sonore d'avertissement est usuellement émis par un haut-parleur qui restitue déjà par ailleurs un flux sonore correspondant à la communication en cours, que ce soit dans l'écouteur ou en mode main libres. Or, en pratique le signal d'avertissement a une fréquence, par exemple celle de la note « La » égale à 440 Hz, qui couvre celle du contenu du flux sonore en cours de restitution au moment où le signal d'avertissement est émis, ce qui peut produire deux types d'effets néfastes. D'une part, le signal d'avertissement se trouve recouvert par le flux sonore en cours de restitution, auquel cas l'utilisateur percevra moins distinctement l'information de la survenance de l'événement qui devait lui être signalé, d'autre part, l'apparition d'un signal d'avertissement dont la fréquence couvre celles du signal utile, risque de perturber la perception qu'a l'utilisateur du flux sonore en cours de restitution. 3. Objectifs de l'invention L'invention apporte une solution qui ne présente pas les inconvénients décrits plus haut, en proposant un procédé grâce auquel les risques de confusion et de recouvrement entre le flux sonore en cours de restitution et le signal d'avertissement sont considérablement réduits par rapport à l'état de la technique. 4. Exposé de l'invention En effet, selon un aspect fonctionnel, l'invention concerne un procédé conforme au paragraphe introductif dans lequel au moins un son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. L'invention garantit que le signal d'avertissement aura toujours au moins une fréquence distincte de celle des sons entendus par l'utilisateur dans le cadre de la conversation en cours, et garantit donc que le signal d'avertissement ne sera pas rendu inaudible du fait d'un recouvrement par le flux sonore en cours de restitution, comme cela peut se produire dans l'état de la technique. Selon un mode de mise en oeuvre préféré de l'invention, chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. Ce mode de mise en oeuvre exclut tout recouvrement fréquentiel entre le signal d'avertissement et les sons entendus par l'utilisateur dans le cadre de la conversation en cours, ce qui conduira l'utilisateur à considérer naturellement ces stimuli comme séparés et à les distinguer immédiatement l'un de l'autre. Ceci permet d'avertir un utilisateur qu'un événement particulier s'est produit sans pour autant perturber la perception qu'a l'utilisateur du flux sonore en cours de restitution. Divers modes de réalisation de l'invention sont envisageables. Selon un mode de mise en oeuvre avantageux du fait de sa simplicité, un procédé tel que décrit ci-dessus inclut une étape de mémorisation d'au moins un ensemble de données représentatives d'un signal sonore d'avertissement, une étape de détection d'une survenance d'un événement prédéterminé et une étape d'insertion dudit ensemble de données dans un flux de données représentatives du flux sonore à restituer. Ce mode de mise en oeuvre est particulièrement adapté à des situations dans lesquelles la bande de fréquence comprenant les sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution a des limites prédéterminées. Par exemple, dans le cas où un téléphone de type HD, apte à restituer des sons dans une bande de 50 à 7000 Hz, communique avec un téléphone classique qui présente des capacités réduites à une bande fréquence allant de 300 à 3400 Hz, la première bande de fréquence destinée à inclure les sons composant un signal d'avertissement pourra être située entre 50 et 300 HZ, ou encore entre 3400 et 7000 Hz. Cette dernière possibilité est plus intéressante puisqu'elle offre, d'une part, un plus grand éventail de sons et donc plus de flexibilité, et, d'autre part, la possibilité d'utiliser des fréquences bien plus éloignées de la deuxième bande de fréquence utilisée pour le flux sonore, ce qui réduit les risques de confusion entre le signal d'avertissement et le contenu du flux sonore. Ainsi, lorsque les limites de la bande de fréquence utilisée pour le flux sonore sont prédéterminées, le mode de mise en oeuvre de l'invention décrit ci-dessus permet d'éviter d'avoir à générer des signaux d'avertissement au coup par coup, et permet au contraire de créer une base incluant de multiples signaux d'avertissement composés de sons inclus soit entre 50 et 300 Hz, soit entre 3400 et 7000 Hz. L'utilisateur pourra associer à ces différents signaux autant d'événements distincts, chaque signal d'avertissement étant destiné à lui être restitué dès lors qu'une survenance de son événement associé aura été détectée. L'invention peut être avantageusement mise en oeuvre dans des situations où le flux sonore et le signal d'avertissement sont émis par des haut-parleurs distincts, appartenant par exemple à deux équipements différents tels un téléviseur et un téléphone, respectivement. Cependant, la mise en oeuvre de l'invention est plus particulièrement intéressante lorsque les étapes de restitution du flux sonore et d'émission du signal d'avertissement sont exécutées au moyen d'un même haut-parleur, situation dans laquelle les risques de recouvrement et de confusion entre le flux sonore et le signal d'avertissement sont rendus encore plus élevés par l'unicité de leur source. Dans un tel mode de mise en oeuvre, l'invention sera particulièrement utile pour signaler une arrivée d'une demande de mise en communication avec un terminal incluant le dit haut-parleur alors qu'une communication est déjà en cours avec ledit terminal. Selon un aspect matériel, l'invention concerne un système de communication comprenant : - des moyens de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et - des moyens d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit utilisateur, système caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer que chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention avantageux du fait de sa simplicité, un système tel que décrit ci-dessus inclut en outre des moyens de mémorisation d'au moins un ensemble de données représentatives d'un signal sonore d'avertissement, des moyens de détection d'une survenance d'un événement prédéterminé et des moyens d'insertion dudit ensemble de données dans un flux de données représentatives du flux sonore à restituer. Selon un autre de ses aspects matériels, l'invention concerne également un terminal comprenant : - des moyens de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et - des moyens d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit utilisateur, terminal caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer que chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. Selon encore un autre de ses aspects matériels, l'invention concerne un dispositif de communication comprenant des moyens d'émission d'un signal représentatif d'un flux sonore à restituer à un utilisateur, d'une part, et d'un signal représentatif d'un signal sonore dit d'avertissement destiné audit utilisateur, dispositif caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer que chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. Dans un premier mode de réalisation, un tel dispositif pourra par exemple être constitué par un terminal apte à être relié à un réseau de communication, par exemple un réseau conforme au protocole Internet autorisant la transmission de paquets de données représentatifs de signaux vocaux, connue de l'homme du métier sous l'appellation générique « voix sur IP ». Dans un deuxième mode de réalisation, un tel dispositif pourra par exemple être constitué par une passerelle domestique assurant une liaison entre un réseau de communication et le terminal de l'utilisateur, ce qui permettra de dispenser de munir ledit terminal de moyens spécifiques pour mettre en oeuvre l'invention. Dans un troisième mode de réalisation, un dispositif tel celui décrit plus haut pourra être constitué par une base d'un combiné de téléphone sans fil de type DECT, abréviation de l'expression anglaise «Digital Enhanced Cordless Telephone ». Le fait que les moyens de configuration soient inclus dans la base permettra de dispenser le combiné sans fil d'avoir à mener des opérations de traitement de signal qui pourraient être coûteuses en termes de consommation et donc de charge de batterie. Selon un autre de ses aspects matériels, l'invention concerne également un programme d'ordinateur caractérisé en ce qu'il comprend des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre d'un procédé tel que décrit plus haut lorsque ce programme est exécuté par un processeur. 5. Liste des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation particulier, donné à titre de simple exemple illustratif et non-limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 est un diagramme fonctionnel qui illustre un premier mode de mise en oeuvre de l'invention ; - la figure 2 est un diagramme fonctionnel qui illustre un deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention ; - la figure 3 est un diagramme fonctionnel qui illustre un troisième mode de mise en 30 oeuvre de l'invention ; et - la figure 4 est un diagramme fréquentiel qui illustre deux variantes possibles de l'invention. 6. Description d'un mode de réalisation de l'invention 6.1 Principe général Le principe général de l'invention repose sur une séparation fréquentielle entre un flux sonore en cours de restitution et tout ou partie d'un signal d'avertissement, lequel signal étant ainsi clairement perceptible par l'utilisateur tout en étant aussi peu intrusif que possible. 6.2 Description d'un premier mode de réalisation La FIG.1 illustre un premier mode de mise en oeuvre de l'invention au sein d'un premier système de télécommunication SYST1 incluant un terminal UT, par exemple un téléphone ou un téléviseur, et un réseau de télécommunication CNW, par exemple un réseau conforme au protocole Internet. Bien que l'invention puisse trouver application dans de nombreux cas de figure, sa mise en oeuvre est particulièrement avantageuse dans le cas représenté ici, où un premier dispositif distant DD1 est déjà en communication avec le terminal UT et échange avec celui-ci des flux de données descendant et montant Fd et Fu, respectivement, lorsqu'un deuxième dispositif distant émet une requête Cmrq de mise en communication avec le terminal UT. En effet, ce premier système SYST1 inclut des moyens d'émission d'un signal sonore d'avertissement à destination dudit utilisateur ainsi que des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer que chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. Dans ce premier mode de mise en oeuvre de l'invention, les moyens de configuration sont localisés dans le terminal UT et incluent : - un processeur MPR dans lequel des instructions de code de programme ont été mémorisées pour détecter et traiter des requêtes telles la requête de mise en communication Cmrq, et - une base de données SNDB dans laquelle ont été préalablement mémorisés divers ensembles de données, chacun étant représentatif d'un signal sonore d'avertissement. Ce mode de mise en oeuvre est particulièrement adapté à une situation où le terminal UT est un téléphone de type HD, apte à restituer des sons dans une bande de 50 à 7000 Hz, alors que le dispositif DD1 distant avec lequel il communique est un téléphone classique qui présente des capacités réduites à une bande fréquence allant de 300 à 3400 Hz. Ainsi, la base de données pourra inclure des ensembles de données représentatifs de sons qui pourront être compris entre 50 et 300 HZ, ou encore entre 3400 et 7000 Hz. Dans le cas de figure représenté ici, la requête Cmrq est reçue par des moyens d'entrée/sortie I/O inclus dans le terminal UT et transmise à un processeur MPR pour traitement. Après avoir détecté la survenance de cette requête Cmrq, le processeur MPR envoie à la base de données SNDB une requête Srq aux fins d'en obtenir un ensemble de données qui représente le signal d'avertissement particulier Avs qui a été associé à la survenance d'une demande de mise en communication. Le processeur MPR insère ensuite les données représentatives du signal d'avertissement Avs dans le flux de données descendant Fd afin de produire un flux de données résultant Fdr qui doit être restitué à l'utilisateur du terminal UT, ce flux résultant Fdr contenant ainsi à la fois le signal d'avertissement Avs et le flux sonore descendant Fd correspondant à la conversation en cours. Le flux résultant Fdr est ensuite converti en un signal analogique Afdr par un module de conversion AD/DA, qui est également destiné à produire le flux montant Fu sous forme numérique sur la base d'un flux montant analogique Afu produit par un mirophone MIC. Le flux résultant analogique Afdr est enfin restitué à l'utilisateur du terminal UT via un haut-parleur HP, qui sera par exemple un haut-parleur de type mains libre ou un haut parleur logé dans un écouteur. Bien que restitués par un même haut-parleur, le signal sonore d'avertissement et le flux sonore en cours de restitution seront grâce à l'invention perçus par l'utilisateur comme deux signaux bien distincts l'un de l'autre. 6.3 Description d'un deuxième mode de réalisation La FIG.2 illustre un deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention au sein d'un premier système de télécommunication SYST2 incluant une passerelle domestique HGW qui réalise une interface entre au moins un terminal domestique UT, par exemple un téléphone sans fil de type DECT, et un réseau de télécommunication CNW, par exemple un réseau conforme au protocole Internet. Afin de ne pas compliquer inutilement l'exposé, la présente figure représente une situation identique à celle décrite plus haut. Ainsi, dans ce deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention, les moyens de configuration sont localisés dans la passerelle domestique HGW et incluent un processeur MPRH et une base de données SNDBH. sont localisés dans la base DCTB et non plus dans la passerelle domestique HGW. Dans le cas de figure représenté ici, la requête Cmrq émise par le deuxième dispositif distant DD2 est reçue par des moyens d'entrée/sortie I/O inclus dans la passerelle domestique HGW et transmise au processeur MPRH pour traitement. Après avoir détecté la survenance de cette requête Cmrq, le processeur MPRH envoie à la base de données SNDBH une requête Srq aux fins d'en obtenir un ensembles de données qui représente le signal d'avertissement particulier Avs qui a été associé à la survenance d'une demande de mise en communication. Le processeur MPRH transfère ensuite en parallèle les données représentatives du signal d'avertissement Avs, d'une part, et le flux de données descendant Fd, d'autre part, vers un étage d'émission/réception FEH afin que ces deux ensembles d'informations soient transmis au terminal UT. L'étage d'émission/réception FEH utilisera de préférence pour ce faire deux canaux distincts, le canal utilisé pour transmettre au terminal UT les données représentatives du signal d'avertissement Avs étant en principe spécialement adapté à la transmission de données de signalisation, tel un canal de type « IP over Wi-Fi », Dans ce deuxième mode de réalisation de l'invention, le terminal UT inclut un microprocesseur MPRT destiné à recevoir en parallèle, via un étage de réception/émission TFE, les données représentatives du signal d'avertissement Avs, d'une part, et le flux de données descendant Fd, d'autre part. Le processeur MPRT insère ensuite les données représentatives du signal d'avertissement Avs dans le flux de données descendant Fd afin de produire un flux de données résultant Fdr qui doit être restitué à l'utilisateur du terminal UT, ce flux résultant Fdr contenant ainsi à la fois le signal d'avertissement Avs et le flux sonore descendant Fd correspondant à la conversation en cours. Le flux résultant Fdr est ensuite converti en un signal analogique Afdr par un convertisseur numérique/analogique DAC, un convertisseur analogique/numérique ADC étant en outre prévu pour produire le flux montant Fu sous forme numérique sur la base d'un flux montant analogique Afu produit par un microphone MIC. Le flux résultant analogique Afdr est enfin restitué à l'utilisateur du terminal UT via un haut-parleur HP, qui sera par exemple un haut-parleur de type mains libres ou un haut- parleur logé dans un écouteur. Bien que restitués par un même haut-parleur, le signal sonore d'avertissement et le flux sonore en cours de restitution seront grâce à l'invention perçus par l'utilisateur comme deux signaux bien distincts l'un de l'autre. 6.4 Description d'un troisième mode de réalisation La FIG.3 illustre un troisième mode de mise en oeuvre de l'invention au sein d'un troisième système de télécommunication SYST3 incluant une passerelle domestique HGW qui réalise une interface entre un réseau de télécommunication CNW et au moins un terminal domestique comprenant un combiné DCTC et une base DCTB, la base et le combiné étant aptes à communiquer entre eux via une liaison radiofréquence. Afin de ne pas introduire de confusion inutile dans l'exposé, les références d'éléments remplissant des fonctions identiques à celles décrites en relation avec les figures précédentes ont été laissées inchangées. Ainsi, dans ce deuxième mode de mise en oeuvre de l'invention, les moyens de configuration incluent un processeur MPRB et une base de données SNDBB qui sont localisés dans la base DCTB. Dans le cas de figure représenté ici, la passerelle domestique HGW reçoit depuis le deuxième dispositif distant DD2 une requête Cmrq de mise en communication avec le terminal (DCTB, DCTC), tandis que celui-ci est déjà en communication avec un premier dispositif distant DD1. La passerelle domestique HGW transmet alors à la base DCTB une requête de signal d'avertissement Asrq demandant à ce qu'un signal d'avertissement soit produit à l'attention de l'utilisateur du terminal (DCTB, DCTC). Après avoir détecté la survenance de cette requête Asrq, le processeur MPRB envoie à la base de données SNDBB une requête Srq aux fins d'en obtenir un ensembles de données qui représente le signal d'avertissement particulier Avs qui a été associé à la survenance d'une demande de mise en communication. Le processeur MPRH transfère ensuite en parallèle les données représentatives du signal d'avertissement Avs, d'une part, et le flux de données descendant Fd, d'autre part, vers un étage d'émission/réception FEB afin que ces deux ensembles d'informations soient transmis au combiné DCTC. L'étage d'émission/réception FEB utilisera de préférence pour ce faire deux canaux distincts, le canal utilisé pour transmettre au combiné DCTC les données représentatives du signal d'avertissement Avs étant en principe spécialement adapté à la transmission de données de signalisation, tel un canal de type « data » conforme à la norme DECT CAT-iQ XX, Dans ce troisième mode de réalisation de l'invention, le combiné DCTC inclut un microprocesseur MPRC destiné à recevoir en parallèle, via un étage de réception/émission TFE, les données représentatives du signal d'avertissement Avs, d'une part, et le flux de données descendant Fd, d'autre part. Le processeur MPRC insère ensuite les données représentatives du signal d'avertissement Avs dans le flux de données descendant Fd afin de produire un flux de données résultant Fdr qui doit être restitué à l'utilisateur du combiné DCTC, ce flux résultant Fdr contenant ainsi à la fois le signal d'avertissement Avs et le flux sonore descendant Fd correspondant à la conversation en cours. Le flux résultant Fdr est ensuite converti en un signal analogique Afdr par un convertisseur numérique/analogique DAC, un convertisseur analogique/numérique ADC étant en outre prévu pour produire le flux montant Fu sous forme numérique sur la base d'un flux montant analogique Afu produit par un microphone MIC. Le flux résultant analogique Afdr est enfin restitué à l'utilisateur du terminal UT via un haut-parleur HP, qui sera par exemple un haut-parleur de type mains libres ou un haut- parleur logé dans un écouteur. Bien que restitués par un même haut-parleur, le signal sonore d'avertissement et le flux sonore en cours de restitution seront grâce à l'invention perçus par l'utilisateur comme deux signaux bien distincts l'un de l'autre. La FIG.4 est un diagramme fréquentiel qui illustre deux variantes possibles de l'invention dans une situation dans laquelle la bande de fréquence comprenant les sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution a des limites prédéterminées. Cette situation apparaît notamment lorsque le terminal destiné à produire le signal d'avertissement a une plage de fréquences utiles plus large que celle du dispositif distant avec lequel il est déjà en communication. Tel est par exemple le cas lorsque le terminal destiné à produire le signal d'avertissement est un téléphone de type HD (abréviation de Haute Définition) apte à restituer des sons dans une bande allant d'une première fréquence basse F11 égale à 50 Hz jusqu'à une première fréquence haute Flh égale à 7000 Hz, alors que le dispositif distant est un téléphone classique qui présente des capacités réduites à une bande de fréquences allant d'une deuxième fréquence basse F21 égale à 300 Hz jusqu'à une deuxième fréquence haute F2h égale à 3400 Hz. Dans cette situation, le terminal HD pourra émettre un premier signal d'avertissement Avsl composé de sons ayant des fréquences situées entre F11 et F21, soit entre 50 et 300 HZ, ou encore un deuxième signal d'avertissement Avs2 composé de sons ayant des fréquences situées entre F2h et Flh, soit entre 3400 et 7000 Hz. Cette dernière possibilité est la plus intéressante puisqu'elle offre, d'une part, un plus grand éventail de sons, et donc plus de flexibilité, et, d'autre part, la possibilité d'utiliser des fréquences bien plus éloignées de la deuxième bande de fréquence utilisée pour le flux sonore, ce qui réduit les risques de confusion entre le signal d'avertissement et le contenu du flux sonore.10 REVENDICATIONS1. Procédé de communication comprenant : - une étape de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et - une étape d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit 5 utilisateur, procédé caractérisé en ce que au moins un son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. 10 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. 3. Procédé selon la revendication 1, incluant une étape de mémorisation d'au moins 15 un ensemble de données représentatives d'un signal sonore d'avertissement, une étape de détection d'une survenance d'un événement prédéterminé et une étape d'insertion dudit ensemble de données dans un flux de données représentatives du flux sonore à restituer. 4. Procédé selon la revendication 1, dans lequel les étapes de restitution du flux sonore et d'émission du signal d'avertissement sont exécutées au moyen d'un même haut-20 parleur. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel l'événement prédéterminé est une arrivée d'une demande de mise en communication avec un terminal incluant le dit haut-parleur alors qu'une communication est déjà en cours avec ledit terminal. 6. Système de communication comprenant :- des moyens de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et - des moyens d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit utilisateur, système caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer qu'au moins un son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. 7. Système de communication selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il inclut en outre des moyens de mémorisation d'au moins un ensemble de données représentatives d'un signal sonore d'avertissement, des moyens de détection d'une survenance d'un événement prédéterminé et des moyens d'insertion dudit ensemble de données dans un flux de données représentatives du flux sonore à restituer. 8. Terminal comprenant : - des moyens de restitution d'un flux sonore à un utilisateur, et - des moyens d'émission d'un signal sonore dit d'avertissement à destination dudit utilisateur, terminal caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer qu'au moins un son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'une deuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. 9. Dispositif de communication comprenant des moyens d'émission d'un signal représentatif d'un flux sonore à restituer à un utilisateur, d'une part, et d'un signal représentatif d'un signal sonore dit d'avertissement destiné audit utilisateur, dispositif caractérisé en ce qu'il inclut des moyens de configuration du signal d'avertissement aptes à assurer qu'au moins un son inclus dans le signal d'avertissement a une fréquence incluse dans une première bande de fréquence qui est distincte d'unedeuxième bande de fréquence délimitant les fréquences des sons inclus dans le flux sonore en cours de restitution. 10. Programme d'ordinateur caractérisé en ce qu'il comprend des instructions de code de programme pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des 5 revendications 1 à 5 lorsque ce programme est exécuté par un processeur.
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FR2960116A1
A1
20111118
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TRANSFERT D'APPEL DEPUIS UN TERMINAL DE COMMUNICATION FIXE RATTACHÉ À UN RÉSEAU LOCAL VERS UN TERMINAL DE COMMUNICATION MOBILE RATTACHÉ À UN RÉSEAU MOBILE Domaine de l'invention Le domaine de l'invention se rapporte au domaine des réseaux de communication. Plus précisément, l'invention concerne le transfert d'appel depuis un terminal de communication fixe, rattaché à un réseau de communication local, vers un terminal de communication mobile (cellulaire ou portable) rattaché à un réseau mobile, par exemple de type GSM. Arrière-plan de l'invention A l'heure actuelle, certains opérateurs de télécommunications proposent à leurs abonnés un service de transfert d'appel depuis leur téléphone fixe vers un terminal mobile de leur choix. Un tel service permet ainsi à un utilisateur qui doit s'absenter d'un lieu dans lequel est implantée la ligne de communication fixe à laquelle est connecté 20 son téléphone fixe, de pouvoir continuer à recevoir, sur son téléphone mobile cette fois, les appels entrants sur son téléphone fixe. Un inconvénient d'un tel service réside dans le fait que l'utilisateur doit fournir préalablement à l'opérateur le numéro d'appel d'un terminal mobile de son choix. Ainsi, dans le cas où l'utilisateur change de numéro, ce dernier doit 25 à nouveau contacter son opérateur afin de lui fournir le nouveau numéro qui sera affecté au transfert d'appel en remplacement du précédent. En outre, tous les appels entrants sur le téléphone fixe sont transférés vers un unique terminal mobile dont le numéro d'appel a été fourni préalablement à l'opérateur. De ce fait, il arrive fréquemment que des appels 30 entrants ne concernent pas forcément l'utilisateur du terminal mobile dont le numéro a été enregistré auprès du service de transfert d'appels. Cette situation se produit notamment lorsque le transfert d'appel est effectué depuis le téléphone fixe du domicile dans lequel vivent plusieurs personnes. Si par exemple c'est le père de famille qui a fourni à l'opérateur le numéro de son téléphone 35 mobile vers lequel rediriger les appels entrants sur le téléphone fixe, le père de famille recevra immanquablement, une fois le transfert d'appel activé, les appels entrants plutôt destinés à son épouse ou bien à ses enfants, en plus des appels entrants le concernant véritablement. Un autre inconvénient réside dans le fait qu'un tel service de transfert d'appels oblige l'utilisateur à effectuer certaines manipulations pour soit activer, soit désactiver le service. Par exemple, un utilisateur ayant souscrit au service précité doit penser à activer le service avant de quitter le domicile ou le bureau dans lequel est installé son téléphone fixe, et respectivement désactiver le service lorsqu'il revient à son domicile ou à son bureau. Ce dernier inconvénient a pour conséquence que l'utilisateur oublie régulièrement d'activer ou de désactiver ledit service. Par ailleurs, afin d'activer ou de désactiver un tel service, l'utilisateur doit effectuer des manipulations de touches et/ou des sélections dans des menus au niveau de son téléphone fixe, ce qui rend finalement le service de transfert d'appel très peu ergonomique pour l'utilisateur. Objet et résumé de l'invention Un des buts de l'invention est de remédier à des inconvénients de l'état de la technique précité. A cet effet, selon un premier aspect, la présente invention concerne 20 un procédé de transfert d'appel entrant, destiné à un terminal de communication fixe rattaché à un réseau local, vers un terminal de communication mobile rattaché à un réseau mobile. Un tel procédé est remarquable en ce qu'il comprend les étapes suivantes, dans le réseau local: 25 - détection de la présence de terminaux de communication mobiles, - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles précités et préalablement enregistrées dans le réseau local, o sélection d'un terminal de communication mobile favori selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant, 30 35 o commande de transfert de l'appel entrant vers le terminal de communication mobile favori sélectionné. Une telle disposition permet ainsi de transférer automatiquement un appel entrant sur un téléphone fixe vers le terminal mobile de la personne 5 considérée comme la mieux concernée par l'appel entrant. En outre, un tel service de transfert d'appel ne nécessite plus aucune configuration de la part des utilisateurs, c'est-à-dire que ces derniers n'ont ni à fournir préalablement de numéro de terminal mobile à l'opérateur, ni à activer/désactiver le service. 10 Dans un mode de réalisation, dans le cas où la présence d'au moins un terminal de communication mobile est détectée dans le réseau local au cours de l'étape de détection précitée, le transfert d'appel n'est pas activé. Une telle disposition permet ainsi, de façon transparente pour un utilisateur donné, de recevoir l'appel entrant sur le terminal le plus adapté parmi 15 le terminal fixe ou mobile de l'utilisateur, en fonction de la localisation de ce dernier. Autrement dit, dès que la présence d'un terminal mobile dans le réseau local est détectée, le transfert d'appel n'est pas activé et les appels entrants sont reçus sur le terminal de communication fixe, tandis qu'à partir du 20 moment où aucun terminal mobile n'est détecté dans le réseau local, le transfert d'appel vers un terminal mobile, connu et sélectionné dans le réseau local, est activé. Dans un mode de réalisation, l'enregistrement préalable des données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles est effectué dès que 25 la présence de ces terminaux est détectée dans le réseau local. Une telle disposition permet ainsi, au sein d'un même réseau local, de détecter la présence régulière d'un ensemble de terminaux mobiles habitués à être situés dans ledit réseau local, et d'identifier, parmi cet ensemble, lequel desdits terminaux mobiles sera le plus à même d'être sélectionné lors d'un 30 transfert ultérieur d'appel entrant sur le téléphone fixe. Dans un autre mode de réalisation, pour un terminal de communication mobile détecté dans le réseau local, les données d'appel associées à ce dernier sont choisies parmi au moins les données d'appels entrants, les données d'appels sortants, les données du répertoire du terminal de 35 communication mobile détecté. Une telle disposition permet ainsi de récupérer dans le réseau local, à chaque fois qu'un terminal mobile est détecté dans ce dernier, soit les appels entrants et/ou sortants, soit le répertoire, soit à la fois les appels entrants et/ou sortants et le répertoire, du terminal mobile détecté. De telles informations ainsi recueillies sont destinées à être utilisées par la suite lors du transfert d'appel, en tant que paramètres de sélection du terminal mobile le plus pertinent par rapport à l'appel entrant reçu sur le téléphone fixe. Dans encore un autre mode de réalisation, l'étape de comparaison comprend la détermination, pour tout terminal de communication mobile dont la présence n'a pas été détectée dans le réseau local, du nombre d'appels entrants/sortants correspondant à l'appel entrant. Ainsi, de façon particulièrement simple et transparente pour l'utilisateur, la sélection du terminal mobile le plus pertinent par rapport à l'appel entrant reçu sur le téléphone fixe est fonction de l'occurrence la plus élevée d'appels entrants/sortants figurant dans l'historique d'appels dudit terminal mobile et dont le numéro correspond à celui de l'appel entrant. Dans encore un autre mode de réalisation, l'étape de comparaison comprend la détermination, pour tout terminal de communication mobile dont la présence n'a pas été détectée dans le réseau local, de la présence du numéro de l'appel entrant dans le répertoire dudit terminal. Ainsi, de façon également particulièrement simple et transparente pour l'utilisateur, la sélection du terminal mobile le plus pertinent par rapport à l'appel entrant reçu sur le téléphone fixe est fonction de la présence du numéro d'appel entrant dans le répertoire d'un des terminaux mobiles identifiés 25 préalablement dans le réseau local. Une telle disposition peut être mise en oeuvre à titre d'alternative à la disposition ci-dessus. Une telle disposition peut être également mise en oeuvre cumulativement à la disposition ci-dessus, de façon à affiner la sélection du 30 terminal mobile vers lequel rediriger l'appel entrant. Dans encore un autre mode de réalisation, l'étape de détection de présence consiste en une découverte de tout terminal de communication mobile susceptible d'être présent dans le réseau local, par émission, depuis un terminal local rattaché au réseau local, d'une requête qui contient un message de 35 découverte et qui est conforme à un protocole de communication adapté au terminal local et aux terminaux de communication mobiles. Une telle disposition permet de tirer partie de l'interopérabilité transparente, offerte par le standard DLNA (de l'anglais "Digital Living Network Alliance"), entre les différents terminaux connectés à un réseau local, tels qu'en particulier entre d'une part, un terminal local tel qu'une passerelle domestique ou d'entreprise ou bien encore un décodeur numérique tel qu'une Set-Top-Box, et, d'autre part, plusieurs terminaux de communication mobiles présents dans le réseau local. A cet effet, les terminaux précités comprennent chacun un module fonctionnant par exemple selon le protocole UPnP (de l'anglais "Universal Plug and Play"). Dans encore un autre mode de réalisation, les étapes de sélection du terminal de communication mobile favori et de commande de transfert d'appel sont configurées au préalable par l'utilisateur en exécutant un programme d'interface homme/machine stocké dans un terminal local rattaché au réseau local. Ainsi, la configuration précitée peut être effectuée avantageusement par l'utilisateur, en utilisant la passerelle ou la Set-top-Box mentionnées ci-dessus, puisque ces dernières procurent l'exécution de l'interface homme/machine précitée. Corrélativement, selon un second aspect, la présente invention 20 concerne un terminal de communication fixe rattaché à un réseau local. Le terminal fixe selon l'invention comprend: - des moyens de transmission, dans le réseau local, selon un protocole de communication adapté au terminal fixe, d'un message contenant les données d'un appel entrant reçu par le terminal fixe, 25 - des moyens de réception, dans le réseau local, selon le protocole de communication précité, d'une commande de transfert de l'appel entrant vers un terminal de communication mobile sélectionné dans le réseau local, - des moyens de traitement de la commande reçue pour : 30 o extraire le numéro d'appel du terminal de communication mobile sélectionné, o rediriger l'appel entrant vers le terminal de communication mobile sélectionné associé au numéro d'appel extrait. 35 Selon un troisième aspect, la présente invention concerne également un dispositif de contrôle de transfert d'appel entrant destiné à un terminal de communication fixe, rattaché à un réseau local, vers un terminal de communication mobile, rattaché à un réseau mobile. Un tel dispositif est remarquable en ce qu'il comprend: - des moyens de détection de la présence de terminaux de 5 communication mobiles dans le réseau local, - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o des moyens de comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les 10 données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles précités et préalablement enregistrées dans le réseau local, o des moyens de sélection d'un terminal de communication mobile favori selon un critère de 15 similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant, o des moyens de commande de transfert dudit appel entrant vers le terminal de communication mobile favori sélectionné. 20 De façon avantageuse, un tel dispositif de contrôle peut être mis en oeuvre dans un terminal local maîtrisable par l'opérateur de télécommunications, tel que par exemple un dispositif d'interconnexion entre le réseau local précité et un réseau étendu, tel que par exemple Internet. Selon un exemple de réalisation, un tel dispositif d'interconnexion est une passerelle domestique ou d'entreprise. 25 Dans un mode de réalisation, le dispositif de contrôle de transfert d'appel comprend en outre des moyens de mémorisation pour enregistrer préalablement les données d'appel associées à tout terminal de communication mobile dont la présence dans le réseau local est détectée par les moyens de détection de présence précités. 30 Selon un quatrième aspect, la présente invention concerne un système de transfert d'appel entrant destiné à un terminal de communication fixe, rattaché à un réseau local, vers un terminal de communication mobile, rattaché à un réseau mobile, un tel système comprenant un dispositif de contrôle de transfert de l'appel entrant. 35 Un tel système est remarquable en ce que: - le terminal fixe comprend des moyens de transmission, dans le réseau local, selon un protocole de communication adapté au terminal fixe, d'un message contenant les données d'un appel entrant reçu par le terminal fixe, et en ce que le dispositif de contrôle de transfert d'appel entrant comprend : - des moyens de réception du message transmis, selon le protocole de communication précité, - des moyens de détection de la présence de terminaux de communication mobiles dans le réseau local, lesquels moyens sont activés suite à la réception du message transmis, - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o des moyens de comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les données d'appel associées aux terminaux de 15 communication mobiles précités et préalablement enregistrées dans le réseau local, o des moyens de sélection d'un terminal de communication mobile favori selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce 20 dernier et les données de l'appel entrant, o des moyens d'émission vers le terminal fixe, selon le protocole de communication précité, d'une commande de transfert de l'appel entrant vers le numéro d'appel du terminal de communication mobile sélectionné, 25 le terminal fixe comprenant en outre : - des moyens de réception, selon le protocole de communication précité, de la commande de transfert émise, - des moyens de traitement pour : o extraire le numéro d'appel du terminal de 30 communication mobile sélectionné, o rediriger l'appel entrant vers le terminal de communication mobile sélectionné associé au numéro d'appel extrait. L'invention vise également un programme d'ordinateur comportant 35 des instructions pour l'exécution des étapes du procédé de transfert d'appel mentionné ci-dessus, lorsque le programme est exécuté par un ordinateur. 10 Un tel programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation, et être sous la forme de code source, code objet, ou de code intermédiaire entre code source et code objet, tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n'importe quelle autre forme souhaitable. Encore un autre objet de l'invention vise aussi un support d'enregistrement lisible par un ordinateur, et comportant des instructions de programme d'ordinateur tel que mentionné ci-dessus. Le support d'enregistrement peut être n'importe quelle entité ou dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, un tel support peut comporter un moyen de stockage, tel qu'une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore un moyen d'enregistrement magnétique, par exemple une disquette (floppy disc) ou un disque dur. D'autre part, un tel support d'enregistrement peut être un support transmissible tel qu'un signal électrique ou optique, qui peut être acheminé via un câble électrique ou optique, par radio ou par d'autres moyens. Le programme selon l'invention peut être en particulier téléchargé sur un réseau de type Internet. Alternativement, un tel support d'enregistrement peut être un circuit intégré dans lequel le programme est incorporé, le circuit étant adapté pour 20 exécuter le procédé en question ou pour être utilisé dans l'exécution de ce dernier. Le terminal de communication fixe, le dispositif de contrôle de transfert d'appel, le système et le programme d'ordinateur précités présentent au moins les mêmes avantages que ceux conférés par le procédé selon la présente 25 invention. Brève description des dessins D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description faite ci-dessous, en référence aux dessins annexés 30 qui en illustrent un exemple de réalisation dépourvu de tout caractère limitatif. Sur les figures : - la figure 1 est une représentation de l'architecture générale dans laquelle est mis en oeuvre le procédé de transfert d'appel selon un mode de réalisation de l'invention; 35 - la figure 2 est une représentation schématique détaillée de certains éléments du système de transfert d'appel selon l'invention; - la figure 3A est une représentation de l'architecture générale dans laquelle est mis en oeuvre, dans le réseau local, le procédé de découverte de terminaux de communication mobiles, selon un mode de réalisation de l'invention; - la figure 3B représente un ordinogramme de la procédure de découverte des terminaux de communication mobiles représentés sur la figure 3A; - la figure 4 représente le contenu d'une base de données du dispositif de contrôle de transfert d'appel, selon un mode de réalisation ; - la figure 5 représente un ordinogramme du procédé de tranfert d'appel conforme à l'invention. Description détaillée d'un mode de réalisation La figure 1 représente de façon générale, selon un mode de 15 réalisation, le système de transfert d'appel, dans lequel est mis en oeuvre le procédé de transfert d'appel selon l'invention. Selon l'invention et conformément à l'exemple représenté sur la figure 1, le système de transfert d'appel est situé dans un réseau local RL qui comprend : 20 - un terminal de communication fixe TF rattaché au réseau local RL et adapté pour recevoir des appels téléphoniques tels que l'appel APE, en provenance d'un terminal de communication TC de type fixe ou mobile (cellulaire ou portable), - un dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel rattaché au 25 réseau local RL et adapté pour transférer l'appel entrant APE vers un terminal de communication mobile TM1, TM2 ou TM3 rattaché à un réseau mobile RM. Dans l'exemple représenté, le terminal fixe TF est adapté pour fonctionner dans un réseau de communication fixe RF tel qu'un réseau téléphonique fixe, par exemple de type PSTN (de l'anglais « Public Switched 30 Telephone Network »). A cet effet, le terminal fixe consiste par exemple en un téléphone qui est soit relié au réseau fixe RF par une liaison filaire, soit conforme à un protocole de communication téléphonique sans fil, par exemple DECT. Le réseau téléphonique fixe est ici couplé au réseau local RL, de façon 35 tout à fait classique. Dans l'exemple représenté, le réseau local RL est par exemple un réseau Ethernet mettant en oeuvre le protocole de liaison sans fil WiFi. Le réseau local RL peut être aussi bien un réseau domestique qu'un réseau local d'entreprise, constitué partiellement ou totalement de segments sans fil. Plus particulièrement dans l'exemple représenté, le réseau local RL est de type domestique. Selon l'invention, le dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel est installé dans un terminal local situé dans le réseau local RL. Dans le mode de réalisation représenté, le terminal local est un dispositif d'interconnexion GAT, tel qu'en particulier une passerelle domestique, apte à interconnecter le réseau local RL à un réseau étendu de type Internet (non représenté). En variante, le terminal local pourrait être une Set-Top-Box. Il est à noter qu'à titre d'alternative, le terminal TF et le dispositif CTA peuvent faire partie d'un seul et même équipement. Dans l'exemple représenté, les terminaux mobiles TM1 à TM3 sont tous rattachés au même réseau mobile RM, tel que par exemple le réseau GSM. Il va bien sûr de soi que les terminaux mobiles TM1 à TM3 pourraient être rattachés respectivement à des réseaux mobiles de type différent, tels que GSM, GPRS, EDGE, WiFi, WiMAX, W-CDMA, etc... Il va également de soi que le nombre de terminaux mobiles n'est pas limité. En référence à la figure 2, le terminal fixe TF comporte classiquement un premier module de communication MCT1 apte à émettre ou recevoir des appels téléphoniques via le réseau de communication fixe RF. Selon l'invention, le terminal fixe TF comprend en outre un second module de communication MCT2 qui est adapté pour : - transmettre au dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel, dans le réseau RL, selon un protocole de communication compatible avec le dispositif de contrôle CTA, un message REQ contenant les données de l'appel entrant APE, telles que le numéro de téléphone du terminal appelant TC représenté sur la figure 1, - recevoir en réponse, en provenance du dispositif CTA de contrôle 35 de transfert d'appel, selon ledit protocole de communication, une commande CMD de transfert dudit appel entrant, vers l'un des terminaux mobiles TM1, TM2 ou TM3 sélectionnés préalablement selon un procédé qui sera décrit ultérieurement, par exemple le terminal TM2 représenté sur la figure 1. Dans l'exemple représenté sur la figure 2, le module de communication MCT2 est un module logiciel apte à mettre en oeuvre un protocole de signalisation, tel que par exemple un module « Telephony Server » fonctionnant selon le protocole « UPnP Telephony ». Toujours en référence à la figure 2, le terminal fixe TF comporte un module de traitement MTR auquel tous les éléments du terminal fixe TF sont reliés et qui est destiné à en commander le fonctionnement. Ledit module de traitement est un logiciel qui est stocké dans une mémoire morte (non représenté) du terminal fixe TF. Un tel module de traitement MTR est adapté en particulier pour : - contrôler le module de téléphonie MCT1, lors de la réception d'un appel entrant APE, - contrôler le module logiciel UPnP MCT2, lors notamment de l'émission, par le terminal fixe TF, d'un message REQ contenant les données de l'appel entrant APE, et de la réception, par ce dernier, d'une commande CMD de transfert dudit appel entrant, - extraire, de la commande CMD reçue, le numéro d'appel du 20 terminal de communication mobile TM2 sélectionné pour recevoir l'appel entrant APE, - rediriger l'appel entrant APE vers ledit terminal mobile TM2 sélectionné dont le numéro d'appel correspond au numéro d'appel extrait. De façon analogue au terminal fixe TF, le dispositif CTA de contrôle de 25 transfert d'appel comprend un module de communication MCC qui est adapté pour : - recevoir, dans le réseau local RL, en provenance du terminal fixe TF, selon le protocole de communication précité, ledit message REQ contenant les données de l'appel entrant APE, 30 - émettre en réponse, dans le réseau local RL, selon ce même protocole de communication, ladite commande CMD de transfert dudit appel entrant, à destination du terminal fixe TF. A cet effet, dans l'exemple représenté sur la figure 2, le module de communication MCC est un module logiciel apte à mettre en oeuvre le protocole 35 de signalisation « UPnP Telephony ». Selon l'invention, le dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel comprend en outre un module de détection apte à localiser la présence des terminaux mobiles TM1, TM2 ou TM3 susceptibles d'être présents dans le réseau local RL. Dans l'exemple représenté sur la figure 2, un tel module de détection consiste avantageusement dans le module MCC « UPnP Telephony » qui est configuré pour découvrir et contrôler dans le réseau local, selon le protocole « UPnP Telephony », tout terminal susceptible d'être connecté au réseau local, en particulier les terminaux mobiles TM1, TM2, TM3. Selon le mode de réalisation précité, le module MCC consiste plus précisèment en un poste de contrôle « UPnP Telephony ». Par ailleurs, une telle disposition nécessite que les terminaux mobiles TM1, TM2 et TM3 comportent respectivement un module de communication (non représenté) qui fonctionne également selon le protocole « UPnP Telephony », tel qu'en particulier un module « Telephony Server ». Le dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel comporte en outre, selon l'invention, une base de données BD stockée dans une mémoire (non représentée) du dispositif et destinée à mémoriser, en relation avec chaque terminal mobile découvert, via un gestionnaire de base de données GBD, certaines caractéristiques propres audit terminal mobile découvert, telles qu'en particulier : o son numéro d'appel, o l'historique de ses appels entrants et/ou sortants, o les données de son répertoire téléphonique. Les caractéristiques précitées sont, dans l'exemple représenté, stockées dans la base de données BD sous la forme d'un fichier XML. Toujours en référence à la figure 2, le dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel comprend en outre, selon l'invention, un module logiciel de traitement, noté LOG, qui est stocké dans une mémoire morte (non représentée) du dispositif CTA. Le module de traitement LOG comporte notamment: - un module d'activation ACT apte à commander, à chaque appel APE entrant identifié dans le message REQ reçu par le module de communication MCC, la fonction « découverte » de ce dernier, de façon à détecter la présence, 35 dans le réseau local, d'au moins un terminal mobile, - un module de calcul CAL qui est activé lorsque aucun terminal mobile n'a été détecté par le module de communication MCC, ledit module CAL étant apte à effectuer une comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant APE, et, d'autre part, les données d'appel associées à chaque terminal mobile TM1, TM2, TM3 connu du réseau local RL, qui ont été préalablement enregistrées dans la base de données BD au cours de la phase de découverte précitée, mais également au cours de phases de découverte précédentes éventuelles, - un module SEL de sélection d'un terminal de communication mobile favori, parmi les terminaux mobiles TM1, TM2, TM3, selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant APE, - un module CTRL de commande du module de communication MCC afin que ce dernier émette, dans le réseau local RL, à destination du terminal fixe TF, ladite commande CMD de transfert dudit appel entrant APE. En référence maintenant aux figures 2, 3A et 3B, on va décrire la procédure de découverte des terminaux mobiles TM1, TM2 et TM3 qui est mise en oeuvre préalablement au transfert d'appel conforme à l'invention. La figure 3A représente, de façon analogue à la figure 1, le réseau local RL qui comprend le dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel. Dans l'exemple représenté, il est supposé que les deux terminaux mobiles TM1 et TM2 sont présents dans le réseau local RL, à l'exclusion du terminal mobile TM3. Plus particulièrement en référence à la figure 3B, au cours d'une étape Dl, le module de communication MCC du dispositif CTA de contrôle de transfert d'appel émet, à destination du module «Telephony Server » du terminal mobile TM1, du terminal mobile TM2 et du terminal mobile TM3, une requête en découverte RDE, selon le protocole « UPnP Telephony ». Dans l'exemple représenté, une telle requête en découverte est du 30 type SSDP multicast (de l'anglais « Simple Service Discovery Protocol ») et s'écrit : "SSDP M-SEARCH urn : schemas-upnp-org : device :TelephonyServer: 1" Au cours d'une étape D2, le module « Telephony Server » du terminal mobile TM1 envoie vers le module de communication MCC du dispositif CTA une 35 réponse UPnP ID1 qui contient un identifiant du terminal mobile TM1. Dans l'exemple représenté, la réponse ID1 contient un lien urll auquel le dispositif CTA est destiné à accéder pour récupérer l'identifiant du terminal mobile TM1. La réponse ID1 s'écrit : « HTTP 200 0K LOCATION: urll ». Au cours d'une étape D3, le module «Telephony Server » du terminal mobile TM2 envoie vers le module de communication MCC du dispositif CTA une réponse UPnP ID2 qui contient un identifiant du terminal mobile TM2. Dans l'exemple représenté, la réponse ID2 contient un lien url2 auquel le dispositif CTA est destiné à accéder pour récupérer l'identifiant du terminal mobile TM2. La réponse ID2 s'écrit : « HTTP 200 0K LOCATION: url2 ». Comme le terminal mobile TM3 n'est pas présent dans le réseau local RL, la requête en découverte RDE précitée n'aboutit pas. Les étapes D2 et D3 précitées peuvent être effectuées simultanément ou l'une après l'autre, selon un ordre quelconque. Au cours d'une étape D4, le dispositif CTA envoie une requête de connexion RC1 à l'urll, via un navigateur non représenté, tel que par exemple, le navigateur de la passerelle domestique GAT dans laquelle est installé le dispositif de contrôle CTA. La requête RC1 s'écrit : « HTTP GET urll ». Au cours de cette étape, le module « Telephony Server » du terminal mobile TM1 envoie en réponse au dispositif CTA un fichier F11 de description qui 20 est de type XML, et dont le paramètre « friendlyName » contient le numéro d'appel N1 du terminal mobile TM1. Au cours d'une étape D5, le dispositif CTA envoie une requête RC2 de connexion à l'urI2. La requête RC2 s'écrit : « HTTP GET url2 ». Au cours de cette étape, le module « Telephony Server » du terminal 25 mobile TM2 envoie, en réponse au dispositif CTA, un fichier F12 de description qui est de type XML, et dont le paramètre « friendlyName » contient le numéro d'appel N2 du terminal mobile TM2. Au cours d'une étape D6, le module de communication MCC du dispositif CTA émet vers le module « Telephony Server » du terminal mobile 30 TM1, une requête RHA1 de type UPnP, en récupération de l'historique des appels dudit terminal mobile. La requête RHAl s'écrit « Action UPnP GetCallLogs ». Au cours de cette étape, le module « Telephony Server » du terminal mobile TM1 envoie, en réponse au module de communication MCC du dispositif 35 CTA, un fichier F21 de description qui est de type XML et qui contient notamment l'heure de chaque appel entrant et/ou sortant associé au terminal mobile TM1, de même que les numéros d'appelants et/ou d'appelés. En variante, l'étape D6 peut être mise en oeuvre directement à la suite de l'étape D4 précitée. Au cours d'une étape D7, le module de communication MCC du dispositif CTA émet vers le module « Telephony Server » du terminal mobile TM2, une requête RHA2 de type UPnP, en récupération de l'historique des appels dudit terminal mobile. La requête RHA2 s'écrit de la même façon que la requête RHA1 ci-10 dessus. Au cours de cette étape, le module «Telephony Server » du terminal mobile TM2 envoie, en réponse au module de communication MCC du dispositif CTA, un fichier F22 de description qui est de type XML et qui contient notamment l'heure de chaque appel entrant et/ou sortant associé au terminal mobile TM2, de 15 même que les numéros d'appelants et/ou d'appelés. En variante, l'étape D7 peut être mise en oeuvre directement à la suite de l'étape D5 précitée. Au cours d'une étape D8, le module de communication MCC du dispositif CTA émet vers le module « Telephony Server » du terminal mobile 20 TM1, une requête REP1 de type UPnP, en récupération du répertoire téléphonique dudit terminal mobile. La requête REP1 s'écrit : « Action UPnP GetValues /UPnP/PHONE/AddressBook/Contact/ ». Au cours de cette étape, le module « Telephony Server » du terminal 25 mobile TM1 envoie, en réponse au module de communication MCC du dispositif CTA, un fichier F31 de description qui est de type XML et qui contient notamment les numéros d'appel fixes et/ou mobiles de chaque contact enregistré dans le répertoire téléphonique du terminal mobile TM1. En variante, l'étape D8 peut être mise en oeuvre directement à la suite 30 de l'étape D6 précitée. Au cours d'une étape D9, le module de communication MCC du dispositif CTA émet vers le module « Telephony Server » du terminal mobile TM2, une requête REP2 de type UPnP, en récupération du répertoire téléphonique dudit terminal mobile. 35 La requête REP2 s'écrit de la même façon que la requête REP1 précitée. Au cours de cette étape, le terminal mobile TM2 envoie, en réponse au module de communication MCC du dispositif CTA, un fichier F32 de description qui est de type XML et qui contient notamment les numéros d'appel fixes et/ou mobiles de chaque contact enregistré dans le répertoire téléphonique du terminal mobile TM2. En variante, l'étape D9 peut être mise en oeuvre directement à la suite de l'étape D7 précitée. Au cours d'une étape D10, le gestionnaire de base de données GBD représenté sur la figure 2 traite le stockage, dans la base de données BD, des informations reçues par le dispositif CTA au cours des étapes Dl à D9 précitées. En référence à la figure 4, la base de données BD contient à cet effet un tableau TAB à deux entrées comprenant, en abscisses, les données concernant un appel, et en ordonnées, les données concernant les utilisateurs des terminaux mobiles TM1, TM2 et TM3. Dans l'exemple représenté, on suppose que les terminaux mobiles appartiennent aux membres d'une même famille. Ainsi, le terminal mobile TM1 est celui du père, Bob, le terminal mobile TM2 est celui de la mère, Alice, et le terminal mobile TM3, celui du fils, Cari. A chaque utilisateur, est associé, dans le tableau TAB, son numéro 20 respectif Ni, N2, N3 de terminal mobile, TM1, TM2, TM3, l'historique de ses appels entrants/sortants, les numéros de téléphone de son répertoire téléphonique. La rubrique « HIST. APPEL » comprend les sous-rubriques suivantes : les numéros associés à chaque appel entrant, 25 l'occurrence d'un même appel entrant, les numéros associés à chaque appel sortant, l'occurrence d'un même appel sortant. Les étapes D1 à D10 sont réitérées à plusieurs reprises au cours du temps, de préférence à intervalles de temps réguliers (toutes les 6 heures par 30 exemple) configurés préalablement dans le dispositif de contrôle CTA. Ainsi, la base de données BD peut être mise à jour aussi souvent que nécessaire. Compte tenu du fait que, dans l'exemple représenté sur la figure 1, le dispositif de contrôle CTA est installé dans une passerelle domestique GAT, 35 l'utilisateur peut prendre connaissance des informations recueillies dans le tableau TAB au cours des étapes D1 à D10 précitées, au moyen d'un terminal raccordé à la passerelle GAT, dans le réseau local RL. Dans l'exemple représenté, le terminal est un ordinateur portable OP. Selon un autre exemple, un tel terminal pourrait être le terminal mobile de l'utilisateur. Dans le cas où le dispositif de contrôle CTA est installé dans une Set-Top-Box, le terminal pourrait être un récepteur de télévision. De façon avantageuse, la passerelle GAT propose ainsi à l'utilisateur une interface homme/machine visualisable sur l'écran de l'ordinateur portable OP, ce qui permet à l'utilisateur de modifier la configuration du tableau TAB. Ainsi par exemple, l'utilisateur pourrait supprimer le transfert automatique d'appel pour certaines heures ou modifier lui-même le numéro d'un terminal mobile vers lequel effectuer le transfert d'appel. En référence maintenant plus particulièrement aux figures 2 et 5, on va décrire le procédé de transfert d'appel conforme à l'invention. Au cours d'une étape Cl, le module de téléphonie MCT1 du terminal 15 fixe TF, représenté à la figure 2, reçoit un appel entrant APE, via le réseau de communication fixe RF. Au cours d'une étape C2, le module de traitement MTR du terminal fixe TF commande le module UPnP MCT2 de ce dernier, de façon à ce que le terminal fixe TF émette un message REQ contenant les données de l'appel 20 entrant APE, à destination du dispositif de contrôle CTA. Au cours d'une étape C3, le module d'activation ACT commande le module UPnP MCC du dispositif de contrôle CTA de façon à émettre, dans le réseau local, une requête UPnP de découverte, de façon à détecter la présence, dans le réseau local, d'au moins un terminal mobile TM1, TM2 ou TM3. 25 Dans le cas où au moins un terminal mobile est présent, le transfert d'appel est désactivé au cours d'une étape C4, ce qui a pour conséquence de faire sonner le terminal fixe TF. Dans le cas où aucun terminal mobile n'est présent, et au bout d'un certain nombre de sonneries du terminal fixe TF, par exemple trois sonneries, 30 ceci afin d'être assuré que personne n'est présent dans le réseau local, au cours d'une étape C5a, le module CAL du dispositif de contrôle CTA détermine, à partir du tableau TAB stocké préalablement dans la base de données BD, quel est le terminal mobile, ici TM1 et TM2, qui présente le plus grand nombre d'appels entrants, dont le numéro correspond au numéro de l'appel APE. 35 S'il s'agit par exemple du terminal mobile TM1, au cours d'une étape 6a, le module SEL du dispositif de contrôle CTA sélectionne le terminal mobile TM1, en tant que terminal mobile favori vers lequel transférer l'appel APE, et transmet le numéro d'appel N1, associé au terminal mobile TM1, au module de contrôle CTRL du dispositif de contrôle CTA. Au cours d'une étape C7a, le module CTRL du dispositif de contrôle CTA active le module UPnP MCC de ce dernier de façon à émettre, dans le réseau local RL, une commande UPnP CMD de transfert dudit appel entrant APE, à destination du module UPnP MCT2 du terminal fixe TF, ladite commande CMD contenant le numéro d'appel N1 du terminal mobile TM1. Au cours d'une étape C8a, le module de traitement MTR du terminal fixe TF extrait de la commande CMD reçue le numéro d'appel N1 du terminal de communication mobile TM1 qui a été sélectionné pour recevoir l'appel entrant APE. Au cours d'une étape C9a, le module de traitement MTR commande le module de téléphonie MCTl du terminal fixe TF afin que ce dernier redirige l'appel entrant APE vers ledit terminal mobile TM1 sélectionné à partir du numéro d'appel N1 de ce dernier. Si au cours de l'étape C5a précitée, les terminaux mobiles TM1 et TM2 présentent le même nombre d'appels entrants dont le numéro correspond au numéro de l'appel APE, le module CAL du dispositif de contrôle CTA détermine alors, à partir du tableau TAB, quel est le terminal mobile, ici TM1 et TM2, qui présente le plus grand nombre d'appels sortants, dont le numéro correspond au numéro de l'appel APE. S'il s'agit par exemple du terminal mobile TM2, au cours d'une étape C6b, le module SEL du dispositif de contrôle CTA sélectionne le terminal mobile TM2 en tant que terminal mobile favori vers lequel transférer l'appel APE et transmet le numéro d'appel N2 associé au terminal mobile TM2 au module de contrôle CTRL du dispositif de contrôle CTA. Au cours d'une étape C7b, le module CTRL du dispositif de contrôle CTA active le module UPnP MCC de ce dernier de façon à émettre, dans le réseau 30 local RL, une commande UPnP CMD de transfert dudit appel entrant APE, à destination du module UPnP MCT2 du terminal fixe TF, ladite commande CMD contenant le numéro d'appel N2 du terminal mobile TM2. Au cours d'une étape C8b, le module de traitement MTR du terminal fixe TF extrait de la commande CMD reçue le numéro d'appel N2 du terminal 35 mobile TM2 qui a été sélectionné pour recevoir l'appel entrant APE. Au cours d'une étape C9b, le module de traitement MTR commande le module de téléphonie MCT1 du terminal fixe TF afin que ce dernier redirige l'appel entrant APE vers ledit terminal mobile TM2 sélectionné à partir du numéro d'appel N2 de ce dernier. Si au cours de l'étape C5b précitée, les terminaux mobiles TM1 et TM2 présentent le même nombre d'appels sortants dont le numéro correspond au numéro de l'appel APE, au cours d'une étape C5c, le module CAL du dispositif de contrôle CTA détermine alors, à partir du tableau TAB, quel est le terminal mobile, ici TM1 et TM2, qui contient le numéro de l'appel APE dans son répertoire. S'il s'agit par exemple du terminal mobile TM2, au cours d'une étape C6c, le module SEL du dispositif de contrôle CTA sélectionne le terminal mobile TM2 en tant que terminal mobile favori vers lequel transférer l'appel APE et transmet le numéro d'appel N2 associé au terminal mobile TM2 au module de contrôle CTRL du dispositif de contrôle CTA. Au cours d'une étape C7c, le module CTRL du dispositif de contrôle CTA active le module UPnP MCC de ce dernier de façon à émettre, dans le réseau local RL, une commande UPnP CMD de transfert dudit appel entrant APE, à destination du module UPnP MCT2 du terminal fixe TF, ladite commande CMD contenant le numéro d'appel N2 du terminal mobile TM2. Au cours d'une étape C8c, le module de traitement MTR du terminal fixe TF extrait de la commande CMD reçue le numéro d'appel N2 du terminal mobile TM2 qui a été sélectionné pour recevoir l'appel entrant APE. Au cours d'une étape C9c, le module de traitement MTR commande le module de téléphonie MCT1 du terminal fixe TF afin que ce dernier redirige l'appel entrant APE vers ledit terminal mobile TM2 sélectionné à partir du numéro d'appel N2 de ce dernier. Si à la suite des étapes C9a, C9b ou C9c, le terminal mobile TM1 ou TM2 ne décroche pas au bout d'une durée paramétrée au préalable dans le 30 diispositif de contrôle CTA, l'appel entrant APE est renvoyé vers la messagerie du terminal fixe TF. Si au cours de l'étape C5c précitée, le module CAL du dispositif de contrôle CTA ne parvient pas à déterminer, à partir du tableau TAB, quel est le terminal mobile, TM1 et TM2, qui contient le numéro de l'appel APE dans son 35 répertoire, ou bien que les terminaux mobiles TM1 et TM2 contiennent tous deux le numéro de l'appel entrant APE dans leur répertoire respectif, le transfert d'appel est désactivé au cours d'une étape C10, ce qui a pour conséquence de faire sonner le terminal fixe TF. Il convient de noter que les étapes C5a à C9a, C5b à C9b, C5c à C9c peuvent être effectuées dans un ordre différent de celui qui vient d'être décrit. 5 Par exemple, les étapes C5c à C9c pourraient être mises en oeuvre avant les étapes C5a à C9a. Il va de soi que le mode de réalisation qui a été décrit ci-dessus a été donné à titre purement indicatif et nullement limitatif, et que de nombreuses modifications peuvent être facilement apportées par l'homme de l'art sans pour 10 autant sortir du cadre de l'invention. Ainsi par exemple, l'étape C3 de détection de présence des terminaux mobiles dans le réseau local RL pourrait être effectuée, non pas selon un protocole de signalisation UPnP Telephony, mais via un système de géolocalisation GPS (de l'anglais « Global Positioning System ») ou encore un 15 système de puces RFID (de l'anglais « Radio Frequency Identification »). En outre, au lieu de renvoyer l'appel entrant sur la messagerie du terminal fixe TF en cas d'échec du transfert d'appel vers le terminal de communication mobile favori, il pourrait être prévu que le gestionnaire de base de données GBD organise les informations dans le tableau TAB de façon à établir 20 une liste de terminaux de communication mobiles susceptibles d'être sélectionnés en cas d'échec du transfert d'appel vers le terminal de communication mobile favori. Les terminaux mobiles pourraient être rangés dans la liste selon un ordre prédéterminé, par exemple de l'occurrence la plus élevée à la moins élevée 25 d'appels entrants/sortants, dont le numéro correspond au numéro de l'appel entrant APE. Une telle disposition permettrait ainsi d'optimiser le transfert d'appel en sélectionnant un autre terminal mobile, dans le cas où le terminal mobile favori sélectionné ne répond pas à l'appel entrant redirigé vers ce dernier ou 30 dans le cas où la redirection de l'appel entrant vers le terminal mobile favori n'aboutit pas. REVENDICATIONS1. Procédé de transfert d'appel entrant (APE), destiné à un terminal de communication fixe (TF) rattaché à un réseau local (RL), vers un terminal de communication mobile rattaché à un réseau mobile (RM), ledit procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes, dans le réseau local: - détection (C3) de la présence de terminaux de communication mobiles (TM1, TM2, TM3), - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o comparaison (C5a, C5b, C5c) entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les données d'appel associées auxdits terminaux de communication mobiles et préalablement enregistrées dans le réseau local, o sélection (C6a, C6b, C6c) d'un terminal de communication mobile favori (TM1, TM2) selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant, o commande (C7a-C9a, C7b-C9b, C7c-C9c) de transfert dudit appel entrant vers le terminal de communication mobile favori sélectionné. 25 2. Procédé selon la revendication 1, selon lequel, dans le cas où la présence d'au moins un terminal de communication mobile est détectée dans le réseau local au cours de ladite étape de détection, le transfert d'appel n'est pas activé (C4). 30 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, selon lequel l'enregistrement préalable (D5-D9) desdites données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles est effectué dès que la présence de tels terminaux est détectée dans le réseau local. 35 4. Procédé selon la revendication 3, selon lequel, pour un terminal de communication mobile détecté dans le réseau local, les données d'appel 20associées à ce dernier sont choisies parmi au moins les données d'appels entrants, les données d'appels sortants, les données du répertoire dudit terminal de communication mobile détecté. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, selon lequel l'étape de comparaison comprend la détermination, pour tout terminal de communication mobile dont la présence n'a pas été détectée dans le réseau local, du nombre d'appels entrants/sortants correspondant audit appel entrant. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, selon lequel l'étape de comparaison comprend la détermination, pour tout terminal de communication mobile dont la présence n'a pas été détectée dans le réseau local, de la présence du numéro de l'appel entrant dans le répertoire dudit terminal. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, selon lequel l'étape de détection de présence consiste en une découverte de tout terminal de communication mobile susceptible d'être présent dans le réseau local, par émission (D3), depuis un terminal local rattaché au réseau local (RL), d'une requête qui contient un message de découverte et qui est conforme à un protocole de communication (UPnP) adapté audit terminal local et auxdits terminaux de communication mobiles. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, selon lequel les étapes de sélection du terminal de communication mobile favori et de commande de transfert d'appel sont configurées au préalable par l'utilisateur en exécutant un programme d'interface homme/machine stocké dans un terminal local (OP) rattaché au réseau local (RL). 9. Terminal de communication fixe (TF) rattaché à un réseau local, caractérisé en ce qu'il comprend: - des moyens (MCT2) de transmission, dans le réseau local, selon un protocole de communication adapté audit terminal fixe, d'un message contenant les données d'un appel entrant (APE) reçu par ledit terminal fixe, - des moyens (MCT2) de réception, dans ledit réseau local, selon ledit protocole de communication, d'une commande de transfert dudit appelentrant vers un terminal de communication mobile sélectionné dans ledit réseau local, - des moyens (MTR) de traitement de la commande reçue pour : o extraire le numéro d'appel du terminal de communication mobile sélectionné, o rediriger l'appel entrant vers le terminal de communication mobile sélectionné associé audit numéro d'appel extrait. 10. Dispositif (CTA) de contrôle de transfert d'appel entrant destiné à un terminal de communication fixe (TF), rattaché à un réseau local (RL), vers un terminal de communication mobile (TM1, TM2) rattaché à un réseau mobile, le dispositif de contrôle étant caractérisé en ce qu'il comprend: - des moyens (MCC) de détection de la présence de terminaux de communication mobiles dans le réseau local, - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o des moyens (CAL) de comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles et préalablement enregistrées dans le réseau local, o des moyens (SEL) de sélection d'un terminal de communication mobile favori selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant, o des moyens (CTRL, MCC) de commande de transfert dudit appel entrant vers le terminal de communication mobile favori sélectionné. 30 11. Dispositif de contrôle selon la revendication 10, comprenant des moyens (GBD, BD) de mémorisation pour enregistrer préalablement lesdites données d'appel associées à tout terminal de communication mobile dont la présence dans le réseau local est détectée par lesdits moyens de détection de 35 présence. 25 12. Système de transfert d'appel entrant (APE) destiné à un terminal de communication fixe (TF), rattaché à un réseau local (RL), vers un terminal de communication mobile (TM1, TM2) rattaché à un réseau mobile, ledit système comprenant un dispositif (CTA) de contrôle de transfert dudit appel entrant, ledit système étant caractérisé en ce que : - le terminal fixe comprend des moyens (MCT2) de transmission, dans le réseau local, selon un protocole de communication (UPnP) adapté audit terminal fixe, d'un message (REQ) contenant les données d'un appel entrant reçu par ledit terminal fixe, et en ce que le dispositif de contrôle de transfert d'appel entrant comprend : - des moyens (MCC) de réception dudit message transmis, selon ledit protocole de communication, - des moyens (MCC) de détection de la présence de terminaux de communication mobiles dans le réseau local, lesquels sont activés suite à la 15 réception dudit message transmis, - dans le cas où aucun terminal de communication mobile n'est présent dans le réseau local : o des moyens (CAL) de comparaison entre, d'une part, les données de l'appel entrant, et, d'autre part, les données d'appel associées aux terminaux de communication mobiles et préalablement enregistrées dans le réseau local, o des moyens (SEL) de sélection d'un terminal de communication mobile favori selon un critère de similitude entre les données d'appel associées à ce dernier et les données de l'appel entrant, o des moyens (CTRL, MCC) d'émission vers ledit terminal fixe, selon ledit protocole de communication, d'une commande de transfert dudit appel entrant vers le numéro d'appel dudit terminal de communication mobile sélectionné, ledit terminal fixe comprenant en outre : - des moyens (MCT2) de réception, selon ledit protocole de communication, de ladite commande de transfert émise, - des moyens (MTR) de traitement de la commande reçue pour : 20 25 30 35 5 10o extraire le numéro d'appel du terminal de communication mobile sélectionné, o rediriger l'appel entrant vers le terminal de communication mobile sélectionné associé audit numéro d'appel extrait. 13. Programme d'ordinateur comportant des instructions pour l'exécution des étapes du procédé de transfert d'appel selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, lorsque ledit programme est exécuté par un ordinateur. 14. Support d'enregistrement lisible par un ordinateur sur lequel est enregistré un programme d'ordinateur comprenant des instructions pour l'exécution des étapes du procédé de transfert d'appel selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, lorsque ledit programme est exécuté par un ordinateur. 15
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FR2960117A1
A1
20111118
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i PROCÉDÉ ET RÉSEAU À LIAISONS SANS FIL POUR LA LOCALISATION RELATIVE DE MOBILES L'invention concerne un procédé de localisation relative de mobiles à l'aide d'un réseau à liaisons sans fil susceptible d'être établi entre des dispositifs électroniques de communication, dits noeuds, et un réseau adapté en particulier pour mettre en oeuvre ce procédé. L'invention concerne plus particulièrement un procédé de localisation relative de mobiles dans un réseau adapté pour la propagation de données de proche en proche entre les noeuds du réseau. Un réseau composé de noeuds échangeant des données est dit large, si la dispersion potentielle des noeuds, notamment des noeuds portés par les mobiles, excède largement la portée de communication (sans fil) de chacun des noeuds. Dans un tel réseau, le procédé de communication entre les noeuds doit permettre la propagation des données de proche en proche. Un tel procédé de communication permet l'échange de données depuis un noeud source émettant des données jusqu'à un noeud destination distants et pouvant être non reliés et/ou hors de portée l'un de l'autre, par l'intermédiaire d'une chaîne de noeuds relais, reliés et/ou à portée de communication les uns des autres deux à deux, propageant les données de proche en proche jusqu'à atteindre le noeud destination. Un tel procédé d'acheminement (aussi appelé procédé de routage) de données s'appuie sur une méthode de localisation relative des noeuds afin de déterminer le chemin optimal sur lequel orienter un message ; le chemin optimal étant celui qui permet à un message d'atteindre le noeud destination dans des conditions optimales. La demande de brevet internationale non publiée PCT/FR 2009/052186 au nom de la demanderesse décrit un tel procédé de communication et un réseau mettant en oeuvre ce procédé. Ce document ne traite cependant pas la question de la localisation de mobiles à l'aide d'un tel réseau. Le document « A Survey on Position-Based Routing in Mobile Ad Hoc Networks » Martin Mauve, et al., publié en novembre/décembre 2001 dans la revue IEEE Network, volume 15, expose des procédés de routage de données de proche en proche entre des noeuds distribués. Ces procédés sont basés sur l'utilisation de la position géographique des noeuds pour orienter le routage de données jusqu'à la destination souhaitée. Dans un premier temps, les noeuds acquièrent leur position géographique en utilisant un système de localisation, tel que par exemple le système GPS (Global Positioning System). Puis dans un deuxième temps, les noeuds échangent entre eux la connaissance de leur position géographique, afin de créer des tables de voisinage entre les noeuds. Enfin, un noeud source doit connaître la position géographique du noeud destination pour lui transmettre des données, de telle sorte que la propagation de données s'effectue de proche en proche par le meilleur chemin, grâce à l'insertion, dans les données à transmettre, de la position géographique du noeud destination. L'un des procédés consiste à propager les données, le plus possible dans la direction de la destination. Ces procédés ne peuvent donc fonctionner que si les noeuds sont tous équipés d'un système de localisation absolue. Le document «Beacon Vector Routing : Scalable Point-to-Point Routing in Wireless Sensornets » Fonseca et al XP002408361 décrit un protocole de routage par utilisation de balises (« beacons ») définies aléatoirement au sein des différents noeuds, et par des arbres de routage définis entre chaque noeud du réseau et les différentes balises. L'algorithme (cf. en particulier section 3 pages 331-332) définit, pour chaque noeud, un jeu de coordonnées par rapport au jeu de balises et une fonction de distance. Ainsi, chaque noeud connaît sa distance, en sauts, par rapport à chaque balise, et les coordonnées d'un noeud sont concrétisées par un vecteur comprenant l'ensemble des différentes distances. Les noeuds doivent connaître les positions de leurs voisins de façon à permettre l'optimisation du routage par le noeud racine. Pour ce faire, les différents noeuds doivent envoyer périodiquement des messages contenant leurs coordonnées. Il s'agit donc, là encore d'un système basé sur la localisation des noeuds par des coordonnées virtuelles. Ce document ne traite cependant pas de la localisation relative des noeuds dans le réseau. Par ailleurs, la localisation de mobiles réalisée par utilisation d'un système de localisation par satellite (par exemple de type GPS) suppose que chaque mobile puisse effectivement accéder à la communication via les satellites de localisation. Outre son coût, il existe de nombreuses situations dans lesquelles des mobiles devant être localisés ne peuvent pas accéder à de tels satellites : zones urbaines, à l'intérieur de bâtiments, zones désertiques ou isolées, zones spatiales... Or, les inventeurs ont déterminé qu'en pratique le problème de la localisation de mobiles concerne le plus souvent une localisation relative consistant à déterminer au moins approximativement et au moins de temps en temps, la localisation des différents mobiles les uns par rapport aux autres et/ou par rapport à au moins un autre noeud du réseau, sans qu'il soit nécessaire en réalité de déterminer la géo localisation absolue de chaque mobile. La localisation relative de mobiles au sein d'un réseau sans fil peut être réalisée de différentes manières, par exemple par triangulation. Néanmoins, les procédés connus de localisation relative présentent l'inconvénient de nécessiter des échanges quasi permanents (synchrones) de messages et/ou de données entre les différents mobiles, ce qui implique de pouvoir disposer d'une source d'énergie embarquée importante et continue. En outre, de tels échanges synchrones sont susceptibles d'être interceptés, ce qui peut poser des problèmes de sécurité. De même, en cas de défaillance d'une liaison sans fil, la localisation est perdue, de sorte qu'une telle solution est peu robuste. Il subsiste donc un besoin pour un procédé de localisation relative de mobiles dans un réseau sans fil qui soit simple, efficace, économique, autonome, robuste, sûr, générique et puisse être multipoints. Un procédé de localisation relative dans un réseau de mobiles est : simple, s'il nécessite peu d'opérations de traitement de données à effectuer par des noeuds ; efficace, si les données de localisation parviennent rapidement à destination, avec un minimum de transmissions dupliquées, y compris en cas de perte locale de communication entre une paire de noeuds ; économique, s'il est adapté pour des réseaux de capteurs à faible coût et à faible autonomie d'énergie ; autonome, s'il est capable de fonctionner indépendamment de toute infrastructure externe au réseau, c'est-à-dire à partir des seuls noeuds et mobiles ; robuste, s'il peut continuer à fonctionner malgré des modifications imprévisibles de la topologie du réseau, et si peu de messages n'arrivent jamais à destination ; sûr s'il est peu sensible aux attaques et aux tentatives d'interception des communications de la part de tiers ; générique, si le routage ne nécessite ni un système de localisation géographique de chaque noeud, ni un traitement numérique complexe au niveau de chaque noeud ; multipoints si les données peuvent être transmises à une pluralité de noeuds collecteurs distincts. L'invention vise à procurer ces avantages et à fournir un procédé de localisation relative de mobiles reliés par des liaisons sans fil dans un réseau compatible avec de faibles ressources énergétiques et en traitement de données embarquées par les mobiles, pouvant être déployé en tout endroit de l'espace (en ce compris toute zone (ouverte ou fermée, par exemple à l'intérieur d'un bâtiment) de la surface terrestre ou d'une planète), assurant une grande sécurité et une grande robustesse de fonctionnement, et pouvant faire l'objet de très nombreuses applications différentes. L'invention vise également à fournir un réseau de mobiles permettant la mise en oeuvre de ce procédé. L'invention vise en particulier à proposer un tel procédé et un tel réseau pouvant faire l'objet de nombreuses applications différentes, et plus particulièrement qui soient compatibles avec une très faible consommation d'énergie de chaque noeud, par exemple en permettant une grande durée de vie du réseau avec des noeuds uniquement alimentés par batteries d'accumulateurs ou piles de faibles capacités. L'invention vise également à proposer un tel procédé et un tel réseau qui peuvent être dédiés à la localisation des mobiles, à l'exclusion de toute autre transmission d'informations entre les mobiles. L'invention vise cependant également à proposer un tel procédé est un tel réseau qui peuvent permettre la communication d'autres informations entre les mobiles, selon les applications et les besoins. Pour ce faire, l'invention concerne un procédé de localisation relative de mobiles à l'aide d'un réseau à liaisons sans fil susceptible d'être établi entre des dispositifs électroniques de communication, dits noeuds, chaque mobile étant doté d'un dispositif électronique de communication, dit noeud de mobile, caractérisé en ce que : - chaque noeud est adapté pour pouvoir émettre et recevoir 5 des messages sur le réseau par liaisons sans fil, - chaque noeud comporte un module de traitement adapté pour pouvoir interpréter et modifier un message reçu, - au moins un noeud, dit noeud collecteur, étant adapté pour générer et émettre un message, dit message de gestion, diffusé de proche en 10 proche par les noeuds, chaque message de gestion comportant un champ numérique, dit champ de rang, - le module de traitement d'un noeud recevant un message de gestion est adapté pour comparer la valeur du champ de rang du message avec une valeur numérique mémorisée dans une mémoire numérique du noeud, dite 15 mémoire de rang, - si la valeur contenue dans la mémoire de rang correspond à au moins une valeur prédéterminée, dite valeur indéfinie, alors le module de traitement incrémente le contenu du champ de rang, met à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et 20 retransmet le message de gestion, - le module de traitement d'un noeud recevant un message de gestion est adapté pour, si la valeur contenue dans la mémoire de rang appartient à l'ensemble formé des valeurs supérieures au contenu du champ de rang, incrémenter le contenu du champ de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de 25 rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion, - au moins un message de localisation est émis à partir d'un noeud source à destination d'au moins un noeud collecteur via une série de noeuds de rangs successifs générés par diffusion préalable d'un message de gestion 30 à partir dudit noeud collecteur jusqu'audit noeud source, ce message de localisation contenant des données, dites données de localisation, comprenant au moins un code d'identification individuelle et/ou collective d'au moins un noeud par lequel il transite, et la valeur de rang, contenue dans la mémoire de rang de ce noeud, par rapport audit noeud collecteur, l'émission de chaque message de localisation étant adaptée pour que les données de localisation de chaque noeud de mobile appartenant au réseau soient transmises à au moins un noeud collecteur. Avantageusement et selon l'invention, le message de localisation contient un code d'identification individuelle et/ou collective, et la valeur de rang par rapport audit noeud collecteur, de chaque noeud par lequel il transite depuis ledit noeud source, jusqu'audit noeud collecteur. Ainsi, le message de localisation concatène, à partir d'un noeud, l'identification individuelle et/ou collective et le rang de chaque noeud appartenant au chemin de routage établi préalablement par la diffusion du message de gestion entre ledit noeud source et ledit noeud collecteur. Dès lors, ce noeud collecteur recueille ces données de localisation du message de localisation pour l'ensemble des différents noeuds par lesquels le message de localisation a transité, et centralise donc les données de localisation des différents noeuds ayant préalablement reçu un message de gestion émis par ce noeud collecteur. La valeur de rang de chacun des noeuds définissant un chemin de routage par diffusion d'un message de gestion à partir d'un noeud collecteur constitue une donnée de localisation relative, dans la mesure où la distance maximum entre deux noeuds qui sont à portée l'un de l'autre via la liaison sans fil sont à une distance maximum l'un de l'autre correspondant à la portée maximum de cette liaison sans fil. En conséquence, la connaissance de cette valeur de rang pour différents noeuds détermine une topologie estimative de localisation relative de ces différents noeuds. En outre, la variation des valeurs de rang procure également des renseignements sur l'évolution de cette topologie. Par exemple, si la valeur de rang d'un noeud de mobile diminue, on peut supposer que le mobile correspondant se rapproche du noeud collecteur. À l'inverse, si la valeur de rang d'un noeud de mobile augmente, on peut supposer que le mobile correspondant s'éloigne du noeud collecteur. Également, si la valeur de rang d'un noeud de mobile s'interpose entre les valeurs de rang de deux autres noeuds du réseau, on peut supposer que le mobile se déplace entre ces deux autres noeuds. D'autres informations de localisation relative peuvent être déduites de ces données de localisation relative reçues à chaque noeud collecteur. Les différents noeuds collecteurs d'un même réseau peuvent être eux-mêmes reliés entre eux par une liaison sans fil ou par une liaison filaire de façon à centraliser l'ensemble des données de localisation qu'ils reçoivent, par exemple dans une base de données associée à un système informatique de traitement numérique de ces données pouvant être adapté en particulier pour générer des informations de topologie, déclencher et/ou émettre des signaux d'informations ou d'alerte etc., à partir des données de localisation. Par ailleurs, avantageusement et selon l'invention, chaque noeud -et notamment chaque noeud collecteur- est adapté pour présenter une portée en réception inférieure à une zone, dite zone d'évolution, dans laquelle les mobiles sont susceptibles d'évoluer. Dès lors, les données de localisation relative permettent de déterminer la topologie des différents noeuds du réseau par rapport à cette zone d'évolution. Par exemple, il est possible de déterminer si un noeud sort ou non d'une telle zone d'évolution. Une telle zone d'évolution peut être fixe (par exemple une cour d'école, les mobiles étant des terminaux portés par des élèves dont on veut s'assurer la présence de dans la cour ; une pièce d'un bâtiment ou des zones de rangement d'une pièce, les mobiles dans des terminaux portés par des objets dont on veut s'assurer la présence dans la pièce ou dans une zone de la pièce, l'invention permettant d'obtenir une information sur la localisation de l'objet dans cette zone ; une zone de pâturages, les mobiles étant des terminaux portés par des animaux dont on veut s'assurer la présence dans la zone de pâturages ; une zone de parking de véhicules constituant les mobiles, l'invention permettant d'obtenir une information sur l'état de remplissage de parkings...), ou au contraire être une zone d'évolution mobile (par exemple un périmètre à partir d'un terminal collecteur porté par une personne, un animal ou un véhicule en déplacement, l'invention permettant d'obtenir des informations sur la présence ou non d'autres mobiles autour de ce terminal collecteur (cas par exemple d'un groupe d'animaux en pâturage libre en troupeau dont on veut contrôler cependant le bon rassemblement, pour détecter éventuellement la perte de l'un ou plusieurs des individus du troupeau ; ou d'un groupe de personnes telles que des randonneurs ; ou d'un groupe de navires, d'aéronefs, de véhicules tout-terrain...). Avantageusement et selon l'invention, ledit noeud source est choisi parmi : un noeud destinataire identifié dans ledit message de gestion ; un noeud terminal à partir duquel ledit message de gestion cesse d'être diffusé, aucun noeud à portée de ce noeud terminal ayant une valeur contenue dans sa mémoire de rang correspondant à une valeur indéfinie ou appartenant à l'ensemble des valeurs supérieures au champ de rang dudit message de gestion ; chaque noeud dont la valeur de mémoire de rang a été précédemment modifiée. Ainsi, dans un procédé selon l'invention, différentes variantes sont envisageables pour le déclenchement de la diffusion d'un message de localisation, en vue de la mise à jour des données de localisation correspondantes dans chaque noeud collecteur. Dans les deux premiers cas mentionnés ci-dessus, ce déclenchement résulte de la fin de la diffusion d'un message de gestion, correspondant à l'établissement d'un chemin de routage optimal entre eux les différents noeuds à partir d'un noeud collecteur. Cette fin de diffusion peut être déterminée par le fait que le message de gestion a atteint un noeud destinataire prédéterminé par un noeud collecteur, ou, au contraire, automatiquement, par le fait que le message de gestion cesse d'être diffusé. Dans le troisième cas susmentionné, le module de traitement de chaque noeud, notamment de chaque noeud de mobile, est adapté pour, au moins après chaque modification d'un contenu de sa mémoire de rang (par incrémentation et avant retransmission d'un message de gestion), émettre un message de localisation à destination de chaque noeud collecteur pour lequel sa mémoire de rang contient une valeur de rang qui a été modifiée. Plus particulièrement, avantageusement et selon l'invention, le module de traitement de chaque noeud est adapté pour, au moins après chaque modification d'un contenu de la mémoire de rang, émettre un message de données à destination de chaque noeud collecteur pour lequel sa mémoire de rang contient une valeur de rang -c'est-à-dire pour lequel il est en relation via un chemin de routage établi par diffusion préalable d'un message de gestion-, ce message de données contenant au moins un code d'identification individuelle et/ou collective du noeud, et la valeur de rang, contenue dans la mémoire de rang du noeud, par rapport audit noeud collecteur. Ledit code d'identification peut être un code d'identification individuelle lorsqu'il est propre à chaque noeud et différent pour les différents noeuds du réseau. Ledit code d'identification peut être un code d'identification collective lorsqu'il est commun à plusieurs noeuds du réseau, c'est-à-dire permet notamment d'identifier un groupe de mobiles (par exemple tous les élèves d'une classe d'un collège). Par ailleurs, la précision de la localisation peut être améliorée en imposant une modification de rang dans le cas où la valeur du champ de rang d'un message de gestion reçu par un noeud et la valeur de la mémoire de rang de ce noeud sont égales, en définissant un chemin de routage optimal à partir d'au moins un paramètre représentatif de la qualité de transmission entre les noeuds, cette qualité de transmission entre deux noeuds étant elle-même représentative de la distance entre ces noeuds. Ainsi, un procédé selon l'invention est aussi avantageusement caractérisé en ce que : - chaque noeud comprend un dispositif de mesure d'au moins un paramètre représentatif de la qualité de la transmission de chaque message qu'il reçoit, ce dispositif de mesure générant au moins une valeur, dite valeur de qualité de transmission, - lorsqu'un noeud reçoit un message de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire de rang, le module de 25 traitement est adapté pour : - comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à ce message de gestion avec au moins un critère prédéterminé choisi de façon à détecter une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, si une telle amélioration est détectée, incrémenter le contenu du champ de 30 rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message) de gestion. Différentes variantes sont 2960117 i0 envisageables pour déterminer chaque critère permettant de détecter une amélioration de la qualité de transmission. Avantageusement et selon l'invention chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message reçu est mémorisée dans une mémoire du noeud, et le module de traitement est adapté pour 5 comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message de gestion reçu avec la valeur de qualité de transmission préalablement mémorisée et, si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence de valeurs supérieure à une valeur seuil prédéterminée correspondant à une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, incrémenter le contenu du champ de 10 rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion. Dans une première variante possible de l'invention, la qualité de transmission est estimée par la durée de la transmission d'un message de gestion entre deux noeuds. Dans cette variante, avantageusement et selon l'invention, 15 le module de traitement de chaque noeud est adapté pour : - incorporer dans chaque message de gestion qu'il émet, un champ numérique, dit instant d'émission, correspondant à l'instant auquel il émet le message de gestion, - déterminer l'instant de réception de chaque message de 20 gestion qu'il reçoit dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire de rang, et le comparer à l'instant d'émission incorporé dans le message de gestion, - si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence temporelle, représentative d'une durée de transmission, inférieure à une valeur de comparaison, incrémenter le contenu du champ de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion. Ladite valeur de comparaison peut être une valeur fixe prédéterminée (permettant d'assurer l'établissement d'un chemin de routage avec une qualité de transmission suffisante). Néanmoins, de préférence, avantageusement et selon l'invention, ladite valeur de comparaison correspond à la durée de transmission mémorisée du précédent message de gestion reçu diminuée d'une valeur seuil prédéterminée. 2960117 Il Dans une deuxième variante possible l'invention, la qualité de transmission est estimée par le niveau des signaux reçus par les différents noeuds et correspondant à la réception d'un message de gestion. Dans cette variante, avantageusement et selon l'invention, chaque noeud comprend un dispositif de 5 mesure du niveau de signal de réception de chaque message qu'il reçoit, et lorsqu'un noeud reçoit un message de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire de rang, le module de traitement est adapté pour comparer le niveau du signal de réception avec une valeur prédéterminée, dite valeur de comparaison, puis, si le résultat de cette comparaison est représentatif 10 d'une différence de niveaux supérieure à une valeur seuil, incrémenter le contenu du champ de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion. Là encore, ladite valeur de comparaison peut être une valeur fixe prédéterminée. Néanmoins, de préférence, avantageusement et selon l'invention, ladite valeur de comparaison est le 15 niveau mémorisé du signal de réception du précédent message reçu. L'invention s'étend également à un réseau à liaisons sans fil permettant la localisation relative de mobiles par la mise en oeuvre d'un procédé selon l'invention. L'invention concerne donc également un réseau à liaisons sans 20 fil permettant la localisation relative de mobiles, susceptible d'être établi entre des dispositifs électroniques de communication, dits noeuds, chaque mobile étant doté d'un dispositif électronique de communication, dit noeud de mobile, caractérisé en ce que: - chaque noeud comprend un émetteur et un récepteur de 25 messages sur le réseau par liaisons sans fil, - chaque noeud comprend un module de traitement adapté pour pouvoir interpréter et modifier un message reçu, - au moins un noeud, dit noeud collecteur, étant adapté pour générer et émettre un message, dit message de gestion, diffusé de proche en 30 proche par les noeuds, chaque message de gestion comportant un champ numérique, dit champ de rang, - le module de traitement d'un noeud de mobile recevant un message de gestion est adapté pour comparer la valeur du champ de rang du message avec une valeur numérique mémorisée dans une mémoire numérique du noeud, dite mémoire de rang, - si la valeur contenue dans la mémoire de rang correspond à au moins une valeur prédéterminée, dite valeur indéfinie, alors le module de traitement est adapté pour incrémenter la valeur du champ de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion, - le module de traitement d'un noeud recevant un message de gestion est adapté pour, si la valeur contenue dans la mémoire de rang appartient à l'ensemble formé des valeurs supérieures au contenu du champ de rang, incrémenter le contenu du champ de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire de rang avec le contenu du champ de rang incrémenté, et retransmettre le message de gestion, - le module de traitement d'au moins un noeud, dit noeud source, est adapté pour générer et émettre, à destination d'au moins un noeud collecteur via une série de noeuds de rangs successifs générés par diffusion préalable d'un message de gestion à partir dudit noeud collecteur jusqu'audit noeud source, un message de localisation contenant des données, dites données de localisation, comprenant au moins un code d'identification individuelle et/ou collective d'au moins un noeud par lequel il transite, et la valeur de rang, contenue dans la mémoire de rang de ce noeud, par rapport audit noeud collecteur, l'émission de chaque message de localisation étant adaptée pour que les données de localisation de chaque noeud de mobile appartenant au réseau soient transmises à au moins un noeud collecteur. Avantageusement, un réseau selon l'invention est aussi caractérisé par tout ou partie des caractéristiques mentionnées ci-dessus en relation avec un procédé selon l'invention. Le réseau selon l'invention est adapté pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Autrement dit, le procédé selon l'invention est mis en oeuvre dans un réseau selon l'invention. Par ailleurs, avantageusement et selon l'invention, le module de traitement de chaque noeud collecteur est adapté pour incorporer dans chaque message de gestion qu'il émet, un champ numérique, dit champ d'identifiant de session, dont la valeur est modifiée, pour chaque message de gestion émis par un même noeud collecteur, suivant une relation d'ordre prédéterminée et connue des noeuds (c'est-à-dire représentée par des données enregistrées dans chaque noeud). Dans un procédé et un réseau selon l'invention, la diffusion de messages de gestion, puis de messages localisation, de proche en proche présente l'avantage d'être composée d'actions simples et donc rapides et économiques à exécuter par chaque noeud. De plus, un noeud n'a pas besoin d'avoir la connaissance complète du chemin qui le relie avec le noeud collecteur, mais il suffit qu'il fasse partie d'une chaîne de noeuds reliés et/ou à portée les uns des autres deux à deux pour pouvoir transmettre des messages de localisation au noeud collecteur. L'invention permet de relier automatiquement sans système de positionnement du type GPS ni système de coordonnées virtuelles, ni balises intermédiaires références pour un tel système, ni traitement numérique complexe, des noeuds considérés comme les plus proches les uns des autres, via un chemin optimisé considéré comme le plus court chemin possible. L'invention permet, avec ces mêmes avantages, de déterminer une localisation relative relativement précise des différents noeuds les uns par rapport aux autres. Les messages de localisation à destination d'un (ou plusieurs) noeud(s) collecteur(s) circulent de noeud en noeud le long d'un chemin de routage et convergent vers chaque noeud collecteur. En outre un procédé et un réseau selon l'invention fonctionnent sans que les noeuds n'aient besoin de recevoir et prendre en compte la position géographique de chaque noeud collecteur destinataire des messages. La mise à jour (notamment périodique) des chemins de routage rendue possible grâce à l'utilisation des identifiants de session est particulièrement avantageuse dans le cas de réseaux à topologie variable au cours du temps pour s'assurer que les chemins sont toujours valides et ce, de façon simple, sans risque d'erreur, d'ambiguïté ou d'incohérence. La fréquence optimale de mise à jour des chemins de routage est choisie en fonction de la dynamique de mobilité des noeuds afin d'éviter d'initier des messages de gestion plus souvent que nécessaire. En outre l'utilisation d'un champ d'identifiant de session permet de rendre l'invention compatible avec l'utilisation simultanée d'une pluralité de noeuds collecteurs, et permet également la propagation dynamique de l'indication d'une invalidité d'une portion de chemin de routage lors de la transmission des données de localisation depuis chaque noeud source vers chaque noeud collecteur. La valeur de ce champ d'identifiant de session est modifiée pour chaque message de gestion émis par les noeuds collecteurs, et est la même pour tous les noeuds collecteurs émettant un message de gestion correspondant à la même session. Avantageusement et selon l'invention, le module de traitement d'un noeud est adapté pour enregistrer une valeur indéfinie dans sa mémoire de rang dès lors qu'il reçoit un message de gestion dont le champ d'identifiant de session contient une valeur numérique postérieure (d'ordre plus élevé) à celle du précédent message de gestion reçu. Ainsi, un noeud collecteur initiateur d'un message de gestion peut, en modifiant la valeur du champ d'identifiant de session contenue dans le message, imposer aux noeuds récepteurs une mise à jour des rangs et donc des chemins de routage qui mènent à ce noeud collecteur. Une telle valeur indéfinie peut être enregistrée dans une mémoire permanente du noeud à sa fabrication (par exemple valeur maximum de la mémoire de rang du noeud). Avantageusement et selon l'invention, chaque noeud collecteur est adapté pour inclure un identifiant de ce noeud collecteur dans chaque nouveau message de gestion qu'il initie. Avantageusement et selon l'invention, le réseau comprend une pluralité de noeuds collecteurs, chacun comprenant un code numérique d'identification, dit identifiant de noeud collecteur, qui lui est propre, enregistré dans une mémoire permanente de ce noeud collecteur, ce noeud collecteur étant adapté pour inclure cet identifiant de noeud collecteur dans chaque message de gestion qu'il initie. Déployer plusieurs noeuds collecteurs permet d'augmenter le nombre de points de collecte des messages en provenance des autres noeuds, et donc d'étendre la superficie du réseau. Les différents noeuds collecteurs peuvent être reliés par une liaison spécifique (filaire ou non) en communication permanente les uns avec les autres et/ou avec une station centrale et/ou régulièrement visités pour la collecte des données qu'ils reçoivent. Avantageusement et selon l'invention, le module de traitement d'un noeud mémorise dans une mémoire numérique du noeud, dite mémoire d'identifiant de noeud collecteur, l'identifiant de noeud d'un noeud collecteur dont un message de gestion qu'il a reçu a entraîné la mise à jour de sa mémoire de rang avec la plus petite valeur de rang. Dans l'intervalle entre la réception de deux messages de gestion, chaque noeud envoie donc des messages de localisation à un unique noeud collecteur. Il y a donc autant de sous-réseaux qu'il y a de noeuds collecteurs. Avantageusement et selon l'invention, chaque noeud comprend un code numérique d'identification, dit identifiant de noeud, qui lui est propre, enregistré dans une mémoire permanente de ce noeud, et chaque message de gestion comporte un champ numérique, dit champ d'identifiant de noeud émetteur, dans lequel est enregistré au moins l'identifiant de noeud du noeud ayant émis ce message en dernier, où, en variante, l'identifiant de chacun des noeuds ayant réémis ce message de gestion. Avantageusement et selon l'invention, le module de traitement d'un noeud, dit noeud récepteur, ayant reçu un message de gestion ayant entraîné la mise à jour de sa mémoire de rang, est adapté pour mémoriser la valeur du champ d'identifiant du dernier noeud émetteur -ou en variante de chacun des noeuds émetteurs- de ce message de gestion dans une mémoire numérique du noeud récepteur, dite mémoire d'identifiant de noeud le plus proche, et remplace ou incorpore le contenu de ce champ dans ce message de gestion par l'identifiant de noeud du noeud récepteur, puis retransmet le message de gestion. La mémorisation de l'identifiant de noeud correspondant au moins au noeud immédiatement précédent dans la chaîne de transmission permet, le cas échéant, d'éviter de renvoyer un message directement au noeud précédent (qui peut être le plus proche voisin sur le plus court chemin menant à un noeud collecteur), réduisant ainsi les duplications de messages. Avantageusement dans une variante possible selon l'invention, chaque message de gestion contient un champ numérique, dit champ d'identifiant de destinataire(s), contenant au moins un identifiant de noeud d'un noeud destinataire du message de gestion. Dans cette variante, avantageusement et selon l'invention, le module de traitement d'un noeud récepteur d'un message de gestion compare chaque valeur du champ d'identifiant de destinataire(s) avec son identifiant de noeud, et le module de traitement est adapté pour accéder à un contenu réservé du message de gestion si et seulement si l'identifiant de noeud correspond à la valeur du champ d'identifiant de destinataire(s). Le procédé selon l'invention peut être ainsi adapté pour inclure dans un message de gestion du contenu réservé à un noeud en particulier ou à un groupe de noeuds (tous identifiés individuellement ou collectivement dans le champ d'identifiant de destinataire(s)). Ainsi, tous les noeuds récepteurs du message mais non destinataires du message, ignorent son contenu réservé. Un tel contenu réservé peut par exemple consister à empêcher la retransmission du message de gestion ou à forcer sa retransmission. Bien que cela ne soit pas indispensable, rien n'empêche de prévoir dans une variante conforme à l'invention, que chaque message de gestion soit en outre adapté pour pouvoir véhiculer des données supplémentaires à lire par au moins un noeud. En particulier, chaque message de gestion peut être adapté pour pouvoir véhiculer au moins une commande à exécuter par au moins un noeud, par exemple une commande de restitution d'informations concernant des paramètres du noeud (par exemple le délai maximum d'attente d'émission d'un message de gestion, les délais maximums d'attente d'émission et de réémissions d'un message de localisation, ...). Avantageusement et selon un premier mode de réalisation préférentiel de l'invention, le module de traitement de chaque noeud source est adapté pour incorporer dans les messages de localisation un identifiant de noeud collecteur mémorisé dans une mémoire du noeud source. De la sorte, chaque noeud source émet des messages de localisation à destination du noeud collecteur dont il a mémorisé l'identifiant de noeud collecteur. Avantageusement et selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, chaque message de localisation est transmis de proche en proche à l'aide d'un champ numérique, dit champ de rang, que ce message de localisation contient. Le module de traitement de tout noeud recevant un message de localisation, compare la valeur contenue dans le champ de rang avec celle contenue dans sa mémoire de rang, met à jour le champ de rang avec le contenu de sa mémoire de rang et retransmet le message si la valeur contenue dans la mémoire de rang est inférieure à celle contenue dans le champ de rang. Ce deuxième mode de mise en oeuvre du procédé d'acheminement des messages de localisation, basé sur les valeurs de rangs des noeuds, permet de fiabiliser la réception des données aux noeuds collecteurs, même dans le cas où des chemins ne sont plus valides. En effet, un même message de localisation peut être réacheminé par plusieurs noeuds récepteurs, tous possédants un champ de rang inférieur au noeud émetteur du message. Avantageusement et pour tous les modes de mise en oeuvre de l'invention, les messages de localisation sont générés de manière asynchrone par les noeuds sources puis transmis de manière asynchrone. Chaque noeud applique une règle de détermination de l'instant de transmission d'un message de localisation associé. Plusieurs règles sont envisageables, telle que : selon une fréquence fixe, ou dès qu'une commande est reçue via un message de gestion, ... Ainsi, le procédé selon l'invention permet de faire varier le volume de données de localisation échangées en variant les règles à faire appliquer par les noeuds dispersés en plusieurs points du réseau. Les messages de localisation sont transmis à des instants permettant de s'affranchir des collisions entre messages. Avantageusement et selon l'invention, la réception par un noeud d'un message de localisation déclenche l'envoi par ce noeud d'un message, dit message de service, qui constitue un message d'acquittement s'il accepte le message de localisation, et un message de non acquittement s'il refuse le message de localisation. Ce mécanisme d'acquittement ou de non acquittement des messages de localisation permet d'indiquer au noeud émetteur si un message de localisation a été reçu par un noeud, et si la réception est acceptée ou refusée par ce noeud. Il a pour but d'informer un noeud émetteur sur le statut de la réception. De plus, il est utilisable indifféremment dans l'un ou l'autre des deux modes de mise en oeuvre du procédé d'acheminement des messages de localisation présentés ci-dessus. Avantageusement et selon l'invention, un noeud émetteur ne retransmet un message que si après un temps prédéterminé, aucun message de service n'est reçu. Une retransmission permet de donner une autre opportunité au noeud récepteur de pouvoir recevoir le message en cas d'une mauvaise réception précédente. Avantageusement et selon l'invention, un noeud récepteur d'un message d'acquittement ne réémet pas ce message de service. En effet, un message d'acquittement étant utilisé pour acquitter un message identifié échangé entre deux noeuds, il n'a pas pour vocation à être diffusé vers d'autres noeuds du réseau. Avantageusement et selon l'invention, un noeud récepteur d'un message de non acquittement renvoie un message de non acquittement aux noeuds émetteurs des messages de localisation qu'il reçoit (c'est-à-dire à destination du noeud collecteur), et ce jusqu'à la réception d'un message de gestion contenant une valeur de champ d'identifiant de session postérieure. L'indication d'invalidité du chemin passant par ce noeud est ainsi propagée à chaque fois qu'il est utilisé, et ce jusqu'à la remise à jour du chemin. Une pluralité de noeuds du réseau selon l'invention peut être dédiée pour faire office de relais pour permettre aux messages de localisation émis par les noeuds sources de pouvoir atteindre les noeuds collecteurs. Ce mécanisme d'acheminement de données de localisation de proche en proche permet, d'une part d'étendre la taille du réseau sans pour autant devoir augmenter la portée de communication des noeuds par exemple en rajoutant des noeuds, et d'autre part d'augmenter l'autonomie en énergie des noeuds qui sont ainsi plus économiques à produire. Dans un réseau selon l'invention, outre le(s) noeud(s) collecteur(s), tous les autres noeuds peuvent être simultanément sources ou relais. De plus, un réseau selon l'invention peut comporter plusieurs noeuds collecteurs répartis sur une zone, permettant ainsi avantageusement d'augmenter le nombre de points de collecte des messages de localisation provenant d'une pluralité de noeuds sources. L'invention peut faire l'objet de très nombreuses applications différentes. Dans tout le texte, le terme « mobile » désigne tout objet dont la position est susceptible d'être modifiée, c'est-à-dire susceptible d'évoluer dans une zone, dite zone d'évolution. Il est à noter à ce titre que rien n'empêche dans certaines applications que tout ou partie des mobiles soit normalement (le plus souvent) fixes. Avantageusement et selon l'invention, les mobiles sont des terminaux aptes à être portés par des êtres vivants ou des objets tels que des véhicules, des meubles... Chaque terminal mobile est doté d'un dispositif électronique de communication constituant un noeud de mobile dans le réseau. Un tel terminal mobile peut par exemple être constitué par ou intégré dans un téléphone portable, un assistant personnel (PDA),... ou être au contraire constitué d'un terminal spécifique dédié à la localisation par le procédé selon l'invention. Un réseau selon l'invention peut, selon les applications de l'invention, comporter également un noeud fixe, par exemple un noeud collecteur fixe, ou une pluralité de noeuds fixes, par exemple une pluralité de noeuds collecteurs fixes et/ou une pluralité de noeuds relais fixes par rapport à une zone d'évolution facilitant l'établissement d'un chemin de routage optimal en toutes circonstances par rapport à la zone d'évolution. Dans une autre variante, tous les noeuds d'un réseau selon l'invention (y compris chaque noeud collecteur) sont mobiles. Dans certaines applications possibles de l'invention, les mobiles sont des structures en déplacement libre avec un fluide dans lequel elles sont placées, de façon à en suivre les courants. Leurs déplacements sont donc incontrôlés et en général indéterminés. Par exemple, avantageusement et selon l'invention les mobiles sont des aérostats placés dans l'atmosphère terrestre, et que l'on souhaite pouvoir au moins approximativement localiser. Selon une autre application, les mobiles peuvent être des satellites d'une constellation de satellites que l'on soit ainsi pouvoir localiser dans l'espace. L'invention concerne également un procédé et un réseau caractérisés en combinaison par tout ou partie des caractéristiques mentionnées ci-dessus ou ci-après. D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante de certains de ses modes de réalisation donnés uniquement à titre d'exemples non limitatifs, et qui se réfère aux figures annexées dans lesquelles : - la figure 1 est une vue schématique d'un exemple de réseau selon l'invention, - la figure 2 est une vue schématique de la structure interne d'un noeud d'un réseau selon l'invention, - les figures 3a, 3b et 3c sont des vues schématiques illustratives des champs numériques contenus dans des messages échangés entre des noeuds d'un réseau selon l'invention, s'appliquant respectivement à un message de gestion, un message de localisation et un message de service, - la figure 4 représente un logigramme des étapes exécutées par un noeud d'un réseau selon l'invention lors de la réception d'un message de gestion dans un procédé selon l'invention, - les figures 5a et 5b représentent chacune un logigramme des étapes exécutées par un noeud d'un réseau selon l'invention lors de la réception d'un message de localisation dans un procédé selon l'invention, respectivement selon le premier (préférentiel) et le deuxième mode de mise en oeuvre de l'acheminement des trames de données de localisation, - les figures 6a et 6b sont des vues schématiques 25 similaires à la figure 1 illustrant un autre exemple d'un réseau selon l'invention, dans deux configurations différentes, - la figure 7 est une vue schématique d'une enceinte d'école équipée d'un réseau selon l'invention. Sur les figures, les échelles et les proportions ne sont pas 30 respectées et ce, à des fins de clarté de l'illustration. Dans les figures 3a, 3b et 3c, la disposition des champs numériques à l'intérieur des messages n'est qu'un exemple donné à des fins d'illustration. Sur la figure 1, les traits pleins ou pointillés représentent des liaisons entre des noeuds. De plus, les traits épais (pleins ou pointillés) représentent le plus court chemin de routage entre les noeuds résultant de l'application du procédé selon l'invention. Dans un réseau 100 de communication selon l'invention, représenté sur la figure 1, la transmission de messages s'effectue de proche en proche entre des dispositifs électroniques, dits noeuds, dispersés géographiquement dans un environnement selon une topologie qui peut être indéterminée et/ou incontrôlée, au moins une partie des noeuds, dits noeuds de mobiles, étant portés par des mobiles susceptibles de se déplacer dans une zone d'évolution de surface ou d'espace, prédéterminée ou non. Les noeuds à portée de communication les uns des autres communiquent par l'intermédiaire de liaisons 7 sans fil, c'est-à-dire en particulier par des liaisons de type radiofréquence, et de préférence selon un protocole de liaisons série unidirectionnelle par paquets (« bursts »). Le réseau 100 selon l'invention comporte différents types de noeuds qui se différencient par leur(s) fonction(s), étant entendu que rien n'empêche qu'au moins un noeud cumule plusieurs fonctions, au cours d'une même transmission ou d'une transmission à une autre. Ainsi, au moins un noeud, dit noeud 102 collecteur, est un noeud destinataire de données de localisation issues d'autres noeuds du réseau, et notamment au moins des noeuds de mobiles, ces données de localisation étant propagées de proche en proche jusqu'à ce noeud 102 collecteur. Plus particulièrement, un réseau selon l'invention peut comporter une pluralité de noeuds 102, 102' collecteurs. Il est à noter que, lorsqu'une pluralité de noeuds 102, 102' collecteurs est déployée dans un réseau selon l'invention, les noeuds 102, 102' collecteurs sont de préférence reliés entre eux par des liaisons spécifiques, non représentées sur les figures (filaires ou sans fil), adaptées pour la communication exclusive entre les noeuds collecteurs et/ou entre ceux-ci et une station centrale. Ces liaisons spécifiques sont destinées à permettre essentiellement la récupération et la concaténation des données de localisation dans une base de données centralisée située dans une station centrale de stockage des informations. Les autres noeuds 1031, 1032, 1033, 1034, 1035, 1036, 1037 ,1038, 1039,... (notés ci-après 103; quand il s'agit de l'un quelconque de ces noeuds) du réseau 100, dits noeuds relais, ont une fonction de relais (réception et émission) de messages de gestion et de messages de localisation, permettant une communication entre des noeuds source(s) et collecteur(s), et le cas échéant entre des noeuds relais, hors de portée les uns des autres. Par exemple, le noeud 1033 (figure 1) est situé entre les noeuds 1034 et 1031 et sert de noeud relais pour la communication entre ces noeuds. Au moins une partie de ces noeuds 103; sont des noeuds de mobiles. Une partie de ses noeuds 103; peut être fixe par rapport à une zone d'évolution de mobiles. En variante, tous les noeuds 103; sont des noeuds de mobiles. Au moins une partie des noeuds 103; sont des noeuds, dits noeuds sources, qui ont également une fonction d'initialisation, d'élaboration et d'émission de messages de localisation permettant la transmission à au moins un noeud collecteur de données de localisation concernant différents noeuds de mobile du réseau. Un réseau 100 selon l'invention comporte au moins un noeud source, notamment une pluralité de noeuds sources, et une pluralité de noeuds relais. Certains noeuds relais peuvent faire office de noeuds sources. Certains noeuds relais peuvent faire office de noeuds collecteurs. Dans un réseau selon l'invention, chaque noeud 102, 102' collecteur doit être en liaison avec au moins un autre noeud, et au moins un chemin de routage doit pouvoir être établi entre chaque noeud de mobile -notamment chaque noeud source- et chaque noeud collecteur. Pour ce faire, en particulier la densité et le nombre de noeuds relais doivent être suffisamment importants, selon la portée des liaisons 7 sans fil. Chaque noeud, quel que soit son type, comprend au moins un 30 émetteur 75 et au moins un récepteur 76 (figure 2) reliés à au moins une antenne 74, adaptés pour établir des liaisons de communication sans fil (radiofréquence) avec les autres noeuds à portée. De plus, chaque noeud, quel que soit son type, comporte des mémoires numériques de stockage de données. Une mémoire numérique, dite mémoire 11 d'identifiant de noeud, formée d'une mémoire morte du noeud, contient un code numérique identifiant de noeud, permettant de distinguer de manière unique chaque noeud du réseau. Le contenu de cette mémoire n'est pas effacé lors de la mise hors tension du noeud. Les mémoires décrites ci-après sont des mémoires vives du 10 noeud, et leur contenu peut être modifié et est accessible rapidement en lecture/écriture. Un noeud comprend une mémoire numérique, dite mémoire 12 de rang, permettant de stocker une valeur représentant un rang du noeud par rapport à au moins un noeud collecteur. Cette valeur de la mémoire de rang est de 15 préférence un entier naturel, mais peut être également en variante un entier relatif ou tout autre élément d'une suite mathématique permettant de représenter un rang du noeud considéré comme le nombre de transmissions successives à réaliser entre deux noeuds adjacents pour atteindre ce noeud à partir d'un noeud collecteur. Un noeud comprend également une mémoire numérique, dite 20 mémoire 13 de qualité de transmission permettant de stocker au moins une valeur représentative de la qualité de la transmission d'un message qu'il reçoit. Cette mémoire 13 de qualité de transmission permet par exemple de stocker une valeur représentative du niveau de signal de réception d'un message de gestion reçu par le noeud. Une telle technique de mesure du niveau d'un signal reçu est bien connue en 25 elle-même (cf. par exemple « An Empirical Characterization of Radio Signal Strength Variability in 3-D IEEE 802.15.4 Networks Using Monopole Antennas » D. Lymperoupolos et al, K. Rimer, H. Karl, and F. Mattern (Eds) : EWSN 2006, LNCS 3868, pp. 326-341, 2006). En variante ou en combinaison, cette mémoire 13 de qualité 30 de transmission permet de stocker une valeur représentative de la durée de transmission du signal de réception correspondant à un message de gestion reçu par le noeud. Une telle technique de mesure de la durée de transmission d'un signal reçu est bien connue en elle-même (cf. par exemple l'article «Multilateration » de http://en.wikipedia.org/wiki/Time_difference_of arrivai). Cette valeur de la durée de transmission peut être déterminée en calculant la différence entre l'instant d'émission du message par le noeud émetteur, dont la valeur est stockée dans un champ du message par ce noeud émetteur, avec l'instant de réception du message par le noeud récepteur. Un noeud comprend également de préférence une mémoire numérique, dite mémoire 14 d'identifiant de noeud collecteur, permettant de stocker l'identifiant du noeud collecteur à destination duquel les messages de localisation sont envoyés de ce noeud ; une mémoire numérique, dite mémoire 15 d'identifiant de session, permettant de stocker une valeur (de préférence un entier naturel ou tout autre élément représentatif d'une suite mathématique) représentative de la session courante ; une mémoire numérique, dite mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche, permettant de stocker un identifiant de noeud d'un noeud émetteur d'un message reçu. Chaque noeud comprend également un module 88 de traitement adapté pour interpréter des données reçues et pour extraire le contenu d'une mémoire, en modifier la valeur ou y stocker une valeur. Un module 88 de traitement comprend des moyens de calcul tel qu'un calculateur (non représenté sur les figures) et des mémoires tampon pour stocker temporairement des données nécessaires à un calcul ou en attente d'être transmises ou stockées (non représentées sur les figures). En pratique, les mémoires numériques de chaque noeud sont 25 avantageusement organisées selon trois tampons ou groupes de tampons de mémoire : - un premier tampon ou groupe de tampons de service mémorisant l'ensemble des données de service du réseau : éventuellement des données identifiant le chemin de routage optimal ; des données identifiant le noeud 30 le plus proche et/ou les autres noeuds à portée ; des données représentatives d'une qualité de transmission d'un message reçu... - un deuxième tampon ou groupe de tampons de paquets de données mémorisant les paquets de données de localisation des messages de localisation à destination du (des) noeud(s) collecteur(s) ; - un troisième tampon ou groupe de tampons d'acquittement mémorisant les signaux d'acquittement ou de non acquittement reçus par ce noeud pour les données des messages de localisation en cours d'émission encore présentes dans le deuxième tampon ou groupe de tampons de paquets de données ; et les signaux d'acquittement ou de non acquittement émis par ce noeud pour les messages de gestion et/ou les messages de localisation qu'il reçoit. Chaque noeud comprend également un module 77 de mesure du temps, tel qu'une horloge, au moins sensiblement synchronisé avec tous les noeuds du réseau. Ce module permet au noeud d'inclure une donnée représentative d'un temps (datation) dans les messages échangés. Bien que cela ne soit pas nécessaire dans le cadre le plus général de l'invention, rien n'empêche que des noeuds sources d'un réseau selon l'invention soient dotés également d'une charge utile (variante non représentée) composée par exemple de moyens de mesure comprenant un ou plusieurs capteurs (exemples : capteurs de température, hygrométrie, pression, de champ magnétique...) ainsi qu'un module de contrôle des mesures adapté pour paramétrer les mesures à effectuer, mémoriser les mesures effectuées et envoyer au module 88 de traitement du noeud les mesures afin qu'elles puissent être mémorisées puis envoyées à destination d'un noeud collecteur. Chaque noeud comprend des bus 78 de communication bidirectionnelle reliant le module 88 de traitement avec les autres modules, ainsi qu'avec les différentes mémoires du noeud. Ces bus 78 de communication bidirectionnelle permettent de faire transiter des données d'un module à l'autre à l'intérieur d'un noeud. Chaque noeud comprend un module 79 d'alimentation électrique connecté par des câbles d'alimentation (non représentés sur les figures) aux autres modules du noeud et permettant leur alimentation en électricité à partir d'au moins une source d'énergie électrique (secteur, piles, accumulateurs, cellules photovoltaïques, alternateurs, éoliennes, ...), qui est autonome pour les noeuds de mobile. Les liaisons 7 de communication entre des noeuds constituent le support d'échange des messages de différents types. Sur la figure 1, les noeuds en visibilité (à portée) les uns des autres sont reliés par au moins un trait (plein ou en pointillés) symbolisant une liaison 7 entre ces noeuds. Chaque noeud est adapté pour recevoir et retransmettre des messages 19 de gestion (figure 3a) permettant d'établir et/ou de mettre à jour la topologie du réseau, et par ce biais d'informer les noeuds du réseau qu'une nouvelle session débute. Les messages 19 de gestion sont initiés exclusivement par le(s) noeud(s) collecteur(s) 102, 102', du réseau. Chaque noeud est adapté pour recevoir et retransmettre des messages 20 de localisation (figure 3b), initiés exclusivement par un (des) noeud(s) source(s) et incluant les données de localisation des noeuds appartenant à un même chemin de routage entre le noeud source et un noeud collecteur. Chaque noeud est adapté pour émettre et recevoir des messages 21 de service (figure 3c). Un tel message peut être initié par n'importe quel type de noeud suite à la réception par ce dernier d'un message 20 de données, comme confirmation qu'un message (de gestion ou de données de localisation) a été reçu. Les données contenues dans les messages échangés entre les noeuds sont partitionnées en plusieurs champs numériques. Quel que soit le type de message considéré, il comporte un champ numérique, dit champ 24 d'identifiant de type, permettant au module 88 de traitement d'un noeud récepteur de distinguer le type de message reçu, parmi les messages 19 de gestion, les messages 20 de localisation et les messages 21 de service. De plus, tous les types de message comportent un champ numérique, dit champ 22 d'identifiant de noeud émetteur, permettant d'identifier, à la réception, au moins le noeud qui a émis le message en dernier, et un champ numérique, dit champ 23 d'identifiant de destinataire(s), permettant d'identifier, à la réception, à quel noeud (ou groupe de noeuds) est destiné le message, forçant ainsi les noeuds non destinataires à ignorer le message au moins pour partie. Ce champ 23 d'identifiant de destinataire(s) peut contenir un et seul identifiant de noeud, ou une pluralité d'identifiants de noeuds, ou un identifiant d'une liste de noeuds dont les identifiants sont mémorisés par une mémoire morte des différents noeuds. Cependant, certains champs numériques des messages diffèrent selon le type de message considéré. C'est ainsi qu'un message 19 de gestion comprend en outre au moins : un champ numérique, dit champ 25 d'identifiant de noeud collecteur, contenant l'identifiant du noeud 102, 102' collecteur ayant initié ce message de gestion; un champ numérique, dit champ 26 d'identifiant de session, contenant la valeur (entier naturel), de la dernière session en cours pour le noeud collecteur ayant initié ce message ; un champ numérique, dit champ 27 de rang, contenant la valeur (entier naturel) de rang du message de gestion modifiée par le dernier noeud émetteur du message. Un message 20 de localisation comprend un champ numérique, dit champ 27 de rang, permettant de mémoriser au moins une valeur de rang d'un noeud de mobile, et un champ numérique, dit champ 25 d'identifiant de noeud collecteur et éventuellement un champ numérique, dit champ 30 de données utiles, contenant des données telles que des mesures effectuées par le noeud source destinées au noeud collecteur. Un message 21 de service comprend en outre au moins un champ numérique, dit champ 28 de service, contenant des données représentatives d'un signal à transmettre, par exemple un signal d'acquittement de la réception d'un message de gestion et/ou d'un message de localisation, ou un signal de non acquittement de la réception d'un message de gestion et/ou d'un message de localisation. De préférence, les messages sont transmis sous forme de trames séries avec en-tête et somme de contrôle, mais tout protocole ou codage de 30 transmission approprié peut être envisagé. ÉTABLISSEMENT DES CHEMINS DE ROUTAGE PAR DIFFUSION DES MESSAGES DE GESTION : Le procédé selon l'invention est adapté pour être mis en oeuvre par un réseau 100 décrit précédemment, et permet tout d'abord d'établir et de maintenir un chemin de routage optimal entre chaque noeud de mobile, notamment entre l'un quelconque des noeuds 103i, et chaque noeud 102, 102' collecteur. Ce chemin de routage optimal est déterminé par la diffusion de proche en proche d'un message 19 de gestion, émis par le noeud 102, 102' collecteur. De plus, la propagation d'un message 19 de gestion depuis un noeud 102, 102' collecteur vers les autres noeuds permet de déterminer la topologie du réseau 100 et d'ordonner ces noeuds le long d'un chemin adapté pour permettre, en retour, la propagation de messages de localisation vers ce noeud 102, 102' collecteur. Un chemin de routage est constitué de plusieurs segments, un segment étant la portion du chemin de routage qui sépare deux noeuds adjacents, c'est-à-dire situés l'un après l'autre sur le chemin, à portée de communication l'un par rapport à l'autre, sans être séparés par un autre noeud. Un message 19 de gestion véhicule, par l'intermédiaire du champ 27 de rang, le nombre de segments que compte déjà le chemin depuis son extrémité initiale (au niveau du noeud 102, 102' collecteur). Sur la figure 1, chaque valeur incluse dans un carré à côté d'un noeud (trait plein ou pointillés) représente la valeur contenue dans sa mémoire 12 de rang, comme déterminé par le procédé selon l'invention. Un carré en traits pleins, respectivement en traits pointillés, est utilisé lorsqu'un noeud est situé sur un chemin de routage d'un message de gestion issu du premier noeud 102 collecteur, respectivement du deuxième noeud 102' collecteur. Ainsi, le contenu de la mémoire 12 de rang du noeud 102 collecteur est égale à 0, et celle du premier noeud 1031 situé sur le chemin de routage partant du premier noeud 102 collecteur vaut 1. De préférence, les noeuds 103i du réseau sont adaptés pour pouvoir être normalement en permanence dans un mode de veille et d'écoute de messages. Lorsque l'existence d'un message susceptible d'être reçu par le noeud 103i est détectée par ce dernier, le noeud 103i sort de ce mode de veille pour passer en mode de réception et de traitement du message reçu. Dans une autre variante possible de l'invention, les noeuds 103; peuvent être programmés pour vérifier l'existence de messages susceptibles d'être reçus pendant des périodes prédéterminées. En tout état de cause, dans un réseau selon l'invention, les différents noeuds 103; ne sont pas en permanence actifs, ce qui permet en particulier d'économiser l'énergie embarquée à bord de ces noeuds 103;. On suppose que la mémoire 12 de rang des différents noeuds 103; contient initialement une valeur indéfinie pour le premier noeud 102 collecteur. Comme représenté à la figure 1, le premier noeud 102 collecteur envoie un premier message 19 de gestion comportant un champ 27 de rang contenant la valeur 0. Les traits pleins gras représentent le chemin de routage suivi par ce premier message 19 de gestion. Le noeud 1031, à portée de communication du premier noeud 102 collecteur, reçoit ce message 19 de gestion. Il est à noter à ce titre que cette réception ne nécessite aucun dialogue préliminaire entre les noeuds émetteur (noeud 102 collecteur) et récepteur (noeud 1031) du message 19 de gestion. La valeur initiale de la mémoire 12 de rang de ce noeud 1031 étant indéfinie, le noeud 1031 incrémente d'une unité le contenu du champ 27 de rang du message (valeur résultante égale à 1) et l'affecte à sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 1), puis réémet le message 19 de gestion. Dans une variante possible mais non obligatoire de l'invention, le module 88 de traitement du noeud 1031 peut être adapté pour émettre un signal de service d'acquittement indiquant au noeud émetteur du message 19 de gestion (noeud 102 collecteur) que ce message 19 de gestion a bien été reçu et réémettant le cas échéant, la valeur de rang incrémentée correspondante. Dans la variante où les noeuds 103; sont normalement en mode de veille sur écoute, le noeud 1031 repasse en mode de veille après avoir réémis le message 19 de gestion et, le cas échéant, le message de service d'acquittement. Il est à noter qu'un noeud 102, 102' collecteur peut être adapté pour ignorer tous les messages 19 de gestion qu'il reçoit éventuellement en provenance des autres noeuds du réseau 100. Quoi qu'il en soit, à réception du message 19 de gestion (qu'il a lui-même initialement émis) tel que retransmis par le noeud 1031, le module 88 de traitement du noeud 102, 102' collecteur constate que la valeur du champ 27 de rang du message de gestion est maintenant égale à 1, c'est-à-dire est supérieure à la valeur de sa mémoire 12 de rang (égale à 0). Dans cette situation, le noeud 102, 102' collecteur n'effectue aucune action, et, en particulier, ne modifie ni la valeur de sa mémoire 12 de rang, ni celle du champ 27 de rang du message de gestion. Les noeuds 1032 et 1033, à portée de communication du noeud 1031, reçoivent le message de gestion provenant du noeud 1031. Chacun des noeuds 1032 et 1033, dont la mémoire 12 de rang contient initialement une valeur indéfinie, incrémente d'une unité le contenu du champ 27 de rang du message reçu (valeur résultante égale à 2) et l'affecte à sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 2), puis réémet le message 19 de gestion. En outre, les noeuds 1032 et 1033 mémorisent l'identifiant de noeud du noeud 1031 dans leur mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche, correspondant au fait que le noeud 1031 est leur plus proche voisin sur le chemin de routage commençant par le noeud 102 collecteur. Le noeud 1032 (respectivement 1033) ignore le message 19 de gestion provenant du noeud 1033 (respectivement 1032) car il contient une valeur de champ 27 de rang égale à celle contenue dans sa mémoire 12 de rang. De plus, le noeud 1031 ignore les messages 19 de gestion provenant des noeuds 1032 et 1033 car ils contiennent chacun une valeur de champ 27 de rang supérieure au contenu de sa mémoire 12 de rang. Le noeud 1034 reçoit les messages 19 de gestion provenant des noeuds 1032 et 1033. La qualité de transmission déterminée par chaque noeud 103; à réception d'un message 19 de gestion peut être utilisée pour identifier, parmi les noeuds voisins ayant une même valeur de rang, le noeud le plus proche qui est à portée. Ainsi, en supposant que le message provenant du noeud 1033 est reçu avec un niveau de signal plus élevé, le noeud 1034 mémorise l'identifiant de noeud du noeud 1033 dans sa mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche (correspondant au fait que le noeud 1033 est son plus proche voisin), puis incrémente d'une unité la valeur contenue dans le champ 27 de rang du message (valeur résultante égale à 3) et l'affecte au contenu de sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 3), puis réémet le message 19 de gestion. Le noeud 1035 reçoit les messages de gestion provenant du noeud 1032 et du noeud 1034. Le noeud 1032 ayant envoyé un message 19 de gestion comportant une valeur de champ 27 de rang plus petite (valeur égale à 2) que celle du message envoyé par le noeud 1034 (valeur égale à 3), alors le noeud 1035 mémorise l'identifiant de noeud du noeud 1032 dans sa mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche (correspondant au fait que le noeud 1032 est son plus proche voisin). Le noeud 1035 incrémente d'une unité la valeur contenue dans le champ 27 de rang (valeur résultante égale à 3) et l'affecte à sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 3), puis réémet le message 19 de gestion. Les noeuds 1036 et 1037, à portée de communication du noeud 1035, reçoivent le message 19 de gestion provenant du noeud 1035. Chacun des noeuds 1036 et 1037 incrémente le contenu du champ 27 de rang du message reçu (valeur résultante égale à 4) et l'affecte à sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 4), puis réémet le message 19 de gestion. En outre, les noeuds 1036 et 1037 mémorisent l'identifiant de noeud du noeud 1035 dans leur mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche, correspondant au fait que le noeud 1035 est leur plus proche voisin. Dans un réseau 100 comportant une pluralité de noeuds 102, 102' collecteurs, chaque noeud collecteur envoie un message 19 de gestion qui se différencie des autres messages par un champ 25 d'identifiant de noeud collecteur qu'il contient. De plus, l'envoi de messages 19 de gestion par chaque noeud 102, 102' collecteur est fait de manière asynchrone par rapport aux autres noeuds collecteurs. En conséquence, suite à la diffusion des différents messages 19 de gestion, les mémoires 12 de rang des différents noeuds mémorisent des valeurs de rang différentes pour les différents noeuds collecteurs du réseau. Le réseau 100 représenté à la figure 1 comporte deux noeuds 102 et 102' collecteurs. De même que le premier noeud 102 collecteur, le deuxième noeud 102' collecteur envoie un deuxième message 19 de gestion, comportant un champ 27 de rang de valeur O. Le chemin de routage suivi par le deuxième message 19 de gestion est représenté en traits pointillés gras. Le noeud 1036, à portée de communication du deuxième noeud 102' collecteur, reçoit ce message. Or, comme décrit précédemment, la valeur contenue dans la mémoire 12 de rang du noeud 1036 est égale à 4. Le noeud peut être positionné sur un chemin de routage plus court s'il est attaché au deuxième noeud 102' collecteur plutôt qu'au premier noeud 102 collecteur. Par conséquent, le noeud 1036 incrémente d'une unité le contenu du champ 27 de rang du message (valeur résultante égale à 1) et l'affecte au contenu de sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 1), puis réémet le message 19 de gestion. Les noeuds 1035 et 1037, à portée de communication du noeud 1036, reçoivent le message 19 de gestion provenant du noeud 1036. Pour la même raison que le noeud 1036, chacun des noeuds 1035 et 1037 incrémente d'une unité le contenu du champ 27 de rang du message reçu (valeur résultante égale à 2) et l'affecte au contenu de sa mémoire 12 de rang (valeur résultante égale à 2), puis réémet le message 19 de gestion. De plus, les noeuds 1035 et 1037 mémorisent l'identifiant de noeud du noeud 1036 dans leur mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche, correspondant au fait que le noeud 1036 est leur plus proche voisin. Le noeud 1035 (respectivement 1037) ignore le message 19 de gestion provenant du noeud 1037 (respectivement 1035) car il contient une valeur de champ 27 de rang égale (valeur 2) à celle contenue dans leur valeur de mémoire 12 de rang. De plus, les noeuds 1036 et 1032, à portée de communication du noeud 1035, reçoivent le message 19 de gestion provenant du noeud 1035 qu'ils ignorent car le champ 27 de rang contient une valeur (2) supérieure ou égale à la valeur (2 et 1 respectivement) contenue dans leur mémoire 12 de rang. Le noeud 1034, à portée de communication du noeud 1035, ne reçoit pas le message 19 de gestion provenant du deuxième noeud 102' collecteur, car ce message de gestion n'est pas réémis par le noeud 1035. Dans le procédé selon l'invention, une session correspond à l'intervalle de temps pendant lequel le procédé considère que la topologie du réseau 100, telle que déterminée par la diffusion d'un message 19 de gestion par un noeud 102, 102' collecteur, reste valide. Après cet intervalle de temps, le noeud 102, 102' collecteur renvoie un nouveau message de gestion pour actualiser la topologie du réseau. Par conséquent, une session peut également être vue comme l'intervalle de temps séparant deux émissions d'un message 19 de gestion par un même noeud 102 collecteur. A l'instant indiqué par son module 77 de mesure du temps, un noeud 102 collecteur émet un nouveau message 19 de gestion dont le champ 26 d'identifiant de session contient une nouvelle valeur. A chaque session correspond un identifiant de session modifié par rapport au précédent selon une relation d'ordre connue des noeuds. Un identifiant de session peut par exemple être une valeur incrémentée pour chaque nouvelle session, la valeur étant réinitialisée à 0 après avoir atteint une valeur maximum. Un unique message 19 de gestion est initié par chaque noeud 102, 102' collecteur pour chaque nouvelle session, et comporte une nouvelle valeur contenue dans le champ 26 d'identifiant de session. Dans un réseau 100 comportant une pluralité de noeuds 102, 102' collecteurs, une session est unique pour un noeud collecteur donné. L'établissement d'une nouvelle session est géré de manière asynchrone entre les noeuds 102, 102' collecteurs. La préparation de l'émission d'un message 19 de gestion à émettre par un noeud 102, 102' collecteur suit les étapes suivantes. Tout d'abord, le module 88 de traitement du noeud 102 collecteur inclut une valeur initiale prédéfinie dans le champ 27 de rang du message de gestion. Ensuite, le noeud 102, 102' collecteur inclut son identifiant de noeud collecteur d'une part dans le champ numérique du message correspondant au champ 25 d'identifiant de noeud collecteur, et d'autre part dans le champ 22 d'identifiant de noeud émetteur. En outre, le noeud 102, 102' collecteur inclut une valeur numérique initiale prédéterminée dans le champ 15 d'identifiant de session. A titre d'exemple, on considère dans la suite de la description que la valeur initiale de l'identifiant de session est 0, et que la relation d'ordre d'évolution des identifiants de session suit une incrémentation d'une unité à chaque nouvelle session établie. Le module 88 de traitement du noeud 102 collecteur inclut la valeur de l'identifiant de destinataire dans le champ 23 d'identifiant de destinataire, les valeurs possibles pouvant correspondre à un groupe de noeuds, par exemple les noeuds à portée de communication directe du noeud 102, 102' collecteur (aussi appelés noeuds en visibilité), ou un noeud en particulier. Dans le procédé selon l'invention, il est à noter que pour tous les noeuds et pour tous les types de message, l'instant de transmission d'un message par un noeud est déterminé de manière à limiter les collisions avec d'autres messages émis par des noeuds distincts, par exemple en émettant le message à un instant aléatoire dans un intervalle de temps prédéterminé. Chaque noeud exécute les étapes du procédé dans l'ordre présenté à la figure 4 qui donne un exemple non limitatif de réalisation possible. À l'étape 31, le module 88 de traitement d'un noeud relais 103i interprète qu'un message a été reçu, en extrait le contenu du champ 24 d'identifiant de type du message et détermine qu'il s'agit d'un message 19 de gestion, auquel cas le module 88 de traitement exécute ensuite l'étape 32. A l'étape 32, le module 88 de traitement du noeud 103i détermine s'il s'agit de la réception du premier message 19 de gestion. Si le noeud 103i reçoit un message 19 de gestion pour la première fois, alors le module 88 de traitement exécute l'étape 43, sinon il exécute l'étape 33. A l'étape 33, le module 88 de traitement du noeud 103i extrait du message le contenu du champ 23 d'identifiant de noeud destinataire, puis exécute l'étape 34. A l'étape 34, le module 88 de traitement du noeud 103; détermine s'il est destinataire du message 19 de gestion en comparant le contenu du champ 23 d'identifiant de destinataire(s) du message avec son identifiant de noeud mémorisé dans sa mémoire 11 d'identifiant de noeud. Si le module 88 de traitement d'un noeud 103i détermine qu'il fait partie des destinataires du message 19 de gestion, alors il exécute l'étape 35, sinon il exécute l'étape 47. A l'étape 35, le module 88 de traitement du noeud 103i extrait du message le contenu du champ 25 d'identifiant de noeud collecteur et exécute l'étape 36. A l'étape 36, le module 88 de traitement du noeud 103i compare le contenu du champ 25 d'identifiant de noeud collecteur extraite du 30 message avec la valeur contenue dans la mémoire 14 de noeud collecteur du noeud 103i. Si les deux valeurs sont différentes alors il exécute l'étape 39, sinon il exécute l'étape 37. A l'étape 37, le module 88 de traitement du noeud 103i extrait du message reçu le contenu du champ 26 d'identifiant de session et exécute l'étape 38. A l'étape 38, le module 88 de traitement du noeud 103i compare la valeur extraite du champ 26 d'identifiant de session du message avec la valeur contenue dans sa mémoire 15 d'identifiant de session. Si la valeur provenant du message est antérieure (selon la relation d'ordre régissant l'évolution des identifiants de session) à celle du noeud 103i, alors il exécute l'étape 47. Si la valeur provenant du message est identique à celle mémorisée par le noeud 103i, alors il exécute l'étape 39. Enfin, si la valeur provenant du message est postérieure à celle du noeud 103i, alors le module 88 de traitement du noeud 103i exécute l'étape 43. A l'étape 39, le module 88 de traitement du noeud 103i extrait du message le contenu du champ 27 de rang, puis exécute l'étape 40. A l'étape 40, le module 88 de traitement du noeud 103i compare la valeur contenue dans le champ 27 de rang extraite à l'étape 39 avec la valeur contenue dans la mémoire 12 de rang du noeud. Si la valeur du champ 27 de rang du message est supérieure ou égale à la valeur contenue dans la mémoire 12 de rang, alors le module 88 de traitement du noeud 103i exécute l'étape 47. Sinon (c'est-à-dire si la valeur contenue dans la mémoire 12 de rang est supérieure à la valeur du champ 27 de rang du message, ou est une valeur indéfinie (par exemple la valeur maximum pouvant être prise par cette mémoire 12 enregistrée par défaut à la fabrication dans cette dernière)), il exécute l'étape 41. A l'étape 41, le module 88 de traitement du noeud 103i teste La valeur contenue dans la mémoire 12 de rang est égale à la valeur résultant de l' incrémentation du champ 27 de rang du message (soit valeur du champ 27 de rang plus une unité si chaque incrémentation est égale à une unité). Dans l'affirmative, le noeud 103i exécute l'étape 42. Sinon, il exécute l'étape 43. A l'étape 42, le module 88 de traitement du noeud 103i mesure la qualité de transmission (niveau du signal et/ou durée de transmission) du message 19 de gestion reçu, et la compare avec celle du précédent message de gestion reçu, telle que mémorisée précédemment dans la mémoire 13 de qualité de transmission. Si cette dernière est supérieure à celle du message 19 de gestion reçu, cela signifie que le précédent message de gestion reçu avait été émis par un noeud émetteur plus proche, de sorte que le rang du noeud 103i ne doit pas être modifié. Dans ce cas le noeud 103i exécute l'étape 47. Sinon, la qualité de transmission étant améliorée, le noeud 103i exécute l'étape 43 pour incrémenter sa valeur de rang. A l'étape 43, le module 88 de traitement du noeud 103i incrémente d'une unité la valeur contenue dans le champ 27 de rang du message reçu, puis exécute l'étape 44. Il est à noter que rien n'empêche de prévoir une valeur d'incrément différente de 1 si cela est considéré comme utile. A l'étape 44, le module 88 de traitement du noeud 103i affecte la valeur ainsi incrémentée à l'étape 43, au contenu de sa mémoire 12 de rang, puis exécute l'étape 45. A l'étape 45, le module 88 de traitement du noeud 103i remplace, dans le message de gestion, le contenu du champ 22 d'identifiant de noeud émetteur par la valeur contenue dans sa mémoire 11 d'identifiant de noeud ; mémorise la valeur de la qualité de transmission du message (valeur accessible lorsque le noeud reçoit le message, depuis l'étape 31) dans la mémoire 13 de qualité de transmission ; extrait du message 19 de gestion et mémorise respectivement le contenu du champ 25 d'identifiant de noeud collecteur dans la mémoire 14 d'identifiant de noeud collecteur, le contenu du champ 26 d'identifiant de session dans la mémoire 15 d'identifiant de session, le contenu du champ 22 d'identifiant de noeud émetteur dans la mémoire 16 d'identifiant du noeud le plus proche. Puis le module 88 de traitement du noeud 103i exécute l'étape 46. A l'étape 46, le module 88 de traitement du noeud 103i retransmet le message de gestion 19, c'est-à-dire l'émet avec son émetteur 75. A l'étape 47, le module 88 de traitement du noeud 103i ignore le message de gestion reçu, et ne le retransmet pas. Avantageusement, un message de gestion peut être exempt de toute autre donnée supplémentaire. Rien n'empêche cependant de prévoir qu'un message de gestion puisse véhiculer soit des données supplémentaires à lire par les noeuds (par exemple la valeur de la fréquence de mesure), soit une commande à exécuter par tout ou partie des noeuds 103; (par exemple l'identifiant d'un noeud source chargé d'initialiser la retransmission de données de localisation et/ou une durée maximum à partir de laquelle un noeud qui reçoit le message 19 de gestion initialise et émet un message de localisation...). Dans cette dernière variante, un noeud 103;, s'il est inclus dans le(s) destinataire(s) d'un message de gestion (étape 34), extrait et stocke lesdites données supplémentaires contenues dans le message, puis le cas échéant, exécute la commande associée au message. Dans les exemples décrits ci-dessus en référence à la figure 1, la qualité de transmission mesurée par chaque noeud récepteur est utilisée pour identifier un noeud le plus proche de ce noeud récepteur. Dans une variante particulièrement avantageuse de l'invention et comme illustré par les figures 6a et 6b, l'utilisation de la mesure de la qualité de transmission au niveau de chaque noeud récepteur peut être utilisée pour affiner l'optimisation du chemin de routage. Dans l'exemple illustré sur ces figures, le réseau comprend un seul noeud 102 collecteur qui émet un message 19 de gestion. La portée en réception de chacun des noeuds est représentée schématiquement par des cercles en pointillés. Sur la figure 6a, la topologie du réseau a été représentée dans une variante où la qualité de transmission n'est pas utilisée pour déterminer les rangs des différents noeuds 103;. La propagation du message 19 de gestion et l'attribution des rangs s'effectue la même façon que celle décrit ci-dessus en référence à la figure 1. Ainsi, le noeud 1031 prend le rang 1, les noeuds 1032, 1033, 1038 prennent le rang 2, les noeuds 1034, 1039 prennent le rang 3, et le noeud 1035 prend le rang 4. Le noeud 10310 est hors de portée, ne reçoit aucun message de gestion et sa valeur de rang reste indéfinie. Sur la figure 6b, la qualité de transmission est prise en compte. Ainsi, à réception d'un message 19 de gestion, le noeud 1032 détermine au moins une valeur de qualité de transmission correspondante (en mesurant le niveau du signal de réception et/ou en calculant la durée de la transmission) et compare cette valeur avec celle mémorisée dans sa mémoire 13 de qualité de transmission lors de la réception d'un message 19 de gestion précédent. Lors de la réception du message de gestion émis par le noeud 1033, le noeud 1032 détermine que la qualité de transmission du message de gestion émis par le noeud 1033 est meilleure que celle du message de gestion préalablement émis par le noeud 1031. En conséquence, le noeud 1032 modifie la valeur de sa mémoire 12 de rang à partir de celle du noeud 1033 telle que reçue dans le champ de rang du message de gestion en provenance de ce noeud, en l'incrémentant, c'est-à-dire adopte et mémorise dans la mémoire 12 de rang la valeur 3 à la place de la valeur 2. Si, comme dans l'exemple représenté, le noeud 1032 est par ailleurs plus proche du noeud 1034, les noeuds 1034 et 1035 modifient alors ensuite en conséquence les valeurs de leur rang à partir du message de gestion réémis par le noeud 1032 avec la nouvelle valeur de rang. Ainsi, le noeud 1034 prend la valeur de rang égale à 4 et la mémorise et le noeud 1035 prend la valeur de rang égal à 5 et la mémorise. Au contraire, si c'était le noeud 1033 qui était le plus proche du noeud 1034 (variante non représentée), les noeuds 1034 et 1035 conserveraient leur valeur de rang initiale, à savoir respectivement 3 et 4. Il est à noter que la valeur de la qualité de transmission peut également être utilisée pour déterminer une durée d'attente de chaque noeud avant réémission d'un message de gestion. Par exemple, il peut être prévu que chaque noeud ne réémet un message 19 de gestion, après mise à jour, qu'après attente d'une durée de temporisation prédéterminée proportionnelle à la valeur de la qualité de transmission correspondant à ce message 19 de gestion lorsqu'il a été reçu par ce noeud. Dans cette variante, on favorise la rapidité de transmission du message 19 de gestion. 1032, 1031, 102 Ainsi, le chemin de routage optimum (qui était 1035, 1034, ; ou1035, 1034, 1033, 1031, 102) est modifié pour devenir : 1035, 1034, 1032, 1033, 1031,102. À l'inverse, il peut être prévu que chaque noeud ne réémet un message 19 de gestion, après mise à jour, qu'après attente d'une durée temporisation prédéterminée inversement proportionnelle à la valeur de la qualité de transmission correspondant à ce message 19 de gestion lorsqu'il a été reçu par ce noeud. Dans cette variante, on favorise les corrections de rang en fonction de la qualité de transmission. De préférence, pour prendre en compte une variation de qualité de transmission, chaque noeud compare la différence entre les valeurs de qualité de transmission à une valeur seuil prédéterminée, de sorte que si la différence est inférieure à cette valeur seuil, il est considéré que la qualité de transmission n'a pas varié. ÉLABORATION ET ÉMISSION DES MESSAGES DE LOCALISATION : La topologie et/ou la programmation d'un réseau selon l'invention sont choisies de telle sorte que les données de localisation concernant tous les noeuds de mobiles appartenant, à un instant donné (c'est-à-dire lors d'une même session) au réseau, soient transmises à au moins un noeud collecteur. Plusieurs variantes de réalisation sont possibles pour assurer cette fonction. Dans une première variante de réalisation, chaque noeud de mobile est adapté pour transmettre ses propres données de localisation vers au moins un noeud collecteur, à chaque fois qu'il modifie la valeur de sa mémoire de rang pour ce noeud collecteur. Dans cette variante, chaque message de localisation est propre à un noeud de mobile et est transmis au noeud collecteur via les autres noeuds du réseau appartenant au chemin de routage précédemment défini par la diffusion d'un message 19 de gestion, et qui font office de noeuds de relais. Dans une deuxième variante de réalisation préférentielle, lorsqu'un message de gestion cesse d'être reçu par d'autres noeuds 103; du réseau, c'est-à-dire arrive à une extrémité terminale du chemin de routage déterminé par la diffusion de ce message de gestion, le dernier noeud du réseau ayant reçu ce message de gestion (c'est-à-dire le noeud terminal du chemin de routage le plus éloigné du noeud collecteur) fait office de noeud source et, de préférence après une durée prédéterminée par temporisation, initialise, élabore et retransmet un message de localisation vers le noeud collecteur qui a émis précédemment le message de gestion. Ce message de localisation comprend les données de localisation du noeud source terminal et, de préférence, est complété par chaque noeud relais de mobile par lequel il transite avec les données de localisation de ce noeud relais de mobile. En pratique, le plus simple consiste à prévoir que le message localisation est complété par les données de localisation de chaque noeud par lequel il transite dans sa transmission depuis le noeud source terminal vers le noeud collecteur. D'autres variantes sont possibles et ces différentes variantes peuvent être combinées entre elles. Le procédé selon l'invention permet de collecter des messages de localisation émis depuis des noeuds sources à destination d'au moins un noeud 102, 102' collecteur, relayés de proche en proche par l'intermédiaire de noeuds relais 103;. Les messages 20 de localisation d'un noeud source sont envoyés à destination du noeud 102, 102' collecteur dont il a mémorisé la valeur dans sa mémoire 14 d'identifiant de noeud collecteur, et ces messages de localisation empruntent le chemin de routage précédemment défini par un message 19 de gestion pour déterminer le chemin optimal permettant d'atteindre le noeud 102, 102' collecteur. De préférence, l'utilisation de messages 21 de service permet de tracer la réception d'un message 20 de localisation émis. L'envoi par un noeud 103; d'un message 21 de service est effectué avant que ce noeud 103; ne réémette le message 20 de localisation (vers un noeud suivant du chemin). Cependant, l'utilisation de tels messages 21 de service est optionnelle pour le fonctionnement d'un procédé selon l'invention. En outre, un noeud 103; émetteur ne retransmet un message 20 de localisation reçu que si, après un temps prédéterminé, aucun message 21 de service n'est reçu. Un noeud récepteur d'un message 21 de service transmettant un signal d'acquittement ne réémet pas ce message 21 de service. Enfin, un noeud récepteur d'un message 21 de service transmettant un signal de non acquittement renvoie un message de non acquittement aux noeuds émetteurs des messages de données qu'il reçoit, et ce jusqu'à la réception d'un nouveau message 19 de gestion contenant un identifiant de session postérieure. Ceci permet de propager l'indication d'invalidité d'une portion du chemin à chaque fois qu'un message 20 de localisation est reçu. Selon un premier mode de réalisation du procédé d'acheminement des messages 20 de localisation, un message 20 de localisation est émis par un noeud à destination du dernier noeud 103; dont il a mémorisé l'identifiant de noeud dans sa mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche (à l'étape 45 précédente résultant de la réception d'un message de gestion). Pour ce faire, le module 88 de traitement du noeud insère son identifiant de noeud, contenu dans sa mémoire 11 d'identifiant de noeud, dans le champ 22 d'identifiant du noeud émetteur du message 20 de localisation, puis il insère le contenu de sa mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche dans le champ 23 d'identifiant de noeud destinataire du message 20 de localisation, puis il insère la valeur de rang contenue dans sa mémoire 12 de rang vis-à-vis du noeud collecteur dans le champ 27 de rang du message 20 de localisation, puis le noeud émet le message 20 de localisation. En prenant l'exemple de topologie de la figure 1, en supposant que le deuxième noeud 102' collecteur n'existe pas, le réseau ne comportant qu'un seul noeud 102 collecteur, les noeuds 1036 et 1037 émettent un message 20 de localisation à destination du noeud 1035, leur voisin à portée le plus proche. Le noeud 1035 reçoit ces deux messages 20 de localisation et retransmet chacun d'eux vers le noeud 1032 son voisin à portée le plus proche. Le noeud 1035 incorpore de préférence également ses propres données de localisation, c'est-à-dire son code d'identification et la valeur de rang de sa mémoire 12 de rang vis-à-vis du noeud 102 collecteur, dans les champs correspondants des messages 20 de localisation qui concatènent ainsi les différentes données de localisation des différents noeuds par lesquels ils transitent. Le noeud 1032 exécute les mêmes opérations et retransmet les messages 20 de localisation à destination du noeud 1031 son voisin le plus proche. Le noeud 1033 reçoit un message 20 de localisation provenant du noeud 1034 qui a également initialisé et émis un tel message 20 de localisation, et, après y avoir incorporé ses propres données de localisation, et le noeud 1033 retransmet ce message 20 de localisation à destination du noeud 1031, son voisin le plus proche. Enfin, le noeud 1031 reçoit et retransmet tous les messages 20 de localisation qu'il a reçu et émanant des noeuds 1037, 1036, 1034, à destination du noeud 102 collecteur. Le noeud 102 collecteur reçoit ainsi tous les messages 20 de localisation, incorporant toutes les données de localisation de l'ensemble des noeuds 103;. Dans le cas où le réseau comporte deux noeuds 102, 102', comme représenté figure 1, le noeud 1034 est un noeud source pour un message 20 de localisation à destination du premier noeud 102 collecteur comme décrit ci-dessus. Par contre, les noeuds 1037 et 1035 sont des noeuds sources pour des messages 20 de localisation à destination du deuxième noeud 102' collecteur comme suit. Les noeuds 1035 et 1037 émettent chacun un message 20 de localisation à destination du noeud 1036, leur voisin le plus proche. Le noeud 1036 retransmet ces messages 20 de localisation, après y avoir incorporé ses propres données de localisation, à destination du deuxième noeud 102' collecteur. Ainsi, le réseau collecte les messages 20 de localisation et les données de localisation des différents noeuds 103; en deux points qui sont les noeuds 102 et 102' collecteurs. Selon le procédé décrit à la figure 5a, à l'étape 49, le module 88 de traitement du noeud 103; interprète qu'un message a été reçu, extrait du message la valeur contenue dans le champ 24 d'identifiant de type et détermine qu'il s'agit d'un message 20 de localisation, puis, dans l'affirmative, exécute l'étape 50. A l'étape 50, le module 88 de traitement du noeud 103; extrait le contenu de la mémoire 22 d'identifiant de destinataire du message et exécute l'étape 51. A l'étape 51, le module 88 de traitement du noeud 103; compare le contenu du champ 22 d'identifiant de noeud destinataire extrait du message avec le contenu de sa mémoire 11 d'identifiant de noeud. Si les deux valeurs sont différentes, alors le noeud 103; exécute l'étape 58 d'arrêt. Sinon, il exécute l'étape 52. A l'étape 52, le module 88 de traitement du noeud 103; détermine s'il accepte le message de localisation lui étant destiné. S'il l'accepte, il exécute l'étape 53. S'il le refuse, il exécute l'étape 57. Ce dernier cas peut intervenir, par exemple, lorsque le chemin est rompu après le noeud 103i, ou lorsque sa mémoire tampon de traitement des messages sortants est saturée. A l'étape 53, le module 88 de traitement du noeud 103i envoie 5 un message 21 de service d'acquittement du message, vers le noeud émetteur du message 20 de localisation, puis il exécute l'étape 54. A l'étape 54, le module 88 de traitement du noeud 103i insère l'identifiant du prochain noeud sur le chemin (correspondant au contenu de la mémoire 16 d'identifiant de noeud le plus proche) dans le champ 23 d'identifiant de 10 destinataire du message 20 de localisation. Ensuite, le module 88 de traitement du noeud 103i exécute l'étape 55. A l'étape 55, le module 88 de traitement du noeud 103i insère le contenu de sa mémoire 11 d'identifiant de noeud dans le champ 22 d'identifiant de noeud émetteur du message, et insère le contenu de sa mémoire 12 de rang dans 15 le champ 27 de rang du message, ce champ 27 de rang contenant les différentes valeurs de rang insérées par les différents noeuds par lesquels le message 20 de localisation a transité. Les rangs de ces différents noeuds sont donc concaténés dans le champ 27 de rang. De même, le champ 22 d'identifiant de noeud émetteur concatène les identifiants des différents noeuds par lesquels le message 20 de 20 localisation a transité. Les champs 22 d'identifiant de noeud émetteur et 27 de rang sont de préférence structurés et/ou utilisés en liaison l'un avec l'autre de façon à permettre l'association de chaque valeur de rang avec l'identifiant du noeud émetteur correspondant. Le noeud 103i exécute ensuite l'étape 56. A l'étape 56, le module 88 de traitement du noeud 103i réémet 25 le message 20 de localisation via son émetteur 75. A l'étape 57, le module 88 de traitement du noeud 103i envoie un message 21 de service de non acquittement du message vers le noeud émetteur du message 20 de données. A l'étape 58 d'arrêt, le module 88 de traitement du noeud 103i 30 ignore le message 20 de localisation reçu, et ne le retransmet pas. Selon ce premier mode de réalisation de l'acheminement des messages de localisation, chaque message de localisation suit un chemin unique jusqu'au noeud collecteur approprié, et il parvient au noeud collecteur en un exemplaire unique. Selon un deuxième mode de réalisation de l'acheminement des messages 20 de localisation, un message 20 de localisation est émis par un noeud 103i à destination des noeuds à portée ayant une plus petite valeur de rang. Ainsi, un message 20 de localisation se propage dans le sens décroissant des valeurs de rang contenues dans les mémoires 12 de rang des noeuds, jusqu'à atteindre un noeud 102 collecteur (le cas échéant 102'). En prenant l'exemple de topologie de la figure 1, mais en supposant que le deuxième noeud 102' collecteur n'existe pas, le réseau ne comportant qu'un seul noeud 102 collecteur, les noeuds 1036 et 1037 émettent un message 20 de localisation contenant une valeur de champ 27 de rang égale à 4. Le noeud 1035 reçoit ces deux messages. Etant donné que le contenu de sa mémoire 12 de rang vaut 3 et qu'elle est inférieure au champ 27 de rang de chacun des messages reçus, il ajoute au champ 27 de rang la valeur 3 (valeur égale au contenu de sa mémoire 22 de rang) et réémet ces messages. Les noeuds 1032 et 1034 reçoivent ces messages. Mais seul le noeud 1032 va les retransmettre (après y avoir inséré ses propres données de localisation) puisque la valeur de sa mémoire 12 de rang est égale à 2 et donc inférieure aux valeurs contenues dans les champs 27 de rang des messages reçus. Le noeud 1034 émet son propre message de localisation en ajoutant au champ 27 de rang la valeur de sa mémoire 12 de rang, égale à 3. Les noeuds 1033 et 1032 reçoivent ce message, et vont tous les deux le réémettre (après y avoir inséré leurs propres données de localisation) puisque la valeur contenue dans leur mémoire 12 de rang est inférieure à celle contenue dans le champ 27 de rang du message initié par le noeud 1034. Le noeud 1031 reçoit tous les messages de localisation émis par les noeuds 1033 et 1032 et après y avoir inséré ses propres données de localisation (identifiant et rang égal à 1) les retransmet au noeud 102 collecteur. Ainsi, un message de localisation en provenance des noeuds 1037 et 1036 est acheminé par le chemin suivant : 1035 puis 1032 puis 1031, jusqu'au noeud 102 collecteur. Un message de localisation en provenance du noeud 1034 est acheminé par les chemins suivants : 1032 puis 1031, jusqu'au noeud 102 collecteur, et également par 1033 puis 1031, jusqu'au noeud 102 collecteur. Dans le cas où le réseau 100 comporte deux noeuds 102 et 102' collecteurs comme représenté figure 1, le noeud 1034 envoie son message de localisation à destination du premier noeud 102 collecteur comme décrit ci-dessus. Par contre, les noeuds 1037 et 1035 envoient leurs messages de localisation à destination du deuxième noeud 102' collecteur comme suit. Le noeud 1035 émet un message de localisation contenant ses données de localisation (avec un champ 27 de rang égal à 2). Les noeuds 1036 et 1037 reçoivent ce message. Mais seul le noeud 1036 va le transmettre, puisque la valeur contenue dans sa mémoire 12 de rang est égale à 1, inférieure à celle contenue dans le champ 27 de rang du message, tandis que le contenu de la mémoire 12 de rang du noeud 1037 est égal à 2. Le noeud 1037 émet un message 20 de localisation contenant ses propres données de localisation, et contenant un champ 27 de rang égal à 2. Ce message est reçu par les noeuds 1036 et 1035. Mais seul le noeud 1036 va le réémettre puisque la valeur contenue dans sa mémoire 12 de rang est égale à 1, et est donc inférieure à celle du champ 27 de rang de ce message. Le noeud 1036 ajoute ses propres données de localisation dans les champs correspondants des deux messages reçus en provenance des noeuds 1037 et 1035. Ces messages de localisation sont reçus par le noeud 102' collecteur. Ainsi, un message de localisation en provenance des noeuds 1037 et 1035 est acheminé par le noeud 1036, jusqu'au noeud 102' collecteur. Ainsi, le réseau collecte des messages 20 de localisation en deux points qui sont les noeuds 102 et 102' collecteurs. Selon le procédé décrit à la figure 5b, à l'étape 59, le module 88 de traitement du noeud 103; interprète qu'un message a été reçu, en extrait le contenu du champ 24 d'identifiant de type et détermine qu'il s'agit d'un message 20 de localisation, puis, dans l'affirmative, exécute l'étape 60. A l'étape 60, le module 88 de traitement du noeud 103; extrait du message 20 de données, la valeur contenue dans le champ 25 d'identifiant de noeud collecteur, et il exécute l'étape 61. A l'étape 61, le module 88 de traitement du noeud 103; extrait du message la valeur contenue dans le champ 25 d'identifiant de noeud collecteur et la compare avec celle contenue dans la mémoire 14 d'identifiant de noeud collecteur mémorisée dans le noeud. Si les deux valeurs sont différentes, le module 88 de traitement du noeud 103; exécute l'étape 70 d'arrêt, ce noeud 103; n'étant pas sur le chemin de routage pour le noeud collecteur de ce message. Si elles sont identiques, il exécute l'étape 62. A l'étape 62, le module 88 de traitement du noeud 103; extrait du message le contenu du champ 27 de rang pour le noeud collecteur, puis exécute 10 l'étape 63. A l'étape 63, le module 88 de traitement du noeud 103; compare, pour ce noeud collecteur, la valeur extraite du message qui était contenue dans le champ 27 de rang avec la valeur contenue dans sa mémoire 12 de rang. Si la valeur du message est supérieure ou égale à celle du noeud, alors le noeud exécute 15 l'étape 70 d'arrêt. Sinon, il exécute l'étape 64. A l'étape 64, le module 88 de traitement du noeud 103; détermine s'il accepte le message de localisation reçu. S'il le refuse, alors il exécute l'étape 66. S'il l'accepte, alors il exécute l'étape 65. A l'étape 65, le module 88 de traitement du noeud 103; renvoie 20 un message 21 de service d'acquittement du message vers le noeud émetteur du message de localisation, puis il exécute l'étape 67. A l'étape 66, le module 88 de traitement du noeud 103; renvoie un message 21 de service de non acquittement du message vers le noeud émetteur du message de localisation. 25 A l'étape 67, le module 88 de traitement du noeud 103; ajoute, dans le champ 27 de rang du message 20 de localisation, la valeur contenue dans sa mémoire 12 de rang, puis il exécute l'étape 68. A l'étape 68, le module 88 de traitement du noeud 103; ajoute son identifiant de noeud, contenu dans sa mémoire 11 d'identifiant de noeud, dans le 30 champ 22 d'identifiant de noeud émetteur du message 20 de données, puis il exécute l'étape 69. A l'étape 69, le module 88 de traitement du noeud 103; réémet le message 20 de localisation via son émetteur 75. A l'étape 70 d'arrêt, le module 88 de traitement du noeud 103; ignore le message de localisation reçu, et ne le retransmet pas. Selon ce deuxième mode de réalisation, un message 20 de localisation suit potentiellement plusieurs chemins, et arrive en plusieurs exemplaires au noeud 102, 102' collecteur. Cette redondance du message de localisation à la réception peut permettre de pallier un problème de chemin endommagé. Les messages de gestion diffusés de proche en proche à partir de chaque noeud collecteur selon une transmission qui peut être qualifiée de « montante » (par opposition à la transmission, pouvant être qualifiée de « descendante » des messages de localisation depuis les noeuds sources jusqu'au(x) noeud(s) collecteur(s)) permettent d'établir une topologie du réseau et d'optimiser les chemins de routage entre les noeuds. Par ailleurs, un réseau selon l'invention peut être doté de fonctionnalités supplémentaires améliorant son fonctionnement, comme par exemple le fait que le module 88 de traitement de chaque noeud soit adapté pour émettre un message de service de type PING : - à destination d'un noeud prédéterminé (noeud le plus proche dernièrement identifié dans sa mémoire 16), de façon à vérifier que ce noeud est encore à portée, et/ou - à tous les noeuds pour identifier les noeuds qui sont à portée et/ou pour synchroniser leurs horloges respectives. Dans ce cas, le module de traitement de chaque noeud est aussi adapté pour répondre à un tel message de service PING qu'il reçoit en renvoyant à destination du noeud émetteur un message de service de type PONG permettant de valider la bonne réception du message de service PING et renvoyant les informations d'identification correspondantes et le cas échéant d'autres informations, comme par exemple son rang vis-à-vis de chaque noeud collecteur, le niveau de réception, la date précise de son horloge... Un tel protocole PING/PONG de validation de liaison sans fil est bien connu en soi. Il peut être mis en oeuvre automatiquement par chaque noeud par exemple après écoulement d'une certaine durée prédéterminée sans réception de message. Un procédé et un réseau selon l'invention présentent de nombreux avantages. En particulier, la transmission des messages est effectuée via des liaisons série par paquets unidirectionnelles permettant l'allocation dynamique des rangs et leurs corrections en fonction de la qualité de transmission (permettant d'augmenter la précision de localisation). Une telle communication nécessite peu d'énergie, les messages transmis de gestion et de localisation étant très peu volumineux. Cela étant, rien n'empêche de prévoir d'ajouter d'autres types de messages ou d'autres types de données à chaque type de message. En outre, la sécurité de fonctionnement est assurée dans la mesure où l'interception des messages par des tiers est peu probable et, en tout état de cause, l'interception d'un message ne procure aucune information pertinente pour un tiers. Les données de localisation collectée au niveau des différents noeuds collecteurs permettent de déduire de nombreuses informations, et ces déductions peuvent même éventuellement être effectuées automatiquement par voie logicielle au niveau d'un système informatique centralisé. À ce titre, les données de localisation peuvent être complétées par des informations supplémentaires accessibles au niveau du système informatique centralisé, par exemple la topographie de la zone d'évolution, la position connue de certains noeuds par rapport à la zone d'évolution, la portée nominale de chaque noeud... Un tel système informatique peut également être adapté pour émettre des signaux d'alerte en fonction de conditions prédéterminées, par exemple sur détection du fait que le nombre de noeuds de mobile est inférieur à un nombre prédéterminé, ou sur la détection d'une valeur de rang supérieure à une valeur prédéterminée,... Il est possible d'ajouter ou de supprimer des noeuds à tout moment, y compris des noeuds de mobile, sans aucune perturbation du réseau. Il est également facile d'augmenter la portée de communication totale du réseau en ajoutant des noeuds relais (fixes ou mobiles) dans des positions (absolues par rapport à la zone d'évolution ou relatives par rapport aux différents noeuds collecteurs) appropriées et en nombre approprié, permettant de modifier le périmètre d'extension maximum du réseau. Il est à noter que les différents noeuds peuvent être conçus de façon à permettre une allocation dynamique des types de noeuds. Par exemple, tous les noeuds peuvent être strictement identiques et dotés de fonctionnalités permettant de les transformer chacun, à la configuration initiale du réseau ou même dynamiquement au cours de son utilisation, en noeud collecteur ou au contraire en noeud de mobile non collecteur. Pour ce faire il suffit de prévoir que chaque noeud soit susceptible d'initialiser, d'élaborer et d'émettre un message 19 de gestion, puis de collecter les données de localisation à réception de messages 20 de localisation. Les exemples ci-après sont des exemples d'applications de l'invention. EXEMPLE 1 : La zone d'évolution est l'enceinte d'une école, y compris la cour de récréation. La figure 7 est une illustration de cet exemple. Un premier noeud 102 collecteur est placé fixe par rapport à l'enceinte de l'école, en position de préférence plus ou moins centralisée, et avec une portée en réception schématisée par des traits pointillés sur la figure 7 inférieure à la dimension totale de la cour 120 de récréation. Un deuxième noeud 102' collecteur est disposé à proximité de la porte 121 d'entrée de l'école. Chaque élève est équipé d'un noeud 103; de mobile. L'invention permet de déterminer si les élèves, identifiés individuellement ou par groupe (c'est-à-dire notamment par classe) sont présents dans l'école et, le cas échéant, à quel endroit. Initialement, aucun élève n'est présent dans l'école. Le premier noeud 102 collecteur ne reçoit alors aucune donnée de localisation. Lorsque des élèves attendent devant la porte 121, le deuxième noeud 102' collecteur reçoit des données de localisation de ces élèves. Lorsque les élèves commencent à rentrer dans la cour, ils sont détectés par le premier noeud 102 collecteur, au fur et à mesure, leurs données de localisation étant transmises à ce dernier. Grâce à la transmission de proche en proche des messages de gestion, puis des messages de localisation entre les noeuds des différents élèves jusqu'aux noeuds collecteurs, les élèves présents dans l'école et au voisinage de la porte 121 sont en permanence localisés, voire identifiés. À la fin de la récréation, les élèves s'organisent normalement par classes comme représenté figure 7. Si l'on constate que les noeuds de mobile de tous les élèves d'un même groupe c'est-à-dire d'une même classe, ont tous le même rang ou des rangs voisins, cela signifie qu'ils sont ensemble. Il est possible de compter automatiquement les élèves d'un même groupe pour déterminer s'ils sont ou non présents dans la classe correspondante. Il est possible également de déterminer qu'un élève identifié par un groupe ou individuellement ayant un rang très différent des rangs des élèves de sa classe, est situé soit dans la cour de récréation soit dans un autre bâtiment ou dans une autre classe. Dans le cas où l'enceinte présente des zones non couvertes, il est possible d'équiper un surveillant d'un noeud de mobile et de lui demander de se déplacer dans la zone non couverte, son rang pouvant faire office de noeud relais et de référence. Il est également possible d'installer un noeud fixe ou plusieurs noeuds fixes au niveau des zones non couvertes par la portée des noeuds collecteurs, de façon à assurer que l'intégralité de l'enceinte de l'école soit couverte par la portée en réception de ces différents noeuds fixes. Par exemple, il est possible (variante non représentée) de placer des noeuds fixes pour former un périmètre à surveiller, par exemple à la périphérie de la cour de récréation, voire à la périphérie de l'enceinte de l'école. La connaissance des rangs de ces noeuds fixes et de leur identification permet de déterminer si les élèves (noeuds de mobile) s'approchent ou s'éloignent du périmètre. Il n'est pas nécessaire de prévoir un noeud collecteur pour chaque salle de classe 122, les différentes salles de classe 122 pouvant être à portée les unes des autres de proche en proche. Cela étant, rien n'empêche également de doter chaque salle de classe d'un noeud collecteur dont la portée correspond à cette salle. EXEMPLE 2 : Un réseau selon l'invention peut être utilisé par exemple pour localiser un groupe de personnes en déplacement, par exemple un groupe de randonneurs, accompagnées par au moins un guide. Chaque guide est équipé d'un noeud collecteur. Les autres personnes sont équipées chacune d'un noeud de mobile. Les différentes personnes peuvent être localisées au moins approximativement par rapport à chaque guide ou par rapport à au moins l'un d'entre eux. De la même manière, un réseau selon l'invention peut être utilisé pour gérer un troupeau d'animaux, un animal dominant du troupeau étant doté d'un noeud collecteur, les autres animaux étant dotés de noeuds de mobile. On peut ainsi par exemple s'assurer que le troupeau, en pâturage libre (par exemple sur un alpage de montagne), conserve le même nombre d'animaux à portée les uns des autres. Il est aussi possible d'équiper la périphérie d'une surface de pâturage prédéterminée, clôturée ou non, de noeuds fixes, qui peuvent être pour partie ou non des noeuds collecteurs. EXEMPLE 3 : Un réseau selon l'invention peut être utilisé pour gérer des véhicules de location sur des parkings sur lesquels ces véhicules peuvent se trouver. Par exemple, un premier parking a un faible nombre de places mais est situé à proximité d'une zone d'accès par les clients. D'autres parkings peuvent être plus éloignés et permettre le stockage des véhicules lorsque le premier parking est rempli. Chaque véhicule est équipé d'un noeud de mobile. Chaque parking et/ou chaque rangée d'un parking et/ou chaque ligne de deux rangées adjacentes d'un parking, peut être équipé(e) d'un noeud collecteur dont la portée correspond par exemple à environ deux places de parking, c'est-à-dire de l'ordre de 5 m de rayon. La barrière d'entrée du parking peut être également équipée d'un noeud collecteur. Le premier parking peut être aussi doté d'une caméra de surveillance permettant de détecter les places vides et les places occupées. Si le réseau selon l'invention formé sur le premier parking détecte un nombre de véhicules supérieur au nombre de places occupées visualisées par la caméra, on peut considérer que des véhicules non autorisés (non équipés d'un noeud de mobile) sont garés gratuitement sur le parking. En outre, il est possible de prévoir que les messages de gestion envoyés à chaque noeud de mobile incorporent une commande permettant au gérant du parking de faire allumer les feux de tous les véhicules de location ainsi garés sur le premier parking, permettant de détecter immédiatement les véhicules en infraction. En outre, le réseau selon l'invention formé sur le premier parking et/ou sur chaque autre parking éloigné, permet de connaître le nombre de 5 véhicules, voire l'identification des véhicules sur chaque parking. Il peut être prévu un réseau indépendant par parking ou un même réseau pour plusieurs parkings, selon la topographie des différents parkings et les besoins. EXEMPLE 4 : 10 Un réseau selon l'invention peut être utilisé également pour localiser des biens meubles (mobilier, oeuvres d'art,...) de valeur dans un bâtiment. Par exemple, il peut s'agir d'oeuvres d'art dans un musée ou dans un logement. Chaque oeuvre d'art peut être dotée d'un noeud de mobile, et le musée comporte au moins un noeud collecteur. Ainsi, chaque oeuvre d'art peut être détectée et localisée. 15 Rien n'empêche de prévoir que la transmission des messages entre les différents noeuds soit de plus sécurisée par un protocole de cryptage symétrique ou asymétrique. À ce titre, il est également possible d'utiliser la valeur de rang d'un noeud comme clé de cryptage. En effet, tant que les noeuds de mobile restent la même place, le cryptage fonctionne. Par contre, si l'un des biens meuble 20 est déplacé, sa valeur de rang va changer et le cryptage ne sera plus opérationnel à partir de ce rang. Le décryptage permettra d'identifier cette erreur de cryptage et de communiquer à un noeud collecteur la localisation du noeud dont le rang a ainsi changé. Un tel cryptage dynamique assure une grande sécurité vis-à-vis des attaques par les tiers, la valeur de rang étant fournie dynamiquement et uniquement par 25 transmission par paquets unidirectionnelle, c'est-à-dire de façon brève et ponctuelle. L'invention peut faire l'objet de nombreuses variantes de réalisation et applications autres que celles décrites ci-dessus. REVENDICATIONS1/Procédé de localisation relative de mobiles à l'aide d'un réseau à liaisons sans fil susceptible d'être établi entre des dispositifs électroniques de communication, dits noeuds, chaque mobile étant doté d'un dispositif électronique de communication, dit noeud de mobile, caractérisé en ce que : - chaque noeud est adapté pour pouvoir émettre et recevoir des messages sur le réseau par liaisons sans fil, - chaque noeud comporte un module (88) de traitement adapté pour pouvoir interpréter et modifier un message reçu, - au moins un noeud, dit noeud (102, 102') collecteur, étant adapté pour générer et émettre un message, dit message (19) de gestion, diffusé de proche en proche par les noeuds, chaque message (19) de gestion comportant un champ numérique, dit champ (27) de rang, - le module (88) de traitement d'un noeud recevant un message (19) de gestion est adapté pour comparer la valeur du champ (27) de rang du message avec une valeur numérique mémorisée dans une mémoire numérique du noeud, dite mémoire (12) de rang, - si la valeur contenue dans la mémoire (12) de rang correspond à au moins une valeur prédéterminée, dite valeur indéfinie, alors le module (88) de traitement incrémente le contenu du champ (27) de rang, met à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmet le message (19) de gestion, - le module (88) de traitement d'un noeud recevant un message (19) de gestion est adapté pour, si la valeur contenue dans la mémoire (12) de rang appartient à l'ensemble formé des valeurs supérieures au contenu du champ (27) de rang, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion, - au moins un message (20) de localisation est émis à partir d'un noeud source à destination d'au moins un noeud (102, 102') collecteur via une série de noeuds (103;) de rangs successifs générés par diffusion préalable d'unmessage (19) de gestion à partir dudit noeud (102, 102') collecteur jusqu'audit noeud source, ce message (21) de localisation contenant des données, dites données de localisation, comprenant au moins un code d'identification individuelle et/ou collective d'au moins un noeud (103i) par lequel il transite, et la valeur de rang, contenue dans la mémoire (12) de rang de ce noeud (103i), par rapport audit noeud (102, 102') collecteur, l'émission de chaque message (20) de localisation étant adaptée pour que les données de localisation de chaque noeud de mobile appartenant au réseau soient transmises à au moins un noeud collecteur. 2/Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le message (20) de localisation contient un code d'identification individuelle et/ou collective, et la valeur de rang par rapport audit noeud (102, 102') collecteur, de chaque noeud par lequel il transite depuis ledit noeud (103i) source, jusqu'audit noeud (102, 102') collecteur. 3/Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que ledit noeud source est choisi parmi : un noeud destinataire identifié dans ledit message (19) de gestion ; un noeud terminal à partir duquel ledit message (19) de gestion cesse d'être diffusé, aucun noeud à portée de ce noeud terminal ayant une valeur contenue dans sa mémoire de rang correspondant à une valeur indéfinie ou appartenant à l'ensemble des valeurs supérieures au champ de rang dudit message (19) de gestion ; chaque noeud dont la valeur de mémoire (12) de rang a été précédemment modifiée. 4/Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque noeud (102, 102') collecteur est adapté pour présenter une portée en réception inférieure à une zone, dite zone d'évolution, dans laquelle les mobiles sont susceptibles d'évoluer. 5/Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que: - chaque noeud comprend un dispositif de mesure d'au moins un paramètre représentatif de la qualité de la transmission de chaque message qu'il reçoit, ce dispositif de mesure générant au moins une valeur, dite valeur de qualité de transmission,- lorsqu'un noeud (103;) reçoit un message (19) de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, le module (88) de traitement est adapté pour : comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à ce message (19) de gestion avec au moins un critère prédéterminé choisi de façon à détecter une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, si une telle amélioration est détectée, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 6/Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message reçu est mémorisée dans une mémoire du noeud, et en ce que le module (88) de traitement est adapté pour comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message (19) de gestion reçu avec la valeur de qualité de transmission préalablement mémorisée et, si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence de valeurs supérieure à une valeur seuil prédéterminée correspondant à une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 7/Procédé selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le module (88) de traitement de chaque noeud (102) est adapté pour : - incorporer dans chaque message (19) de gestion qu'il émet, un champ numérique, dit instant d'émission, correspondant à l'instant auquel il émet le message de gestion, - déterminer l'instant de réception de chaque message de gestion qu'il reçoit dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, et le comparer à l'instant d'émission incorporé dans le message de gestion,- si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence temporelle, représentative d'une durée de transmission, inférieure à une valeur de comparaison, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 8/Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ladite valeur de comparaison correspond à la durée de transmission mémorisée du précédent message (19) de gestion reçu diminuée d'une valeur seuil prédéterminée. 9/Procédé selon la revendication 5 et l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que chaque noeud comprend un dispositif de mesure du niveau de signal de réception de chaque message qu'il reçoit, et lorsqu'un noeud (103;) reçoit un message (19) de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, le module (88) de traitement est adapté pour comparer le niveau du signal de réception avec une valeur prédéterminée, dite valeur de comparaison, puis, si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence de niveaux supérieure à une valeur seuil, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 10/ Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite valeur de comparaison est le niveau mémorisé du signal de réception du précédent message reçu. 11/ Réseau à liaisons sans fil permettant la localisation relative de mobiles, susceptible d'être établi entre des dispositifs électroniques de communication, dits noeuds, chaque mobile étant doté d'un dispositif électronique de communication, dit noeud de mobile, caractérisé en ce que : - chaque noeud comprend un émetteur (5) et un récepteur (6) de messages sur le réseau par liaisons sans fil, - chaque noeud comprend un module (88) de traitement 30 adapté pour pouvoir interpréter et modifier un message reçu,- au moins un noeud, dit noeud (102, 102') collecteur, étant adapté pour générer et émettre un message, dit message (19) de gestion, diffusé de proche en proche par les noeuds, chaque message (19) de gestion comportant un champ numérique, dit champ (27) de rang, - le module (88) de traitement d'un noeud de mobile recevant un message (19) de gestion est adapté pour comparer la valeur du champ (27) de rang du message avec une valeur numérique mémorisée dans une mémoire numérique du noeud, dite mémoire (12) de rang, - si la valeur contenue dans la mémoire (12) de rang correspond à au moins une valeur prédéterminée, dite valeur indéfinie, alors le module (88) de traitement est adapté pour incrémenter la valeur du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion, -le module (88) de traitement d'un noeud recevant un message de gestion est adapté pour, si la valeur contenue dans la mémoire (12) de rang appartient à l'ensemble formé des valeurs supérieures au contenu du champ (27) de rang, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion, -le module (88) de traitement d'au moins un noeud, dit noeud source, est adapté pour générer et émettre, à destination d'au moins un noeud (102, 102') collecteur via une série de noeuds (103i) de rangs successifs générés par diffusion préalable d'un message (19) de gestion à partir dudit noeud (102, 102') collecteur jusqu'audit noeud source, un message (20) de localisation contenant des données, dites données de localisation, comprenant au moins un code d'identification individuelle et/ou collective d'au moins un noeud (103i) par lequel il transite, et la valeur de rang, contenue dans la mémoire (12) de rang de ce noeud (103i), par rapport audit noeud (102, 102') collecteur, l'émission de chaque message (20) de localisation étant adaptée pour que les données de localisation de chaque noeud de mobile appartenant au réseau soient transmises à au moins un noeud collecteur.12/ Réseau selon la revendication 11, caractérisé en ce que le message (20) de localisation contient un code d'identification individuelle et/ou collective, et la valeur de rang par rapport audit noeud (102, 102') collecteur, de chaque noeud (103;) par lequel il transite depuis ledit noeud source, jusqu'audit noeud (102, 102') collecteur. 13/ Réseau selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que ledit noeud source est choisi parmi : un noeud destinataire identifié dans ledit message (19) de gestion ; un noeud terminal à partir duquel ledit message (19) de gestion cesse d'être diffusé, aucun noeud à portée de ce noeud terminal ayant une valeur contenue dans sa mémoire de rang correspondant à une valeur indéfinie ou appartenant à l'ensemble des valeurs supérieures au champ de rang dudit message (19) de gestion ; chaque noeud dont la valeur de mémoire (12) de rang a été précédemment modifiée. 14/ Réseau selon l'une des revendications 11 à 13, caractérisé en ce que : -chaque noeud comprend un dispositif de mesure d'au moins un paramètre représentatif de la qualité de la transmission de chaque message qu'il reçoit, ce dispositif de mesure générant au moins une valeur, dite valeur de qualité de transmission, -lorsqu'un noeud (103;) reçoit un message (19) de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, le module (88) de traitement est adapté pour : - comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à ce message (19) de gestion avec au moins un critère prédéterminé choisi de façon à détecter une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, - si une telle amélioration est détectée, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion.15/ Réseau selon la revendication 14, caractérisé en ce que chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message reçu est mémorisée dans une mémoire du noeud, et en ce que le module (88) de traitement est adapté pour comparer chaque valeur de qualité de transmission correspondant à un message (19) de gestion reçu avec la valeur de qualité de transmission préalablement mémorisée et, si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence de valeurs supérieure à une valeur seuil prédéterminée correspondant à une amélioration prédéterminée de la qualité de transmission, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 16/ Réseau selon l'une des revendications 14 ou 15, caractérisé en ce que le module (88) de traitement de chaque noeud (102) est adapté pour : - incorporer dans chaque message (19) de gestion qu'il émet, un champ numérique, dit instant (26) d'émission, correspondant à l'instant auquel il émet le message de gestion, - déterminer l'instant de réception de chaque message de gestion qu'il reçoit dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, et le comparer à l'instant d'émission incorporé dans le message de gestion, - si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence temporelle, représentative d'une durée de transmission, inférieure à une valeur de comparaison, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 17/ Réseau selon la revendication 16, caractérisé en ce que ladite valeur de comparaison correspond à la durée de transmission mémorisée du précédent message (19) de gestion reçu diminuée d'une valeur seuil prédéterminée. 18/ Réseau selon la revendication 14 et l'une des revendications 11 à 17, caractérisé en ce que chaque noeud comprend un dispositifde mesure du niveau de signal de réception de chaque message qu'il reçoit, et lorsqu'un noeud (103;) reçoit un message (19) de gestion dont la valeur de champ de rang est égale à celle de la mémoire (12) de rang, le module (88) de traitement est adapté pour comparer le niveau du signal de réception avec une valeur prédéterminée, dite valeur de comparaison, puis, si le résultat de cette comparaison est représentatif d'une différence de niveaux supérieure à une valeur seuil, incrémenter le contenu du champ (27) de rang, mettre à jour le contenu de la mémoire (12) de rang avec le contenu du champ (27) de rang incrémenté, et retransmettre le message (19) de gestion. 19/ Réseau selon la revendication 18, caractérisé en ce que ladite valeur de comparaison est le niveau mémorisé du signal de réception du précédent message reçu. 20/ Réseau selon l'une des revendications 11 à 19, caractérisé en ce que les mobiles sont des terminaux aptes à être portés par des êtres 15 vivants ou des objets.
130,362
FR2960118A1
A1
20111118
doc_full
-1
La présente invention concerne une gestion des connexions de noeuds relais pour former un réseau ad hoc. Plus particulièrement, l'invention présente une gestion dans un noeud relais des connexions à établir auprès d'autres noeuds relais voisins. L'invention trouve une application dans le déploiement rapide d'un réseau de type ad hoc utilisé par les professionnels de la sécurité tels que les sapeurs pompiers, la police ou encore les forces militaires lors d'interventions sur un site non pourvu d'une infrastructure réseau sécurisée. Les réseaux ad hoc sont des réseaux sans fil et spontanés, ne nécessitant la présence d'aucune infrastructure fixe et capables de s'organiser dynamiquement sans intervention des utilisateurs. La simple présence de terminaux, appelés également noeuds, équipés d'une interface radio, qu'il s'agisse de micro-ordinateurs, d'assistants personnels, de dispositifs embarqués dans des véhicules ou encore de capteurs, suffit pour pouvoir créer un réseau ad hoc. Dans un réseau mobile ad hoc, constitué de noeuds munis d'une interface de communication radio, un noeud du réseau peut communiquer directement avec ses voisins, c'est-à-dire ceux qui sont à portée de sa propre interface, et fait office de routeur pour les autres noeuds mobiles des réseaux. Un nouveau noeud arrivant dans le réseau doit se faire connaître du reste du réseau et découvrir la topologie du réseau. Pour ce faire il s'annonce auprès des noeuds voisins du réseau en diffusant une ou des informations le définissant qui seront véhiculées de noeud en noeud. Il reçoit en écoutant le réseau, des informations définissant les autres noeuds constituant le réseau et établit ainsi la topologie du réseau. Ce type de réseau est particulièrement utile quand aucune connexion filaire n'est disponible, par exemple lors d'interventions sur le site d'une catastrophe et plus généralement pour le déploiement rapide d'un réseau. L'invention est basée sur un protocole connu de routage proactif permettant à chaque noeud de connaître la topologie du réseau. Dans un tel protocole, des tables de routage définissent respectivement pour chaque noeud les chemins de liaison des noeuds du réseau qu'il peut atteindre. Ces tables de routages sont construites automatiquement dans chacun des noeuds du réseau et permettent d'identifier à chaque instant la topologie du réseau. Beaucoup de travaux sur des protocoles de routage proactifs d'un réseau mobile ad hoc, appelé MANET ("Mobile Ad hoc NETworks" en anglais), ont été validés par le groupe de travail international IETF ("Internet Engineering Task Force" en anglais) qui participe à l'élaboration de standards pour Internet. Ces travaux concernent notamment les protocoles de routage suivants : - le protocole NHDP ("NeighborHood Discovery Protocol" en anglais), qui est un protocole de découverte des noeuds voisins du réseau via l'échange de tables de routage entre chacun des noeuds du réseau, - le protocole OLSR ("Optimized Link State Routing Protocol" en anglais) qui est un protocole d'optimisation des connexions entre noeuds parmi lesquels certains noeuds sont élus pour transmettre les tables de routage, et - le protocole TBRPF ("Dissemination Based on Reverse-Path Forwarding" en anglais) qui est un protocole de routage dans lequel seules les modifications - et non l'intégralité de la table de routage - sont échangées entre les noeuds. En considérant les cas pratiques des réseaux ad hoc sur le terrain, le nombre de connexions pouvant être établies pour chaque noeud avec d'autres noeuds d'un réseau est limité. Ainsi un premier ensemble de noeuds formant un premier réseau ad hoc peut être isolé d'un autre ensemble de noeuds formant un deuxième réseau ad hoc. Ceci est dû notamment à une mauvaise gestion des connexions entre les noeuds, de part l'utilisation des protocoles connus. L'objectif de l'invention est d'établir pour chaque noeud les connexions les 20 plus pertinentes afin de former un réseau ad hoc ayant une grande couverture réseau. Sur des sites à risque, comme des catastrophes naturelles ou des opérations militaires, il n'est pas toujours possible de connecter un réseau ad 25 hoc à, par exemple, une infrastructure réseau fixe. La sécurité des citoyens et/ou des militaires dépend des communications entre les utilisateurs du réseau. Par conséquent la connectivité du réseau doit être optimisée pour être aussi large que possible. Cette optimisation est mise en oeuvre dans chaque noeud relais du réseau ad hoc par un procédé pour gérer un établissement d'un 30 nombre fixe de connexions entre des noeuds relais détectés voisins afin de former un réseau ad hoc de couverture élargie, le procédé étant mis en oeuvre dans chaque noeud relais courant et comprenant un classement des noeuds relais voisins selon un paramètre spécifique, une sélection du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins classés et un établissement des connexions 35 entre les noeuds relais voisins sélectionnés et le noeud relais courant Le procédé est caractérisé en ce qu'il comprend avant la sélection du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins, un surclassement des noeuds relais voisins identifiés comme non accessibles ou accessibles avec surclassement dans le réseau ad hoc depuis le noeud relais courant pour les rendre aptes à être sélectionnés. Selon une caractéristique de l'invention, le paramètre spécifique comprend une efficacité spectrale propre à chaque noeud relais voisin mesurée par le noeud relais courant et selon lequel le surclassement des noeuds relais voisins identifiés comme non accessibles ou accessibles avec surclassement comprend une majoration de leurs efficacités spectrales mesurées respectives en ajoutant une valeur donnée. Selon une autre caractéristique de l'invention, dans chaque noeud relais courant, un vecteur d'état de lien est construit et comporte au moins des identités des noeuds relais voisins avec lesquels le noeud relais courant a établi des connexions, et comporte pour chaque noeud relais voisin une accessibilité réseau dudit noeud considérée à partir du noeud relais courant, le vecteur d'état de lien étant transmis aux autres noeuds relais du réseau via les noeuds relais voisins sélectionnés et connectés. Selon le protocole de routage proactif, une table de routage transmise de noeud en noeud contient les chemins de liaison qui permettent à partir d'un noeud d'atteindre un autre noeud dans le réseau. La cartographie du réseau est définie dans la table de routage. Le noeud se réfère à la table de routage pour atteindre un autre noeud. De manière différente, selon l'invention, chaque noeud relais transmet vers tous les autres noeuds du réseau les identités des noeuds relais voisins avec lesquels il est connecté. A partir des vecteurs d'état de lien reçus, chaque noeud construit sa propre carte de connectivité entre tous les noeuds du réseau et donc sa propre table de routage. Ainsi, lorsqu'un noeud relais doit joindre un autre noeud relais du réseau, il détermine à partir des vecteurs d'état de lien des noeuds du réseau le meilleur chemin de liaison pour l'atteindre. Selon encore une autre caractéristique de l'invention, chaque noeud relais courant identifie une accessibilité réseau pour chaque noeud relais voisin à partir d'une analyse des vecteurs d'état de lien de noeuds relais formant le réseau ad hoc, reçus et validés par le noeud relais courant et du vecteur d'état de lien construit par le noeud relais courant, un noeud relais voisin étant identifié comme : - non accessible depuis le noeud relais courant, si l'identité du noeud relais voisin n'est présente dans aucun des vecteurs d'état de lien analysés, - accessible depuis le noeud relais courant, - si le vecteur du noeud relais voisin est analysé par le noeud relais courant, ou - si dans au moins un des vecteurs analysés par le noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme 5 accessible, ou - si dans le vecteur d'état de lien du noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme non accessible et dans au moins un des autres vecteurs d'état de lien reçus l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec 10 surclassement, ou - accessible avec surclassement depuis le noeud relais courant, si dans le vecteur d'état de lien du noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec surclassement et dans les autres vecteurs d'état de lien reçus l'accessibilité réseau du noeud relais 15 voisin indique ledit noeud comme non accessible ou accessible avec surclassement. L'invention concerne également un noeud relais apte à gérer l'établissement d'un nombre fixe de connexions vers des noeuds relais détectés 20 voisins afin de former un réseau ad hoc de couverture élargie, et comprenant un moyen pour classer les noeuds relais voisins selon un paramètre spécifique, un moyen pour sélectionner un nombre fixe de premiers noeuds relais voisins classés et des moyens (pour établir des connexions entre les noeuds relais voisins sélectionnés et ledit noeud relais. Le noeud relais est caractérisé en ce 25 qu'il comprend un moyen pour surclasser, avant la sélection du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins, des noeuds relais voisins déterminés comme non accessibles ou accessibles avec surclassement dans le réseau ad hoc depuis ledit noeud relais pour les rendre aptes à être sélectionnés. Selon une caractéristique de l'invention, les moyens pour établir un 30 nombre fixe de connexions entre les noeuds relais voisins sont des unités de communication radio fonctionnant comme des terminaux mobiles pour s'inscrire et se connecter aux stations relais voisines sélectionnées. Enfin, l'invention se rapporte à un programme d'ordinateur apte à être mis 35 en oeuvre dans un noeud relais, ledit programme comprenant des instructions qui, lorsque le programme est exécuté dans ledit noeud relais, réalisent la gestion de l'établissement d'un nombre fixe de connexions entre des noeuds relais détectés voisins afin de former un réseau ad hoc de couverture élargie, selon le procédé de l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante de plusieurs réalisations de l'invention données à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés correspondants dans lesquels : - la figure 1 montre un système de communication ad hoc selon l'invention, - la figure 2 montre un schéma bloc d'un noeud relais selon l'invention, et - les figures 3 et 4 sont des algorithmes d'un procédé de gestion de connexions d'un noeud relais selon l'invention. Les différents éléments apparaissant sur les différentes figures 15 conservent, sauf précision contraire, les mêmes références. En référence à la figure 1, un exemple de système de communication selon l'invention comprend un ou plusieurs réseaux ad hoc RAI et RA2 formés par plusieurs stations relais RS1 à RS1, appelées également noeuds relais. 20 Chaque réseau ad hoc, par exemple RAI, est formé par une ou plusieurs stations relais, RS1 à RS4 dans l'exemple, communiquant par voie radio directement entre elles ou indirectement par le biais d'autres stations relais. Une station relais est un équipement semi-mobile, par exemple embarqué dans un véhicule en stationnement, tel qu'un camion de pompier ou une voiture de 25 police, ou placé en haut d'un bâtiment. Chaque station relais établit des connexions bidirectionnelles avec des stations mobiles proches, telles que des terminaux mobiles par exemple, et redirige notamment dans le réseau ad hoc des données depuis une station mobile source vers une station mobile de destination pouvant être inscrite auprès d'une autre station relais du même 30 réseau, les stations mobiles ne communiquant pas directement entre elles. Les stations relais sont adaptées à l'émission et la réception de signaux radioélectriques à destination de stations mobiles et des stations relais, dites stations relais voisines, comprises dans une zone de couverture donnée. L'invention s'intéresse plus particulièrement dans chaque station relais à la 35 gestion des liaisons bidirectionnelles à établir vers d'autres stations relais voisines comprises dans une zone de couverture donnée. En fonctionnement normal, chaque station relais demande à établir directement, au plus, N liaisons - appelées également connexions - avec N stations relais voisines distinctes, qui ont été préalablement classées et sélectionnées par la station relais - appelée dans la suite de la description station relais courante - en fonction de paramètres spécifiques caractérisant lesdites stations relais voisines. Dans l'exemple de réalisation de l'invention décrit dans la suite de la description, le paramètre de classement et de sélection des stations relais voisines correspond à l'efficacité spectrale propre à chaque station relais voisine et mesurée depuis la station relais courante et. D'autres paramètres peuvent être considérés. Le système de communication selon l'exemple comporte plusieurs réseaux ad hoc distincts qui ne communiquent pas entre eux. Les stations relais d'un réseau ne communiquent pas avec les stations relais de l'autre réseau, soit parce qu'elles sont trop éloignées et ne se détectent pas, soit parce qu'aucune station relais d'un des deux réseaux n'est connectée avec au moins une station relais de l'autre réseau, ce qui est le cas, par exemple, quand toutes les N liaisons des stations relais proches des deux réseaux sont occupées. Ainsi aucune station mobile incluse dans l'un des deux réseaux ne communique avec une station mobile de l'autre réseau. L'objectif de la présente invention est donc d'optimiser dans chaque station relais courante la gestion des N liaisons à établir vers d'autres stations relais voisines pour élargir la couverture du réseau ad hoc. Pour ce faire, chaque station relais courante sélectionne N premières stations relais voisines parmi un ensemble de M stations relais voisines détectées selon un critère spécifique par la station relais courante et classées selon un paramètre spécifique. Une station relais est considérée comme accessible par la station relais courante lorsqu'une liaison, ou un chemin de liaisons entre plusieurs stations relais, est établi entre les deux stations et leur permet de communiquer entre elles. Lorsqu'une station relais voisine détectée est identifiée comme non accessible depuis la station relais courante, la station relais courante surclasse dans l'ensemble des stations relais voisines, la station relais non accessible pour qu'elle ait la possibilité d'être sélectionnée. Après classement, si la station relais fait partie des N premières stations relais, elle est sélectionnée et une liaison bidirectionnelle, dite marquée, est établie entre la station relais surclassée et la station relais courante. La liaison marquée appartient aux N liaisons établies par la station relais courante et a pour avantage d'élargir le réseau ad hoc en interconnectant le réseau ad hoc contenant la station relais courante au réseau ad hoc contenant la station relais surclassée et sélectionnée pour ne former qu'un seul réseau ad hoc de couverture plus large. En référence à la figure 1, deux stations relais RS1 et RSi appartenant respectivement aux deux réseaux ad hoc distincts RAI, RA2, et étant assez proches l'une de l'autre pour qu'au moins l'une des deux stations relais détecte la présence de l'autre, vont se connecter par l'intermédiaire d'une liaison bidirectionnelle marquée, représentée à la figure 1 par une flèche bidirectionnelle en pointillée. Pour ce faire, si les N liaisons de la station relais RS1 sont occupées, la station relais RS1 va tenter de libérer une de ses liaisons déjà établies vers une autre station relais en surclassant la station relais voisine RS; détectée et s'y connecter via la liaison marquée. Cette liaison marquée a pour avantage d'interconnecter les deux réseaux ad hoc RAI et RA2 en un seul réseau ad hoc RA3 de couverture plus large et permet ainsi aux stations mobiles du réseau RA3 de communiquer. Un exemple de réalisation de l'invention est décrit en référence aux figures 2 à 4. Dans cet exemple, le paramètre de sélection et de classement des stations relais voisines détectées par la station relais courante comprend l'efficacité spectrale propre à chaque station relais voisine, mesurée par la station relais courante. Le surclassement d'une station relais voisine identifiée comme non accessible par la station relais courante dans le réseau s'effectue par une majoration de l'efficacité spectrale mesurée propre à cette station relais voisine en la sommant à une valeur donnée. Toutes les stations relais étant équivalentes pour l'invention, on se référera dans la suite de la description à une station relais donnée RSc montrée à la figure 2, appartenant à l'ensemble des 1+1 stations relais du système de communication et appelée dans la suite de la description station relais courante. La station relais courante RSc est une station de base BS intégrant au maximum N unités de connexion radio UC1 - UCN fonctionnant comme des stations mobiles pour se connecter à d'autres stations relais voisines. La station de base BS comporte une interface de communication IC, une unité de détection UD, une unité de gestion UG et une unité de mémorisation UM. Les éléments UC1 - UCN, IC, UD, UG et UM inclus dans la station relais courante RSc sont des blocs fonctionnels dont la plupart assurent des fonctions ayant un lien avec l'invention et peuvent correspondre à des modules logiciels implémentés dans au moins un processeur et/ou à des modules matériels dédiés et/ou programmables. Chaque unité de connexion UC' de la station relais courante RSc se comporte comme une station mobile pour s'inscrire auprès d'une station relais voisine, par exemple, selon la norme IEEE 802.16j et établir une liaison radio bidirectionnelle entre l'unité de connexion UC' et l'interface de communication de la station relais voisine. L'interface de communication radio IC de la station relais courante RSc reçoit et traite les demandes d'inscription d'unités de connexion d'autres stations relais voisines. Une liaison bidirectionnelle entre deux stations relais est établie entre une unité de connexion UC' d'une première station relais et l'interface de communication IC de la deuxième station relais et/ou inversement. Ainsi, Deux liaisons bidirectionnelles distinctes peuvent être établies entre les deux stations relais. L'interface de communication IC de la station relais courante RSc reçoit et traite également les demandes d'inscription de stations mobiles comprises dans une zone de couverture donnée. L'unité de détection UD de la station RSc détecte la présence de M stations relais voisines RSv1 à RSvM localisées dans la zone de couverture de la station relais courante RSc - M étant un entier variant dans le temps en fonction du nombre de stations relais voisines situées à proximité de la station relais courante RSc. Par exemple la détection est mise en oeuvre au moyen d'émission et de réception de données de synchronisation via l'interface de communication IC. L'unité de détection UD fournit vers et reçoit depuis les autres stations relais voisines toutes les données nécessaires à une complète synchronisation, telles que les identités ID-RSv1 à ID-RSvM des stations relais voisines et des données relatives à leurs efficacités spectrales. A l'aide de ces données, l'unité UD mesure l'efficacité spectrale SEvm pour chaque station relais voisine RSvm détectée. Seules les stations relais voisines dont l'efficacité spectrale mesurée par UD est supérieure à un seuil d'efficacité spectrale donné SE1 sont considérées détectées. La détection des stations relais voisines et la mesure de leur efficacité spectrale sont mises en oeuvre de manière connue, par exemple, en prenant en considération la puissance du signal reçu provenant de chaque station relais voisine ou le rapport signal sur bruit du signal reçu. L'unité de gestion UG comporte, par exemple, un ou plusieurs processeurs commandant l'exécution des algorithmes Al et A2 du procédé de gestion d'un établissement de connexions d'une station relais selon l'invention. Dans la station relais courante RSc, l'unité de gestion UG gère les unités de connexion UC1 - UCN de la station relais RSc pour établir des liaisons vers d'autres stations relais voisines. L'unité UG sélectionne au plus N stations relais voisines RSv1 à RSvN parmi les M stations relais voisines RSv1 à RSvM détectées, avec N M, et ayant les meilleures efficacités spectrales mesurées ou majorées. La station relais courante RSc va tenter de s'inscrire auprès des stations relais voisines sélectionnées par le biais des N unités de connexion. Dans le cas où N M, l'unité de gestion UG sélectionnera les M stations relais. Dans la suite de la description on supposera l'inégalité suivante : N M, puisque l'objectif de la présente invention est d'étendre au maximum la couverture du réseau ad hoc en sélectionnant de manière optimale N stations relais parmi un plus grand nombre de stations relais voisines. L'unité de mémorisation UM, appelée dans la suite de la description mémoire UM, est un support d'enregistrement dans lequel peuvent être sauvegardés des programmes et des données d'utilisateurs. La mémoire UM est connectée à l'unité de gestion UG et comprend des mémoires volatiles et/ou non volatiles telles que des mémoires EEPROM, ROM, PROM, RAM, DRAM, SRAM, etc. Les algorithmes Al et A2 mettant en oeuvre le procédé de gestion des connexions de la station relais RSc sont mémorisés dans la mémoire UM. La mémoire UM comprend également une première liste L1 contenant des données définissant les M stations relais voisines détectées par l'unité UD, une deuxième liste L2 contenant des données définissant les stations relais formant le réseau ad hoc, des vecteurs d'état de lien VC1 à VCi propres respectivement aux I stations relais du réseau, le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante, des identités ID-MS1 - ID-MSp propres respectivement aux P stations mobiles connectées par ondes radioélectriques à l'interface de communication IC de la station RSc - P étant un entier variable dans le temps - et une identité ID-RSc de la station relais RSc. La station relais courante RSc identifie chaque station relais RS; du réseau en fonction d'un indicateur d'accessibilité IA; comportant un des trois états distincts suivants : - IA; = A, indiquant que la station relais RS;, voisine ou non, est accessible par la station relais courante RSc, depuis l'interface de communication IC ou depuis l'une des unités de connexion UC,,, une ou des liaisons établies dans le réseau reliant les deux stations RS; et RSc directement ou indirectement par l'intermédiaire d'autres stations relais du réseau, - IA; = AS, indiquant que la station relais voisine RS; a été surclassée par la station relais courante RSc et qu'une liaison marquée a été établie directement entre la station relais courante RSc et la station relais RS;, et - IAi = NA, indiquant que la station relais RS;, voisine ou non, est non accessible par la station relais courante RSc. Aucune liaison dans le réseau ne relie la station relais courante RSc à la station relais RS;. A partir de ces indicateurs d'accessibilité propres aux stations relais définies dans les listes LI et L2, l'unité de gestion UG décide ou non d'un surclassement d'une station relais voisine. La liste L1 définit à un instant donné un classement des stations relais voisines RSv1 à RSvm détectées par l'unité de détection UD et dont les efficacités spectrales mesurées respectives sont supérieures au seuil SE1 d'efficacité spectrale. La liste LI comprend notamment pour chacune RSvm de ces stations relais voisines, l'ensemble d'éléments suivant - avec 1 Les ensembles d'éléments dans la liste L1 définissant respectivement les stations relais voisines détectées sont classés par ordre décroissant en fonction de la valeur des efficacités spectrales totales associées SETv1 à SETvM. L'unité de gestion UG sélectionnera les N premières stations relais ayant respectivement les N meilleures efficacités spectrales totales. A l'arrivée de la station relais courante RSc dans le réseau ad hoc, toutes les stations relais voisines sont initialisées dans la liste L1 comme non accessibles, les indicateurs d'accessibilité associés étant forcés à l'état "NA". De même, toutes les efficacités spectrales totales associées sont initialement égales aux efficacités spectrales mesurées : SETv1 = SEv1 à SETvM = SEvM. La liste L2 définit à un instant donné toutes les I stations relais du réseau ad hoc identifiées à cet instant par la station relais courante RSc - I étant un entier variable dans le temps. La liste L2 est représentative de la topologie du réseau à cet instant donné et comprend pour chaque station relais RSi identifiée l'ensemble d'éléments suivant - avec 1 i I : - l'identité ID-RSi de la station relais RSi, - l'indicateur d'accessibilité IA; associé à la station relais RSi et défini par rapport à la station relais courante RSc, - les identités ID-MS1,; - ID-MSp,; des P stations mobiles connectées à l'interface de communication IC de la station relais RSi, et - au moins une identité d'accès réseau relative à une identité ID-RSv' d'une station relais voisine connectée directement à la station relais courante RSc via une unité de connexion UC' et depuis laquelle la station relais RSi est accessible indirectement ou directement par la station relais courante RSc, la station relais RSi pouvant être une des N stations relais voisines connectées RSvn. En variante, les identités d'accès réseau incluent également des identités de stations relais voisines RSv' connectées à la station relais courante RSc par l'interface de communication IC et depuis lesquelles la station relais RSi est accessible directement ou indirectement par la station relais courante RSc. Dans tous les cas, si l'indicateur d'accessibilité IA; = NA indique que la station relais RS; est non accessible depuis la station relais courante RSc, aucune identité d'accès réseau relative à la station relais RS; n'est présente dans la liste L2. La liste L2 est établie et modifiée en fonction des vecteurs d'état de lien VC1 à VC; construits respectivement par les stations relais du réseau, transmis de station relais en station relais dans le réseau ad hoc et mémorisés dès leur réception dans la mémoire UM de chaque station relais du réseau. Chaque vecteur VC; associé à une station relais RS; comprend notamment les éléments suivants : - une donnée horodatée informant sur la date et l'heure de construction du vecteur, - une durée de validité du vecteur, passée cette durée le vecteur n'est plus valide, - l'identité ID-RS; de la station relais RS;, ayant construit le vecteur, - les identités ID-MS1,; à ID-MSp,; des stations mobiles connectées à l'interface de communication IC de la station relais RS;, - les identités ID-RSv1,; à ID-RSvN,; des stations relais voisines RSv1,; à RSvN; connectées directement à la station relais RS; via les unités de connexion UC1 - UCN de la station RS;, et - les indicateurs d'accessibilité lAv1,; à IAvN,; respectivement des stations relais voisines RSv1,; à RSvN,; connectées directement à la station relais RS; et indiquant si ces stations relais voisines sont accessibles "A" ou accessibles avec surclassement "AS" depuis la station relais RS;. L'efficacité spectrale SEv,,,; de chaque station RSv,,,;, mesurée par la station relais RS; peut être également incluse dans le vecteur VC; En référence à l'exemple de la figure 2, la station relais courante RSc construit son vecteur d'état de lien VCc. Ce vecteur d'état de lien inclut notamment les identités ID-RSv1 à ID-RSvN des stations relais voisines RSv1 à RSvN avec lesquelles la station RSc a établi des liaisons bidirectionnelles depuis les unités de connexion UC1 à UCN, et les indicateurs d'accessibilité associés IAv1 à IAvN. Une fois construit, le vecteur VCc est mémorisé dans la mémoire UM. Le vecteur VCc est transmis aux stations relais voisines RSv1 à RSvN via les unités de connexion UC1 à UCN. La station relais courante RSc peut également transmettre son vecteur d'état de lien VCc aux stations relais voisines connectées depuis l'interface de communication IC. Le procédé de gestion des connexions dans une station relais se décompose en deux algorithmes spécifiques Al et A2 exécutés par l'unité de gestion UG de la station RSc. Le premier algorithme Al, montré à la figure 3, est activé à l'arrivée de la station relais courante RSc dans le réseau ad hoc et comprend des étapes SI à S8. Le deuxième algorithme A2, montré à la figure 4, est activé à la fin de la dernière étape du premier algorithme Al et sera actif tant que la station relais RSc sera présente dans le réseau ad hoc. Le deuxième algorithme A2 comprend les étapes El à E11, et met en oeuvre la gestion des N unités de connexion en fonction notamment de la topologie actualisée du réseau ad hoc. Les algorithmes sont décrits ci-après de manière plus détaillée selon un exemple de réalisation ne limitant pas la portée des revendications de l'invention. En se référant à la figure 3, à l'arrivée de la station relais courante RSc dans le réseau, à l'étape SI, l'unité de détection UD de la station RSc détecte des stations relais voisines RSv1 à RSvM présentes à proximité de la station relais courante. L'unité UD reçoit depuis ces stations relais et pour chacune d'elles l'identité de la station ID-RSvm et des données relatives à l'efficacité spectrale de la station. A partir de ces données, l'unité de détection UD mesure pour chaque station relais voisine RSvm son efficacité spectrale SEvm et considère la station RSvm détectée si l'efficacité spectrale mesurée est supérieure au seuil d'efficacité spectrale SE1. A l'étape S2, l'unité de gestion UG établit la liste L1 des stations relais voisines détectées. L'unité UG écrit, dans la liste L1, pour chaque station relais RSvm son identité ID-RSvm précédemment reçue, son efficacité spectrale totale SETvm égale, à cette étape, à l'efficacité spectrale mesurée SEvm de la station RSvm et son indicateur d'accessibilité lAvm indiquant, à cette étape, que la station RSvm est non accessible depuis la station RSc : IAvm = NA. Après que tous les ensembles d'éléments définissant respectivement toutes les stations relais voisines RSv1, RSvm ont été écrits dans la liste L1, ou au fur et à mesure de leur écriture dans la liste L1, l'unité de gestion UG les classe par ordre décroissant selon les efficacités spectrales totales SETvm = SEvm correspondantes. Aucune majoration n'est ajoutée aux efficacités spectrales mesurées lors de l'exécution de ce premier algorithme : MJv1 = 0 à MJvM = O. La liste LI classée est mémorisée dans la mémoire UM. Selon un exemple de mise en oeuvre du classement, les ensembles d'éléments définissant respectivement des stations relais voisines sont pointés successivement dans la liste LI par ordre décroissant de leur efficacité spectrale totale associée et sont écrits selon cet ordre dans une liste auxiliaire. A la fin de l'opération de classement, la liste auxiliaire est considérée comme la nouvelle liste L1 et est sauvegardée dans la mémoire UM par écrasement de l'ancienne liste LI. A l'étape S3, l'unité UG sélectionne les N stations relais voisines RSv1 à RSvN parmi les M stations relais voisines RSv1 à RSvM présentes dans la liste L1. Plus particulièrement, l'unité de gestion UG sélectionne dans la liste classée L1 les identités de ces stations relais voisines ayant les meilleures efficacités spectrales totales, par conséquent les meilleures efficacités mesurées. Ces stations relais sont dites stations relais sélectionnées. A l'étape S4, l'unité de gestion UG commande l'établissement des N liaisons entre respectivement les unités de connexion UC1 à UCN de la station relais courante et les interfaces de communication des stations relais voisines précédemment sélectionnées. Selon une réalisation connue, chaque unité de connexion UC' de la station relais RSc se comporte comme une station mobile et va tenter de se connecter à une station relais voisine sélectionnée en s'inscrivant auprès d'elle. Si l'établissement d'une connexion échoue, l'unité de gestion UG désélectionne ladite station relais voisine et sélectionne dans la liste LI la prochaine station relais voisine non encore sélectionnée pour tenter d'établir une liaison bidirectionnelle avec elle. Cette station relais deviendra à son tour sélectionnée. A l'étape S5, après chaque établissement d'une liaison ou après l'établissement de toutes les liaisons entre les unités UC1 à UCN de la station relais courante et les interfaces de communication des stations relais voisines sélectionnées RSv1 à RSvN, selon une réalisation choisie, l'unité de gestion UG modifie dans la liste L1 les indicateurs d'accessibilité IAv1 à IAvN associés respectivement aux stations relais RSv1 à RSvN à l'état "A" indiquant que les stations voisines sont accessibles sans surclassement par la station relais courante, à cette étape. Dans la liste L1, les indicateurs d'accessibilité des autres stations relais voisines non sélectionnées et non connectées restent à l'état non accessible "NA". A l'étape S6, l'unité de gestion UG construit le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante RSc en fonction, d'une part, d'éléments de la liste L1 et, d'autre part, d'autres données mémorisées dans la mémoire UM. Dans la liste L1, l'unité de gestion UG lit les éléments relatifs aux N stations relais voisines connectées directement à la station RSc via les unités de connexion UC1 à UCN et écrit pour chacune leur identité ID-RSv1 à ID-RSvN dans le vecteur VCc et l'indicateur d'accessibilité IAv1 à IAvN associé. L'unité UG peut également écrire dans le vecteur VCc les efficacités spectrales mesurées de ces N stations relais SEv1 à SEvN. Dans la mémoire UM, l'unité de gestion UG lit les identités ID-MS1 à ID-MSP des P stations mobiles MS1 à MSp qui sont connectées à l'interface de communication IC de la station RSc et l'identité ID- RSc de la station relais RSc, et écrit ces identités dans le vecteur VCc. L'unité de gestion UG écrit également dans le vecteur VCc une donnée horodatée générée par l'unité UG et correspondant à la date et à l'heure de création du vecteur, ainsi qu'une durée de validité du vecteur. Le vecteur VCc est ensuite mémorisé dans la mémoire UM. A l'étape S7, l'unité de gestion UG établit la liste L2 en fonction des éléments inclus dans le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante. A l'exécution de ce premier algorithme, la liste L2 ne comprend que les éléments relatifs aux stations relais voisines connectées à la station relais courante, les identités ID-RS; et les identités d'accès réseau des stations relais RS; dans L2 étant identiques aux identités ID-RSv' des stations relais RSv' incluses dans le vecteur VCc. En variante, la liste L2 est établie en fonction des éléments relatifs aux stations relais voisines connectées RSv1 à RSvN inclus dans la liste L1. Selon cette variante, l'étape S7 peut être exécutée entre l'étape S5 et l'étape S6. A l'étape S8, l'unité de gestion UG transmet le vecteur VCc à chaque station relais voisine reliée directement à la station relais courante par les unités de connexion UC1 à UCN et par l'interface de communication IC. A la fin de l'étape S8, l'unité de gestion UG de la station RSc désactive l'algorithme Al et active l'algorithme A2. En se référant à la figure 4, l'exécution de l'algorithme A2 par l'unité de gestion UG permet d'optimiser pour chaque station relais l'établissement des N liaisons depuis les unités de connexion vers d'autres stations relais sélectionnées en fonction notamment de la topologie du réseau actualisée. Ainsi, les étapes El à E3 mettent en oeuvre la réception et le traitement des vecteurs d'état de lien VC1 à VCi provenant des stations relais du réseau. A l'étape E4, la liste L2 représentant la topologie du réseau ad hoc est actualisée en fonction des vecteurs d'état de lien VC1 à VCi et VCc. Aux étapes E5 à E7, la liste LI est actualisée ou remplacée par une nouvelle liste L1 établie en fonction, à l'étape E5, d'une nouvelle détection des stations relais voisines, à l'étape E6, de la lecture de la liste L2 actualisée et à l'étape E7, de la détermination des efficacités spectrales totales des stations relais voisines détectées. Aux étapes E8 à E11, les N premières stations relais de la liste LI actualisée sont sélectionnées, les N liaisons sont établies, et le vecteur d'état de lien VCc de la station relais est construit et envoyé aux stations relais voisines connectées à la station relais courante. L'algorithme est décrit ci-après de manière plus détaillée selon un exemple de réalisation ne limitant pas la portée des revendications de l'invention. A l'étape El, l'interface de communication IC ou l'une des unités de connexion UC1 à UCN de la station relais courante RSc reçoit un vecteur d'état de lien VC; provenant directement ou indirectement d'une des stations relais RS; du réseau. A l'étape E2, l'unité de gestion UG de la station relais courante RSc contrôle si le vecteur VC; est valide. Par exemple, le vecteur VC; est valide si la durée de validité définie dans le vecteur VC; n'est pas écoulée. Le vecteur VC; est également valide si aucun autre vecteur VC; comportant la même identité ID-RS; de station relais RS; n'est mémorisé dans la mémoire UM, ou dans le cas où un vecteur VC; déjà mémorisé dans UM comporte la même identité IDRS;, si la comparaison des données horodatées des deux vecteurs indique que le vecteur reçu est plus récent que le vecteur mémorisé. Dès que le vecteur VC; est contrôlé valide, il est mémorisé dans la mémoire UM par écrasement de l'ancien vecteur VC;, si nécessaire. L'unité UG peut également mémoriser dans la mémoire UM en association avec le vecteur VC; reçu une identité d'accès réseau correspondant à l'identité de la station relais voisine connectée à la station relais courante RSc via l'interface IC ou via l'une des unités de connexion UC' et qui a routé le vecteur VC; vers la station relais courante RSc. Plusieurs identités d'accès réseau différentes peuvent être mémorisées en association avec le vecteur VC; dans la mémoire UM. En effet, un même vecteur VC; peut être véhiculé à travers plusieurs chemins de liaisons différents. Si le vecteur VC; n'est pas valide, l'unité de gestion UG ne le traite pas et les étapes suivantes ne sont pas exécutées. L'unité UG exécute à nouveau l'étape El. Si le vecteur VC; est valide, à l'étape E3, il est transmis vers d'autres stations relais du réseau depuis l'interface de communication IC pour des stations relais voisines RSv, et depuis les unités de connexion UC1 à UCN pour les stations relais voisines déjà sélectionnées et connectées RSv1 à RSvN. Les étapes El à E3 se répètent à chaque réception d'un vecteur d'état de lien pendant toute la période durant laquelle l'algorithme A2 est activé. En variante, à chaque réception d'un vecteur d'état, l'unité UG le mémorise dans une mémoire tampon. Les étapes El à E3, sont activées lors d'un déclenchement sur un évènement particulier, tel que la fin d'une période de temps écoulée ou à la fin de l'étape El 1, pour traiter les vecteurs d'état de lien reçus mémorisés dans la mémoire tampon. A l'étape E4, l'unité de gestion UG analyse chaque vecteur d'état de lien VC1 à VCi reçu ainsi que le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante RSc et met à jour la liste L2 en fonction de ces vecteurs. Durant cette étape, l'unité de gestion UG de la station relais courante RSc identifie l'accessibilité réseau, c'est-à-dire l'indicateur d'accessibilité, pour chaque station relais du réseau et plus particulièrement pour chaque station relais voisine. Selon un exemple de réalisation, la liste L2 est mise à jour à chaque déclenchement d'un évènement particulier tel qu'une période de temps t écoulée. L'unité de gestion UG fige la mémoire UM, par exemple en dupliquant tous les vecteurs d'état contenus dans la mémoire UM ainsi que la liste L2 dans une mémoire auxiliaire, en effectuant le traitement sur les données de la liste L2 incluses dans la mémoire auxiliaire et en mémorisant, à la fin de l'étape E4, la liste L2 dans la mémoire UM, par écrasement de l'ancienne liste L2, si nécessaire. La temporisation t est réinitialisée par l'unité de gestion UG à la fin de l'exécution de l'étape E4, ou lors de l'exécution d'une étape suivante. Selon une autre réalisation, la liste L2 peut être actualisée à chaque réception d'un vecteur valide dans la station relais courante, l'unité de gestion ne gérant pas de temporisation t dans ce cas. Pour chaque vecteur d'état de lien VC; contrôlé valide et analysé par l'unité UG en fonction des autres vecteurs d'état de lien mémorisés, l'unité UG écrit ou met à jour dans L2 les éléments définissant la station RS; définis par le vecteur VC;, mais également des éléments définissant les stations relais RSvi,i à RSvN,; inclus dans le vecteur VCi. A la lecture, dans chaque vecteur VC;, d'une identité ID-RS; de station relais RS; ou d'une identité ID-RSvn,; d'une station relais voisine de la station RS;, l'unité de gestion UG vérifie et si nécessaire ajoute ou modifie dans la liste L2 un ensemble d'éléments définissant la station relais identifiée et comprenant - une nouvelle identité ID-RS; ou ID-RSn,; de la station identifiée RS; ou RSn,;, si l'identité est non présente dans la liste L2, - l'indicateur d'accessibilité IA; ou IAn,i de la station identifiée dont l'état dépend des états des indicateurs de la station identifiée potentiellement inclus dans les vecteurs d'état de lien analysés VC1 - VC1 et VCc par la station courante, - pour la station RS; identifiée les identités ID-MS1,; à ID-MSp,; des stations mobiles connectées à la station RS;, et qui sont contenues dans le vecteur VC;, et - au moins une identité d'accès réseau relative à l'identité de la station relais voisine connectée à la station relais courante RSc et mémorisée en association avec le vecteur VC; dans la mémoire UM ou la mémoire auxiliaire selon le cas. Peuvent être définies comme identités d'accès réseau la ou les identités d'une ou de plusieurs desdites stations relais voisines, ces identités étant mémorisées en association avec des vecteurs d'état de lien comprenant chacun l'indicateur d'accessibilité IA; ou IAn,i à l'état accessible "A" ou accessible avec surclassement "AS". Plus particulièrement dans la liste L2, l'état de l'indicateur d'accessibilité réseau IA; ou IAn,i de la station identifiée RS; ou RSn,; va dépendre en partie de l'état de ce même indicateur, s'il est présent, dans les vecteurs d'état de lien reçus VC1 - VC1 des stations relais du réseau et dans le vecteur d'état de lien VCc de la station courante. L'unité de gestion UG met ledit indicateur IA; ou IAn,i à l'état accessible "A" 30 dans la liste L2 : - si le vecteur de la station relais identifiée est mémorisé et analysé par la station relais courante, indiquant ainsi que la station relais identifiée est bien accessible puisque la station relais courante a reçu ledit vecteur d'état de lien, ou 35 - si dans au moins un des vecteurs analysés VC1 - VC1, VCc par la station relais courante l'indicateur d'accessibilité réseau de la station identifiée indique ladite station identifiée comme accessible "A" , ou - si dans le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante l'indicateur d'accessibilité réseau de la station relais identifiée indique ladite station identifiée comme non accessible "NA" et dans au moins un des autres vecteurs d'état de lien reçus VC1 - VC1 l'indicateur d'accessibilité réseau de la station identifiée indique ladite station comme accessible avec surclassement "AS". L'unité de gestion UG met l'indicateur d'accessibilité IA; ou IAn,i à l'état accessible avec surclassement "AS" dans la liste L2, si dans le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante l'indicateur d'accessibilité réseau de la station relais identifiée indique ladite station comme accessible avec surclassement "AS" et dans les autres vecteurs d'état de lien reçus VC1 - VC1 l'indicateur d'accessibilité réseau de la station identifiée indique ladite station comme non accessible "NA" ou accessible avec surclassement "AS". Une telle station relais identifiée par la station relais courante comme accessible avec surclassement est une station relais RSv' voisine de la station courante et est uniquement connectée à la station relais courante via une liaison marquée. Cette station relais RSv' doit donc rester surclassée. L'unité de gestion UG met ledit indicateur à l'état non accessible "NA" dans la liste L2, si l'identité ID-RS;, ID-RSvm,i de la station relais identifiée n'est présente dans aucun des vecteurs d'état de lien analysés VC1 - VC1 et VCc. La lecture simultanée des vecteurs d'état de lien par l'unité de gestion UG pour définir les indicateurs d'état de lien peut être réalisée de manière connue à l'aide de pointeurs. La liste L2 une fois actualisée est mémorisée dans la mémoire UM. 25 Les étapes E5 à E7 correspondent à l'actualisation de la liste L1 en fonction, à l'étape E5 d'une nouvelle détection des stations relais voisines, à l'étape E6 de la lecture de la liste L2 actualisée et à l'étape E7 de la détermination des efficacités spectrales totales des stations relais voisines 30 détectées. Selon une réalisation de l'invention, décrite ci-après, l'actualisation de la liste L1 comprend la formation d'une nouvelle liste L1 initialement vide et complétée en fonction du déroulement des étapes E5 à E7. La nouvelle liste L1 est mémorisée dans la mémoire ME par écrasement de l'ancienne liste L1. 35 De manière similaire aux étapes S1 et S2 décrites précédemment, à l'étape E5, l'unité de détection UD de la station relais courante RSc détecte les stations relais voisines RSv1 à RSvM et mesure pour chacune d'elles leur efficacité spectrale SEv1 à SEvM. Puis, l'unité de gestion UG complète la liste L1, initialement vide, des stations relais voisines ainsi détectées. Des éléments sont écrits dans la liste L1 pour chaque station relais voisine est détectée, c'est à dire lorsque son efficacité spectrale mesurée est supérieure au seuil d'efficacité spectrale SE1. L'unité de gestion initialise les majorations MJv1 à MJvM dans la liste LI à la valeur nulle et les indicateurs d'accessibilité IAv1 à IAvM à l'état "NA", les M stations relais voisines étant alors considérées comme non accessibles. Ces éléments MJv1 à MJvm et IAv1 à IAvM sont mis à jour à l'étape E6 à la lecture de la liste L2 actualisée. A l'étape E6, l'unité de gestion met à jour des éléments de la liste L1 en fonction des éléments actualisés dans la liste L2 pour toute station relais RSvm/RS; identifiée dans les deux listes ID-RSvm = ID-RSi. Pour chaque station relais identifiée dans les deux listes et étant indiquée comme accessible "A" ou accessible avec surclassement "AS" dans la liste L2, l'indicateur d'accessibilité IA; = A ou AS dans la liste L2 est recopié à l'identique dans la liste L1 : lAvm = A ou AS. Pour chaque indicateur d'accessibilité lAvm dans la liste L1 indiquant que la station relais voisine RSvm associée n'est pas accessible "NA" ou est accessible avec surclassement "AS" par la station relais courante RSc, l'unité de gestion UG surclasse la station relais RSvm en modifiant la majoration associée MJvm à la valeur fixe D : MJvm = D. A l'étape E7, l'unité de gestion UG détermine les efficacités spectrales totales dans la liste L1. Chaque efficacité spectrale totale est déterminée selon l'équation suivante : SETvm = SEvm + MJvm. Après mise à jour de chaque ensemble d'éléments définissant chaque station relais voisine dans la liste L1, ou au fur et à mesure de leur mise à jour, l'unité de gestion UG les classe par ordre décroissant selon les valeurs d'efficacités spectrales totales déterminées précédemment SETvm = SEvm+ MJvm. Une fois la liste L1 classée, elle est mémorisée dans la mémoire UM. Dans la liste L1, une station relais voisine RSvm indiquée non accessible lAvm = NA ou accessible avec surclassement IAvm = AS est ou reste surclassée. Une station relais surclassée peut ainsi faire partie des N premières stations relais listées dans la liste LI. De manière similaire à l'étape S3, l'unité de gestion UG sélectionne, à l'étape E8, les N premières stations relais voisines RSv1 à RSvN parmi les M stations relais voisines RSv1 à RSvm écrites dans la liste L1. A l'étape E9, de manière similaire aux étapes S4 et S5 décrites précédemment, l'unité de gestion UG commande l'établissement des N liaisons depuis chaque unité de connexion UC1 à UCN de la station relais courante RSc vers les interfaces de communication des stations relais voisines précédemment sélectionnées. Plus particulièrement, l'unité de gestion UG déconnecte les liaisons vers les stations relais voisines qui ne sont plus sélectionnées et établit de nouvelles liaisons vers des stations relais voisines nouvellement sélectionnées. Les liaisons vers les stations voisines sélectionnées et déjà connectées ne sont pas modifiées. Après chaque établissement d'une liaison ou après l'établissement de toutes les liaisons entre les unités UC1 à UCN et les stations relais voisines sélectionnées RSv1 à RSvN, l'unité de gestion UG modifie dans la liste L1 les indicateurs d'accessibilité IAv1 à lAvN associés respectivement aux stations relais RSv1 à RSvN, indiquant que ces stations sont accessibles "A" ou accessibles avec surclassement "AS" par la station relais courante RSc. Chaque indicateur lAv' d'une station relais surclassée et connectée, ayant pour majoration MJ' = D, est mis à l'état accessible avec surclassement "AS". Dans la liste L1, les indicateurs d'accessibilité des stations relais voisines non sélectionnées et non connectées sont à l'état non accessible "NA". A l'étape E10, similaire à l'étape S6 décrite précédemment, l'unité de gestion UG construit le vecteur d'état de lien VCc de la station relais courante en fonction, d'une part, des éléments de la liste L1 et, d'autre part, de données mémorisées dans la mémoire UM. Ce nouveau vecteur d'état de lien VCc est mémorisé dans la mémoire UM par écrasement de l'ancien vecteur VCc et sera pris en compte lors d'une nouvelle actualisation de la liste L2 à l'étape E4. En fonction des éléments de la liste L1, l'unité UG actualise des éléments de la liste L2, plus particulièrement l'accessibilité réseau des stations relais voisins précédemment connectée à la station relais courante. Cette mise à jour de la topologie du réseau décrite dans la liste L2 est nécessaire à l'établissement des communications entre les stations mobiles du réseau ad hoc. A l'étape E11, l'unité de gestion UG transmet le vecteur VCc à chaque station relais voisine reliée directement à la station relais courante par les unités de connexion UC1 à UCN et par l'interface de communication IC. A la fin de l'étape E11, l'unité de gestion UG exécute à nouveau l'étape E1. Les étapes El à El 1 sont répétées tant que la station relais courante est active. D'autres réalisations de l'invention peuvent être mises en oeuvre dans chaque station relais pour étendre de manière optimale la couverture du réseau ad hoc en surclassant des stations relais voisines détectées et identifiées comme non accessibles ou accessibles avec surclassement dans le réseau, le surclassement de ces stations pouvant rendre ces stations aptes à être sélectionnées ultérieurement et étant établi en fonction notamment des vecteurs d'état de liens provenant des stations relais formant le réseau ad hoc. De plus, il est évident pour l'homme du métier que le concept inventif décrit ici peut être mis en oeuvre selon plusieurs implémentations différentes. L'invention et ses réalisations ne sont pas limitées aux exemples décrits précédemment mais peuvent varier sans sortir de la portée des revendications. L'invention décrite ici concerne un procédé, un système de communication et au moins un noeud relais tel qu'une station relais, pour gérer des connexions avec d'autres noeuds relais. Selon une implémentation, les étapes du procédé de l'invention sont déterminées par les instructions d'un programme d'ordinateur incorporé dans le noeud relais. Le programme d'ordinateur apte à être mis en oeuvre dans le noeud relais comporte des instructions de programme qui, lorsque ledit programme est exécuté dans le noeud relais dont le fonctionnement est alors commandé par l'exécution du programme, réalisent une gestion de connexion de noeuds relais conformément au procédé de l'invention. En conséquence, l'invention s'applique également à un programme d'ordinateur, notamment un programme d'ordinateur enregistré sur ou dans un support d'enregistrement lisible par un ordinateur et tout dispositif de traitement de données, adapté à mettre en oeuvre l'invention. Ce programme peut utiliser n'importe quel langage de programmation, et être sous la forme de code source, code objet, ou de code intermédiaire entre code source et code objet tel que dans une forme partiellement compilée, ou dans n'importe quelle autre forme souhaitable pour implémenter le procédé selon l'invention. Le programme peut être téléchargé dans le dispositif via un réseau de communication comme internet. Le support d'enregistrement peut être n'importe quelle entité ou n'importe quel dispositif capable de stocker le programme. Par exemple, le support peut comporter un moyen de stockage sur lequel est enregistré le programme d'ordinateur selon l'invention, tel qu'une ROM, par exemple un CD ROM ou une ROM de circuit microélectronique, ou encore une clé USB, ou un moyen d'enregistrement magnétique, par exemple une disquette (floppy disc) ou un disque dur. REVENDICATIONS1 - Procédé pour gérer un établissement d'un nombre fixe (N) de connexions entre des noeuds relais détectés voisins (E5) afin de former un réseau ad hoc (RAI, RA2) de couverture élargie, le procédé étant mis en oeuvre dans chaque noeud relais courant (RSc) et comprenant un classement (E7) des noeuds relais voisins (RSv1 - RSvM) selon un paramètre spécifique (SETvm), une sélection (E8) du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins classés et un établissement (E10) des connexions entre les noeuds relais 1 o voisins sélectionnés et le noeud relais courant, caractérisé en ce qu'il comprend avant la sélection du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins, un surclassement (E7) des noeuds relais voisins identifiés comme non accessibles (IAvm = NA) ou accessibles avec surclassement (IAvm = AS) dans le réseau ad hoc depuis le noeud relais courant pour les rendre aptes à être sélectionnés. 15 2 - Procédé conforme à la revendication 1, selon lequel le paramètre spécifique (SETm) comprend une efficacité spectrale (SEm) propre à chaque noeud relais voisin (RSvm) mesurée par le noeud relais courant (RSc) et selon lequel le surclassement (E7) des noeuds relais voisins identifiés comme non 20 accessibles (IAvm = NA) ou accessibles avec surclassement (IAvm = AS) comprend une majoration (MJvm) de leurs efficacités spectrales mesurées respectives en ajoutant une valeur donnée (MJvm = D). 3 - Procédé conforme à la revendication 1 ou 2, selon lequel, dans 25 chaque noeud relais courant (RSc), un vecteur d'état de lien (VCc) est construit et comporte au moins des identités (ID-RSv1 - ID-RSvN) des noeuds relais voisins (RSv1 - RSvN) avec lesquels le noeud relais courant (RSc) a établi des connexions (UC1 - UCN), et comporte pour chaque noeud relais voisin (RSv') une accessibilité réseau (IA') dudit noeud considérée à partir du noeud relais 30 courant, le vecteur d'état de lien étant transmis aux autres noeuds relais du réseau (RS1 - RS1) via les noeuds relais voisins sélectionnés et connectés (RSv1 - RSvN). 4 - Procédé conforme à la revendication 3, selon lequel chaque noeud 35 relais courant (RSc) identifie une accessibilité réseau (lAvm) pour chaque noeud relais voisin (RSv1 - RSvm) à partir d'une analyse des vecteurs d'état de lien (VC1 - VC1) de noeuds relais (RS1 - RS1) formant le réseau ad hoc, reçus et validés par le noeud relais courant et du vecteur d'état de lien (VCc) construitpar le noeud relais courant, un noeud relais voisin (RSvm) étant identifié comme : - non accessible (IAvm = NA) depuis le noeud relais courant, si l'identité (IDRSvm) du noeud relais voisin n'est présente dans aucun des vecteurs d'état de lien analysés (VC1 - VC1, VCc), - accessible (IAvm = A) depuis le noeud relais courant, - si le vecteur du noeud relais voisin est analysé par le noeud relais courant, ou - si dans au moins un des vecteurs analysés (VC1 - VC1, VCc) par le 1 o noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible, ou - si dans le vecteur d'état de lien (VCc) du noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme non accessible et dans au moins un des autres vecteurs d'état de lien reçus 15 (VC1 - VC1) l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec surclassement, ou - accessible avec surclassement (IAvm = AS) depuis le noeud relais courant, si dans le vecteur d'état de lien (VCc) du noeud relais courant l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec 20 surclassement et dans les autres vecteurs d'état de lien reçus (VC1 - VC1) l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme non accessible ou accessible avec surclassement. 5 - Noeud relais (RSc) apte à gérer l'établissement d'un nombre fixe de 25 connexions vers des noeuds relais détectés voisins afin de former un réseau ad hoc de couverture élargie, et comprenant un moyen (UG) pour classer les noeuds relais voisins selon un paramètre spécifique, un moyen (UG) pour sélectionner un nombre fixe de premiers noeuds relais voisins classés et des moyens (UC1 à UCN) pour établir des connexions entre les noeuds relais 30 voisins sélectionnés et ledit noeud relais, caractérisé en ce qu'il comprend un moyen (UG) pour surclasser, avant la sélection du nombre fixe de premiers noeuds relais voisins, des noeuds relais voisins déterminés comme non accessibles ou accessibles avec surclassement dans le réseau ad hoc depuis ledit noeud relais pour les rendre aptes à être sélectionnés. 35 6 - Noeud relais (RSc) conforme à la revendication 5, dans lequel le moyen pour classer classe les noeuds relais voisins selon le paramètre spécifique (SETm) comprenant une efficacité spectrale (SEm) propre à chaquenoeud relais voisin (RSvm) mesurée par le noeud relais (RSc) et dans lequel le moyen pour surclasser surclasse les noeuds relais voisins identifiés comme non accessibles (lAvm = NA) ou accessibles avec surclassement (lAvm = AS) en ajoutant une valeur donnée (MJvm = D) à leurs efficacités spectrales mesurées respectives. 7 - Noeud relais (RSc) conforme à la revendication 5 ou 6, comprenant un moyen pour construire un vecteur d'état de lien (VCc) comportant au moins des identités (ID-RSv1 - ID-RSvN) des noeuds relais voisins (RSvi - RSvN) avec lesquelles ledit noeud relais a établi des connexions et comportant pour chaque noeud relais voisin (RSv') une accessibilité réseau (IA') dudit noeud considérée à partir du noeud relais courant, le vecteur d'état de lien étant transmis aux autres noeuds relais du réseau (RS1 -RS1) via les noeuds relais voisins sélectionnés et connectés (RSv1 - RSvN). 8 - Noeud relais (RSc) conforme à la revendication 7, comprenant un moyen pour identifier une accessibilité réseau (lAvm) pour chaque noeud relais voisin (RSv1 - RSvM) à partir d'une analyse des vecteurs d'état de lien (VC1 - VCI) de noeuds relais (RS1 - RS1) formant le réseau ad hoc, reçus et validés par le noeud relais courant et du vecteur d'état de lien (VCc) construit par le noeud relais, un noeud relais voisin (RSvm) étant identifié comme : - non accessible (lAvm = NA) depuis le noeud relais, si l'identité (ID-RSvm) du noeud relais voisin n'est présente dans aucun des vecteurs d'état de lien analysés (VC1 - VC1, VCc), - accessible (lAvm = A) depuis le noeud relais, - si le vecteur du noeud relais voisin est analysé par le noeud relais, ou - si dans au moins un des vecteurs analysés (VC1 - VC1, VCc) par le noeud relais l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible, ou - si dans le vecteur d'état de lien (VCc) du noeud relais l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme non accessible et dans au moins un des autres vecteurs d'état de lien reçus (VC1 - VC1) l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec surclassement, ou - accessible avec surclassement (lAvm = AS) depuis le noeud relais, si dans le vecteur d'état de lien (VCc) du noeud relais l'accessibilité réseau du noeud relais voisin indique ledit noeud comme accessible avec surclassement et dans les autres vecteurs d'état de lien reçus (VC1 - VC1) l'accessibilité réseau dunoeud relais voisin indique ledit noeud comme non accessible ou accessible avec surclassement. 9 - Noeud relais conforme à l'une des revendications 5 à 8, dans lequel les moyens (UC1 - UCN) pour établir un nombre fixe de connexions entre les noeuds relais voisins sont des unités de communication radio fonctionnant comme des terminaux mobiles pour s'inscrire et se connecter aux stations relais voisines sélectionnées (RSv1 - RSvN). 10 - Programme d'ordinateur apte à être mis en oeuvre dans un noeud relais pour gérer l'établissement d'un nombre fixe de connexions vers des noeuds relais détectés voisins (E5) afin de former un réseau ad hoc de couverture élargie, ledit programme étant caractérisé en ce qu'il comprend des instructions qui, lorsque le programme est exécuté dans ledit noeud relais, réalisent : - un classement (E6) des noeuds relais voisins selon un paramètre spécifique, - un surclassement (E7) des noeuds relais voisins déterminés comme non accessibles ou accessibles avec surclassement dans le réseau ad hoc depuis 20 le noeud relais pour les rendre aptes à être sélectionnés, - une sélection (E8) du nombre fixe de noeuds relais voisins classés, et - un établissement des connexions (E9) entre les noeuds relais voisins sélectionnés et le noeud relais.
62,510
FR2960119A1
A1
20111118
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Module de pilotage d'alimentation d'ensembles de LED Le domaine de la présente invention est celui de l'éclairage automobile. D'une manière générale l'invention concerne un système d'éclairage à base de diodes électroluminescentes (anglais: Light Emitting Diodes) ou LED. L'invention concerne d'une manière plus spécifique un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'une diode électroluminescente. L'invention concerne également un module de pilotage de l'alimentation électrique de cette diode et son procédé. Une diode électroluminescente (ou LED) est un composant électronique capable d'émettre de la lumière lorsqu'il est parcouru par un courant électrique. D'importantes avancées ont permis de nouvelles applications majeures telles l'éclairage dont l'éclairage automobile En effet, les diodes peuvent servir à éclairer, ce qui est l'une des applications phares toujours en développement. Certains véhicules sont ainsi maintenant équipés de telles diodes électroluminescentes. Typiquement, les LEDs peuvent être organisées en ensembles, chaque ensemble de LEDs remplissant au moins une fonction d'éclairage comme les feux de route ou encore un feu de croisement par exemple. Les LEDs doivent être pilotées en courant, c'est-à-dire que le circuit de pilotage des LEDs doit pouvoir définir le courant qui les traverse, indépendamment du nombre de LED mises en série. En plus, la relation qui lie la tension et le courant d'alimentation des LEDs n'est pas linéaire. Ainsi, une petite augmentation de tension appliquée à la LED peut entraîner une augmentation importante du courant et donc du flux lumineux. Plus important, une trop grande augmentation de la tension aux bornes des LEDs entraîne un passage de courant trop important pouvant détériorer le composant. Il est donc essentiel d'avoir un système de pilotage d'alimentation des LEDs afin de maîtriser le flux lumineux et de gérer la variation du flux des LEDs (en anglais : dimming). Pour ce faire, le système de pilotage conventionnel est souvent un driver de LED. Ce composant, réalisant la commande en alimentation des LEDs à partir de paramètres de fonctionnement, nécessite généralement la présence de moyens de mesure (notamment pour éviter un échauffement excessif des LEDs) qui consistent en un circuit complexe, avec pour chaque ensemble de LEDs, normalement au moins une inductance, des capacités, une ou plusieurs diodes, plusieurs transistors de puissance différents et des résistances. Par conséquent, ces systèmes de pilotage connus comprennent des circuits compliqués et/ou plusieurs composants électriques assez complexes. Il est dans le but de l'invention de remédier au moins une partie aux inconvénients présents dans l'art antérieur, en proposant un module de pilotage ayant un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques de diodes électroluminescentes, qui est moins encombrant et moins complexe que les solutions proposées par l'art antérieur et par la suite de fournir un module de pilotage moins encombrant et moins complexe. L'invention concerne premièrement un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'au moins un ensemble d'au moins une diode électroluminescente (LED), comportant pour chaque ensemble un circuit de mesure comprenant: - une sortie de mesure unique pour délivrer des valeurs électriques représentatives d'au moins deux paramètres caractéristiques de l'ensemble, - une première configuration de circuit agencée pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un premier paramètre caractéristique, - une deuxième configuration de circuit agencée pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un deuxième paramètre caractéristique, - des moyens de commutation entre la première configuration et la deuxième configuration. L'invention propose donc un dispositif de mesure assez compact pouvant mesurer deux ou plusieurs paramètres d'un ensemble de diodes électroluminescentes avec un seul circuit ayant différentes configurations. Dans un mode de réalisation, les paramètres caractéristiques de l'ensemble de LEDs peuvent comporter la résistance BIN. La valeur de cette résistance est associée aux performances en flux d'une LED donnée ou d'un ensemble de LEDs d'un type donné en fonction du courant traversant. Cette valeur, permet par exemple à un module de gestion de l'alimentation de la ou des LEDs, de connaître de quelle LED donnée il s'agit et quelles performances lui sont associées. Le module peut ainsi adapter le courrant d'alimentation de la LED, pour obtenir le flux numineux requis dans le dispositif d'éclairage et/ou de signalisation contenant cette LED. Dans un autre mode de réalisation, les paramètres caractéristiques de la ou des LED(s) peuvent comporter la température et on effectue une adaptation en fonction de celle-ci. Ainsi, le courant est baissé si la température est trop élevée ou si le flux d'une LED est trop élevé à froid. Une possibilité de moyens de commutation consiste à employer des transistors. Un exemple est de commander les transistors par l'application d'un signal. Par exemple, les transistors peuvent être des transistors à effet de champ à structure métal-oxyde-semiconducteur, encore appelés MOSFET, pour Metal Oxide Semiconductor Field Effect Transistor. Un MOSFET est un transistor comportant trois électrodes dénommées respectivement drain, source et grille. Le MOSFET peut moduler le courant qui le traverse du drain vers la source, à l'aide d'un signal appliqué sur son électrode centrale, à savoir la grille. Ainsi dans une variante de l'invention, les transistors MOSFET sont commandés par application d'un signal à leur grille. En combinaison avec un ou des transistors ou alternativement, les moyens de commutation peuvent comprendre des commutateurs réalisant la fonction ouvert/fermé de parties de circuits permettant de passer d'une configuration de circuit à une autre. Dans un cas de réalisation possible, des résistances de tirage sont employées. Dans un mode de réalisation le dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'au moins un ensemble de LEDs peut comporter des moyens de déclenchement des moyens de commutation. Les moyens de déclenchement sont avantageusement configurés pour placer un premier moyen de commutation en mode fermé tout en préservant un deuxième moyen de commutation en mode ouvert, le passage d'une configuration de circuit à l'autre s'effectuant en inversant le mode fermé et ouvert des deux moyens de commutation. Ces moyens de déclenchement peuvent être configurés pour déclencher périodiquement au moins une des mesures de paramètre. Plus précisément et dans un autre mode de réalisation, les moyens de déclenchement sont configurés pour déclencher la mesure d'au moins un paramètre périodiquement et/ou à chaque alimentation électrique de l'ensemble de LEDs. Ce paramètre peut être la valeur BIN associée à une LED. Les moyens de commutation peuvent être automatisés selon un intervalle de temps défini, et configurés de sorte à créer successivement au moins deux configurations du circuit. Un avantage de la présence de moyens de commutation préférentiellement associés à des moyens de déclenchement est que l'on peut passer d'une configuration de mesure à une autre immédiatement et suivant un plan de fonctionnement déterminé, en particulier avec une période d'acquisition donnée et un déclenchement de telle ou telle mesure à certains moments (comme la mise en marche) du fonctionnement des LEDs. Dans un autre mode de réalisation, le circuit de mesure peut comporter un transistor unique et un convertisseur analogique/numérique unique. Le dispositif de mesure de paramètres caractéristiques peut comporter au moins deux circuits parallèles ayant des moyens de déclenchement communs pour mesurer des paramètres de plusieurs ensembles de LEDs. Dans un mode de réalisation préféré, le dispositif comporte plusieurs circuits essentiellement identiques et parallèles. Les dernières variantes montrent que l'invention offre une grande flexibilité d'application, le nombre d'ensembles de LEDs n'étant pas limité. Et même avec plusieurs ensembles de LEDs, le dispositif est économique en terme de nombre de composants. La présente invention concerne aussi un module de pilotage de l'alimentation électrique d'au moins un ensemble de LEDs qui comprend le dispositif de mesure décrit ci-dessus. Puisque le dispositif est moins encombrant et moins complexe que les solutions de l'art antérieur, le module de pilotage est logiquement moins encombrant et moins complexe aussi. Selon un mode de réalisation, le module de pilotage de l'alimentation électrique d'au moins un ensemble de LEDs peut comprendre des moyens de régulation de l'alimentation en fonction des valeurs électriques représentatives des paramètres caractéristiques des LEDs. L'invention concerne également un système d'éclairage comprenant au moins un ensemble de diodes électroluminescentes (LED) et le module de pilotage décrit ci-dessus. Finalement, l'invention concerne un procédé de pilotage de l'alimentation d'au moins un ensemble de diodes électroluminescentes (LED) comportant : i) la formation d'un circuit de mesure des paramètres caractéristiques de l'ensemble avec une sortie de mesure, ii) les étapes de mesure suivantes : - relier l'ensemble à une entrée du circuit de mesure, - former une première configuration de circuit pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un premier paramètre caractéristique, - former une deuxième configuration de circuit pour délivrer à la 25 sortie de mesure une valeur représentative d'un deuxième paramètre caractéristique, - commuter entre la première et la deuxième configurations iii) et l'asservissement du courant d'au moins une LED de l'ensemble en fonction des paramètres caractéristiques. 30 L'invention et ses différentes applications seront mieux comprises à la lecture de la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent. Celles-ci ne sont présentées qu'à titre indicatif et nullement limitatif de l'invention. La figure 1 représente schématiquement un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques de plusieurs ensembles de diodes électroluminescentes selon l'invention. La figure 2 représente un diagramme qui montre le cycle des mesures en fonction de l'activation des diodes selon un mode de réalisation de l'invention. La figure 3 représente schématiquement un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'ensembles de diodes électroluminescentes selon l'invention dans une première configuration. La figure 4 représente schématiquement un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'ensembles de diodes électroluminescentes selon l'invention dans une deuxième configuration. Les figures 5a et 5b représentent schématiquement un dispositif de mesure de paramètres caractéristiques d'ensembles de diodes électroluminescentes selon l'invention dans un deuxième et un troisième mode de réalisation. Sur la figure 1, on voit un dispositif de mesure 1 lié électriquement à plusieurs ensembles de diodes électroluminescentes différents. De gauche à droite, la figure 1 présente un ensemble d'au moins une LED pour un module bifonction code/route HB/LB LED (HB/LB pour High Beam/Low Beam) pour la fonction code/route. On a schématisé cet ensemble avec un symbole de LED. Par exemple, il comporte avantageusement plusieurs LEDs, telles deux LEDs pour réaliser la fonction code et une LED pour réaliser la fonction route complémentaire. Un ensemble d'au moins une LED pour un éclairage sur les côtés CL LED (CL pour Corner Light) apparaît ensuite pour éclairage des côtés, un ensemble d'au moins une LED, C LB LED (CLB pour Complementary Low Beam), pour un éclairage complémentaire en mode de feu de code, un ensemble d'au moins une LED, DRL LED (DRL pour Day Running Light), pour feu de position diurne et un ensemble d'au moins une LED, TI LED (TI pour Turn Indicator), pour l'indicateur de changement de direction. Ces cinq ensembles de LEDs réalisant cinq fonctions de diodes sont uniquement montrés à titre indicatif et ne sont pas exhaustifs. Un ensemble de diodes, qui comprend au moins une diode d'un type donné et généralement plusieurs, peut être associé à une résistance BIN et à une thermistance CTN. Les connexions des diodes n'ont pas été représentées afin de simplifier les figures. La résistance BIN et la thermistance CTN sont en série comme illustré sur la figure 1. Pour faciliter la compréhension des figures, les diodes, le bloc de régulation 9 et la commande 10 des commutateurs sont uniquement montrés sur la figure 1. Un circuit de mesure 8 est associé à un ensemble de diodes. Le dispositif de mesure 1 qui est proposé peut donc comprendre plusieurs circuits de mesure 8. C'est le cas des illustrations. Une tension de référence Vref est appliquée à chaque circuit de mesure simultanément. Plus précisément, la tension de référence Vref est appliquée à la résistance BIN de chaque ensemble de au moins une diode au noeud 2. La tension de référence Vref peut être produite dans le dispositif de mesure ou être une tension de référence externe audit dispositif de mesure. Le dispositif de mesure est électriquement connecté au circuit électrique de l'ensemble de LEDs correspondant, au niveau de la thermistance CTN au noeud 3, qui représente un point de connexion entre BIN et CTN. Plus spécifiquement, pour chaque ensemble de LEDs, le noeud 3 de liaison entre la résistance BIN et la thermistance CTN est connecté à un circuit de mesure 8 du dispositif 1. Ce circuit 8 comprend une résistance 6, qui est raccordée au drain D d'un transistor 5, qui est dans cet exemple un MOSFET. La source S du transistor 5 est lié à la terre. Le noeud 3 de liaison entre la résistance BIN et la thermistance CTN est raccordé au bout libre de la résistance 6 au niveau d'un noeud 7. Tous les circuits 8 sont reliés au niveau des grilles G des transistors 5. Pour chaque ensemble de diodes connecté à un circuit 8, un convertisseur AD (convertisseur analogique numérique est placé au niveau du noeud 7 de raccord entre la résistance 6 et le noeud 3 de liaison entre la résistance BIN et la thermistance CTN.. Cependant, les bouts libres des thermistances CTN des LED, c'est-à-dire les noeuds 4, sont reliés ensemble et raccordés au drain D d'un seul transistor 15, dont la source S est lié à la masse. Il faut noter que la figure 1 montre l'emploi d'une pluralité de transistors (référencés 5 et 15) pour opérer des modifications de configurations de circuit. Le choix de transistors pour cette fonction n'est qu'indicatif et tout moyen de changement de configuration de circuit entre dans le cadre de l'invention. La figure 1 montre également des moyens de déclenchement 10 aptes à contrôler la commutation des transistors (ou d'autres moyens fonctionnellement équivalents). Les moyens 10 peuvent comprendre des moyens d'application d'une alimentation électrique au niveau de la grille G du transistor 15 suivant une commande binaire illustrée par les termes ON - OFF. On décrit ultérieurement en détail les variations de circuit ainsi produites. De façon similaire, les moyens de déclenchement 10 peuvent comprendre des moyens d'application d'une alimentation électrique au niveau de la grille G des transistors 5. On verra, en référence à la figure 2 notamment, qu'on active à des moments différents les moyens d'application d'une alimentation des transistors 5 et du transistor 15. La figure 1 illustre par ailleurs, pour chaque ensemble de LEDs, une alimentation qui peut être de type conventionnel pour appliquer le courant nécessaire aux LEDs. Les alimentations 8 sont chacune commandées par une consigne délivrée par des moyens de régulation 9 utilisant les valeurs des paramètres issues des des circuits de mesure 8. Par exemple, les moyens de régulation permettent d'opérer un rétrocontrôle du courant d'alimentation d'un ensemble de LEDs dont le BIN a été déterminé, selon la valeur de température issue de la mesure employant la thermistance CTN. On décrit plus en détail dans ce qui suit la mesure des paramètres de BIN et de CTN et les configurations de circuits qui permettent ces mesures. Il est important de mesurer la valeur de la résistance BIN de chaque ensemble d'au moins une LED pour connaître le courant nécessaire à appliquer à la LED. La valeur de BIN est un code décrivant les caractéristiques techniques d'une LED de façon courte et simple. Les caractéristiques que définit le BIN peuvent inclure la couleur, la teinte, le flux et la tension inverse. On entend, dans le cadre de l'invention, par valeur BIN, tout code permettant de trier des LEDs et de les caractériser. La résistance BIN varie d'un ensemble de LED à un autre. Le BIN de chaque LED est par conséquent mesuré indépendamment. Le BIN d'une LED est fixe. Une mesure initiale devrait alors suffire. Cependant, un utilisateur du système peut remplacer une LED ou un ensemble de LEDs par une autre pour différentes raisons, par exemple si elle est défectueuse ou en cas de nouveau besoin de connaître la valeur du BIN quand un changement de driver est effectué. Une autre mesure de BIN doit alors être opérée. Ainsi, comme illustré sur la figure 2, une mesure de BIN est effectuée à chaque alimentation/activation d'une LED. A chaque fois que nécessaire, les moyens de déclenchement 10 appliquent un signal à la grille G des transistors 5. La configuration de circuit obtenue est celle de la figure 3. La figure 2 montre également des mesures de la thermistance CTN qui représentent la température de la LED. Les moyens 10 appliquent un signal à la grille G du transistor 15, obtenant la configuration de la figure 4. Ces mesures sont des mesures continues ou plus fréquentes, uniquement interrompues par une mesure de BIN, puisqu'une mesure de BIN et une mesure de CTN ne peuvent être effectuées simultanément. Toutes les mesures se font avantageusement automatiquement suivant des intervalles de temps prédéfinis et/ou ajustables ou sont déclenchées par des évènements extérieurs tels l'alimentation de l'ensemble à LEDs. Dans le cas de la figure 2, des évènements déclenchent les mesures de valeurs de BIN. C'est le cas de l'activation ou de l'initialisation du pilote des LEDs, ce qui se produit généralement à la mise sous tension. En figure 2, un évènement est repéré DRL pour un ensemble de LEDs associées au feu de position diurne ou DRL, Tl pour un ensemble de LED associé à l'indicateur de changement de direction, et enfin LB pour un ensemble de LEDs associé au code. Un changement de LEDs, de pilote ou un autre évènement peut aussi déclencher cette mesure de valeur de BIN . Préférentiellement la mesure de température est réalisée plus souvent, par exemple à une fréquence prédéterminée, dans les intervalles de temps situés entre deux mesures de BIN. La figure 3 montre une première configuration du dispositif 1 pour la mesure de la résistance BIN pour des diodes électroluminescentes. Pour chaque diode, il est intéressant de connaître la résistance de la LED Rbin-i. Dans cette configuration, les transistors sont commutés de sorte qu'ils équivalent à un simple raccordement de circuit. Le transistor 15 équivaut à un circuit ouvert. On peut ainsi mesurer la valeur ADi au niveau du noeud 7 et calculer la résistance Rbin-i suivant le principe d'un pont diviseur représenté par l'équation : ADi=Vref.(RMi/(RMi+Rbin-i)) avec RMi représentant la valeur de la résistance 6 Rbin-i représentant la valeur de la résistance BIN, i est l'indice rattaché à la LED pour laquelle la mesure est effectuée. En prenant l'ensemble de diodes des LB/HB LED situé à gauche sur la figure 3 à titre d'exemple, on fixe i = 1. Les indices 2, 3, 4 et 5 sont attribués respectivement aux ensembles de LEDs associés à la fonction code/route LB/HB, à la fonction d'éclairage fixe sur les côtés CL, au éclairage complémentaire en mode de feu de code CLB, à la fonction de feu de position diurne DRL, et à la fonction de signalisation de changement de direction TI. La figure 4 montre une deuxième configuration du dispositif de mesure de la thermistance CTN pour des diodes électroluminescentes. En prenant toujours l'ensemble de diodes associés à la fonction code/route LB/HB LED situé à gauche sur la figure 4 à titre d'exemple, on cherche à en connaître la température en identifiant CTN1. En commutant les transistors jusqu'à cette deuxième position, le transistor 15 équivaut à un simple raccordement de circuit tandis que les transistors 5 forment des circuits ouverts. D'autres moyens de commutation pourraient être utilisés. On peut ainsi mesurer la valeur ADi, par exemple AD1, au niveau du même noeud 7 et calculer la thermistance CTN1 de la LB/HB LED suivant le principe d'un pont diviseur représenté par l'équation : ADi=Vref.(CTNi/(CTNi+ Rbin-i)) avec CTNi représentant la valeur de la thermistance CTN, Rbin-i représentant la valeur de la résistance BIN, i est l'indice rattaché à la LED pour laquelle la mesure est effectuée. En prenant l'ensemble de diodes des HB/LB LED situé à gauche sur la figure 3 à titre d'exemple, on fixe i = 1. Les indices 2, 3, 4 et 5 sont attribués respectivement aux ensembles de LED associés à la fonction code/route LB/HB, à la fonction d'éclairage fixe sur les côtés CL, au éclairage complémentaire en mode de feu de code CLB, à la fonction de feu de position diurne DRL, et à la fonction de signalisation de changement de direction TI. En commutant les transistors du dispositif de mesure et en mesurant toujours au niveau de la même sortie (noeuds 7), il est possible de mesurer deux différents paramètres caractéristiques d'une LED avec un dispositif simple, limitant le nombre de composants. De plus, au lieu d'avoir un circuit de mesure pour les résistances BIN et un circuit de mesure pour les thermistances, la présente invention permet d'avoir un seul circuit de mesure. Le nombre de connexions à des composants associés à la LED à un module de mesure est ainsi diminué, simplifiant ainsi sa conception et son coût. L'invention trouve ainsi un avantage particulier dans un dispositif comprenant plusieurs LEDs et en particulier dans le cadre d'un dispositif d'éclairage de véhicule, tel qu'un projecteur, comprenant plusieurs LEDs assignées à différentes fonctions d'éclairage et/ou de signalisation. Les figures 5a et 5b présentent deux autres possibilités de mise en oeuvre de l'invention avec des circuits de mesure utilisant des commutations par interrupteurs. La figure 5a montre deux commutateurs SW1 et SW introduits dans le circuit du dispositif de mesure 1. Ainsi agencés, deux commutateurs suffisent pour un dispositif de mesure 1 quel que soit le nombre de circuits de mesure 8, c'est-à-dire, le nombre de BIN et de CTN ou d'ensembles de LEDs. A titre d'exemple, pour cinq ensembles de LEDs, il y a en outre uniquement cinq résistances de pied et sept points de connexion ou broches (2 entrées de Vref et 5 sorties AD). Les résistances R pied 1 et R pied 2 sont liées à la masse tandis que les commutateurs SW1 et SW2 permettent alternativement d'appliquer une tension Vref. La commutation se fait toujours grâce à des moyens de déclenchement 10. A partir de SW1, il est possible de lire la valeur Rbin tandis que la lecture du CTN se fait grâce à SW2. Ainsi, la lecture du CTN est indépendante de la lecture du BIN. La figure 5b montre une amélioration possible de la précision de mesure du mode de réalisation présenté sur la figure 5a. Ainsi, les résistances R pullup 1 et R pullup 2 encore appelées résistances de tirage sont soumises à une tension Vref tandis que les commutateurs SW1 et SW2 sont liés à la masse. La fermeture du commutateur SW1, tout en gardant ouvert le commutateur SW2, permet la lecture des résistances de BIN, Rbin1, Rbin2 de façon similaire aux cas précédents au niveau des points AD1 et AD2. Avec la combinaison commutateur SM ouvert et SW2 fermé, on détermine la valeur des thermistances CTN1 et CTN2 au niveau des sorties AD1 et AD2. On notera que, dans l'exemple de la figure 5a, la mesure des résistances CTN; s'opère indépendamment des valeurs des résistances Rbin;. C'est aussi le cas pour la figure 5b avec, en outre, de des raccordements des Rbin; et CTN; à la masse grâce aux commutateurs SW1 et SW2. L'invention n'est pas limitée aux exemples ci-dessus mais s'étend à tout mode de réalisation conforme à son esprit. REVENDICATIONS1- Dispositif de mesure (1) de paramètres caractéristiques d'au moins un ensemble d'au moins une diode électroluminescente, comportant pour 5 chaque ensemble un circuit de mesure (8), caractérisé en ce que le circuit de mesure comprend : - une sortie de mesure unique pour délivrer des valeurs électriques représentatives d'au moins deux paramètres caractéristiques de l'ensemble, - une première configuration de circuit agencée pour délivrer à la sortie 10 de mesure une valeur représentative d'un premier paramètre caractéristique, - une deuxième configuration de circuit agencée pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un deuxième paramètre caractéristique, - des moyens de commutation (5,15) entre la première configuration et 15 la deuxième configuration. 2- Dispositif de mesure selon la revendication précédente, dans lequel les paramètres caractéristiques comportent la valeur BIN. 20 3- Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les paramètres caractéristiques comportent la température. 4- Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes, comportant des moyens de déclenchement des moyens de commutation (5,15). 5- Dispositif de mesure selon la revendication précédente, dans lequel les moyens de déclenchement sont configurés pour déclencher périodiquement une mesure d'au moins un des paramètres caractéristiques. 30 6- Dispositif de mesure selon l'une des deux revendications précédentes, dans lequel les moyens de déclenchement sont configurés pour 25déclencher une mesure d'au moins un des paramètres caractéristiques à chaque alimentation électrique de l'ensemble. 7- Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les moyens de commutation (5,15) sont automatisés selon un intervalle de temps défini, et configurés de sorte à créer successivement au moins deux configurations du circuit. 8- Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes, dans lequel les moyens de commutation comportent un transistor (5) et dans lequel le circuit de mesure (8) comporte au niveau de la sortie de mesure un convertisseur analogique/numérique. 9- Dispositif de mesure selon l'une des revendications précédentes, 15 comportant plusieurs ensembles d'au moins une LED et, pour chaque ensemble, un circuit de mesure 8. 10- Dispositif de mesure selon la revendication précédente en combinaison avec la revendication 4, dans lequel les circuits de mesure (8) sont 20 parallèles et présentent des moyens de déclenchement communs. 11- Module de pilotage de l'alimentation électrique d'au moins un ensemble d'au moins une diode électroluminescente (LED) comprenant le dispositif (1) selon l'une des revendications 1 à 10. 12- Système d'éclairage comprenant au moins un ensemble d'au moins une diode électroluminescente (LED) et un module de pilotage selon la revendication précédente. 30 13- Un procédé de pilotage de l'alimentation d'au moins un ensemble d'au moins une diode électroluminescente (LED) comportant : 25i) une étape de formation d'un circuit de mesure des paramètres caractéristiques dudit ensemble avec une sortie de mesure, ii) les étapes de mesure suivantes: - relier le circuit de mesure (8) à une tension de référence, - relier l'ensemble d'au moins une diode électroluminescente à une entrée du circuit de mesure, - former une première configuration de circuit pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un premier paramètre caractéristique, - former une deuxième configuration de circuit pour délivrer à la sortie de mesure une valeur représentative d'un deuxième paramètre caractéristique, - commuter entre la première et la deuxième configurations iii) une étape d'asservissement du courant d'au moins une diode électroluminescente de l'ensemble en fonction des paramètres caractéristiques.
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DOMAINE DE L'INVENTION L'invention concerne un dispositif de poste de travail pour 5 intervention dans une chambre de tirage recevant un câble optique. ETAT DE LA TECHNIQUE Les réseaux de télécommunication comprennent généralement des 10 chambres de tirage permettant à des opérateurs d'accéder à des câbles de télécommunication installés dans des conduites sous-terraines, notamment afin de pouvoir raccorder des abonnés aux câbles. Comme cela est représenté sur les figures 1 et 2, une chambre de tirage comprend de manière courante un corps en béton formant une 15 enceinte à travers laquelle s'étend un câble de télécommunication principal, et un couvercle ou une dalle en fonte adapté pour être déposé sur les rebords du corps afin de recouvrir l'enceinte. La chambre de tirage permet de venir raccorder des câbles d'abonnés au câble principal. Dans le cas de câbles optiques de télécommunication, ces câbles 20 comprennent une portion en surlongueur agencée dans la chambre de tirage afin de faciliter les opérations de raccordement. Un boîtier de dérivation est agencé sur la portion de câble en surlongueur. Dans le cas d'une chambre de tirage standard, la portion en surlongueur peut être disposée dans la chambre en formant un oméga 25 (figure 2). Cette disposition en oméga permet de limiter la surlongueur de câble nécessaire par rapport à une disposition en boucles (figure 1). Le raccordement d'abonnés suppose pour un opérateur d'accéder à l'intérieur du boîtier de dérivation et de réaliser des opérations d'épissurage de modules optiques. Ces opérations délicates sont rendues 30 particulièrement difficiles pour l'opérateur par le fait que le boîtier de dérivation est monté sur une portion de câble qui traverse la chambre de tirage (figure 2). L'opérateur est généralement contraint de travailler debout à l'intérieur de la chambre dans une position inconfortable et peu propice à la réalisation d'opérations de précision. Dans le cas d'une disposition en boucle du câble dans la chambre de tirage (figure 1), il est possible pour l'opérateur de délover la portion de câble en surlongueur et de soulever le boîtier au-dessus de la chambre de tirage afin de faciliter son intervention. Toutefois, les opérations de délovage et relovage sont fastidieuses et peuvent générer des contraintes de torsion dommageables sur le câble principal ou sur les câbles d'abonnés, et sur les entrées câble des boitiers. Par ailleurs, dans le cas d'une disposition en oméga, le boîtier ne peut être soulevé que de quelques centimètres au-dessus de la chambre de tirage. RESUME DE L'INVENTION Un but de l'invention est de faciliter l'intervention de l'opérateur dans la chambre de tirage, tout en limitant les manipulations du câble. Ce problème est résolu dans le cadre de la présente invention grâce à un dispositif de poste de travail pour intervention dans une chambre de tirage recevant un câble optique, comprenant : - un châssis adapté pour venir en appui sur au moins un rebord de la chambre de tirage, - un support de boîtier adapté pour recevoir un boîtier de dérivation monté sur le câble optique de manière à immobiliser le boîtier pendant 25 l'intervention, - des moyens de liaison du support de boîtier au châssis, les moyens de liaison autorisant un positionnement du support de boîtier à l'intérieur de la chambre de tirage. Le dispositif proposé permet d'immobiliser le boîtier afin de faciliter 30 l'intervention de l'opérateur. Du fait que les moyens de liaison autorisent un positionnement du support de boîtier à l'intérieur de la chambre de télécommunication, le dispositif ne nécessite pas de délover le câble ou limite les contraintes générées sur celui-ci. Le dispositif peut en outre présenter les caractéristiques suivantes : - le châssis comprend un cadre adapté pour être posé sur un rebord 5 du corps de la chambre de tirage qui reçoit normalement un couvercle de la chambre de tirage, - le cadre comprend des barres de longueur réglable pour ajuster une dimension du cadre en fonction d'une dimension des rebords (6) de la chambre de tirage, 10 - le support de boîtier comprend un plateau sur lequel peut être fixé le boîtier de dérivation, - le plateau présente une pluralité d'orifices adaptés pour recevoir des pièces de fixation pour fixer des boîtiers de dérivation de différentes tailles sur le plateau, 15 - les moyens de liaison sont adaptés pour régler une position du support de boîtier par rapport au châssis, - les moyens de liaison sont adaptés pour régler la position du support de boîtier par rapport au châssis en translation selon trois dimensions, 20 - les moyens de liaison sont adaptés pour régler la position du support de boîtier par rapport au châssis en rotation, - le dispositif comprend en outre un support d'outillage adapté pour recevoir notamment un poste de soudage de modules optiques, - le dispositif comprend des moyens de liaison du support 25 d'outillage au châssis autorisant un positionnement du support d'outillage au dessus de la chambre de tirage, - les moyens de liaison sont adaptés pour régler la position du support d'outillage par rapport au châssis, - le support d'outillage comprend des moyens de réception de 30 modules optiques permettant de recevoir de manière provisoire des modules optiques en attente d'être raccordés, - le dispositif comprend des moyens d'accrochage adaptés pour venir en prise avec une tringle de fixation de la chambre de tirage pour stabiliser le dispositif, - le dispositif comprend en outre un élément d'assise adapté pour 5 supporter un opérateur d'intervention dans une position dans laquelle l'opérateur a des jambes disposées dans la chambre de tirage. PRESENTATION DES DESSINS 10 D'autres caractéristiques et avantages ressortiront encore de la description qui suit, laquelle est purement illustrative et non limitative et doit être lue en regard des figures annexées, parmi lesquelles : - la figure 1 déjà commentée représente de manière schématique une chambre de tirage dans laquelle un câble optique est disposé en 15 formant des boucles, - la figure 2 déjà commentée représente de manière schématique une chambre de tirage dans laquelle un câble optique est disposé en formant un oméga, - la figure 3 représente de manière schématique, en vue de côté, un 20 dispositif de poste de travail conforme à un premier mode de réalisation de l'invention, - la figure 4 représente de manière schématique, en vue de côté, un dispositif de poste de travail conforme à un deuxième mode de réalisation de l'invention, 25 - la figure 5 représente de manière schématique, en perspective, un dispositif conforme au deuxième mode de réalisation, - la figure 6 représente de manière schématique, en perspective des moyens de liaison du support de boîtier selon une variante du dispositif des figures 4 et 5, 30 - la figure 7 représente de manière schématique le dispositif de la figure 4, lorsqu'il est installé sur une chambre de tirage, - la figure 8 représente de manière schématique une vue de détail d'un support d'outillage du dispositif de la figure 4, - la figure 9 représente de manière schématique, en perspective, le dispositif de la figure 4. DESCRIPTION DETAILLEE D'UN MODE DE REALISATION Sur la figure 3, le dispositif de poste de travail 1 selon un premier mode de réalisation comprend un châssis 2 adapté pour être positionné sur le sol 3, à proximité de la chambre de tirage 4. Le châssis 2 comprend une base 5 adaptée pour prendre appui sur 10 un rebord 6 du corps 7 de la chambre de tirage 4. Le châssis 2 comprend également des moyens d'accrochage 8 adaptés pour venir en prise avec une tringle de fixation 9 de la chambre de tirage 4 agencée sur une paroi interne 10 de la chambre de tirage 4, afin de stabiliser le dispositif. 15 Le dispositif 1 comprend en outre un support d'outillage 11 incluant un plateau supérieur 12 et des pieds 13, et un support de boîtier 14 incluant un plateau inférieur 15. Lorsque le dispositif 1 est positionné sur la chambre de tirage 4, les pieds 13 du support d'outillage 11 maintiennent le plateau supérieur 12 au 20 dessus du plateau inférieur 15. Le plateau inférieur 15 est fixé à la base 5 et s'étend dans la chambre de tirage 4, de sorte qu'il peut recevoir le boîtier de dérivation 16 sans qu'il soit nécessaire de délover le câble optique 17. Le plateau supérieur 12 peut recevoir des accessoires nécessaires aux opérations de dérivation, et notamment une soudeuse à fibres optiques 18. 25 Le dispositif 1 comprend également un élément d'assise 19 destiné à être positionné sur le sol 3 à proximité de la chambre de tirage 4 et permettant à un opérateur 20 de s'assoir dans une position dans laquelle l'opérateur a des jambes disposées dans la chambre de tirage 4. L'élément d'assise 19 et le châssis 2 sont disposés de part et 30 d'autre de la chambre de tirage 4 de sorte que le support d'outillage 11 et le support de boîtier 14 s'étendent devant l'opérateur 20, dans son champ de vision. Sur la figure 4, le dispositif de poste de travail 21 selon un deuxième mode de réalisation comprend un châssis 22 adapté pour être positionné au dessus de la chambre de tirage 4. Le châssis 22 comprend un cadre 23 adapté pour venir entourer une ouverture supérieure de la chambre de tirage 4 et des pieds 24 adaptés pour prendre appui sur des rebords 6 de la chambre de tirage 4. Les rebords 6 comportent généralement des renfoncements 25 permettant de recevoir un couvercle pour fermer la chambre. Les pieds 24 du châssis 22 sont adaptés pour venir en appui dans les renfoncements une fois que le couvercle a été enlevé, de manière à ce que le châssis 22 soit calé sur les rebords 6 afin de stabiliser le dispositif. Le dispositif 21 comprend en outre un support d'outillage 26 incluant un plateau supérieur 27 et deux paires de bras 28 parallèles formant des parallélogrammes déformables permettant de modifier la position du plateau supérieur 27 par rapport au châssis 22. Le dispositif 21 comprend également un support de boîtier 29 incluant un plateau inférieur 30. Le plateau inférieur 30 est lié au châssis 22 et s'étend dans la chambre de tirage 4, de sorte qu'il peut recevoir le boîtier de dérivation 16 sans qu'il soit nécessaire de délover le câble optique 17. Lorsque le dispositif 21 est positionné sur la chambre de tirage 4, les bras 28 du support d'outillage 26 maintiennent le plateau supérieur 27 au dessus du plateau inférieur 30. Le dispositif 21 comprend également un élément d'assise 19 destiné à être positionné sur le sol 3 à proximité de la chambre de tirage 4 et permettant à un opérateur 20 de s'assoir dans une position dans laquelle l'opérateur a des jambes disposées dans la chambre de tirage 4. Dans cette position, les jambes de l'opérateur s'étendent à travers le cadre 23 du châssis 22. Enfin, le dispositif 21 comprend un repose-pied 31 suspendu au châssis 22 et s'étendant à l'intérieur de la chambre de tirage 4, de sorte que l'opérateur 20, en position assise peut poser ses pieds sur le repose-pied 31. Le repose-pied 31 permet à l'opérateur de s'appuyer sur le dispositif 21 afin de se stabiliser par rapport au dispositif 21 et de pouvoir intervenir sur le boîtier de dérivation 16 dans de bonnes conditions d'équilibre. Dans cette position, le support d'outillage 26 et le support de boîtier 29 s'étendent devant l'opérateur 20, dans son champ de vision. L'opérateur peut avancer ou reculer le plateau supérieur 27 en fonction des besoins. Comme cela apparaît sur la figure 5, le cadre 23 de forme générale rectangulaire comprend deux montants 32 et deux traverses 33, les traverses 33 s'étendant perpendiculairement aux montants 32. Les montants 32 sont réglables de sorte que le cadre 23 peut être ajusté aux dimensions de la chambre de tirage 4. A cet effet, le cadre 23 est formé d'un premier demi-cadre 34 et d'un deuxième demi-cadre 35 montés coulissants l'un par rapport à l'autre. A cet effet, le premier demi-cadre 34 et le deuxième demi-cadre 35 comprennent chacun des profilés. Les profilés 36 du premier demi-cadre 34 sont adaptés pour être reçus à l'intérieur des profilés 37 du deuxième demi-cadre 35 et peuvent coulisser à l'intérieur de ces profilés. Le cadre 23 comprend en outre des moyens de verrouillage 38 permettant d'immobiliser les deux demi-cadres 34, 35 l'un par rapport à l'autre. Le dispositif 21 comprend également des moyens de liaison 39 du support de boîtier 29 au châssis 22. Les moyens de liaison 39 incluent deux premières pièces coulissantes 40, un profilé mobile 41 monté sur les deux pièces coulissantes 40, une deuxième pièce coulissante 42 montée sur le profilé mobile 41 et une tige coulissante 43 montée dans la deuxième pièce coulissante 42. Chaque première pièce coulissante 40 est montée sur l'un des profilés 37 formant les montants du cadre 23 et est apte à coulisser dans une rainure longitudinale 44 du profilé. Les moyens de liaison 39 incluent également des moyens de verrouillage 45 permettant d'immobiliser les premières pièces coulissantes 40 par rapport au cadre 23. Le profilé mobile 41 s'étend entre les montants 32 du cadre 23, parallèlement aux traverses 33. Chaque extrémité du profilé mobile 41 est reliée à l'une des premières pièces coulissantes 40 par des liaisons pivots 46. Le profilé mobile 41 est ainsi monté rotatif par rapport aux premières pièces coulissantes 40, et par conséquent aux montants 32, autour d'un axe de rotation Y parallèle aux traverses 33. Les moyens de liaison 39 incluent des moyens de verrouillage 47 permettant d'immobiliser le profilé mobile 41 par rapport aux premières pièces coulissantes 40. La position du profilé mobile 41 par rapport au cadre 23 peut ainsi être réglée à la fois en translation selon la direction X parallèle aux montants 32 (par l'intermédiaire des premières pièces coulissantes 40) mais également en rotation autour de la direction Y perpendiculaire aux montants 32. La deuxième pièce coulissante 42 est montée sur le profilé mobile 41 et est apte à coulisser dans une rainure longitudinale 48 du profilé 41, dans la direction Y parallèle aux traverses 33. Les moyens de liaison 39 incluent des moyens de verrouillage 49 permettant d'immobiliser la deuxième pièce coulissante 42 par rapport au profilé mobile 41. Enfin, la tige 43 est apte à coulisser par rapport à la pièce 42 dans une direction X' perpendiculaire au profilé 41, et à pivoter autour d'un axe de direction X' parallèle à la tige. Les moyens de liaison 39 incluent des moyens de verrouillage 49 permettant d'immobiliser la tige 43 par rapport à la deuxième pièce coulissante 42. Le support de boîtier 29 est monté solidaire de la tige coulissante 43. Les moyens de liaison 39 permettent à l'opérateur 20 de régler la position du support de boîtier 29 par rapport au châssis 22 en translation selon trois dimensions (correspondant aux directions X, Y, X') et en rotation selon deux dimensions (correspondant aux directions X', Y). Le support de boîtier 29 comprend un plateau inférieur 30 sur lequel peut être fixé le boîtier de dérivation 16. A cet effet, le plateau inférieur 30 présente une pluralité d'orifices 50 adaptés pour recevoir des pièces de fixation telles que des vis par exemple. Plus précisément, le plateau inférieur 30 peut comprendre une grille 51 ajourée, ce qui permet de fixer des boîtiers de dérivation 16 de différentes tailles sur le plateau 30. Le support d'outillage 26 comprend un plateau supérieur 27 de forme générale rectangulaire, présentant sur trois côtés un rebord 52 permettant de maintenir des accessoires sur le plateau 27. Le plateau 27 présente sur un quatrième côté faisant face à l'opérateur, des encoches 53 permettant de venir accrocher des accessoires au plateau 27, tels que par exemple un outil d'extraction pour extraire un module optique d'un câble optique. Le support d'outillage 26 comprend également deux paires de bras 28 parallèles. Chaque bras 28 présente deux extrémités, l'une des extrémités étant liée au plateau supérieur 27 et l'autre extrémité étant liée au cadre 23 par l'intermédiaire de liaisons pivot 54. Chaque paire de bras 28 forme ainsi avec le plateau supérieur 27 et le châssis 22 un parallélogramme déformable permettant de régler la position du plateau supérieur 27 par rapport au châssis 22. Le support d'outillage 26 comprend également des moyens de verrouillage 55 permettant d'immobiliser le plateau supérieur 27 par rapport au châssis 22. La figure 6 représente de manière schématique des moyens de liaison 56 du support de boîtier 29 au châssis 23 selon une variante de réalisation. Dans cette variante, les moyens de liaison 56 comprennent un bras articulé 57 monté sur un profilé 59 formant une traverse 33. Le bras articulé 57 comprend un premier segment 60 et un deuxième segment 61. Le premier segment 60 présente une première extrémité reliée à la traverse 33 par une rotule 62 et une deuxième extrémité reliée au deuxième segment 61 par une rotule 63. Le deuxième segment 61 présente une première extrémité reliée au premier segment et une deuxième extrémité reliée au support de boîtier 29 par l'intermédiaire d'une rotule 64. Grâce aux moyens de liaison représentés sur les figures 5 et 6, la position du support de boîtier 29 à l'intérieur de la chambre 4 peut être réglée de manière à s'adapter à différentes configurations de chambres de tirage (encombrement de la chambre, agencement du câble dans la chambre, câble plus ou moins tendu). Comme cela est illustré sur la figure 7, le dispositif 21 selon le deuxième mode de réalisation est particulièrement adapté pour être installé dans des lieux étroits, notamment dans des lieux où la chambre de tirage 4 est positionnée le long d'un mur 65. De plus, le châssis présentant des dimensions réglables permet d'adapter le dispositif à des chambres de tirage de dimensions différentes et à des environnements différents. Sur la figure 8, le support d'outillage 26 comprend des moyens 66 de réception de modules optiques permettant de recevoir de manière temporaire des modules optiques 67 en attente d'être raccordés. Ces moyens de réception 66 peuvent comprendre des blocs de mousse 68 (en matériau polymère expansé) munis de fentes 69. Les blocs de mousse 68 sont fixés sur le plateau supérieur 27, le long du côté dépourvu de rebord. L'opérateur peut insérer des modules optiques 67 en attente dans les fentes 69 des blocs 68, ce qui facilite la gestion des modules, notamment lorsque le nombre de modules à manipuler est important. Sur la figure 9, le repose-pied 31 comprend une paire de pièces coulissantes 70, une paire de sangles 71 et une barre de repos 72. La barre de repos 72 est suspendue au châssis 23 par la paire de sangles 71 et s'étend dans une direction Y transversale par rapport aux montants 32. Chaque pièce coulissante 70 est montée dans une rainure longitudinale 44 ménagée dans un profilé de l'un des montants, ce qui permet de déplacer le repose-pied 31 par rapport au châssis 22 selon la direction X. De plus, chaque sangle 71 comprend une boucle de réglage 73 permettant de régler la longueur de la sangle, ce qui permet de déplacer la barre de repos 72 par rapport au châssis en hauteur selon la direction Z. Les dispositifs 1 et 21 qui viennent d'être décrits permettent à un opérateur de travailler assis en bord de chambre afin de réaliser des opérations de dérivation de manière plus confortable que dans l'art antérieur. REVENDICATIONS1. Dispositif de poste de travail (1, 21) pour intervention dans une chambre de tirage (4) recevant un câble optique, comprenant : - un châssis (2, 22) adapté pour venir en appui sur au moins un rebord (6) de la chambre de tirage (4), - un support de boîtier (14, 29) adapté pour recevoir un boîtier de dérivation (16) monté sur le câble optique de manière à immobiliser le boîtier pendant l'intervention, - des moyens de liaison (39, 56) du support de boîtier (14, 29) au châssis (2, 22), les moyens de liaison autorisant un positionnement du support de boîtier à l'intérieur de la chambre de tirage (4). 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel le châssis (22) comprend un cadre (23) adapté pour être posé sur un rebord (6) du corps (7) de la chambre de tirage (4) qui reçoit normalement un couvercle de la chambre de tirage. 3. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel le cadre (23) comprend des barres (32) de longueur réglable pour ajuster une dimension du cadre (23) en fonction d'une dimension des rebords (6) de la chambre de tirage (4). 4. Dispositif selon l'une des revendications qui précèdent, dans 25 lequel le support de boîtier (14, 29) comprend un plateau (15, 30) sur lequel peut être fixé le boîtier de dérivation (16). 5. Dispositif selon la revendication 4, dans lequel le plateau (15, 30) présente une pluralité d'orifices (50) adaptés pour recevoir des pièces de 30 fixation pour fixer des boîtiers de dérivation (16) de différentes tailles sur le plateau (15, 30). 6. Dispositif selon l'une des revendications qui précèdent, dans lequel les moyens de liaison (39, 56) sont adaptés pour régler une position du support de boîtier (14, 29) par rapport au châssis (22). 7. Dispositif selon la revendication 6, dans lequel les moyens de liaison (39, 56) sont adaptés pour régler la position du support de boîtier (14, 29) par rapport au châssis (23) en translation selon trois dimensions. 8. Dispositif selon l'une des revendications 6 ou 7, dans lequel les 10 moyens de liaison (39, 56) sont adaptés pour régler la position du support de boîtier (14, 29) par rapport au châssis (22) en rotation. 9. Dispositif selon l'une des revendications qui précèdent, comprenant en outre un support d'outillage (11, 26) adapté pour recevoir 15 notamment un poste de soudage (18) de modules optiques. 10. Dispositif selon la revendication 9, comprenant des moyens de liaison (28) du support d'outillage (11, 26) au châssis (22) autorisant un positionnement du support d'outillage (11, 26) au dessus de la chambre de 20 tirage (4). 11. Dispositif selon la revendication 10, dans lequel les moyens de liaison (28) sont adaptés pour régler la position du support d'outillage (11, 26) par rapport au châssis (23). 12. Dispositif selon l'une des revendications 9 à 11, dans lequel le support d'outillage (11, 26) comprend des moyens (66) de réception de modules optiques permettant de recevoir de manière provisoire des modules optiques (67) en attente d'être raccordés. 13. Dispositif selon l'une des revendications qui précèdent, comprenant des moyens d'accrochage (8) adaptés pour venir en prise avec 25 30 une tringle (9) de fixation de la chambre de tirage (4) pour stabiliser le dispositif (1, 21). 14. Dispositif selon l'une des revendications qui précèdent, comprenant en outre un élément d'assise (19) adapté pour supporter un opérateur (20) d'intervention dans une position dans laquelle l'opérateur a des jambes disposées dans la chambre de tirage (4).10
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La présente invention a pour objet une machine à planter des rhizomes, et notamment des rhizomes de miscanthus. Le miscanthus est une plante à fort rendement en biomasse, qui présente un grand intérêt pour des applications telles que les biocombustibles, les biomatériaux ainsi que la pâte à papier. La culture du miscanthus présente comme inconvénient que jusque maintenant elle présentait peu d'intérêt, en sorte qu'il n'existe pas ou très peu de matériel particulièrement dédier à cette culture, et notamment pour l'opération essentielle à savoir la plantation. Planter des rhizomes demeure une opération peu aisée, et surtout fastidieuse. On utilise généralement des machines à planter les pommes de terre, avec pour inconvénient, outre les fait qu'elles présentent des caractéristiques non adaptées comme la profondeur d'enfouissement, qu'elles nécessitent une importante intervention humaine, pour séparer les rhizomes et les distribuer, et que de plus elles ne permettent un bon placement des rhizomes. Il a déjà été proposé des machines à planter des rhizomes, lesquelles ne donnent pas satisfaction, soit au niveau de la régularité de distribution, soit au niveau de la pénibilité du travail pour les opérateurs quand il y en a. La présente invention a pour but de proposer une machine à planter des rhizomes, et notamment des rhizomes de miscanthus, permettant de remédier aux divers inconvénients précités. La machine à planter des rhizomes, et notamment des rhizomes de miscanthus, selon l'invention, comporte des moyens de stockage de rhizomes, des moyens de distribution des rhizomes disposés en aval desdits moyens de stockage, des moyens de réalisation d'au moins un sillon, des moyens d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens de recouvrement des rhizomes, et elle se caractérise essentiellement en ce que lesdits moyens de stockage consistent en une trémie associée à au moins une vis sans fin de séparation des rhizomes et d'extraction des rhizomes hors de ladite trémie, et en ce que lesdits moyens de distribution comprennent d'une part au moins une bande transporteuse disposée en aval de ladite trémie et alimentée par ladite vis sans fin, d'autre part au moins une table de préparation pour un opérateur, disposée en aval de ladite bande transporteuse et qui comporte au moins une roue de distribution qui se présente sous la forme d'un disque monté en rotation selon un axe vertical, muni en périphérie d'une multiplicité de compartiments dont le fond est constitué du plan de ladite table, dans lequel est pratiquée une ouverture de dimensions sensiblement égales à celles transversales d'un compartiment, et qui débouche sur lesdits moyens d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon. Selon une caractéristique additionnelle de la machine selon l'invention, la trémie présente des parois verticales ou 15 sensiblement verticales. Selon une autre caractéristique additionnelle de la machine selon l'invention, la vis sans fin, ou les vis sans fin, est associée à un hérisson, disposé transversalement à ladite vis, au-dessus de celle-ci et du côté d'extraction des rhizomes, 20 mû en rotation en sorte de refouler lesdits rhizomes vers l'intérieur de la trémie, et de les démêler. Selon une autre caractéristique additionnelle de la machine selon l'invention, la trémie comporte deux vis sans fin parallèles, disposées transversalement au sens de déplacement de 25 la machine, l'une déversant des rhizomes d'un côté de ladite trémie tandis que l'autre en déverse de l'autre côté de ladite trémie. Selon une autre caractéristique additionnelle de la machine selon l'invention, elle comporte deux bandes 30 transporteuses parallèles, disposées de part et d'autre de la trémie et alimentées chacune par une vis sans fin, et qui débouchent chacune sur la table de préparation entre deux roues de distribution. Selon une autre caractéristique additionnelle de la 35 machine selon l'invention, elle comporte une juxtaposition dans le sens transversal de lignes indépendantes, comprenant chacune des moyens de réalisation d'un sillon, un moyen d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens de recouvrement des rhizomes, et en ce que chaque ligne est portée par un bâti qui consiste en un parallélogramme déformable d'axes transversaux. Selon une autre caractéristique additionnelle de la machine selon l'invention, les moyens de réalisation d'au moins un sillon consistent en un soc. Les avantages et les caractéristiques de la machine selon l'invention, ressortiront plus clairement de la description qui suit et qui se rapporte au dessin annexé, lequel en représente un mode de réalisation non limitatif. - la figure 1 représente une vue schématique en perspective d'une machine à planter des rhizomes selon l'invention. - la figure 2 représente une vue schématique en élévation de profil de la même machine. - la figure 3 représente une vue schématique en plan de la même machine. - la figure 4 représente une vue schématique en 20 perspective d'une partie de la même machine. En référence aux figures 1, 2 et 3, on peut voir une machine à planter des rhizomes selon l'invention, destinée à être attelée à un engin tracteur. Cette machine à planter les rhizomes comporte des moyens 25 1 de stockage de rhizomes, des moyens 2 de distribution des rhizomes disposés en aval desdits moyens 1 de stockage, des moyens 3 de réalisation d'au moins un sillon, des moyens 4 d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens 5 de recouvrement des rhizomes. 30 Les moyens de stockage de rhizomes consistent en une trémie 10 à parois 11 verticales, ou sensiblement verticales, notamment les parois 11 latérales, associée à deux vis sans fin 12. Une trémie à parois 11 verticales, ou sensiblement 35 verticales, est préférée à une trémie classique conique qui ne permettrait pas un écoulement des rhizomes du fait de l'enchevêtrement de ceux-ci. Les moyens 2 de distribution des rhizomes comprennent, dans ce mode de réalisation, deux bandes transporteuses 20, disposées parallèlement pour déboucher sur une table de préparation 21. Les bandes transporteuses 20 sont disposées de part et d'autre de la trémie 10, et elles sont alimentées en rhizomes par les vis sans fin 12 qui sont destinées à séparer les rhizomes puis à les transférer sur les bandes 20. Selon un mode de réalisation avantageux, chacune des vis sans fin 12 est associée à un hérisson 13, représenté en traits discontinus sur la figure 3, disposé transversalement à la vis 12, au-dessus de celle-ci du côté d'extraction des rhizomes, et plus exactement au-dessus de la partie de la vis sans fin qui s'extrait de la trémie 10. Ce hérisson 13 tourne dans le sens inverse du flux de sortie des rhizomes, et favorise, en association avec l'effet de la vis sans fin, le décompactage des rhizomes. La table de préparation 21 comporte des roues de distribution 22, deux pour chacune des bandes transporteuses 20, disposées en sortie de celles-ci. Chacune des roues de distribution 22 se présente sous la forme d'un disque monté en rotation selon un axe vertical, muni en périphérie d'une multiplicité de compartiments 23 ouverts inférieurement en sorte que ce soit le plan de la table 21 qui en constitue le fond. Par ailleurs, la table 21 comporte des ouvertures 24 pratiquées dans son plan, une pour chacune des roues de distribution 22 dans la zone d'évolution de celle-ci, présentant les dimensions transversales d'un compartiment 23, et placée sur le trajet emprunté par les compartiments 23, en sorte que ceux-ci se retrouvent chacun successivement en regard de cette ouverture 24. Chacune des roues de distribution 22 consiste ainsi en une sorte de barillet dans chacun des compartiments 23 duquel un opérateur place manuellement un rhizome, lequel est entraîné par la rotation de la roue 22, pour tomber dans l'ouverture 24 lorsque le compartiment contenant le rhizome passe au droit de l'ouverture 24. Bien entendu, la vitesse de rotation des roues de distribution est indexée à la vitesse de déplacement du tracteur Chacune des ouvertures 24 est prolongée inférieurement d'un conduit 40 qui permet d'acheminer les rhizomes au sol, et qui débouche en arrière des moyens 3 de réalisation d'un sillon, et en avant des moyens 5 de recouvrement. Les moyens 3 de réalisation de sillons consistent en des socs 30, tandis que les moyens 5 de recouvrement consistent en des disques 50, deux par sillon, qui permettent refermer le sillon en recouvrant le rhizome. On notera qu'il est également possible de faire précéder les disques 50 d'une roue basse pression, non représentée, permettant d'appuyer sur le rhizome et de l'enfoncer avant recouvrement. De plus, les moyens 5 de recouvrement comprennent également des rouleaux plombeurs 51 destinés à tasser la terre. On notera que les rouleaux plombeurs 51 sont équipés de dents 52 qui permettent une mise en rotation des rouleaux 51. La machine à planter les rhizomes selon l'invention comporte également, en arrière de la table de préparation 21, l'emplacement 6 de postes opérateurs, qui consiste en un espace destiné à la réception des opérateurs chargés de prendre les rhizomes sur la table de préparation 21, pour les placer séparément dans chacun des compartiments 23 des roues de distribution 22. Cet espace est délimité inférieurement par des poutres 60 du châssis de la machine, et une rambarde verticale 61 qui s'étend transversalement en arrière de la table de préparation. Cet espace peut être équipé de différentes manières, il peut ne comporter qu'une plateforme sur laquelle les opérateurs travaillent debout, il peut également être équipé de sièges, éventuellement escamotables. En pratique, la trémie 10 est chargée de rhizomes, lesquels sont décompactés par les vis sans fin 12 et les hérissons 13 quand il y en a, puis entraînés par ses dernières hors de la trémie 10 pour être déposés sur les bandes transporteuses 20. Chacune des bandes transporteuses 20 déverse les rhizomes décompactés sur la table de séparation 21, entre deux roues de distribution 22, où un opérateur, ou deux, posté au droit de la bande transporteuse 20, place un rhizome dans chacun des compartiments 23 des deux roues de distribution 22 à sa portée. La rotation des roues de distribution 22 entraîne le déplacement des compartiments 23, et donc des rhizomes qu'ils contiennent, jusqu'à venir à la verticale d'une ouverture 24 et donc d'un conduit 40, dans lequel tombent un par un les rhizomes, au rythme de la rotation de la roue 22. En référence maintenant à la figure 4, on peut voir une partie de la machine selon l'invention, et plus particulièrement la partie de mise en terre. Cette partie consiste en une ligne 7 comprenant les moyens 3 de réalisation d'un sillon, un moyen 4 d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens 5 de recouvrement des rhizomes, sachant qu'une machine selon l'invention comporte plusieurs lignes 7 juxtaposées latéralement, un ligne pour chacun des rangs. Sur cette figure on peut voir que le châssis qui porte les différents moyens 3, 4 et 5, comporte un bâti de base 70 destiné à être solidarisé au châssis de la machine, et qui consiste en un parallélogramme déformable d'axes transversaux, associé à une roue de jauge 71, en sorte de permettre à chacune des lignes 7, d'être indépendante, et de pouvoir suivre les irrégularités du terrain.30 REVENDICATIONS1) Machine à planter des rhizomes, et notamment des rhizomes de miscanthus, comportant des moyens (1) de stockage de rhizomes, des moyens (2) de distribution des rhizomes disposés en aval desdits moyens (1) de stockage, des moyens (3) de réalisation d'au moins un sillon, des moyens (4) d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens (5) de recouvrement des rhizomes, caractérisée en ce que lesdits moyens (1) de stockage consistent en une trémie (10) associée à au moins une vis sans fin (12) de séparation des rhizomes et d'extraction des rhizomes hors de ladite trémie (10), et en ce que lesdits moyens (2) de distribution comprennent d'une part au moins une bande transporteuse (20) disposée en aval de ladite trémie (10), d'autre part au moins une table de préparation (21) pour un opérateur, disposée en aval de ladite bande transporteuse (20) et qui comporte au moins une roue de distribution (22) qui se présente sous la forme d'un disque monté en rotation selon un axe vertical, muni en périphérie d'une multiplicité de compartiments (23) dont le fond est constitué du plan de ladite table (21), dans lequel est pratiquée une ouverture (24) de dimensions sensiblement égales à celles transversales d'un compartiment (23), et qui débouche sur lesdits moyens (4) d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon. 2) Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que la trémie (10) présente des parois (11) verticales, ou 25 sensiblement verticales. 3) Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que la vis sans fin (12), ou les vis sans fin, est associée à un hérisson (13), disposé transversalement à ladite vis (12), au-dessus de celle-ci et du côté d'extraction 30 des rhizomes, mû en rotation en sorte de refouler lesdits rhizomes vers l'intérieur de la trémie (10) et de les démêler. 4) Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la trémie (10) comporte deux vis sans fin (12) parallèles, disposées transversalement au sens de déplacement de la machine, l'une déversant des rhizomes d'un côté de ladite trémie (10) tandis que l'autre en déverse de l'autre côté de ladite trémie (10). 5) Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte deux bandes transporteuses parallèles (20), disposées de part et d'autre de la trémie (10) et alimentées chacune par une vis sans fin (12), et qui débouchent chacune sur la table de préparation (21) entre deux roues de distribution (22). 6) Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte une juxtaposition dans le sens transversal de lignes indépendantes (7), comprenant chacune des moyens (3) de réalisation d'un sillon, un moyen (4) d'acheminement des rhizomes jusqu'au sillon, et des moyens (5) de recouvrement des rhizomes, et en ce que chaque ligne (7) est portée par un bâti (70)qui consiste en un parallélogramme déformable d'axes transversaux. 7) Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de réalisation d'au moins un sillon consistent en un soc (30).
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FR2960123A1
A1
20111125
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L'invention concerne une machine de coupe de végétaux telle qu'un broyeur débroussailleur destinée à être attelée à un tracteur, d'une part pour débroussailler une zone, et d'autre part pour être acheminée sur cette zone en étant tractée sur une voie de circulation. ARRIERE PLAN DE L'INVENTION Une telle machine, qui est connue notamment du document de brevet FR2912868, est représentée en figure 1 en y étant repérée par 1. Elle comporte trois unités de coupe incluant une unité centrale 2 et deux unités latérales 3 et 4 qui sont articulées à cette unité centrale selon des axes AX1 et AX2 sensiblement parallèles à la direction d'avancement DA de la machine lorsqu'elle est tractée par un tracteur non représenté. L'unité centrale 2 comporte un carter rigide 6, formant châssis ou platine, qui porte un rotor comprenant des lames tournantes. Ce carter 6 est équipé à sa partie avant de moyens d'attache 7 permettant de l'atteler au tracteur, et à sa partie arrière de trains de roues arrières 8 et 9 par lesquels il est en appui sur le sol. Comme visible dans la figure 2, le train de roues 8 comporte un châssis 11 portant un essieu 12 transversal par rapport à la direction d'avancement DA, cet essieu 12 portant à chacune de ses extrémités une roue, repérées par 13 et 14. Le châssis 11 est articulé sur le carter 6 autour d'un axe transversal AY pour pouvoir occuper différentes inclinaisons par rapport à ce carter 6. L'ensemble comporte des moyens pour ajuster la position du châssis 11 par rapport au carter 6, parmi une gamme de positions possibles, afin d'ajuster la hauteur de l'unité centrale. Des vérins hydrauliques peuvent être prévus pour modifier de façon commandée la hauteur, moyennant blocage par intervention manuelle de l'utilisateur. Chaque train de roue peut encore intégrer une suspension ou analogue, pour limiter les efforts auxquels l'ensemble est soumis en fonctionnement. Le train de roues 9 a la même structure que le train de roue 8 : il comporte lui aussi un châssis 16 articulé sur le carter 6 et portant un essieu transversal 17 portant lui-même deux roues 18 et 19, l'ensemble étant équipé de moyens d'ajustement permettant de régler la hauteur des roues par rapport au carter. De manière analogue, chaque unité latérale 3 et 4 comporte également un carter portant à sa partie arrière un train de roues non représenté pour ajuster la hauteur du carter par rapport au sol. En pratique, lorsqu'une coupe doit être effectuée, la machine est d'abord configurée dans sa configuration de travail qui correspond à celle de la figure 1. Les unités latérales 3 et 4 sont alors déployées pour prolonger latéralement l'unité centrale 2, comme dans la figure 1, et l'opérateur adapte la hauteur des unités de coupe par rapport au sol pour obtenir une hauteur de coupe souhaitée, en ajustant la hauteur de chaque train de roues. Les rotors peuvent alors être activés et la machine tirée par un tracteur pour procéder au débroussaillage sur une largeur relativement importante. Le transport d'une telle machine sur voie de circulation routière est assuré avec le tracteur en ayant préalablement configuré la machine en configuration de transport. Cette configuration est obtenue en repliant verticalement les unités latérales 3 et 4 autour des articulations AX1 et AX2, comme illustré sur la figure 3, afin de limiter la largeur de l'ensemble à une valeur acceptable vis-à-vis des règles de circulation routière. Complémentairement, les trains arrières 8 et 9 sont commandés pour placer l'unité centrale 2 à une hauteur maximale par rapport au sol, de façon à préserver le carter 6 et le rotor durant tout le transport sur route. Dans la configuration de transport qui correspond à celle de la figure 3, le centre de gravité de la machine est placé très haut par rapport à sa largeur, de sorte qu'elle est susceptible de verser latéralement compte tenu notamment des irrégularités de la route. Par exemple, si la roue 14 passe sur une bosse plus haute que le reste de la route, cela fait pencher l'ensemble de la machine vers la droite, au risque de la faire basculer complètement. En effet, la masse d'une telle machine est de l'ordre de plusieurs tonnes, et sa hauteur lorsque repliée comme dans la figure 3 est proche de quatre mètres. Lorsque la machine est repliée, son centre de gravité est situé à environ deux mètres au dessus du sol, alors que ses roues extérieures 13 et 19 sont espacées transversalement l'une de l'autre de deux mètres environ. Le conducteur du tracteur tirant cette machine est ainsi contraint à réduire la vitesse à une valeur très faible pour éviter un basculement latéral de la machine qu'il tracte, en particulier lorsque la route présente des irrégularités. OBJET DE L'INVENTION Le but de l'invention est de proposer une solution pour remédier à cet inconvénient. RESUME DE L'INVENTION A cet effet, l'invention a pour objet une machine de coupe notamment de type débroussailleuse, comprenant une unité centrale équipée d'organes d'attelage à un tracteur, ainsi que deux unités latérales articulées sur cette unité centrale pour être repliées verticalement lorsque la machine est tractée sur une voie de circulation, ainsi que deux trains de roues arrières portés par l'unité centrale pour supporter l'unité centrale et les deux unités latérales rabattues verticalement lorsque la machine est tractée sur voie de circulation, chaque train de roues comprenant un essieu orienté transversalement par rapport à la direction d'avancement de la machine, chaque essieu portant une roue à chacune de ses extrémités, caractérisé en ce que chaque essieu est solidarisé à l'unité centrale en étant apte à tourner par rapport à cette unité centrale autour d'un axe orienté parallèlement à la direction d'avancement de la machine lorsque cette machine est tractée sur une voie de circulation. Avec cette solution, chaque paire de roues d'un train arrière possède une mobilité supplémentaire lui permettant d'absorber les irrégularités du sol de manière à limiter l'inclinaison de la machine en phase de transport sur voie de circulation. L'invention concerne également une machine telle que définie ci-dessus, dans laquelle chaque essieu est porté par un châssis ajustable par rapport à l'unité centrale entre une position de transport sur voie de circulation où l'unité centrale est à une hauteur maximale par rapport au sol et une ou plusieurs positions de travail où l'unité centrale est rabaissée, et dans lequel chaque essieu est solidarisé au châssis qui le porte par une liaison de type pivot fixe. L'invention concerne également une machine telle que définie ci-dessus, dans laquelle chaque châssis est ajustable par rapport à l'unité centrale en étant articulé sur cette unité centrale autour d'un axe orienté transversalement par rapport à la direction d'avancement pour pouvoir occuper différentes inclinaisons autour de cet axe transversal. L'invention concerne également une machine telle que définie ci-dessus, dans laquelle les axes de rotation de chaque essieu par rapport à l'unité centrale sont orientés de manière oblique par rapport à un plan horizontal lorsque les châssis sont inclinés pour placer l'unité centrale en position basse.35 BREVE DESCRIPTION DES FIGURES La figure 1 est une vue en perspective d'une machine de débroussaillage connue en configuration de travail ; La figure 2 est une vue en perspective montrant les trains de roues arrières de l'unité centrale de la machine connue en configuration de travail ; La figure 3 est une vue arrière de la machine de débroussaillage connue en configuration de transport sur voie de circulation routière ; La figure 4 est une vue arrière de la machine de débroussaillage selon l'invention en configuration de transport routier lorsque son train de roues arrière gauche passe sur une irrégularité ; La figure 5 est une vue arrière de la machine de débroussaillage selon l'invention en configuration de transport routier lorsque ses deux trains arrières passent sur des irrégularités ; La figure 6 est une vue en perspective de la machine selon l'invention en configuration de travail. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION L'idée à la base de l'invention est de monter chaque essieu de train arrière de l'unité centrale de la machine rotatif autour d'un axe longitudinal, c'est-à-dire autour d'un axe s'étendant parallèlement à la direction d'avancement, lorsque la machine est en configuration de transport sur voie de circulation routière. La machine selon l'invention qui est représentée dans les figures 4 à 6 en y étant repérée par 21 a une structure générale analogue à celle de la machine connue des figures 1 à 3. Elle comporte une unité centrale 22 et deux unités latérales 23 et 24 articulées sur cette unité centrale autour d'axes AX23 et AX24 orientés longitudinalement, c'est-à-dire parallèlement à la direction d'avancement AD de la machine. Cette unité centrale 22 comporte un carter 26 portant à sa partie avant des organes 27 d'attelage à un tracteur pour constituer avec ce tracteur une liaison mécanique de type rotule, et à sa partie arrière deux trains de roues repérés par 28 et 29. Le train de roues 28 comprend un châssis 31 articulé sur le carter 26 pour ajuster son inclinaison par pivotement autour d'un axe transversal horizontal AY21, ce châssis 31 portant à son extrémité inférieure un essieu 32, orienté transversalement et portant deux roues 33 et 34 situées à chacune de ses extrémités pour être latéralement de part et d'autre du châssis 31. Selon l'invention, l'essieu 32 est monté rotatif sur l'extrémité inférieure du châssis 31, de manière à pouvoir tourner par rapport au châssis 31, autour d'un axe A32 qui s'étend longitudinalement, c'est-à-dire selon la direction d'avancement AD lorsque la machine est en configuration de transport routier. Concrètement, l'axe A32 est orienté selon la direction d'avancement de la machine lorsqu'elle est en configuration de transport comme dans les figures 4 et 5, cette direction d'avancement étant normale aux plans des figures 4 et 5. Ainsi, contrairement à l'architecture connue, l'essieu 32 n'est pas assujetti à rester horizontal, mais il est au contraire apte à tourner dans un plan vertical transversal à savoir le plan des figures 4 et 5, pour offrir aux roues 33 et 34 une mobilité supplémentaire leur permettant d'absorber les irrégularités de la route sur laquelle circule la machine. Le train de roues 29 est du même type et comprend un châssis 36 articulé sur le carter 26 pour ajuster son inclinaison par pivotement autour de l'axe AY21, ce châssis 36 portant un essieu 37, orienté transversalement et portant deux roues 38 et 39 à chacune de ses extrémités, de part et d'autre du châssis 36. L'essieu 37 est lui aussi monté rotatif à l'extrémité inférieure du châssis 36, de manière à pouvoir tourner par rapport au châssis 31, autour d'un axe A37 qui s'étend longitudinalement, c'est-à-dire selon la direction d'avancement AD lorsque la machine est en configuration de transport routier. L'axe A37 s'étend lui aussi perpendiculairement au plan des figures 4 et 5, l'essieu 37 étant ainsi apte à tourner dans le plan de ces figures pour permettre aux roues 38 et 39 d'absorber les irrégularités du sol. Comme on peut le voir sur la figure 4, lorsque la roue 34 passe sur une bosse, la mobilité de l'essieu 32 permet à cette roue 34 de monter, pour absorber l'irrégularité que constitue cette bosse afin de réduire la gîte subie par l'ensemble de la machine. Concrètement lorsque la roue 34 passe sur une bosse, l'essieu 32 s'incline en tournant dans le sens direct sur les figures, de sorte que le train de roues arrières 28 monte globalement d'une valeur correspondant à la moitié de la hauteur de la bosse, ce qui réduit d'autant la gîte de l'ensemble de la machine 21. Lorsque c'est la roue 33 qui passe sur une bosse, l'essieu 32 tourne alors dans le sens indirect, ce qui produit le même effet, à savoir le fait que le train arrière 28 monte de seulement la moitié de la hauteur de la bosse. Comme représenté en figure 5, les deux trains arrières 28 et 29 ont la même structure, ce qui permet d'absorber efficacement les irrégularités de la route y compris lorsqu'elles sont importantes, en diminuant de manière significative l'inclinaison à laquelle la machine 21 est sujette lorsqu'elle est tractée sur une route fortement irrégulière. En pratique, chaque essieu 32, 37 est relié au châssis 31, 36 qui le porte par une liaison mécanique de type pivot fixe d'axe A32, A37, respectivement. Cette liaison peut par exemple être constituée au moyen d'une chape double constituant l'extrémité inférieure de chaque châssis, et dont les deux ailes sont orientées dans un plan vertical transversal lorsque l'inclinaison des châssis correspond à la configuration de transport, c'est-à-dire lorsque l'inclinaison du châssis 31 place l'unité centrale 22 à sa hauteur maximale par rapport au sol. Chaque chape double chevauche alors l'essieu correspondant, chaque essieu et chaque aile de la chape double le chevauchant étant traversés par un axe mécanique correspondant qui est orienté longitudinalement. Dans ce cas, les axes A32 et A37 sont orientés selon la direction d'avancement DA lorsque la machine est en configuration de transport. Mais, comme illustré sur la figure 6, les axes A32 et A37 adoptent une position oblique par rapport à l'horizontale lorsque la machine est en configuration de travail, c'est-à-dire lorsque les châssis 31 et 36 ont une inclinaison telle que l'unité centrale 22 est rabaissée. Grâce à cette inclinaison des axes A32 et A37 dans la configuration de travail, les essieux 32 et 37 ne risquent pas de pivoter en phase de débroussaillage, de sorte qu'ils ne risquent pas de perturber le travail. Complémentairement, il peut éventuellement être prévu un dispositif de verrouillage de la rotation des essieu par rapport aux châssis qui les portent de manière à les immobiliser complètement en phase de débroussaillage. REVENDICATIONS1. Machine de coupe (21) notamment de type débroussailleuse, comprenant une unité centrale (22) équipée d'organes (27) d'attelage à un tracteur, ainsi que deux unités latérales (23, 24) articulées sur cette unité centrale (22) pour être repliées verticalement lorsque la machine (21) est tractée sur une voie de circulation, ainsi que deux trains de roues arrières (28, 29) portés par l'unité centrale (22) pour supporter l'unité centrale (22) et les deux unités latérales (23, 24) rabattues verticalement lorsque la machine est tractée sur voie de circulation, chaque train de roues (28, 29) comprenant un essieu (32, 37) orienté transversalement par rapport à la direction d'avancement (DA) de la machine (21), chaque essieu (32, 37) portant une roue (33, 34, 38, 39) à chacune de ses extrémités, caractérisé en ce que chaque essieu (32, 36) est solidarisé à l'unité centrale (22) en étant apte à tourner par rapport à cette unité centrale (22) autour d'un axe (A32, A37) orienté parallèlement à la direction d'avancement (DA) de la machine lorsque cette machine est tractée sur une voie de circulation. 2. Machine selon la revendication 1, dans laquelle chaque essieu (32, 37) est porté par un châssis (31, 36) ajustable par rapport à l'unité centrale (22) entre une position de transport sur voie de circulation où l'unité centrale (22) est à une hauteur maximale par rapport au sol et une ou plusieurs positions de travail où l'unité centrale (22) est en position basse, et dans lequel chaque essieu (32, 37) est solidarisé au châssis (31, 36) qui le porte par une liaison de type pivot fixe. 3. Machine selon la revendication 2, dans laquelle chaque châssis (31, 36) est ajustable par rapport à l'unité centrale (22) en étant articulé sur cette unité centrale (22) autour d'un axe orienté transversalement (AY21) parrapport à la direction d'avancement (AD) pour pouvoir occuper différentes inclinaisons autour de cet axe transversal (AY21). 4. Machine selon la revendication 3, dans laquelle les axes de rotation de chaque essieu (32, 37) par rapport à l'unité centrale (22) sont orientés de manière oblique par rapport à un plan horizontal lorsque les châssis (31, 36) sont inclinés pour placer l'unité centrale (22) en position basse.
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FR2960124A1
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B.10244 DISPOSITIF D'EGOUTTAGE D'UNE FAISSELLE DANS UN RECIPIENT La présente invention concerne le domaine technique des dispositifs d'égouttage comportant un récipient extérieur recevant un réceptacle intérieur perforé, dans lesquels le récipient extérieur est susceptible de supporter le réceptacle intérieur perforé dans une position basse et dans une position haute, la position haute permettant un égouttage du contenu du réceptacle intérieur perforé dans le récipient extérieur. La présente invention concerne notamment la confection de fromage blanc, pour laquelle un égouttage du petit lait peut être souhaité. Le document FR 2 423 977 divulgue un dispositif d'égouttage du type précité, dans lequel le réceptacle intérieur perforé présente des protubérances latérales externes susceptibles de reposer sur des organes de support du récipient extérieur lorsque le réceptacle intérieur perforé occupe la position haute. Toutefois ces protubérances latérales externes sont formées par des languettes flexibles, et le passage de la position basse à la position haute et vice-versa nécessite de déformer élastiquement lesdites languettes. L'effort d'insertion ou d'extraction nécessaire rend l'utilisation de ce dispositif peu aisé. L'objet de la présente invention est de proposer un dispositif d'égouttage permettant des manipulations particulièrement aisées. Cet objet est atteint avec un dispositif d'égouttage comportant un récipient extérieur recevant un réceptacle intérieur perforé, le récipient extérieur pouvant supporter le réceptacle intérieur perforé dans une position basse et dans une position haute, le réceptacle intérieur perforé présentant au moins deux protubérances latérales externes susceptibles de reposer sur des organes de support du récipient extérieur lorsque le réceptacle intérieur perforé occupe la position haute, du fait que le récipient extérieur présente 1 une ouverture supérieure ménageant à l'intérieur dudit récipient extérieur au moins deux renfoncements latéraux entre lesdits organes de support, lesdits renfoncements latéraux étant prévus pour loger lesdites protubérances latérales externes lorsque le réceptacle intérieur perforé occupe la position basse. Ces dispositions permettent de passer le réceptacle intérieur perforé de la position haute à la position basse et vice versa simplement en soulevant le réceptacle intérieur perforé au dessus du récipient extérieur, en tournant le réceptacle intérieur perforé par rapport au récipient extérieur de manière à placer les protubérances latérales externes au dessus des renfoncements latéraux ou au dessus des organes de support, et en reposant le réceptacle intérieur perforé dans le récipient extérieur. Selon un mode de réalisation, le réceptacle intérieur perforé occupant la position basse repose sur un fond du récipient extérieur. Cette disposition permet de limiter l'espace autour du réceptacle intérieur perforé, favorisant ainsi la rétention de petit lait dans la faisselle. Selon une forme de réalisation, les organes de support du récipient extérieur sont formés par des protubérances latérales internes. Cette disposition permet d'optimiser l'encombrement latéral du récipient extérieur. Avantageusement alors, les protubérances latérales internes sont issues d'un bord supérieur du récipient extérieur. Cette disposition permet d'optimiser l'encombrement en hauteur du récipient extérieur. Selon une autre forme de réalisation, les organes de support du récipient extérieur sont formés par un bord supérieur du récipient extérieur. Les renfoncements latéraux peuvent alors être formés par la paroi latérale du récipient extérieur. Selon une forme de réalisation, le récipient extérieur et le réceptacle intérieur perforé présentent une géométrie non circulaire. Plus particulièrement, le récipient extérieur et le réceptacle intérieur perforé peuvent présenter une géométrie polygonale. Selon un mode de réalisation, le réceptacle intérieur perforé comporte une ou des parois latérales perforées. En alternative ou en complément, le réceptacle intérieur perforé peut comporter un fond perforé. Selon une forme de réalisation adaptée notamment aux dispositifs d'égouttage de géométrie carrée, mais aussi circulaire ou hexagonale, les protubérances latérales externes comprennent une première protubérance latérale externe et une deuxième protubérance latérale externe opposées. Selon une autre forme de réalisation adaptée notamment aux dispositifs d'égouttage de géométrie rectangulaire, mais aussi elliptique ou hexagonale, une moitié de l'ouverture supérieure du récipient extérieur comporte un premier organe de support et un deuxième organe de support encadrant un premier renfoncement latéral, l'autre moitié de l'ouverture supérieure du récipient extérieur comportant un deuxième renfoncement latéral et un troisième renfoncement latéral encadrant un troisième organe de support. Avantageusement encore, pour faciliter l'extraction du réceptacle intérieur perforé, le réceptacle intérieur perforé comporte au moins un organe de préhension. Avantageusement alors, ledit au moins un organe de préhension est issu d'une bordure supérieure du réceptacle intérieur perforé. Cette disposition permet de maximiser la capacité du réceptacle intérieur perforé en limitant l'encombrement du récipient extérieur. Selon une forme de réalisation avantageuse, le réceptacle intérieur perforé comporte deux organes de préhension internes opposés. L'utilisateur peut ainsi retirer un réceptacle intérieur perforé de capacité individuelle en soulevant lesdits organes de préhension internes opposés en croisant le pouce et l'index. Avantageusement alors, les deux organes de préhension internes opposés sont agencés entre deux protubérances latérales externes. Cette disposition permet d'éviter que la déformation de la partie supérieure du réceptacle intérieur perforé n'écarte les protubérances latérales externes des organes de support. Avantageusement encore, le récipient extérieur loge entièrement le réceptacle intérieur perforé occupant la position basse. Le récipient extérieur peut ainsi être aisément obturé par un couvercle. L'invention sera mieux comprise à l'étude de trois exemples de réalisation, pris à titre nullement limitatif, illustrés dans les figures annexées, dans lesquelles : - la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un premier exemple de réalisation d'un dispositif de filtration selon l'invention, - la figure 2 est une vue en perspective assemblée du dispositif de filtration illustré sur la figure 1, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position basse, - la figure 3 est une vue en perspective assemblée du dispositif de filtration illustré sur la figure 1, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position haute, - la figure 4 est une vue en perspective éclatée d'un deuxième exemple de réalisation d'un dispositif de filtration selon l'invention, - la figure 5 est une vue en perspective assemblée du dispositif de filtration illustré sur la figure 4, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position haute, - la figure 6 est une vue en perspective assemblée du dispositif de filtration illustré sur la figure 4, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position basse, - la figure 7 est une vue schématique en perspective éclatée d'un troisième exemple de réalisation d'un dispositif de filtration selon l'invention, - la figure 8 est une vue schématique du dispositif de filtration illustré sur la figure 7, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position basse. - la figure 9 est une vue schématique du dispositif de filtration illustré sur la figure 7, dans laquelle le réceptacle intérieur perforé occupe la position haute. Le dispositif d'égouttage illustré sur les figures 1 à 3 comporte un récipient extérieur 1 recevant un réceptacle intérieur perforé 2, prévus par exemple pour la confection de portions individuelles de fromage blanc. Le récipient extérieur 1 peut supporter le réceptacle intérieur perforé 2 dans une position basse illustrée sur la figure 2 et dans une position haute illustrée sur la figure 3, prévue pour l'égouttage. Le récipient extérieur 1 et le réceptacle intérieur perforé 2 illustrés sur les figures 1 à 3 présentent une géométrie non circulaire, toutefois la présente invention s'applique également à des récipients extérieurs 1 et/ou des réceptacles intérieurs perforés de géométrie circulaire. Le récipient extérieur 1 et le réceptacle intérieur perforé 2 présentent une géométrie polygonale, plus particulièrement une géométrie carrée. Le récipient extérieur 1 comporte un fond 10 raccordé à des parois latérales 11. La partie supérieure des parois latérales 11 présente deux renfoncements latéraux 12 agencés au-dessus de rebords supérieurs 13. Deux protubérances latérales internes 14 sont agencées entre les renfoncements latéraux 12. Les protubérances latérales internes 14 sont issues d'un bord supérieur 15 du récipient extérieur 1. Le réceptacle intérieur perforé 2 comporte un fond imperforé 20 raccordé à des parois latérales perforées 21. Le réceptacle intérieur perforé 2 présente deux protubérances latérales externes 22. Plus particulièrement, les protubérances latérales externes 22 sont issues d'une bordure supérieure 23 du réceptacle intérieur perforé 2. Les protubérances latérales externes 22 comprennent une première protubérance latérale externe 22a et une deuxième protubérance latérale externe 22b opposées, agencées chacune sur une face du réceptacle intérieur perforé 2. Le réceptacle intérieur perforé 2 comporte avantageusement au moins un organe de préhension 24, cet organe de préhension 24 étant de préférence issu de la bordure supérieure 23 du réceptacle intérieur perforé 2. Tel que représenté sur la figure 1, le réceptacle intérieur perforé 2 comporte deux organes de préhension 24 internes opposés. Les deux organes de préhension 24 internes opposés sont agencés entre les deux protubérances latérales externes 22. Tel que représenté sur la figure 2, les renfoncements latéraux 12 sont prévus pour loger les protubérances latérales externes 22 lorsque le réceptacle intérieur perforé 2 occupe la position basse dans le récipient extérieur 1. Plus particulièrement, le réceptacle intérieur perforé 2 occupant la position basse repose sur le fond 10 du récipient extérieur 1. Pour minimiser l'espace entre le récipient extérieur 1 et le réceptacle intérieur perforé 2, les parois latérales 11, 21 du récipient extérieur 1 et du réceptacle intérieur perforé 2 présentent des formes trapezoïdales. La figure 2 montre que le récipient extérieur 1 loge entièrement le réceptacle intérieur perforé 2 occupant la position basse. Tel que visible sur la figure 3, les protubérances latérales externes 22 sont susceptibles de reposer sur des organes de support 16 du récipient extérieur 1 lorsque le réceptacle intérieur perforé 2 occupe la position haute. Tel que mieux visible sur la figure 1, les organes de support 16 du récipient extérieur 1 sont formés par les protubérances latérales internes 14. Ainsi le récipient extérieur 1 présente une ouverture supérieure 17 ménageant à l'intérieur dudit récipient extérieur 1 au moins deux renfoncements latéraux 12 entre les organes de support 16. Le dispositif d'égouttage selon l'invention illustré sur les figures 1 à 3 s'utilise de la manière suivante. Pour passer de la position basse du réceptacle intérieur perforé 2 illustrée sur la figure 2 à la position haute du réceptacle intérieur perforé 2 illustrée sur la figure 3, ou vice-versa, l'utilisateur saisit le réceptacle intérieur perforé 2 par les organes de préhension 24, par exemple en croisant le pouce et l'index, soulève le réceptacle intérieur perforé 2, tourne le réceptacle intérieur perforé 2 d'un quart de tour par rapport au récipient extérieur 1, et repose le réceptacle intérieur perforé 2. La manipulation du réceptacle intérieur perforé 2 est ainsi particulièrement aisée. Le dispositif d'égouttage illustré sur les figures 4 à 6 comporte un récipient extérieur 1' recevant un réceptacle intérieur perforé 2', prévus par exemple pour la confection de portions familiales de fromage blanc. Les organes de support 16' du récipient extérieur 1' sont formés par des protubérances latérales internes 14' issues du bord supérieur 15' du récipient extérieur 1'. Le réceptacle intérieur perforé 2' comporte un fond imperforé 20' et des parois latérales perforées 21'. Le réceptacle intérieur perforé 2' occupant la position basse repose sur un fond 10' du récipient extérieur 1' ; le récipient extérieur 1' loge entièrement le réceptacle intérieur perforé 2' occupant la position basse. Le dispositif d'égouttage illustré sur les figures 4 à 6 diffère du dispositif d'égouttage illustré sur les figures 1 à 3 en ce que le récipient extérieur 1' et le réceptacle intérieur perforé 2' présentent une géométrie rectangulaire, et en ce qu'une moitié de l'ouverture supérieure 17' du récipient extérieur 1' comporte un premier organe de support 16'a et un deuxième organe de support 16'b encadrant un premier renfoncement latéral 12'a, et en ce que l'autre moitié de l'ouverture supérieure 17' du récipient extérieur 1' comporte un deuxième renfoncement latéral 12'b et un troisième renfoncement latéral 12'c encadrant un troisième organe de support 16'c. Le réceptacle intérieur perforé 2' présente trois protubérances latérales externes 22' susceptibles de reposer sur les organes de support 16' du récipient extérieur 1' lorsque le réceptacle intérieur perforé 2' occupe la position haute. Les protubérances latérales externes 22' sont issues d'une bordure supérieure 23' du réceptacle intérieur perforé 2'. Les protubérances latérales externes 22' comprennent une première protubérance latérale externe 22'a et une deuxième protubérance latérale externe 22'b agencées sur un même côté du réceptacle intérieur perforé 2', prévues pour reposer respectivement sur le premier organe de support 16'a et le deuxième organe de support 16'b, ainsi qu'une troisième protubérance latérale externe 22'c, agencée sur le côté opposé du réceptacle intérieur perforé 2' et prévue pour reposer sur le troisième organe de support 16'c, tel que visible sur la figure 5. Pour passer de la position haute du réceptacle intérieur perforé 2' illustrée sur la figure 5 à la position basse du réceptacle intérieur perforé 2' illustrée sur la figure 6, l'utilisateur soulève le réceptacle intérieur perforé 2', le tourne d'un demi-tour par rapport au récipient externe 1', et repose le réceptacle intérieur perforé 2'. Ainsi le troisième organe de support 16'c est inséré entre la première protubérance latérale externe 22'a et la deuxième protubérance latérale externe 22'b, la troisième protubérance latérale externe 22'c étant insérée entre le premier organe de support 16'a et le deuxième organe de support 16'b, tel que visible sur la figure 6. Les protubérances latérales externes 22' formées par la première protubérance latérale externe 22'a, la deuxième protubérance latérale externe 22'b et la troisième protubérance latérale externe 22'c sont ainsi insérées dans des renfoncements latéraux 12' formés par le premier renfoncement latéral 12'a, le deuxième renfoncement latéral 12'b et le troisième renfoncement latéral 12'c. Le dispositif d'égouttage illustré sur les figures 7 à 9 comporte un récipient extérieur 51 recevant un réceptacle intérieur perforé 52, prévus par exemple pour la confection de portions individuelles de fromage blanc. Le récipient extérieur 51 et le réceptacle intérieur perforé 52 présentent une géométrie essentiellement circulaire. Le réceptacle intérieur perforé 52 comporte un fond imperforé 70 et une paroi latérale perforée 71, ainsi qu'un organe de préhension 74 issu d'une bordure supérieure 73. Le réceptacle intérieur perforé 52 occupant la position basse repose sur un fond 60 du récipient extérieur 51. Les protubérances latérales externes 72 du réceptacle intérieur perforé 52 comprennent une première protubérance latérale externe 72a et une deuxième protubérance latérale externe 72b opposées. Le dispositif d'égouttage illustré sur les figures 7 à 9 diffère du dispositif d'égouttage illustré sur les figures 1 à 3 en ce que les renfoncements latéraux 62 du récipient extérieur 51 sont formés par des décrochements extérieurs de la paroi latérale 61 s'écartant vers l'extérieur de la géométrie du reste du bord supérieur 65 du récipient extérieur 51, et en ce que les protubérances latérales externes 72 sont formés par des décrochements extérieurs de la paroi latérale perforée 71 s'écartant vers l'extérieur de la géométrie du reste de la bordure supérieure 73. Les organes de support 66 du récipient extérieur 51 sont formés par le bord supérieur 65 du récipient extérieur 51. Tel que visible sur la figure 8, les renfoncements latéraux 62 logent partiellement les protubérances latérales externes 72 lorsque le réceptacle intérieur perforé 52 occupe la position basse. Ainsi, selon l'invention, le réceptacle intérieur perforé 2 ; 2' ; 52 présente au moins deux protubérances latérales externes 22 ; 22' ; 72 susceptibles de reposer sur des organes de support 16 ; 16' ; 66 du récipient extérieur 1 ; 1' ; 51 lorsque le réceptacle intérieur perforé 2 ; 2' ; 52 occupe la position haute, et le récipient extérieur 1 ; 1' ; 51 présente une ouverture supérieure 17 ; 17' ; 67 ménageant à l'intérieur dudit récipient extérieur 1 ; 1' ; 51 au moins deux renfoncements latéraux 12 ; 12' ; 62 entre lesdits organes de support 16 ; 16' ; 66, lesdits renfoncements latéraux 12 ; 12' ; 62 étant prévus pour loger au moins partiellement lesdites protubérances latérales externes 22 ; 22' ; 72 lorsque le réceptacle intérieur perforé 2 ; 2' ; 52 occupe la position basse. Le réceptacle intérieur perforé 2 ; 2' ; 52 forme ainsi une faisselle permettant l'égouttage du fromage blanc par une manipulation simple consistant à soulever le réceptacle intérieur perforé 2 ; 2' ; 52, à le tourner d'une portion de tour, et à le reposer dans le récipient extérieur 1 ; 1' ; 51. A titre de variante, les protubérances latérales externes et les organes de support ne sont pas nécessairement agencés de manière symétrique ; la rotation du réceptacle intérieur perforé par rapport au récipient extérieur pour passer de la position basse à la position haute, ou vice-versa, n'est pas nécessairement d'un quart de tour ou d'un demi-tour. La présente invention n'est nullement limitée à l'exemple de réalisation décrit et à ses variantes, mais englobe de nombreuses modifications dans le cadre des revendications. REVENDICATIONS1. Dispositif d'égouttage, comportant un récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) recevant un réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52), le récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) pouvant supporter le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) dans une position basse et dans une position haute, le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) présentant au moins deux protubérances latérales externes (22 ; 22' ; 72) susceptibles de reposer sur des organes de support (16 ; 16' ; 66) du récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) lorsque le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) occupe la position haute, caractérisé en ce que le récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) présente une ouverture supérieure (17 ; 17' ; 67) ménageant à l'intérieur dudit récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) au moins deux renfoncements latéraux (12 ; 12' ; 62) entre lesdits organes de support (16 ; 16' ; 66), lesdits renfoncements latéraux (12 ; 12' ; 62) étant prévus pour loger au moins partiellement lesdites protubérances latérales externes (22 ; 22' ; 72) lorsque le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) occupe la position basse. 2. Dispositif d'égouttage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) occupant la position basse repose sur un fond (10 ; 10' ; 60) du récipient extérieur (1 ; 1' ; 51). 3. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les organes de support (16 ; 16') du récipient extérieur (1 ; 1') sont formés par des protubérances latérales internes (14 ; 14'). 4. Dispositif d'égouttage selon la revendication 3, caractérisé en ce que les protubérances latérales internes (14 ; 14') sont issues d'un bord supérieur (15 ; 15') du récipient extérieur (1 ; 1'). 5. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les organes de support (66) du récipient extérieur (51) sontformés par un bord supérieur (65) du récipient extérieur (51). 6. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) et le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) présentent une géométrie non circulaire. 7. Dispositif d'égouttage selon la revendication 6, caractérisé en ce que le récipient extérieur (1 ; 1' ; 51) et le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) présentent une géométrie polygonale. 8. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2' ; 52) comporte une ou des parois latérales perforées (21 ; 21' ; 71). 9. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les protubérances latérales externes (22 ; 72) comprennent une première protubérance latérale externe (22a ; 72a) et une deuxième protubérance latérale externe (22b ; 72b) opposées. 10. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'une moitié de l'ouverture supérieure (17') du récipient extérieur (1') comporte un premier organe de support (16'a) et un deuxième organe de support (16'b) encadrant un premier renfoncement latéral (12'a) et en ce que l'autre moitié de l'ouverture supérieure (17') du récipient extérieur (1') comporte un deuxième renfoncement latéral (12'b) et un troisième renfoncement latéral (12'c) encadrant un troisième organe de support (16'c). 11. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le réceptacle intérieur perforé (2 ; 52) comporte au moins un organe de préhension (24 ; 74). 12. Dispositif d'égouttage selon la revendication 11, caractérisé en ce que ledit au moins un organe de préhension (24 ; 74) est issu d'une bordure supérieure (23 ; 73) du réceptacle intérieur perforé (2 ; 52). 13. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 11 ou 12, caractérisé en ce que le réceptacle intérieur perforé (2) comporte deux organes de préhension (24) internes opposés. 14. Dispositif d'égouttage selon la revendication 13, caractérisé en ce que 5 les deux organes de préhension (24) internes opposés sont agencés entre deux protubérances latérales externes (22). 15. Dispositif d'égouttage selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que le récipient extérieur (1 ; 1') loge entièrement le réceptacle intérieur perforé (2 ; 2') occupant la position basse.
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FR2960126A1
A1
20111125
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MOULINET A LANCER AUTOMATIQUE La présente invention concerne une canne à pêche au lancer qui a pour objectif essentiel de pouvoir être utilisée aisément par tout type de pêcheur, du pêcheur débutant au pêcheur expérimenté. De manière traditionnelle, une canne à pêche au lancer se compose d'une canne à pêche en tant que telle, bien connue de l'homme du métier et d'un moulinet de pêche sur lequel est embobiné du fil de pêche qui peut être soit déroulé lors du lancer afin de projeter l'appât à une certaine distance dans le bassin de pêche soit rembobiné sous l'action d'une manivelle afin de ramener l'appât jusqu'à soi voire un poisson attrapé au moyen de cet appât. On distingue les moulinets de pêche de type moulinet «spinning» et de type moulinet «capoté». Les moulinets «spinning» comportent un pick up qui dans une première position déclenchée, autorise le débobinage du fil de pêche enroulé autour d'un tambour fixe du moulinet et, dans une seconde position enclenchée, permet le rembobinage du fil autour du tambour fixe sous l'action de la manivelle. Les moulinets «capotés» comprennent notamment un capot, une coupole logée à l'intérieur du capot et une gâchette. L'actionnement de la gâchette, par le biais d'un mécanisme, permet une translation de la coupole qui vient en contact à l'intérieur du capot, ce qui assure un blocage de ce fil de pêche logé entre la coupole et le capot. Au contraire, le relâchement de la gâchette permet un retour en position normal de celle-ci, et par conséquent un dégagement de la coupole vis-à-vis du capot, ce qui libère le fil de pêche et permet soit de débobiner ledit fil de pêche lors du lancer soit inversement d'embobiner ce fil de pêche lors de l'actionnement de la manivelle. Ainsi, avec un moulinet «spinning» le pêcheur maintient avec le doigt le fil de pêche, ouvre le pick up puis procède au lancer du fil en fouettant la canne vers l'avant, étape pendant laquelle le pêcheur doit lâcher le fil de pêche maintenu avec le doigt afin de permettre la projection vers l'avant de la ligne. Dans le cas d'un moulinet «capoté», le pêcheur enclenche la gâchette, ce qui permet un blocage du fil de pêche à l'intérieur du moulinet. Le pêcheur procède ensuite au mouvement de lancer en fouettant la canne à pêche vers l'avant. Durant cette dernière étape, le pêcheur doit relâcher la gâchette ce qui permet son déclenchement, et ainsi le déblocage du fil, autorisant sa projection vers l'avant, le pêcheur pouvant ensuite rembobiner le fil au moyen de la manivelle afin de ramener la ligne jusqu'à lui. Dans ces différents cas de figure, le problème majeur réside dans la synchronisation entre le mouvement de lancer et l'instant auquel le pêcheur va libérer le fil de pêche en sorte de permettre sa projection de manière convenable, cette synchronisation étant d'autant plus délicate lorsque le pêcheur est débutant. La présente invention vise à pallier cet inconvénient majeur, facilite l'utilisation de la canne à pêche au lancer et garantit une projection convenable du fil de pêche et de l'appât à chaque mouvement de lancer. A cet effet, l'invention porte sur une canne à pêche au lancer comprenant un moulinet sur lequel est embobiné du fil de pêche. De manière traditionnelle le moulinet comprend un système de blocage du fil de pêche configuré pour, dans une position de blocage, maintenir le fil de pêche et dans une position de déblocage, libérer le fil de pêche. De préférence, la conception du moulinet de pêche s'apparente à celle du moulinet «capoté», c'est-à-dire que ce moulinet comprend un capot et une coupole, ladite coupole étant capable d'être actionnée en sorte de venir au contact à l'intérieur du capot et d'assurer le blocage du fil de pêche ou au contraire d'être dégagée vis-à-vis du capot en sorte de libérer le fil de pêche. On pourrait toutefois envisager des variantes de conception fonctionnant sur le même principe tel que par exemple un moulinet équipé d'un pick up et d'un frein de blocage du fil de pêche actionné par une gâchette, tel que cela est connu de l'homme du métier. De manière remarquable la pêche au lancer objet de l'invention comprend : - un élément poussoir configuré pour être déplacé dans une première position selon laquelle ledit élément poussoir active le système de blocage en position de blocage et pour être déplacé dans une seconde position selon laquelle ledit élément poussoir permet le retour du système de blocage en position de déblocage ; - un système de butée sur l'élément poussoir configuré pour, dans une position enclenchée, maintenir l'élément poussoir dans la première position et, dans une position déclenchée, libérer l'élément poussoir en sorte d'autoriser son retour dans la seconde position et ; - une masselotte d'inertie fixée sur un élément filaire souple dont une première extrémité est assujettie au système de butée et une seconde extrémité est assujettie à la canne à pêche, l'inertie de la masselotte permettant un déplacement du système de butée en position déclenchée. De manière préférentielle, le système de butée s'enclenche automatiquement lors de l'actionnement de l'élément poussoir dans la première position. On peut toutefois envisager un positionnement manuel du système de butée dans sa position enclenchée, sans sortir du cadre de l'invention. On comprend que selon cette conception, le pêcheur actionne l'élément poussoir dans sa première position, ce qui active le système de blocage dans la position de blocage du fil de pêche. L'actionnement de l'élément poussoir dans sa première position permet en outre l'enclenchement du système de butée qui assure le maintien de l'élément poussoir dans sa première position et par conséquent maintient le système de blocage en position de blocage. Ainsi, le pêcheur peut procéder au mouvement de lancer en fouettant la canne à pêche au lancer vers l'avant. Le mouvement de lancer agit alors sur la masselotte ; du fait de son inertie, celle-ci permet, par le biais de l'élément filaire d'exercer une traction sur le système de butée en sorte de le déplacer en position déclenchée selon laquelle l'élément poussoir est libéré et peut revenir dans sa seconde position, ce qui autorise le retour du système de blocage dans la position de déblocage du fil de pêche et, par conséquent, permet la projection de la ligne et de l'appât vers l'avant dans le bassin de pêche. Ainsi, il n'est plus nécessaire de synchroniser le mouvement de lancer avec l'instant auquel le pêcheur doit lâcher le fil de pêche en sorte de permettre la protection de l'appât dans l'eau. Selon un premier mode de conception de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, l'élément poussoir est monté directement sur le moulinet et muni d'une tête, à la manière d'une gâchette sur les moulinets traditionnels. En outre, le système de butée est constitué d'une tige de butée et d'une tige d'actionnement montées en translation longitudinale sur la canne à pêche, ladite tige de butée comportant une extrémité arrière formant une butée sur la tête de l'élément poussoir déplacé dans sa première position et une extrémité avant assujettie à une extrémité arrière de la tige d'actionnement. Cette tige d'actionnement dispose par ailleurs d'une extrémité avant assujettie à la première extrémité de l'élément filaire souple. Selon cette conception, on peut envisager par exemple l'utilisation de moulinets «capotés» comportant une gâchette disposée à l'avant, ce qui peut présenter comme avantage de pouvoir remplacer facilement le moulinet en cas de défaillance de celui-ci, sans remplacer le reste de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention. Selon ce premier mode de conception de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, une pièce de guidage est configurée pour recevoir à coulissement la tige de butée et la tige d'actionnement selon leurs axes longitudinaux, ladite pièce de guidage étant en outre configurée pour être fixée à la canne à pêche. De manière préférentielle, selon ce premier mode de conception de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention , l'élément poussoir est monté à pivotement pour se déplacer dans la première position ou dans la seconde position, le système de blocage du moulinet étant configuré pour repositionner cet élément poussoir dans la seconde position, lorsque le système de butée est en position déclenchée. On pourrait toutefois envisager sur le même principe un élément poussoir monté en translation verticale sur le moulinet, la position basse de l'élément poussoir correspondant à la position de déblocage du système de blocage et la translation en position haute de l'élément poussoir correspondant à la position de blocage, position haute selon laquelle la tige de butée, dans la position enclenchée, maintiendrait la tête de l'élément poussoir. Selon un second mode de conception de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, l'élément poussoir comprend un bras et un doigt poussoir, lesdits bras et doigt étant montés à pivotement sur la canne à pêche. En outre, le système de butée est configuré pour maintenir en position enclenchée une extrémité avant du bras dans une position pivotée vers le haut selon laquelle le doigt poussoir agit sur le système de blocage du fil de pêche pour le maintenir en position de blocage. Selon l'invention, le système de butée comprend des moyens de rappel configurés pour assurer le déplacement dudit système de butée en position enclenchée lors d'un déplacement de l'élément poussoir en première position. Cela facilite la manipulation de la canne à pêche au lancer lorsque le pêcheur souhaite procéder à un mouvement de lancer ; celui-ci n'a qu'à actionner l'élément poussoir dans sa première position, les moyens de rappel assurant un positionnement automatique du système de butée en position enclenchée. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer comprend un système raidisseur configuré pour modifier la sensibilité de déclenchement du système de butée sous l'effet de l'inertie de la masselotte. Cela présente pour avantage d'ajuster au mieux la canne à pêche au lancer en fonction de la force du pêcheur lorsque celui-ci procède à un mouvement de lancer. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer comprend un système de compensation configuré pour rattraper les jeux existants sur le système de blocage et garantir le maintien du fil de pêche lorsque ledit système de blocage est dans la position de blocage et que l'élément poussoir est dans la première position. Ainsi le fil de pêche reste convenable bloqué lorsque l'élément poussoir est actionné, malgré l'existence d'éventuels jeux dans le système de blocage sur le moulinet. Selon le second mode de réalisation de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, le système de compensation est mis en oeuvre entre le bras et le doigt poussoir. Pour cela, le bras et le doigt poussoir sont montés à pivotement l'un par rapport à l'autre, une pièce de rappel étant agencée entre ledit bras et le doigt poussoir pour, dans la première position de l'élément poussoir, exercer un effort sur le doigt poussoir et garantir que ce doigt poussoir active et maintient convenablement le système de blocage du fil de pêche en position de blocage. De manière préférentielle, selon le second mode de réalisation de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, le système de butée comprend une pièce de butée configurée pour se déplacer vers l'arrière dans une position de maintien de l'extrémité avant du bras disposé en position pivotée vers le haut et pour se déplacer vers l'avant, sous l'effet de la masselotte, dans une position dégagée de l'extrémité avant du bras autorisant le retour de l'élément poussoir dans la seconde position. En outre, un élément de rappel est configuré pour exercer un effort sur la pièce de butée en sorte de déplacer cette pièce de butée vers l'arrière. De manière préférentielle, selon ce second mode de conception de la canne à pêche au lancer, la pièce de butée est montée à pivotement vis-à-vis de la canne à pêche, l'élément de rappel étant un ressort ou un élastique. Des variantes sont toutefois envisageables selon ce second mode de réalisation. Ainsi, selon une variante, la pièce de butée et l'élément de rappel sont concomitamment constitués d'une lame flexible dont une première extrémité est fixée vis-à-vis de la canne à pêche et une seconde extrémité permet le maintien de l'extrémité avant du bras en position pivotée vers le haut, cette seconde extrémité de la lame flexible étant apte à fléchir sous l'effet de l'inertie de la masselotte et de reprendre sa position normale lorsque cette inertie de la masselotte cesse. Selon le second mode de réalisation de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention, le bras comprend à son extrémité arrière un système de manipulation configuré pour actionner l'élément poussoir dans la première position. Un tel système de manipulation facilite l'actionnement de l'élément poussoir en maintenant convenable la canne à pêche au lancer avec les mains. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer comprend un système de verrouillage/déverrouillage du système de butée configuré pour permettre une utilisation manuelle de l'élément poussoir. Ainsi, il est possible de désactiver le système de butée en sorte d'utiliser l'élément poussoir à la manière d'une gâchette telle qu'existant sur les moulinets «capotés» traditionnels. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer comprend une pièce de support configurée pour être fixée sur ladite canne à pêche et pour recevoir l'élément poussoir et le système de butée. Cela facilite l'agencement de l'élément poussoir et du système de butée sur la canne à pêche. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer comprend une pièce de maintien configurée pour être fixée sur la canne à pêche, des moyens de fixation étant agencés entre l'extrémité avant de l'élément filaire souple et ladite pièce de maintien. Cela présente pour avantage de faciliter la mise en place ou le retrait de l'élément filaire souple notamment en vue de son remplacement en cas de défectuosité, voire pour le changement de masselotte. Selon l'invention, l'élément filaire souple est réalisé dans un matériau injecté. Des variantes sont toutefois envisageables comme par exemple des matériaux textiles. Les caractéristiques et avantages de la présente invention apparaitront à la lecture de la description suivante de deux modes préférentiels de conception de la canne à pêche au lancer, lesquels s'appuient sur des figures parmi lesquelles : - la figure 1 illustre un premier mode de conception de la canne à pêche au lancer objet de la présente invention ; - la figure 2 illustre un second mode de conception de la canne à pêche mettant en évidence une première réalisation de moyens de rappel du système de butée ; - la figure 3 illustre un second mode de réalisation de la canne à pêche, semblable à celui de la figure 2, mettant en évidence une variante de réalisation de moyens de rappel du système de butée ; - la figure 4 illustre une variante de conception du système de butée et des moyens de rappel selon le second mode de conception de la canne à pêche au lancer illustré aux figures 2 et 3 ; - la figure 5 illustre un mode de conception du moulinet mettant en évidence le système de blocage du fil de pêche. Les figures 1 à 3 illustrent la canne à pêche au lancer objet de la présente invention et plus particulièrement la partie proximale de cette canne à pêche au lancer 1 que le pêcheur maintient avec les mains durant la pratique de la pêche et au niveau de laquelle est agencé le moulinet de pêche 2,3. Selon l'invention, la canne à pêche au lancer 1 comprend un moulinet 2,3 sur lequel est embobiné du fil de pêche 4, ce moulinet 2,3 comprenant un système de blocage du fil de pêche 4. Ce système de blocage, illustré en figure 5, est constitué notamment d'un capot 5 dans lequel est intégré une partie du mécanisme du moulinet et le tambour sur lequel est embobiné le fil 4. Ce tambour est revêtu d'une coupole 6 qui vient se loger à l'intérieur du capot 5 et présente une forme semblable à celle dudit capot 5. Cette coupole 6 est capable de translater dans le sens longitudinal selon l'axe X1, illustré sur la figure 5. Lorsque la coupole 6 est translatée vers l'avant, celle-ci vient en contact dans le fond 5a du capot 5 au travers duquel passe le fil de pêche 4 tel qu'illustré sur la figure 5, ce qui permet, par la mise en contact de la coupole 6 dans le fond 5a du capot 5, d'assurer un blocage du fil de pêche 4. Au contraire, lorsque la coupole 6 revient dans sa position normale translatée vers l'arrière tel qu'illustré sur la figure 5, celle-ci est dégagée vis-à-vis du fond 5a du capot 5, ce qui permet soit le débobinage du fil par un mouvement de lancer soit son embobinage autour du tambour par l'action sur la manivelle du moulinet 2,3. Bien entendu, tel qu'illustré aux figures 1 à 3, le moulinet 2,3 comprend un carter 31 complémentaire dans sa partie arrière, le capot 5 comprenant par exemple un taraudage 5b illustré en figure 5 permettant son visage sur ledit carter 31 tel qu'illustré sur les figures 1 à 3. La translation de la coupole 6 est, par exemple, assurée au moyen d'un axe de translation 7 solidaire de ladite coupole 6. Une poussée exercée sur l'extrémité 7a de cet axe 7, permet sa translation vers l'avant, ce qui entraine un déplacement de la coupole 6 vers l'avant. Cet axe de translation 7 est monté en rappel par ressort permettant, lorsque la poussée au niveau de son extrémité 7a cesse, d'assurer son retour en position arrière et ainsi la translation vers l'arrière de la coupole 6 dans sa position normale illustrée en figure 5. Bien entendu des variantes de système de blocage peuvent être envisagées sur le moulinet, avec une fonction semblable. Le système de blocage du moulinet 2,3 est actionné au moyen d'un élément poussoir 8,9 illustré sur les figures 1 à 3 qui prend par exemple appui sur l'extrémité arrière 7a de l'axe de translation 7. Sur le mode de conception illustré en figure 1, l'élément poussoir 9 est monté directement sur le moulinet 3 ce qui présente pour avantage de pouvoir utiliser des moulinets traditionnels présentant ce type de configuration. Cet élément poussoir 9 est muni d'une tête 9a illustrée sur la figure 1. Cet élément poussoir 9 est monté à pivotement sur le moulinet 3 et est en liaison avec l'axe de translation, par exemple au niveau de son extrémité arrière 7a sur laquelle l'élément poussoir 9 vient en appui. Lorsque l'élément poussoir 9 est pivoté vers l'avant tel qu'illustré sur la figure 1, la coupole 6 est dégagée vis-à-vis du capot 5 ce qui laisse le fil de pêche libre de se dérouler ou d'être rembobiné. Au contraire, lorsque l'élément poussoir 9 est pivoté vers l'arrière celui-ci actionne l'axe de translation 7 vers l'avant et permet à la coupole 6 de venir au contact du fond 5a du capot 5, assurant le blocage du fil de pêche 4. On pourrait bien entendu envisager des variantes de conception de l'élément poussoir et prévoir par exemple un élément poussoir 9 monté en translation verticale, une position basse de l'élément poussoir correspondant à une position de déblocage du fil de pêche 4 et une position haute de l'élément poussoir correspondant à une position de blocage du fil de pêche. Dans un tel cas, une pièce de transmission complémentaire sera par exemple envisagée entre l'axe de translation 7 et l'élément poussoir 9. On constate sur la figure 1 la présence d'un système de butée 11. Ce système butée 11 est constitué d'une tige de butée 14 prolongée vers l'avant par une tige d'actionnement 15. Sur la figure 1 la tige de butée 14 et la tige d'actionnement 15 sont disposées selon un seul et même axe longitudinal. On pourrait toutefois envisager de les disposer selon deux axes parallèles longitudinaux. La tige de butée 14 a son extrémité arrière 14a qui vient en butée contre une tête 9a configurée à l'extrémité supérieure de l'élément poussoir 9. L'extrémité avant 14b de la tige de butée 14 est solidaire de l'extrémité arrière 15a de la tige d'actionnement 15. En outre, ces deux tiges de butée 14 et d'actionnement 15 sont montées en translation longitudinale sur une pièce de guidage 16 assujettie au manche la de la canne à pêche 1. Cette pièce de guidage 16 pourra être fixée sur le manche la de la canne à pêche au lancer 1 par des systèmes de collier de serrage ou équivalent. On pourra en outre prévoir une fixation permanente voire une fixation amovible. On constate sur la figure 1 que l'extrémité avant 15b de la tige d'actionnement 15 est assujettie à l'extrémité arrière 13a d'un élément filaire souple 13 dont l'extrémité avant 13b est assujettie à la canne à pêche au lancer 1 au moyen d'une pièce de connexion 29. En outre une masselotte 12 est montée sur cet élément filaire souple 13 tel qu'illustré en figure 1. On constate sur la figure 1 la présence d'un ressort de rappel 19c assurant un retour en position arrière de la tige d'actionnement 15 et par conséquent de la tige de butée 14. Dans la position illustrée à la figure 1, le fil de pêche est libre d'être déroulé ou enroulé sur le tambour du moulinet 3, le système de blocage sur le moulinet étant désactivé, c'est-à-dire en position de déblocage. Lorsque le pêcheur pivote l'élément poussoir 9 vers l'arrière, la tête 9a pousse vers l'avant sur l'extrémité arrière 14a de la tige de butée 14 assurant son coulissement longitudinalement vers l'avant vis-à-vis de la pièce de guidage 16. Une fois l'élément poussoir 9 pivoté vers l'arrière, le ressort de rappel 19c assure un retour en position de l'extrémité arrière 14a de la tige de butée 14 dans une position enclenchée. Dans cette position enclenchée, lorsque le pêcheur relâche l'élément poussoir, celui-ci tend à revenir automatiquement en position pivotée vers l'avant ; la tête 9a de l'élément poussoir 9 reste toutefois en butée contre l'extrémité arrière 14a de la tige de butée 14 revenue dans sa position enclenchée. Selon cette position enclenchée, l'extrémité arrière 14a en butée contre la tête 9a de l'élément poussoir 9 empêche son retour en position pivotée vers l'avant, ce qui maintient la coupole 6 en appui contre le fond 5a du capot 5 et par conséquent assure le blocage du fil 4. Le pêcheur peut alors procéder au mouvement de lancer vers l'avant pour projeter la ligne et l'appât dans l'eau. Durant le mouvement de lancer, l'inertie de la masselotte 12 va agir sur l'élément filaire 13 et permettre un coulissement de la tige d'actionnement 15 longitudinalement vers l'avant et par conséquent le coulissement vers l'avant de la tige de butée 14, ce qui va permettre un dégagement de l'extrémité arrière 14a vis-à-vis de la tête 9a de l'élément poussoir et ainsi permettre son pivotement par rappel automatiquement vers l'avant, assurant le déblocage du fil 4 qui peut alors se projeter vers l'avant du fait de l'inertie de la ligne de pêche agencée à son extrémité. Ce coulissement longitudinalement vers l'avant de la tige d'actionnement 15 et de la tige de butée 14 est conditionné par la raideur du ressort 19c. De manière préférentielle la tige de butée 14 et la tige d'actionnement sont constituées d'une seule et même tige comportant une portion filetée sur laquelle est monté un écrou 20 illustré en figure 1, le ressort de rappel 19c étant agencé entre cet écrou 20 et une portion 16a de la pièce de guidage 16. On constate que le ressort de rappel 19c est compressé entre l'écrou 20 et cette partie 16a de la pièce de guidage 16. Une action sur l'écrou, c'est-à-dire une rotation de l'écrou, permet de modifier sa position sur la portion filetée disposée dans la zone de l'extrémité avant 14b de la tige de la butée 14 et de l'extrémité arrière 15a de la tige d'actionnement 15, ce qui permet de modifier sa position longitudinalement et ainsi de comprimer plus ou moins le ressort de rappel 19c. Cela permet de contraindre plus ou moins le ressort et ainsi, d'ajuster le déclenchement de l'élément poussoir en fonction de la force de fouettement sur la canne, exercée par le pêcheur lors du mouvement de lancer. Selon la variante de conception de la canne à pêche au lancer 1, illustrée aux figures 2 et 3, on constate que l'élément poussoir 8 est constitué d'un bras 17 s'étendant longitudinalement vers l'avant et d'un doigt poussoir 18, lequel a son extrémité distale 18a qui vient par exemple en appui sur l'extrémité arrière 7a de l'axe de translation 7 actionnant la coupole 6 en sorte d'assurer le blocage du fil de pêche. Le bras 17 et le doigt poussoir 18 sont montés à pivotement selon un axe de pivotement 22 illustré aux figures 2 et 3. On constate que le bras 17 comprend à son extrémité arrière 17b un système de manipulation 27 se présentant par exemple sous la forme d'un doigt de manipulation ou d'un bouton de manipulation. Une pression exercée sur ce système de manipulation 27 permet d'exercer un pivotement du bras 17 et du doigt poussoir 18 selon lequel l'extrémité avant 17a du bras 17 pivote vers le haut et l'extrémité distale 18a du doigt poussoir 18 pivote vers l'avant et appuie sur l'extrémité arrière 7a de l'axe de translation 7. Au contraire, le relâchement du système de manipulation 27 autorise un pivotement de l'élément poussoir 8 dans le sens inverse selon lequel l'extrémité avant 17a du bras 17 est pivoté vers le bas tel qu'illustré en figure 2 et l'extrémité distale 18a du doigt poussoir 18 est pivotée vers l'arrière, ce qui autorise une translation vers l'arrière de l'axe de translation 7 selon laquelle la coupole 6 est dégagée du capot 5. Bien entendu, on peut envisager l'actionnement de variante de système de blocage du moulinet 2 fonctionnant sur le même principe, au moyen de l'élément poussoir 8. Le bras 17 et le doigt poussoir 18 peuvent être constitués d'une seule et même pièce. Toutefois, tel qu'illustré aux figures 2 et 3, le bras 17 et le doigt poussoir 18 sont constitués de deux pièces montées à pivotement l'une par rapport à l'autre selon l'axe de pivotement 22. On constate sur la figure 2 la présence d'un ressort spiral ou hélicoïdal 23 agencé entre l'extrémité arrière 17b du bras 17 et l'extrémité proximale 18b du doigt poussoir 18. Selon une variante on constate sur la figure 3 la présence d'un ressort de torsion 21 agencé entre l'extrémité arrière 17b du bras 17 et l'extrémité proximale 18b du doigt poussoir 18. Dans les deux cas, lorsque le système de manipulation 27 est actionné par le pêcheur, ce qui entraîne le pivotement du bras 17 et du doigt poussoir 18 en sorte d'assurer l'actionnement du système de blocage du moulinet 2, ce ressort spiral 23 ou ce ressort de torsion 21 est comprimé en sorte d'exercer un pivotement vers l'avant du doigt poussoir 18 vis-à-vis du bras 17, ce qui permet de garantir un appui convenable de l'extrémité distale 18a du doigt poussoir 18 contre l'extrémité arrière 7a de l'axe de translation 7 actionnant la coupole 6 voire d'autres variantes de système de blocage du moulinet 2. Au contraire, lorsque le bras 17 et le doigt poussoir 18 sont dans une position selon laquelle le système de blocage est dans une position de déblocage, c'est-à-dire que l'extrémité distale 18a du doigt poussoir 18 est dégagée vers l'arrière vis-à-vis de l'extrémité arrière 7a de l'axe de translation 7, ce ressort spiral 23 ou ce ressort de torsion 21 reste à l'état détendu dans une position inactive. Ce système permet donc de compenser les jeux éventuels existants au niveau de l'axe de translation 7 assurant le déplacement de la coupole 6, voire d'autres variantes de système de blocage du moulinet 2. On constate sur les figures 2 et 3 la présence d'un système de butée 10, lequel est constitué d'une pièce de butée 24. Sur les figures 2 et 3, on constate que cette pièce de butée 24 est montée en liaison pivot selon un axe de liaison 25 permettant de pivoter ladite pièce de butée 24 vers l'arrière en sorte de la mettre en butée contre l'extrémité avant 17a du bras 17 lorsque celui-ci est pivoté vers le haut. Au contraire, un pivotement vers l'avant de la pièce de butée 24 permet de dégager celle-ci vis-à-vis de l'extrémité avant 17a du bras 17 ce qui autorise son retour en position pivotée vers le bas et par conséquent une position pivotée du doigt poussoir 18, dégagé vis-à-vis du système de blocage du moulinet 2. On pourrait envisager une variante de conception de la pièce de butée 24 et prévoir un montage en liaison glissière de cette pièce 24 assurant un coulissement vers l'avant ou vers l'arrière de celle-ci en sorte de la mettre ou non en butée contre l'extrémité avant 17a du bras 17. On constate sur les figures 2 et 3 que l'ensemble des éléments c'est-à-dire l'élément poussoir 8, le système de manipulation 27 et le système de butée 10 sont montés sur une pièce de support 28, laquelle est configurée pour être fixée sur la canne à pêche 1. On constate en outre sur ces figures 2 et 3 la présence d'un élément filaire souple 13, similaire à celui de la figure 1, dont l'extrémité arrière 13a est assujettie à la pièce de butée 24 et l'extrémité avant 13 est fixée à la pièce de support 28. En outre la masselotte 12 est montée sur cet élément filaire souple 13. On constate sur la figure 2 la présence d'un second ressort de torsion 19a agencé au niveau de la pièce butée 24. De même on constate sur la figure 3 la présence d'un second ressort spiral 19b agencé entre la pièce de butée 24 et la pièce de support 28. Dans les deux cas le ressort de torsion 19a et le ressort spiral 19b ont pour fonction d'assurer un retour en position arrière de la pièce de butée 24. Ainsi, lorsque le pêcheur souhaite procéder au lancer de la ligne dans l'eau celui-ci actionne le système de manipulation 27 ce qui permet un pivotement vers le haut du bras 17 et le pivotement vers l'avant du doigt poussoir 18, lequel vient en appui au niveau de son extrémité distale 18a sur l'extrémité avant 7a de l'axe de translation 7 et permet le blocage du fil 4 entre la coupole 6 et le fond 5a du capot 5. Selon cette position, l'extrémité avant 17a du bras 17 est pivotée vers le haut, ce qui permet au ressort de torsion 19a ou ressort spiral 19b d'agir sur la pièce de butée 24 et de la faire pivoter vers l'arrière. Le relâchement du système de manipulation 27 tend à faire pivoter vers le bas l'extrémité avant 17a du bras 17, cette extrémité 17a venant en butée contre la pièce de butée 24 et reste par conséquent bloquée dans cette position, ce qui assure le maintien en position du blocage du fil de pêche 4. Le pêcheur peut alors effectuer son mouvement de lancer durant lequel la masselotte 12 va exercer par le biais de l'élément filaire souple 13 et du fait de son inertie une action sur la pièce de butée 24 et la faire pivoter vers l'avant, ce qui permet un dégagement de cette pièce butée 24 vis-à-vis de l'extrémité avant 17a et autorise son retour en position pivotée vers le bas selon laquelle le doigt poussoir 18 pivote vers l'arrière et autorise une translation vers l'arrière de l'axe de translation 7, permettant le déblocage du fil de pêche 4 et par conséquent la projection de la ligne de pêche dans l'eau. Le pivotement vers l'arrière de l'élément poussoir 8 est assuré par le ressort de rappel agencé directement sur le moulinet 2 et agissant sur l'axe de translation 7, lequel tend à translater vers l'arrière ce qui permet à l'extrémité arrière 7a de cet axe de translation 7 de pousser sur l'extrémité distale 18a du doigt poussoir 18 et de le faire pivoter vers l'arrière du fait que la pièce de butée 24 est dégagée vis-à-vis de l'extrémité 17a du bras 17, lequel pivote également vers le bas. Le ressort de torsion 19a ou le ressort à spiral 19b tend à faire pivoter à nouveau la pièce de butée 24 vers l'arrière et la positionne contre l'extrémité avant 17a du bras 17 tel qu'illustré sur la figure 2, en attente de pouvoir pivoter complètement vers l'arrière lors d'une prochaine action sur la système de manipulation 27. Le pivotement vers l'avant de la pièce de butée 24 sous l'effet de l'inertie de la masselotte 12 est conditionné par la raideur du ressort de torsion 19a ou du ressort à spiral 19b. A ce titre, on constate sur la figure 3 que l'extrémité avant 32 du ressort à spiral 19b est montée sur une pièce 33, laquelle est capable de pivoter vis-à-vis de la pièce de support 28. Le pivotement de la pièce 33 permet de modifier la position de l'extrémité avant 32 du ressort à spiral 19b et ainsi de modifier la longueur dudit ressort à spiral 19b. Cela permet de modifier la contrainte exercée sur le ressort et ainsi d'ajuster celle-ci en fonction de l'effort de fouettement exercé par le pêcheur lors du mouvement de lancer, pour déclencher la pièce de butée 24 dans une position convenable assurant une optimisation du lancer de la ligne. De manière similaire on peut prévoir un système raidisseur sur le ressort de torsion 19a en agissant sur la position angulaire des branches 34,35 de ce ressort de torsion 19a. On constate sur les figures 2 et 3 la présence d'un système de verrouillage/déverrouillage 30. Ce système de verrouillage/déverrouillage 30 se compose d'une lumière 30a circulaire agencée sur la pièce de butée 24 et d'un axe de verrouillage 30b monté à l'intérieur de cette lumière 30a circulaire et à pivotement selon l'axe de liaison 25 vis-à-vis de la pièce de support 28. Lorsque cet axe de verrouillage 30b est pivoté vers le haut tel qu'illustré sur la figure 3, celui-ci autorise un pivotement vers l'arrière de la pièce de butée 24. Au contraire, lorsque cet axe de verrouillage 30b est pivoté vers le bas tel qu'illustré sur la figure 2, la lumière 30a vient en butée contre cet axe de verrouillage 30b ce qui empêche le pivotement vers l'arrière de la pièce de butée 24. Cela présente pour avantage de condamner la pièce de butée 24 et de pouvoir utiliser le système de manipulation 27 et l'élément poussoir 8 comme sur un moulinet «capoté» traditionnel. On peut envisager selon cette seconde variante de conception de la canne à pêche au lancer 1 illustrée aux figures 2 et 3, des variantes de réalisation du système de butée 10 telles qu'illustrées par exemple en figure 4. Sur cette figure 4 on constate la présence d'une lame flexible 26 dont l'extrémité proximale 26a est assujettie à la pièce de support 28 et l'extrémité distale 26b est capable de venir en butée sur l'extrémité avant 17a du bras 17. En outre, l'extrémité arrière 13a de l'élément filaire souple 13 est fixée à cette extrémité distale 26b. Cette lamelle 26 est capable de fléchir sous l'action de l'inertie de la masselotte 12 ce qui permet son dégagement vis-à-vis de l'extrémité avant 17a du bras 17 en sorte de permettre son pivotement vers le bas. Au contraire lors de l'actionnement de l'élément poussoir 8 sous l'action du système de manipulation 27, l'extrémité avant 17a du bras 17 pivote vers le haut ce qui permet, du fait de la flexibilité de la lamelle 26, de permettre la mise en butée de l'extrémité distale 26 de cette lamelle 26 contre ladite extrémité avant 17a du bras 17. De manière préférentielle et non limitative l'élément filaire souple 13 est réalisé dans un matériau injecté tel que par exemple un élastomère. On peut toutefois envisager sa conception dans d'autres matières telles que des matériaux textiles. La description qui précède des deux modes de conception préférentielle de canne à pêche au lancer n'est pas limitative. On peut notamment envisager également un système de verrouillage/déverrouillage 30 sur la canne à pêche au lancer illustré à la figure 1 selon la première variante en sorte de bloquer la tige de butée 14 dans une position coulissée longitudinalement vers l'avant en position dégagée vis-à-vis de la tête 9a de l'élément poussoir 9. Des variantes peuvent être envisagées avec des conceptions du système de blocage sur le moulinet autre que celle décrite dans les exemples de réalisation ci-dessus, et fonctionnant sur le même principe.5 REVENDICATIONS1. Canne à pêche au lancer (1) comprenant un moulinet (2, 3) sur lequel est embobiné du fil de pêche (4), le moulinet comprenant un système de blocage (5, 6, 7) du fil de pêche configuré pour, dans une position de blocage, maintenir le fil de pêche et, dans une position de déblocage, libérer le fil de pêche, caractérisée en ce que la canne à pêche au lancer comprend : - un élément poussoir (8, 9) configuré pour être déplacé dans une première position selon laquelle ledit élément poussoir active le système de blocage en position de blocage et pour être déplacé dans une seconde position selon laquelle ledit élément poussoir permet le retour du système de blocage en position de déblocage ; - un système de butée (10, 11) sur l'élément poussoir configuré pour, dans une position enclenchée, maintenir ledit élément poussoir dans la première position et, dans une position déclenchée, libérer l'élément poussoir en sorte d'autoriser son retour dans la seconde position et ; - une masselotte (12) d'inertie fixée sur un élément filaire souple (13) dont une première extrémité (13a) est assujettie au système de butée et une seconde extrémité (13b) est assujettie à la canne à pêche, l'inertie de la masselotte permettant un déplacement du système de butée en position déclenchée. 2. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, l'élément poussoir (9) étant monté directement sur le moulinet (3) et munie d'une tête (9a), le système de butée (11) étant constitué d'une tige de butée (14) et d'une tige d'actionnement (15) montées en translation longitudinale sur la canne à pêche, la tige de butée comportant une extrémité arrière (14a) formant une butée sur la tête de l'élément poussoir déplacé dans sa première position et une extrémité avant (14b) assujettie à une extrémité arrière (15a) de la tige d'actionnement, ladite tige d'actionnement ayant une extrémité avant (15b) assujettie à la première extrémité (13a) de l'élément filaire souple (13). 3. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 2, une pièce de guidage (16) étant configurée pour recevoir à coulissement la tige de butée (14) et la tige d'actionnement (15) selon leurs axes longitudinaux, ladite pièce de guidage étant configurée pour être fixée à la canne à pêche. 4. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 2, l'élément poussoir (9) étant monté à pivotement pour se déplacer dans la première position ou dans la seconde position, le système de blocage (5, 6, 7) du moulinet (3) étant configuré pour repositionner cet élément poussoir dans la seconde position, lorsque le système de butée (11) est en position déclenchée. 5. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, l'élément poussoir (8) comprenant un bras (17) et un doigt poussoir (18), lesdits bras et doigt étant montés à pivotement sur la canne à pêche, le système de butée (10) étant configuré pour maintenir en position enclenchée une extrémité avant (17a) du bras dans une position pivotée vers le haut selon laquelle le doigt poussoir agit sur le système de blocage (5, 6, 7) du fil de pêche (4) pour le maintenir en position de blocage. 6. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, le système de butée (10, 11) comprenant des moyens de rappel (19a, 19b, 19c) configurés pour assurer le déplacement dudit système de butée en position enclenchée lors d'un déplacement de l'élément poussoir (8, 9) en première position. 7. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, comprenant un système raidisseur (19a, 19b, 19c, 20) configuré pour modifier la sensibilité de déclenchement du système de butée (10, 11) sous l'effet de l'inertie de la masselotte. 8. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, comprenant un système de compensation (21, 22, 23) configuré pour rattraper les jeux existant sur le système de blocage (5, 6, 7) et garantir le maintien du fil de pêche (4) lorsque ledit système de blocage (5, 6, 7) est dans la position de blocage et que l'élément poussoir (8, 9) est dans la première position. 9. Canne à pêche au lancer (1) selon les revendications 5 et 8, le bras (17) et le doigt poussoir (18) étant montés à pivotement (22) l'un par rapport àl'autre, une pièce de rappel (21, 23) étant agencée entre ledit bras et le doigt poussoir pour, dans la première position, exercer un effort sur le doigt poussoir et garantir que ledit doigt poussoir active convenablement le système de blocage (5, 6, 7) du fil de pêche (4) en sorte de le maintenir en position de blocage. 10. Canne à pêche au lancer (1) selon les revendications 5 et 6, le système de butée (10) comprenant une pièce de butée (24) configurée pour se déplacer vers l'arrière dans une position de maintien de l'extrémité avant (17a) du bras (17) en position pivotée vers le haut et pour se déplacer vers l'avant, sous l'effet de la masselotte (12), dans une position dégagée de l'extrémité avant du bras autorisant le retour de l'élément poussoir (8) dans la seconde position, un élément de rappel (19a, 19b) étant configuré pour exercer un effort sur la pièce de butée en sorte de déplacer ladite pièce de butée vers l'arrière. 11. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 10, la pièce de butée (24) étant montée à pivotement (25) vis-à-vis de la canne à pêche, l'élément de rappel (19a, 19b) étant un ressort ou un élastique. 12. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 10, la pièce de butée (24) et l'élément de rappel étant concomitamment constitués d'une lame flexible (26) dont une première extrémité (26a) est fixée vis-à-vis de la canne à pêche et une seconde extrémité (26b) permet le maintien de l'extrémité avant (17a) du bras (17) en position pivotée vers le haut. 13. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 5, le bras (17) comprenant à son extrémité arrière (17b) un système de manipulation (27) configuré pour actionner l'élément poussoir (8) dans la première position. 14. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, comprenant un système de verrouillage/déverrouillage (30) du système de butée (10, 11) configuré pour permettre une utilisation manuelle de l'élément poussoir (8, 9). 15. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, comprenant une pièce de support (28) configurée pour être fixée sur ladite canne à pêche et pour recevoir l'élément poussoir (8) et le système de butée (10). 16. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, comprenant une pièce 5 de maintien (29) configurée pour être fixée sur la canne à pêche, des moyens de fixation étant agencés entre l'extrémité avant (13b) de l'élément filaire souple (13) et ladite pièce de maintien. 17. Canne à pêche au lancer (1) selon la revendication 1, l'élément filaire souple (13) étant réalisé dans un matériau injecté. 10
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Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage par la vapeur, comprenant deux cloches de diffusion de vapeur. Le domaine de l'invention est celui de la conception et/ou de la fabrication des équipements d'entretien de voirie. Plus précisément, l'invention concerne un ensemble mobile, en particulier un véhicule de désherbage et/ou de nettoyage par la vapeur. Dans le domaine de l'invention, il est désormais connu que la vapeur peut être utilisée efficacement non seulement pour nettoyer les sols, mais également pour exécuter des opérations de désherbage, la vapeur ayant la capacité de détruire les herbes, ceci dans le respect de l'environnement dans la mesure où il n'est aucunement nécessaire d'utiliser des produits chimiques en complément de l'action de la vapeur. De tels dispositifs comprennent de façon connue : - une cuve d'eau ; - une chaudière couplée à la cuve en vue de produire de la vapeur ; - un dispositif de diffusion de vapeur reliée à la chaudière. Classiquement, le dispositif de diffusion se présente sous la forme d'une cloche apte à diffuser la vapeur en direction du sol. Un exemple de ce type de dispositif est décrit par le document de brevet publié sous le n° WO-2005/120225. Les dispositifs connus de l'art antérieur sont du type destinés à être portés par un opérateur qui traite le sol en marchant. Les temps de traitements peuvent être par conséquent être relativement longs lorsque les surfaces de sols à traiter sont importantes. Pour des gestionnaires de voirie tels que des municipalités, ces temps de traitements peuvent s'avérer inappropriés, soit parce qu'ils mobilisent du personnel de la municipalité sur une période trop longue, soit, lorsque le traitement est sous-traité, parce que les coûts de sous-traitance sont trop élevés. De façon générale, les dispositifs actuels ne sont donc pas adaptés à des traitements sur des longueurs importantes de voirie, celle-ci pouvant de plus présenter plusieurs niveaux du fait de la présence de trottoirs. Dans ce cas, un passage sur chaque niveau est nécessaire. L'invention a notamment pour objectif de palier les inconvénients de l'art antérieur. Plus précisément, l'invention a pour objectif de proposer une technique de nettoyage et/ou de désherbage par la vapeur qui permette de traiter des surfaces plus rapidement qu'avec des techniques de l'art antérieur. L'invention a également pour objectif de proposer une telle technique qui soit adaptée au traitement de voirie sur des longueurs importantes, et plus précisément sur des voiries présentant des trottoirs. Ces objectifs, ainsi que d'autres cas apparaîtront par la suite, sont atteints grâce à l'invention qui a pour objet l'ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage comprenant un dispositif de diffusion de vapeur sur le sol, caractérisé en ce que ledit dispositif de diffusion de vapeur comprend au moins deux cloches de diffusion dont au moins l'une est mobile verticalement par rapport à l'autre. Ainsi, grâce à l'invention, on peut traiter des sols plus rapidement qu'avec les seuls options de l'art antérieur. En effet, un ensemble mobile selon l'invention peut prendre la forme particulière, comme cela va apparaître plus clairement par la suite, d'un véhicule de nettoyage et/ou de désherbage par la vapeur. Un tel véhicule permet clairement d'obtenir des gains en terme de rapidité de traitement, et également en termes d'autonomie, par rapport à un ensemble porté par un opérateur qui traite le sol en marchant. De plus, des gains en terme de rapidité de traitement peuvent être obtenus grâce à l'invention lorsque que le traitement s'opère sur deux niveaux différents (selon une direction perpendiculaire à la direction d'avance de l'ensemble de traitement), dans la mesure où les deux cloches peuvent être décalées l'une par rapport à l'autre verticalement pour traiter simultanément les deux niveaux, ou être placées au même niveau pour opérer un traitement sur une plus grande largeur d'un même plan horizontal. Ceci s'avère particulièrement avantageux pour traiter des voiries en milieu urbain, l'une des cloches pouvant être placée au niveau du caniveau tandis que l'autre cloche traite le trottoir. On comprend que, dans une telle situation, les deux niveaux sont traités simultanément (chacun sur la largeur de la cloche correspondante), en un seul passage. On note que lorsque l'ensemble mobile prend la forme particulière d'un véhicule, le traitement peut s'opérer à 2.5 km/h, tandis que les traitements effectués avec les dispositifs de l'art antérieur portés par un opérateur qui exécute le traitement en marchant s'effectuent à 1 km/h. Selon un mode de réalisation avantageux, l'ensemble mobile comprend un ensemble support incluant un bras porteur, une première des deux cloches étant portée par ledit bras porteur et portant une potence sur laquelle la deuxième cloche est montée mobile verticalement. De cette façon, on simplifie la conception de l'ensemble. En effet, avec un tel agencement, le bras porteur est allégé, n'étant relié directement qu'à une seule cloche. Parallèlement, la mobilité de la deuxième cloche s'opère simplement par rapport à la première cloche, c'est-à-dire en partie terminale du dispositif, et non par l'intermédiaire d'une liaison entre cette deuxième cloche et l'ensemble support. Selon un mode de réalisation particulier, ladite potence est constituée par un mât coudé dont la partie supérieure s'étend en direction de ladite deuxième cloche et dont l'extrémité présente un axe horizontal monté dans au moins une glissière verticale portée par la deuxième cloche. Selon une solution avantageuse mentionnée précédemment, lesdites cloches sont montés l'une par rapport à l'autre de telle sorte qu'elles puissent être amenées dans un même plan horizontal en s'étendant bord à bord l'une à côté de l'autre. On peut ainsi traiter une surface horizontale sur une largeur correspondant à celle des deux cloches l'une à côté de l'autre, ceci en évitant de laisser une bande non traitée entre les deux cloches. Avantageusement, l'ensemble mobile comprend un ensemble support incluant un bras porteur, une première des deux cloches étant portée par le bras porteur par l'intermédiaire d'une liaison pivotante autour d'un axe horizontal. De cette façon, la position des cloches peut être ajustée à la pente éventuelle de la voie sur laquelle le traitement est opéré. Préférentiellement, lesdites cloches présentent chacune des moyens de roulement au sol. Selon une autre caractéristique avantageuse, ledit dispositif de diffusion de vapeur présente des moyens de guidage latéral. Dans ce cas, lesdits moyens de guidage latéral sont avantageusement portés par ladite première cloche et comprennent préférentiellement un galet monté rotatif sur ladite première cloche autour d'un axe vertical, du côté de ladite deuxième cloche. Ainsi, le guidage latéral s'opère vis-à-vis de la première cloche destinée à être placée dans le caniveau, le guidage latéral pouvant donc utiliser le rebord du trottoir pour mettre en appui le ou les galets de guidage. Selon un mode de réalisation préférentiel, l'ensemble mobile comprend un ensemble support sur lequel ledit dispositif de diffusion de vapeur est monté mobile en translation horizontalement selon une direction perpendiculaire à une direction d'avance de l'ensemble mobile. On peut ainsi ajuster en largeur la position des cloches par rapport à la largeur de l'ensemble mobile. Tel qu'indiqué précédemment, l'invention peut prendre la forme particulière d'un véhicule portant un ensemble de désherbage et/ou de nettoyage comprenant un dispositif de diffusion de vapeur sur le sol, caractérisant ce que ledit dispositif de diffusion de vapeur comprend au moins deux cloches de diffusion dont au moins l'une est mobile verticalement par rapport à l'autre. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation préférentielle de l'invention, donnés à titre d'exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés parmi lesquels : - la figure 1 est une vue de côté d'un ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage par la vapeur selon l'invention, prenant la forme particulière d'un véhicule, vu de côté ; - les figures 2 et 3 sont des vues schématiques en perspective du véhicule illustré par la figure 1, respectivement selon une configuration dans laquelle les deux cloches traitent deux surfaces horizontales distinctes et dans une configuration dans laquelle les deux cloches traitent la même surface horizontale ; la figure 4 est une représentation du dispositif de diffusion de vapeur d'un ensemble mobile selon l'invention. Tel qu'indiqué précédemment, le principe de l'invention réside dans le fait de proposer un ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage par la vapeur qui intègre deux cloches de diffusion susceptibles de traiter une même surface horizontale ou deux surfaces horizontales distinctes (l'une au moins des cloches pouvant être déplacée verticalement par rapport à l'autre). En référence à la figure 1, on décrit un véhicule de désherbage et/ou de nettoyage par la vapeur comprenant : - une cabine de pilotage 1 ; - un compartiment arrière 2, en arrière de la cabine de pilotage 1, incluant une cuve à eau 20 et un groupe vapeur 21 ; - un dispositif de diffusion de vapeur 3, relié par un ensemble support 30 à la cabine de pilotage 1, en partie basse de celle-ci. Le groupe vapeur 21 comprend préférentiellement, à titre indicatif, deux chaudières à fuel, présentant chacune une puissance calorifique de 110 KW, l'ensemble étant apte à consommer un débit d'eau de 22 litres par minute et à délivrer de la vapeur selon une pression de travail (en particulier en mode désherbage) de 10 bars à une température de travail comprise entre 140°C et 6 2960127 150° C. Par ailleurs, tel que cela apparaît sur la figure 1, l'ensemble support 30 comprend un système de tringles articulées susceptibles d'être pilotées de la cabine de pilotage en vue de déplacer verticalement la plaque de base 300 de 5 l'ensemble support tel qu'illustré par les flèches F1 et F2, et donc de déplacer de façon correspondante le dispositif de diffusion de vapeur portée par la plaque de base 300. Selon le principe de l'invention illustré par les figures 2 et 3, le dispositif de diffusion de vapeur 3 comprend deux cloches 31, 32 de diffusion de vapeur 10 vers le sol susceptibles d'être positionnées sur le sol toutes deux au même niveau (figure 3) ou sur deux niveaux distincts (figure 2), l'une des deux cloches occupant alors une position plus élevée que l'autre. En d'autres termes, l'une au moins des deux cloches 31, 32 est mobile verticalement par rapport à l'autre cloche. 15 Selon le mode de réalisation préférentiel illustré par la figure 4, l'une des deux cloches, désignée par la suite par les termes « première cloche 31 », et reliée à la plaque support 300 de l'ensemble support par l'intermédiaire d'un bras support 3000. L'autre cloche désignée par la suite par les termes « deuxième cloche 20 32 », n'est pas portée directement par le bras porteur 3000. Tel que cela apparaît sur la figure 4, la deuxième cloche 32 est reliée au bras porteur 300 par l'intermédiaire de la première cloche 31. Plus précisément la deuxième cloche 32 est montée mobile verticalement par rapport à la première cloche 31. Pour cela, la première cloche 31 porte une 25 potence 311 constituée par un mât coudé dont la partie supérieure 312 s'étend en direction de la deuxième cloche 32, et dont l'extrémité présente un axe horizontal 313. La deuxième cloche 32 porte quant à elle une pièce 321 s'étendant verticalement et présentant deux glissières 3210 se faisant face, chacune recevant une extrémité de l'axe 313 de la potence 311. L'axe 313 de la potence est monté libre de coulisser dans les glissières 3210 de la pièce 321 portée par la deuxième cloche 32. Ainsi, par défaut, et sous le seul effet de la gravité, la deuxième cloche 32 occupe une position sur le sol au même niveau que la première cloche 31 si le sol le permet. En d'autres termes, le dispositif de diffusion de vapeur ne comprend aucun organe susceptible de constituer une contrainte au fait que les glissières coulissent sur l'axe 313 (exception faite des frottement contre les glissières et l'axe) sous le simple effet du poids de la deuxième cloche 32. Il en résulte que, inversement, lorsque le dispositif de diffusion de vapeur est déplacé verticalement en direction du sol, jusqu'à amener la première cloche 31 en contact avec le sol, si la deuxième cloche 32 rencontre un obstacle en hauteur, tel qu'un trottoir, la deuxième cloche 32 va rester au niveau de cet obstacle tandis que le déplacement vers le bas de la première cloche peut être poursuivi. Dans une telle situation, la poursuite du déplacement de la première cloche 31 coïncide avec le déplacement, dans les glissières 3210 de la pièce 321 portée par la deuxième cloche 32, de l'axe 313 de la potence portée par la première cloche 31. On note que les cloches sont montées l'une par rapport à l'autre de telle sorte que les deux cloches puissent, comme indiqué précédemment, être amenées toutes deux au même niveau sur le sol, ceci en s'étendant directement au voisinage l'une de l'autre, voire bord à bord (avec toutefois un jeu minimum évitant tout frottement des deux cloches entre elles), évitant de laisser entre elles un espace du sol non traité. Selon le présent mode de réalisation, l'ensemble support comprend : - un rail 301 fixé sur la plaque support 300 et s'étendant selon une direction horizontale transversale à l'axe longitudinal du véhicule ou , en d'autres termes, selon une direction perpendiculaire à la direction d'avance du véhicule ; - un coulisseau 303, susceptible de se déplacer le long du rail 301. Le rail 301 présente au moins une crémaillère 302. Le coulisseau 303 présente quant à lui un système à pignon (non représenté) destiné à coopérer avec la crémaillère 302 pour entraîner le déplacement du coulisseau le long du rail 301. En outre, le coulisseau porte un moteur 304 destiné à entraîner en rotation le ou les pignons du coulisseau, ce moteur 304 étant susceptible d'être commandé de la cabine de pilotage du véhicule. Le rail 301 porte en outre des butées d'arrêt 305, susceptibles d'émettre un signal d'arrêt en vue de stopper le moteur 304 du coulisseau, et donc de limiter la course du coulisseau entre les deux butées d'arrêt 305. Le bras porteur 3000 supportant la première cloche 31 est couplée au coulisseau 303 par l'intermédiaire d'une liaison pivotante autour d'un axe horizontal 3030. L'autre extrémité du bras porteur 3000 est couplé à la première cloche 31 également par l'intermédiaire d'une liaison pivotante 314 autour d'un axe horizontal, parallèle au rail 301 (l'axe horizontal de la liaison pivotante entre le bras porteur et le coulisseau étant également parallèle au rail 301). Cette liaison pivot à chaque extrémité du bras porteur permet d'adapter le niveau en hauteur de la première cloche 31 par rapport au rail 301, tout en maintenant celle-ci horizontalement. On note que les première et les deuxième cloches présentent une forme essentiellement rectangulaires et sont réalisées à partir de plaques de tôle mécano-soudées. La plaque supérieure de chaque cloche présente une série d'orifices filtés 310, 320 sur lesquels des flexibles sont destinés à être vissés. Ces flexibles relient le groupe vapeur du compartiment arrière du véhicule et les cloches de diffusion. Par ailleurs, chaque cloche présentent des moyens de roulement au sol, constitués selon le présent mode de réalisation par un rouleau 315, 322 monté rotatif à l'avant de chaque cloche, ainsi qu'un rouleau similaire monté rotatif à l'arrière de chaque cloche. De plus, la première cloche 31 présente un galet 316 monté rotatif autour d'un axe vertical sur une platine fixée sur le bord avant de la cloche. Un autre galet monté rotatif autour d'un axe vertical est porté par une platine montée sur le bord arrière de la première cloche 31. Ces galets sont montés du côté de la première cloche 31 s'étendant au regard de la deuxième cloche 32. Les axes de ces deux galets s'étendent selon une direction parallèle au bord latéral correspondant de la première cloche. Ils présentent tous les deux le même diamètre, celui-ci étant prévu pour s'étendre légèrement au-delà de l'encombrement hors-tout de la première cloche de façon à constituer des moyens de guidage latéral de la première cloche 1, et, par conséquent, du dispositif de diffusion de vapeur dans son ensemble. Dans la situation illustrée par la figure 2, le dispositif de diffusion vapeur repose sur le sol de telle sorte que la cloche 31 repose au niveau du caniveau C, tandis que la deuxième cloche 32 repose sur le trottoir T, les galets 316 de guidage latéral portés par la première cloche 31 étant en appui et venant rouler contre le rebord R du trottoir. 10 REVENDICATIONS1. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage comprenant un dispositif de diffusion de vapeur sur le sol, caractérisé en ce que ledit dispositif de diffusion de vapeur comprend au moins deux cloches de diffusion dont au moins l'une est mobile verticalement par rapport à l'autre. 2. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble support incluant un bras porteur, une première des deux cloches étant portée par ledit bras porteur et portant une potence sur laquelle la deuxième cloche est montée mobile verticalement. 3. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite potence est constituée par un mât coudé dont la partie supérieure s'étend en direction de ladite deuxième cloche et dont l'extrémité présente un axe horizontal monté dans au moins une glissière verticale porté par la deuxième cloche. 4. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que lesdites cloches sont montées l'une par rapport à l'autre de telle sorte qu'elles puissent être amenées dans un même plan horizontal en s'étendant bord à bord l'une à côté de l'autre. 5. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble support incluant un bras porteur, une première des deux cloches étant portée par ledit bras porteur par l'intermédiaire d'une liaison pivotante autour d'un axe horizontal. 6. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdites cloches présententchacune des moyens de roulement au sol. 7. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit dispositif de diffusion de vapeur présente des moyens de guidage latéral. 8. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon les revendications 2 et 7, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage latéral sont portés par ladite première cloche. 9. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon la revendication 8, caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage latéral comprennent au moins un galet monté rotatif sur ladite première cloche autour d'un axe vertical, du côté de ladite deuxième cloche. 10. Ensemble mobile de désherbage et/ou de nettoyage selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend un ensemble support sur lequel ledit dispositif de diffusion de vapeur est monté mobile en translation horizontalement selon une direction perpendiculaire à une direction d'avance de l'ensemble mobile. 11. Véhicule portant un ensemble de désherbage et/ou de nettoyage comprenant un dispositif de diffusion de vapeur sur le sol, caractérisé en ce que ledit dispositif de diffusion de vapeur comprend au moins deux cloches de diffusion dont au moins l'une est mobile verticalement par rapport à l'autre.
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La présente invention concerne une machine à fabriquer des sushis et des makis. Un sushi est un plat d'origine japonaise qui comprend une boulette de riz, de forme plus ou moins oblongue, recouverte partiellement d'un ou plusieurs morceaux d'un autre ingrédient, en général un morceau de poisson ou de fruit de mer (calamar, oursin). Cet autre ingrédient est le plus souvent cru. Le sushi peut éventuellement comprendre en outre une bande d'algue séchée qui maintient le morceau d'ingrédient sur la boulette de riz, et a une fonction décorative. La variété de riz utilisée pour réaliser le sushi est de préférence une variété collante, de telle sorte que la boulette, une fois compactée, conserve cette forme. Un maki est un type particulier de sushi, qui comprend un rouleau de riz entouré d'une feuille d'algue séchée. En général, un ou des morceaux d'ingrédients sont enroulés avec le riz à l'intérieur de la feuille d'algue. La feuille d'algue contribue à maintenir le riz en forme de rouleau. Une fois la feuille d'algue enroulée autour du riz, le maki est coupé en morceaux dans un sens transversal. La réalisation des sushis et des makis est traditionnellement effectuée à la main. Cependant cette préparation manuelle est longue et fastidieuse. On connaît des machines, actionnées manuellement, qui permettent de réaliser des sushis. On connaît également des machines, actionnées manuellement, qui permettent de réaliser des makis. Cependant, lorsqu'un cuisinier dans un restaurant (ou un particulier) souhaite réaliser à la fois des sushis et des makis, il lui est nécessaire d'utiliser deux machines distinctes, ce qui n'est pas pratique. De plus, ces machines prennent plus de place en stockage, et lors de déplacements, il est nécessaire de transporter les deux machines. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. L'invention vise à proposer une machine qui permette de réaliser à la fois des sushis et des makis, et qui soit la plus compacte possible. Ce but est atteint grâce au fait que cette machine comprend un enrouleur destiné à réaliser un maki, une presse destinée à compacter au moins une boulette de riz apte à être utilisée pour réaliser un sushi, et un actionneur unique destiné à actionner cet enrouleur et/ou cette presse. Grâce à ces dispositions, des sushis et des makis peuvent être réalisés en actionnant un seul et unique actionneur, ce qui conduit à une machine plus compacte. Avantageusement, l'actionneur actionne l'enrouleur et la presse simultanément. Ainsi, il est possible de réaliser des sushis et des makis ensemble, et donc on peut réaliser plus de sushis et de makis en un temps donné. L'invention sera bien comprise et ses avantages apparaîtront mieux, à la lecture de la description détaillée qui suit, d'un mode de réalisation représenté à titre d'exemple non limitatif. La description se réfère aux dessins annexés sur lesquels : la figure 1 est une première vue en perspective d'une machine 15 selon l'invention, la figure 2 est la première vue en perspective illustrant le mouvement de l'enrouleur dans une machine selon l'invention, la figure 3 est une vue en coupe longitudinale d'une machine selon l'invention, 20 la figure 4 est une seconde vue en perspective d'une machine selon l'invention, la figure 5 est la seconde vue en perspective illustrant le mouvement du tiroir dans une machine selon l'invention, la figure 6 est la seconde vue en perspective illustrant le 25 mouvement de la presse dans une machine selon l'invention, la figure 7 est la seconde vue en perspective illustrant le mouvement du mécanisme de démoulage dans une machine selon l'invention, la figure 8 est une vue en perspective illustrant le dispositif de 30 débrayage dans une machine selon un autre mode de réalisation de l'invention. La machine 1 selon l'invention comprend un enrouleur 10 servant à réaliser un maki, une presse 20 servant à compacter plusieurs boulettes de riz dont chacune permet de réaliser un sushi, et un actionneur 30 apte 35 à actionner l'enrouleur 10 et la presse 20. Par exemple cet actionneur 30 est situé au centre de la machine sensiblement entre l'enrouleur 10 et la presse 20. Dans la description qui suit, l'actionneur 30 est un levier. D'autres types actionneurs sont possibles. Les figures 1 et 2 sont des premières vues en perspective de la machine 1 qui montrent le fonctionnement de l'enrouleur 10. Ce fonctionnement est décrit ci-après. L'enrouleur 10 comprend un premier bati 11 sensiblement en forme de U, les parois latérales 111 et 113 du U entourant un espace central 112 de forme rectangulaire. Les parois latérales 111 et 113 s'étendent selon un axe A qui est l'axe longitudinal de la machine 1, et sont reliés entre eux à leurs extrémités inférieures par des traverses de façon à former un ensemble rigide. L'enrouleur 10 comprend également un rotor 12, qui comprend deux disques 121 et 123, qui sont chacun insérés dans un logement circulaire dans une des parois latérales 111 et 113 respectivement, de telle sorte que chaque disque 121 et 123 peut pivoter dans ce logement autour d'un premier axe transversal B commun. Ce premier axe transversal B est perpendiculaire à l'axe longitudinal A. Chaque disque 121 et 123 comprend des encoches 1215 et 1235 réparties sur leur circonférence. Chaque disque 121 et 123 comporte également sur sa face externe un pignon 1218 et 1238 respectivement. Les faces internes des disques 121 et 123 sont les faces qui sont en regard, les faces externes sont les faces opposées. Les pignons 1218 et 1238 sont alignés sur le premier axe transversal B et sont munis de dents sur leur circonférence. L'enrouleur 10 comprend également un tapis 13 rectangulaire qui se loge dans l'espace central 112. Le tapis 13 comporte des tiges transversales 135 orientées selon le premier axe transversal B, et des plaques 134. Une extrémité de chaque tige 135 est insérée dans une rainure longitudinale 1115 (orientée selon l'axe longitudinal A) de la paroi latérale 111 et est apte à coulisser dans cette rainure. L'autre extrémité de chaque tige 135 est insérée dans une rainure longitudinale 1135 (orientée selon l'axe longitudinal A) de la paroi latérale 113 et est apte à coulisser dans cette rainure (voir figure 1). Les rainures 1115 et 1135 sont en regard selon l'axe transversal B de telle sorte que le tapis 13 est horizontal. Chaque paire de tiges 135 adjacentes est reliée par une des plaques 134. La largeur des plaques 134 est sensiblement égale à la distance entre les parois latérales 111 et 113 de telle sorte que chaque coté latéral (aligné selon l'axe longitudinal A) des plaques 134 est en contact ou pratiquement en contact avec une des parois latérales 111 ou 113. Ainsi la totalité du maki sera bien supportée par le tapis 13 et son enroulement sera plus efficace, comme expliqué ci-dessous. Avantageusement, les plaques 134 sont rigides, ce qui permet de mieux supporter le maki et facilite le déroulement du tapis 13. Alternativement, les plaques 134 peuvent être remplacées par un support continu semi-rigide. La longueur du tapis est sensiblement égale à la circonférence des disques 121 et 123 de telle sorte que le maki peut être entièrement entouré par le tapis 13 (voir explications ci-dessous). La longueur du tapis est sensiblement égale à la longueur (selon la direction de l'axe longitudinal A) de l'espace central 112, ce qui optimise la compacité de la machine 1. Le tapis 13 est positionné dans l'espace central 112 de telle sorte que les extrémités de la tige 135 située à une extrémité du tapis 13 sont engagées dans une encoche 1215 du disque 121 et dans l'encoche 1235 du disque 123 située en regard. On décrit maintenant l'enroulement d'un maki par l'enrouleur 10 en référence aux figures 1 et 2. Initialement le tapis 13 est à plat et horizontal tel qu'illustré sur la figure 1. La coupe longitudinale de la figure 3 montre également la machine 1 lorsque le levier 30 est en position initiale. On place une feuille rectangulaire d'algues séchées (non représentée) sur le tapis 13 de façon à le recouvrir. Avantageusement, chaque paroi latérale 111 et 113 est moins haute dans sa partie plus proche de l'extrémité longitudinale du premier bati 11 que dans sa partie plus proche du centre de la machine 1 et où sont situés les disques 121 et 123. Ainsi, la feuille d'algues séchées peut être disposée plus aisément sur le tapis 13. On dispose du riz (non-représenté) sur cette feuille. Pour disposer ce riz de façon uniforme sur la feuille d'algues, on peut utiliser un gabarit (non-représenté) que l'on dépose sur la feuille d'algue, entre les parois latérales 111 et 113. Ce gabarit a la forme d'un cadre délimitant une zone rectangulaire où l'on étale le riz et l'épaisseur de riz souhaitée (environ 5 mm) et le cas échéant d'autres ingrédients. Cette zone a une superficie inférieure à la surface du tapis. Avantageusement, la machine 1 présente un logement dans laquelle ce gabarit peut être rangé, sans dépasser sensiblement de la machine 1, lorsqu'il n'est pas utilisé. Ce gabarit est ainsi toujours à portée de main. Par exemple, ce logement se situe sous le tapis 13. Avantageusement, l'espace central 112 se prolonge à cette extrémité par un quart de cylindre 114 qui s'incurve vers le haut en suivant la circonférence des disques 121 et 123 et se prolonge ensuite verticalement par un muret 115. Ainsi, la mise en forme du riz en cylindre est plus aisée. Le levier 30 est monté sur le bâti 11 et comporte un premier bras 301 et un second bras 303, reliés entre eux à leurs extrémités supérieures par une poignée 312. Le premier bras 301 et le second bras 303 s'étendent parallèlement l'un à l'autre jusqu'à leurs extrémités inférieures 341 et 343 respectivement. Ces extrémités inférieures 341 et 343 sont reliées au bâti 11 par une liaison pivot dont l'axe est un second axe transversal C parallèle et situé sensiblement en dessous du premier axe transversal B. Le second axe transversal C est ainsi situé entre le muret vertical 115 et l'extrémité longitudinale du premier bati 11. Les extrémités inférieures 341 et 343 sont chacune munies d'un premier volant 311 et 313 respectivement, dont la face radialement interne est dentée. Chaque premier volant 311 et 313 est positionné de telle sorte que ses dents engrenent avec les dents du pignon 1218 et 1238 respectivement. Le levier 30 est initialement en position sensiblement verticale. Les premiers volants 311 et 313 étant solidaires en rotation du levier 30, lorsqu'on actionne le levier 30 dans un premier sens, c'est-à-dire que l'on abaisse le levier 30 en direction du tapis 13 (vers la gauche sur les figures 1 à 8) autour du second axe transversal C, ces premiers volants entraînent les pignons 1218 et 1238, ce qui fait pivoter les premiers volants 311 et 313 autour du premier axe transversal B. Le tapis 13 est alors entraîné en rotation par ces premiers volants par l'intermédiaire des encoches 1215 et 1235 et des tiges 135. Ce mécanisme d'entrainement permet de laisser libre l'espace situé entre les disques 121 et 123 afin que le maki s'y enroule. Le tapis 13 entraîne avec lui la feuille d'algues séchées et le riz (et les ingrédients éventuels posés sur le riz), et enroule cette feuille et le riz sur lui-même entre les disques 121 et 123, en donnant ainsi à ce riz la forme d'un cylindre recouvert par cette feuille. Lorsque le levier 30 est abaissé complètement, ce qui correspond à la situation illustrée sur la figure 2, le tapis 13 est enroulé sur sensiblement toute la circonférence des disques 121 et 123. Ainsi, la feuille d'algues séchées est plaquée sur toute la surface latérale du cylindre de riz par le tapis 13, et adhère bien au riz pour former un maki. Lorsque le levier 30 est remonté en position verticale initiale, le tapis 13 se déroule jusqu'à revenir en position plane sensiblement horizontale, ce qui libère le maki. Une longueur éventuelle supplémentaire de feuille d'algues séchées, non enroulée autour du maki, peut alors être aisément enroulée manuellement autour du maki, puisque le maki forme désormais un cylindre suffisamment rigide. Les dents de chaque premier volant 311 et 313 commencent à entrer en contact avec le pignon 1218 et 1238 respectivement lorsque le levier 30 est en position verticale, et chacun de ces premiers volants s'étend sur un secteur angulaire qui correspond à la course du levier 30 dans son entraînement du tapis 13. Ainsi, lorsque le levier 30 est actionné dans un second sens opposé au premier sens (ce second sens correspond à un abaissement du levier 30 vers la droite sur les figures 1 à 8), le levier 30 n'entraine pas le tapis 13 car les premiers volants 311 et 313 n'engrènent pas les pignons 1218 et 1238. On décrit maintenant la structure de la presse 20. Comme illustré en figure 4, la presse 20 comprend un second bati 21 sensiblement en forme de U, et qui est solidaire du premier bati 11. Les parois latérales 211 et 213 du U s'étendent selon l'axe longitudinal A et entourent un espace central 212 de forme rectangulaire. La presse 20 comporte également un tiroir 23 avec quatre alvéoles 238 destinées à recevoir le riz. Ce tiroir 23 se loge dans l'espace central 212. Le tiroir 23 comprend un support 231 qui supporte quatre cylindres 232. Ce support 231 se prolonge longitudinalement au-delà de l'extrémité du second bati 21 (c'est-à-dire en direction opposée à celle du centre de la machine 1) par une tige 2315 qui permet de faire coulisser le support 231. Le tiroir 23 comprend également un bloc 233 qui s'étend d'une paroi latérale 211 à l'autre paroi latérale 213. Le bloc 233 est percé de quatre trous dans lesquels se logent les quatre cylindres 232, de telle sorte que le bloc 233 est libre de coulisser verticalement le long des cylindres 232. Les parois 2348 d'un trou a une forme et une taille sensiblement identiques à celles d'une section transversale (dans un plan horizontal) d'un cylindre 232 de telle sorte que le bloc 233 est guidé dans son mouvement vertical par les cylindres 232. Lorsque le bloc 233 est en position haute par rapport aux cylindres 232, les faces supérieures 2328 des cylindres 232 se situent en contrebas de la face supérieure 2338 du bloc 233 de telle sorte que la partie supérieure des parois 2348 des trous forment avec les faces supérieures 2328 des cylindres 232 les quatre alvéoles 238 (figures 3 à 6). Lorsque le bloc 233 est en position basse par rapport aux cylindres 232, les faces supérieures 2328 des cylindres 232 affleurent au dessus de la face supérieure 2338 du bloc 233 (figure 7). A l'extrémité de l'espace central 212 qui est la plus proche du levier 30, les parois latérales 211 et 213 sont jointes par un toit 24 plan horizontal qui s'étend de la paroi latérale 211 à la paroi latérale 213. En outre le toit 24 et les montants latéraux 211 et 213 sont contigus au muret 115, ce qui conduit à une machine 1 plus compacte. Sous le toit 24 se trouve un couvercle 25, qui est mieux visible sur la figure 3. Le couvercle 25 s'étend de la paroi latérale 211 à la paroi latérale 213, c'est-à-dire dans les directions du premier axe B et du second axe C, et le long du muret 115. La face inférieure du couvercle 25 est munie de quatre protubérances 254 qui s'étendent vers le bas et dont la forme et les dimensions sont identiques à celles des faces supérieures 2328 des cylindres 232. Le couvercle 25 est muni à ses extrémités latérales de montants 251 et 253 verticaux qui sont aptes à coulisser verticalement respectivement dans des rainures verticales 271 et 273. Chaque montant 251 et 253 présente une crémaillère 261 et 263, respectivement. Les crémaillères 261 et 263 sont situées latéralement vers l'extérieur par rapport aux montants 251 et 253, et s'étendent verticalement sur une partie de la hauteur de ces montants. Chaque crémaillère 261 et 263 est munie de dents 2618 et 2638 respectivement, qui sont orientées en direction du second axe transversal C autour duquel pivote le levier 30. Le muret 115 se situe, selon une direction longitudinale, entre les crémaillères 261 et 263 et ce second axe transversal C. Les extrémités inférieures 341 du premier bras 301 et 343 du second bras 303 sont chacune munies d'un second volant 321 et 323 respectivement, dont la face radialement externe est dentée. Chaque second volant 321 et 323 est positionné de telle sorte que ses dents engrenent avec les dents des crémaillères 261 et 263 respectivement. On décrit maintenant le compactage d'un sushi par la presse 20 en référence aux figures 3 à 6. La presse 20 est actionnée en actionnant le levier 30 (à l'aide de la poignée 312) dans le second sens opposé au premier sens. Comme expliqué ci-dessus, cet actionnement du levier 30 dans ce second sens n'entraine pas le tapis 13. Par conséquent le levier 30, ou plus généralement l'actionneur 30, actionne l'enrouleur 10 et la presse 20 indépendamment l'un de l'autre. Initialement, le bloc 233 est en position haute, et est situé plus proche de l'extrémité longitudinale du second bati 21, c'est-à-dire est positionné à l'écart du toit 24 et du couvercle 25 (Figure 4). Par "positionné à l'écart", on entend "positionné hors de la zone située en dessous". Cette position du tiroir 23 et du bloc 233 est appelée position externe. On place du riz (non-représenté) dans chacune des alvéoles 234, le riz pouvant éventuellement dépasser au dessus de la surface supérieure 2338 du bloc 233. On place éventuellement un ou plusieurs morceaux d'un autre ingrédient sur le riz. Avantageusement, chaque paroi latérale 211 et 213 est moins haute dans sa partie plus proche de l'extrémité longitudinale du second bati 21 que dans sa partie plus proche du centre de la machine 1 et où est situé le muret 115. Ainsi, il est plus aisé de placer le riz dans les alvéoles 234. A l'aide de la tige 2315 du support 231, on pousse le tiroir 23 en translation horizontale vers le centre de la machine 1 jusqu'à ce que les alvéoles 234 du bloc 233 soient positionnées sous le couvercle 25 et ainsi sous les protubérances 254 (figure 5). Cette position du tiroir 23 et du bloc 233 est appelée position interne. Avantageusement les parois latérales 211 et 213 présentent sur leurs faces internes (c'est-à-dire leurs faces en regard) des rainures dans lesquelles coulissent les bords du support 231, ce qui guide le tiroir 23 dans son mouvement de translation. On actionne le levier 30 dans le second sens, c'est-à-dire que l'on abaisse le levier 30 en direction du couvercle 25 (vers la droite sur les figures 1 à 8) autour du second axe transversal C. Les seconds volants 321 et 323 étant solidaires en rotation du levier 30, ces seconds volants entraînent les crémaillères 261 et 263 vers le bas, ce qui fait translater verticalement vers le bas les montants 251 et 253 et donc le couvercle 25. Le couvercle 25 descend jusqu'à toucher la face supérieure 2338 du bloc 233, de telle sorte que les protubérances 254 pénètrent dans les alvéoles 234 et compactent ainsi le riz présent dans chacune des alvéoles 234 (figure 6). Avantageusement, les faces inférieures des protubérances 254 du couvercle 25 (visibles sur la figure 3), et les faces supérieures 2328 des cylindres 232 (visibles sur la figure 7) sont concaves, ce qui permet de conférer au riz une forme convexe en boulette lors de son compactage. On actionne ensuite le levier 30 dans le premier sens pour le ramener en position verticale, ce qui remonte les crémaillères 261 et 263 et le couvercle 25 vers le haut. On tire ensuite le tiroir 23 à l'aide de la tige 2315 du support 231 vers l'extrémité longitudinale du second bati 21 jusqu'à ce que les alvéoles 234 du bloc 233 soient positionnées à l'écart du toit 24 et du couvercle 25. On revient ainsi à la configuration illustrée en figure 4. Les dents de chaque second volant 321 et 323 commencent à entrer en contact avec la crémaillère 261 et 263 respectivement lorsque le levier 30 est en position verticale, et chacun de ces seconds volants s'étend sur un secteur angulaire qui correspond à la course du levier 30 dans son entraînement du couvercle 25. Ainsi, lorsque le levier 30 est actionné dans le premier sens (qui correspond à l'abaissement du levier 30 vers la gauche sur les figures 1 à 8), le levier 30 n'entraine pas le couvercle 25 car les seconds volants 321 et 323 n'engrènent pas les crémaillères 261 et 263. De plus, comme expliqué ci-dessus, lorsque le levier 30 est actionné dans le second sens, il n'entraine pas le tapis 13. Au total, le levier 30 actionne donc l'enrouleur 10 et la presse 20 indépendamment l'un de l'autre. Avantageusement, le mouvement du tiroir 23 entre la position externe et la position interne est coordonné et simultané avec le mouvement du couvercle 25 entre la position haute et la position basse, les deux mouvements s'effectuant par une même action du levier 30. Un tel mouvement peut aisément être réalisé à l'aide d'une crémaillère supplémentaire horizontale solidaire du tiroir 23, entrainée par un pignon supplémentaire solidaire du levier 30. Ainsi, lorsqu'on bascule le levier 30 depuis sa position verticale dans le second sens, on fait d'abord coulisser le tiroir 23 de sa position externe vers sa position interne sous le couvercle 25, puis un basculement additionnel du levier 30 fait passer le couvercle 25 de sa position haute vers sa position basse. Lorsqu'on ramène le levier 30 en position verticale, le couvercle 25 repasse en position haute puis le tiroir repasse en position externe. On décrit maintenant le mécanisme de démoulage 4 du riz compacté en sushis. La machine 1 comporte une manette 40 qui est montée sur le second bâti 21 et qui comporte une première branche 401 et une seconde branche 403, reliées entre elles à leurs extrémités supérieures 411 et 413 par une poignée 412. Le mécanisme de démoulage 4 comprend la manette 40. La première branche 401 et la seconde branche 403 s'étendent parallèlement l'un à l'autre jusqu'à leurs extrémités inférieures 441 et 443 respectivement. Ces extrémités inférieures 441 et 443 sont reliées au second bâti 21 par une liaison pivot dont l'axe est un troisième axe transversal D parallèle au second axe transversal C. Les branches 401 et 403 sont reliées à des guides 461 et 463 respectivement, qui sont eux-mêmes connectés au bloc 233 (voir figures 4 à 8) lorsque le bloc 233 est situé à l'écart du toit 24 et du couvercle 25. Lorsqu'on abaisse la manette 40, les guides 461 et 463 se déplacent verticalement vers le bas de telle sorte que le bloc 233 passe de sa position haute à sa position basse par rapport aux cylindres 232. Ainsi, les faces supérieures 2328 des cylindres 232 affleurent au dessus de la face supérieure 2338 du bloc 233 (figure 7), et les sushis compactés sont alors entièrement dégagés et peuvent être aisément saisis. Avantageusement, la manette 40 est positionnée de telle sorte que sa poignée 412 se situe à proximité de la poignée 312 du levier 30. Par exemple, une partie des branches 401 et 403 est recourbée et s'étend en direction de la poignée 312 avec le levier 30 en position verticale. Ainsi, la manette 40 peut être actionnée alors que la main est encore sur la poignée 312, ce qui permet à l'utilisateur de gagner du temps. En outre, le dégagement du tiroir 23 hors de l'espace central 212 du bati 21 de la machine 1, en vue de son nettoyage, est facilité. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, le levier 30, ou plus généralement l'actionneur, actionne l'enrouleur 10 et la presse 20 simultanément. Pour ce faire, on munit par exemple la face radialement externe des premiers volants 311 et 313 de dents, et on remplace les seconds volants 321 et 323 par des pignons additionnels fixés sur le premier bati 11 ou le second bati 21 et qui sont libres en rotation. Les dents de ces pignons additionnels sont aptes à engréner à la fois les dents des volants 311 et 313, et les dents des crémaillères 261 et 263. Lorsqu'on abaisse le levier 30 dans le premier sens, le premier volant 313 (visible sur la figure 1) tourne dans le sens antihoraire, le pignon additionnel avec lequel il s'engrène tourne dans le sens horaire, et la crémaillère 263 s'abaisse (un mouvement similaire est décrit par le premier volant 311, l'autre pignon additionnel et l'autre crémaillère 261). Un mécanisme d'entrainement additionnel de la presse 20 autre que ces pignons additionnels est possible. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la machine 1 comporte en outre un dispositif de débrayage 90 qui dissocie le mouvement de l'enrouleur 10 et le mouvement de la presse 20, et qui est disposé entre l'actionneur 30 et l'enrouleur 10 et entre l'actionneur 30 et la presse 20. Un exemple d'un tel dispositif de débrayage 90 est décrit en référence à la figure 8. Les modifications par rapport à la machine 1 décrite en figure 1 sont les suivantes : - les premiers volants 311 et 313 présentent chacun une excroissance 911 et 913 respectivement, - les seconds volants 321 et 323 présentent chacun une excroissance 921 et 923 respectivement, - les bras 301 et 303 sont chacun munis d'une fourche 901 et 903 10 respectivement, qui est dentée à son extrémité supérieure, et qui présente à son extrémité inférieure un premier crochet 9011 et 9031 respectivement, et un second crochet 9012 et 9032 respectivement, - la poignée 312 du levier 30 présente à ses extrémités une portion dentée 912 sur toute sa circonférence, la poignée étant montée 15 rotative. Le dispositif de débrayage 90 comprend les excroissances 911, 913 sur les premiers volants 311 et 313, les excroissances 921 et 923 sur les seconds volants 321 et 323, les fourches 901 et 903, ainsi que les portions dentées 912 de la poignée 312. 20 Les fourches 901 et 903 sont fixées aux bras 301 et 303 par une liaison pivot selon un axe transversal, le point fixe de ces liaisons se situant environ à mi-longueur de ces bras. Les fourches 901 et 903 sont disposées de telle sorte que les dents de leur extrémité supérieure engrennent avec une des portions dentées 912 de la poignée 312. Les 25 fourches 901 et 903 sont de plus disposées de telle sorte que, dans une première position, le premier crochet 9011 et 9031 respectivement de leur extrémité inférieure est apte à s'enclencher avec une encoche dans l'excroissance 911 du premier volant 311 et avec une encoche dans l'excroissance 913 du premier volant 313 respectivement, et que, dans 30 une seconde position, le second crochet 9012 et 9032 respectivement de leur extrémité inférieure est apte à s'enclencher avec une encoche dans l'excroissance 921 du second volant 321 et avec une encoche dans l'excroissance 923 du second volant 323 respectivement. En faisant pivoter la poignée 312 sur elle-même, on fait ainsi 35 basculer les fourches 901 et 903 entre leur première position où les premiers crochets 9011 et 9031 sont enclenchés avec les encoches des premiers volants 311 et 313, et leur seconde position où les seconds crochets 9012 et 9032 sont enclenchés avec les encoches des seconds volants 321 et 323. Ainsi le dispositif de débrayage 90 est actionné depuis l'actionneur 5 30 Dans la première position, l'excroissance 911 du premier volant 311 est pincée entre le premier bras 301 du levier 30 et le premier crochet 9011, et l'excroissance 913 du premier volant 313 est pincée entre le second bras 303 du levier 30 et le premier crochet 9031. Le mouvement 10 du levier dans le premier sens entraine donc les premiers volants 311 et 313, et par conséquent le tapis 13 (réalisation d'un maki), sans que les seconds volants 321 et 323 soient entrainés (puisque les seconds crochets 9012 et 9032 ne sont pas enclenchés avec les encoches des seconds volants 321 et 323). 15 A l'inverse, dans la seconde position, l'excroissance 921 du second volant 321 est pincée entre le premier bras 301 du levier 30 et le second crochet 9012, et l'excroissance 923 du second volant 323 est pincée entre le second bras 303 du levier 30 et le second crochet 9032. Le mouvement du levier dans le second sens entraine donc les seconds volants 321 et 20 323, et par conséquent le couvercle 25 (réalisation d'un sushi), sans que les premiers volants 311 et 313 soient entrainés (puisque les premiers crochets 9011 et 9031 ne sont pas enclenchés avec les encoches des premiers volants 311 et 313). Les mouvements de l'enrouleur 10 et de la presse 20 sont donc 25 dissociés. Dans ce mode de réalisation de l'invention, la manette 40 peut être positionnée de telle sorte que sa poignée 412 se situe à proximité de la poignée 312 du levier 30. D'autres dispositifs de débrayage 90 que celui décrit ci-dessus sont 30 possibles. Par exemple, les fourches 901 et 903 sont munies à leur extrémité inférieure d'un aimant au lieu de crochets. En faisant pivoter ces fourches autour de leurs liaisons pivots avec les bras 301 et 303, on déplace les aimants entre une première position où ils sont solidarisés avec les 35 premiers volants 311 et 313, et une seconde position où ils sont solidarisés avec les seconds volants 321 et 323. Ainsi, dans cette première position, le levier 30 entraine les premiers volants 311 et 313, et donc l'enrouleur 10, la presse 20 restant immobile. Dans cette seconde position, le levier 30 entraine les seconds volants 321 et 323, et donc la presse 20, l'enrouleur 10 restant immobile. Avantageusement, la machine 1 comprend des ressorts de rappel destinés à ramener le levier 30 à sa position initiale sensiblement verticale, depuis sa première position abaissée (enrouleur 10 enroulé) ou sa seconde position abaissée (presse 20 abaissée), ce qui évite un effort à l'utilisateur pour ramener le levier 30 à sa position initiale. Un premier ressort de rappel est fixé à une extrémité sur la paroi latérale 111 du premier bati 11, et à son autre extrémité sur la circonférence du disque 121. Ainsi, lorsqu'on abaisse le levier 30 pour actionner l'enrouleur 10, on tend ce premier ressort (ressort de tension), qui ramène le levier 30 à sa position initiale. Un autre premier ressort de rappel peut de façon similaire être fixé à une extrémité sur l'autre paroi latérale 113 du premier bati 11, et à son autre extrémité sur la circonférence de l'autre disque 123, ce qui réparti l'effort de rappel symétriquement sur la machine 1. Un second ressort de rappel est fixé sur une partie supérieure de la paroi latérale 211 du second bati 21, et à son autre extrémité sur une partie inférieure de la crémaillère 261. Ainsi, lorsqu'on abaisse le levier 30 pour actionner la presse 20, on tend ce second ressort (ressort de tension), qui ramène le levier 30 à sa position initiale. Un autre second ressort de rappel peut de façon similaire être fixé à une extrémité sur la paroi latérale 213 du second bati 21, et à son autre extrémité sur la crémaillère 263, ce qui réparti l'effort de rappel symétriquement sur la machine 1. Alternativement, ces seconds ressorts peuvent être fixés sur une partie inférieure des parois latérales 211 et 213 du second bati 21, et sur une partie supérieure des crémaillères 261 et 263, ces seconds ressorts étant alors des ressorts de compression qui sont comprimés lorsqu'on abaisse le levier 30. En outre, un troisième ressort de rappel peut être situé entre le second bati 21 et la manette 40, de façon à ramener le bloc 233 de sa position basse (manette 40 abaissée) à sa position haute initiale (manette 40 relevée) lorsque l'utilisateur cesse d'appuyer sur la manette 40. L'un ou plusieurs des ressorts ci-dessus peut être présent sur la machine 1. Dans les modes de réalisation décrits ci-dessus, l'actionneur 30 actionne (entraîne) l'enrouleur 10 et la presse 20 par l'intermédiaire 5 d'engrenages (311, 1218, 313, 1238, 321, 261, 323, 263). D'autres types d'entrainement sont possibles. REVENDICATIONS1. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis caractérisée en ce qu'elle comprend un enrouleur (10) destiné à réaliser un maki, une presse (20) destinée à compacter au moins une boulette de riz apte à être utilisée pour réaliser un sushi, et un actionneur (30) unique destiné à actionner ledit enrouleur et/ou ladite presse. 2. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit actionneur (30) actionne ledit enrouleur (10) et ladite presse (20) indépendamment l'un de l'autre. 3. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 2 caractérisée en ce que lorsque ledit actionneur (30) est actionné dans un premier sens, ledit actionneur (30) entraîne ledit enrouleur (10), et lorsque ledit actionneur (30) est actionné dans un second sens opposé au premier sens, ledit actionneur (30) entraîne ladite presse (20). 4. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 3 caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un dispositif de débrayage (90) qui dissocie le mouvement dudit enrouleur (10) et le mouvement de ladite presse (20) et qui est disposé entre ledit actionneur 30 et ledit enrouleur 10 et entre ledit actionneur 30 et ladite presse 20. 5. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 4 caractérisée en ce que ledit dispositif de débrayage (90) est actionné depuis ledit actionneur (30). 6. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 1 caractérisée en ce que ledit actionneur (30) actionne ledit enrouleur (10) et ladite presse (20) simultanément. 7. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisée en ce que ladite presse (20) comporte un tiroir (23) avec au moins une alvéole (234) destinée à recevoir le riz, et un couvercle (25) qui se déplace sous l'action dudit actionneur (30) entre une position haute et une position basse dans laquelle ce couvercle (25) est apte à compacter le riz contenu dans ladite au moins une alvéole (234). 8. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 7 caractérisée en ce que ledit tiroir (23) occupe une position .externe à l'écart dudit couvercle (25) lorsque ce couvercle est en position haute, et une position interne sous ledit couvercle (25) lorsque ce couvercle est en position basse. 9. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon la revendication 8 caractérisée en ce que le mouvement dudit tiroir (23) entre ladite position externe et ladite position interne est coordonné et simultané avec le mouvement dudit couvercle (25) entre ladite position haute et ladite position basse, les deux mouvements s'effectuant par une même action dudit actionneur (30). 10. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon l'une quelconque des revendications 7 à 9 caractérisée en ce que ledit tiroir (23) comporte un mécanisme de démoulage du riz compacté contenu dans ladite au moins une alvéole de telle sorte qu'à l'issue du démoulage, ce riz compacté peut être aisément saisi. 11. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisée en ce que ledit actionneur (30) actionne ledit enrouleur (10) et ladite presse (20) par l'intermédiaire d'engrenages (311, 313, 1238, 323, 263). 12. Machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon l'une quelconque des revendication 1 à 11 caractérisée en ce que ledit actionneur (30) est un levier qui est. situé au centre de la machine sensiblement entre ledit enrouleur (10) et ladite presse (20). 13. Utilisation de la machine (1) à fabriquer des sushis et des makis selon l'une quelconque des revendications précédentes.25
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